Saint-Eugène, le lundi 24 décembre 2007, répétition à 22h30, veillée de 23h, grand’messe de 23h30.
Veillée
Messe de minuit
Saint-Eugène, le lundi 24 décembre 2007, répétition à 22h30, veillée de 23h, grand’messe de 23h30.
Veillée
Messe de minuit
Saint-Eugène, le dimanche 23 décembre 2007, grand’messe de 11h.
On annonce la la création d’une paroisse personnelle à Rome pour le rit traditionnel. L’actuel apostolat de Monsieur l’Abbé Joseph Kramer, fssp en la minuscule église Saint-Grégoire dei Muratori serait élevé au rang de paroisse personnelle et devrait emménager au début de 2008 dans une bien plus grande église (et ô combien sublime !), que nous connaissons bien pour y avoir chanté en 2004 une messe en rit ambrosien traditionnel : La Très-Sainte Trinité des Pèlerins.
On aperçoit bien sur cette photo le fameux retable de l’autel majeur de la Très-Sainte Trinité des Pèlerins, peint par Guido Reni.
On raconte que le Saint-Père, qui est évêque de Rome, voudrait que cette nouvelle paroisse personnelle soit un exemple pour toute l’Eglise.
Source : Rorate cæli
Musique attribuée à Guillaume Bouzignac (c. 1587 † ap. 1643), maître de chapelle des cathédrales d’Angoulême, de Bourges, de Rodez, de Clermont-Ferrand & de la collégiale Saint-André de Grenoble.
Tu quis es ?
Motet à deux chœurs en l’honneur de saint Jean Baptiste, pour le temps de l’Avent – 8 voix mixtes (SATB/SATB) – première partie seulement.
4 pages – La mineur.
Voici une très étonnante composition de Guillaume Bouzignac, tirée du manuscrit Deslauriers de la Bibliothèque Nationale de France. Bouzignac dramatise le texte de l’évangile du troisième dimanche de l’Avent (Jean, I, 19-28), le transformant en dialogue haletant entre les juifs & saint Jean Baptiste, les brefs échanges entre les deux chœurs recevant encore plus de puissance par une écriture harmonique verticale & simple. On est bien ici en présence d’un mini-oratorio avant l’invention du genre.
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Saint-Eugène, le dimanche 16 décembre 2007, grand’messe de 11h.

C’est avec peine que nous apprenons le décès dans la nuit d’hier de Son Eminence le cardinal Stickler.
Le cardinal Stickler était né en Autriche en 1910 & était le plus âgé des cardinaux (il avait du reste célébré cette année ses 70 ans de sacerdoce). Salésien, il avait été professeur de droit canon, & à ce titre expert au second concile du Vatican dans plusieurs commissions, en particulier celle sur le clergé & celle sur la liturgie. Il avait été créé cardinal en 1985 tandis qu’il devenait préfet Bibliothécaire de la Bibliothèque vaticane & Archiviste des Archives secrètes.
S.E. le cardinal Stickler avait constamment défendu la messe traditionnelle, la célébrant fréquemment. Selon lui, la réforme liturgique en général et le Novus Ordo Missæ en particulier étaient en contradiction flagrante avec les volontés des Pères du Concile Vatican II.
En 1986, le cardinal Stickler fit partie de la fameuse commission de neuf cardinaux (avec les cardinaux Ratzinger, Mayer, Oddi, Casaroli, Innocenti, Palazzini & Tomko), appointée par Jean-Paul II, & devant se prononcer sur la question de savoir si l’ancien rit avait été aboli ou pas par Paul VI. A huit voix contre une, cette commission avait établi qu’il n’y avait pas eu de suppression ni d’interdiction de l’ancien rit. A l’unanimité, la commission avait aussi établi qu’un prêtre ne pouvait être poursuivi pour avoir utilisé l’ancien rit, même en dépit des ordres de son évêque.
A l’automne 1998, j’ai eu l’honneur de diriger le chant liturgique lors de la messe pontificale que célébra à Rome même S.E. le cardinal Stickler en l’église Saint-Ignace. A l’occasion de cette très émouvante cérémonie (je crois même qu’une célébration d’une telle ampleur était alors une première à Rome depuis l’après Concile), j’ai pu découvrir un homme d’Eglise très attentif aux demandes précises & aux attentes des fidèles, alors bien souvent cruellement privés du trésor de la messe traditionnelle.
Que du ciel il bénisse nos efforts terrestres.
Subvenite, Sancti Dei, occurite, Angeli Domini : * suscipientes animam ejus : † offerentes eam in conspectu Altissimi.
℣. Suscipiat te Christus, qui vocavit te : & in sinum Abrahæ Angeli deducant te :
* suscipientes animam ejus : † offerentes eam in conspectu Altissimi.
℣. Requiem æternam dona ei, Domine, & lux perpetua luceat ei.
† offerentes eam in conspectu Altissimi.
Venez à son secours, saints de Dieu, accourez, anges du Seigneur : * recevez son âme : † apportez-là devant la face du Très-Haut.
℣. Que te reçoive le Christ, qui t’as appelé : & que dans le sein d’Abraham les anges te conduisent :
* recevez son âme : † apportez-là devant la face du Très-Haut.
V/ Donnez-lui, Seigneur, le repos éternel, & que votre lumière luise sur lui.
† apportez-là devant la face du Très-Haut.
Merci à Sébastien qui m’a offert le guide Paris sacré – 100 lieux à découvrir, par Agnès & Jean-Stéphane Bonneton, & Denise Glück, paru récemment aux Editions Bonneton (14,50 €).
Voici la notice très louangeuse consacrée à Saint-Eugène (les quelques inexactitudes sont signalées par des * avec mes notes à la suite de l’article) :

Une église exceptionnelle tout en couleurs
Saint-Eugène-Sainte-Cécile
4bis, rue Sainte Cécile 75009
01 48 24 70 85, www.saint-eugene.net
M° Bonne Nouvelle
Une église catholique où l’on dit la messe en latin
C’est en souvenir d’Eugène de Beauharnais que Napoléon III fit construire cette église, entre 1854 & 1855, par Louis Boileau, concepteur des magasins du Bon Marché. Derrière une façade en pierre d’inspiration médiévale, l’architecte installa un espace dont la structure en fonte annonçait l’œuvre de Baltard mais dont le décor sculpté & peint était totalement néo-gothique, s’inspirant notamment de la Sainte-Chapelle. L’église fut inaugurée le jour de Noël 1855 & eut l’impératrice Eugénie pour marraine.
En 1952, le curé de la paroisse demanda à Rome l’autorisation d’adjoindre au vocable celui de Sainte-Cécile en raison de la proximité du Conservatoire national de musique.
L’intérieur procure un choc tant l’homogénéité de l’architecture et du décor polychrome y sont conservés. Les colonnes en fonte peinte qui soutiennent la voûte sexpartite, les balustrades des tribunes, les vitraux de Lusson & Gsell, les quatorze stations du chemin de croix de Oudinot, les fonts baptismaux en fonte dorée : tout est parfait dans le style gothique du XIIIe siècle bien que les matériaux soient modernes. Tous les murs de l’église sont peints, y compris les voûtes constellées d’étoiles.
A l’autel principal de style troubadour, on adjoint un autel mobile face au peuple pendant les offices pour respecter les normes de la liturgie post-Vatican II.* Le grand orgue par Merklin & Schültze, réalisé pour l’Exposition universelle de 1850*, fut installé dès l’ouverture de l’église.
Pour la perfection néo-gothique, le rite selon saint Pie V
Le cardinal archevêque de Paris voulut, en 1984*, que soient célébrées ici deux liturgies : celle selon saint Pie V en latin, & celle selon Paul VI en français. Pour les messes en latin, on vient de tout Paris & même de banlieue car la chorale Sainte-Cécile qui chante l’office est tout aussi renommée pour la beauté de son chant que l’édifice pour la beauté de son architecture. 😀
Horaires
Eglise ouverte du lundi au vendredi de 7h30 à 20h, le dimanche de 9h à 20h.
Messes selon Paul VI le dimanche à 9h30 & selon saint Pie V le dimanche à 11h.
Notæ
* L’autel mobile est désormais supprimé, toutes les messes étant célébrées au maître-autel. A noter que les normes de la liturgie post-Vatican II n’indiquaient nullement que la messe devait être célébrée face au peuple.
* Il n’y a jamais eu à Paris d’Exposition universelle en 1850 mais en 1855 : le grand orgue de Merklin & Schültze, réalisé pour Saint-Eugène, a été exposé durant tout le temps de l’Exposition universelle, avant d’ête démonté & remonté dans notre église.
* De fait, la liturgie traditionnelle a commencé en 1985, même si la décision fut effectivement prise en 1984.
Saint-Eugène, le dimanche 9 décembre 2007, grand’messe de 11h.

L’association Notre Dame de Chrétienté invite ses pèlerins et ses amis à fêter son 25ème anniversaire demain 8 décembre à Versailles.
La journée commencera à 9h30, par la Messe pontificale de l’Immaculée Conception célébrée par Son Eminence le Cardinal Castrillon Hoyos, en l’église Sainte-Jeanne-d’Arc de Versailles.
Elle se poursuivra avec les témoignages des acteurs des 25 dernières années qui prendront la parole pour évoquer l’histoire de ces années de pèlerinage.
Alors que la diffusion du motu proprio « Summorum pontificum » par notre très Saint Père le pape Benoit XVI réaffirme la légitimité et la légalité du rite extraordinaire de la messe romaine, l’association évoquera les premières années de cette aventure annuelle pour se tourner vers l’avenir.
Saint-Eugène, le dimanche 2 décembre 2007, grand’messe de 11h.