Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

2 pièces de l’ancien office primitif liégeois de la Fête-Dieu

En 1246, lorsque le prince-évêque de Liège, Robert de Torote, établi en son diocèse la célébration de la Fête-Dieu à la suite des visions de sainte Julienne de Cornillon, il fallut établir un office & une messe pour la nouvelle fête. La composition des nouveaux textes et de leurs mélodies fut confiée à Jean de Cornillon, prêtre, lequel travailla en collaboration avec sainte Julienne.

A la suite du miracle eucharistique de Bolsena en 1263, le pape Urbain IV, ancien confesseur de sainte Julienne, étendit à toute l’Eglise la Fête-Dieu par la bulle « Transiturus de hoc mundo » du 8 septembre 1264. Il confia alors à saint Thomas d’Aquin la rédaction d’un nouvel office et d’une nouvelle messe, et c’est l’admirable travail de saint Thomas que nous chantons toujours aujourd’hui, avec des pièces universellement célèbres comme l’hymne Pange lingua, l’antienne de Magnificat O quam suavis est ou la séquence Lauda Sion.

Pourtant, dans la principauté de Liège elle-même, l’ancien office composé par Jean de Cornillon subsista avant d’être finalement supplanté par celui de saint Thomas d’Aquin et de disparaître complètement au XVIème siècle. Certes l’œuvre de saint Thomas est inégalable de par sa densité théologique, mais celle de Jean de Cornillon n’était pas sans mérites ; en particulier, on pourra apprécier la réelle beauté musicale, la composition du plain-chant étant originale, là où saint Thomas « centonise » le plus souvent, c’est-à-dire reprend tous les grands « tubes » du répertoire en leur donnant des textes nouveaux.

Nous avons la grâce de chanter cette année la messe et la procession de la Fête-Dieu à Liège, en la cité même où cette belle fête fut instituée la première fois sous le vocable de Festum Eucharistiæ, la Fête de l’Eucharistie. Nous utiliserons bien sûr les livres romains toutefois nous chanterons au Salut du Très-Saint Sacrement des pièces tirées de l’ancien office de Jean de Cornillon.

Antienne du Magnificat des IIndes vêpres

Jésus, plein de bonté & de bénignité, salut véritable & notre sanctification, suave satiété des anges, hostie glorieuse, céleste, douce comme le miel, faites-nous parvenir dans votre gloire. Là nous ne verrons plus en figure, comme ici-bas, mais directement & sans voiles, lorsque vous apparaîtrez tout en tous Dieu béni à jamais.

Séquence de la messe de la Fête-Dieu

Sequentia

Séquence
Laureata plebe fidelis
Sacramento Christi carnis,
Laude regem gloriae.
Peuple fidèle, le sacrement du corps du Christ est ton diadème : loue le Roi de gloire.
Nam cum regnans sit in caelis,
Cum effectu suae mortis
Se praebet cotidie.
Il règne dans le ciel, mais il se donne chaque jour avec le fruit de sa mort.
Ut pretium pro peccatis
Fiat virtus passionis
Et augmentum gratiae,
La vertu de sa passion devient le prix de notre rachat et une augmentation de grâce.

Missa confert ista nobis;
Ergo digne sit solemnis
Missae cultus hodie.
C’est le sacrifice de la messe qui nous assure ces bienfaits : entourons-le aujourd’hui d’un éclat spécialement solennel.

Hoc signavit vitae lignum,
Melchisedech panem vinum,
Ut placaret trinum-unum,
Offerens altissimo ;
Ce mystère a été annoncé en figure : l’arbre de vie ; l’offrande de pain et de vin, présentée au Très-Haut par Melchisédech, pour apaiser le Dieu un et trine ;

Aser quoque pinguis cibus
Delicias dans regibus,
Nam regalis est hic cibus
Pane sacratissimo.
Aser qui reçut en héritage de son père Jacob le pain nourrissant, délices des rois, car véritablement notre pain très-saint est nourriture royale.

Et hoc quidem designavit
Agnus sine macula,
Quem edendum immolavit
Quondam lex mosaica.
Une autre figure est 1’Agneau sans tache qu’autrefois la Loi mosaïque immolait et faisait manger par le peuple.
Agnus legis iam cessavit,
Supervenit gratia,
Christi sanguis dum manavit
Mundi tollens crimina.
Cet Agneau a disparu. La Grâce a succédé à la Loi, lorsque le sang du Christ fut versé pour effacer les péchés du monde.

Caro cuius tam serena
Nobis esca sit amoena
Fidei mysterio.
Que sa chair sans défaut soit notre douce nourriture dans le mystère de la foi.

Quam provide mana caeli
Figuravit Israeli
Nobili praesagio.
Symbole célèbre, la manne tombée du ciel préfigure cette nourriture devant le peuple d’Israël.

Esca fuit temporalis
In deserto datum manna,
Christus panis est perennis
Dans aeterna gaudia.
Dans le désert, la manne ne fut donnée en nourriture que pour un temps ; le Christ est le pain permanent, qui procure les joies éternelles.

Hic est panis salutaris,
Per quem datur nobis vita,
Hic est calix specialis
Cuius potus gratia.
C’est le pain salutaire qui nous infuse la vie; c’est le calice choisi d’où découle la grâce.
Hic est esus pauperum,
Nullum quaerens pretium
Sed mentes fidelium,
Pacis praebens copiam.
Il est l’aliment des pauvres ; il ne demande en prix aux fidèles que leur âme, et leur assure en retour une abondance de paix.
O dulce convivium
Supernorum civium,
In terris viaticum
Nos ducens ad patriam.
O doux banquet des habitants du ciel, vous êtes sur la terre notre viatique, et vous nous conduisez vers la patrie.
Vitae via, lux perennis,
Satians refectio,
Christe, confer vitam nobis
Hoc sacro convivio.
Chemin de la vie, lumière éternelle, ô Christ, vous qui rassasiez pleinement, donnez-nous la vie en ce saint banquet.
Ut aeterno cum supernis
Perfruamur gaudio,
Quod ostendet deitatis
Manifesta visio.
Faites-nous jouir, avec les bienheureux, de la joie éternelle, qui résultera de la vision parfaite de la
divinité.
Vive panis, vivax unda,
Vera vitis et fecunda,
Vitae da subsidia.
Pain vivant, breuvage vivifiant, seule vraie vigne et féconde, ranimez notre vie.
Sic nos pasce, sic nos munda,
Ut a morte nos secunda
Tua salvet gratia.
Nourrissez-nous, purifiez-nous, et que votre grâce nous préserve de la mort éternelle.
Nam effectus tuae mortis
Nos emundat a peccatis
Per missae mysteria..
Votre mort a pour effet de nous purifier de nos péchés par le mystère de l’autel.
Summæ templum Trinitatis
Sempitemam confer nobis
Gloriam in patria.
Temple de la souveraine Trinité, procurez-nous la gloire éternelle dans la patrie.
Iesu, decus angelorum,
Spoliator infernorum
Humili victoria,
Jésus, gloire des anges, vainqueur de l’enfer à qui, par votre humilité, vous avez arraché sa proie,
Honor caeli, lux sanctorum,
Salus mundi, fons bonorum,
Tibi laus et gloria. Amen.
A vous, lumière des saints, salut du monde, source de tout bien, à vous louange et gloire. Amen.

Livret PDF avec ces deux pièces.

Source : Dom C. Lambot, Dom I. Fransen, L’Office de la Fête-Dieu primitive – Textes & mélodies retrouvées. Editions de Maredsous, 1946. 104 pages.
Ouvrage imprimé pour les festivités du VIIème centenaire de l’institution de la Fête-Dieu à Liège en 1946.

Mar George Alencherry, nouvel Archevêque Majeur des Syro-Malabars

Le 29 mai 2011 dernier, Sa Béatitude George Alencherry a été intronisé Archevêque Majeur de l’Eglise catholique Syro-Malabare en la basilique Sainte-Marie à Cochin.

Agé aujourd’hui de 66 ans, Mar George Alencherry, après avoir perfectionné sa formation à l’Institut catholique de Paris, a été nommé à son retour responsable du centre catéchétique de Changanacherry puis directeur du Centre interrituel d’orientation pastorale, dépendant de la Conférence des évêques catholiques du Kerala. Nommé vicaire général du diocèse de Changanacherry, il a été élevé à l’épiscopat en 1996 devenant le premier évêque du tout nouveau diocèse de Thuckalay, avant de devenir en mai dernier le premier archevêque majeur élu de l’Eglise syro-malabare. Les catholiques traditionnels français le connaissent, puisqu’il a participé au pèlerinage de Chartres de 2001 au cours duquel il a donné le salut du Très-Saint Sacrement au camp de Gas, y chantant l’Oraison dominicale en araméen, la langue même de Notre Seigneur, qui est langue liturgique en rit syro-malabar. Nous avions eu alors l’honneur de chanter ce salut.

L’Eglise catholique syro-malabare est la deuxième plus grande Église catholique orientale sui iuris, avec près de 4 millions de fidèles, la première étant l’Eglise Gréco-Catholique Ukrainienne, avec 6 millions de fidèles.

L’Eglise Syro-Malabare tire son origine de l’Apôtre saint Thomas venu évangéliser l’Inde du Sud (il fut martyrisé à Maïlapour près de Madras). Du fait que Thomas avait précédemment fondé l’Eglise en Mésopotamie, l’Eglise de l’Inde du Sud fut historiquement liée au catholicosat de Séleucie-Ctésiphon, partageant avec elle la même liturgie (Messe des saints Apôtres Thaddée & Mari) en araméen.

Avec l’arrivée des Portugais en Inde au XVIème siècle, les chrétiens de saint Thomas subirent une latinisation outrancière de leur liturgie, passant sous la juridiction de l’archevêque latin de Goa en 1599. Cette situation engendra par la suite de nombreux schismes successifs, au point que la situation ecclésiale est pour le moins complexe au Kérala de nos jours.

En 1919, l’Eglise syro-malabare retrouva son rite araméen oriental délatinisé puis Rome rétablit sa hiérarchie en 1923. En 1992, le pape Jean Paul II a élevé l’Eglise syro-malabare au rang d’Eglise archiépiscopale majeure, l’archidiocèse d’Ernakulam-Angamaly (Cochin) devenant le siège de l’archevêque métropolite. Lorsque son dernier titulaire, le cardinal Varkey Vithayathil est décédé le 1er avril 2011 à l’âge de 83 ans, le choix du nouvel archevêque majeur de l’Eglise syro-malabare a donné lieu à un événement d’une grande portée historique.

C’est en effet par un synode rassemblant ses différents responsables que l’Eglise syro-malabare, rompant avec des siècles de nomination de ses évêques directement par Rome, a élu son supérieur, Mar George Alencherry, le 24 mai dernier à Cochin, élection qui a été officiellement confirmée le 26 mai par Benoit XVI.

Cette nouvelle étape dans l’histoire de l’Eglise syro-malabare est le fruit d’un long travail de plusieurs dizaines d’années entre cette communauté catholique de rite oriental et le Saint-Siège. En janvier 2004, Rome donnait en effet l’autorisation au Synode Syro-Malabar d’élire ses propres évêques dans l’Etat du Kerala. Cette décision était très attendue par l’Eglise Syro-Malabare qui réclamait depuis longtemps de retrouver une autonomie plus grande vis-à-vis de Rome. Toutefois cette autorisation ne concerne que les juridictions ecclésiastiques au Kerala et ne s’applique pas aux diocèses établis dans d’autres territoires où les évêques syro-malabars dépendent de la juridiction de l’archevêque métropolitain local de rite latin (tout en restant sous l’autorité spirituelle et liturgique de leur archevêque majeur d’Ernakulam-Angamaly). L’Eglise syro-malabare compte ainsi plus d’une quarantaine d’évêques pour 29 diocèses répartis majoritairement au Kerala, mais dont quelques uns se trouvent dans sept autres états indiens, et l’un d’eux aux Etats-Unis. Ce dernier, érigé en 2001, l’éparchie Saint-Thomas de Chicago, est le seul diocèse établi hors de l’Inde.

Le chevauchement en Inde des territoires ecclésiastiques des deux rites rendant complexe l’exercice de la pastorale et donnant lieu à des querelles récurrentes, les évêques syro-malabars en visite ad limina en avril dernier à Rome ont à nouveau demandé à Benoît XVI que l’autorité accordée sur leurs juridictions au Kerala puisse être étendue à toute l’Inde, ainsi qu’aux pays où les fidèles syro-malabars sont aujourd’hui nombreux, comme la région du Golfe persique, l’Europe ou encore l’Australie. De plus, ont affirmé les prélats, leur Eglise est l’objet de discriminations de la part des représentants locaux de l’Eglise latine, regrettant que « les autres chrétiens et les autres religions jouissent de la liberté de construire des églises et des bâtiments partout en Inde », mais que les Eglises orientales catholiques en soint exclues, paradoxalement non par l’Etat, mais par leur propre institution ecclésiale ».

Sa Béatitude George a d’ores & déjà invité lors de la messe d’intronisation les trois Eglises catholiques en Inde de rites latin, syro-malabar et syro-malankar, à « oublier les rivalités passées » et à « travailler ensemble à l’unité », ajoutant que si elles « avaient peut-être été en compétition les unes avec les autres », il était temps « d’accueillir le pardon de Dieu (…) et de se tourner vers l’avenir avec espoir ».

Le nouveau dirigeant de l’Eglise syro-malabare a lancé le même appel à sa propre communauté, dont il avait souligné les divisions internes sur des questions liturgiques (la fracture entre les partisans du maintien des traditions syro-araméennes propres et le tenants de la modernisation à outrance de la liturgie). Néanmoins, le dynamisme missionnaire de cette Eglise en Inde est plutôt extraordinaire. Tous nos vœux et prières accompagnent Mgr Alencherry dans sa nouvelle mission.

Vidéo de la messe d’intronisation sur YouTube :

Source : Syro Malabar Catholic Church – Eastern Rite Catholic Filipinos

Programme du dimanche de tous les saints – ton 8

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 19 juin 2011 du calendrier grégorien – 6 juin 2011 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

LE DIMANCHE DE TOUS LES SAINTS
ВСЕХ СВЯТЫХ

De même que c’est la dédicace du Panthéon en basilique Sainte-Marie-des-Martyrs au VIème siècle qui est à l’origine de la fête de tous les saints dans le rit romain, de même c’est la dédicace de l’église de Tous les Saints par l’empereur Léon VI le Sage (886 † 912) à Constantinople, près de l’église des Douze Apôtres, qui est à l’origine de la fête de ce dimanche dans le rit byzantin. Pour l’histoire, cette église fut construite par Léon VI le Sage pour abriter les reliques de son épouse Théophanô, morte ascète au couvent des Blachernes en odeur de sainteté. Par ses reliques s’accomplissaient des miracles, mais l’empereur répugna à dédier la nouvelle église à sa première épouse.

Le Synaxaire de Nicéphore Calliste Xanthopoulos (XIVème siècle) explique que la fixation de la fête de tous les saints au dimanche qui suit la Pentecôte exprime que l’Esprit-Saint est la source de toute sainteté. Il fait aussi remarquer que le cycle pascal se conclut par cette fête, ayant démarré par le récit de la création et de l’expulsion d’Adam au dimanche de la Tyrophagie ; puis, au travers de la croix, de la passion, de la résurrection, de la descente du Saint-Esprit et de la révélation de la Trinité, le cycle mobile du Triode a exposé le plan d’amour de Dieu pour sauver l’homme : l’économie du salut, laquelle voit sa conclusion naturelle par la sanctification des disciples du Christ.

L’office de tous les saints se combine avec celui du dimanche, ton 8.

Par les prières de ta Mère immaculée et de tous les saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous, dans ton unique bonté & ton amour pour les hommes. Amen.

A LA PETITE ENTREE

  • I. Tropaire du dimanche Ton 8
    Tu es descendu du lieu très-haut, toi qui es compatissant. * Tu as souffert l’ensevelissement durant trois jours, * pour nous libérer des passions. * Notre vie et notre résurrection, Seigneur, gloire à toi !

  • II. Tropaire de tous les saints Ton 4
    Parée du sang de tes martyrs du monde entier * comme de pourpre et de lin, * ton Église te clame par leur intercession, ô Christ Dieu : * « Étends ta compassion sur tes fidèles ; ** accorde la paix à ton peuple et à nos âmes la grande miséricorde. »
  • III. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
  • IV. Kondakion de tous les saints Ton 8
    Comme prémices de la nature, à Toi qui fais pousser la création, * le monde entier t’offre, Seigneur, les martyrs théophores ; * garde ton Église dans une paix profonde, par leurs supplications ** et par les prières de la Mère de Dieu, ô Très- miséricordieux.
  • PROKIMENA TON 8
    I. Prokimenon du dimanche Ton 8
    ℟. Rendez hommage et faites offrande au Seigneur notre Dieu. (Psaume 75, 12)
    ℣. Dieu est connu en Judée, en Israël grand est son nom. (Psaume 75, 1)
    II. Prokimenon de tous les saints Ton 4
    ℟. Dieu est admirable dans ses saints, le Dieu d’Israël. (Psaume 76, 36)

    APOTRE : ÉPITRE DU SAINT APOTRE PAUL AUX HEBREUX, 11,33 – 12,2

    ALLELUIA TON 4
    ℣. Par la Parole du Seigneur, les cieux ont été affermis, et par l’Esprit de sa bouche, toute leur puissance.
    ℣. Depuis les cieux, le Seigneur a regardé, il a vu tous les fils des hommes.

    EVANGILE : MATTHIEU, 10,32-33,37-38 ; 19,27-30

    KOINONIKA
    I. Verset de communion du dimanche
    Louez le Seigneur du haut des ci eux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1)
    II. Verset de communion de tous les saints
    Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange. Alleluia. (Psaume 32, 1)

    Agenda pour cette Pentecôte 2011

    Samedi 18h : vigiles à la Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, dont la Pentecôte est la fête paroissiale.
    Pas de répétition à Saint-Eugène-Sainte-Cécile.
    Dimanche : 9h15 : divine liturgie à la Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, en présence de Mgr Brossolette, vicaire général.
    Dimanche : 11h : messe de la Pentecôte à Saint-Eugène-Sainte-Cécile.
    Dimanche 18h : vêpres de l’agenouillement à la Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité.

    Programme du dimanche dans l’octave de l’Ascension

    Ascension

    Saint-Eugène, le dimanche 5 juin 2011, grand’messe de 11h.

  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Messe I – Lux & Origo
  • Procession d’entrée : orgue
  • Vidi aquam – reprise de l’antienne sur un faux-bourdon de Mgr Louis-Lazare Perruchot (1852 † 1931), maître de chapelle de Saint-François-Xavier à Paris et de la cathédrale de Monaco
  • Introitus Exaudi (ton i.)
  • Alleluia Regnavit Dominus (ton i.)
  • Alleluia Non vos relinquam (ton i.)
  • Prose de l’Ascension au propre de Paris – conformément à la tradition, l’orgue figure les versets impairs
  • Credo de la messe royale du premier ton d’Henry du Mont (1610 † 1684), organiste de Saint-Paul et de la reine, maître de la chapelle du roi Louis XIV
  • Offertorium Ascendit (ton i.)
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Psallite Deo nostro – harmonisation : Henri de Villiers, d’après un psalmellus de la liturgie ambrosienne pour l’Ascension. Psaume XLVI
  • Après la Consécration : O salutaris sur le ton de Salve, festa dies – mélodie de Saint Venance Fortunat, évêque de Poi-tiers (VIème siècle) – harmonisation : Touve Ratovondrahety
  • Pendant la communion : Sonate pour la flûte traversière avec basse de Michel Blavet (1700 † 1768) : Allemande – Sara-bande – Allegro
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Communio Pater (ton iv.)
  • Ite missa est I
  • Au dernier Evangile : Regina cœli – mise en polyphonie d’après Charles de Courbes (1622)
  • Procession de sortie : Omnes gentes – antienne d’après Guillaume Bouzignac (c. 1587 † ap. 1643), maître de chapelle des cathédrales d’Angoulême, de Bourges, de Rodez et de Clermont-Ferrand – versets du psaume 46 – IInd ton
  • Marie-Estelle Barastron, flûte.

    Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    *

    Catéchisme sur l’Ascension.

    Programme du dimanche des 318 saints Pères du Concile de Nicée – ton 6

    Dimanche des 318 saints Pères du Concile de Nicée

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 5 juin 2011 du calendrier grégorien – 23 mai 2011 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Ce VIIème dimanche de Pâques, dimanche après l’Ascension, le rit byzantin commémore les 318 saints Pères du premier concile œcuménique de Nicée, tenu l’an 325.

    La fête des 318 saints Pères du premier Concile œcuménique de Nicée est attestée au dimanche qui suit l’Ascension dans le Typikon de la Grande Eglise de Constantinople du IXème siècle. Le choix de cette date correspond plus ou moins à celle de l’ouverture de ce premier Concile, lequel s’est en effet tenu du 20 mai au 25 août 325. Sa fixation au dimanche qui suit l’Ascension s’est établie assez naturellement, puisque, comme le rappelle le Synaxaire de Nicéphore Calliste Xanthopoulos, « le Fils de Dieu est devenu homme en vérité, et l’homme parfait est monté au cieux comme Dieu et s’est assis à la droite de sa grandeur dans les cieux », les Pères conciliaires « l’ont proclamé ainsi, le confessant consubstantiel et partageant le même honneur que le Père ». Cette commémoraison avait semble-t-il primitivement été fixée au 29 mai (Ménologue de Basile) ; elle se célèbre le 9 novembre chez les Coptes & le 21 février chez les Syriens.

    Réunis par l’Empereur Constantin lui-même pour régler les désordres graves provoqués par l’hérésie d’Arius, les 318 Pères du Concile se répartissaient entre 232 évêques & 86 prêtres, diacres & moines. Le pape saint Sylvestre Ier, déjà âgé, est représenté par Ossius de Cordoue et par deux légats. Arius et ses partisans sont excommuniés, le Concile déclare que le Fils est bien consubstantiel & coéternel au Père, dans une célèbre confession de la foi qui, complétée au Concile de Constantinople, deviendra notre Credo ou Symbole de Nicée-Constantinople.

    Voici le texte de la confession des Pères à Nicée :

    Nous croyons en un seul Dieu, Père tout-puissant, Créateur de toutes choses visibles et invisibles ; et en un seul Seigneur Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, engendré du Père, c’est-à-dire, de la substance du Père. Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu ; engendré et non fait, consubstantiel au Père ; par qui toutes choses ont été faites au ciel et en la terre. Qui, pour nous autres hommes et pour notre salut, est descendu des cieux, s’est incarné et s’est fait homme ; a souffert, est ressuscité le troisième jour, est monté aux cieux, et viendra juger les vivants et les morts. Nous croyons aussi au Saint-Esprit.

    Le Concile décide d’uniformiser la célébration de la date de Pâques au premier dimanche après la première pleine lune qui suit le 21 mars. Il pose les premiers éléments juridiques des patriarcats de Rome, Alexandrie & Constantinople. Le dernier canon du Concile demande de supprimer les agenouillements les jours où l’on célèbre la résurrection à savoir les dimanches et durant la cinquantaine pascale.

    Par les prières des trois cent dix-huit Pères saints & théophores, Christ notre Dieu, aie pitié de nous.

    Aux heures
    A tierce : Tropaire du dimanche, ton 6. Gloire au Père. Tropaire des Pères. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : des Pères.
    A sexte : Tropaire du dimanche, ton 6. Gloire au Père. Tropaire de la fête (Ascension). Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : de la fête.

    Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du dimanche, ton 6, 4 tropaires de la 4ème ode du 1er canon de la fête (Ascension) & 4 tropaires de 6ème ode du canon des Pères :
    1. Souviens-toi de moi, Dieu Sauveur, * quand tu entreras dans ton royaume, ** seul Ami des hommes, sauve-moi.
    2. Adam fut séduit par l’arbre défendu, * mais par celui de la Croix tu as sauvé * le bon Larron s’écriant : ** Dans ton royaume, Seigneur, souviens-toi de moi.
    3. Ayant brisé les portes & les verrous de l’Enfer, * tu as ressuscité, Source de vie, * Sauveur, tous ceux qui s’écrient : ** Gloire à ta sainte Résurrection.
    4. Souviens-toi de moi, Seigneur * qui par ta sépulture triomphas de la mort * & comblas de joie l’univers, ** Dieu de tendresse, par ta Résurrection.
    5. Roi des Anges, dans la gloire tu montas * pour nous envoyer d’auprès du Père le Paraclet ; * c’est pourquoi nous te chantons : ** Gloire à ton Ascension, ô Christ.
    6. Quand vers son Père le Sauveur fut élevé * corporellement, * les Anges furent pris d’étonnement, * & se mirent à chanter : ** Gloire à ton Ascension, ô Christ.
    7. L’une & l’autre les Puissances se disaient : Elevez les portes pour le Christ notre Seigneur ; * il est le Roi que nous chantons ** avec le Père & l’Esprit, d’un même chœur.
    8. La Vierge a mis au monde sans douleurs, * mais elle est Mère & Vierge en même temps ; * c’est elle que nous chantons allègrement : ** Réjouis-toi, ô Mère de Dieu.
    9. Il ne put rester caché * à l’ineffable justice de Dieu, * le semeur de zizanie * au nom signifiant la belliqueuse fureur ; * car, ayant imité Judas, ** il mourut déchiré comme lui.
    10. L’auguste assemblée des Pères saints, * Seigneur, t’a proclamé * comme le Fils unique & le Reflet * que l’être du Père fait briller * & comme le Fils ** avant tous les siècles engendré.
    11. Le ventre qui avait produit * le flot imbuvable & fangeux * des hérésies contraires à la piété * fut « déchiré par le milieu », * labouré soigneusement ** par l’intercession des Pères saints.
    12. De tous les prophètes le plus grand, * Moïse d’avance t’a montrée * comme l’arche & le vase d’or, * comme la table sainte & le chandelier, * en images figurant le Très-Haut, ** Vierge & Mère, prenant chair de ton sein.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Les vertus angéliques sur ton tombeau, * les gardes pétrifiés de crainte, * Marie près de ton sépulcre cherchait ton corps très pur ; * Toi, Tu captives l’enfer sans être séduit. * Tu vas à la rencontre de la Vierge, ** Tu donnes la Vie, ô Ressuscité des morts, gloire à toi !
    2. Tropaire de la fête, ton 4 : Tu t’es élevé dans la gloire, * Christ notre Dieu, * ayant par la promesse du Saint-Esprit * rempli de joie tes disciples affermis par ta bénédiction ; ** car tu es le Fils de Dieu, le libérateur du monde.
    3. Tropaire des Pères, ton 8 : Sois glorifié par-dessus tout, Christ notre Dieu, * toi qui as établi nos Pères pour illuminer la terre ; * et par eux, vers la vraie foi, tu nous as tous guidés. ** Très miséricordieux, gloire à Toi.
    4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    5. Kondakion des Pères, ton 8 : La prédication des apôtres et la doctrine des pères * ont donné à l’Église l’unité de la foi ; * portant la tunique de la vérité, * tissée par la théologie qui vient d’en haut, ** elle confirme et glorifie le grand mystère de la piété.
    4. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    5. Kondakion de l’Ascension, de saint Romain le Mélode, ton 6 : Ayant accompli ton dessein de salut pour nous, * et uni ce qui est sur terre à ce qui est aux cieux, * tu t’es élevé dans la gloire, Christ notre Dieu, * sans nullement nous quitter, mais en demeurant inséparable de nous * et clamant à ceux qui t’aiment : ** Je suis avec vous et personne ne prévaudra contre vous.

    Prokimen :
    Des Pères, ton 4 :
    ℟. Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos Pères, & vénérable, & que ton nom soit glorifié éternellement. (Daniel, 3, 26)
    ℣. Car tu es juste en tout ce que tu nous as fait. (Daniel, 3, 27)

    Epître :
    Du 7ème dimanche de Pâques : Actes des Apôtres (§ 44) XX, 16-18A, 28-36.
    Prenez donc garde à vous-mêmes, et à tout le troupeau sur lequel le Saint-Esprit vous a établis évêques, pour gouverner l’Église de Dieu, qu’il a acquise par son propre sang.

    Alleluia :
    Des Pères, ton 1 :
    ℣. Le Dieu des dieux, le Seigneur, parle. Il appelle la terre du lever du soleil à son couchant.
    ℣. Assemblez devant lui ses fidèles, qui scellèrent son alliance en sacrifiant. (Psaume 49, 1 & 5)

    Evangiles :
    Du 7ème dimanche de Pâques : Jean (§ 56) XVII, 1-13.
    Père ! l’heure est venue ; glorifiez votre Fils, afin que votre Fils vous glorifie.

    A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique (de la fête) :
    Mégalinaire : Magnifie, * mon âme, * celui qui s’est élevé de la terre jusqu’au ciel, ** le Christ Source de vie.
    Hirmos : Dépassant notre esprit et notre entendement, Mère de Dieu, * tu mis au monde et dans le temps * celui qui est intemporel : * nous les fidèles, d’un seul cœur ** nous te magnifions.

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.

    Des Pères : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange. Alleluia, alleluia, alleluia.

    Après la communion
    Le tropaire d’action de grâces ordinaire « Nous avons vu la Lumière véritable » étant omis jusqu’à la Pentecôte, on chante à sa place le tropaire de l’Ascension, ton 4 :
    Tu t’es élevé dans la gloire, * Christ notre Dieu, * ayant par la promesse du Saint-Esprit * rempli de joie tes disciples affermis par ta bénédiction ; ** car tu es le Fils de Dieu, le libérateur du monde.

    Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

    S.E. le cardinal Bartolucci dirige le Credo de la Messe du Pape Marcel de Palestrina

    Vidéo de S.E. le cardinal Bartolucci, maître perpétuel du chœur de la Chapelle Sixtine, dirigeant le Credo de la Messe du Pape Marcel de Palestrina au cours de la messe pontificale du de S.E. le cardinal Brandmüller à Saint-Pierre-de-Rome. On pourra admirer la précision de la direction du Maestro âgé de 94 ans !

    Pendant presque un siècle (soit de 1898 à 1997), le chœur pontifical de la Chapelle Sixtine n’a été dirigé que par deux maîtres de chapelle en titre, Mgr Perosi, auquel succéda à la mort de celui-ci en 1956 S.E. le cardinal Bartolucci.

    S.E. le cardinal Bartolucci fut ainsi maître de chapelle de 5 papes : Pie XII, Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul Ier & Jean-Paul II. Très critique envers les réformes de la liturgie, il passe pour n’avoir jamais célébré la nouvelle messe. Il a été créé cardinal-diacre, du titre des Saints Noms de Jésus & Marie de la Via Lata, par Sa Sainteté Benoît XVI lors du consistoire du 20 novembre 2010, sans avoir reçu auparavant la consécration épiscopale.

    Nous avons reçu l’honneur de ses félicitations à deux reprises après des cérémonies à Rome, à deux moments importants dans l’histoire de la réhabilitation de l’ancienne liturgie : après avoir chanté la messe pontificale de S.E. le cardinal Stickler à Saint Ignace en 1998 pour les 10 ans du motu proprio Ecclesia Dei et après celle de S.E. le cardinal Castrillon Hoyós à Sainte-Marie-Majeure en 2003 (première messe pontificale dans une basilique majeure depuis l’ostracisme de 1969).

    Photos de la messe solennelle de l’Ascension

    Encensements de l’autel à l’introït.
    VIRI GALILÆI, * quid admirámini aspiciéntes in cælum ? alleluia : quemádmodum vidístis eum ascendéntem in cælum, ita véniet, alleluia, alleluia, alleluia.
    Hommes de Galilée, pourquoi cette admiration en regardant le ciel ? alléluia. Comme vous l’avez vu monter au ciel, ainsi il reviendra, alléluia, alléluia, alléluia.

    Chant de l’évangile de la fête, selon saint Marc, par le diacre.
    Et Dóminus quidem Jesus, postquam locútus est eis, assúmptus est in cælum, et sedet a dextris Dei. Illi autem profécti, prædicavérunt ubíque, Dómino cooperánte et sermónem confirmánte, sequéntibus signis.
    Et le Seigneur Jésus, après leur avoir ainsi parlé, fut enlevé au ciel, et il s’assit à la droite de Dieu. Pour eux, ils s’en allèrent prêcher en tous lieux. Le Seigneur était à l’œuvre avec eux, et ils confirmait la Parole par les miracles qui les accompagnaient.

    Avant la consécration.
    Hanc igitur oblatiónem servitutis nostræ, sed et cunctae famíliæ tuæ, quæsumus, Dómine, ut placátus accípias: diésque nostros in tua pace dispónas, atque ab ætérna damnatióne nos éripi, et in electórum tuórum iúbeas grege numerári. Per Christum, Dóminum nostrum. Amen.
    Voici donc l’offrande que nous te présentons, nous tes serviteurs et avec nous ta famille entière : accepte-la, Seigneur, avec bienveillance ; dispose dans ta paix les jours de notre vie, veuille nous arracher à l’éternelle damnation et nous compter de tes élus. Par le Christ notre Seigneur. Amen.

    Fin de la messe, constitution de la procession de sortie.
    Psallite Deo nostro, psallite, psallite, Regi nostro, psallite.
    Chantez pour notre Dieu, chantez, chantez pour notre roi, chantez.

    Toutes les photos de la fête de l’Ascension sur le blog des Photos de Saint-Eugène. Un grand merci à Constance !

    Chant du rit ambrosien pour l’Ascension

    ℟. Psallite Deo nostro, psallite, psallite, Regi nostro, psallite. ℟. Chantez pour notre Dieu, chantez, chantez pour notre roi, chantez.
    ℣. Omnes gentes plaudite manibus : * jubilate Deo in voce exultationis. ℣. Tous les peuples, battez des mains : jubilez pour Dieu par votre cri d’exultation.
    ℣. Elegit nos hæreditatem suam : * speciem Jacob quam dilexit. ℣. Il choisit pour nous son héritage : fierté de Jacob qu’il a aimé.
    ℣. Ascendit Deus in jubilo : * et Dominus in voce tubæ. ℣. Dieu monte au milieu des jubilations : et le Seigneur au son de la trompette.
    ℣. Regnabit Dominus super omnes gentes : * Deus sedet super sedem sanctam suam. ℣. Le Seigneur a régné sur toutes les nations : Dieu s’est assis sur le trône de sa sainteté.

    Source : Liber vesperalis juxta ritum Sanctæ Ecclesiæ Mediolanensis, Rome, 1939. Alii cantus pro opportunitate adhibendi, p. 878.