Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du IIIème dimanche après Pâques – Jubilate Deo

La Résurrection, par Tassel

Saint-Eugène, le dimanche 15 mai 2011, grand’messe de 11h.

  • Procession d’entrée : Salve festa dies – chant processionnel pascal des Églises des Gaules – Texte et mélodie de Saint Venance Fortunat, évêque de Poitiers (VIème siècle) – harmonisation : Touve Ratovondrahety et Henri de Villiers (extraits)
  • A l’aspersion : reprise de l’antienne Vidi aquam sur un faux-bourdon de Mgr Louis Lazare Perruchot (1852 † 1931), maître de chapelle de Saint-François-Xavier à Paris et de la cathédrale de Monaco
  • Kyriale I Lux & Origo
  • Credo de la messe royale du Ier ton d’Henry du Mont (1610 † 1684), maître de la chapelle du roi Louis XIV, organiste de Saint-Paul et du duc d’Anjou
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Tristitia vestra, petit motet à deux voix d’Henry du Mont d’après l’évangile du jour (Jean XVI, 20)
  • Après la Consécration : O salutaris Hostia sur Salve festa dies
  • Pendant la communion : Benedicam Dominum – Psaume 33 – Lambert Pietkin (1612 † 1696), maître de chapelle de la cathédrale de Liège
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est I
  • Au dernier Evangile : Regina cœli – mise en polyphonie d’après Charles de Courbes (1622)
  • Procession de sortie : « La Résurrection » – Cantate de Pâques du chanoine Nicolas-Mammès Couturier (1840 † 1911), maître de chapelle de la cathédrale de Langres, à l’occasion du 100ème anniversaire de sa naissance au ciel
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Programme du dimanche du Paralytique – ton 3

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 15 mai 2011 du calendrier grégorien – 2 mai 2011 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Après avoir fêté l’Apôtre Thomas le IInd dimanche de Pâques, les femmes Myrophores avec Nicodème et Joseph d’Arimathie le IIIème dimanche de Pâques, la liturgie byzantine propose à l’édification des fidèles les trois dimanches qui suivent des épisodes de la vie du Christ s’étant déroulés au cours des Cinquante Jours, la Pentecôte hébraïque :

  • la guérison du Paralytique à la piscine de Bethesda,
  • la conversion de la Samaritaine,
  • la guérison de l’Aveugle-né.
  • L’origine de la célébration de la guérison du Paralytique au IVème dimanche de Pâques est constantinopolitaine ; dans la tradition de Jérusalem, l’évangile de ce jour était lu le dimanche suivant.

    L’hymnographie de ce dimanche est donc essentiellement d’origine constantinopolitaine, comme du reste l’essentiel du Pentecostaire.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les cieux se réjouissent ! que la terre exulte d’allégresse ! 
car le Seigneur a fait merveille par la force de son bras, 
terrassant la mort par sa propre mort et devenant le Premier-né d’entre les morts !
 Du sein de l’Enfer, Il nous a tous sauvés, accordant au monde la grande miséricorde.

    2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    3. Kondakion du Paralytique, ton 3 : Relève, Seigneur, mon âme cruellement paralysée par toutes sortes de péchés * & d’actions insensées, * par ta divine sollicitude, * de même que jadis Tu as relevé le paralytique, * afin que sauvé, je te clame : ** Ô Christ compatissant, gloire à ta puissance.
    4. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    5. Kondakion de Pâques, ton 8 : Lorsque tu gisais dans le tombeau, Seigneur immortel, tu as brisé la puissance de l’Enfer, et tu es ressuscité victorieusement, ô Christ notre Dieu, ordonnant aux Myrophores de se réjouir, visitant tes Apôtres et leur donnant la paix, toi qui nous sauves en nous accordant la résurrection.
    Prokimen
    Du Paralytique, ton 1 :
    ℟. Sur nous, Seigneur, soit ton amour, * ainsi qu’en toi fut notre espoir !
    ℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits la louange va bien.
    Alleluia
    Du Paralytiques, ton 5 :
    ℣. L’amour du Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge, ma bouche annonce ta vérité.
    ℣. Car tu as dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux est établie ta vérité.
    A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique
    L’ange chanta à la Pleine de grâce : Réjouis-toi, Vierge très pure, je répète, réjouis-toi ! Ton Fils en vérité est ressuscité après trois passés dans le tombeau ; et Il a redressé les morts : fidèles, soyez dans l’allégresse !
    Resplendis, resplendis, nouvelle Jérusalem, car sur toi la gloire du Seigneur s’est levée. Réjouis-toi et exulte, Sion, et toi, Mère de Dieu très pure, réjouis-toi, car ton Fils est ressuscité ! Alléluia !
    Verset de communion
    De Pâques : Recevez le corps du Christ, goûtez à la source immortelle.
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. Alleluia, alleluia, alleluia.

    Nuit de Pâques 2011 au Russicum à Rome

    Trois vidéos de la nuit de Pâques dans la très belle église Saint-Antoine-le-Grand du Pontificium Collegium Russicum (Collège Pontifical Russe de Rome) le 23 avril dernier.

    Procession pascale & matines du jour de Pâques.

    Fin des matines et heure pascale.

    Divine liturgie de Pâques.

    « Le Christ est ressuscité des morts, par la mort il a vaincu la mort, à ceux qui sont dans les tombeaux il a donné la vie. »

    Programme de la solennité de sainte Jeanne d’Arc, patronne secondaire de la France

    Saint-Eugène, le dimanche 8 mai 2011, grand’messe de 11h.

  • Propre grégorien du jour – Kyriale : messe VIII – De Angelis
  • Procession d’entrée : Cantate en l’honneur de Jeanne d’Arc par le chanoine Nicolas-Mammès Couturier (1840 † 1911), maître de chapelle de la cathédrale de Langres
  • Vidi aquam – reprise de l’antienne sur un faux-bourdon de Mgr Louis-Lazare Perruchot (1852 † 1931), maître de chapelle de Saint-François-Xavier à Paris et de la cathédrale de Monaco
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Concordent nostris cælica, cantique à Sainte Jeanne d’Arc de Mgr Foucault, évêque de Saint-Dié († 1930)
  • Après la Consécration : O salutaris hostia – mélodie de l’Abbé du Gué, maître de chapelle de St-Germain-L’Auxerrois (1768 † 1780) puis de Notre-Dame de Paris (1780 † 1790), harmonisation d’Amédée Gastoué
  • Pendant la communion : Jesu corona virginum (H. 16) – Hymne du commun des vierges pour deux voix de femmes – polyphonie de Marc-Antoine Charpentier – texte de saint Ambroise de Milan (IVème siècle)
  • Prière pour la France, sur le 6ème ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est VIII
  • Après le dernier Evangile : Regina cæli – harmonisation à 4 parties d’après Charles de Courbes (1622)
  • Encensement de la statue de Jeanne d’Arc & Procession de sortie : A l’étendard ! Paroles de Mgr Vié, évêque de Monaco, musique de Marcel Laurent, chanoine et maître de chapelle de la cathédrale d’Orléans – cantique composé pour accompagner la cérémonie annuelle chaque 7 mai à Orléans de la remise de l’étendard de Jeanne d’Arc à Mgr l’évêque par le maire de la ville
  • Programme du dimanche des Myrrophores – fête de saint Marc – ton 2

    Dimanche des Myrophores

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 8 mai 2011 du calendrier grégorien – 25 avril 2011 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Cette année, le dimanche des Myrrophores se combine avec la fête de l’Évangéliste Marc.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : ** Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi !
    2. Tropaire de saint Marc, ton 3 : Instruit par le sublime Pierre, * tu devins un apôtre du Christ * et tu brillas comme soleil sur le monde habité ; * en toi Alexandrie eut son joyau * & par toi l’Egypte fut délivrée de l’erreur, * puisque tout entière tu l’éclairas de tes évangéliques enseignements * comme lumineuse colonne de l’Eglise, * c’est pourquoi, vénérant ta mémoire, * nous en célébrons la brillante festivité, Marc porteur de la parole de Dieu ; * prie Dieu dont tu fus l’évangéliste ** afin qu’Il accorde à nos âmes la rémission de nos péchés.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion de saint Marc, ton 2 : D’en haut ayant reçu la grâce de l’Esprit, * tu as rompu les mailles des rhéteurs, ô Apôtre, * et toutes les nations, tu les as prises dans tes filets, ô Marc très-glorieux * toutes les nations dans tes filets * pour les mener à ton Maître ** en prêchant l’Evangile divin.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion des Myrrophores, ton 2 : Ayant dit aux Myrrophores « Réjouissez-vous », tu as fait cesser par ta Résurrection, ô Christ Dieu, les gémissements d’Eve, notre première mère. Mais à tes apôtres tu as donné l’ordre de prêcher : « Le Sauveur est ressuscité du tombeau ».

    Prokimen
    Des Myrrophores, ton 6 :
    ℟. Sauve, Seigneur ton peuple * et béni ton héritage.
    ℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne sois pas sourd envers moi.
    De saint Marc, ton 8 :
    ℟. Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde. (Psaume 18, 5)

    Alleluia
    Des Myrrophores, ton 8 :
    ℣. Tu aimes ton pays, Seigneur, tu fais revenir les captifs de Jacob.
    ℣. Amour et Vérité se rencontrent, Justice et Paix s’embrassent.
    A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique
    L’ange chanta à la Pleine de grâce : Réjouis-toi, Vierge très pure, je répète, réjouis-toi ! Ton Fils en vérité est ressuscité après trois passés dans le tombeau ; et Il a redressé les morts : fidèles, soyez dans l’allégresse !
    Resplendis, resplendis, nouvelle Jérusalem, car sur toi la gloire du Seigneur s’est levée. Réjouis-toi et exulte, Sion, et toi, Mère de Dieu très pure, réjouis-toi, car ton Fils est ressuscité ! Alléluia !
    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
    De saint Marc : Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde. (Psaume 18, 5). Alleluia, alleluia, alleluia.

    Le tropaire de Pâques chanté en slavon devant le Pape à Rome

    Ce dimanche de Pâques 2011, Place Saint-Pierre, le chœur du Collège Pontifical Russe de Rome (Pontificium Collegium Russicum) a chanté le tropaire de Pâques avec ses versets après le chant de l’Evangile à la messe papale. Les fidèles de la paroisse russe catholique de Paris comme ceux de Saint-Eugène auront reconnu le R.P. Gabriel parmi les chantres du Russicum. Sur cet enregistrement, on peut aussi entendre à la suite des stichères de Pâques le chant du Credo III.

    En voici une transcription cyrillique & la traduction :

    (тропарь Пасхи) Христос воскресе из мертвых, смертию смерть поправ, и сущим во гробех живот даровав. (tropaire de Pâques) Le Christ est ressuscité des morts, par la mort il a vaincu la mort, à ceux qui sont dans les tombeaux il a donné la vie.
    Стих: Да воскреснет Бог, и расточатся врази Его. Verset : Que Dieu se lève et ses ennemis seront dispersés.
    Стих: Яко исчезает дым, да исчезнут. Verset : Comme se dissipe la fumée, qu’ils se dissipent.
    Стих: Тако да погибнут грешницы от лица Божия, а праведницы да возвеселятся. Verset : Que périssent ainsi les pécheurs devant la face de Dieu et que se réjouissent les justes.
    Стих: Сей день, егоже сотвори Господь, возрадуемся и возвеселимся в онь. Verset : Voici le jour que fit le Seigneur, exultons & réjouissons-nous en lui.
    Слава Отцу и Сыну и Святому Духу, и ныне и присно и во веки веков. Аминь. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit, & maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

    A noter que le chant de parties de l’office byzantin de Pâques devant le Pape n’est pas une absolue nouveauté, car le premier stichère de Pâques se chantait déjà devant le Souverain Pontife dans le haut Moyen-Age. Notons aussi que le baiser pascal aux matines de Pâques que se donnent les fidèles au rit byzantin existait également dans nombre d’usages occidentaux, comme le relève dom Guéranger dans son Année liturgique, à l’article relatif à Pâques. Il y aurait des parallèles très intéressants du reste à établir entre les matines de Pâques des différents rits d’Orient & d’Occident. De façon traditionnelle, c’est au cours de cet office que les liturgies traditionnelles célèbraient avec fastes le moment de la résurrection (et non au cours de la vigile du samedi saint).

    Divine liturgie pontificale en rit byzantin à Saint Serge

    Hier lundi de la Semaine Lumineuse, S.E.R. Mgr Gabriel de Comane, exarque du Patriarche œcuménique & archevêque des Églises Orthodoxes Russes en Europe Occidentale célébrait la divine liturgie en l’Eglise Saint-Serge (Institut de Théologie Orthodoxe Saint-Serge – Paris XIX).

    Le rit byzantin dans sa forme pontificale a bien conservé une disposition antique commune aux différentes familles liturgiques chrétiennes : la première partie de la liturgie s’accomplit depuis une estrade au milieu de la nef, estrade appelée en grec βῆμα (bêma), mot employé par les Septantes pour désigner l’estrade sur laquelle se tenait Esdras lorsqu’il lisait la Loi au peuple assemblé dans le Temple de Jérusalem. Le bêma est un élément de la liturgie synagogale conservé par les premiers chrétiens dans leurs églises pour la liturgie des catéchumènes. Sur cette estrade se tenaient le clergé pour chanter les lectures & les hymnes au milieu du peuple. Son souvenir est encore bien vivace dans les liturgies syriaques, dans les églises chaldéennes en particulier. En Occident, le souvenir du bêma antique est conservé dans l’espace liturgique non seulement par le chœur (qui historiquement n’est qu’une métamorphose par extension du bêma primitif) mais également par le lutrin, qui – étymologiquement – désigne l’estrade en bois sur laquelle se tiennent les chantres au milieu du chœur pour chanter.

    Après la divine liturgie, durant toute la Semaine Lumineuse (octave de Pâques), le rit byzantin connaît une procession autour de l’église au cours de laquelle sont proclamés des évangiles des apparitions du Christ ressuscité et de l’envoi en mission des disciples dans le monde, ainsi que la bénédiction des points cardinaux.

    Le lundi de Pâques est par coutume chez les Russes le jour où l’on fête les enfants. Ceux-ci recevaient en ce jour des icônes de la part du clergé et des œufs décorés de la part de Mgr Gabriel. De sympathiques agapes prolongeaient la liturgie, prolongement naturel comme le rappelait le hiérarque dans son homélie du jour.

    Messe pontificale en rit arménien à Notre-Dame de Paris

    A l’occasion du 96ème anniversaire du début du génocide de 1915 en Turquie, une divine liturgie pontificale en rit arménien a été célébrée hier à Notre-Dame de Paris par S.E.R. Mgr Grégoire Ghabroyan, évêque des Arméniens Catholiques de France.

    Dans l’Empire Ottoman, les Arméniens formaient une communauté chrétienne importante, principalement sur les terres historiques de l’ancien royaume d’Arménie, premier pays a avoir été chrétien. Le génocide de 1915 a très manifestement suivi un plan en plusieurs étapes et parait donc avoir été réfléchi et non improvisé. Dans un premier temps, le 24 avril 1915, sur ordre du gouvernement des Jeunes-Turcs, les responsables politiques, religieux, intellectuels de la communauté arménienne de Turquie furent arrêtés (sous motif de simples vérifications administratives, afin de ne pas trop affoler le reste des populations). Les emprisonnements concernèrent ensuite tous les hommes adultes ; ces emprisonnements aboutirent à des simulacres de procès, puis à des exécutions sommaires et discrètes. Les soldats arméniens incorporés dans l’armée turque furent désarmés, contraints de creuser les tombes dans lesquels ils furent amoncelés après avoir été passés par les armes. Le reste de la population, soit donc les femmes, vieillards et enfants furent ensuite déportés (sous la promesse qu’on allait les installer dans une région qu’on donnait aux Arméniens plus au Sud de l’Arménie). Lors de leur marche forcée, on leur firent subir les pires exactions : racket, vols, viols, brutalités, tortures, massacres. Ceux qui avaient pu survivre à la fin, à la soif et aux sévices de la marche forcée vers le Sud furent rassemblés dans le désert de Deir Ez-Zor (actuelle Syrie) où les turcs firent des massacres de masse à l’arme blanche après avoir dénudés leurs victimes pour récupérer les vêtements. Durant le génocide, de nombreux enfants furent enlevés à leurs famille pour être placés dans des familles turques, kurdes ou des orphelinats afin de les islamiser et les turquifier. De même, de nombreuses femmes ou enfants furent vendues en esclavages à des familles turques ou kurdes, et islamisés de force. On estime que 1 500 000 arméniens périrent dans ce génocide de 1915, lequel frappa également les autres minorités chrétiennes syriaques, chaldéennes, assyriennes & grecques.

    L’Eglise considère ces victimes comme des Martyrs car ils furent mis à mort pour leur foi chrétienne (dans les premières semaines du génocide, le gouvernement turc avait annoncé que ceux qui se convertiraient à l’Islam seraient épargnés). Ce génocide, avéré par les historiens et reconnu par un grand nombre d’états et le Parlement européen, est nié par la Turquie qui pratique un négationisme d’état tant à l’intérieur qu’à l’extérieur par sa diplomatie.

    Un phénomène récent s’observe actuellement en Turquie : dans les territoires de l’ancienne Arménie, des descendants d’Arméniens turquifiés de force en 1915 retrouvent leurs racines, redeviennent chrétiens et se réapproprient leur culture arménienne.

    Chaque année, à la date anniversaire du 24 avril, les Arméniens, dispersés dans le monde entier, honorent leurs martyrs et réclament reconnaissance du crime fait à leurs parents.

    La divine liturgie célébrée pontificalement à Notre-Dame fut chantée par le chœur de la cathédrale Sainte-Croix des Arméniens Catholiques de Paris, sous la direction de M. Antoine Kéchichian. L’interprétation des chants liturgiques par ce chœur fut tout à fait sublime, d’une haute qualité musicale comme spirituelle.

    Gallerie photo :

    Programme du dimanche de Pâques

    Saint-Eugène, le dimanche 24 avril 2011, grand’messe de 11h.

    Schola & ensemble de cuivres Sainte Cécile

    Messe AD MAJOREM DEI GLORIAM (1699) d’André Campra (1660 † 1744), maître de chapelle de Notre-Dame de Paris et de Louis XV à Versailles

  • Procession d’entrée : Salve festa dies – chant processionnel pascal des Églises des Gaules – Texte et mélodie de Saint Venance Fortunat, évêque de Poitiers (VIème siècle) – harmonisation : Touve Ratovondrahety et Henri de Villiers
  • A l’aspersion : reprise de l’antienne Vidi aquam sur un faux-bourdon de Mgr Louis Lazare Perruchot (1852 † 1931), maître de chapelle de Saint-François-Xavier à Paris et de la cathédrale de Monaco
  • Hæc dies – polyphonie de Ludovico Grossi da Viadana (1564 † 1627), maître de chapelle de la cathédrale de Mantoue
  • Prose Victimæ paschali laudes : harmonisation du rythme traditionnel par Mgr Jehan Revert, maître de chapelle émérite de Notre-Dame de Paris
  • Credo de la messe royale du Ier ton d’Henry du Mont (1610 † 1684), maître de la chapelle du roi Louis XIV, organiste de Saint-Paul et du duc d’Anjou
  • Pendant les encensements de l’offertoire : O filii et filiæ – grand motet de Jean Veillot († 1662), chanoine et maître de chapelle de Notre-Dame de Paris, du roi Louis XIV et des Bénédictines de Montmartre
  • Pendant la communion : Dextera Domini – offertoire pour le jour de Pâques sur le texte de l’offertoire de l’ancien rit parisien – César Franck (1822 † 1890), organiste & maître de chapelle de la basilique Sainte-Clotilde – Psaume 117, 16-17
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est pascal
  • Au dernier Evangile : Symphonie devant Regina cœli (H. 509) de Marc-Antoine Charpentier
    Regina cœli – mise en polyphonie d’après Charles de Courbes (1622)
  • Procession de sortie : « La Résurrection » – Cantate de Pâques du chanoine Nicolas-Mammès Couturier (1840 † 1911), maître de chapelle de la cathédrale de Langres, à l’occasion du 100ème anniversaire de sa naissance au ciel
  • Programme de la Vigile pascale

    Résurrection de la cathédrale de Fribourg

    Saint-Eugène, le Samedi Saint 23 avril 2011, vigile pascale de 21h00.
    Répétition pour les choristes à 17h.

  • Traits en plain-chant
  • Au retours des fonts baptismaux: Tibi laus perennis, Auctor – « l’hymne du retour des fonts » des manuscrits de l’antique liturgie parisienne – texte de saint Venance Fortunat (c. 535 † c. 601), évêque de Poitiers.
  • Kyriale I
  • Offertoire & après la consécration : orgue
  • Au dernier évangile : Regina cæli
  • Procession de sortie : Cantilène pascale O filii et filiæ – mélodie du XIIIème siècle, paroles de Jehan Tisserant (XVème siècle), harmonisation Henri de Villiers.
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.