Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Comedetis carnes – répons du Très-Saint Sacrement

Comedetis carnes

℟. Vous mangerez les chairs, et serez rassasiés de pains ; * voici le pain que le Seigneur vous a donné pour vous nourrir.
℣. Moïse ne vous a pas donné le pain du ciel, mais mon Père vous a donné le pain du ciel véritable.
* voici le pain que le Seigneur vous a donné pour vous nourrir.

Homo quidam – répons du Très-Saint Sacrement

Homo quidam

Un homme fit un grand banquet et envoya son serviteur à l’heure du repas dire aux invités de venir, * car tout était prêt.
℣. Venez, mangez mon pain, & buvez le vin que j’ai mêlé pour vous.
* car tout était prêt.
℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
* car tout était prêt.

Fichier PDF : Chants abrégés des graduels, des alleluias & des traits pour toute l’année sur des formules psalmodiques anciennes – 1930

chantsabreges

Voici un petit ouvrage qui se révélera fort utile là où les effectifs et l’expérience des chantres ne seraient pas suffisants pour chanter le chant liturgique intégral. Les abréviations des graduels sur des tons psalmiques ornés tombés en désuétude sont assez réussies. Ces formules revenant assez régulièrement, les choristes se familiariseront assez vite avec celles-ci et se faisant, avec l’organisation modale en 8 tons du plain-chant grégorien. Amédée Gastoué avait publié dans la Tribune de Saint-Gervais une trentaine d’année auparavant un travail assez similaire mais avec des formules différentes, tirées pour l’essentiel des livres ambrosiens.

Antiques stichères grecs de l’Epiphanie

Charlemagne ayant ouï des moines grecs à sa cour chanter l’office de l’Epiphanie, et en ayant été ébloui, l’empereur ordonna la traduction en latin de ces stichères, dont voici le chant. Si celui-ci appartient bien au VIIème ton grégorien, sa tournure quasi syllabique le rapproche bien en effet des tons stichéariques en usage dans l’Eglise grecque encore de nos jours.

A ma connaissance, l’office byzantin ne connaît plus ces strophes par suite de couches hymnographiques postérieures qui les ont sans doute fait disparaître. Probablement, elles appartenaient à l’office asmatique de la Grande Eglise de Constantinople, lequel a quasiment disparu sous les traditions venues du monachisme palestinien, lors des réformes studites & sabbaïtes. Comme le chant grec a connu aussi plusieurs réformes au cours de son histoire, ces antiennes latines sont vraisemblablement un très intéressant témoin de son état avant l’an mille.

Ces stichères servirent longtemps d’antiennes pour l’office latin au jour octave de l’Epiphanie, mais ces antiennes furent curieusement supprimées du bréviaire romain de saint Pie V de 1570, ce qui est plutôt étonnant quand on connait le côté très conservateur de ce bréviaire.

Stichères grecs de l
Stichères grecs de l
Stichères grecs de l
Stichères grecs de l

Traduction :

Le Sauveur, voulant rénover le vieil homme, vient au baptême, afin de renouveler par l’eau la nature corrompue ; il nous revêt d’un vêtement incorruptible.

Vous qui, par l’Esprit et par le feu, purifiez l’humaine contagion, Dieu et Rédempteur, tous nous vous glorifions.

Le Baptiste a tremblé et n’osa toucher la tête sainte de son Dieu; mais il s’écrie avec crainte : Sanctifiez-moi, ô Sauveur !

Le Sauveur a brisé la tête du dragon dans le fleuve du Jourdain, et nous a tous arrachés à son pouvoir.

L’aiguillon du péché est écrasé aujourd’hui par le baptême du Seigneur, et la régénération nous est donnée.

L’eau brûle aujourd’hui les péchés, le Libérateur est apparu, et tous louent la belle œuvre de sa divinité.

Un grand mystère est déclaré aujourd’hui, car le Créateur de tout lave nos crimes dans le Jourdain.

Jean le Précurseur exulte avec le Jourdain ; en baptizant le Seigneur, la joie est faite sur terre, la rémission est faite de nos péchés par la sanctification des eaux : crions lui tous : ayez pitié de nous.

Publication de la date de Pâques & de celles des fêtes mobiles de l’année 2010

Dimanche prochain, en la solennité de l’Epiphanie, le diacre fera selon la tradition la publication de la date de Pâques après le chant de l’évangile.

En voici le chant pour 2010 :

Noveritis 2010
Noveritis 2010

En voici la traduction pour 2010 :

Vous avez su, Frères très chers, par la miséricorde de Dieu qui nous a été annoncée, que nous avons été comblés par la Nativité de Notre Seigneur Jésus-Christ, ainsi de même nous vous annonçons la joie qui nous sera procurée par la Résurrection de notre même Sauveur.

  • Le 31 janvier sera le dimanche de la Septuagésime.
  • Le 17 février sera le jour des Cendres et le début du jeûne très sacré du Carême.
  • Le 4 avril sera la sainte Pâque de Notre Seigneur Jésus-Christ, que nous célèbrerons avec joie.
  • Le 13 mai sera l’Ascension de Notre Seigneur Jésus-Christ.
  • Le 23 du même mois sera la fête de la Pentecôte.
  • Le 3 juin sera la fête du Très Saint Corps du Christ.
  • Le 28 novembre sera le premier dimanche de l’Avent de Notre Seigneur Jésus-Christ, à qui est l’honneur et la gloire, dans les siècles des siècles. Amen.

    Plus de détails sur la Publication de la date de Pâques à l’Epiphanie.

    Source : d’après le site web de la famille Brandt, après corrections pour l’Ascension & la Pentecôte.

  • Marc-Antoine Charpentier – Iesu corona virginum (H. 53)

    Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, du Dauphin, fils de Louis XIV, des Jésuites & de la Sainte Chapelle.
    Iesu corona virginum (H. 53).
    2 voix égales (SS), flûte & basse continue.
    5 pages.

    Cette hymne mise en musique par Charpentier vraisemblablement pour des religieuses constitue l’hymne des vêpres du commun des vierges.

    Le texte – admirable – en est de saint Ambroise de Milan, au IVème siècle. Il s’agit donc de l’une des plus anciennes hymnes de l’office divin occidental. En voici le texte & la traduction :

    Jesu, coróna Vírginum,
    Quem mater illa cóncipit,
    Quæ sola Virgo párturit :
    Hæc vota clemens áccipe.
      Jésus, couronne des Vierges,
    Conçu de la seule Mère
    Qui demeura toujours Vierge,
    Agréez ces prières avec bonté.
    Qui pascis inter lília,
    Septus choréis Vírginum,
    Sponsus decórus glória,
    Sponsísque reddens præmia.
      Vous qui paissez parmi les lis,
    Dans l’enclos du chœur des Vierges,
    Epoux éclatant de gloire,
    Qui donne la récompense à vos épouses.
    Quocúmque pergis, Vírgines
    Sequúntur, atque láudibus
    Post te canéntes cúrsitant,
    Hymnósque dulces pérsonant.
      Partout où vous allez, les Vierges vous suivent ; elles s’empressent à votre suite en chantant des louanges et en interprétant des hymnes mélodieuses.
    Te deprecámur, súpplices,
    Nostris ut addas sénsibus,
    Nescíre prorsus ómnia
    Corruptiónis vúlnera.
      Nous vous supplions humblement :
    Faites que désormais
    Nos sens ignorent les blessures
    Corruptrices du péché.
    Laus, honor, virtus, glória
    Deo Patri, & Fílio,
    Sancto simul Paráclito,
    In sæculórum sæcula. Amen.
      Louange, honneur, puissance, gloire
    A Dieu le Père, & au Fils,
    De même qu’au Paraclet Saint,
    Dans les siècles des siècles. Amen.

    Les strophes impaires sont confiées aux deux dessus, elles pourront au besoin être chantées en chœur. Les strophes paires sont clairement attribuées à deux solistes. Si celles-ci venaient à manquer, les strophes impaires pourraient alterner avec le plain-chant aux strophes paires, Charpentier ayant choisi cette tonalité d’Ut Majeur vraisemblablement pour s’accorder au plain-chant ordinaire en France de cette hymne, et non pour cadrer avec son tableau d’énergie des modes (Ut majeur est pour lui « gai & guerrier », ce qui ne correspond guère à l’écriture ni au propos ici) ; on trouvera un exemple de plain-chant parisien sur notre site.

    Les premières mesures de cette partition :

    Marc-Antoine Charpentier : Iesu Corona Virginum (H. 53)

    Vous téléchargez cette partition ? Vous appréciez notre travail ? Vous pouvez grandement nous aider en partageant cette page sur vos réseaux sociaux ! Merci par avance !

     

     

    Marc-Antoine Charpentier – In Circumcisione Domini (H. 316)

    Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, du Dauphin, fils de Louis XIV, des Jésuites & de la Sainte Chapelle.
    In Cicumcisione (H. 316).
    3 voix mixtes (SSB), 2 dessus instrumentaux & basse continue.
    3 pages.

    Ce motet pour la fête de la Circoncision (1er janvier) a sans doute été composé pour la messe du Dauphin, lorsque Charpentier était maître de sa chapelle ; l’effectif – à deux dessus & une basse chantante, accompagnés par deux dessus instrumentaux & une basse continue – est en effet caractéristique des moyens dont disposait le compositeur pour la messe basse quotidienne du fils de Louis XIV.

    Le texte du motet reprend et amplifie l’évangile de la fête de la Circoncision (Luc 2, 21).

    En voici le texte et une traduction :

    Postquam consummáti sunt dies octo ut circumciderétur puer : vocátum est nomen ejus Jesus. Après que furent achevés les huit jours pour que l’enfant soit circoncis, on lui donna le nom de Jésus.
    O nomen amábile,
    O nomen laudábile,
    O nomen admirábile.
    O nom aimable,
    O nom louable,
    O nom admirable.
    O bone Jesu,
    Tu qui ætérnus es,
    Quómodo nascéris ?
    O bon Jésus,
    Toi qui es éternel,
    Comment se fait-il que tu naisses ?
    O bone Jesu,
    Tu qui imménsus es,
    Quómodo caperis ?
    O bon Jésus,
    Toi qui es immense,
    Comment se fait-il que tu te laisses saisir ?
    O bone Jesu,
    Qui sine culpa es,
    Quómodo circumcíderis ?
    O bon Jésus,
    Toi qui es sans faute,
    Comment se fait-il que tu te fasses circoncire ?
    Audíte mortáles, audíte peccatóres Christi bonitátem & admirámini charitátem ejus : factus est enim sub lege ut eos qui sub lege essent lucri fáceret et eos redímeret ab omni iniquitáte, & pópulum sibi acceptábilem mundáret quam ob rem circumcíditur, & vocátur Jesu. Ecoutez, mortels, écoutez pécheurs la bonté du Christ et admirez sa charité : il s’est soumis à la Loi afin de gagner ceux qui étaient sous la Loi et afin de les racheter de toute iniquité, afin de purifier le peuple qu’il s’est acquis ; c’est pour cela qu’on l’a circoncis et qu’on l’a appelé Jésus.
    O nomen amábile,
    O nomen laudábile,
    O nomen admirábile.
    O nom aimable,
    O nom louable,
    O nom admirable.

    L’œuvre est écrite en sol majeur, qui est classifié comme « doucement joyeux » dans le tableau des énergies des modes de Charpentier. Après un court prélude des dessus instrumentaux, les trois chanteurs alternent successivement leurs recits, ponctué deux fois par le très beau chœur à trois parties : O nomen amabile. Si l’on n’a pas deux parties de dessus, on pourrait remplacer le 1er dessus de la partition par un ténor, le chœur sonnera correctement.

    Les premières mesures de cette partition :

    Marc-Antoine Charpentier - In Circumcisione Domini (H. 316)

    Le chœur « O nomen amabile » :

    Marc-Antoine Charpentier - In Circumcisione Domini (H. 316)

     
    Cliquer sur ce lien pour ouvrir & télécharger la partition en fichier PDF – Sol majeur (ton originel)
     

    Sainte Geneviève (3 janvier) – Introït – Offices notés complets de Paris – 1899

    Introït de sainte Geneviève

     

    GAVDENS GAVDEBO * in Dómino et ex-sultábit ánima mea in Deo meo : quia índuit me vestiméntis salútis, et induménto justítiæ circúmdedit me, quasi sponsam órnatam monílibus suis.
    Ps. Eructávit cor meum verbum bonum : * dico ego ópera mea Regi.
    ℣. Glória Patri, & Fílio, & Spirítui Sancto. * Sicut erat in princípio, & nunc, & semper, & in sæcula sæculórum. Amen.
    Je me réjouirai dans le Seigneur, et mon âme exultera en mon Dieu ; parce qu’il m’a revê-tue des vêtements du salut, et m’a couverte du manteau de la justice, comme la fiancée parée de ses joyaux.
    Ps. De mon cœur a jailli le Verbe bon, je dis : mon œuvre est pour le Roi.
    ℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Comme il était au commencement, & maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

    Sainte Geneviève (3 janvier) – Graduel – Offices notés complets de Paris – 1899

    Graduel de sainte Geneviève

     

    Sponsábo te mihi in sempitérnum in justítia et judício, et in miseratiónibus.
    ℣. Et sponsábo te mihi in fide, et scies quia ego Dóminus.
    Je te fiancerai à moi pour toujours par la justice et le jugement, et la miséricorde.
    ℣. Je te fiancerai à moi dans la fidélité, et tu sauras que je suis le Seigneur.