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La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Sainte Geneviève (3 janvier) – Prose – Chant du XVIIIème siècle – Offices notés complets de Paris – 1899

Prose de sainte Geneviève

 

Genovéfæ solémnitas
Solémne parit gáudium.
Cordis erúmpat púritas
In laudis sacrifícium.
La solennité de Geneviève inspire une joie solennelle : que la pureté du cœur s’épanche en sacrifice de louange.
Felix ortus infántulæ,
Teste Gérmano Præsule.
Quod prævídit in spíritu,
Rerum probátur éxitu.
Heureuse fut la naissance de cette petite enfant, atteste l’évêque Germain ; ce qu’il vit d’avance en esprit, les événements le prouvèrent.
Hic ad pectus virgíneum,
Pro pudóris signáculo,
Nummum suspéndit æneum,
Insígnem crucis título.
Sur le cœur de la vierge, en témoignage de sa pureté, il suspend une monnaie de bronze marquée du signe de la croix.
Genovéfam divínitus
Obláto dotat múnere,
In templum Sancti Spíritus,
Sub Christi ditans fœdere.
Il dote Geneviève du présent que Dieu lui offre ; elle devient le temple du Saint-Esprit par une splendide alliance avec le Christ.
Insóntem manu fériens,
Mater privátur lúmine,
Matri Virgo compátiens
Lucis dat usum prístinæ.
Sa mère perd la vue en frappant l’innocente enfant ; la vierge compatissante rend l’usage de la vue à sa mère.
Cælésti duce prævio
Cælos lustrat et Tártara,
Civésque precum stúdio
Servat a gente bárbara.
Guidée par un esprit céleste, elle parcourt le ciel et l’enfer ; par ses prières, elle préserve ses concitoyens de l’invasion barbare.
Divíno diu múnere
Sitim levat artíficum ;
Confráctum casu mísero
Matri resígnat únicum.
Longtemps par un prodige divin, elle apaise la soif des ouvriers ; un fils unique se brise les membres dans un accident : elle le rend à sa mère.
Ad primam precem Vírginis
Contremíscunt dæmónia,
Pax datur energúmenis,
Spes ægris, reis vénia.
A peine la vierge s’est-elle mise en prière que les démons tremblent, les possédés retrouvent la paix, les malades l’espérance, les coupables le pardon.
In ejus manu cérei
Reaccendúntur cælitus :
Per hanc in sinus álvei
Redit annis coércitus.
En sa main, les cierges se rallument miraculeusement ; à sa voix un fleuve débordé rentre dans son lit.
Ignem sacrum refrígerat,
Post mortem vivens méritis,
Quæ prius in se vícerat,
Æstus intérni fómitis.
Même après sa mort, par ses mérites, elle guérit du feu ardent, elle qui avait jadis éteint en son âme le feu des passions.
Morti, morbos, dæmónibus
Et eleméntis ímperat,
Sed Genovéfa précibus
Natúræ leges súperat.
Elle commande à la mort, à la maladie, aux démons, aux éléments ; par ses prières, Geneviève dépasse les lois de la nature.
Operátur in párvulis
Christi virtus magnália :
Christo, pro tot miráculis,
Laus frequens, jugis glória.
Amen. Alleluia.
La puissance du Christ opère de grandes choses chez les petits. Au Christ, pour tous ces miracles, louange éternelle, gloire sans fin.
Amen. Alléluia.

Sainte Geneviève (3 janvier) – Offertoire – Offices notés complets de Paris – 1899

Offertoire de sainte Geneviève

 

O Genovéfa, réspice
Nos pietátis óculo ;
Consors lucis angélicæ,
Regis assístens vúltui,
Nos in Deo reconcília.
O Geneviève, jette sur nous un regard de bonté. Toi qui es associée à la lumière angélique et te tiens près du visage du Roi, réconcilie-nous avec Dieu.

Le texte de cet offertoire est constitué des vers d’une des strophes de l’hymne des Ières vêpres de la fête : Genovefæ præconia.

Louis-Nicolas de Clérambault – Motet pour le jour de Noël : Hodie, Christus natus est

Louis-Nicolas de Clérambault (1676 † 1749), organiste de Saint-Sulpice & de la Maison royale de Saint-Cyr.
Motet pour le jour de Noël : Hodie Christus natus est.

2 voix égales de dessus & basse continue.
4 pages – La Majeur.

Voici une admirable mise en musique par Clérambault du texte de l’antienne de Magnificat des secondes vêpres de Noël, à l’attention des demoiselles de Saint-Cyr. Il pourra être chanté par deux dessus solistes, seuls ou avec reprises d’un chœur de voix féminines, comme à Saint-Cyr.

Les premières mesures de cette partition :

Clérambault - Hodie Christus natus est

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Vous pouvez écouter un enregistrement de cette partition en vidéo sur YouTube (Les Damoiselles de Saint-Cyr sous la direction d’Emmanuel Mandrin) :

Marc-Antoine Charpentier – O salutaris Hostia de la veille des O (H. 36)

Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, du Dauphin, fils de Louis XIV, des Jésuites & de la Sainte Chapelle.
O salutaris Hostia de la veille des O (H. 36).
3 voix égales & basse continue.
3 pages – Ut Majeur (transposition en La majeur disponible).

Ecrit par Charpentier dans la tonalité d’Ut majeur, soit « gai & guerrier » dans sa conception des « énergies des modes », cet O salutaris Hostia a été écrit pour un salut du Très-Sacrement devant être chanté la veille des grandes antiennes d’O, soit le 16 décembre. Il constitue en quelque sorte le prélude à l’admirable série des 7 antiennes d’O écrite par Charpentier.

Les antiennes d’O – ou « grandes O » – sont les 7 antiennes qui se chantent aux Magnificat des vêpres des 7 jours précédant Noël : O sapientia (17 décembre), O Adonai (18 décembre), O radix Jesse (19 décembre), O clavis David (20 décembre), O Oriens (21 décembre), O Rex gentium (22 décembre), O Emmanuel (23 décembre). Les initiales de chaque nom divin ainsi énumérés, pris à l’envers, forment l’acronyme suivant : ERO CRAS (je serai là demain). Le chant de ces antiennes de Magnificat revêtait beaucoup de solennité dans les antiques usages diocésains français ; l’antienne d’O était triplée (chantée intégralement 3 fois : avant le Magnificat, avant le Gloria Patri, à la fin après le Sicut erat) voire triomphée (le chant de l’antienne était intégralement repris entre chaque verset du Magnificat). Les 7 antiennes de Charpentier purent servir pour l’une de ces reprises (probablement l’ultime).

Les premières mesures de cette partition :

Marc-Antoine Charpentier - O salutaris Hostia (H. 36)

O salutáris Hóstia,
Quæ cœli pandis óstium :
Bella premunt hostília,
Da robur, fer auxílium.
Ô victime salutaire,
Qui nous ouvres la porte du ciel,
L’ennemi nous livre la guerre,
Donne-nous force, porte-nous secours.

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Vous pouvez écouter un enregistrement de cette partition sur YouTube (Les Arts Florissants, dirigés par William Christie) :

Abraham Blondet – O Sancta Cœlicolis

Abraham Blondet (début XVIIème).
Chanoine et maître de la musique de Notre-Dame de Paris.
O Sancta Cœlicolis.

4 voix mixtes (SATB).
4 pages.

Voici le chœur final d’une tragédie en musique perdue : « La Céciliade, ou martyre sanglant de Saincte Cécile, patrone des Musiciens » dont le texte fut de Nicolas Soret et la musique d’Abraham Blondet. Les chœurs seuls furent publiés par Pierre Ballard en 1606. C’est un témoignage de la vénération des musiciens français – & parisiens en particulier – pour leur sainte patronne.

Les premières mesures de cette partition :
Abraham Blondet - O Sancta Coelicolis

 
Cliquer sur ce lien pour ouvrir & télécharger la partition en fichier PDF : ton original en la mineur

Cliquer sur ce lien pour ouvrir & télécharger la partition en fichier PDF : ton transposé en sol mineur.
 

Hans Leo Hassler – Missa Octava

Hans Leo Hassler (1564 † 1612).
Archimusicien de la cité de Nuremberg. Organiste & maître de chapelle de l’Electeur de Saxe.
Missa Octava.

8 voix mixtes (SATB-SATB)
& basse continue.
40 pages.

Dernière d’une série de 8 messes composées par Hassler, la Missa Octava est sans doute une œuvre de jeunesse de ce compositeur bavarois qui était parti en 1584 à Venise étudier la musique auprès d’Andrea Gabrieli, près de qui, très vraisemblablement, il découvrit les œuvres d’Eglise à plusieurs chœurs. Cette messe – où abondent les sauts d’octave – constitue du reste le premier témoignage en Allemagne de polychoralité. Nous proposons cette partition en deux tonalités : ut et si bémol majeur.

Les premières mesures de cette partition :
Hans Leo Hassler - Missa Octava - Kyrie transposé en Si bémol Majeur

 
Cliquer sur ce lien pour ouvrir & télécharger la partition en fichier PDF : Ut Majeur (ton original).

Cliquer sur ce lien pour ouvrir & télécharger la partition en fichier PDF : Si bémol Majeur.
 

Languentibus en plain-chant de Coutances

Languentibus in Purgatorio – prose à la Très-sainte Vierge Marie pour les défunts, composée par Jean de Langoueznou, abbé de Landevenec au XIVème siècle – plain-chant en usage dans le diocèse de Coutances.

Languentibus in Purgatorio - plain-chant de Coutances

Qu’aux âmes qui languissent dans le Purgatoire, qui sont purifiées par un feu très ardent, et subissent les tourments d’un grave supplice, vienne en aide ta compassion : O Marie !
Porta cœli tu, Virgo, díceris,
O Beáta, succúrre míseris
Qui torméntis urgéntur ásperis,
Educ eos de domo cárceris,
O María !
Toi qui es dite Porte du ciel, O bienheureuse, secoure les malheureux qui subissent de durs tourments, fais-les sortir de cette prison, O Marie !
Summi Regis flecte justítiam :
Natis, Mater, óbtine grátiam :
Te rogánte misericórdiam,
Pandet Jesus cœléstem pátriam,
O María !
Fléchis la justice du Roi suprême ; Mère, obtiens la grâce de celui qui est né de toi ; à ceux qui implorent miséricorde, que Jésus ouvre les portes de la céleste patrie, O Marie !

Image chant et texte :

Languentibus in Purgatorio - chant de Coutances

Source : Processionnal selon le rit romain & d’après les concessions faites au diocèse de Coutances par N.S.P. le Pape Pie IX, rédigé & publié d’après l’ordre de Monseigneur Jacques-Louis Daniel, évêque de Coutances & d’Avranches, 1859-1860.