Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Gloria IV

GLORIA IN EXCELSIS DEO. Gloire à Dieu au plus haut des cieux.
Et in terra pax homínibus bonæ voluntátis. Et sur terre paix aux hommes de sa bienveillance.
Laudámus te. Nous te louons.
Benedícimus te. Nous te bénissons.
Adorámus te. Nous t’adorons.
Glorificámus te. Nous te glorifions.
Grátias ágimus tibi propter magnam glóriam tuam. Nous te rendons grâces pour ta grande gloire.
Dómine Deus, Rex cœléstis, Deus Pater omnípotens. Seigneur Dieu, Roi céleste, Dieu le Père tout-puissant.
Dómine Fili unigénite, Jesu Christe. Seigneur Fils unique, Jésus-Christ.
Dómine Deus, Agnus Dei, Fílius Patris. Seigneur Dieu, Agneau de Dieu, Fils du Père.
Qui tollis peccáta mundi, miserére nobis. Qui ôtes les péchés du monde, aie pitié de nous.
Qui tollis peccáta mundi, súscipe deprecatiónem nostram. Qui ôtes les péchés du monde, reçois notre prière.
Qui sedes ad déxteram Patris, miserére nobis. Qui siège à la dextre du Père, aie pitié de nous.
Quóniam tu solus Sanctus. Car toi seul es Saint.
Tu solus Dóminus. Toi seul es Seigneur.
Tu solus Altíssimus, Jesu Christe. Toi seul es le Très-Haut, Jésus-Christ.
Cum Sancto Spíritu in glória Dei Patris. Avec le Saint-Esprit, dans la gloire de Dieu le Père.
Amen. Amen.

Sanctus IV

SANCTVS, Sanctus, Sanctus, Dóminus Deus Sábaoth. Saint, Saint, Saint, le Seigneur, Dieu des Armées.
Pleni sunt cæli, et terra glória tua. Les cieux et la terre sont remplis de ta gloire.
Hosanna in excélsis. Hosanna au plus haut des cieux.
BENEDICTVS qui venit in nómine Dómini. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.
Hósanna in excélsis. Hosanna au plus haut des cieux.

Agnus Dei IV

AGNVS DEI, qui tollis peccáta mundi : miserére nobis. Agneau de Dieu, qui ôtes les péchés du monde : aie pitié de nous.
Agnus Dei, qui tollis peccáta mundi : miserére nobis. Agneau de Dieu, qui ôtes les péchés du monde : aie pitié de nous.
Agnus Dei, qui tollis peccáta mundi : dona nobis pacem. Agneau de Dieu, qui ôtes les péchés du monde : donne-nous la paix.

Credo III

Credo III

Le Credo III (dans la numérotation de l’Edition Vaticane de 1905) est probablement le chant le plus populaire du Symbole de Nicée-Constantinople propre à la liturgie romaine. Contrairement à ce qu’indique l’Edition Vaticane, sa composition est antérieure au XVIIème siècle : Claudio Merulo (1533 † 1604) l’utilise comme base du cantus firmus du Credo de sa Missa dominicalis et on le trouve noté en notation proportionnelle dans des graduels de Tolède pour le rit romano-tolédan du XVIème siècle. La composition du Credo III remonte donc probablement au XVème siècle.

Credo in unum deum. Je crois en un seul Dieu.
Patrem omnipoténtem, factórem cæli et terræ, visibílium ómnium, et invisibílium. Le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, de toutes choses visibles et invisibles.
Et in unum Dóminum Jesum Christum, Fílium Dei unigénitum. Et en un seul Seigneur Jésus-Christ, Fils unique de Dieu.
Et ex Patre natum ante ómnia sæcula. Né du Père avant tous les siècles.
Deum de Deo, lumen de lúmine, Deum verum de Deo vero. Dieu né de Dieu, lumière née de la lumière, vrai Dieu né du vrai Dieu.
Génitum, non factum, consubstantiálem Patri : per quem ómnia facta sunt. Engendré, non fait, consubstantiel au Père, par qui tout a été fait.
Qui propter nos hómines, et propter nostram salútem descéndit de cælis. Qui pour nous, hommes, et pour notre salut, est descendu des cieux.
Et incarnátus est de Spíritu Sancto ex María Vírgine : ET HOMO FACTVS EST. Et s’est incarné par l’Esprit-Saint de la Vierge Marie, et s’est fait homme.
Crucifíxus étiam pro nobis : sub Póntio Piláto passus, et sepúltus est. Puis crucifié pour nous, sous Ponce Pilate, il souffrit et fut enseveli.
Et resurréxit tértia die, secúndum Scriptúras. Et il ressuscita le troisième jour, selon les Ecritures.
Et ascéndit in cælum : sedet ad déxteram Patris. Et il monta au ciel, il siège à la dextre du Père.
Et íterum ventúrus est cum glória judicáre vivos, et mórtuos : cujus regni non erit finis. Et il viendra de nouveau avec gloire juger les vivants et les morts ; lui dont le règne n’aura pas de fin.
Et in Spíritum Sanctum, Dóminum, et vivificántem : qui ex Patre, Filióque procédit. Et en l’Esprit-Saint, Seigneur, et donnant la vie, qui procède du Père et du Fils.
Qui cum Patre et Fílio simul adorátur, et conglorificátur : qui locútus est per Prophétas. Qui, avec le Père et le Fils, est de même adoré et glorifié, qui a parlé par les prophètes.
Et unam sanctam cathólicam et apostólicam Ecclésiam. Et à l’Eglise, une, sainte, catholique et apostolique.
Confíteor unum baptísma in remissiónem peccatórum. Je confesse un seul baptême pour la rémission des péchés.
Et expécto resurrectiónem mortuórum. Et j’attends la résurrection des morts.
Et vitam ventúri sæculi. Et la vie du siècle à venir.
Amen. Amen.

Credo-III-Livret

Plain-chant romain – Ave Regina cœlorum – ton simple

Ave Regina cœlorum - ton simple

Ave Regína cœlórum, Salut ! Reine des cieux !
Ave Dómina Angelórum : Salut ! Souveraine des Anges !
Salve radix, salve porta, Salut ! Racine ! Salut ! Porte
Ex qua mundo lux est orta : Par laquelle la lumière s’est levée sur le monde !
Gaude Virgo gloriósa, Réjouis-toi, Vierge glorieuse,
Super omnes speciósa : Belle entre toutes,
Vale, o valde decóra, Salut ! ô pleine de beauté,
Et pro nobis Christum exóra. Et prie le Christ pour nous.

Rit parisien – Media vita – complies de Carême

Sabbato ante
Dominica II in Quadragesima
Ad Nunc dimittis, Ant.

Média vita in morte sumus : quem quærimus adjutórem, nisi tu Dómine ? qui pro peccátis nostris juste irásceris : * Sancte Deus, Sancte Fortis, Sancte Misericors Salvator, amaræ morti ne tradas nos. Au milieu de la vie, nous sommes dans la mort : quel secours chercher, sinon toi, Seigneur ? toi qui à bon droit es irrité de nos péchés : * Saint Dieu, Saint fort, Saint Sauveur miséricordieux, ne nous livre pas à la mort amère.
1. Nunc dimíttis servum tuum, Dómine, * secúndum verbum tuum in pace : 1. Maintenant, laisse ton serviteur, Seigneur, * selon ta parole, s’en aller en paix.
2. Quia vidérunt óculi mei * salutáre tuum. 2. Car mes yeux ont vu * le salut qui vient de toi.
3. Quod parásti * ante fáciem ómnium populórum. 3. Que tu as préparé * devant la face de tous les peuples.
4. Lumen ad revelatiónem Géntium, * et glóriam plebis tuæ Israël. 4. Lumière qui doit se révéler aux Nations * & gloire de ton peuple Israël.
5. Glória Patri, & Fílio, * & Spirítui Sancto. 5. Gloire au Père, & au Fils, * & au Saint-Esprit.
5. Sicut erat in princípio, et nunc, et semper, * et in sæcula sæculórum. Amen. 5. Comme il était au commencement, & maintenant, & toujours, * & dans les siècles des siècles. Amen.
℣. Ne projícias nos in témpore senectútis ; cum defécerit virtus nostra, ne derelínquas nos, Dómine. * Sancte Deus, Sancte Fortis, Sancte Misericors Salvator, amaræ morti ne tradas nos. ℣. Ne nous rejette pas dans le temps de la vieillesse ; et maintenant que notre force s’est affaiblie, ne nous abandonne pas, Seigneur. * Saint Dieu, Saint fort, Saint Sauveur miséricordieux, ne nous livre pas à la mort amère.

Sources : Antiphonaire de Notre-Dame de Paris (c. 1300) – F-Pn lat. 15181 f° 230 v°. – Cantus ID: 003732 & 003732b.
Psalmodie solennelle du Nunc dimittis selon les indications du Psalterium Parisiense imprimé de 1496.

Media vita est une antienne qui a connu un succès énorme au Moyen-Age. Saint Thomas d’Aquin entrait en ravissement et versait des torrents de larmes à chaque complies de Carême, lorsqu’on chantait le verset Ne projícias nos in témpore senectútis.

En raison du caractère particulièrement dramatique de son texte, on se mit à chanter cette antienne en dehors de l’office, en particulier sur les champs de bataille ou même pour des buts moins avouables où s’entremêlèrent quelques superstitions, au point qu’un concile réuni à Cologne en 1316 dût interdire aux fidèles de proférer des imprécations contre leurs ennemis en chantant Media vita (Quod non fiant imprecationes nec cantetur Media vita contra aliquas personas).

Dans son Chronicon S. Galli de 1613, l’historien allemand Erst Jodok Metzler a attribué la paternité de cette antienne à saint Notker le Bègue, moine de Saint-Gall en Suisse († 912), mais cette attribution bien tardive n’est étayée par aucune autre preuve ni source et parait assez faible.

L’antienne ne figure pas dans le fond ancien du répertoire de l’office divin romain et apparait pour la première fois – sans verset – dans des manuscrits du XIème simultanément en Italie du Nord, à Autun et en Angleterre : sa création a dû être de ce fait antérieure (serait-elle du Xème siècle ?) mais sa véritable origine reste inconnue. La nombre restreint d’antiphonaires antérieurs au XIème qui nous soient parvenus ne permettent pas de retracer précisément le parcours de cette pièce très curieuse.

Son texte est en effet remarquable en ce qu’il présente une version du Trisaghion de la liturgie orientale, qui était aussi largement pratiqué dans l’ancien rit des Gaules, supprimée par Pépin le Bref et Charlemagne au profit de la liturgie romaine. Il est possible que la première partie, avant Sancte Deus, soit de fait conçue comme un trope d’introduction du Trisaghion, et ait assuré la transmission d’une formule liturgique plus ancienne dans la nouvelle liturgie romano-franque.

A partir du XIIème siècle, l’antienne Media vita s’accompagne curieusement de versets, dont le plus commun (et probablement le plus ancien) – Ne projicias nos, celui-là même qui faisait pleurer saint Thomas d’Aquin – est celui utilisé tant par Paris que par les Dominicains. Ce verset Ne projicias nos est tiré du psaume 30, verset 9, avec mise au pluriel du verset biblique. Si l’antiphonaire manuscrit du chœur de Notre-Dame de Paris indique le chant du verset après le Nunc dimittis (comme dans l’usage de Sarum), les éditions postérieures du Breviarium Parisiense (de 1492 & 1500) placent ce verset avant le cantique évangélique, comme dans le rit dominicain.

La majorité des manuscrits assignent Media vita au Nunc dimittis des complies de Carême, assez souvent à partir de la mi-Carême, le milieu du Carême évoquant symboliquement le milieu de la vie évoqué par le texte de l’antienne, ainsi que le souligne en 1286 Guillaume Durand de Mende (Rational ou manuel des Divins offices, L. VI, chap. LII, n°IV & V). L’usage de Paris l’emploie aux complies de Carême à partir de la veille du IInd dimanche et jusqu’au Triduum pascal. Ce n’est qu’au XXème siècle que les éditions de Solesmes vont proposer le chant de Media vita pendant le temps de la Septuagésime.

A titre de comparaison, voici le chant dominicain de cette antienne de Nunc dimittis, qui est chantée dans cet Ordre à partir des complies de la veille du IIIème dimanche de Carême :

Et voici le Media vita dans l’usage de Sarum en Angleterre, tel qu’édité par l’excellent site The Sarum Rite. Il comporte trois versets et se chante à partir du IIIème dimanche de Carême :

Rit parisien – Répons Minor sum – IInd dimanche de Carême

Dominica II in Quadragesima
Ad processionem, Resp.

Répons parisien - Minor sum cunctis miserationibus tuis - ton-4

Minor sum cunctis miseratiónibus tuis, Dómine Abraham. In báculo meo transívi Jordánem istum : et nunc cum duábus turmis regrédior. * Líbera me, Dómine, de mánibus Esau quia valde contrémit cor meum illum timens. Je suis indigne de toutes vos miséricordes, Seigneur d’Abraham. J’ai passé ce fleuve du Jourdain n’ayant qu’un bâton, et je retourne maintenant avec ces deux troupes. Délivrez-moi, Seigneur, de la main d’Esaü, parce que mon cœur le crains extrêmement.
(Genèse XXXII, 10-11)
℣. Tu locútus es quod mihi bene fáceres, et dilatáres semen meum sicut arénam maris. ℣. Vous m’avez promis de me combler de biens, et de multiplier ma race comme le sable de la mer.
(Genèse XXXII, 12)
* Líbera me, Dómine, de mánibus Esau quia valde contrémit cor meum illum timens. * Délivrez-moi, Seigneur, de la main d’Esaü, parce que mon cœur le crains extrêmement.
(Genèse XXXII, 11)

Source : Antiphonaire de Notre-Dame de Paris (c. 1300) – F-Pn lat. 15181 f°234 v°. – Cantus ID: 007156 & 007156b.

Ce répons fait partie de la couche ancienne du répertoire de l’office romain, puisqu’on le trouve dans l’antiphonaire de Compiègne du IXème siècle, le plus ancien témoin complet du texte de l’office divin. Son texte est établi sur celui de l’histoire de Jacob Israël, dans le livre de la Genèse, qui est lue à l’office nocturne de ces jours du Carême. Ce répons a cependant progressivement disparu des différents usages diocésains médiévaux, il n’a pas été conservé par les Ordres religieux ni par le Bréviaire romain de saint Pie V.

L’usage de Paris l’a conservé en l’assignant à la procession dominicale qui précède la grand-messe du IInd dimanche de Carême.

Ier dimanche de Carême – Introït – Graduale Romanum 1905

Dominica I. in Quadragesima
Introitus

Introit - Invocabit me - ton 8

INVOCABIT ME, * et ego exáudiam eum : erípiam eum, et glorificábo eum : longitúdine diérum adimplébo eum. Il m’invoquera, et moi, je l’exaucerai : je le sauverai et je le glorifierai ; je le comblerai de jours.
(Psaume XC, 15-16).
Ps. Qui hábitat in adjutório Altíssimi, * in protectióne Dei cæli commorábitur. Ps. Qui demeure sous l’assistance du Très-Haut reposera sous la protection du Dieu du ciel.
(Psaume XC, 1).
Glória Patri, & Fílio, & Spirítui Sancto. * Sicut erat in princípio, & nunc, & semper, & in sæcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Comme il était au commencement, & maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.