Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du IXème dimanche après la Pentecôte

IXème dimanche après la Pentecôte - Jésus chasse les marchands du TempleSaint-Eugène, le dimanche 21 juillet 2013, grand’messe de 11h.

Jésus pleure sur Jérusalem & chasse les marchants du temple.

« Quiconque a lu l’histoire de la chute de Jérusalem survenue sous les chefs romains Vespasien et Titus, reconnaît cette ruine que le Seigneur a décrite en pleurant. N’est-ce pas les chefs romains qu’il dénonce quand il dit : « Car des jours viendront sur toi, où tes ennemis t’entoureront de tranchées » ? Et ces paroles aussi : « Ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre », témoignent du déplacement même de cette ville. Car si maintenant elle a été reconstruite en dehors de la porte, là où le Seigneur fut crucifié, c’est que la Jérusalem antérieure a été renversée de fond en comble, comme il est dit. »

Sermon de saint Grégoire, pape, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa XI Orbis factor
  • Procession d’entrée: orgue
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Pacem meam do vobis – antienne Ad pacem de la liturgie mozarabe (Jean, 14, 27 & 13, 34)
  • Après la Consécration : Tantum ergo sacramentum « mozarabe » – Sur le plain-chant des livres de Tolède – Tomás Luis de Victoria (1548 † 1611), maître de chapelle aux Descalzas Reales de Madrid
  • Pendant la communion : Ego servus tuus – sacrificium de la liturgie mozarabe
  • Prière pour la France, sur le VIème ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est XI
  • Après le dernier Evangile : Sub tuum præsidium
  • Procession de sortie : Cantique des trois enfants dans la Fournaise – VIème ton (Daniel 3, 57-56 – Action de grâce après la messe) – Maxime Kovalevky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Programme du IVème dimanche après la Pentecôte – Notre-Dame de Kazan – ton 3

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 21 juillet 2013 du calendrier grégorien, 8 juillet 2013 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton III de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour l’apparition de l’icône de la très-sainte Mère de Dieu en la ville de Kazan, l’an 1579.

    L’icône miraculeuse de la Vierge de Kazan est sans doute l’icône mariale la plus vénérée de Russie et est devenue au fil des siècles comme le porte-étendard spirituel de la nation russe. Sur cette icône, la Très-Sainte Mère de Dieu est représentée avec son divin enfant sur son côté gauche. C’est la seule icône, parmi les icônes miraculeuses, sur laquelle il n’y a qu’une seule main : La main du Christ qui bénit ; les autres mains ne sont pas visibles, elles sont sous les vêtements. L’Enfant Jésus est représenté debout face à celui qui regarde l’icône, à l’opposé des diverses autres positions qu’il a sur les autres types d’icône où il est représenté dans les bras de sa Mère.

    Cette icône passe pour être arrivée de Constantinople à Kazan au XIIIème siècle mais avait disparu au XVIème siècle. La ville de Kazan, tombée sous le joug tatare musulman, en fut libérée le 1er octobre 1552 en la fête de la Protection de la Mère de Dieu (Pokrov) par le tsar Ivan le Terrible. En remerciement de cette victoire, le tsar fit construire de 1555 à 1560 la cathédrale de la Protection de la Mère de Dieu sur la Place Rouge de Moscou (plus connue aujourd’hui sous le nom de Saint-Basile-le-Bienheureux, du nom du saint enterré dans l’une de ses chapelles). A Kazan libérée, le tsar fit édifier également une cathédrale et de nombreuses églises. La ville eut un archevêque en 1555, mais les musulmans de la ville menèrent une lutte acharnée contre l’Orthodoxie qui y refleurissait. En 1579, Kazan fut dévastée par un incendie. Les musulmans en profitèrent pour répandre l’idée qu’il s’agissait là d’un jugement de Dieu contre les chrétiens. Une petite fille de neuf ans, Matrona, eut alors une apparition de la Mère de Dieu lui indiquant un endroit dans la ville où il fallait creuser pour trouver son icône sous les décombres de l’incendie. Les parents de Matrona puis les autorités religieuses & civiles de la ville crurent à une fable et il fallut deux apparitions de Notre-Dame pour que des fouilles furent enfin décidées par la mère de la fillette, aidée de voisins & amis. Creusant avec une pioche à l’emplacement indiqué par Notre Dame, Matrona elle-même retrouva le 8 juillet 1579 son icône enveloppée dans un paquet recouvert d’un linge mauve foncé. La nouvelle s’en propagea dans toute la ville et des foules entières se précipitèrent sur le lieu de la découverte. L’icône était là, par terre et tous se prosternaient devant elle. Le futur patriarche de Moscou saint Hermogène, alors simple prêtre à Kazan, témoigne de l’émotion alors ressentie : « Malgré mon coeur dur comme une pierre, j’ai éclaté en larmes et je me suis jeté au pied de l’icône ». Enfin arrivèrent les autorités de la ville et l’archevêque de Kazan Jérémie avec le clergé. « L’archevêque et le voyvode priaient en pleurant, demandant à la très sainte Mère de Dieu de leur pardonner leur manque de foi ». On fit la translation de l’icône dans la cathédrale de Kazan. Au cours de celle-ci, un aveugle, du nom de Joseph, s’arrêtant devant l’icône, stoppa la procession. En pleurant, il pria la Mère de Dieu et recouvra instantanément la vue. Lorsque l’icône fut rentrée dans la cathédrale de l’Annonciation, « les uns poussaient les autres, certains marchaient sur la tête des autres afin de toucher l’icône miraculeuse ». A nouveau un autre aveugle, Nikita, recouvra la vue instantanément. Le tsar Ivan le Terrible ordonna alors la construction d’une église et d’un monastère sur l’emplacement de la découverte. Matrona et sa mère furent parmi les premières moniales de ce monastère et du reste Matrona en devint plus tard l’higoumène.

    La découverte miraculeuse de l’icône fut un signe fort qui raffermit la foi russe, et elle entraîna la construction de nombreuses églises dans tout le pays. L’icône fut par la suite invoquée à de multiples reprises dans les moments de périls au cours de l’histoire russe, et l’une de ces occasions constitue du reste l’objet de la fête de ce jour : en effet, le 22 octobre 1612, l’armée russe, commandée par Dimitri Pojarski et composée de boyards et de milices populaires, précédée par une copie de l’icône de la Vierge de Kazan, rentre dans Moscou et en chasse les Polonais. Le départ des étrangers met fin au « temps des Troubles », consécutif à la mort du tsar Boris Godounov. Il ne reste plus aux Russes qu’à rétablir un pouvoir digne de ce nom. Les états généraux se réunissent et, prenant la précaution d’exclure du trône tout étranger, ils élisent le prince Michel Romanov (sa descendance règnera sur le pays jusqu’à la révolution de février 1917). Le 25 octobre 1612, une divine liturgie est célébrée sur la Place Rouge et, en ce jour historique, se rencontrent deux des plus grandes icônes russes : celle de la Vierge-de-Vladimir symbolisant les siècles passés de la dynastie des Riourik et celle de la Vierge-de-Kazan symbolisant le renouveau avec l’avènement de la dynastie des Romanov. La copie de l’icône de Kazan, qui avait galvanisé les miliciens conduit par Pojarski, sera déposée dans une nouvelle cathédrale spécialement construite à Moscou en 1636, la cathédrale Notre-Dame-de-Kazan donnant sur la Place Rouge. Cette cathédrale – rasée par les communistes – est désormais reconstruite à l’identique.

    L’icône originale de Notre-Dame de Kazan est hélas pour l’instant perdue : elle fut en effet volée dans le monastère de Kazan le 29 juin 1904, et depuis jamais retrouvée. Cette perte en pleine guerre russo-japonaise fut interprétée par beaucoup comme le signe annonciateur des malheurs qu’allait vivre la Russie pendant le XXème siècle. Une association de fidèles de Notre-Dame de Fátima pensait avoir retrouvé l’original qu’elle acheta à un antiquaire en 1970, afin de l’installer dans la chapelle byzantine Domus Pacis des sanctuaires de Fátima, mais une expertise montra qu’il s’agissait d’une copie des environs de l’an 1730. Rappelons le cœur du message de la Vierge lorsqu’elle apparut à Fátima au Portugal le 13 Juillet 1917: « Dieu est sur le point de punir le monde à cause de ses crimes, par le moyen de la guerre, de la famine et des persécutions de l’Eglise et du Saint Père. Pour empêcher cela, je viendrai demander les communions réparatrices et la Consécration de la Russie à Mon Coeur Immaculé. A la fin, mon Coeur Immaculé triomphera. Le Saint Père me consacrera la Russie qui se convertira, et une période de paix sera accordée au monde. »

    Le Pape Jean Paul II, en pèlerinage à Fátima en 1991, décida de transférer cette icône de Notre-Dame de Kazan dans ses appartements au Vatican et lui a voua une vénération toute particulière. Il l’a présentée au président Vladimir Poutine en visite officielle au Vatican le 5 novembre 2003. Embrassant l’icône, le Pape avait affirmé en russe qu’il « priait tous les jours pour la Russie » ; son interlocuteur avait alors également vénéré la sainte icône.

    En signe de réconciliation, le Pape a offert cette icône au patriarcat de Moscou et l’icône fut reçue le 28 août 2004 lors d’une cérémonie solennelle organisée en la cathédrale de l’Assomption du Kremlin de Moscou pour la fête de la Dormition de la Vierge. Le 21 juillet 2005, alors que la ville de Kazan célébrait son millénaire et que c’était le jour de célébration liturgique de l’invention de l’icône, devant une foule de 10 000 pèlerins, l’icône offerte par le Pape fut placée par le patriarche Alexis II dans la cathédrale de l’Annonciation au Kremlin de Kazan.

    Outre les copies de Moscou et de Kazan, la copie de Saint-Pétersbourg est elle aussi fameuse : deux fois plus grande en taille par rapport à l’icône originale et réalisée vraisemblablement à la fin du XVIIème siècle, elle était en tête de l’armée russe au champ de bataille de Poltava le 27 juin 1709. En 1710, Pierre le Grand l’emmène sur les berges de la Neva, pour sa nouvelle capitale impériale. Elle sera le joyau de la grande cathédrale de Kazan de Saint-Pétersbourg bâtie sous Paul Ier le long de la perspective Nevski en 1811 par l’architecte Voronikhine. Cette cathédrale réalisée pour abriter l’icône est une réplique de la basilique Saint-Pierre de Rome.

    Aux heures
    A tierce : Tropaire du dimanche, ton 3. Gloire au Père. Tropaire de la Mère de Dieu. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
    A sexte : Tropaire du dimanche, ton 3. Gloire au Père. Tropaire de la Mère de Dieu. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : de la Mère de Dieu.

    Tropaires des Béatitudes : six tropaires du dimanche, ton 3 & quatre tropaires de la 3ème ode du canon de la Mère de Dieu.
    1. Adam, notre premier père, ayant transgressé ton commandement, * ô Christ, tu l’as chassé du Paradis ; * mais, compatissant, tu fis entrer le bon Larron * te confessant sur la croix et criant : * Souviens-toi de moi, Sauveur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
    2. Pour notre faute, tu nous condamnas * à la malédiction de la mort, Seigneur source-de-vie ; * mais, souffrant dans ton corps, Maître sans péché, * tu fis revivre les morts qui s’écrièrent : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
    3. Ressuscité d’entre les morts, tu nous sauvas de nos passions, * Seigneur, par ta sainte Résurrection ; * et, Sauveur, tu as détruit toute la puissance de la mort ; * c’est pourquoi nous, les fidèles, te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
    4. Par ta sépulture de trois jours tu éveillas, * Dieu, les morts qu’aux Enfers tu vivifias ; * et, dans ta bonté, tu fus la source de l’immortelle vie * pour nous tous, fidèles, qui sans cesse te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
    5. Aux Myrophores tu apparus d’abord, * Sauveur ressuscité d’entre les morts, * leur criant : Réjouissez-vous ! * et par elles, ô Christ, tu révèles ton éveil à tes amis ; * aussi te crions-nous : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
    6. Sur la montagne Moïse, étendant les bras, préfigurait la croix et triomphait d’Amalec ; * nous-mêmes, nous la prenons pour combattre les démons * et tous ensemble avec foi te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les cieux se réjouissent, * que la terre exulte d’allégresse, * car le Seigneur a fait merveille * par la force de son bras, * terrassant la mort par sa propre mort * et devenant d’entre les morts le premier-né : * du sein de l’Enfer il nous a tous sauvés, * accordant au monde la grâce du salut.
    2. Tropaire de la Mère de Dieu, ton 4 : Toi qui nous protèges de tout cœur, * Mère du Seigneur tout-puissant, * intercède auprès de ton Fils, * le Christ notre Dieu, en faveur de nous tous * et fais que nous trouvions le salut, * nous qui accourons sous ta puissante protection. * Dame souveraine, protège-nous tous, * nous qui, dans le malheur, l’affliction, la maladie, * et sous le poids de tant de péchés, * avec tendresse te prions devant ton icône immaculée, * avec larmes, le cœur contrit, * faisant reposer notre irréversible espérance sur toi : * accorde-nous la délivrance de tout mal, * tout ce qui nous est utile, et sauve-nous, Vierge Mère de Dieu, ** car tu es pour tes serviteurs la divine protection.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion du dimanche, ton 3 : Du tombeau tu es ressuscité * en ce jour, ô Dieu de miséricorde, * nous arrachant aux portes de la mort ; * en ce jour Adam tressaille d’allégresse et Eve danse de joie, * et tous ensemble les Patriarches & les Prophètes chantent inlassablement * la force & la puissance de ta divinité.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion de la Mère de Dieu, ton 8 : Accourons, fidèles, vers ce havre de sérénité, * la protection de la Vierge, son aide empressée, * le prompts salut qu’elle nous offre avec ardeur. * Hâtons-nous vers la prière, empressons-nous vers le repentir, * car la très-sainte Mère de Dieu * fait jaillir sur nous sa miséricorde qui ne tarit pas, * avec prévenance elle vient à notre secours, * elle délivre de grands malheurs et d’immenses calamités ** ses serviteurs qui bien lui plaisent et cultivent la crainte de Dieu.

    Prokimen
    Du dimanche, ton 3 :
    ℟. Sonnez pour notre Dieu, sonnez ; sonnez pour notre Roi, sonnez ! (Psaume 46, 7).
    ℣. Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ! (Psaume 46, 2).
    Du Martyr, ton 7 :
    ℟. Le juste a sa joie dans le Seigneur, et en lui il se réfugie (Psaume 63, 11).
    De la Mère de Dieu, ton 3 :
    ℟. Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur (Luc 1, 46).

    Epîtres
    Du dimanche : Romains (§ 93) VI, 18-23.
    Car la mort est la solde et le payement du péché ; mais la vie éternelle est une grâce et un don de Dieu, en Jésus-Christ notre Seigneur.
    De la Mère de Dieu : Philippiens (§ 240) II, 5-11.

    Alleluia
    Du dimanche, ton 3 :
    ℣. En toi, Seigneur, j’ai mon abri ; sur moi pas de honte à jamais (Psaume 30, 2).
    ℣. Sois pour moi un Dieu qui me défend, un lieu fort qui me sauve (Psaume 30, 3.)
    De la Mère de Dieu :
    ℣. Ecoute, ma fille, regarde & tends l’oreille, oublie ton peuple & la maison de ton père (Psaume 44, 11).

    Evangile
    Du dimanche : Matthieu (§ 25) VIII, 5-13.
    Mais le centenier lui répondit : Seigneur ! je ne suis pas digne que vous entriez dans ma maison ; mais dites seulement une parole, et mon serviteur sera guéri.
    De la Mère de Dieu : Luc (§ 54) X, 38-42 ; XI, 27-28.

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    De la Mère de Dieu : J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur (Psaume 115, 13). Alleluia, alleluia, alleluia.

    Programme du VIIIème dimanche après la Pentecôte

    Saint-Eugène, le dimanche 14 juillet 2013, grand’messe de 11h.

    L’économe infidèle.

    On comprend la suite : Celui qui est fidèle pour très peu de chose, ce qui veut dire pour le plan charnel, sera fidèle aussi pour beaucoup, ce qui veut dire pour le plan spirituel. Mais celui qui est malhonnête pour très peu qui ne met pas au service de ses frères ce que Dieu a créé pour tous, celui-là sera malhonnête aussi dans le partage des richesses spirituelles, car il ne dispensera pas la doctrine selon les besoins, mais selon les personnes. « Or, dit le Seigneur, si vous ne dispensez pas bien les richesses matérielles et caduques, qui donc vous confiera les vraies et éternelles richesses de la doctrine divine ? »

    Homélie de saint Jérôme, prêtre, IXème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

    L’introït de la messe de ce dimanche, – Suscepimus, Deus, misericordiam tuam, in medio templi tui – Nous avons reçu, Dieu, ta miséricorde au milieu de ton temple -, tiré du psaume 47, a été ultérieurement réutilisé au VIIIème siècle pour servir également d’introït à la messe de la Purification le 2 février, lorsque cette fête fut instituée.

    Par ailleurs, l’antienne de communion de ce dimanche – Gustate & videte quoniam suavis est Dominus – Goutez & voyez combien doux est le Seigneur – est tirée du psaume 33. Au IVème siècle, ce psaume eucharistique par excellence était universellement chanté à la communion, tant en Orient comme en Occident, et il en subsiste des traces nombreuses dans les différents rits. Il est possible que l’antienne de ce jour soit un témoin pour le rit romain de cet usage primitif. Nous chanterons aussi durant la communion de ce dimanche le répons ordinaire de la liturgique mozarabe qui reprend le même texte.

  • Propre grégorien du jour
  • Procession d’entrée : Hæc dicit Dominus – Prælegendum du rit mozarabe
  • Kyriale XI – Orbis factor
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Pendant les encensements de l’offertoire, chant du Dirigatur du Vème ton – faux-bourdon parisien (édition de 1739)
  • Après la Consécration : O vere digna Hostia de Guillaume Bouzignac (c. 1587 † ap. 1643), maître de chapelle des cathédrales d’Angoulême, de Bourges, de Rodez et de Clermont-Ferrand
  • Pendant la communion : Gustate et videte – répons « Ad accedentes » (pour la communion) ordinaire de la messe du rit mozarabe – harmonisation sur le plain-chant mozarabe : Henri de Villiers (versets tirés du Psaume de communion, Psaume XXXIII)
    Tantum ergo sacramentum « mozarabe » – Sur le plain-chant des livres de Tolède – Tomás Luis de Victoria (1548 † 1611), maître de chapelle aux Descalzas Reales de Madrid
    Refecti Christi corpore – Antiphona post Communionem – ordinaire de la liturgie du rit mozarabe – plain-chant de Tolède
  • Prière pour la France, faux-bourdon parisien du IIIème ton (d’après l’édition de 1739)
  • Après le dernier Evangile : Salve Regina
  • Procession de sortie : Psaume CL – tradition du monastère de Valaam – adaptation Henri de Villiers
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    Programme du IIIème dimanche après la Pentecôte – saints thaumaturges anargyres Côme & Damien – ton 2

    Saints anargyres Côme & DamienParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 14 juillet 2013 du calendrier grégorien, 1er juillet 2013 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton II de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour les saints thaumaturges anargyres & martyrs Côme & Damien. Ces deux médecins soignaient gratuitement (d’où leur surnom d’anargyres : sans argent) & miraculeusement les malades qui se présentaient à eux dans la ville d’Egée en Cilicie. Pendant les persécutions de Dioclétien, Côme et Damien furent arrêtés sur l’ordre de Lysias, Préfet de Cilicie. Il leur ordonna d’abjurer sous la torture, mais ceux-ci restèrent fidèles à leur foi en dépit de toute une série de tortures affreuses auxquelles ils restèrent insensibles ; finalement ils furent décapités. Leurs frères cadets Antime, Léonce et Euprepius, qui les suivaient partout, partagèrent leur martyre. Les deux frères thaumaturges furent très tôt l’objet de la dévotion des peuples chrétiens – tant d’Orient que d’Occident -, et dès le IVème siècle, on voit des églises qui leur sont consacrées à Jérusalem, en Égypte et en Mésopotamie. Leurs reliques furent une première fois translatées dans la ville de Cyrus en Syrie. L’empereur Justinien (527 † 565) les fit transporter à Constantinople. A la suite d’une guérison qu’il attribua à l’intercession de Côme et Damien, Justinien fit construire et décorer une église en témoignage de gratitude, église qui devint un lieu célèbre de pèlerinage. A Rome le pape Félix IV (526 † 530) reconsacra en leur honneur la Bibliothèque de la Paix (Bibliotheca Pacis) sur le Forum de Vespasien pour en faire la basilique Santi Cosma e Damiano ; celle-ci reste célèbre pour ses mosaïques du VIe siècle représentant les saints. Les saints anargyres sont fêtés deux fois dans le rit byzantin : le 1er juillet et le 1er novembre. Le rit romain les honore au 27 septembre et les cite au canon de la messe ainsi que dans les litanies des saints.

    Aux heures
    Tropaire du dimanche, ton 2. Gloire au Père. Tropaire des Anargyres. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.

    A la divine liturgie

    Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 2 & 4 tropaires de la 3ème ode du canon des Anargyres.
    1. Reprenant la prière du bon Larron, * ô Christ, nous te disons : * Souviens-toi de nous, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
    2. Ta croix, nous te l’offrons * pour la rémission de nos péchés : * Seigneur, tu l’as supportée ** par amour pour les hommes.
    3. Devant ta Sépulture & ta sainte Résurrection, * Maître, nous nous prosternons : * par elles tu rachetas de la corruption, ** Ami des hommes, le monde entier.
    4. Seigneur, l’empire de la Mort * par ta mort fut englouti, * & par ta sainte Résurrection, ** Dieu sauveur, tu as sauvé l’univers.
    5. Au plus profond de l’Enfer, * lorsqu’ils virent ta clarté, * ceux qui dormaient dans les ténèbres de la mort, * ô Christ, se levèrent, ressuscités.
    6. Ressuscité du tombeau, * tu vins au-devant des Myrophores, * et les Disciples reçurent la mission ** de proclamer ta Résurrection.
    7. Le monde chante chaque jour * vos bienfaits si nombreux * et la multitude de vos miracles, * thaumaturges guérisseurs ** qui vraiment êtes devenus les égaux des Anges.
    8. Vous, les deux astres lumineux * qui brillez mystiquement sur la voûte de l’Eglise, * saints Cosme et Damien, * répandez, nous vous prions, ** votre clarté sur tous les cœurs.
    9. Voici, de tous côtés * se rassemble le peuple * pour chanter vos dons sublimes * dans votre temple, saints Martyrs; * en retour, exaucez ** les prières de tous.
    10. Toi qui par la parole donnas corps * au Verbe de suprême sainteté, * délivre-moi de mes passions * si peu conformes à la raison, * moi qui te chante par des cantiques divins, ** Vierge sainte et Souveraine immaculée.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : * Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi !
    2. Tropaire des Anargyres, ton 8 : Saints anargyres & thaumaturges Côme & Damien, * visitez-nous dans notre faiblesse : ** gratuitement vous avez reçu, gratuitement donnez-nous.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion des Anargyres, ton 2 : Ayant reçu la grâce des guérisons, * vous dispensez la vigueur à ceux qui en ont besoin : * médecins, thaumaturges très glorieux, * par votre visite brisez l’arrogance des ennemis, ** guérissez le monde par vos miracles.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion du dimanche, ton 2 : Lorsque tu es ressuscité du tombeau, Sauveur tout-puissant, * l’Enfer à la vue de ce miracle fut saisi de frayeur ; * les morts se sont levés et, te voyant, la création partage ta joie, * Adam s’unit à l’allégresse ; * et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.

    Prokimen
    Du dimanche, ton 2 :
    ℟. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14).
    ℣. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18).
    Des Anargyres, ton 4 :
    ℟. Pour les saints qui sont sur sa terre, le Seigneur a rendu merveilleuse toutes ses volontés (Psaume 15, 3).

    Epîtres
    Du dimanche : Romains (§ 88) V, 1-10.
    Or cette espérance n’est point trompeuse, parce que l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné.
    Des Anargyres : 1 Corinthiens (§153) XII, 27 – XIII, 8.

    Alleluia
    Du dimanche, ton 2 :
    ℣. Qu’il te réponde, le Seigneur, au jour d’angoisse, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob ! (Psaume 19, 1).
    ℣. Seigneur, sauve le roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquons (Psaume 19, 10).
    Des Anargyres :
    ℣. Voyez comme il est bon, comme il est doux d’habiter en frères tous ensemble ! (Psaume 133, 1).

    Evangile
    Du dimanche : Matthieu (§ 18) VI, 22-33.
    Pourquoi aussi vous inquiétez-vous pour le vêtement ? Considérez comment croissent les lis des champs : ils ne travaillent point, ils ne filent point : et cependant je vous déclare que Salomon même dans toute sa gloire n’a jamais été vêtu comme l’un d’eux.
    Des Anargyres : Matthieu (§34) X, 1, 5-8.

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    Des Anargyres : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

    Programme du VIIème dimanche après la Pentecôte

    Saint-Eugène, le dimanche 7 juillet 2013, grand’messe de 11h.

    Vous les reconnaitrez à leurs fruits

    Le Seigneur nous recommande d’évaluer aux fruits des œuvres les paroles de flatterie et les apparences de douceur et de n’apprécier personne tel qu’il se dépeint en paroles, mais bien tel qu’il se présente par ses actes ; car la rage du loup se couvre chez plus d’un de la peau du mouton. Les épines ne produisent, pas de raisins, ni les chardons des figues, et les arbres mauvais ne donnent pas de bons fruits : le Seigneur nous enseigne par là que la réalité des bonnes œuvres ne consiste pas en de telles apparences, et qu’il faut donc reconnaître chacun à ses fruits. Car ce n’est pas uniquement le zèle en paroles qui obtiendra le Royaume des Cieux et ce n’est pas celui qui dit : « Seigneur, Seigneur » qui en recueillera l’héritage.

    Homélie de saint Hilaire, évêque, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

  • Propre grégorien du jour
  • Procession d’entrée : Omnes gentes – Chœur de Michel-Richard de Lalande (1657 † 1726), sous-maître de la chapelle des rois Louis XIV & Louis XV. Psaume XLVI, premier ton
  • Kyriale XI – Orbis factor
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : chant du Dirigatur du Vème ton – faux-bourdon parisien (édition de 1739)
  • Après la Consécration : O salutaris Hostia sur le ton du récitatif liturgique de la préface – Henri de Villiers
  • Pendant la communion : Gustate et videte – répons « Ad accedentes » (pour la communion) ordinaire de la messe du rit mozarabe – harmonisation sur le plain-chant mozarabe : Henri de Villiers
  • Domine salvam fac Galliam – Prière pour la France, faux-bourdon parisien du IVème ton (d’après l’édition de 1739)
  • Après le dernier Evangile : Salve Regina
  • Procession de sortie : Psaume CL – tradition du monastère de Valaam – adaptation Henri de Villiers
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    Programme de la Nativité de saint Jean Baptiste – dimanche de tous les saints qui ont illuminé la terre de Russie – ton 1

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 7 juillet 2013 du calendrier grégorien, 24 juin 2013 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton I de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour la Nativité du vénérable & glorieux Prophète, le Précurseur & Baptiste Jean.

    La Nativité de saint Jean-Baptiste est raconté par saint Luc au premier chapitre de son évangile. Conformément à l’évangile, six mois jours pour jours – mais comptés selon le calendrier romain (VIII des calendes de juillet (soit le 24 juin) – VIII des calendes de janvier (soit le 25 décembre) séparent les fêtes de la Nativité de saint Jean-Baptiste et de celle de Notre Seigneur.

    Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les dates de naissance de saint Jean-Baptiste le 24 juin et de son cousin le Christ, six mois plus tard le 25 décembre (Elisabeth étant enceinte de six mois lors de la Visitation de sa cousine la Vierge Marie), n’ont pas été fixé arbitrairement ou pour prétendument christianiser des fêtes païennes. Le professeur Shemarjahu Talmon (1920 † 2010), de l’Université Hébraïque de Jérusalem, après avoir étudié les documents de Qumran et le calendrier du Livre des Jubilés, avait réussi à préciser l’ordre de succession des 24 classes sacerdotales dans le Temple de Jérusalem autour de notre ère (chacune servant deux fois par an), selon le curieux calendrier solaire alors en usage en Palestine dans les communautés juives. Ses résultats furent livrés dans l’article « The Calendar Reckoning of the Sect from the Judean Desert. Aspects of the Dead Sea Scrolls ». Dans cette étude, le professeur Talmon indique que la classe d’Abia (ab-Jah) servait ainsi deux fois dans le Temps : la première fois, du 8 au 14 du troisième mois du calendrier ; la seconde fois du 24 au 30 du huitième mois du calendrier. Ce second tour correspond à la dernière décade de notre mois de septembre. Or nous savons par saint Luc que Zacharie, père de saint Jean-Baptiste, était prêtre de la classe d’Abia et servait dans le Temple lorsqu’il fut frappé de mutisme en raison de son incrédulité après que l’Ange lui a annoncé la naissance d’un fils (Luc I). Le rite byzantin, de façon très ancienne, fait mémoire de l’annonce à Zacharie le 23 septembre. C’est donc très logiquement que 9 mois après, nous célébrons la naissance de saint Jean Baptiste le 24 juin et celle du Christ six mois plus tard le 25 décembre (les bergers gardant leurs troupeaux durant la nuit suggèrent davantage une naissance en hiver qu’en été, comme l’aurait été si on prenait pour point de référence le premier service annuel de la classe d’Abia dans le Temple de Jérusalem). Rappelons aussi que saint Jean Chrysostome justifiait l’adoption de la date du 25 décembre pour fêter Noël par l’examen des archives impériales mises à la disposition de l’Eglise de Rome.

    Fils du prêtre Zacharie & d’Elisabeth la stérile, fruit de la promesse, Jean délia par sa naissance la langue de son père devenu muet, et « combla de joie le monde entier ». C’est alors que son père, prononçant l’immortel cantique où il chante la réalisation de la promesse faite à Abraham, prédit à son petit enfant le rôle grandiose de Précurseur, devant préparer les voies sur terre à l’Astre qui vient d’en-haut, « afin de mettre nos pieds dans le droit chemin, sur la voix de la paix ». Ce cantique de Zacharie est joint dans le rit byzantin au cantique de la Vierge Marie, et tous deux forment le 9ème cantique de l’office de matines. Les tropaires de la 9ème ode des canons de matines ont été à l’origine écrits pour être chantés entre les versets de ce cantique double.

    Dans le rit byzantin, la fête de la Nativité de saint Jean-Baptiste – célébrée comme au romain le 24 juin – est suivie d’un jour d’après-fête le 25 juin.

    Tous les saints qui ont illuminé la terre de Russie (Toussaint russe)LE SECOND DIMANCHE APRES LA PENTECOTE
    MEMOIRE DE TOUS LES SAINTS QUI ONT ILLUMINE LA TERRE DE RUSSIE

    La fête de la Nativité de saint Jean-Baptiste tombant cette année au second dimanche après la Pentecôte, elle se combine non seulement avec le dimanche, ton 1, mais aussi avec la fête de tous les saints qui ont illuminée la terre de Russie (Toussaint russe).

    Cette célébration vit le jour au XVIème siècle sous le saint métropolite Macaire de Moscou & de toutes les Russies mais fut abandonnée au siècle suivant lors des réformes du Patriarche Nikon. Cette fête fut restaurée à la suite du concile local de Moscou le 26 août 1918.

    L’initiateur de la restauration de cette fête fut un professeur de l’Université de Saint-Pétersbourg, Boris Touraev. Il fut du reste le co-auteur avec le hiéromoine Athanase Sakharov de la première édition de l’office parue en 1918. Une seconde édition de cet office parut en 1946 et fut publiée par le Patriarcat de Moscou. Les différentes strophes des odes du canon du jour à matines énumèrent un très grand nombre de saints russes.

    L’office de tous les saints qui ont illuminé la terre de Russie se combine avec celui du dimanche, ton 1.

    Par les prières de ta Mère immaculée et de tous les saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous, dans ton unique bonté & ton amour pour les hommes. Amen.

    Aux heures
    A tierce : Tropaire du dimanche, ton 1. Gloire au Père. Tropaire de tous les saints de Russie. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : de tous les saints de Russie.
    A sexte : Tropaire du dimanche, ton 1. Gloire au Père. Tropaire du Précurseur. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du Précurseur.

    Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du dimanche, ton 1, 4 tropaires de la 3ème ode du canon du Précurseur & 4 tropaires de 4ème ode du canon de tous les saints de Russie.
    1. Du Paradis l’Ennemi fit chasser Adam * lorsqu’il eut mangé le fruit défendu, * mais par la croix le Christ y fit entrer le bon Larron qui lui criait : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
    2. Je me prosterne devant ta Passion * et je glorifie ta sainte Résurrection ; * avec Adam & le bon Larron * je te crie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
    3. Librement, Seigneur sans péché, * tu as souffert la croix & la mise au tombeau ; * mais, comme Dieu, tu es ressuscité, * faisant surgir avec toi * Adam qui s’écrie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
    4. Le temple de ton corps, tu l’as relevé * du tombeau le troisième jour ; * avec Adam, ô Christ notre Dieu, * tu as ressuscité le genre humain, * qui chante : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
    5. D’une Vierge devait naître le Seigneur; * quant à son loyal Serviteur, * il naît d’une mère stérile et âgée: ** d’un autre miracle les plus grands se laissent précéder.
    6. La Stérile, en ses vieux jours, * embrasse la Vierge mère, sachant bien * que pour un tel enfantement ** Dieu l’a délivrée de sa stérilité.
    7. Ton cri au sortir de la Stérile a rompu * les liens par lesquels la voix de ton père était retenue * et fit connaître, illustre Prophète, clairement * la divine révélation ** de l’ineffable condescendance du Christ.
    8. Issu de l’inféconde stérilité, * celui qui annonce la fécondité en Christ * avec la cognée de sa prédication * a retranché le peuple ingrat * comme stérile et sans fruit.
    9. Bienheureux prince Daniel, * le Seigneur a fait de toi * le fondateur de la ville de Moscou. * Par ta constante prière auprès de lui * protège ta cité et de tout mal * sauve le pays et, dans ta compassion, * ne cesse pas de veiller sur le peuple de Russie.
    10. Nous vous prions, pontifes du Christ * Pierre, Alexis, Jonas, Philippe, Innocent, * Photius, Théognoste & Cyprien, * et tous les autres thaumaturges de Moscou : * dissipez le trouble des esprits, * et ramenez le calme par vos prières auprès de Dieu.
    11. Pontife Hermogène, tu as été * patriarche de l’Eglise de Russie, * confesseur de l’orthodoxie, * l’opposant du péché & de l’impiété, * l’organisateur de la Russie : pour cela * tu souffris la prison & la faim, puis ayant reçu de Dieu * l’incorruptible couronne, tu es entré * dans la joie des pontifes martyrs.
    12. Joie pour l’illustre ville de Moscou, * d’allégresse est comblée l’entière Russie, * comptant sur tes prières, Serge bienheureux ; * et ton monastère est florissant, * lui qui garde, tel un trésor sacré, * tes reliques sans cesse vénérées.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 1: La pierre fut scellée par les Juifs, les soldats gardèrent ton corps immaculé. Cependant, tu ressuscitas le troisième jour, donnant la vie au monde, ô Sauveur. Aussi, les Puissances célestes te crièrent, à toi, source de vie : « Gloire à ta Résurrection, ô Christ ! Gloire à ta royauté ! Gloire à ta divine économie, toi qui seul aimes les hommes ! »
    2. Tropaire du Précurseur, ton 4 : Prophète & Précurseur de la venue du Christ * nous ne pouvons te louer dignement, nous qui t’honorons avec amour : * par ta glorieuse & vénérable nativité * la stérilité d’une mère & le mutisme d’un père ont cessé, ** tandis qu’est annoncée au monde l’incarnation du Fils de Dieu.
    3. Tropaire de tous les saints qui ont illuminé la terre de Russie, ton 8: Comme le bon fruit de tes salutaires semailles * la terre de Russie t’offre, Seigneur, * tous les Saints qui sur elle ont resplendi ; * à leur prière & par celle qui t’enfanta * garde les fidèles de son Eglise dans une profonde paix, * Dieu de miséricorde.
    4. Kondakion du Précurseur, ton 3 : La stérile de jadis enfante en ce jour le Précurseur du Christ, * le dernier de tous les prophètes & le plus grand ; * car à celui que tous ils avaient annoncé * il imposa la main dans les flots du Jourdain * & du Verbe divin s’est de la sorte montré * Prophète, Prédicateur en même temps que Précurseur.
    5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    6. Kondakion de tous les saints qui ont illuminé la terre de Russie, ton 3: En ce jour, le chœur de tous les Saints * qui sur la terre de Russie furent agréables à Dieu * se tient parmi nous invisiblement et prie pour nous ; * avec eux les Anges glorifient le Seigneur * et pour cette fête exultent les autres Saints de l’Eglise du Christ, * intercédant tous ensemble auprès du Dieu d’avant les siècles.
    7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    8. Kondakion du dimanche, ton 1: Tu sors du tombeau en gloire, en tant que Dieu, ressuscitant le monde avec Toi. La mort est anéantie et la nature humaine te chante, ô Dieu. Adam exulte, ô Maître, et Eve libérée de ses liens se réjouit en criant : Tu es, ô Christ, Celui qui donne à tous la résurrection !

    Prokimen
    Du dimanche, ton 1 :
    ℟. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
    ℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).
    Du Précurseur, ton 7 :
    ℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).

    Epître
    Du dimanche : Romains (§ 81) II, 10-16.
    De tous les saints de Russie : Hébreux (§ 330) XI, 33 à XII, 2.
    Du Précurseur : Romains (§ 112) XIII, 11 – XIV, 4.
    Car ce ne sont point ceux qui écoutent la loi, qui sont justes devant Dieu ; mais ceux qui gardent la loi seront justifiés.

    Alleluia
    Du dimanche, ton 1 :
    ℣. C’est Dieu qui me donne les vengeances & prosterne les peuples sous moi. (Psaume 17, 48)
    ℣. Il multiplie pour son roi les délivrances et montre de l’amour pour son Christ. (Psaume 17, 51)
    Du Précurseur, ton 1 :
    ℣. Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, de ce qu’il a visité et racheté son peuple. (Luc 1, 68)

    Evangile
    Du dimanche : Matthieu (§ 9) IV, 18-23.
    Des saints : Matthieu (§ 10) IV, 25 à V, 12.
    Du Précurseur : Luc (§ 1) I, 1-25, 57-68, 76, 80.

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    Du Précurseur : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

    Programme de la solennité des saints Pierre & Paul

    Saint-Eugène, le dimanche 30 juin 2013, grand’messe de 11h.

    Mémoire du VIème dimanche après la Pentecôte.

    Sans doute, frères bien-aimés, le reste du monde prend part à toutes nos solennités saintes ; et la piété d’une même foi demande qu’on célèbre en tous lieux, avec une joie commune, ce qui s’est accompli pour le salut de tous. Néanmoins la fête d’aujourd’hui, en plus de ce respect qui lui est acquis par toute la terre, doit être en notre Ville le sujet d’une vénération spéciale, accompagnée d’une particulière allégresse : de sorte que là où les deux principaux Apôtres sont morts si glorieusement, il y ait, au jour de leur martyre, une plus grande explosion de joie. Car ce sont là, ô Rome, les deux héros qui ont fait resplendir à tes yeux l’Évangile du Christ ; et c’est par eux que toi, qui étais maîtresse d’erreur, tu es devenue disciple de la vérité.

    Sermon de saint Léon, pape, IVème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Messe IV – Cunctipotens
  • Procession d’entrée: Tu es Petrus – ancien répons en l’honneur de saint Pierre chanté à Rome lors du pèlerinage aux tombeaux des Saints Apôtres – mélodie et arrangements : Henri de Villiers
  • Séquence Te laudamus, o Regnator – Au propre de Paris, texte de Simon Gourdan (1646 † 1729), chanoine de Saint-Victor – selon la tradition, l’orgue figure les versets impairs
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Ecce quam bonum – psaume 132 – musique d’Antoine de Boësset, seigneur de Villedieu (1587 † 1643), surintendant de la musique du roi Louis XIII & maître de la musique de la Reine & des Bénédictines de Montmartre
  • Après la Consécration : O salutaris – adaptation depuis un Cherouvikon russe tiré du recueil dit du « Vieux Siméon » (1903)
  • Pendant la communion : Antienne de la fête & Magnificat – 1er ton, faux-bourdon parisien (édition de 1739)
  • Prière pour la France, sur le VIème ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est IV
  • Au dernier Evangile : Sub tuum præsidium
  • Procession de sortie : Chantez, voix bénies – Hymne officiel de l’Etat du Vatican, composé initialement en l’honneur de Sa Sainteté le Bienheureux Pape Pie IX – paroles de Louis Gallet – musique de Charles Gounod (1818 † 1893)
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    Programme du dimanche de tous les saints – ton 8

    Fête de tous les saints - icône du monastère d'Aghiou Pavlou - XIXème siècleParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 30 juin 2013 du calendrier grégorien – 17 juin 2013 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    LE DIMANCHE DE TOUS LES SAINTS
    ВСЕХ СВЯТЫХ

    Le Synaxaire de Nicéphore Calliste Xanthopoulos (XIVème siècle) explique que la fixation de la fête de tous les saints au dimanche qui suit la Pentecôte exprime que l’Esprit-Saint est la source de toute sainteté. Il fait aussi remarquer que le cycle pascal se conclut par cette fête, ayant démarré par le récit de la création et de l’expulsion d’Adam au dimanche de la Tyrophagie ; puis, au travers de la croix, de la passion, de la résurrection, de la descente du Saint-Esprit et de la révélation de la Trinité, le cycle mobile du Triode a exposé le plan d’amour de Dieu pour sauver l’homme : l’économie du salut, laquelle voit sa conclusion naturelle par la sanctification des disciples du Christ.

    Cependant, de même que c’est la dédicace du Panthéon en basilique Sainte-Marie-des-Martyrs au VIème siècle qui est à l’origine de la fête de tous les saints dans le rit romain, de même c’est la dédicace de l’église de Tous les Saints par l’empereur Léon VI le Sage (886 † 912) à Constantinople, près de l’église des Douze Apôtres, qui est à l’origine de la fête de ce dimanche dans le rit byzantin. Pour la petite histoire, cette église fut construite par Léon VI le Sage afin d’y abriter les reliques de son épouse Théophanô, morte ascète et en odeur de sainteté au couvent des Blachernes. Par ses reliques s’accomplissaient des miracles, mais l’empereur répugna à dédier la nouvelle église à sa première épouse et préféra la dédier à tous les saints.

    L’office de tous les saints se combine avec celui du dimanche, ton 8.

    Par les prières de ta Mère immaculée et de tous les saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous, dans ton unique bonté & ton amour pour les hommes. Amen.

    Aux heures
    Tropaire du dimanche, ton 8. Gloire au Père. Tropaire de tous les saints. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : de tous les saints

    Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du dimanche, ton 8 & 4 tropaires de 6ème ode du canon de tous les saints.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 8 : Tu es descendu du lieu très-haut, toi qui es compatissant. * Tu as souffert l’ensevelissement durant trois jours, * pour nous libérer des passions. * Notre vie et notre résurrection, Seigneur, gloire à toi !
    2. Tropaire de tous les saints, ton 4 : Parée du sang de tes martyrs du monde entier * comme de pourpre et de lin, * ton Église te clame par leur intercession, ô Christ Dieu : * « Étends ta compassion sur tes fidèles ; ** accorde la paix à ton peuple et à nos âmes la grande miséricorde. »
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    4. Kondakion de tous les saints, ton 8 : Comme prémices de la nature, à Toi qui fais pousser la création, * le monde entier t’offre, Seigneur, les martyrs théophores ; * garde ton Église dans une paix profonde, par leurs supplications ** et par les prières de la Mère de Dieu, ô Très- miséricordieux.

    Prokimen
    Du dimanche, ton 8 :
    ℟. Rendez hommage et faites offrande au Seigneur notre Dieu. (Psaume 75, 12)
    ℣. Dieu est connu en Judée, en Israël grand est son nom. (Psaume 75, 1)
    De tous les saints, ton 4 :
    ℟. Dieu est admirable dans ses saints, le Dieu d’Israël. (Psaume 76, 36)

    Epître : Hébreux (§ 330) XI, 33 à XII, 2.
    Puis donc que nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, dégageons-nous de tout le poids qui nous abat, et du péché qui nous assiège, et courons par la patience dans cette carrière qui nous est ouverte.

    Alleluia
    De tous les saints, ton 4 :
    ℣. Par la Parole du Seigneur, les cieux ont été affermis, et par l’Esprit de sa bouche, toute leur puissance.
    ℣. Depuis les cieux, le Seigneur a regardé, il a vu tous les fils des hommes.

    Evangile : Matthieu (§ 38) X, 32-33, 37-38 & XIX, 27-30
    Et quiconque aura quitté pour mon nom sa maison, ou ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, en recevra le centuple, et aura pour héritage la vie éternelle.

    Versets de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux (Psaume 148, 1).
    De tous les saints : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alléluia, alléluia, alléluia.

    Programme du Vème dimanche après la Pentecôte

    Le pardon des injures

    La justice des Pharisiens consistait à ne pas tuer ; la justice de ceux qui doivent entrer dans le royaume des cieux est de ne point se fâcher sans raison. C’est donc peu de chose que de ne pas tuer ; et celui qui aura violé ce commandement sera appelé très petit dans le royaume des cieux ; mais celui qui l’aura observé, en ne se rendant point coupable d’homicide, ne sera pas pour cela réputé grand devant Dieu et digne du royaume des cieux, quoiqu’il soit déjà monté d’un degré ; il se perfectionnera s’il ne se met pas non plus en colère sans sujet ; et s’il se perfectionne, il sera beaucoup plus éloigné de l’homicide. C’est pourquoi le législateur qui nous défend de nous mettre en colère, ne détruit nullement la loi, nous interdisant de tuer ; mais il la complète plutôt, afin que nous gardions l’innocence, et extérieurement, en ne tuant point, et au fond de notre cœur, en ne nous mettant pas en colère.

    Homélie de saint Augustin, évêque, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

    Saint-Eugène, le dimanche 23 juin 2013, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h.

  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa XI Orbis factor
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : chant du Dirigatur du Ier ton – faux-bourdon de l’abbé Cardine
  • Après la Consécration : O vere digna Hostia de Guillaume Bouzignac (c. 1587 † ap. 1643), maître de chapelle des cathédrales d’Angoulême, de Bourges, de Rodez et de Clermont-Ferrand
  • Pendant la communion : Ecce panis H. 242 – Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de musique des Jésuites & de la Sainte Chapelle – texte extrait du Lauda Sion, séquence de la Fête-Dieu, de saint Thomas d’Aquin
  • Prière pour la France, faux-bourdon parisien du VIIème ton (d’après l’édition de 1739)
  • Ite missa est XI
  • Après le dernier Evangile : Inviolata
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    Programme de la sainte Pentecôte

    Fête patronale de la Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité:

  • le samedi 22 juin 2013 du calendrier grégorien – 9 juin 2013 du calendrier julien, vigile (grandes vêpres & matines) à 18h.
  • le dimanche 23 juin 2013 du calendrier grégorien – 10 juin 2013 du calendrier julien, divine liturgie de 9h15.
  • La liturgie sera suivie de la présentation des comptes de la paroisse.
  • Pique-nique paroissial organisé ensuite dans les jardins de l’Abbaye de La Source.
  • A 15h30, vêpres de l’agenouillement (fin du temps pascal).
  • La Pentecôte est l’une des douze grandes fêtes de l’année. Le cinquantième jour après Pâques célèbre la descente du Saint-Esprit sur les disciples au Cénacle, à l’heure de Tierce.

    L’Eglise de Jérusalem, au témoignage de la pèlerine Egérie au IVème siècle, célébrait à la Pentecôte non seulement la descente du Saint-Esprit – en se rendant à Sion à la troisième heure – mais également l’Ascension en se rendant au Mont des Oliviers pour les vêpres. A la suite du second Concile œcuménique, la fête de l’Ascension fut célébrée à la fin du IVème siècle au quarantième jour. Cependant, comme l’atteste le Lectionnaire arménien au début du Vème siècle, la station au Mont des Oliviers fut maintenue à Jérusalem à la dixième heure où l’on faisait trois prières solennelles d’agenouillement après des lectures, ce qui est l’origine des actuelles vêpres de l’agenouillement au soir de la Pentecôte. Cet agenouillement solennel à la clôture du temps pascal rappelle que – conformément au dernier canon du Ier concile de Nicée de 325 -, les chrétiens ne doivent pas s’agenouiller lorsqu’ils célèbrent la résurrection du Christ, savoir les dimanches et durant tout le temps de la cinquantaine pascale.

    Dans le rit byzantin, la fête de la Pentecôte est également celle de la Très-Sainte Trinité, l’Esprit-Saint nous faisans adorer en vérité un seul Dieu en trois personne par la révélation qu’il nous fait de la vie divine.

    Par les prières de tes Apôtres, Christ notre Dieu, aie pitié de nous. Amen.

    VIGILE DE LA PENTECOTE : GRANDES VEPRES & MATINES – SAMEDI 22 JUIN A 18h

    Evangile de matines :
    De la fête : Jean (§ 65) XX, 19-23
    Ayant dit ces mots, il souffla sur eux, et leur dit : Recevez le Saint-Esprit.

    DIVINE LITURGIE – DIMANCHE 23 JUIN A 9h15

    Aux heures
    Tropaire de la fête. Gloire au Père. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : de la fête.

    Les psaumes des typiques ainsi que les Béatitudes, au début de la liturgie dominicale, sont remplacées par les trois antiennes suivantes :

    Première antienne, ton 2 – Psaume XVIII
    ℣. Les cieux racontent la gloire de Dieu, * et l’œuvre de ses mains, le firmament l’annonce.
    ℟. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
    ℣. Le jour au jour proclame la Parole, * et la nuit à la nuit annonce la connaissance.
    ℟. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
    ℣. Leur son a retenti par toute la terre, * et leur parole jusqu’aux extrémités du monde.
    ℟. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
    ℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit, * Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    ℟. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.

    Seconde antienne, ton 2 – Psaume XIX
    ℣. Que le Seigneur t’exauce au jour de la tribulation, * que le Nom du Dieu de Jacob te protège.
    ℟. Sauve-nous, Consolateur, Dieu bon, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
    ℣. Que du sanctuaire, il t’envoie son secours, * et que de Sion il t’apporte son soutien.
    ℟. Sauve-nous, Consolateur, Dieu bon, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
    ℣. Qu’il te donne selon ton cœur * et qu’il accomplisse tous tes desseins.
    ℟. Sauve-nous, Consolateur, Dieu bon, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
    ℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit, * Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    Fils unique & Verbe de Dieu, qui es immortel & qui, pour notre salut, as voulu t’incarner de la sainte Mère de Dieu & toujours Vierge Marie, qui, sans changer, t’es fait homme, as été crucifié, Christ-Dieu, et par ta mort as vaincu la mort, l’un de la sainte Trinité, glorifié avec le Père et le Saint-Esprit, sauve-nous.

    Troisième antienne, ton 8 – Psaume XX
    ℣. Seigneur, en ta force le roi se réjouit ; * et pour ton salut, il exulte grandement.
    ℟. Tu es béni, ô Christ, notre Dieu, * toi qui as empli des pêcheurs d’une sagesse suréminente, * leur ayant envoyé le Saint Esprit, * par eux, tu as pêché le monde entier. * Ami des hommes, gloire à toi.
    ℣. Tu lui as accordé ce que son cœur désirait ; * tu ne lui a pas refusé ce que souhaitaient ses lèvres.
    ℟. Tu es béni, ô Christ, notre Dieu, * toi qui as empli des pêcheurs d’une sagesse suréminente, * leur ayant envoyé le Saint Esprit, * par eux, tu as pêché le monde entier. * Ami des hommes, gloire à toi.
    ℣. Car tu l’as prévenu de bénédictions pleines de douceur, * tu as posé sur sa tête une couronne de pierres précieuses.
    ℟. Tu es béni, ô Christ, notre Dieu, * toi qui as empli des pêcheurs d’une sagesse suréminente, * leur ayant envoyé le Saint Esprit, * par eux, tu as pêché le monde entier. * Ami des hommes, gloire à toi.

    A la petite entrée :
    1. Isodikon de la fête : Sois exalté, Seigneur, dans ta puissance, nous chanterons et jouerons des psaumes pour tes grandes œuvres.
    2. Tropaire de la Pentecôte, ton 8 : Tu es béni, ô Christ, notre Dieu, * toi qui as empli des pêcheurs d’une sagesse suréminente, * leur ayant envoyé le Saint Esprit, * par eux, tu as pêché le monde entier. * Ami des hommes, gloire à toi.

    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    4. Kondakion de la Pentecôte, ton 8 : Lorsque Tu descendis pour confondre les langues, * Tu dispersas les nations, ô Très-Haut ; * mais lorsque Tu distribuas les langues de feu, * Tu nous appelas tous à l’unité. ** Aussi d’une seule voix glorifions-nous le très saint Esprit.

    A la place du Trisaghion :
    ℟. Vous tous qui avez été baptisés en Christ, * vous avez revêtu le Christ. * Alléluia. (3 fois)

    Prokimenon :
    De la fête, ton 8 :
    ℟. Leur son a retenti par toute la terre, et leur parole jusqu’aux extrémités du monde (Psaume 18, 5).
    ℣. Les cieux racontent la gloire de Dieu, et l’œuvre de ses mains, le firmament l’annonce (Psaume 18, 2).

    Epître :
    De la fête : Actes des Apôtres (§ 3) II, 1-11
    Aussitôt ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et ils commencèrent à parler diverses langues, selon que le Saint-Esprit leur mettait les paroles en la bouche.

    Alleluia :
    De la fête, ton 1 :
    ℣. Par la Parole du Seigneur, les cieux ont été affermis, et par l’Esprit de sa bouche, toute leur puissance.
    ℣. Depuis les cieux, le Seigneur a regardé, il a vu tous les fils des hommes.

    Evangile :
    De la fête : Jean (§ 27) VII, 37-52 ; VIII, 12
    Ce qu’il entendait de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui : car l’Esprit n’avait pas encore été donné, parce que Jésus n’était pas encore glorifié.

    A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique (de la fête)
    Mégalynaire : Les Apôtres, contemplant la descente du Consolateur, étaient frappés d’admiration, lorsque, sous la forme de langues de feu, leur apparut le Saint-Esprit.
    Hirmos : Réjouis-toi, Reine, tu as la gloire d’être Vierge et Mère. Les langues les plus habiles et les plus éloquentes ne peuvent discourir ni te chanter dignement. Toute intelligence est impuissante à comprendre ton enfantement. Aussi te glorifions-nous d’une même voix.

    Verset de communion
    De la Pentecôte : Ton Esprit bon me conduira dans la terre de rectitude (Psaume 142, 10). Alléluia, alléluia, alléluia.

    VEPRES DE L’AGENOUILLEMENT – DIMANCHE 23 JUIN A 15h30