Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du XXXVIème dimanche après la Pentecôte – tous les saints néomartyrs & néoconfesseurs de Russie – ton 3

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 7 février 2016 du calendrier grégorien – 25 janvier 2016 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton III de l’Octoèque. En ce jour également, l’Eglise russe fête tous ses néomartyrs du XXème siècle victimes du communisme (cette fête est fixée au 25 janvier ou dimanche qui suit le 25 janvier).

La persécution athée sans précédent qui s’est abattue sur l’Église de Russie depuis la Révolution bolchévique de 1917 jusqu’à la célébration du Millénaire du Baptême de la Russie en 1988 n’est pas parvenue à éteindre la foi dans ce pays, mais de nombreux martyrs ont témoigné de la victoire du Christ sur la mort, sur la peur et sur le mal. Une base de données de l’Université orthodoxe Saint-Tikhon de Moscou a recensé 500 000 néomartyrs & néoconfesseurs de la foi victimes du communisme. Parmi ceux-ci, les responsables de cette base de données ont réunis des dossiers personnels plus complets sur 35 000 individus. Si chaque année l’Eglise russe ajoute nommément à son calendrier de nombreux nouveaux saints néomartyrs, il a paru nécessaire de regrouper tous les néomartyrs en une fête. Un nouvel office fut composé en 2002. Celle-ci a été fixée au dimanche qui suit le 25 janvier, pour la raison que c’est à cette date que fut martyrisé saint Vladimir, métropolite de Kiev, lequel fut la première victime de la persécution après la révolution d’Octobre. Le 25 janvier 1918 en effet, arrêté en pleine nuit, saint Vladimir de Kiev fut conduit hors de la Laure des Grottes de Kiev. Maltraité et injurié, il chanta et pria calmement jusqu’à son exécution, bénissant ses bourreaux avant d’être fusillé, leur disant : « Que Dieu vous pardonne ! ».

Il n’est certes pas possible d’énumérer tous les néomartyrs, mais rappelons ici la figure de la grande-duchesse sainte Elisabeth. Élisabeth Feodorovna naquit le 20 octobre 1864. Elle était l’épouse du grand duc Sergei Alexandrovitch, assassiné en 1905 dans un attentat terroriste. Elle rendit visite à l’assassin en prison pour l’exhorter au repentir et demanda sa grâce au tsar. Elle ne cessa de prier pour lui. Pendant la guerre russo-japonaise, elle se dévoua beaucoup, s’occupant des blessés et décida de se consacrer à Dieu.

Animée d’un esprit d’entraide, elle fonda à Moscou le Monastère de Marthe et Marie, moniales infirmières pour les pauvres et les malades. Personne au regard doux, sentant venir des moments durs pour son pays, elle encouragea les croyants à traverser ces moments terribles avec foi. Elle-même se montra une infirmière admirable, ne se ménageant jamais. Refusant d’être sauvée, elle fut arrêtée en 1918 avec deux consœurs dont sainte Barbara qui partagea son martyr. La nuit du 17 juillet 1918, elle fut jetée avec d’autres membres de la famille Romanov dans un puits des mines d’Alapaevsky profond de 60 mètres. Elle ne mourut pas de suite et on l’entendit chanter du fond du gouffre le tropaire de la Résurrection & l’hymne Acathiste. Son corps fut retrouvé intact sur un rebord à seize mètres de profondeur à côté du prince Constantinovitch dont elle avait encore pu soigner les blessures. Après un long périple par Irkoutsk, la Chine, Suez et la Palestine, ses reliques furent déposées dans l’Église du Monastère Sainte-Marie-Madeleine à Jérusalem, construit par l’empereur Alexandre III. Sainte Élisabeth est une des saintes néomartyres les plus vénérées en Russie où son icône est partout présente.

Par la prière des saints néomartyrs & néoconfesseurs, Seigneur notre Dieu, aie pitié de nous.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Néomartyrs. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Néomartyrs. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : des Néomartyrs.

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche & 4 tropaires de la 3ème ode du canon de la fête :
1. Adam, notre premier père, ayant transgressé ton commandement, * ô Christ, tu l’as chassé du Paradis ; * mais, compatissant, tu fis entrer le bon Larron * te confessant sur la croix et criant : * Souviens-toi de moi, Sauveur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Pour notre faute, tu nous condamnas * à la malédiction de la mort, Seigneur source-de-vie ; * mais, souffrant dans ton corps, Maître sans péché, * tu fis revivre les morts qui s’écrièrent : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Ressuscité d’entre les morts, tu nous sauvas de nos passions, * Seigneur, par ta sainte Résurrection ; * et, Sauveur, tu as détruit toute la puissance de la mort ; * c’est pourquoi nous, les fidèles, te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Par ta sépulture de trois jours tu éveillas, * Dieu, les morts qu’aux Enfers tu vivifias ; * et, dans ta bonté, tu fus la source de l’immortelle vie * pour nous tous, fidèles, qui sans cesse te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. Aux Myrophores tu apparus d’abord, * Sauveur ressuscité d’entre les morts, * leur criant : Réjouissez-vous ! * et par elles, ô Christ, tu révèles ton éveil à tes amis ; * aussi te crions-nous : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
6. Sur la montagne Moïse, étendant les bras, préfigurait la croix et triomphait d’Amalec ; * nous-mêmes, nous la prenons pour combattre les démons * et tous ensemble avec foi te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les Célestes soient en liesse ! * Que les terrestres se réjouissent ! * Car le Seigneur a établi son Règne par son bras, * terrassant la mort par la mort, * Lui le Premier-Né d’entre les morts. * Il nous libère du ventre de l’enfer, ** et offre au monde la grande miséricorde.
2. Tropaire des Néomartyrs, ton 4 : Aujourd’hui, l’Eglise russe chante avec joie en chœur, * louant ses néomartyrs et confesseurs : * hiérarques et prêtres, * souverains ayant souffert la passion fermes dans la foi, * princes et princesses, * hommes vénérables et femmes, * et tous les chrétiens orthodoxes. * Après avoir donné leur vie pour la foi dans le Christ * pendant les jours de la persécution athée, * ils ont conservé la vérité par l’effusion de leur sang. * Par leur protection, O Seigneur, lent à la colère, * préserve notre pays dans l’orthodoxie ** jusqu’à la fin des temps.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion des Néomartyrs, ton 3 : Aujourd’hui, les Néomartyrs de Russie, * parviennent drapés de blanc devant l’Agneau de Dieu : * et chantent à Dieu le cantique victorieux des Anges : * bénédiction, gloire, sagesse, * louange, honneur, * puissance et force * à notre Dieu ** pour les siècles des siècles. Amen.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 3 : Du tombeau tu es ressuscité * en ce jour, ô Dieu de miséricorde, * nous arrachant aux portes de la mort ; * en ce jour Adam tressaille d’allégresse et Eve danse de joie, * et tous ensemble les Patriarches & les Prophètes chantent inlassablement ** la force & la puissance de ta divinité.

Prokimen
Du dimanche, ton 3 :
℟. Sonnez pour notre Dieu, sonnez ; sonnez pour notre Roi, sonnez ! (Psaume 46, 7).
℣. Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ! (Psaume 46, 2).
Des Néomartyrs, ton 7 :
℟. Dieu est notre refuge & notre force (Psaume 45, 2).

Epîtres
Du dimanche : I Timothée (§ 280) I, 15-17.
C’est une vérité certaine, et digne d’être reçue avec une parfaite soumission : Que Jésus-Christ est venu dans le monde sauver les pécheurs, entre lesquels je suis le premier.
Des néomartyrs : Romains (§ 99), VIII, 28-39.
Qui donc nous séparera de l’amour du Christ ? Sera-ce l’affliction, ou les déplaisirs, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou les périls, ou le fer, ou la violence ?

Alleluia
Du dimanche, ton 3 :
℣. En toi, Seigneur, j’ai mon abri ; sur moi pas de honte à jamais (Psaume 30, 2).
℣. Sois pour moi un Dieu qui me défend, un lieu fort qui me sauve (Psaume 30, 3).
Des Néomartyrs, ton 4 :
℣. Les justes ont crié, et le Seigneur les a exaucés ; et il les a délivrés de toutes leurs peines (Psaume 33, 18).

Evangiles
Du dimanche : Luc (§93) XVIII, 35-43.
Lorsqu’il était près de Jéricho, un aveugle se trouva assis le long du chemin, demandant l’aumône.
Des Néomartyrs : Luc (§105-106) XXI, 8-19.
Vous serez trahis et livrés par vos pères et vos mères, par vos frères, par vos parents, par vos amis ; et on fera mourir plusieurs d’entre vous.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des Néomartyrs : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

Programme du XXXVème dimanche après la Pentecôte – saints Athanase & Cyrille d’Alexandrie – ton 2

Saints Athanase et Cyrille - archevêques d'AlexandrieParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 31 janvier 2016 du calendrier grégorien, 18 janvier 2016 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton II de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour leurs Saintetés Athanase & Cyrille, archevêques d’Alexandrie.

Outre leurs fêtes particulières (respectivement le 2 mai pour saint Athanase et le 9 juin pour saint Cyrille), le rit byzantin joint dans une commune célébration les 2 figures majeures de l’Eglise d’Alexandrie le 18 janvier. Cette date commémorait initialement le retour d’exil de saint Athanase (sans qu’on sache exactement lequel exactement, puisqu’il fut exilé à 5 reprises et passa de longues années (environ 19 ans au total) loin de son siège patriarcal, à Rome, à Trèves, à Jérusalem, dans le désert égyptien.

Ces deux papes d’Alexandrie furent les champions de la foi orthodoxe face aux hérésies. Ils durent affronter l’adversité et l’exil mais ne flanchèrent pas.

Saint Athanase & saint Cyrille papes d'AlexandrieSaint Athanase (né vers 298, mort le 2 mai 373) prit part, alors qu’il n’était encore que diacre, au premier concile œcuménique réunit à Nicée en 325. Il y brilla en défendant la vrai foi – à savoir que le Christ est consubstantiel (« homoousios ») au Père (cf. Jean XIV, 9), et pas une simple créature comme le prétendaient les Ariens. Par la suite, il dû lutter contre Arius – qui avait été déposé par son prédécesseur saint Alexandre d’Alexandrie – et contre son parti, qui eut régulièrement les faveurs du gouvernement impérial, entraînant son exil à 5 reprises. Ce n’est qu’avant sa mort qu’il put vivre en paix quelque temps durant, en bon berger au milieu de son troupeau alexandrin, qui l’aimait profondément. Ses reliques sont vénérées dans l’église Saint-Zacharie de Venise au-dessus du corps de saint Zacharie, le père de saint Jean-Baptiste.

Saint Cyrille (né en 376, mort le 27 juin 444) devient évêque d’Alexandrie en 412 à la suite de son oncle Théophile. De même qu’Athanase, il eut à défendre la foi véritable face à Nestorius dont les positions mettaient en cause l’union de la Divinité et de l’Humanité dans le Christ. Il fut l’une des principales figures du troisième concile œcuménique réunit à Ephèse en 431, lequel condamne Nestorius qui refusait d’appeler « Mère de Dieu » la Vierge Marie.

*

Saint Athanase sur l’Incarnation du Verbe :

Le Verbe de Dieu, incorporel, incorruptible et immortel vient parmi nous. Certes, il ne se tenait pas éloigné auparavant, car il n’a vidé de sa présence aucune partie de la création, lui qui remplissait toutes choses en tout lieu, puisqu’il était avec son Père. Mais il vient dans sa condescendance, nous manifester son amour pour notre humanité. Il a compassion de notre race, prend pitié de notre faiblesse, s’émeut de notre déchéance et ne peut supporter la domination sur nous de la mort. Pour empêcher que sa créature ne se perde et que l’œuvre accomplie par son Père en créant les hommes ne soit inutile, il prend lui-même un corps, et ce corps n’est pas différent du nôtre. Il ne s’est pas contenté de prendre un corps n’importe comment et de se rendre seulement visible. C’est dans la Vierge qu’il se construit à lui-même ce corps comme temple de sa présence et qu’il se l’approprie comme instrument de sa manifestation.
Saint Athanase d’Alexandrie

Saint Cyrille sur l’Eucharistie :

Si le poison de l’orgueil s’installe en vous, tournez-vous vers l’Eucharistie. Et ce Pain, qui est votre Dieu qui Se déguise humblement, vous enseignera l’humilité. Si la fièvre de l’égoïste avarice fait rage en vous, nourrissez-vous de ce Pain ; et vous en apprendrez la générosité. Si le vent glacial de la cupidité vous refroidit, hâtez-vous vers le Pain des Anges, et la charité fleurira en votre coeur. Si vous ressentez la piqûre de l’intempérance, nourrissez-vous de la Chair et du Sang du Christ, qui pratiqua un héroïque contrôle de lui-même durant sa vie terrestre, et vous en deviendrez tempérant. Si vous êtes fainéant et négligent des choses spirituelles, renforcez-vous de cette nourriture céleste, et vous deviendrez fervent. Et enfin, si vous vous sentez souillé par la fièvre de l’impureté, allez au Banquet des Anges, et la toute pure Chair du Christ vous rendra pur et chaste.
Saint Cyril d’Alexandrie

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Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de Leurs Saintetés. Et maintenant. Theotokion de l’heure.
Kondakion : du dimanche.

A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du ton dominical occurrent, 4 tropaires de la 3ème ode du canon de saint Athanase, œuvre de saint Théophane le Marqué, & 4 tropaires de la 6ème ode du canon de saint Cyrille, œuvre de saint Jean Damascène :
1. Reprenant la prière du bon Larron, * ô Christ, nous te disons : * Souviens-toi de nous, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Ta croix, nous te l’offrons * pour la rémission de nos péchés : * Seigneur, tu l’as supportée ** par amour pour les hommes.
3. Devant ta Sépulture & ta sainte Résurrection, * Maître, nous nous prosternons : * par elles tu rachetas de la corruption, ** Ami des hommes, le monde entier.
4. Seigneur, l’empire de la Mort * par ta mort fut englouti, * & par ta sainte Résurrection, ** Dieu sauveur, tu as sauvé l’univers.
5. Ayant purifié de toute souillure * ton âme et ton corps, tu devins, * Athanase, un temple digne de Dieu; * c’est pourquoi l’ensemble de la Trinité ** en toi, bienheureux Pontife, a trouvé son repos.
6. La grâce du Paraclet, * selon son désir ayant trouvé * ton âme purifiée des passions, * rendit manifeste son action en elle ** et fit de toi pour le monde un vrai flambeau.
7. Pontife, tu fus un exemple pour ceux de ton rang, * ta vie fut un modèle d’action, * ta parole, l’image même de la contemplation; * et ton enseignement pour dire vrai, ** fut théologie : une parole sur Dieu.
8. Plus haute que les Chérubins, les Séraphins, * tu es apparue, ô Mère de Dieu, * car seule, Vierge pure, tu as reçu dans ton sein * le Dieu que nul espace ne peut cerner, * et nous fidèles, par nos hymnes incessantes nous te disons bienheureuse.
9. Ayant trouvé ta force en Christ, * Cyrille, par la vigueur de ta pensée * tu brisas les pièges du tortueux dragon ** comme toile d’araignée.
10. De ton âme, Cyrille, tu secouas * la fange des passions * en abaissant toute superbe pensée ** élevée contre le Christ.
11. En athlète bien entraîné * tu évitas fermement * tout plaisir de la chair ** comme nuisible et pernicieux.
12. L’archange Gabriel * t’a dit l’ineffable joie: * Réjouis-toi, tabernacle divin ** où Dieu a bien voulu demeurer.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : * Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi !
2. Tropaire de Leurs Saintetés, ton 4 : Dieu de nos pères, * toi qui agis toujours envers nous avec douceur, * ne détourne pas de nous ta miséricorde, * mais par leurs prières ** conduis notre vie dans la paix.
3. Kondakion de saint Athanase, ton 2 : Ayant planté l’enseignement de l’orthodoxie, * tu retranchas les ronces de l’erreur, multipliant la semence de la foi sous les rosées de l’Esprit, vénérable Père, ** c’est pourquoi nous te chantons, Athanase.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Kondakion de leurs Saintetés, ton 4 : Hiérarques sublimes de la foi, * & vaillants défenseurs de l’Eglise du Christ, * protégez tous ceux qui Lui chantent : « Sauve, Compatissant, ** les fidèles qui T’honorent ».
6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
7. Kondakion du dimanche, ton 2 : Lorsque tu es ressuscité du tombeau, Sauveur tout-puissant, * l’Enfer à la vue de ce miracle fut saisi de frayeur ; * les morts se sont levés et, te voyant, la création partage ta joie, * Adam s’unit à l’allégresse ; ** et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.

Prokimen
Du dimanche, ton 2 :
℟. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14).
℣. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18).
[De Leurs Saintetés, ton 7 :
℟. Les justes jubilent de gloire, ils tressaillent sur leur couche (Psaume 149, 5).]

Epîtres
Du dimanche : Colossiens (§ 258) III, 12-16.
Que la parole du Christ demeure en vous avec plénitude, et vous comble de sagesse. Instruisez-vous et exhortez-vous les uns les autres par des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels, chantant de cœur avec édification les louanges du Seigneur.
[De Leurs Saintetés : Hébreux (§ 334) XIII, 7-16.
Souvenez-vous de vos conducteurs, qui vous ont prêché la parole de Dieu ; et considérant quelle a été la fin de leur vie, imitez leur foi.]

Alleluia
Du dimanche, ton 2 :
℣. Qu’il te réponde, le Seigneur, au jour d’angoisse, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob ! (Psaume 19, 1).
℣. Seigneur, sauve le roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquons (Psaume 19, 10).
[De Leurs Saintetés, ton 2 :
℣. Que tes prêtres soient revêtus de justice, et que tes saints tressaillent de joie. (Psaume 131, 9)]

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 91) XVIII, 18-27.
Ce que Jésus ayant entendu, il lui dit : Il te manque encore une chose : vends tout ce que tu as, et le distribue aux pauvres, et tu aura un trésor dans le ciel ; puis viens, et me suis.
[De leurs Saintetés : Matthieu (§ 11) V, 14-19.
Celui donc qui violera l’un de ces moindres commandements, et qui apprendra aux hommes à les violer, sera regardé dans le royaume des cieux comme le dernier ; mais celui qui fera et enseignera, sera grand dans le royaume des cieux..]

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
[Des saints : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).] Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

Programme du XXXIVème dimanche après la Pentecôte – dimanche après la Théophanie – saint Théodose le Grand, le Cénobiarque – ton 1

Saint Théodose le Grand le Cénobiarque - mosaïque du monastère Nea Moni de l'île de Chios - XIème siècleParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 24 janvier 2016 du calendrier grégorien – 11 janvier 2016 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton I de l’Octoèque. Ce dimanche est aussi celui après la Théophanie, aussi plusieurs pièces de la liturgie du jour sont-elles propres à ce dimanche, qui se situe encore dans les 8 jours d’après-fête, laquelle se clôture le 14 janvier.

Nous fêtons aussi en ce jour notre vénérable Père, saint Théodose le Grand, le Cénobiarque, l’un des fondateurs du monachisme palestinien.

Théodose naquit vers 424 dans une famille chrétienne de Cappadoce. Doté d’une belle voix, il devint encore jeune chantre-lecteur dans son église. En 451, il entrepris de faire un pèlerinage à Jérusalem. En passant à Antioche, il alla voir le célèbre saint Siméon le Stylite. Comme il approchait de la colonne au sommet de laquelle demeurait ce saint, il l’entendit qui l’appelait en disant : « Théodose, homme de Dieu, soyez le bienvenu ! » Etonné de se voir appelé par son nom et ainsi qualifié, Théodose fut invité par saint Siméon au sommet de la colonne ; celui-ci bénit le jeune homme en lui prédisant qu’il sera pasteur d’âmes d’un grand troupeau de brebis qu’il sauvera de la méchanceté du loup.

Ayant visité Jérusalem, Théodose décida de devenir disciple d’un vieillard, Longin, qui vivait près de la tour de David à côté de la porte de Jaffa. Puis il s’installa selon ses conseils à mi-chemin entre Jérusalem et Bethléem dans une communauté religieuse, mais finalement se décida pour la vie érémitique et partit au désert, où il demeura dans une grotte.

Des disciples vinrent bientôt à leur tour suivre son enseignement et vivre dans les grottes environnantes. À la requête des frères – devenus très nombreux – de construire un monastère, Théodose pris un encensoir, y jeta des braises froides et de l’encens et s’en alla marcher dans le désert. Dieu lui indiqua l’endroit propice à la construction du cenobium en déclenchant soudain l’allumage d’un feu nouveau dans l’encensoir. A cet endroit, peu de temps après, en 476, furent construits une première église, les cellules et les bâtiments communautaires de la laure de Théodose le Grand, l’un des tous premiers monastères, dédié à la Mère de Dieu, qui devint l’un des plus importants du désert de Juda avec 400 moines. La laure de Théodose attira des frères venant même du lointain Caucase, car à côté de l’église principale où les offices se célébraient en grec, on en construisit deux autres : une pour les Ibères et une pour les Arméniens. Pendant la période de son rayonnement le plus intense (du VIème siècle au début du VIIème siècle), le monastère de Théodose accueillait environ sept cents frères. L’Higoumène russe Daniel, qui périgrinait en Palestine aux alentours de l’an 1110, le visita. La laure parvint à continuer son existence jusqu’au début du XVIème siècle, date à laquelle elle fut détruite par les Turcs et n’a subsistée qu’à l’état de ruines.

Monastère de Théodose le Grand dans le désert de JudéeLe patriarcat orthodoxe de Jérusalem a racheté en 1898 la parcelle de terre sur laquelle se trouvait les ruines du monastère et a fait procéder à une reconstruction qui s’est déroulée en plusieurs étapes de 1914 à 1952. C’est ici que se trouve la tombe de Jean Moschus et d’autres saints de l’Église du temps des Pères. La relique du corps de saint Théodose le Grand, quant à elle, avait été transférée à l’abri au Saint-Sépulcre avant la destruction de la laure par les Turcs. Le monastère restauré abrite aujourd’hui une communauté féminine orthodoxe grecque.

Dès ses origines, le monastère de Théodose se signala par l’assistance importante que les frères dispensaient aux miséreux et plus particulièrement aux malades, pour lesquels un hôpital fut établi. Face à l’extrême dénuement des moines, la Providence dût souvent pourvoir par des miracles surprenants & éclatants à la nourriture de tous ces nécessiteux.

La Vie de saint Théodose par un de ses disciples (probablement le moine Cyrille) rapporte plusieurs autres miracles, toutefois nous allons nous attarder sur l’un de ces récits, car le canon de matines de la fête de saint Théodose l’évoque à plusieurs reprises, et ce texte devient obscur si l’on méconnait l’épisode suivant de la vie de notre saint.

Parmi les piliers de la vie cénobitique que Théodose proposait à ses disciples, le souvenir de la mort occupait la première place ; Théodose voyait en effet en elle le fondement de la perfection religieuse. Aussi décida-t-il de faire bâtir un grand tombeau, qui devait servir de sépulture commune aux religieux, afin que mourant tous les jours par la méditation à la vue de cet objet de mort, ils en eussent moins d’appréhension lorsqu’elle arriverait.

Un jour que Théodose et ses frères étaient assemblés autour de ce tombeau, il leur dit de bonne grâce : « La fosse est faite ; mais qui de nous y entrera le premier ? » L’un des disciples, le prêtre Basile, dit alors en se mettant à genoux : « Mon Père, donnez-moi votre bénédiction, car je serai le premier qui y descendrai ». Théodose lui donna sa bénédiction et ordonna aux frères de réciter les prières que l’Eglise prescrit pour les défunts pendant 40 jours, alors même que le prêtre Basile était toujours en vie et en parfaite santé. Au bout des 40 jours, Basile s’endormit d’un doux sommeil et rendit paisiblement son âme à Dieu. Après ce trépas, Basile apparut pendant 40 jours encore, chantant dans le chœur des moines, visible de Théodose seul et audible d’un autre frère appelé Ætius.

Saint Théodose était lié d’une belle amitié spirituelle à saint Sabas, lequel lui envoyait les jeunes postulants de son monastère afin qu’ils reçoivent une première expérience de vie cénobitique. Le patriarche Saluste de Jérusalem (486 † 494) confia pour mission aux deux saints de remettre de l’ordre dans le monachisme de Palestine qui était alors profondément affecté par les controverses doctrinales entre orthodoxes et monophysites. A cet effet, le patriarche nomma Sabas et Théodose archimandrites, c’est-à-dire responsables de plusieurs établissements monastiques (sens originel de ce mot). Théodose reçut la charge de superviser les moines cénobites, d’où son surnom de Cénobiarque – le chef des cénobites – l’autre, Sabas, en tant qu’ « exarque des solitaires », devait veiller sur les ermites qui vivaient isolés ou auprès de laures.

Théodose était un fervent opposant des doctrines monophysites, ce qui lui valut un bref exil de la part de l’empereur Anastase Ier, après qu’il eut proclamé à l’ambon du Saint-Sépulcre : « Quiconque ne reçoit pas les quatre Conciles généraux, comme les quatre Evangiles, soit maudit & excommunié ».

Saint Théodose le Grand mourut en 529. Ses funérailles furent célébrées par le patriarche Pierre III de Jérusalem (524 † 552) entouré d’un grand nombre d’évêques, de clercs, de moines & de fidèles.

Il est fêté par le rit romain à la même date que le rit byzantin. Voici ce que dit le Martyrologe romain au 11 janvier :

En Judée, saint Théodose le Cénobiarque, né en Cappadoce au bourg de Magarisse. Il souffrit beaucoup pour la foi catholique, et finalement mourut en paix dans le monastère qu’il avait construit sur une montagne déserte du diocèse de Jérusalem.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Vénérable Père. Et maintenant. Theotokion de tierce.
Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de sexte.
Kondakion : du Vénérable Père.

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du ton dominical occurrent, auxquels on ajoute 4 tropaires de la 6ème ode du canon de la fête – œuvre de saint Côme de Maïouma et de saint Jean Damascène, & 4 tropaire de la 6ème ode du canon du vénérable Père :
1. Du Paradis l’Ennemi fit chasser Adam * lorsqu’il eut mangé le fruit défendu, * mais par la croix le Christ y fit entrer le bon Larron qui lui criait : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Je me prosterne devant ta Passion * et je glorifie ta sainte Résurrection ; * avec Adam & le bon Larron * je te crie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Librement, Seigneur sans péché, * tu as souffert la croix & la mise au tombeau ; * mais, comme Dieu, tu es ressuscité, * faisant surgir avec toi * Adam qui s’écrie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Le temple de ton corps, tu l’as relevé * du tombeau le troisième jour ; * avec Adam, ô Christ notre Dieu, * tu as ressuscité le genre humain, * qui chante : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. Né du Dieu et Père immatériellement, * de la Vierge, sans souillure, * le Christ prend chair * dont le Précurseur nous enseigne qu’il ne peut délier la courroie, * c’est-à-dire l’union du Verbe et de notre nature, ** puisqu’il est venu racheter les mortels de l’erreur.
6. C’est le Christ qui baptisera dans le feu ultime * ceux qui désobéissent & ne le conçoivent pas en tant que Dieu ; * mais c’est dans l’Esprit que par la grâce & dans l’eau * Il renouvelle ceux qui reconnaissent sa divinité, ** en les sauvant de leurs péchés.
7. Du ciel s’entr’ouvrent les brillants rideaux * et le Prophète voit l’Esprit * qui procède du Père et demeure dans le Verbe * descendre comme colombe d’ineffable façon ** et il apprend aux peuples à courir vers leur Maître.
8. Du ciel s’entr’ouvrent les brillants rideaux * et le Prophète voit l’Esprit * qui procède du Père et demeure dans le Verbe * descendre comme colombe d’ineffable façon ** et il apprend aux peuples à courir vers leur Maître.
9. Ô Christ, par ta résurrection tu nous as donné l’immortalité; * c’est pourquoi Basile, ton illustre serviteur, ** bien que mort, se manifeste encore vivant.
10. Le Dieu qui purifie le monde est baptisé pour moi, * lui qui s’est conformé à mon humanité ** et qu’en deux natures, bienheureux Théodose, tu prêchas.
11. C’est la douceur de l’allégresse, Théodose, qu’ont distillée * les sources de tes pleurs pour le Christ notre Dieu ** qui changea les larmes des Myrophores en sainte joie.
12. Rends-moi digne de ta divine compassion, * toi qui enfantas le Seigneur compatissant ** dont le sang nous a sauvés de la mort.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * « Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »
2. Tropaire de la fête, ton 1 : Dans le Jourdain, lorsque tu fus baptisé, Seigneur, * fut manifestée l’adoration due à la Trinité : * car la voix du Père te rendit témoignage * en te désignant comme son Fils bien-aimé ; * et l’Esprit, sous forme de colombe * confirma l’irréfragable vérité de cette parole. * Tu t’es manifesté, Christ-Dieu, ** et tu as illuminé le monde, gloire à toi !
3. Tropaire du Vénérable Père, ton 8 : Par les flots de tes larmes tu as fait fleurir le désert stérile, * par tes profonds gémissements tu fis produire à tes peines cent fois plus, * par tes miracles étonnants tu devins un phare éclairant le monde entier : ** vénérable Père Théodose, prie le Christ notre Dieu de sauver nos âmes.
4. Kondakion du dimanche, ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, * tu as ressuscité le monde avec toi ; * la nature humaine te chante comme Dieu, * la mort s’évanouit, * Adam jubile, Seigneur, * & Eve, désormais libérée de ses liens, * proclame dans l’allégresse : ** O Christ, c’est toi qui accordes à tous la résurrection.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion du Vénérable Père, ton 8 : Planté dans les parvis de ton Seigneur, * tu as brillamment fleuri4 par tes œuvres bonnes * et tu as multiplié le nombre de tes disciples dans le désert * les abreuvant du flot de tes larmes comme un pasteur au service de Dieu ; ** aussi te clamons-nous : Réjouis-toi, Père Théodore.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion de la fête, ton 4 : En ce jour de l’Epiphanie * l’univers a vu ta gloire * car, Seigneur, tu t’es manifesté * et sur nous resplendit ta lumière ; * c’est pourquoi en pleine connaissance nous te chantons : * Tu es venu et t’es manifesté, ** Lumière inaccessible.

Prokimen
Du dimanche après la Théophanie, ton 1 :
℟. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).
Du Vénérable Père, ton 7 :
℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).

Epîtres
Du dimanche après la Théophanie : Ephésiens (§ 224) IV, 7-13.
Or la grâce a été donnée à chacun de nous, selon la mesure du don du Christ.
Du Vénérable Père : II Corinthiens (§ 176) IV, 6-15.
Or nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin qu’on reconnaisse que la grandeur de la puissance qui est en nous, est de Dieu, et non pas de nous.

Alleluia
Du dimanche après la Théophanie, ton 5 :
℣. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
℣. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).
Du Vénérable Père, ton 6 :
℣. Bienheureux l’homme qui craint le Seigneur, et qui a une grande affection pour ses commandements (Psaume 111, 1).

Evangiles
Du dimanche après la Théophanie : Matthieu (§ 8) IV, 12-17.
Ce peuple qui était assis dans les ténèbres a vu une grande lumière, et la lumière s’est levée sur ceux qui étaient assis dans la région de l’ombre de la mort.
Du Vénérable Père : Matthieu (§ 43) XI, 27-30.
Prenez mon joug sur vous, et apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos de vos âmes.

A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique (de la fête)
Mégalynaire : Magnifie, mon âme, * la Toute-vénérable reine de l’armée des cieux, * la très sainte Vierge Mère de Dieu.
Hirmos : Toute langue hésite à te célébrer comme il convient, * & tout esprit, même élevé, est saisi de vertige à te chanter, Mère de Dieu ; * mais comme tu es bonne, reçois notre foi * car tu sais notre amour inspiré par Dieu : ** tu es la protectrice des chrétiens, nous te magnifions.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Du Vénérable Père : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XXXIIIème dimanche après la Pentecôte – dimanche avant la Théophanie – 70 Apôtres – ton 8

Les 70 disciples du ChristParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 17 janvier 2016 du calendrier grégorien – 4 janvier 2016 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VIII de l’Octoèque. Ce dimanche est aussi celui avant la Théophanie, dont nous sommes du reste, du 2 au 5 janvier, dans les jours d’avant-fête.

Nous fêtons aussi en ce jour la synaxe des 70 Apôtres du Christ.

Ceux qu’en Occident on appelle plus volontiers les 70 Disciples (titre qui s’appuie sur Luc X, 23) sont qualifiés en général d’Apôtres dans la tradition liturgique orientale, car en effet ils furent bien envoyés (ἀπέστειλεν) deux à deux en mission par le Christ. Seul l’évangéliste Luc en fait mention en son chapitre X, 1-24, et les différentes listes données par la tradition le comptent lui-même en général parmi les 70 :

1 Ensuite le Seigneur choisit encore soixante dix [soixante douze] autres, qu’il envoya devant lui, deux à deux, dans toutes les villes et dans tous les lieux où lui-même devait aller.
2 Et il leur disait : La moisson est grande ; mais il y a peu d’ouvriers. Priez donc le Maître de la moisson, qu’il envoie des ouvriers en sa moisson.
3 Allez : je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.
4 Ne portez ni bourse, ni sac, ni souliers ; et ne saluez personne dans le chemin.
5 En quelque maison que vous entriez, dites d’abord : Que la paix soit dans cette maison !
6 Et s’il s’y trouve quelque enfant de paix, votre paix reposera sur lui ; sinon, elle retournera sur vous.
7 Demeurez en la même maison, mangeant et buvant de ce qu’il y aura chez eux : car celui qui travaille, mérite sa récompense. Ne passez point de maison en maison.
8 Et en quelque ville que vous entriez, et où l’on vous aura reçus, mangez ce que l’on vous présentera.
9 Guérissez les malades qui s’y trouveront, et dites-leur : Le royaume de Dieu est proche de vous.
10 Mais si étant entrés en quelque ville, on ne vous y reçoit point, sortez dans les places, et dites :
11 Nous secouons contre vous la poussière même de votre ville, qui s’est attachée à nos pieds : sachez néanmoins que le royaume de Dieu est proche.
12 Je vous assure qu’au [dernier] jour, Sodome sera traitée moins rigoureusement que cette ville-là.
13 Malheur à toi, Corozaïn ! malheur à toi, Bethsaïde ! parce que si les miracles qui ont été faits chez vous, avaient été faits dans Tyr et dans Sidon, il y a longtemps qu’elles auraient fait pénitence dans le sac et dans la cendre.
14 c’est pourquoi, au jour du jugement, Tyr et Sidon seront traitées moins rigoureusement que vous.
15 Et toi, Capharnaüm, qui as été élevée jusqu’au ciel, tu seras précipitée jusque dans le fond des enfers.
16 Celui qui vous écoute, m’écoute : celui qui vous méprise, me méprise ; et celui qui me méprise, méprise celui qui m’a envoyé.
17 Or les soixante dix [soixante et douze] disciples s’en revinrent avec joie, lui disant : Seigneur ! les démons mêmes nous sont assujettis par la vertu de votre nom.
18 Il leur répondit : Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair.
19 Vous voyez que je vous ai donné le pouvoir de fouler aux pieds les serpents et les scorpions, et toute la puissance de l’ennemi ; et rien ne pourra vous nuire.
20 Néanmoins ne mettez point votre joie en ce que les esprits impurs vous sont soumis ; mais réjouissez-vous plutôt de ce que vos noms sont écrits dans les cieux.
21 En cette même heure Jésus tressaillit de joie par le mouvement du Saint-Esprit, et dit ces paroles : Je vous rends gloire, mon Père, Seigneur du ciel et de la terre ! de ce que tandis que vous avez caché ces choses aux sages et aux prudents, vous les avez révélées aux petits. Oui, mon Père ! je vous en rends gloire, parce qu’il vous a plu que cela fût ainsi.
22 Mon Père m’a mis toutes choses entre les mains : et nul ne connaît qui est le Fils que le Père ; ni qui est le Père que le Fils, et celui à qui le Fils aura voulu le révéler.
23 Et se retournant vers ses disciples, il leur dit : Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez !
24 Car je vous déclare que beaucoup de prophètes et de rois ont souhaité de voir ce que vous voyez, et ne l’ont point vu ; et d’entendre ce que vous entendez, et ne l’ont point entendu.

Les 70 eurent donc la grâce d’avoir été associés au ministère terrestre du Christ, proclamant le royaume de Dieu dans toute sa puissance en vue de la délivrance de l’homme de l’emprise de Satan et de ses démons. Il est probable qu’après la Pentecôte, les 70 furent des chevilles ouvrières de la diffusion de la foi dans le Christ aux quatre coins de l’univers, en association avec le groupe des 12 (c’est ce qui ressort en tout cas des listes traditionnellement dressées).

Si Eusèbe de Césarée dans son Histoire ecclésiastique (Livre I, chap. XII), déclare qu’aucune liste des 70 n’existe à sa connaissance, il admet qu’en faisaient partie Barnabé, Sosthène, Céphas (distinct de Pierre), Matthias et l’autre disciple qui furent tirés au sort pour remplacer Judas Iscariote dans le groupe des douze, ainsi que Thaddée d’Edesse (distinct de l’apôtre Jude Thaddée).

Toutefois, une première liste des 70 pourrait avoir été dressée par saint Hippolyte de Rome (170 † 235). Cette très intéressante liste fait suite à un manuscrit de son traité contre toutes les hérésies, dont la majeure partie – qui était estimée perdue – a été retrouvée dans une bibliothèque du Mont-Athos en 1842. Un gage intéressant pour la fiabilité et l’ancienneté de ce texte est qu’il contient des détails qu’une hagiographie usuelle se serait bien gardé d’indiquer (e.g. « Demas, qui devint aussi un prêtre d’idoles »). Cette liste conserve aussi des archaïsmes très intéressants, comme la présence d’un Céphas distinct de Pierre, attestée par saint Clément de Rome et par Eusèbe de Césarée. En voici le texte :

« A propos des 70 Disciples
1. Jacques le frère du Seigneur, évêque de Jérusalem.
2. Cléopas, évêque de Jérusalem.
3. Matthias, qui suppléa à la place vacante dans le nombre des 12 Apôtres.
4. Thaddée, qui apporta l’épître à Augarus.
5. Ananie, qui baptisa Paul, et fut évêque de Damas.
6. Étienne, le premier martyr.
7. Philippe, qui baptisa l’eunuque.
8. Prochore, évêque de Nicomédie, qui fut aussi le premier qui parti, croyant ensemble avec ses filles.
9. Nicanor, qui mourut lorsqu’Étienne fut martyrisé.
10. Timon, évêque de Bostra.
11. Parmenas, évêque de Soli.
12. Nicolaus, évêque de Samarie.
13. Barnabas, évêque de Milan.
14. Marc l’Évangéliste, évêque d’Alexandrie.
15. Luc l’Évangéliste.
Les 2 suivants étaient des 70 disciples mais s’étaient éloignés lorsqu’ils avaient été choqués par les paroles du Christ : « Si vous ne mangez pas Ma chair et ne buvez pas Mon sang, vous n’êtes pas dignes de Moi. » Mais convaincus l’un par Pierre et l’autre par Paul de revenir au Seigneur, ils reçurent l’honneur de prêcher l’Évangile, suite à quoi ils souffrirent aussi le martyre, l’un étant brûlé, et l’autre crucifié à un olivier.
16. Silas, évêque de Corinthe.
17. Silvain, évêque de Thessalonique.
18. Crisces (Crecence), évêque de Carchedon, en Gaule.
19. Epaenetus, évêque de Carthage.
20. Andronique, évêque de Pannonie.
21. Amplias, évêque d’Odyssus.
22. Urbain, évêque de Macédoine.
23. Stachys, évêque de Byzance.
24. Barnabas, évêque d’Héraclée.
25. Phygellus, évêque d’Ephèse. Il était aussi du parti de Simon.
26. Hermogène. Lui aussi était du même esprit que le précédent.
27. Demas, qui devint aussi un prêtre d’idoles.
28. Apelles, évêque de Smyrne.
29. Aristobule, évêque de Grande-Bretagne.
30. Narcisse, évêque d’Athènes.
31. Herodion, évêque de Tarse.
32. Agabus, le prophète.
33. Rufus, évêque de Thèbes.
34. Asyncritus, évêque d’Hyrcanie.
35. Phlegon, évêque de Marathon.
36. Hermès, évêque de Dalmatie.
37. Patrobulus, évêque de Puteoli.
38. Hermas, évêque de Philippe.
39. Lin, évêque de Rome.
40. Caïus, évêque d’Ephèse.
41. Philologus, évêque de Sinope.
42, 43. Olympus et Rhodion, qui furent martyrisés à Rome.
44. Lucius, évêque de Laodicée, en Syrie.
45. Jason, évêque de Tarse.
46. Sosipatre, évêque d’Iconium.
47. Tertius, évêque d’Iconium.
48. Erastus, évêque de Panellas.
49. Quartus, évêque de Berytus.
50. Apollo, évêque de Césarée.
51. Cephas.
52. Sosthènes, évêque de Colophonia.
53. Tychique, évêque de Colophonia.
54. Epaphrodite, évêque d’Andriace.
55. Caesar, évêque de Dyrrachium.
56. Marc, cousin de Barnabas, évêque d’Apollonia.
57. Justus, évêque d’Eleutheropolis.
58. Artemas, évêque de Lystra.
59. Clément, évêque de Sardaigne.
60. Onésiphore, évêque de Corone.
61. Tychique, évêque de Chalcédoine.
62. Carpus, évêque de Berytus en Thrace.
63. Evodus, évêque d’Antioche.
64. Aristarque, évêque d’Apamée.
65. Marc, aussi appelé Jean, évêque de Bibloupolis.
66. Zénas, évêque de Diospolis.
67. Philémon, évêque de Gaza.
68, 69. Aristarque et Pudes.
70. Trophime, qui fut martyrisé avec Paul. »

Beaucoup de ces noms coïncident avec la liste canonique actuellement retenue par le rit byzantin. Celle-ci est issue d’une liste qui aurait été dressée par Dorothée de Tyr, prêtre de la fin du IIIème siècle, mais qui n’est connue que par un manuscrit du VIIIème siècle. Il y a quelques erreurs (des redondances) dans la liste de Dorothée de Tyr, elles furent partiellement corrigées par saint Dimitri de Rostov (1651 † 1709). Voici cette liste, employée par le rit byzantin, avec les dates des fêtes particulières auxquelles sont fêtés chacun des 70 tout au long de l’année liturgique byzantine :

1. Jacques le Juste, frère du Seigneur, auteur présomptif de l’Epître de Jacques et premier évêque de Jérusalem (distinct donc des 2 Apôtres de ce nom dans le groupe des 12). Cité in Matthieu XIII, 55, Marc VI, 3 & Actes XII, 17 & XV, 13 (23 octobre)
2. Marc l’Évangéliste. Cité in Actes XII, 12 & 25, XV, 37-39, Colossiens IV, 10, II Timothée IV, 11, Philemon 24 & I Pierre V, 13 (25 avril)
3. Luc l’Évangéliste. Cité in Colossiens IV, 14, II Timothée IV, 11 & Philémon 24 (18 octobre)
4. Cléopas, frère de saint Joseph, l’époux de la Vierge Marie et donc oncle du Christ, l’un des deux disciples d’Emmaüs. Cité in Luc XXIV, 18 et Jean XIX, 25 (30 octobre)
5. Siméon, fils du précédent, second évêque de Jérusalem, mort martyr par crucifixion, étant centenaire. Cité par Matthieu XIII, 55 & Marc VI, 3 (27 avril)
6. Barnabas, lévite originaire de Chypre, prénommé initialement Joseph et compagnon de Paul puis de son parent Marc (distinct de l’Evangéliste) (11 juin)
7. Joseph surnommé Barsabas ou Justus, frère du Seigneur, évêque de Beth Guvrin (Eleuthéropolis), martyr. Cité in Actes I, 23 & XVIII, 7 & Colossiens IV, 11 (30 octobre)
8. Thaddée ou Addaï, aurait été disciple de Jean le Baptiste, dont il reçut le baptême. Il apporta la foi à Edesse au roi Agbar, avec le Mandylion (image du Christ non faite de la main d’un homme, probablement l’actuel Saint Suaire de Turin) (à distinguer de Jude Thaddée, des 12 Apôtres) (21 août)
9. Ananias, qui baptisa Paul, évêque de Damas, martyrisé par lapidation. Cité in Actes IX, 10-17 & XXII, 12 (1er octobre)
10. le protomartyr Étienne le diacre. Cité in Actes VI, 5 à VII, 60, VIII, 2, XI, 19 & XXII, 20
(27 décembre)
11. Philippe le diacre, qui convertit l’eunuque de la reine Candace d’Ethiopie. Cité in Actes VI, 8 & XXI, 8 (11 octobre)
12. Prochore le diacre, établi comme évêque de Nicomédie par Pierre, exilé à Patmos avec Jean et martyrisé à Antioche. Cité in Actes VI, 5 (28 juillet)
13. Nicanor le diacre, martyrisé le même jour qu’Etienne le diacre. Cité in Actes VI, 5 (28 juillet et 28 décembre)
14. Timon le diacre, qui fut jeté dans une fournaise et en échappa indemne. Cité in Actes VI, 5 (28 juillet et 28 décembre)
15. Parmenas le diacre, prêcha en Asie Mineure puis en Macédoine où il fut martyrisé. Cité in Actes VI, 5 (28 juillet)
16. Timothée, compagnon de Paul qui lui adressa deux lettres, établi évêque d’Ephèse par Paul, martyr. Cité in Actes XVI, 1, XVII, 14-15, XVIII, 5, XIX, 22 & XX, 4, Romains XVI, 21; I & II Timothée (22 janvier)
17. Tite, compagnon de Paul qui lui adressa une lettre. Natif de Crète, ayant entendu parler du Christ, il passa en Palestine pour suivre ses enseignements. Il établit l’Eglise en Crête. Cité in II Corinthiens II, 13, VII, 6-14, VIII, 6-23 & XII, 18, Galates II, 1-3 & Tite (25 août)
18. Philémon, martyrisé avec sa femme Apphia et l’apôtre Archippe au cours d’une fête païenne. L’Epître à Philémon lui est adressée par Paul (22 novembre et 19 février)
19. Onésime. Cité in Colossiens IV, 9 (à distinguer de celui mentionné dans l’Epître à Philémon 10) (15 février)
20. Epaphrase (Epaphras). Cité in Colossiens I, 7 & IV, 12 & Philémon 23 (22 novembre)
21. Archippus. Cité in Colossiens IV, 17 & Philémon 2 (19 février)
22. Silas. Cité in Actes XV, 22-40, XVI, 19-40, XVII, 4-15 & XVIII, 5, II Corinthiens I, 19, I Thessaloniens I, 1, II Thessaloniens I, 1; 1 Pierre V, 12 (30 juillet)
23. Silvain (30 juillet)
24. Crescens ou Criscus, martyrisé sous Trajan. Cité in II Timothée IV, 10 (30 juillet)
25. Crispus. Cité in Actes XVIII, 8 & I Corinthiens I:14 (30 juillet)
26. Epaenetos. Cité in Romains XVI, 5 (30 juillet)
27. Andronique. Cité in Romains XVI, 17 (17 mai et 30 juillet)
28. Stachys, premier évêque de Byzance (Argyropolis). Il fut installé dans l’épiscopat par l’Apôtre saint André. Il fit construire une Eglise à Argyropolis, située à peu de distance de Byzance, et y réunissait là plus de deux mille Chrétiens. Il fit paître le troupeau spirituel du Christ pendant seize ans (38-54), à l’issue desquels il s’endormit dans la paix. Cité in Romains, XVI, 9. (31 octobre)
29. Amplias, évêque d’Odyssopolis (ou Diospolis en Macédoine, sur la Mer Noire, l’actuelle Varna) établi par saint André. Martyrisé par les païens. Cité in Romains, XVI, 8. (31 octobre)
30. Urbain, évêque en Macédoine établi par saint André. Il fut martyrisé par les païens et les juifs associés. Cité in Romains, XVI, 9. (31 octobre)
31 Narcisse, évêque d’Athènes établi par saint Philippe, martyr. Cité in Romains, XVI, 11. (31 octobre)
32. Apelles (Apellès, Appelles), évêque d’Héraclée en Trachis (Grèce centrale, près de Thermopyles) et mourut après avoir amené de grandes foules à la foi. Cité in Romains, XVI, 10. (31 octobre)
33. Aristobule, frère de saint Barnabé et comme lui juif chypriote. Après avoir prêché l’Evangile aux Celtibériens (Celtes du Nord de l’Espagne), il devint le premier évêque de Bretagne (Angleterre actuelle), où il s’endormit dans la paix. Il laissa son nom à une contrée de ce pays qui devint par la suite un petit royaume au Moyen-Age, l’Arwystli. Cité in Romains, XVI, 8-11. (31 octobre et 16 mars)
34. Herodion ou Rodion, parent de Paul. Décapité à Rome le jour où Pierre fut martyrisé. Cité in Romains XVI, 15 (8 avril et 10 novembre)
35. Agabus. Cité in Actes XI, 28 & XXI, 10 (8 avril)
36. Rufus. Cité in Marc XV, 21 & Romains XVI, 13 (8 avril)
37. Asyncritus (8 avril)
38. Phlegon. Cité in Romains XVI, 14 (8 avril)
39. Hermas, auteur du Pasteur d’Hermas, martyr. Cité in Romains XVI, 14 (5 et 30 novembre, et 31 mai)
40. Patrobas. Cité in Romains XVI, 14 (5 novembre)
41. Hermès. Cité in Romains XVI, 14 (8 avril)
42. Lin, premier successeur de Pierre comme évêque de Rome. Cité in II Timothée IV, 21 (5 novembre)
43. Gaius. Cité in Actes XIX, 29 & XX, 4, Romains XVI, 23, I Corinthiens I, 14 & III Jean 1 (5 novembre)
44. Philologus, établi comme évêque de Sinope par André. Cité in Romains XVI, 15 (5 novembre)
45. Lucius. Cité in Actes XIII, 1 & Romains XVI, 21 (10 septembre)
46. Jason, compagnon de Sosipater à Corfou. Cité in Actes XVII, 5-9 (28 avril)
47. Sosipater (Sosipatre), parent de Paul, compagnon du précédent. Cité in Actes XX, 4 & Romains XVI, 21 (28 avril et 10 novembre)
48. Olympas ou Olympe, décapité à Rome le jour où Pierre fut martyrisé. Cité in Romains XVI, 15 (10 novembre)
49. Tertius, compagnon de Paul, écrivit l’épître aux Romains sous la dictée de celui-ci. Il succéda à Sosipater sur le siège d’Iconium et fut martyrisé. Cité in Romains XVI, 22 (30 octobre et 10 novembre)
50. Erastos (Eraste). Diacre de l’Eglise de Jérusalem puis compagnon de Paul, cité avec Timothée in Actes XIX, 22. Cité aussi in Romains XVI, 23 & 2 Timothée IV, 20. (10 novembre)
51. Quartus. Cité in Romains XVI, 23 (10 novembre)
52. Evodius, successeur de Pierre sur le siège d’Antioche, martyrisé sous Néron à l’âge de 66 ans. Cité in Philippiens IV, 2 (7 septembre)
53. Onésiphore, martyrisé à Parium. cité in II Timothée I, 16 & IV, 19 (7 septembre et 8 décembre)
54. Clément. Cité in Philippiens IV, 3 (saint Hippolyte le distingue du pape de Rome en faisant un évêque en Sardaigne) (25 novembre)
55. Sosthènes, cité par saint Clément parmi les 70 disciples, aux dires d’Eusèbe. Cité in I Corinthiens I, 1 (8 décembre)
56. Apollos. Cité in Actes XVIII, 24 & XIX, 1, I Corinthiens I, 12, III, 4-22, IV, 6, XVI, 12 & Tite III, 13 (30 mars et 8 décembre)
57. Tychique, successeur de Sosthènes dans l’épiscopat. Cité in Actes XX, 4, Ephesiens VI, 21, Colossiens IV, 7, II Timothée IV, 12 & Tite III, 12 (8 décembre)
58. Epaphrodite. Cité in Philippiens II, 25 & IV, 18 (8 décembre)
59. Carpus. Cité in II Timothée IV, 13 (26 mai)
60. Quadratus, martyrisé à Magnésie (21 septembre)
61. Marc surnommé Jean (27 septembre)
62. Zénon (Zénas) le Juriste. Cité in Tite III, 13 (27 septembre)
63. Aristarque, martyrisé sous Néron. Cité in Actes XIX, 29, XX, 4 & XXVII, 2, Colossiens IV, 10 & Philémon 24 (à distinguer de celui cité en Romains XVI 14 – la liste attribuée à saint Hippolyte distingue bien deux Aristarque) (15 avril et 27 septembre)
64. Pudence, martyrisé sous Néron (15 avril)
65. Trophime, compagnon de Paul, martyrisé avec lui à Rome sous Néron. Cité in Actes XX, 4, XXI, 29 & II Timothée IV, 20 (15 avril)
66. Marc le parent de Barnabée (30 octobre)
67. Artémas. Cité in Tite III, 12 (30 octobre)
68. Aquila, martyr. Cité in Actes XVIII, 2 & 26, Romains XVI, 3, I Corinthiens XVI, 19 & II Timothée IV, 19 (14 juillet)
69. Fortunatus. Cité in I Corinthiens XVI, 17 (15 juin)
70. Achaïcus. Cité in I Corinthiens XVI, 17 (4 janvier).

Etaient-ils 70 ou 72 ?

Selon les différents manuscrits anciens du Nouveau Testament, on lit soit 70 soit 72 dans le verset de Luc X, 1. Si le rit byzantin a choisi de garder le chiffre de 70 Apôtres, saint Jérôme, dans sa traduction latine de la Bible, a ainsi retenu celui de 72. Cette ambiguïté est très intéressante et peut-être n’est-elle pas le fruit d’un pur hasard.
On retrouve en effet la même hésitation pour le nombre des petits enfants de Noé (Genèse X) et pour celle du nombre des traducteurs de la Bible en grec (traduction dite des Septante car réalisée par 72 Anciens selon la Lettre d’Aristée, mais 70 selon Flavius Josèphe). Si 72 rempli une fonction symbolique (6×12), 70 est également le nombre de membres de la famille de Jacob Israël qui vinrent s’établir en Egypte. 70 est surtout le nombre des anciens qui sont adjoints à Moïse pour gouverner le peuple hébreu (70+2 donc, si on ajoute Moïse et Aaron) :

Le Seigneur répondit à Moïse ; Assemblez-moi soixante et dix hommes des anciens d’Israël, que vous saurez être les plus expérimentés et les plus propres a gouverner, et menez-les à l’entrée du tabernacle de l’alliance, où vous les ferez demeurer avec vous. Je descendrai là pour vous parler ; je prendrai de l’Esprit qui est en vous, et je leur en donnerai, afin qu’ils soutiennent avec vous le fardeau de ce peuple, et que vous ne soyez point trop chargé en le portant seul. (Nombre XI, 16-17).

Le choix des 70 par le Christ dans le Nouveau Testament fait manifestement référence à cet archétype de l’Ancienne Alliance.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Apôtres. Et maintenant. Theotokion de tierce.
Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’avant-fête. Et maintenant. Theotokion de sexte.
Kondakion : de l’avant-fête.

Tropaires des Béatitudes : Quatre tropaires du ton dominical occurrent auxquels on ajoute quatre tropaires de la 3ème ode du canon de l’avant-fête & quatre tropaires de la 6ème ode du canon des Apôtres, ces deux canons sont œuvres de saint Joseph l’Hymnographe (816 † 886) :
1. Souviens-toi de nous, Christ Sauveur du monde, * comme sur la croix tu t’es souvenu du bon Larron, * & rends-nous dignes, seul Seigneur compatissant, ** d’avoir tous notre part en ton royaume, dans les cieux.
2. Adam, écoute, avec Eve, réjouis-toi, * car celui qui jadis vous dépouilla tous les deux * & dont la ruse nous rendit captifs ** est anéanti par la Croix du Christ.
3. Sur l’arbre de la croix, Sauveur, tu acceptas d’être cloué * pour sauver Adam de la malédiction méritée sous l’arbre défendu * et lui rendre la ressemblance à ton image, Dieu de bonté, ** ainsi que le bonheur d’habiter le Paradis.
4. En ce jour le Christ est ressuscité du tombeau, * à tout fidèle accordant l’incorruptible vie ; * aux Myrrophores il donne l’annonce de la joie ** après ses Souffrances & sa divine Résurrection.
5. Que nul mortel se glorifie * en sa richesse ou son savoir, * mais en sa foi dans le Seigneur, * disant au Christ notre Dieu * conformément à la vraie foi * et sans cesse lui chantant: * Maître, veuille m’affermir ** sur le roc de tes commandements.
6. Celui qui dès avant les siècles * siège avec le Père et l’Esprit, * ayant pris chair, comme il le sait, * de la Vierge ces temps derniers, * le Christ, vient se faire baptiser * pour donner à tous ** l’immortalité par la divine immersion.
7. Désireux d’ensevelir * dans les ondes nos péchés, * le Christ notre Dieu * en la tendresse de son cœur * s’avance vers les flots * du Jourdain pour nous tirer * de notre corruption ** et nous recréer par le Baptême divin.
8. Du premier père voulant couvrir * l’infamante nudité, * tu te dépouilles librement * et toi-même t’enveloppes, ô Christ, * des flots du Jourdain, * toi qui bâtis sur les eaux * tes chambres hautes, Seigneur ** qui seul nous prends en pitié.
9. Apôtres, comme vivantes nuées * vous avez répandu sur le monde entier * l’eau salutaire de la vie ** pour arroser les cœurs des croyants.
10. La puissance de vos paroles divines a vaincu * l’éloquence des rhéteurs * et rendu sages ceux qu’avait aliénés ** la connaissance de l’erreur.
11. Comme Disciples du Verbe soient magnifiés * Trophime et le divin Pudens, * Aristarque et l’illustre Philémon, ** Onésiphore et l’excellent Tychique.
12. Je te chante, seule digne de nos chants, * je te glorifie, toi que Dieu a glorifiée, * et je te dis bienheureuse puisque Dieu lui-même l’a dit, ** toi que les humains déclarent telle d’âge en âge.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 8 : Tu es descendu des hauteurs, ô Plein de bonté ! * Tu as accepté l’ensevelissement de trois jours, * afin de nous délivrer de nos passions, ** ô notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi !
2. Tropaire de l’avant-fête, ton 4 : Prépare-toi, Zabulon ; * dispose-toi, Nephtali. * Jourdain, arrête-toi, * pour accueillir avec des transports de joie le Seigneur qui vient se faire baptiser. * Réjouis-toi Adam avec notre première mère ; * ne vous cachez plus comme jadis au paradis ; * Celui qui vous voyait nus, apparaît pour vous revêtir de votre robe première. ** Le Christ est apparu, voulant renouveler toute la création.
3. Tropaire des Apôtres, ton 3 : Saints Apôtres, * intercédez auprès du Dieu miséricordieux * afin qu’Il accorde le pardon des péchés ** à nos âmes.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Kondakion des Apôtres, ton 2 : Fidèles, célébrons divinement * le chœur des septante Disciples du Christ ; * par eux nous avons tous appris en effet * le culte de l’indivisible Trinité : ** ils sont les luminaires de la Foi divine.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de l’avant-fête, ton 4 : Étant descendu en ce jour dans les flots du Jourdain, * le Seigneur crie à Jean : * « Ne crains point de me baptiser, * car Je suis venu sauver ** Adam, le premier père ».

Prokimen
Du dimanche avant la Théophanie, ton 6 :
℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).
Des Apôtres, ton 8 :
℟. Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5).

Epîtres
Du dimanche avant la Théophanie : II Timothée (§ 298) IV, 5-8.
J’ai bien combattu ; j’ai achevé ma course ; j’ai gardé la foi.
Des Apôtres : Romains (§ 96) VIII, 8-14.
Car tous ceux qui sont poussés par l’Esprit de Dieu, sont enfants de Dieu.

Alleluia
Du dimanche avant la Théophanie, ton 8 :
℣. Que Dieu nous prenne en grâce, et nous comble de ses bénédictions : qu’il répande sur nous la lumière de son visage, et qu’il fasse éclater sur nous sa miséricorde (Psaume 66, 2).
Des Apôtres, ton 4 :
℣. Les cieux rendent grâce pour tes merveilles, Seigneur, pour ta fidélité, dans l’assemblée des saints (Psaume 88, 6).

Evangiles
Du dimanche avant la Théophanie : Marc (§ 1) I, 1-8.
Pour moi, je vous ai baptisés dans l’eau : mais pour lui, il vous baptisera dans le Saint-Esprit.
Des Apôtres : Luc (§ 50) X, 1-15.
Ensuite le Seigneur choisit encore soixante [et douze] autres, qu’il envoya devant lui, deux à deux, dans toutes les villes et dans tous les lieux où lui-même devait aller.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des Apôtres : Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5). Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

Programme du XXXIIème dimanche après la Pentecôte – dimanche après Noël – saints Joseph, David & Jacques – ton 7

Saint Joseph époux de la Vierge, saint roi David et saint Jacques frère du SeigneurParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 10 janvier 2016 du calendrier grégorien – 28 décembre 2015 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VII de l’Octoèque. Ce dimanche est aussi celui après Noël & le rit byzantin y commémore saint Joseph, l’époux de la Vierge, le saint roi David et saint Jacques, frère du Seigneur, premier évêque de Jérusalem (de fait cousin germain du Christ).

Traditionnellement, c’est l’un des jours où la divine liturgie de saint Jacques, frère du Seigneur, peut être employée à la place de celle de saint Jean Chrysostome. Cette liturgie très antique représente les anciens usages de l’Eglise de Jérusalem.

Nous sommes encore dans les jours de l’après-fête de Noël, laquelle se clôt le 31 décembre.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des saints. Et maintenant.
Kondakion : des saints.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de sexte.
Kondakion : de la fête.

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du ton dominical occurrent, auxquels on ajoute 4 tropaires des 4ème & 5ème odes du 1er canon de Noël & 4 tropaires de la 6ème ode du canon des saints :
1. Il est beau à voir & bon à manger, * le fruit qui a causé mon trépas ; * mais le Christ est cet arbre de vie * dont je puis manger sans mourir ; * & je crie avec le bon Larron : ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
2. Dieu de tendresse, mis en croix, tu effaças * la cédule de l’antique péché d’Adam ; * de l’erreur tu sauvas l’ensemble des mortels : ** aussi nous te chantons, Bienfaiteur & Seigneur.
3. Sur le croix, Dieu de tendresse, tu clouas nos péchés, * par ta mort tu triomphas de la mort ; * d’entre les morts tu éveillas les trépassés ; ** aussi nous nous prosternons devant ta sainte Résurrection.
4. Dans les oreilles d’Eve le serpent injecta son venin, * mais le Christ sur l’arbre de la croix * fit jaillir pour le monde la douceur de la vie. ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
5. Ô Toi, que jadis Jacob annonça à l’avance * comme attente des nations, ô Christ, * Tu es sorti de la tribu de Juda * et Tu es venu enlever à Damas sa puissance * et à Samarie ses butins, * après avoir changé leur égarement * en foi agréable à Dieu. ** Gloire à Ta puissance, Seigneur !
6. Tu es descendu dans le sein virginal * comme la pluie sur la toison, ô Christ, * et comme les gouttes de rosée qui arrosent la terre. * L’Éthiopie, Tharsis, * les îles de l’Arabie et Saba, * ainsi que les chefs de toute la terre des Mèdes, ô Sauveur, * se sont prosternés devant Toi. ** Gloire à Ta puissance, Seigneur !
7. Te soumettant au décret de César, * Tu t’es fait inscrire au nombre des esclaves, ô Christ, * et Tu nous as affranchis, esclaves de l’ennemi et du péché ; * T’étant totalement appauvri à notre image, * Tu as divinisé notre poussière ** par cette union même et cette participation.
8. Voici que la Vierge, comme il fut dit jadis, * a conçu dans son sein et mis au monde un Dieu devenu homme, * et elle demeure Vierge ; * réconciliés par elle avec Dieu, pécheurs que nous sommes, * nous la chantons avec foi, ** car elle est véritablement Mère de Dieu.
9. Par son étrange enfantement * de la jeune Servante de Dieu * parmi nous, les étrangers, * le Verbe du Père, le Dieu éternel * est descendu loger ; * et toi, bienheureux Joseph, tu le prends * et dans la joie tu fais avec lui * cette étrange descente en Egypte pour obéir ** aux ordres de Dieu.
10. Auprès du Dieu qui se fit enfant dans la chair, * Joseph, tu te tenais * comme un Ange, et le servais; * directement auprès de lui, * c’est clair, tu fus illuminé * de ses rayons immatériels * et te montras, Bienheureux, * tout à fait resplendissant ** dans ton âme et ton cœur.
11. Par le contact avec ton Dieu * entièrement sanctifié * en ton âme et ton corps, * tu partis vers les demeures immatérielles * et maintenant tu sanctifies * ceux qui célèbrent ta mémoire, Joseph, * toi le Juste plein de renommée * et le bienheureux époux ** de la sainte Mère de Dieu.
12. Sur terre tu as vu, * illustre Joseph, * comme enfant nouvelet * né de la Vierge immaculée * celui qui dépasse toute perfection * et qui naît du Père avant les siècles; * et tu entendis les Anges le chanter * à l’intérieur de la grotte, * lorsqu’il reposait ** dans la crèche.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, * ouvert au Larron le Paradis ; * changé en joie les pleurs des myrrophores * et ordonné aux apôtres de prêcher. * Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, ** donnant au monde ta grande miséricorde !
2. Tropaire de la fête, ton 4 : Ta Nativité, ô Christ, notre Dieu, * a fait resplendir dans le monde la lumière de la connaissance. * Par elle en effet les adorateurs des astres * ont appris par l’astre à t’adorer, * toi, Soleil de Justice, * et à reconnaître en toi l’Orient d’en-haut ; ** Seigneur, gloire à toi !
3. Tropaire des saints, ton 2 : Annonce, Joseph, la bonne nouvelle à David, * à l’ancêtre de Dieu les merveilles dont tu fus le témoin : * sous tes yeux une Vierge a enfanté, * avec les Mages tu t’es prosterné, * avec les Pâtres tu as rendu gloire au Seigneur * et par l’Ange tu fus averti. ** Prie le Christ notre Dieu de sauver nos âmes.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Kondakion des saints, ton 3 : Le saint roi David est comblé d’allégresse en ce jour * et Jacques offre sa louange avec Joseph ; * ayant reçu couronne dans la parenté avec le Christ, * ils se réjouissent et chantent * celui qui sur terre est né de merveilleuse façon ** et s’écrient : Sauve dans ton amour ceux qui célèbrent ton Nom.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de la fête, ton 3 : La Vierge en ce jour met au monde l’Eternel, * et la terre offre une grotte à l’Inaccessible. * Les Anges et les Pasteurs chantent sa gloire. * Les Mages avec l’étoile s’avancent. * Car tu es né pour nous * enfant nouveau-né ** le Dieu d’avant les siècles.

Prokimen
Du dimanche, ton 7 :
℟. Le Seigneur donne la puissance à son peuple, le Seigneur bénit son peuple dans la paix (Psaume 28, 11).
℣. Rendez au Seigneur, fils de Dieu, rendez au Seigneur la puissance & la gloire (Psaume 28, 1).
Des saints, ton 4 :
℟. Dieu est admirable dans ses saints, lui le Dieu d’Israël (Psaume 67, 36).

Epître
Du dimanche après Noël : Galates (§ 200) I, 11-19.
Ainsi trois ans s’étant écoulés, je retournai à Jérusalem pour visiter Pierre ; et je demeurai quinze jours avec lui ; et je ne vis aucun des autres apôtres, sinon Jacques, frère du Seigneur.

Alleluia
Du dimanche, ton 7 :
℣. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
℣. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).
Des saints, ton 4 :
℣. Souviens-toi, Seigneur, de David, et de toute sa douceur (Psaume 131, 1).

Evangile
Du dimanche après Noël : Matthieu (§ 4) II, 13-23.
Joseph s’étant levé, prit l’enfant et sa mère durant la nuit, et se retira en Egypte.

Mégalinaire à la Mère de Dieu, durant l’anaphore :
De la fête, ton 1 : Magnifie, mon âme, celle qui est plus vénérable et plus glorieuse que les armées d’en-haut, la Vierge Très-Pure, Mère de Dieu.
Je vois un mystère étonnant, qui dépasse l’entendement * une grotte est devenue le ciel ; * la Vierge est devenue le trône des Chérubins ; * une crèche est devenue le lieu où repose * Celui que rien ne peut contenir, le Christ-Dieu. ** Chantons-le et magnifions-le.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des saints : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

Grandes complies et matines de Noël à la paroisse catholique russe de Paris

« Le Christ est né, glorifiez-le ; * le Christ descend des cieux, allez à sa rencontre ; * le Christ est sur terre, relevez-vous. * Chante pour le Seigneur, terre entière, * & peuples, louez-le dans l’allégresse, * car il s’est couvert de gloire. »
(Saint Côme de Maïouma, canon des matines de Noël, hirmos de la première ode).

Ce mercredi soir 6 janvier du calendrier grégorien – correspondant au 24 décembre du calendrier julien – la fête de la Nativité du Christ s’ouvrait par la célébration de l’office des Grandes Complies, suivi de celui des matines de Noël, ces deux offices constituant la vigile nocturne de cette grande fête.

Nous remercions vivement Thomas Wallut et l’émission télévisée Chrétiens orientaux qui nous ont pris ces magnifiques photos de ce long et bel office. En cliquant sur chaque photo, vous aurez une description succincte du moment de l’office où celle-ci a été prise. Plus de photo en suivant ce lien.

Crédit photographique : © Thomas Wallut.

Le livret des choristes pour les grandes complies et les matines de Noël :

Et en version PDF téléchargeable.

Programme du XXXIème dimanche après la Pentecôte – Dimanche des Pères – Avant-fête de Noël – ton 6

Généalogie du Christ - dimanche des PèresParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 3 janvier 2016 du calendrier grégorien – 21 décembre 2016 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Le dimanche qui précède Noël est consacré, dans le rit byzantin, à la mémoire des saints & justes Pères & Patriarches qui ont précédé l’Incarnation du Messie.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’avant-fête. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : de l’avant-fête.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Pères. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : des saints Pères.

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du ton dominical occurent, 4 tropaires de la 3ème ode du canon des saints Pères & 4 tropaires de la 6ème ode du canon de l’avant-fête :
1. Adam, notre premier père, ayant transgressé ton commandement, * ô Christ, tu l’as chassé du Paradis ; * mais, compatissant, tu fis entrer le bon Larron * te confessant sur la croix et criant : * Souviens-toi de moi, Sauveur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Pour notre faute, tu nous condamnas * à la malédiction de la mort, Seigneur source-de-vie ; * mais, souffrant dans ton corps, Maître sans péché, * tu fis revivre les morts qui s’écrièrent : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. « Seigneur qui suspendis la terre sur les eaux, * la création, te voyant suspendu à la croix, * trembla de frayeur et s’écria : ** Nul n’est saint comme toi, ô notre Dieu. »
4. Après trois jours au sépulcre, par ta vivifiante Résurrection * tu ressuscitas les morts de jadis; * délivrés de la condamnation, dans l’allégresse ils chantaient : ** Tu es venu, Seigneur, te voici, ô Rédempteur.
5. Sauvant la gloire de leur image et ressemblance avec Dieu, * les Jeunes Gens méprisèrent l’éclat de l’image dorée * et dans le feu de l’Esprit ils chantèrent avec foi : ** Nous ne connaissons d’autre Maître que toi.
6. Par la Sagesse suprême et la puissance de l’Esprit * les Jeunes Gens confondirent les sages babyloniens * et pleins de courage ils s’écriaient : ** Nul n’est saint comme toi, ô notre Dieu.
7. « De ses entrailles, comme il l’avait reçu, * le monstre a rejeté Jonas * comme du sein le nouveau-né; * et le Verbe pareillement * dans le sein de la Vierge est demeuré, * il prit chair et en sortit, * lui conservant son intégrité, * car il a préservé en celle qui l’enfanta ** sa virginité. »
8. Notre Dame, en ciel nouveau, * tu feras bientôt lever * dans la grotte et dans la chair * de ton sein comme nuée * le Soleil de gloire, le Christ, * qui va faire resplendir * de son rayonnement * la terre et tous ses habitants ** par extrême bonté.
9. Tu as vu, Seigneur Jésus, * notre misère et nos douleurs * et nous pris en compassion * sans détourner ton regard; * mais assumant notre néant, * sans quitter le sein du Père tu as demeuré * dans celui de l’Inépousée * qui, sans douleurs, ** va t’enfanter dans la grotte selon la chair.
10. Montagnes et collines, exultez * avec les plaines et les vallées, * tous les peuples, les familles des nations * et tout ce qui respire, battez des mains, * comblés de la joie divine, * car voici la rédemption universelle, * le Verbe intemporel de Dieu * qui vient se mettre par amour ** sous les normes du temps.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Les vertus angéliques sur ton tombeau, * les gardes pétrifiés de crainte, * Marie près de ton sépulcre cherchait ton corps très pur ; * Toi, Tu captives l’enfer sans être séduit. * Tu vas à la rencontre de la Vierge, ** Tu donnes la Vie, ô Ressuscité des morts, gloire à toi !
2. Tropaire des Pères, ton 2 : Combien sont sublimes les entreprises de la foi ! * Les trois Jeunes Gens exultaient dans la fournaise comme dans les eaux du repos ; * et le prophète Daniel dans la fosse avec les lions * semblait le pâtre du troupeau. ** Par leurs prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.
3. Tropaire de l’avant-fête, ton 4 : Prépare-toi, Bethléem : * pour tout homme s’ouvre l’Eden ; * pare-toi, Ephratha : * en la grotte la Vierge fait fleurir l’arbre de vie ; * son propre sein devient le mystique Paradis * où pousse l’arbre divin * dont ceux qui en mangent vivront * au lieu d’en mourir comme Adam : ** le Christ vient au monde pour relever son image déchue.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Kondakion des Pères, ton 1 : Réjouis-toi, Bethléem, Ephratha, prépare-toi, * voici que la Brebis s’empresse d’enfanter * le suprême Pasteur qu’elle porte dans son sein ; * à cette vue les Pères théophores sont dans la joie * et chantent avec les Bergers ** la Vierge nourrissant le Créateur de son lait.
6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
7. Kondakion de l’avant-fête, ton 3 : La Vierge en ce jour se prépare à enfanter * en une grotte ineffablement le Verbe d’avant les siècles. * Terre entière, à cette nouvelle chante & danse, glorifie avec les Anges & les Bergers * celui qui a voulu devenir * un enfant nouveau-né, le Dieu d’avant les siècles.

Prokimen
Des Pères, ton 4 :
℟. Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères, & vénérable, & que ton Nom soit glorifié éternellement (Daniel, 3, 26).
℣. Car tu es juste en toutes les œuvres accomplies pour nous (Daniel, 3, 27).

Epître
Du dimanche avant la Nativité du Christ : Hébreux (§ 328) XI, 9-10, 17-23, 32-40.
Cependant toutes ces personnes, à qui l’Écriture rend un témoignage si avantageux à cause de leur foi, n’ont point reçu la récompense promise ; Dieu ayant voulu, par une faveur particulière qu’il nous a faite, qu’ils ne reçussent qu’avec nous l’accomplissement de leur bonheur.

Alleluia
Des Pères, ton 4 :
℣. Dieu, nous avons entendu de nos oreilles, & nos pères nous ont fait connaître (Psaume 43, 2).
℣. Puisque c’est toi qui nous as sauvés de ceux qui nous affligeaient, et qui as confondu ceux qui étaient animés de haine contre nous (Psaume 43, 8).

Evangiles
Du dimanche avant la Nativité du Christ : Matthieu (§ 1) I, 1-25.
Une vierge concevra, et elle enfantera un fils, à qui on donnera le nom d’Emmanuel, c’est-à-dire, Dieu avec nous.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des Pères : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

Programme du XXXème dimanche après la Pentecôte – Dimanche des saints Ancêtres du Christ – ton 5

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 27 décembre 2015 du calendrier grégorien – 14 décembre 2015 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton V de l’Octoèque. Avec le dimanche qui suit, ce jour constitue un dimanche de préparation à la fête de la Nativité du Christ puisque l’on y fête tous les saints ancêtres selon la chair de notre Seigneur.

En fait, ce premier dimanche a reçu son appellation (en grec « Πропатόрων ») parce qu’il précède le second (« Παтέрων »), mais tous deux célèbrent, sans réelles différences, tous les justes de l’Ancien Testament qui ont précédé la venue du Messie.

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Ancêtres. Kondakion : des Ancêtres.

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 5, & 4 tropaires de la 3ème ode du canon des Ancêtres (œuvre de Joseph l’Hymnographe) :
1. Le bon Larron sur la croix * eut foi en ta divinité, ô Christ ; * il te confessa d’un cœur sincère en s’écriant : ** De moi, Seigneur, en ton royaume souviens-toi.
2. Sur le bois de la croix * pour nous les hommes tu fis fleurir la vie * et se flétrir la malédiction de l’arbre défendu : ** Sauveur & Créateur, nous te chantons d’un même chœur.
3. Par ta mort, ô Christ, * tu as brisé la force de la mort, * ressuscitant tous les morts depuis Adam, ** qui te chantent comme vrai Dieu & Sauveur du genre humain.
4. Venues à ton sépulchre, Sauveur, * les saintes Femmes te cherchaient * pour embaumer la Source de vie, ** mais un Ange leur apparut pour leur dire : Il est ressuscité, le Seigneur !
5. O Christ, lorsque tu fus crucifié * au milieu de deux larrons, * l’un fut justement condamné pour t’avoir insulté, ** l’autre par sa confession devint l’hôte du Paradis.
6. Devant le chœur des Apôtres, * les saintes Femmes s’écriaient : * Le Christ est vraiment ressuscité, ** adorons en lui notre Maître & Créateur.
7. Dans l’univers est célébrée * l’ardeur de Seth pour son Créateur : * par la ferveur de son âme, en effet, * et la pure vie qu’il a menée, * il l’a servi en vérité * et maintenant il s’écrie * sur la terre des vivants : ** Saint es-tu, Seigneur notre Dieu.
8. De bouche et de cœur, * de ses lèvres et en esprit * l’admirable Enos commença * d’invoquer divinement * le nom du Seigneur Dieu de l’univers ; * ayant vécu sur terre * d’une façon qui plut à Dieu, ** il en acquit grand renom.
9. Par des hymnes sacrées * célébrons le bienheureux Enoch * qui, ayant plu au Seigneur, * fut ravi dans la gloire, * ainsi qu’il est écrit, * triomphant visiblement de la mort * pour avoir été ** un serviteur tout proche de Dieu.
10. L’attente des nations * vient de la Vierge maintenant * et voici que Bethléem * entr’ouvre justement * l’Eden jadis fermé, * en recevant le Verbe incarné * et dans la crèche reposant ** corporellement.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 5 : Les vertus angéliques sur ton tombeau, * les gardes pétrifiés de crainte, * Marie près de ton sépulcre cherchait ton corps très pur ; * Toi, Tu captives l’enfer sans être séduit. * Tu vas à la rencontre de la Vierge, ** Tu donnes la Vie, ô Ressuscité des morts, gloire à toi !
2. Tropaire des Ancêtres, ton 2 : Par la foi tu as justifié les Ancêtres, * en épousant d’avance par eux l’Eglise de la gentilité. * Ces saints sont fiers, dans la gloire, * car de leur lignée devait naître un fruit glorieux, * celle qui t’a engendré virginalement. ** Par leurs supplications, ô Christ Dieu, aie pitié de nous.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
4. Kondakion des Ancêtres, ton 6 : Jeunes gens trois fois heureux, vous n’avez point vénéré * l’image faite de main d’homme, * mais fortifiés par l’Essence indescriptible, * dans la fournaise de feu vous fûtes glorifiés, vous trois fois bienheureux. * Dans la flamme de feu irrésistible vous tenant, vous avez invoqué Dieu. * Hâte-Toi, ô Miséricordieux, ** viens vite, plein de pitié, à notre aide, car Tu le peux selon ta volonté.

Prokimen
Des Ancêtres, ton 4 :
℟. Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères, & vénérable, & que ton Nom soit glorifié éternellement. (Daniel, 3, 26).
℣. Car tu es juste en toutes les œuvres accomplies pour nous. (Daniel, 3, 27).
(On ne dit pas le prokimen du dimanche).

Epître
Du dimanche des saints Ancêtres : Colossiens (§ 257) III, 4-11 (du 29ème dimanche après la Pentecôte).
Dépouillez le vieil homme avec ses œuvres, et revêtez-vous du nouveau.

Alleluia
Des saints Ancêtres, ton 4 :
℣. Moïse et Aaron étaient ses prêtres, et Samuel était au nombre de ceux qui invoquaient son nom (Psaume 98, 6).
℣. Ils invoquaient le Seigneur, et le Seigneur les exauçait (Psaume 98, 6).
(On ne dit pas l’alleluia du dimanche).

Evangile
Du dimanche des saints Ancêtres : Luc (§ 76) XIV, 16-24 (du 28ème dimanche après la Pentecôte).
Car je vous assure que nul de ces hommes que j’avais conviés, ne goûtera de mon souper.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des saints Ancêtres : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XXIXème dimanche après la Pentecôte – saint Ambroise de Milan – ton 4

Saint Ambroise de Milan - fresque du monastère de Dyonisiou - Mont Athos 1547Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 20 décembre 2015 du calendrier grégorien – 7 décembre 2015 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton IV de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour Sa Sainteté Ambroise, évêque de Milan.

Saint Ambroise naquit dans une puissante famille de l’administration impériale à Trèves, en 339 ou 340, où son père Ambroise, chrétien, exerçait l’importante charge de préfet du prétoire pour la province des Gaules.

Selon la Vie d’Ambroise rédigée par son secrétaire Paulin de Milan, son berceau se trouvait dans la salle du prétoire. Un jour qu’il y dormait, un essaim d’abeilles survint tout à coup et couvrit sa figure et sa bouche de telle sorte qu’il semblait que les insectes entraient dans sa bouche et en sortaient. Les abeilles prirent ensuite leur envol et s’élevèrent en l’air à une telle hauteur que l’œil humain n’était plus capable de les distinguer. L’événement frappa son père qui dit: « Si ce petit enfant vit, ce sera quelque chose de grand. » En quittant son visage, les abeilles avaient laissé un peu de miel dessus. Ceci fut considéré comme le présage de son éloquence future.

À la mort de son père, sa mère retourna à Rome avec ses trois enfants, encore en bas âge : Ambroise, Marcelline et Satyre, qui deviendraient tous trois saints. Confié aux meilleurs maîtres, Ambroise montra par la suite de grandes capacités pour les sciences, et faisait en particulier l’admiration de tous par ses dons oratoires.

À l’adolescence, il vit sa mère et sa sœur, laquelle avait consacré sa virginité à Dieu, embrasser la main des prêtres de Jésus-Christ (vénérable coutume qui existait dès les premiers temps de l’Eglise et qui est encore largement pratiquée en Orient de nos jours ainsi que dans certaines régions d’Europe occidentale méditérranéenne : il s’agissait (et il s’agit toujours) d’honorer les mains qui avaient reçu l’onction sacerdotale pour bénir et consacrer). Pour plaisanter, Ambroise tendit sa main à sa sœur assurant qu’elle devait l’embrasser comme elle l’avait fait aux prêtres. Mais celle-ci refusa, considérant Ambroise encore comme un enfant impertinent.

À l’issue de ses études de droit, Ambroise fut désigné en 370 par l’empereur Valentinien Ier († 375) comme gouverneur de la province de Ligurie-Émilie, ayant pour capitale Milan. Le préfet Probus lui dit alors, sans savoir qu’il prononçait une prophétie : « Va et gouverne plutôt en évêque qu’en juge », voulant par là l’exhorter à la compassion et à la miséricorde. De fait, le jeune homme s’acquit bien vite l’attachement et la reconnaissance du peuple, par sa sagesse et ses vertus.

Mosaique de saint Ambroise de Milan dans la chapelle de saint Victor datant de 378 - un probable portrait fidèle du saintÀ cette époque, malgré de longues années de luttes depuis le Concile de Nicée (tenu en 325), l’hérésie arienne était encore tenace et divisait toujours l’Église, surtout en Orient où elle avait trouvé le soutien du nouvel empereur Valens (364-378). À la mort en 373 de l’évêque arien de Milan Auxence, une assemblée se tint dans la cathédrale pour procéder à l’élection du nouvel évêque, mais le peuple était si divisé entre les deux partis, orthodoxe et arien, qu’il était impossible de parvenir à un accord. On fit alors appel à Ambroise pour intervenir et calmer le tumulte. Les paroles du gouverneur, sa douceur, sa persuasion, son esprit de paix firent une telle impression que tous les fidèles reprirent soudain d’une seule voix l’exclamation d’un enfant qui s’était écrié : « Ambroise évêque ! » Surpris, puis effrayé, Ambroise objecta qu’il n’était encore que catéchumène — car la coutume était alors répandue de retarder le baptême pour ne pas le souiller par des péchés ultérieurs — et il se réfugia dans son palais, suivi par la foule qui répétait sans cesse ce même cri. La nuit venue, il tenta de s’enfuir à cheval, mais il perdit son chemin et, au petit matin, se retrouva à son point de départ. Il essaya ensuite d’échapper à ces honneurs en écrivant à l’empereur, mais celui-ci, d’habitude indifférent aux affaires ecclésiastiques, soutint avec admiration l’élection d’Ambroise. Finalement résigné à se soumettre à la volonté de Dieu, ce rhéteur et administrateur de trente-cinq ans fut ordonné évêque, huit jours après son baptême, à la satisfaction des deux partis ; c’était le 7 décembre 374.

Dès lors Ambroise se consacra complètement à son ministère et renonça à tous biens, richesses et plaisirs. Il distribua son argent aux pauvres et fit don de ses vastes propriétés à l’Église. Ne gardant rien pour lui, il passait presque toute la semaine dans le jeûne le plus strict, consacrait ses nuits à la prière et à la méditation des Écritures et des saints Pères, alors que pendant le jour il s’occupait des affaires de l’Église et de la direction de son troupeau spirituel. Sous la direction du prêtre Simplicien, il acquit une profonde connaissance de la philosophie et des Pères grecs (en particulier d’Origène) et s’engagea avec fougue dans la défense de l’Orthodoxie catholique, à la grande confusion des Ariens qui avaient agréé l’élection de ce magistrat modéré, espérant en faire leur instrument.

A la suite de saint Hilaire de Poitiers, l’évêque de Milan se montra pendant vingt-cinq ans le champion de la foi véritable en Occident, telle qu’elle avait été clairement exprimée au concile de Nicée, et fit de son siège, qui était devenu depuis 381 la résidence de l’empereur d’Occident, la métropole où se décidaient toutes les affaires ecclésiastiques des diocèses d’Italie, de Pannonie, de Dacie et de Macédoine.

Ambroise parvint à s’assurer la confiance et l’intérêt de l’empereur d’Occident, Gratien (375-383), grâce auquel il put faire réunir le concile de Sirmium (juillet 378) et faire décréter des lois proscrivant l’arianisme.

À la mort de Valens (379), l’empire d’Orient passa aux mains du pieux Théodose. Le nouvel empereur, nicéen, fit réunir le Second Concile Œcuménique à Constantinople, en juillet 381, tandis que Gratien, conseillé par Ambroise, convoquait le concile d’Aquilée, qui tentait de mettre fin de l’arianisme en Occident.

En 383, à la mort de Gratien, l’empire compte trois empereurs : Maxime à Trèves, Valentinien II, sous la tutelle de sa mère Justine à Milan, Théodose à Constantinople.

Ambroise dut s’opposer fermement à la politique de l’impératrice Justine et de l’entourage du jeune héritier, Valentinien II, qui étaient gagnés à l’hérésie arienne. Valentinien II intima un jour au prélat l’ordre de livrer son église. « Allez dire à votre maître, répondit Ambroise aux envoyés de l’empereur, qu’un évêque ne livrera jamais le temple de Dieu ! » Il s’enferma alors dans la cathédrale de Milan, entouré du peuple décidé à mourir avec lui ; et, du Dimanche des Rameaux au Jeudi Saint, les chrétiens de Milan résistèrent ainsi aux troupes qui tentèrent d’investir cette basilique, en n’ayant pour armes que la prédication enflammée de leur pasteur, et le chant ininterrompu des psaumes et des hymnes. On date de cet épisode l’introduction du chant antiphoné dans l’Eglise de Milan, et par là en Occident, à l’imitation de ce qui se pratiquait en Orient et à Antioche en particulier. Plus généralement, il est certain que saint Ambroise contribua à organiser profondément la liturgie de son Eglise (l’actuel rit milanais dit aussi rit ambrosien).

En 390, Théodose, alors au faîte de sa gloire, fit réprimer avec une cruauté inutile une émeute qui s’était déclenchée à Thessalonique, et plus de sept mille personnes furent alors massacrées. La nouvelle parvint jusqu’à Milan et, lorsque l’empereur en visite dans la métropole italienne se présenta à la porte de la cathédrale pour assister à la messe, saint Ambroise lui en interdit l’entrée et l’excommunia pendant plus de huit mois. Respectueux envers la discipline de l’Église, le souverain se soumit avec humilité à la pénitence publique. Le jour de la Nativité, il se présenta à l’église, se prosterna jusqu’à terre aux pieds d’Ambroise, baignant le sol de ses larmes et suppliant d’être à nouveau jugé digne de la participation aux saints Mystères. Après avoir obtenu le pardon de l’évêque, au moment de la communion, il pénétra dans le sanctuaire pour communier avec les clercs, comme c’était la coutume à Constantinople. Mais le serviteur de Dieu Ambroise se tourna vers lui et l’humilia publiquement une nouvelle fois en le repoussant et lui disant : « Sors d’ici et demeure à ta place parmi les laïcs, car la pourpre n’institue pas des prêtres, mais des empereurs ! » Théodose se retira alors parmi les pénitents, tant son respect pour Ambroise était grand. De retour à Constantinople, jamais plus il n’osa entrer dans le sanctuaire pour communier.

Familier des princes et des grands de ce monde, Ambroise portait aussi son attention sur le moindre de ses fidèles. Lorsqu’un pécheur venait vers lui pour se confesser, il le prenait dans ses bras et le baignait de ses larmes. Défenseur ardent de la foi, il détourna aussi un grand nombre de païens des ténèbres et les initia au mystère du christianisme, en particulier par ses brillants sermons publics. Le plus célèbre de ses disciples fut saint Augustin qui, grâce à l’évêque de Milan, put se détourner de la fausse religion du manichéisme et, baptisé par saint Ambroise lui-même, entrer définitivement dans l’Église qu’il allait si brillamment servir. C’est grâce à lui encore que la reine Frigitilde de la tribu germanique des Marcomans reçut le saint baptême et attira son peuple à la vraie foi.

Malgré ses multiples activités, ce grand pasteur trouva cependant le temps de composer de nombreux ouvrages, principalement exégétiques et moraux, dans lesquels il manifeste une vaste culture, tant sacrée que profane, et qui contribuèrent grandement à la diffusion de la doctrine des Pères grecs dans le monde latin. Outre son œuvre oratoire, Ambroise enrichit aussi l’Église par de magnifiques hymnes liturgiques, destinées à être chantées par le peuple en deux chœurs antiphonés, qui furent un des plus riches éléments de la liturgie latine pendant de longs siècles.

Saint Ambroise s’endormit dans la paix du Christ, à l’aube du Samedi Saint, le 4 avril 397, deux ans après l’empereur Théodose, dont il avait prononcé l’éloge funèbre. Les cérémonies de ses funérailles ne purent être accomplies que le Jeudi in Albis en raison de la célébration de Pâques. Dans le rit romain comme dans le rit byzantin, saint Ambroise est fêté au 7 décembre, date à laquelle il devint évêque de Milan. L’Eglise de Milan, dans le rit ambrosien, quant à elle fête saint Ambroise à quatre reprises au cours de son année liturgique : le 7 décembre (fête principale – anniversaire de son sacre épiscopal), le 30 novembre (anniversaire de son baptême), le Jeudi in Albis (après Pâques – anniversaire de ses funérailles) et le 14 mai (anniversaire de la translation de ses reliques avec celle des saints Gervais et Protais dans le reliquaire en argent qui les contient toujours).

Le corps de saint Ambroise repose jusqu’à aujourd’hui dans la basilique Saint-Ambroise de Milan, sous l’autel majeur, en compagnie des saints diacre Gervais et Protais (photos prises au cours de l’un de nos pèlerinages à Milan) :

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de Sa Sainteté. Et maintenant. Theotokion de l’heure.
Kondakion : du dimanche.

A la divine liturgie

Tropaires des Béatitudes : huit tropaires du ton dominical occurrent :
1. A cause de l’arbre défendu * Adam fut exilé du Paradis, mais par l’arbre de la croix le Larron y entra ; * car l’un, goûtant de son fruit, méprisa le commandement du Créateur, * l’autre, partageant ta crucifixion, confessa ta divinité : ** Souviens-toi de moi dans ton royaume.
2. Seigneur exalté sur la Croix, * tu as brisé la puissance de la mort, * effaçant la cédule écrite contre nous ; * accorde-nous la repentance du Larron * et donne à tes fidèles serviteurs, ô Christ notre Dieu, * de te crier comme lui : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
3. D’un coup de lance, sur la croix * tu as déchiré la cédule écrite contre nous ; * et, compté parmi les morts, tu as enchaîné le prince de l’Enfer, * délivrant tous les hommes des liens de la mort * par ta Résurrection, dont la lumière a brillé sur nous ; * Seigneur ami des hommes, nous te crions : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
4. Crucifié & ressuscité du tombeau, * Dieu tout-puissant, le troisième jour, * avec toi, seul Immortel, tu ressuscitas le premier homme, Adam ; * donne-moi, Seigneur, de prendre aussi la voie du repentir * afin que, de tout mon cœur * & dans l’ardeur de ma foi, je te crie : ** Souviens-toi de moi, Sauveur, en ton royaume.
5. Pour nous l’Impassible devient homme de douleur * et sur la croix se laisse clouer, * afin de nous ressusciter avec lui ; * aussi nous glorifions avec la Croix * les Souffrances & la sainte Résurrection * par lesquelles nous fûmes rénovés, * obtenant le salut en criant : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
6. Ressuscité d’entre les morts * et dépouillant l’empire de la Mort, * il apparut aux Myrrophores, leur annonçant la joie ; * et nous fidèles, prions-le * d’épargner à nos âmes la corruption, * lui répétant sans cesse la parole du bon Larron : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
7. Fidèles, glorifions d’un même cœur * le Père, le Fils & l’Esprit saint, * invoquons en trois personnes l’unique Divinité * indivisible, inaccessible, sans confusion, ** qui nous sauve des flammes du châtiment.
8. Ta mère, Seigneur, t’enfanta virginalement * et vierge elle est demeurée même après l’enfantement : * c’est elle que nous te présentons pour intercéder auprès de toi : * accorde à sa prière le pardon des péchés * pour ceux qui ne cessent de te crier : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Ayant appris de l’Ange la prédication lumineuse de la Résurrection, * et le terme de l’ancestrale condamnation, * les femmes disciples du Seigneur * dirent, pleines de fierté, aux Apôtres : * « Renversée est la mort ! * Le Christ Dieu est ressuscité, ** donnant au monde sa grande miséricorde ! »
2. Tropaire de Sa Sainteté, ton 4 : La justice de tes œuvres a fait de toi * pour ton troupeau une règle de foi, * un modèle de douceur, * un maître de tempérance ; * c’est pourquoi tu as obtenu l’exaltation par ton humilité * et par ta pauvreté la richesse. * Père Ambroise, * prie le Christ Dieu ** de sauver nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion de Sa Sainteté, ton 3 : Rayonnant par les dogmes divins, * tu as assombri les séductions d’Arius, * toi le docteur des mystères & le pasteur, ô Ambroise. * Et tu as accompli des miracles par la puissance de l’Esprit, * tu as guéri efficacement les diverses passions, ô Vénérable Père. * Prie le Christ Dieu pour que nos âmes soient sauvées.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 4 : Mon Sauveur & mon libérateur * a ressuscité tous les mortels, * les arrachant par sa force divine aux chaînes du tombeau ; * il a brisé les portes de l’Enfer ** et en maître souverain il est ressuscité le troisième jour.

Prokimen
Du dimanche, ton 4 :
℟. Que tes œuvres sont grandes, Seigneur ! Toutes, avec sagesse tu les fis (Psaume 103, 24).
℣. Bénis le Seigneur, mon âme ! Seigneur, mon Dieu, tu es si grand ! (Psaume 103, 1).

Epître
Du dimanche : Colossiens (§ 258) III, 12-16 (Epître du 30ème dimanche après la Pentecôte, en raison des deux dimanches des Ancêtres & des Pères).

Alleluia
Du dimanche, ton 4 :
℣. Va, chevauche pour la cause de la vérité, de la piété & de la justice (Psaume 44, 5).
℣. Tu aimes la justice, tu hais l’impiété (Psaume 44, 8).

Evangile
Du dimanche : Luc (§ 85) XVII, 12-19.
Alors Jésus dit : Tous les dix n’ont-ils pas été guéris ? Où sont donc les neuf autres ?

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XXVIIIème dimanche après la Pentecôte – saint André le Protoclite – ton 3

Apôtre André le ProtocliteParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 13 décembre 2015 du calendrier grégorien – 30 novembre 2015 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton III de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint Apôtre André le Premier-Appelé.

Saint André, le glorieux Apôtre du Christ, était le frère du saint Apôtre Pierre et était originaire comme lui de la ville de Bethsaïde (auj. Al-Tell), située sur la rive Nord-Est du lac de Tibériade. Les deux frères exerçaient ensemble la profession de pêcheurs. Quand saint Jean le Précurseur prêcha son message de pénitence et de conversion, André accourut vers lui et devint son disciple. Un jour, après avoir baptisé Jésus, Jean le Baptiste s’entretenait avec André et un autre disciple et, leur montrant Jésus qui passait non loin de là, il leur dit : « Voici l’Agneau de Dieu ! » (Jean I, 35). À cette parole du Précurseur, ils suivirent Jésus pour le connaître davantage. Le Christ se retourna alors vers eux et leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils répondirent : « Maître, où demeures-tu ? » — « Venez et voyez », dit Jésus. Ils se rendirent donc avec lui dans la demeure où il séjournait et l’interrogèrent le reste du jour. De cet entretien, André retira la conviction que ce Jésus était le Messie attendu depuis tant de siècles par son peuple, le Sauveur du monde. Ne retenant pas sa joie, il se précipita chez son frère Simon et lui cria : « Nous avons trouvé le Messie ! » (Jean I, 41), puis il le conduisit auprès de Jésus. André fut ainsi le premier à reconnaître le Christ et à le suivre en devenant son disciple ; c’est pourquoi il reçut le surnom de « Premier-Appelé » ou Protoclite (Πρωτοκλήτος en grec, Первозванный en slavon). Par la suite, André suivit le Seigneur avec le groupe des Douze. Il était présent lors de la multiplication des pains (Jean VI, 5-15) et vint intercéder auprès du Seigneur, pour qu’il nourrisse aussi d’aliment terrestre ces cinq mille hommes. André était lié d’amitié avec saint Philippe, qui était originaire comme lui de Béthsaïde. Lorsque certains Hellènes demandèrent à Philippe à voir Jésus, Philippe alla le rapporter à André, qui jouissait d’une plus grande familiarité auprès du Maître (Jean XII, 20-22). Le Premier-Appelé fut témoin des événements qui accompagnèrent la Passion du Christ et assista avec les autres Apôtres à ses apparitions après sa Résurrection.

Après la Pentecôte, on perd sa trace dans le Nouveau Testament. Cependant, les Actes d’André, dont la première rédaction date des années 150-200, ont vraisemblablement conservé des traditions orales plus anciennes des travaux évangéliques du saint Apôtre. A la dispersion des Apôtres, André s’est consacré à l’évangélisation des côtes de la mer Noire, de la Bithynie, de la Thrace et de la Grèce (Macédoine, Thessalie et Achaïe). Les Actes d’André retracent son itinéraire : il apporte l’Evangile d’abord à Amisos, ville du Pont (auj. Samsum) sur le littoral de la mer Noire, puis à Trébizonde et Lazique, avant de retourner à Jérusalem pour passer Pâques. De là, il partit avec saint Jean le Théologien pour Éphèse et évangélisa quelque temps les régions occidentales de l’Asie Mineure. En remontant vers la Propontide et prêchant dans les villes de Nicée, Nicomédie, Chalcédoine, Héraclée du Pont et Amastris, il parvient à Sinope, Néocésarée et Samosate, puis se rendit une nouvelle fois à Jérusalem pour le concile qui réunit les Apôtres au sujet de la réception des païens dans l’Église (Actes XV, 6). Après la fête de Pâques, il accompagna quelque temps Matthias et Thaddée jusqu’aux confins de la Mésopotamie, puis passa d’Orient en Occident en suivant les rivage du Nord de la mer Noire, du Caucase vers la Thrace. Il aurait prêché l’Evangile aux habitants de la petite ville de Byzance, y fondant l’Eglise et y laissant saint Stachys, l’un des soixante-dix Disciples, comme évêque (l’actuel patriarche Bartholomée est considéré comme le 270ème successeur de saint André). Par la suite, il poursuivit son périple en Thrace, Macédoine et Thessalie, et parvint à la ville de Patras, dans le Péloponnèse où il subit le martyre sous le règne de l’empereur Néron. Comme son frère Pierre à Rome, il subit le supplice de la croix, mais refusa de mourir tout à fait exactement comme son Seigneur : il fut lié par des cordes à une croix et succomba au bout de trois jours.

Procession de la Croix de saint André dans sa cathédrale de PatrasLa fête de saint André au 30 novembre est sans doute l’une des plus ancienne fête particulière d’Apôtre, on la trouve déjà inscrite dans le plus ancien calendrier chrétien, le calendrier philocalien (336/354), c’est du reste une des rares fêtes d’Apôtres dont la date est commune au rit latin et au rit byzantin.

Le 3 mars 357, sous l’empereur Constance II, les reliques de saint André furent transférées de Patras à Constantinople où elles furent déposées avec celles de saint Luc et de saint Thaddée dans l’église des Saints-Apôtres. Cinq cents ans après, son chef et sa croix revinrent à Patras, envoyées par l’empereur Basile Ier le Macédonien (867-886). Lors de la conquête de Constantinople, le corps du saint, qui y était demeuré, est transféré dans la cathédrale d’Amalfi en Italie, au Sud de Naples, où il se trouve encore. En 1460, devant l’invasion turque dans le Péloponnèse, le chef de saint André, ainsi que sa croix, qui étaient encore à Patras, furent offerts au pape Pie II par le despote de Morée Thomas Paléologue, mais ne purent parvenir à la basilique Saint-Pierre de Rome qu’en 1462, où ces reliques reposèrent alors auprès de celles de son frère de sang Simon Pierre. Le Pape Paul VI, en geste d’amitié envers l’Eglise de Grèce, décida le 26 septembre 1964 de restituer le crâne du saint et les reliques de sa croix à la ville de Patras. Ces précieuses reliques sont conservées depuis dans l’immense cathédrale Saint-André de Patras, dédiée en 1974, qui est actuellement la plus grande église de ce pays. En juillet 2013, les reliques de la croix de saint André firent un voyage triomphal en Russie.

*

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’Apôtre. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’Apôtre. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : de l’Apôtre.

A la divine liturgie

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 3 & 4 tropaire de la 3ème ode du canon de l’Apôtre (œuvre de saint Jean Damascène) :
1. Adam, notre premier père, ayant transgressé ton commandement, * ô Christ, tu l’as chassé du Paradis ; * mais, compatissant, tu fis entrer le bon Larron * te confessant sur la croix et criant : * Souviens-toi de moi, Sauveur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Pour notre faute, tu nous condamnas * à la malédiction de la mort, Seigneur source-de-vie ; * mais, souffrant dans ton corps, Maître sans péché, * tu fis revivre les morts qui s’écrièrent : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Ressuscité d’entre les morts, tu nous sauvas de nos passions, * Seigneur, par ta sainte Résurrection ; * et, Sauveur, tu as détruit toute la puissance de la mort ; * c’est pourquoi nous, les fidèles, te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Par ta sépulture de trois jours tu éveillas, * Dieu, les morts qu’aux Enfers tu vivifias ; * et, dans ta bonté, tu fus la source de l’immortelle vie * pour nous tous, fidèles, qui sans cesse te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. Aux Myrophores tu apparus d’abord, * Sauveur ressuscité d’entre les morts, * leur criant : Réjouissez-vous ! * et par elles, ô Christ, tu révèles ton éveil à tes amis ; * aussi te crions-nous : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
6. Sur la montagne Moïse, étendant les bras, préfigurait la croix et triomphait d’Amalec ; * nous-mêmes, nous la prenons pour combattre les démons * et tous ensemble avec foi te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
7. Ayant soif, tu accourus, * sans être appelé, mais de ton propre mouvement, * comme un cerf vers la source de vie ; * l’ayant trouvée, tu l’annonças au monde entier, * André, et t’y étant désaltéré, * tu abreuvas tous ceux qui avaient soif ** des flots de l’immortalité.
8. Te conformant à la nature, * admirable saint André, * tu fis participer à ta découverte * ton frère, en lui disant : * Nous avons trouvé celui que nous cherchions ; * et ton aîné selon la chair, ** tu l’introduisis dans la connaissance de l’Esprit.
9. Grâce au filet de la parole tu repêchas * saint Apôtre, les mystiques poissons du gouffre de l’erreur * et tels un mets délicieux * les portas à la table du Christ, * illuminés par la grâce de celui qui est apparu ** dans la similitude de la chair.
10. Vierge, tu as conçu en ton sein * notre Dieu par l’Esprit Saint, * demeurant inconsumée malgré l’irrésistible feu : * c’est donc toi que le buisson * ardent sans être consumé * a révélé d’avance bien clairement ** à Moïse le Législateur.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les Célestes soient en liesse ! * Que les terrestres se réjouissent ! * Car le Seigneur a établi son Règne par son bras, * terrassant la mort par la mort, * Lui le Premier-Né d’entre les morts. * Il nous libère du ventre de l’enfer, ** et offre au monde la grande miséricorde.
2. Tropaire de l’Apôtre, ton 4 : Toi qui des Apôtres fus le premier appelé * et le propre frère de leur Coryphée, * André, prie le Maître de tout * pour qu’il fasse don de la paix au monde ** et qu’à nos âmes il accorde la grande miséricorde.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion de l’Apôtre, ton 2 : L’éponyme de la vaillance, le premier appelé, le héraut de Dieu, * qui suivit le Coryphée de l’Église, * le frère de Pierre, acclamons-le, * car il nous répète ce que jadis il dit à celui-ci : ** Venez, nous avons trouvé Celui que nous souhaitons.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 3 : Du tombeau tu es ressuscité * en ce jour, ô Dieu de miséricorde, * nous arrachant aux portes de la mort ; * en ce jour Adam tressaille d’allégresse et Eve danse de joie, * et tous ensemble les Patriarches & les Prophètes chantent inlassablement ** la force & la puissance de ta divinité.

Prokimen
Du dimanche, ton 3 :
℟. Sonnez pour notre Dieu, sonnez ; sonnez pour notre Roi, sonnez ! (Psaume 46, 7).
℣. Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ! (Psaume 46, 2).
De l’Apôtre, ton 8 :
℟. Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5).

Epîtres
Du dimanche : Colossiens (§ 250) I, 12-18.
Il est le chef, la tête du corps de l’Église. Il est les prémices, et le premier-né d’entre les morts, afin qu’il soit le premier en tout.
De l’Apôtre : I Corinthiens (§ 131) IV, 9-16.
Car il semble que Dieu nous traite, nous autres apôtres, comme les derniers des hommes, comme ceux qui sont condamnés à la mort, nous faisant servir de spectacle au monde, aux anges et aux hommes.

Alleluia
Du dimanche, ton 3 :
℣. En toi, Seigneur, j’ai mon abri ; sur moi pas de honte à jamais (Psaume 30, 2).
℣. Sois pour moi un Dieu qui me défend, un lieu fort qui me sauve (Psaume 30, 3.)
De l’Apôtre, ton 1 :
℣. Les cieux rendent grâce pour tes merveilles, Seigneur, pour ta fidélité, dans l’assemblée des saints (Psaume 88, 6).

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 71) XIII, 10-17.
Pourquoi donc ne fallait-il pas délivrer de ses liens, en un jour de sabbat, cette fille d’Abraham, que Satan avait tenue ainsi liée durant dix-huit ans ?
De l’Apôtre : Jean (§ 4) I, 35-51.
André, frère de Simon-Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu dire ceci à Jean, et qui avaient suivi Jésus. Et ayant trouvé le premier son frère Simon, il lui dit : Nous avons trouvé le Messie.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux (Psaume 148, 1).
Des Apôtres : Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5). Alleluia, alleluia, alleluia.
Concert : Catavasies de la Nativité.

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