Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du XXIIIème dimanche après la Pentecôte – Saint Démétrios le Myroblyte – ton 6

Saint Démétrios le Myroblyte - mosaïque byzantine du VIIème siècle dans sa basilique de ThessaloniqueParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 8 novembre 2015 du calendrier grégorien – 26 octobre 2015 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Après la divine liturgie sera célébrée une pannychide pour le repos de l’âme du serviteur de Dieu le protopresbytre mitré Mgr Bernard Dupire, mort il y a dix ans, ancien curé de la paroisse.

Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint mégalomartyr Démétrios le Myroblyte.

Saint Démétrios (=Démétrius, Démètre, Dimitri) est né de pieux parents chrétiens dans la ville de Thessalonique, alors dans la province impériale d’Illyrie. Ce jeune homme roux, qui était soldat, imitant la vie & les combats des Apôtres, amenait beaucoup à la vraie foi, par la force de ses exhortations & par l’éclat de ses bonnes œuvres. L’an 306, l’empereur Maximien Galère qui avait succédé à Dioclétien dans la Tétrarchie l’année précédente et qui poursuivait sa politique de persécution générale des chrétiens, vint à Thessalonique. Les troupes impériales firent une raffle dans la population chrétienne de la ville et n’eurent pas de peine à appréhender Démétrios, qui, ne craignant point la mort, avait peu d’empressement pour se cacher. Maximien Galère allait voir un combat de gladiateurs lorsqu’on lui présenta saint Démétrios qu’on venait d’arrêter. L’empereur ordonna qu’on le gardât dans l’une des salles des bains qui étaient proches de l’amphithéâtre. Il sortit de ces jeux cruels plein de mauvaise humeur, car un gladiateur qu’il aimait, un certain Lyeus, avait été tué par le futur saint Nestor. De sorte qu’alors qu’on lui demandait quel sort reserver à saint Démétrios, il ordonna brutalement qu’on le perçât de lance au lieu même où il était. C’est ainsi que ce saint remporta la couronne du martyre.

On laissa son corps au lieu même où il avait été massacré, & la nuit suivante, des chrétiens vinrent l’y enterrer secrètement.

Une fois la paix accordée à l’église, un petit oratoire fut construit sur ce tombeau, au milieu des anciens thermes, et dès cette époque des miracles sont rapportés. Au début du Vème siècle, Léonce, préfet d’Illyrie, remplaça cette première église par une belle basilique à trois nefs, en reconnaissance d’avoir été guéri d’une grande maladie par l’intercession de saint Démétrios. Le tombeau de saint Démétrios est enchâssé dans un ciborium octogonal recouvert d’argent. Ce tombeau exsude une huile odoriférante et miraculeuse qui faisait se déplacer de grandes foules en pèlerinage. De là vient l’épithète de Myroblyte (« celui qui exsude de la myrrhe ») que l’on donne à ce saint. De cette époque datent trois panneaux de mosaïques :

La basilique primitive est reconstruite & agrandie en 629–634 et comporte alors cinq nefs qu’elle possède toujours aujourd’hui. De cette époque datent cinq panneaux de mosaïques qui ont pu échapper par miracle à la fureur des iconoclastes à partir de l’an 730. Trois d’entre eux représentent saint Démétrios :

Transformée en mosquée de 1493 jusqu’à la libération de la Macédoine en 1912, la basilique de Saint-Démétrios de Thessalonique fut endommagée par le grand incendie qui ravagea la ville en 1917. La longue restauration de l’édifice permit des campagnes de fouilles archéologiques qui dégagèrent les thermes romains où fut martyrisé saint Démétrios. La basilique fut reconsacrée en 1949. Elle abrite toujours les reliques du mégalomartyr :

Reliquaire du corps de saint Démétrius

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Le rit byzantin fait aussi mémoire en ce jour du grand tremblement de terre du 26 octobre 740, au temps de l’empereur iconoclaste Léon l’Isaurien, séisme qui ravagea les cités de Constantinople, Nicée et Nicomédie, dévastant la Thrace et la Bithynie. Ce tremblement de terre causa de très nombreux morts et des dégâts considérables. Beaucoup de bâtiments de la capitale impériale s’effondrent, dont des monuments emblématiques comme la colonne d’Arcadius ou la statue de Théodose le Grand. Les fortifications de la Ville côté terre furent abattues. Une surcharge fiscale d’un douzième fut instaurée, soi-disant pour réparer les murailles, mais cet impôt deviendra par la suite permanent. Ce séisme est alors interprété par les chrétiens orthodoxes comme un désaveu de la politique religieuse iconoclaste de l’empereur. A matines, le Canon à la terreur du tremblement de terre (dont l’acrostiche est : « Le tremblement de terre, ô Christ, fais-le cesser. Joseph ») est l’œuvre de saint Joseph l’Hymnographe (816 † 886). Notons que les pièces de l’office ne commémorent pas particulièrement l’évènement du 26 octobre 740 mais sont davantage une prière au Seigneur pour éloigner de nous les catastrophes naturelles.

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Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Mégalomartyr. Kondakion : du Mégalomartyr.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Tremblement de terre. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du dimanche ton VI, 4 tropaires de la 3ème ode du canon du Tremblement de terre (œuvre de saint Joseph l’Hymnographe (816 † 886)) & 4 tropaires de la 6ème ode du canon du Mégalomartyr (œuvre de saint Théophane le Marqué, l’Hymnographe, métropolite de Nicée (c. 778 † 845) sauf le théotokion) :
1. Souviens-toi de moi, Dieu Sauveur, * quand tu entreras dans ton royaume, ** seul Ami des hommes, sauve-moi.
2. Adam fut séduit par l’arbre défendu, * mais par celui de la Croix tu as sauvé * le bon Larron s’écriant : ** Dans ton royaume, Seigneur, souviens-toi de moi.
3. Ayant brisé les portes & les verrous de l’Enfer, * tu as ressuscité, Source de vie, * Sauveur, tous ceux qui s’écrient : ** Gloire à ta sainte Résurrection.
4. Souviens-toi de moi, Seigneur * qui par ta sépulture triomphas de la mort * & comblas de joie l’univers, ** Dieu de tendresse, par ta Résurrection.
5. La terre est flagellée * pour nos mauvaises dispositions * et parce que nous suscitons * sans cesse ta colère contre nous, * mais épargne tes serviteurs, ** Roi de l’univers et Seigneur compatissant.
6. Ayant fait trembler la terre, Seigneur, * tu l’affermis à nouveau, * corrigeant, reprenant * notre faiblesse, mais voulant * nous affermir en ta crainte, ** Dieu de toute bonté.
7. Frères, fuyons le péché, * qui engendre l’amertume de la mort, * les tremblements de terre les plus forts * et d’incurables fléaux ; * et, par une vie de conversion, ** adoucissons notre Dieu.
8. Pure Mère de Dieu, seule source du bien, * ne cesse pas de supplier * le Verbe de toute bonté * pour qu’il nous sauve tous * de sa colère représentée ** par le tremblement de terre, nous t’en prions.
9. Tous ensemble réunis, * d’une même voix nous chantons, * bienheureux Démétrios, * ta mémoire porteuse de clarté, ** comblée de miracles et des grâces de l’Esprit.
10. Brise les chaînes de mes péchés * par tes prières, Démétrios ; * toi l’invincible Martyr, * tu peux parler au Maître librement : ** sois mon refuge et mon abri.
11. Lève-toi, viens près de moi, dit l’Epoux, * le Seigneur, à l’âme de Démétrios ; * entrons dans la demeure parfumée, ** enivrons-nous de mon parfum.
12. Par la mort de ton Fils, ô Vierge, a pris fin la mort * et du sépulcre s’est levée la vie; * par ton merveilleux enfantement les lois de la nature sont renouvelées ; ** en myrrhe se transforme le sang des Martyrs.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Les vertus angéliques sur ton tombeau, * les gardes pétrifiés de crainte, * Marie près de ton sépulcre cherchait ton corps très pur ; * Toi, Tu captives l’enfer sans être séduit. * Tu vas à la rencontre de la Vierge, ** Tu donnes la Vie, ô Ressuscité des morts, gloire à toi !
2. Tropaire du Tremblement de terre, ton 8 : Toi qui regardes la terre et la fais trembler, * délivre-nous de la menace des tremblements de terre, ô Christ notre Dieu, * et répands sur nous les trésors de ta miséricorde, ** par la prière de la Mère de Dieu, et sauve nous.
3. Tropaire du Mégalomartyr, ton 3 : Au milieu des dangers, le monde entier a trouvé en toi un puissant défenseur, victorieux Athlète, * pour mettre en fuite les païens ; * toi qui as abattu l’arrogance de Lyéos * et sur le stade encouragé Nestor, * aussi saint Dimitri, * prie le Christ Dieu ** de nous accorder la grande miséricorde.
4. Kondakion du dimanche, ton 6 : De sa main, source de vie, * le Donateur de vie a ressuscité tous les morts du fond des ténèbres, * lui, le Christ Dieu, * qui a accordé la résurrection à l’homme qu’il avait façonné, * car il est le Sauveur, la résurrection et la Vie de tous, ** lui, le Dieu de l’univers.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du mégalomartyr, ton 2 : Sous les flots de ton sang, Démétrios, * Dieu empourpra son Eglise ; * il t’a donné l’invincible pouvoir, * et garde saine et sauve la ville ** dont tu es le ferme appui.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion du Tremblement de terre, ton 6 : Délivre-nous du terrible tremblement de la terre, Seigneur, * et des fléaux insupportables dus à nos péchés. * Aie pitié, Seigneur, du peuple orthodoxe * que tu as acheté par ton sang, Maître, * et ne livre pas cette ville à la destruction par un terrible tremblement de terre ; * car nous ne connaissons pas d’autre Dieu que toi, * et à ceux qui te chantent, tu t’es exclamé : ** Je suis avec vous, et personne ne sera contre vous.

Prokimen
Du Tremblement de terre & du dimanche, ton 6 :
℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).
Du Mégalomartyr, ton 7 :
℟. Pour les saints qui sont sur sa terre, le Seigneur a rendu merveilleuse toutes ses volontés (Psaume 15, 3).

Epîtres
Du Tremblement de terre : Hébreux (§ 331) XII, 6-13, 25-27.
Du dimanche : Ephésiens (§ 220) II, 4-10.
Et il nous a ressuscités avec lui, et nous a fait asseoir dans le ciel en Jésus-Christ.
Du Mégalomartyr : II Timothée (§ 292) II, 1-10.
Souffrez constamment les peines, comme un bon soldat de Jésus-Christ.

Alleluia
Du Tremblement de terre, ton 4 :
℣. Ô Dieu ! tu nous as rejetés, et tu nous as détruits.
℣. Tu as ébranlé la terre, et tu l’as toute troublée.
Du Mégalomartyr, ton 4 :
℣. Le juste fleurira comme un palmier, il grandira comme un cèdre du Liban (Psaume 91, 13).

Evangile
Du Tremblement de terre : Matthieu (§ 27) VIII, 23-27.
Alors ceux qui étaient présents furent dans l’admiration, et ils disaient : Quel est celui-ci, à qui les vents et la mer obéissent ?
Du dimanche :
Luc (§ 83) XVI, 19-31.
Mais Abraham lui répondit : Fils, souvenez-vous que vous avez reçu vos biens dans votre vie, et que Lazare n’y a eu que des maux ; c’est pourquoi il est maintenant dans la consolation, et vous dans les tourments.
Du Mégalomartyr : Jean (§ 52) XV, 17 – XVI, 2.
Ils vous chasseront des synagogues ; et le temps vient que quiconque vous fera mourir, croira faire une chose agréable à Dieu.

Versets de communion
Du tremblement de terre & du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux (Psaume 148, 1).
Du Mégalomartyr : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

Programme du XXIIème dimanche après la Pentecôte – Saint prophète Joël – Saint Varus – ton 5

Saint prophète Joël - icône russe du XVIème siècle de la région d'ArkhangelskParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 1er novembre 2015 du calendrier grégorien – 19 octobre 2015 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton V de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint prophète Joël.

Le prophète Joël (en hébreu : יואל – « le Seigneur est Dieu », par abréviation du tétragramme du Nom divin et adjonction de « El », qui signifie Dieu) est le deuxième des douze petits prophètes de la Bible. Il était le fils de Phathuel et n’est connu que par son livre de prophéties en trois chapitres. Il n’est pas facile de dater son existence. Toutefois, l’hébreu qu’il est emploie est pur et très classique. Il devait vivre dans le royaume de Juda car Jérusalem, le Temple et la tribu de Juda occupent une grande place dans son livre, tandis que les 10 tribus du royaume d’Israel ne sont pas mentionnées (Joël ne fait allusion à aucun roi ni au péché d’idolâtrie). Le livre de Joël ne mentionne pas Babylone ni l’Assyrie, mais seulement les plus anciens ennemis d’Israël : les Egyptiens et les Edomites, les Phéniciens et les Philistins. Aussi peut-on penser que Joël a pu vivre avant Jérémie et Isaïe qui ont vécu les invasions chaldéennes & assyriennes, il peut être même antérieur à Amos qui évoque la lutte entre Israël & la Syrie (et qui semble le citer à plusieurs reprises) et pourrait être ainsi, avec Abdias, l’un des plus anciens prophètes dont on conserve le livre dans les Ecritures.

Le livre des prophéties de Joël est en trois partie : tout d’abord le prophète annonce la venue d’un châtiment symbolisé par l’invasion des sauterelles & la sécheresse, qui va précéder le « Jour du Seigneur », jour où le Seigneur reviendra pour juger la terre. Puis il exhorte les fidèles à se repentir avec sincérité :

Maintenant donc, dit le Seigneur, convertissez-vous à moi de tout votre cœur, dans les jeûnes, dans les larmes et dans les gémissements. Déchirez vos cœurs, et non vos vêtements, et convertissez-vous au Seigneur, votre Dieu ; parce qu’il est bon et compatissant, patient et riche en miséricorde. (Joël II, 12-13)

Enfin, le prophète laisse entrevoir la restauration finale, effectuée par l’effusion du Saint-Esprit sur toute la création :

Après cela je répandrai mon Esprit sur toute chair : vos fils et vos filles prophétiseront, vos vieillards seront instruits par des songes, et vos jeunes gens auront des visions. Alors je répandrai aussi mon Esprit sur mes serviteurs et sur mes servantes. (Joël II, 28-29)

C’est cette époque de rédemption qui s’est ouverte lors de la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres à la Pentecôte & qui connaîtra sa plénitude lors du second avènement de Notre Seigneur Jésus-Christ.

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Saint martyr Varus (ou Vare) l'EgyptienNous fêtons aussi en ce jour le saint martyr Varus.

Saint Varus (ou Vare) était un soldat romain stationné en Haute Egypte à qui était confié la garde de sept moines en attente d’exécution. A leur contact, il découvrit l’amour du Christ ; aussi, lorsque l’un des sept mourut, Varus demanda à prendre la place de celui qui était décédé et se déclara comme chrétien. Il subit le martyr en compagnie de ses six compagnons moines l’an 307 et mourut pendu à un arbre.

Son corps fut recueilli par sainte Cléopâtre († 327) son fils saint Jean († 319), qui édifièrent une église en son honneur. On fait également mémoire de ces deux saints en ce 19 octobre.

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Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Martyr. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Prophète. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : huit tropaires du ton dominical :
1. Le bon Larron sur la croix * eut foi en ta divinité, ô Christ ; * il te confessa d’un cœur sincère en s’écriant : ** De moi, Seigneur, en ton royaume souviens-toi.
2. Sur le bois de la croix * pour nous les hommes tu fis fleurir la vie * et se flétrir la malédiction de l’arbre défendu : ** Sauveur & Créateur, nous te chantons d’un même chœur.
3. Par ta mort, ô Christ, * tu as brisé la force de la mort, * ressuscitant tous les morts depuis Adam, ** qui te chantent comme vrai Dieu & Sauveur du genre humain.
4. Venues à ton sépulchre, Sauveur, * les saintes Femmes te cherchaient * pour embaumer la Source de vie, ** mais un Ange leur apparut pour leur dire : Il est ressuscité, le Seigneur !
5. O Christ, lorsque tu fus crucifié * au milieu de deux larrons, * l’un fut justement condamné pour t’avoir insulté, ** l’autre par sa confession devint l’hôte du Paradis.
6. Devant le chœur des Apôtres, * les saintes Femmes s’écriaient : * Le Christ est vraiment ressuscité, ** adorons en lui notre Maître & Créateur.
7. Unique & indivisible Trinité, Dieu créateur & tout-puissant, * Père, Fils & Saint-Esprit, ** nous te chantons comme Sauveur & vrai Dieu.
8. Réjouis-toi, porte infranchissable & temple vivant du Seigneur, * réjouis-toi, trône de feu non consumé, * réjouis-toi, ô Mère de l’Emmanuel, ** le Christ notre Dieu est avec nous.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 5 : Le Verbe coéternel au Père et à l’Esprit, * né de la Vierge pour notre salut, * chantons-le, fidèles, et adorons-le, * car il a daigné dans sa chair monter sur la Croix * et supporter la mort, * afin de ressusciter les morts ** par sa glorieuse Résurrection.
2. Tropaire du Prophète, ton 2 : De ton prophète Joël, * célébrant, Seigneur, la mémoire, * par ses prières, nous t’en supplions, ** sauve nos âmes.
3. Tropaire du Martyr, ton 4 : Ton Martyr, Seigneur, Varus, * pour le combat qu’il a mené, a reçu la couronne d’immortalité de toi, notre Dieu ; * animé de ta force, il a terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons ; ** par ses prières sauve nos âmes.
4. Kondakion du Prophète, ton 4 : Illuminé par l’Esprit, ton cœur était * un navire de l’illustre prophétie, * permettant de voir les choses lointaines comme si elles étaient présentes. * Par conséquent, nous te vénérons, ** glorieux & béni prophète Joel.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion du Martyr, ton 4 : Ayant marché à la suite du Christ, martyr Varus, * tu en bus le calice ; * & tu as reçu la couronne des martyrs * & tu exultes avec les Anges désormais; ** prie sans cesse pour nos âmes.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion du dimanche, ton 5 : Tu es descendu aux enfers, ô mon Sauveur, * tu as brisé leurs portes, comme Tout-Puissant, * avec toi tu as ressuscité les morts, comme Créateur ; * et tu as brisé l’aiguillon de la mort * et Adam a été délivré de la malédiction, ô Ami des hommes. * Aussi te clamons-nous : ** Sauve-nous, Seigneur.

Prokimen
Du dimanche, ton 5 :
℟. Toi, Seigneur, tu nous prends en garde, tu nous protèges d’une telle engeance, à jamais (Psaume 11, 8).
℣. Sauve-moi, Seigneur, il n’est plus de saints (Psaume 11, 2).

Epître
Du dimanche : Galates (§ 215) VI, 11-18.
Pour moi, à Dieu ne plaise que je me glorifie en autre chose qu’en la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est mort et crucifié pour moi, comme je suis mort crucifié pour le monde !

Alleluia
Du dimanche, ton 5 :
℣. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
℣. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).

Evangile
Du dimanche : Luc (§ 38) VIII, 5-15.
Enfin ce qui tombe dans la bonne terre, marque ceux qui ayant écouté la parole avec un cœur bon et excellent, la retiennent et la conservent, et portent du fruit par la patience.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.]

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

Programme du XXème dimanche après la Pentecôte – saints thaumaturges de Moscou – ton 3

Icône des saints thaumaturges de Moscou Pierre, Tikhon, Philippe, Alexis, Hermogène et JonasParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 18 octobre 2015 du calendrier grégorien, 5 octobre 2015 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton III de l’Octoèque. Nous fêtons en ce jour leurs Saintetés les métropolites et patriarches Pierre, Alexis, Jonas, Macaire, Philippe, Job, Hermogène, Tikhon, Pierre, Philarète, Innocent et Macaire, thaumaturges de Moscou & de toute la Russie.

L’institution d’une fête commune pour honorer les saints Pierre, Alexis & Jonas, métropolites & thaumaturges de Moscou et de toute la Russie remonte au 5 octobre 1596, date où elle fut créée par le patriarche Job. En 1875, saint Innocent, métropolite de Moscou, adjoignit saint Philippe à la liste initiale. En 1913, saint Hermogène fut ajouté et enfin, en 2005, les saints Innocent, Macaire, Job, Tikhon, Philarète, Pierre et Macaire.

  1. Saint Pierre (né vers 1260, mort le 20 décembre 1326) est fêté le 21 décembre et le 24 août (translation des reliques dans la nouvelle cathédrale de la Dormition le 24 août 1479). Il devint métropolite de Kiev en 1308 (après une apparition de la Vierge à son prédécesseur saint Maxime de Kiev pour confirmer son choix de Pierre comme successeur). Il ne peut alors résider dans sa ville de Kiev, alors ravagée par les Tatars. Il décide de s’installer à Moscou en 1325, entrevoyant le futur de cette ville dans l’histoire de la Russie et y décide la construction de la cathédrale de la Dormition dans le Kremlin. Célèbre par sa douceur et son humilité, il résista néanmoins à l’orgueil des princes et n’hésita pas à voyager avec énergie dans toute la Russie pour confirmer dans la foi le peuple chrétien et lutter contre la propagande islamique. Après sa mort, de nombreuses guérisons miraculeuses s’accomplissent sur son tombeau. Le 1er juillet 1472, en raison des travaux de reconstruction de la cathédrale de la Dormition, son tombeau fut ouvert et son corps trouvé incorrompu. Pendant longtemps, les décisions importantes que prenaient les princes de Moscou ne se faisaient qu’après une prière sur le tombeau de saint Pierre.
  2. Saint Alexis (né entre 1292 et 1305, mort le 12 février 1378) est fêté le 12 février et le 16 octobre (translation de ses reliques en 1948). Il fut reçut moine par saint Serge de Radonège en 1320 dans le Monastère de l’Epiphanie de Moscou où il passa sa vie en ascète. En 1354, il devint métropolite de Kiev et de toute la Russie en résidence à Moscou, confirmé par le patriarche de Constantinople en 1356. Il fonde le célèbre monastère Tchoudov (du « Miracle ») au Kremlin, où il fut inhumé. Lorsqu’on exhuma son corps en 1431, on constata qu’il était incorrompu. Les reliques de saint Alexis furent transférées à la cathédrale de l’Épiphanie le 16 octobre 1948, alors que l’Église russe célébrait le huitième centenaire de Moscou.
  3. Saint Jonas (né en 1390, mort le 31 mars 1461) est fêté le 31 mars, le 27 mai (translation des reliques) et le 15 juin. Il fut élu métropolite de Moscou et de toute la Russie en 1448, sans l’assentiment du patriarche de Constantinople (ce qui de facto instaura l’autocéphalie de l’Eglise russe). C’est le premier à abandonner la titulature traditionnelle de Kiev, l’ancienne capitale où le chef de l’Eglise russe ne pouvait plus résider en raison de la domination tatare (cette ville passe sous le contrôle de la Pologne-Lituanie en 1362). Le 27 mai 1472 son corps fut exhumé de son tombeau dans la cathédrale de la Dormition du Kremlin de Moscou, alors en reconstruction, et fut retrouvé incorrompu.
  4. Saint martyr Philippe II (né le 11 février 1507, mort le 12 décembre 1569) est fêté le 9 janvier et le 3 juillet (translation des reliques des Iles Solovetski à Moscou). Ami de jeunesse d’Ivan le Terrible, il devint moine puis higoumène du monastère des Iles Solovetski, où le Christ lui apparait en lui présentant la couronne d’épines et les instruments de la Passion. En 1566, il est appelé à Moscou par le tsar Ivan le Terrible pour devenir métropolite de Moscou. Il n’hésite pas à dénoncer les crimes d’Ivan, qui le dépose et l’exile, avant d’ordonner de le faire étrangler par son bourreau préféré Maliouta Skuratov. Entrant dans la cellule de saint Philippe, le bourreau se jeta à ses pieds et dit:
    – O Maître, saint, donnez votre bénédiction au roi qui va faire campagne à Novgorod.
    Mais saint Philippe lui répliqua :
    – Faites ce que vous voulez, mais le don gratuit de Dieu ne sera pas trompé.
    Le bourreau l’étouffa alors avec un oreiller.
  5. Saint martyr Hermogène (né avant 1530, mort le 17 février 1612) est fêté le 17 février et le 12 mai (translation des reliques en 1913). D’abord métropolite de Kazan (conquise en 1552), où il engagea la christianisation des Tatars, il fut élu 3ème patriarche de Moscou en 1606 et fut à l’initiative du soulèvement populaire qui mit fin à la Période des Troubles. Il est mort de faim en prison.
  6. Saint Innocent (né le 26 août 1797, mort le 31 mars 1879) est fêté le 31 mars et le 23 septembre. A partir de 1823, il fut apôtre de l’Alaska (alors terre russe) et des Iles Aléoutiennes et celles de l’archipel des Iles Alexandre en particulier. Il composa un alphabet aléoute, et rédigea dans cette langue divers ouvrages, traduisit un catéchisme, l’Évangile selon Matthieu et les prières les plus importantes. Il fit de même pour la langue tlingit. Il fut sacré évêque du Kamtchatka (en Sibérie), des Iles Kouriles et des Iles Aléoutiennes le 15 décembre 1840. En 1850, Mgr Innocent fut élevé au rang d’archevêque. Il transféra alors son siège épiscopal de Novo Arkhangelsk à Yakoutsk, sur le continent asiatique. Là encore, il favorisa la traduction et l’édition des textes bibliques et liturgiques dans les langues locale. De la Yakoutie, il se mit à suivre le fleuve Amour pour parcourir la partie asiatique de son diocèse et commença à évangéliser en Mandchourie. En 1868, âgé de 71 ans, il fut nommé Métropolite de Moscou. Durant les 10 années qu’il vécut encore, malgré une maladie des yeux qui le faisait beaucoup souffrir, il s’attacha beaucoup à la formation du clergé. Il est vénéré comme Egal-aux-Apôtres, en tant qu’apôtre de l’Amérique.
  7. Saint Macaire (né en 1482, mort le 31 décembre 1563) est fêté le 30 décembre. Archevêque de Novgorod en 1523, il devint métropolite de Moscou et de toute la Russie en 1542. Il canonisa 39 saints russes.
  8. Saint Job (né vers 1525, mort le 19 juin 1607) est fêté le 5 avril et le 19 juin. Evêque de Kolomna en 1581 puis archevêque de Rostov en 1586, il fut élu en 1587 métropolite de Moscou et de toute la Russie. En 1589, il reçoit la visite du patriarche Jérémie II de Constantinople et obtient de lui la promotion de son titre de Métropolite en celui de Patriarche. Cette initiative est entérinée par les Conciles de Constantinople de 1590 et de février 1603. Saint Job est donc le premier patriarche de Moscou. Il favorisa la propagation du christianisme dans la région de la Volga, conquise par Ivan le Terrible, et en Sibérie qui venait d’être rattachée sous le règne de Boris Godounov. En 1662, son corps incorrompu et odoriférant fut transféré à la cathédrale de la Dormition du Kremlin.
  9. Saint néomartyr Tikhon (né le 19 janvier 1865, mort le 25 mars 1925) est fêté le 25 avril et le 26 septembre. Evêque des Îles Aléoutiennes et de l’Alaska puis de Iaroslav, il fut élevé, le 15 août 1917, à la dignité de métropolite de Moscou & le 5 novembre de la même année, il fut élu au Patriarcat de Moscou qu’on venait de restaurer. Tikhon condamna publiquement l’assassinat de la famille impériale en 1918, et protesta contre les attaques violentes des bolcheviks contre l’Église. Pendant la famine de 1922, le Patriarche fut accusé d’être un saboteur par le gouvernement communiste, et fut pour ce motif incarcéré en avril 1922 au monastère Donskoï jusqu’à sa mort. Il avait prédit juste avant de mourir : « la nuit sera sombre et longue, très longue ». Un million de fidèles assistèrent à ses funérailles, bravant le pouvoir communiste. Le 19 février 1992 ses reliques furent retrouvées presque intactes.
  10. Saint Philarète (né le 26 décembre 1782, mort le 19 novembre 1867) est fêté le 19 novembre. Evêque de Reval en 1817, archevêque de Tver en 1819, métropolite de Moscou en 1826. Grand intellectuel et prédicateur de talent, il passe pour avoir inspiré au Tsar Alexandre II le décret mettant fin au servage.
  11. Saint néomartyr Pierre (né le 28 juin 1862, mort le 27 septembre 1937) est fêté le 27 septembre. Secrétaire du Saint Synode, le saint patriarche Tykhon lui demanda de devenir évêque. « Si je refuse, je serai traître à l’Eglise, mais je sais qu’en acceptant, je signe ma propre peine de mort » lui répondit-il. Il fut sacré évêque de Podolsk par le patriarche Tikhon le 8 octobre 1920. Presque aussitôt il fut arrêté par les Communistes et exilé jusqu’en 1923. De retour d’exil, il fut élevé comme archevêque puis métropolite de Kroutitsy, non loin de Moscou. Après la mort du saint patriarche Tikhon, il fut locum tenens du patriarcat de Moscou, et à nouveau exilé par le pouvoir communiste en 1926. Ayant refusé à plusieurs reprises de devenir un agent communiste, il fut condamné et fusillé.
  12. Saint Macaire II (né le 1er octobre 1835, mort le 2 mars 1926) est fêté le 16 février. Missionnaire de l’Altaï en février 1855, il traduit dans cette langue les Évangiles, des livres liturgiques, des prières. Son dévouement et son amour lui feront acquérir un grand respect de la population autochtone, notamment lorsqu’il sauvera un enfant mordu par un serpent en aspirant le venin malgré les risques. Au cours de ses années passées dans l’Altaï, beaucoup de miracles et de guérisons seront rapportés. En 1912, il est nommé métropolite de Moscou après avoir été archevêque de Tomsk. A partir de 1917, le nouveau pouvoir cherche à la déposer en lançant une série de fausses accusations contre lui et finit par l’exiler. En 1957, le Patriarche Alexis Ier ordonnera que son cercueil soit ouvert et on découvrira que son corps est incorrompu. Il sera ensuite transféré à la Laure de la Trinité Saint-Serge. Des miracles sont encore aujourd’hui rapportés sur ses reliques.

Icône-reliquaire des saints thaumaturges de Moscou Philippe, Macaire, Hermogène, Pierre, Alexis et JonasEn célébrant ces douze hiérarques thaumaturges un jour commun, l’Église russe honore ses protecteurs célestes qui intercèdent pour Moscou et pour toute la Russie.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de leurs Saintetés. Kondakion : du dimanche.
A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de leurs Saintetés. Kondakion : de leurs Saintetés.

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche ton 3, 4 tropaires de la 3ème ode du canon de leurs Saintetés :
1. Adam, notre premier père, ayant transgressé ton commandement, * ô Christ, tu l’as chassé du Paradis ; * mais, compatissant, tu fis entrer le bon Larron * te confessant sur la croix et criant : * Souviens-toi de moi, Sauveur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Pour notre faute, tu nous condamnas * à la malédiction de la mort, Seigneur source-de-vie ; * mais, souffrant dans ton corps, Maître sans péché, * tu fis revivre les morts qui s’écrièrent : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Ressuscité d’entre les morts, tu nous sauvas de nos passions, * Seigneur, par ta sainte Résurrection ; * et, Sauveur, tu as détruit toute la puissance de la mort ; * c’est pourquoi nous, les fidèles, te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Par ta sépulture de trois jours tu éveillas, * Dieu, les morts qu’aux Enfers tu vivifias ; * et, dans ta bonté, tu fus la source de l’immortelle vie * pour nous tous, fidèles, qui sans cesse te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. Aux Myrrophores tu apparus d’abord, * Sauveur ressuscité d’entre les morts, * leur criant : Réjouissez-vous ! * et par elles, ô Christ, tu révèles ton éveil à tes amis ; * aussi te crions-nous : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
6. Sur la montagne Moïse, étendant les bras, préfigurait la croix et triomphait d’Amalec ; * nous-mêmes, nous la prenons pour combattre les démons * et tous ensemble avec foi te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les Célestes soient en liesse ! * Que les terrestres se réjouissent ! * Car le Seigneur a établi son Règne par son bras, * terrassant la mort par la mort, * Lui le Premier-Né d’entre les morts. * Il nous libère du ventre de l’enfer, ** et offre au monde la grande miséricorde.
2. Tropaire de leurs Saintetés, ton 4 : Primats de Russie, * fidèles dépositaires de l’apostolique tradition, * inébranlables colonnes * et docteurs de la vraie foi, * Pierre, Alexis, Jonas * Philippe, Hermogène & Tikhon * priez le Maître universel * pour qu’au monde il accorde la paix ** et à nos âmes la grande miséricorde.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion de leurs Saintetés, ton 3 : Ô hiérarques, vous qui avez vécu dans la piété, * vous avez guidé le peuple à la connaissance de Dieu, * et vous fûtes fort agréables à Dieu ; * aussi vous avez reçu de Lui l’incorruptibilité et avez été glorifiés par les miracles, ** comme disciples de la grâce Divine.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 3 : Tu es ressuscité aujourd’hui du tombeau, ô Miséricordieux, * et Tu nous as écartés des portes de la mort. * Aujourd’hui Adam exulte et Ève se réjouit ; * avec eux prophètes et patriarches ne cessent de chanter ** la force divine de ta puissance.

Prokimen
Du dimanche, ton 3 :
℟. Sonnez pour notre Dieu, sonnez ; sonnez pour notre Roi, sonnez ! (Psaume 46, 7).
℣. Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ! (Psaume 46, 2).
De leurs Saintetés, ton 7 :
℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).

Epîtres
Du dimanche : Galates (§ 200) I, 11-19.
Je vous déclare donc, frères, que l’Évangile que je vous ai prêché, n’a rien de l’homme.
De leurs Saintetés : Hébreux (§ 335) XIII, 17-21.
Obéissez à vos conducteurs, et soyez soumis à leur autorité : car ce sont eux qui veillent sur vos âmes, comme devant en rendre compte.

Alleluia
Du dimanche, ton 3 :
℣. En toi, Seigneur, j’ai mon abri ; sur moi pas de honte à jamais (Psaume 30, 2).
℣. Sois pour moi un Dieu qui me défend, un lieu fort qui me sauve (Psaume 30, 3.)
De leurs Saintetés :
℣. Que tes prêtres soient revêtus de justice, et que tes saints tressaillent de joie (Psaume 131, 9).

Evangile
Du dimanche : Luc (§ 26) VI, 31-36.
Soyez donc pleins de miséricorde, comme votre Père est plein de miséricorde.
De leurs Saintetés : Matthieu (§ 11) V, 14-19.
Celui donc qui violera l’un de ces moindres commandements, et qui apprendra aux hommes à les violer, sera regardé dans le royaume des cieux comme le dernier ; mais celui qui fera et enseignera, sera grand dans le royaume des cieux.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
De leurs Saintetés : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XIXème dimanche après la Pentecôte – saint Chariton – ton 2

Vénérable Père saint Chariton le Confesseur - fresque du monastère de Dyonisiou - Mont Athos - XVIème siècleParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 11 octobre 2015 du calendrier grégorien, 28 septembre 2015 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton II de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour notre Vénérable Père Chariton le Confesseur.

Saint Chariton (ou Cariton) fut le premier au début IVème siècle à organiser la vie monastique dans le désert de Judée, entre Jérusalem & la Mer Morte, à l’instar de ce qui se pratiquait en Egypte.

Chariton commença par fonder la célèbre laure de Pharan, à 6 milles au Nord de Jérusalem. La dédicace de l’église de ce monastère fut faite par saint Macaire, évêque de Jérusalem, pontife de cette Eglise de 312 à 335 environ (ce monastère, ruiné, a été relevé il y a une quinzaine d’années par l’Eglise russe hors frontières). Le nombre de ses disciples allant grossissant, Chariton tenta de se retirer d’avantage au désert et dû fonder pour cela une seconde laure à Douca près de Jéricho (monastère aujourd’hui restauré) et une troisième dans le désert de Theuca, au Sud de Bethléem – lieu de naissance du prophète Amos -, avant d’y mourir vers 340. Ce troisième monastère, qui fut surnommé Souca (« Monastère » en Syriaque) ou « La Vieille Laure », finit du reste par prendre le nom de son fondateur. Ce n’était au début qu’une caverne en haut d’une falaise par laquelle on ne pouvait accéder qu’au moyen d’une corde. Puis cet établissement devint l’un des plus grands centres monastiques de Palestine. La tombe de saint Chariton s’y voyait encore lorsque l’Higoumène russe Daniel périgrinait en Palestine aux alentours de l’an 1110. Le corps de saint Chariton fut transféré cependant avant 1131 dans une église de Jérusalem qui lui fut dédiée, mais qui fut détruite au XVIIème siècle.

Faute de règle écrite, il est assez difficile de connaître le détail de la vie monastique qui était réglée dans les 3 laures fondées par saint Chariton, sinon en glanant des éléments épars dans les vies des nombreux saints qui y fleurirent du IVème au VIIème siècle. Les laures étaient à mi-chemin entre l’érémitisme strict et le cénobitisme : elles étaient en effet constituées de cellules disséminées à peu de distance les unes des autres. Les offices de jours et de nuit se disaient de façon solitaire en cellule, saut pour les vigiles de la résurrection – premières vêpres et matines du dimanche – célébrées en commun chaque samedi soir à l’église de la laure. Le jeûne et l’abstinence perpétuels semblent avoir été de règle, le silence, l’hospitalité et le travail manuel valorisés.

Il est probable qu’on a ultérieurement confondu les vies de ce Chariton palestinien du IVème siècle avec un autre saint Chariton, martyrisé à Iconium en Asie Mineure sous Aurélien au IIIème siècle (il y a du reste deux autres saints martyrs du nom de Chariton fêtés les 3 et 9 septembre dans le calendrier byzantin).

Le rit romain fait également mémoire de notre saint au 28 septembre :

Saint Cariton, célèbre instituteur de laures dans la Palestine ; mort dans le IVème siècle. (Martyrologe romain)

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Vénérable Père. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Vénérable Père. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du vénérable Père.

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 2, et 4 tropaires de la 3ème ode du canon du Vénérable Père, attribué à Théophane ou à Jean le Moine :
1. Reprenant la prière du bon Larron, * ô Christ, nous te disons : * Souviens-toi de nous, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Ta croix, nous te l’offrons * pour la rémission de nos péchés : * Seigneur, tu l’as supportée ** par amour pour les hommes.
3. Devant ta Sépulture & ta sainte Résurrection, * Maître, nous nous prosternons : * par elles tu rachetas de la corruption, ** Ami des hommes, le monde entier.
4. Seigneur, l’empire de la Mort * par ta mort fut englouti, * & par ta sainte Résurrection, ** Dieu sauveur, tu as sauvé l’univers.
5. Au plus profond de l’Enfer, * lorsqu’ils virent ta clarté, * ceux qui dormaient dans les ténèbres de la mort, ** ô Christ, se levèrent, ressuscités.
6. Ressuscité du tombeau, * tu vins au-devant des Myrrophores, * et les Disciples reçurent la mission ** de proclamer ta Résurrection.
7. En toi se réjouit * le mystique troupeau de tes brebis, * tes disciples communiant, ** vénérable Père, à ton rayonnement spirituel.
8. A l’esprit qui vivifie, * vénérable Chariton, tu as soumis * tout souci de la chair ** comme cause d’inimitié envers Dieu.
9. Comme David, tu abattis, * vénérable Père, le pouvoir spirituel * de l’hostile Goliath ** sous l’armure complète de l’Esprit.
10. Toi seule, ô Mère de mon Dieu, * pour les hommes tu es devenue * l’intendante des trésors surnaturels ; ** aussi nous te chantons: Réjouis-toi.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : ** Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi !

2. Tropaire du Vénérable Père, ton 8 : Par les flots de tes larmes tu as fait refleurir le stérile désert, * par tes profonds gémissements tu fis produire à tes peines cent fois plus, * tu devins un phare éclairant le monde entier en resplendissant de miracles ; ** Chariton notre Père, prie le Christ Dieu, de sauver nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du Vénérable Père, ton 2 : Tu as fais tes délices de la vie monastique, divinement sage * et vaincu les passions corporelles ; * tu as grandi dans la foi, * fleurissant comme l’arbre de vie au milieu du paradis, ** Chariton, très bienheureux et saint.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 2 : Tu es ressuscité du tombeau, tout-puissant Sauveur : * l’enfer, voyant ce prodige, est saisi de stupeur, * & les morts ressuscitent. * A cette vue, la création se réjouit avec toi ; * Adam s’unit à l’allégresse ** et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.

Prokimen
Du dimanche, ton 2 :
℟. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14).
℣. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18).
Du Vénérable Père, ton 7 :
℟. Les justes jubilent de gloire, ils tressaillent sur leur couche (Psaume 149, 5).

Epîtres
Du dimanche : 2 Corinthiens (§ 194) XI, 31 – XII, 9.
Ma grâce te suffit : car ma puissance éclate davantage dans la faiblesse. Je prendrai donc plaisir à me glorifier dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ habite en moi.
Du Vénérable Père : II Corinthiens (§ 181) VI, 1-10.
Mais agissant en toutes choses comme des ministres de Dieu, nous nous rendons recommandables par une grande patience dans les maux, dans les nécessités, et dans les extrêmes afflictions.

Alleluia
Du dimanche, ton 2 :
℣. Qu’il te réponde, le Seigneur, au jour d’angoisse, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob ! (Psaume 19, 1).
℣. Seigneur, sauve le roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquons (Psaume 19, 10).
Du Vénérable Père :
℣. Bienheureux l’homme qui craint le Seigneur, et qui a une grande affection pour ses commandements (Psaume 111, 1).

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 17) V, 1-11.
Et ayant ramené leurs barques à bord, ils quittèrent tout, et le suivirent.
Du vénérable Père : Luc (§ 24) VI, 17–23.
Et tout le peuple tâchait de le toucher, parce qu’il sortait de lui une vertu qui les guérissait tous.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Du Vénérable Père : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XVIIIème dimanche après la Pentecôte – clôture de la fête de l’Exaltation de la Croix du Seigneur – ton 1

Croix près du lac SengilParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 4 octobre 2015 du calendrier grégorien – 21 septembre 2015 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton I de l’Octoèque. En ce jour se clôture également la fête de l’universelle Exaltation de la précieuse et vivifiante Croix du Seigneur.

Le jour de la clôture, l’office de la fête se reprend en se combinant avec celui du dimanche. Les lectures sont celles du dimanche après l’Exaltation.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche, ton 1. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche, ton 1. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : de la fête.

A la divine liturgie

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 1, & 4 tropaires de la 9ème ode des deux canon de la fête :
1. Du Paradis l’Ennemi fit chasser Adam * lorsqu’il eut mangé le fruit défendu, * mais par la croix le Christ y fit entrer le bon Larron qui lui criait : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Je me prosterne devant ta Passion * et je glorifie ta sainte Résurrection ; * avec Adam & le bon Larron * je te crie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Librement, Seigneur sans péché, * tu as souffert la croix & la mise au tombeau ; * mais, comme Dieu, tu es ressuscité, * faisant surgir avec toi * Adam qui s’écrie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Le temple de ton corps, tu l’as relevé * du tombeau le troisième jour ; * avec Adam, ô Christ notre Dieu, * tu as ressuscité le genre humain, * qui chante : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. A ton sépulchre se rendirent de bon matin * les Myrrophores tout en larmes, ô Christ notre Dieu : * elles y trouvèrent un Ange vêtu de blanc, * assis sur la pierre et disant : Que cherchez-vous ? ** Le Christ est ressuscité, ne pleurez plus.
6. Sur la montagne que tu leur avais indiquée * tes Apôtres arrivèrent, Seigneur ; * et, lorsqu’ils te virent, Sauveur, * ils se prosternèrent devant toi ; * vers les nations tu les envoyas ** pour les instruire et baptiser.
7. Que se réjouissent * tous les arbres de la forêt, * dont la nature est sanctifiée * par celui qui à l’origine les planta, * le Christ étendu sur le bois ; * et en ce jour de son exaltation, ** nous prosternant devant lui, nous le magnifions.
8. La Croix fut dressée * comme la force sacrée * relevant le front de tout croyant ; * par elle sont brisées * les cornes des coupables esprits ; * et en ce jour de son exaltation, ** nous prosternant devant la Croix, nous la magnifions.
9. Pour ne pas nous laisser l’amertume du fruit * goûté sous l’arbre défendu, * par ta Croix, Seigneur, tu l’effaças complètement ; * ainsi jadis le bois enleva leur amertume aux eaux de Mara, * préfigurant la force de la Croix ** que les puissances angéliques magnifient dans le ciel.
10. Nous qui étions irrémédiablement plongés * dans les ténèbres, à la suite du premier père, Seigneur, * en ce jour tu nous en relevas par ta Croix; * et, puisque par excès d’intempérance notre nature fut précipitée dans l’erreur, * tous ensemble nous en a retirés ** la lumière de ta Croix, que nous fidèles, nous magnifions.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * « Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »
2. Tropaire de la fête, ton 1 : Sauve, Seigneur, ton peuple, * et bénis ton héritage, * accorde aux chrétiens orthodoxes * la victoire sur les ennemis, * et sauvegarde les tiens ** par ta Croix.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du dimanche, ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, * tu as ressuscité le monde avec toi ; * la nature humaine te chante comme Dieu, * la mort s’évanouit, * Adam jubile, Seigneur, * & Eve, désormais libérée de ses liens, * proclame dans l’allégresse : ** O Christ, c’est toi qui accordes à tous la résurrection.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de la fête, ton 4 : Toi qui t’es volontairement élevé sur la croix, * accorde tes miséricordes au nouveau peuple * au nouveau peuple appelé de ton nom * accorde tes miséricordes ô Christ Dieu ; * donne ta force aux chrrétiens orthodoxes, * donne-leur la victoire sur l’Ennemi ; que ton alliance leur soit une arme de paix, ** une invincible victoire.

Prokimen
1. Du dimanche, ton 1 :
℟. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).
[de la fête, ton 7 :
℟. Exaltez le Seigneur notre Dieu, prosternez-vous devant son marchepied, car il est saint (Psaume 98, 5).]

Epîtres
Du dimanche après l’Exaltation : Galates (§ 203) II, 16-20.
Mais je suis mort à la loi par la loi même, afin de vivre pour Dieu. J’ai été crucifié avec le Christ.
Or je vous avertis que celui qui sème peu, moissonnera peu ; et que celui qui sème avec abondance, moissonnera aussi avec abondance.
[Du jour : 2 Corinthiens (§ 181) VI, 1-10.
Mais agissant en toutes choses comme des ministres de Dieu, nous nous rendons recommandables par une grande patience dans les maux, dans les nécessités, et dans les extrêmes afflictions.]

Alleluia
De la fête, ton 1 :
℣. Souviens-toi de ta communauté, que tu as acquise à l’origine. (Psaume 73,2)
V. Et Dieu, notre Roi depuis l’éternité, a réalisé notre salut au milieu de la terre. (Psaume 73, 12)
[Du dimanche, ton 1 :
℣. C’est Dieu qui me donne les vengeances & prosterne les peuples sous moi (Psaume 17, 48).]

Evangiles
Du dimanche après l’Exaltation : Marc (§ 37) VIII, 34 – IX, 1.
Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à soi-même, qu’il porte sa croix, et qu’il me suive.
[Du jour : Matthieu (§ 77) XVIII, 23-25.]

A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique (de la fête)
Mégalynaire : Magnifie, ô mon âme, * la très précieuse Croix du Seigneur !
Hirmos : Mère de Dieu, tu es l’image du Paradis, * toi qui sans semailles ni labours as fait germer le Christ, * par qui la sainte Croix, le nouvel arbre de vie, fut plantée sur la terre. * Au jour de son exaltation, nous prosternant devant le Christ, ** nous te magnifions !

Versets de communion
De la fête : Fais lever sur nous la lumière de ta face (Psaume 4, 7).
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme de la fête de l’universelle Exaltation de la précieuse et vivifiante Croix du Seigneur

Universelle Exaltation de la précieuse et vivifiante Croix du SeigneurParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 27 septembre 2015 du calendrier grégorien, 14 septembre 2015 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

La fête de l’universelle Exaltation de la précieuse & vivifiante Croix du Seigneur, l’une des 12 grandes fêtes de l’année liturgique, célèbre la restitution de la vraie Croix et sa réinstallation à Jérusalem en 628.

Le 4 mai 615 en effet, les troupes païennes perses de l’empereur Chosroes II, commandées par le général Schahr-Barâz, s’étaient emparées de Jérusalem et avaient massacré 17 000 chrétiens habitants de la Ville sainte. Ces troupes avaient emporté dans leur butin la précieuse relique de la vraie Croix du Seigneur, découverte au début du IVème siècle par sainte Hélène, les reliques de la sainte Lance et de la sainte Eponge, ainsi que le patriarche de Jérusalem Zacharie et 37 000 chrétiens, déportés et réduits en esclavage.

L’opiniâtreté de l’empereur Héraclius finit par redresser la situation désespérée de l’Empire romain d’Orient (l’armée perse était arrivée jusqu’à Chalcédoine sur la mer de Marmara en face de Constantinople, tandis que les Avars assiégeaient la capitale impériale), et ramena progressivement les envahisseurs hors du territoire impérial. Le 12 décembre 627, Héraclius remporta enfin une victoire définitive et éclatante sur l’armée perse à Ninive, ce qui entraîna la fuite de Chosroes II, bientôt assassiné par son fils aîné et ses propres officiers le 29 février 628. Le nouvel empereur perse demanda la paix, qui ne fut accordée par Héraclius qu’à condition de restituer le bois sacré de la Sainte Croix et de libérer Zacharie, patriarche de Jérusalem et les chrétiens esclaves, ce qui fut fait. La précieuse relique de la Croix fut d’abord rapportée à Constantinople, d’où Héraclius l’apporta triomphalement à Jérusalem en septembre 628. Le pieux empereur voulut porter lui-même sur ses épaules ce bois sacré jusqu’au lieu du Calvaire, mais, arrivé devant les portes de la basilique de l’Anastasis, il ne put avancer, arrêté par une force invisible. Le patriarche Zacharie lui dit : « Prenez garde, Empereur, qu’avec ces ornements de triomphe, vous n’imitiez pas assez la pauvreté de Jésus Christ et l’humilité avec laquelle il a porté sa Croix ». Héraclius se dépouilla alors de ses splendides vêtements impériaux pour se vêtir d’un manteau de pauvre et pu, pénétrer, pieds nus, dans la basilique du Saint-Sépulchre. Depuis, l’Eglise ordonna qu’on célèbrerait tous les ans la fête de l’Exaltation de la Croix du Seigneur le 14 septembre (au lendemain de la fête de la dédicace de la basilique du Saint-Sépulchre le 13 septembre, dédicace faite sous l’empereur saint Constantin), afin de garder mémoire d’un triomphe si glorieux.

La précieuse relique avait été divisée en trois parts :

  1. L’une resta à Jérusalem (elle fut perdue par les Croisées à la bataille de Hattin en 1187 mais fut achetée par l’empereur d’Ethiopie David Ier (1350 † 1413) au Sultan Barkuk, elle est actuellement dans le monastère de Gishen dans la province du Wolo).
  2. La seconde fut envoyée à Rome (elle se trouve aujourd’hui dans la basilique vaticane, après avoir été longtemps en la basilique Sainte-Croix de Jérusalem).
  3. La troisième fut envoyée à Constantinople, où le pieux empereur Héraclius la vénérait chaque année au cours d’ostensions solennelles.

La fête de l’Exaltation de la Croix du Seigneur est le pendant glorieux du Vendredi Saint. Si celui-ci commémore l’évènement historique de la rédemption obtenue par le Christ dans sa Passion, par ses souffrances & par sa mort, la fête de l’Exaltation nous représente plus particulièrement l’aspect finalement glorieux de cet évènement, où l’instrument de supplice est devenu l’arbre de vie, l’escabeau du salut et le trône de la gloire.

La fête de l’Exaltation de la Croix du Seigneur est précédée d’un jour d’avant-fête et suivie de 7 jours d’après-fête, elle est clôturée le 21 septembre. Etant une des Grandes fêtes du Seigneur, elle supprime l’office du dimanche lorsqu’elle tombe ce jour comme cette année. Elle est caractérisée dans le rit byzantin par la cérémonie proprement dite de l’exaltation de la Croix qui a lieu à la fin des laudes de l’office de matines : le célébrant bénit très solennellement avec la croix les 4 points cardinaux à 5 reprises pendant que le chœur chante 500 Kyrie eleison.

Le 14 septembre est aussi l’anniversaire de la naissance au ciel de notre Père parmi les saints Jean Chrysostome, archevêque de Constantinople. En raison de la fête de l’Exaltation de la Croix du Seigneur, la fête de saint Jean Chrysostome est perpétuellement reportée au 13 novembre.

Aux heures
Tropaire de la fête. Gloire au Père. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : de la fête.

A la divine liturgie

Les psaumes des typiques ainsi que les Béatitudes, au début de la liturgie dominicale, sont remplacées par les trois antiennes suivantes :

Première antienne, ton 2 – Psaume XXI, 1-3
℣. Dieu, mon Dieu, soit attentif envers moi ; * pourquoi m’abandonner ?
℟. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
℣. La liste de mes échecs * éloigne de moi le salut !
℟. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
℣. Mon Dieu, je crierai pendant le jour, et tu ne m’exauceras pas, * je crierai pendant la nuit et on ne me l’imputera point à folie.
℟. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit, * Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
℟. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.

Seconde antienne, ton 2 – Psaume LXXIII, 1-2 & 12
℣. Pourquoi, ô Dieu, * rejeter jusqu’à la fin ?
℟. Sauve-nous, Fils de Dieu, crucifié dans ta chair, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
℣. Souviens-toi de ta communauté, * que tu as acquise à l’origine.
℟. Sauve-nous, Fils de Dieu, crucifié dans ta chair, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
℣. Celle-ci est sur le mont Sion, * dans lequel il t’a plu d’habiter.
℟. Sauve-nous, Fils de Dieu, crucifié dans ta chair, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
℣. Dieu notre Roi depuis l’éternité, * a réalisé son salut au milieu de la terre.
℟. Sauve-nous, Fils de Dieu, crucifié dans ta chair, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit, * Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Fils unique & Verbe de Dieu, qui es immortel & qui, pour notre salut, as voulu t’incarner de la sainte Mère de Dieu & toujours Vierge Marie, qui, sans changer, t’es fait homme, as été crucifié, Christ-Dieu, et par ta mort as vaincu la mort, l’un de la sainte Trinité, glorifié avec le Père et le Saint-Esprit, sauve-nous.

Troisième antienne, ton 1 – Psaume XCVIII, 1-2 & XCV, 9
℣. Le Seigneur a établi son royaume, que les peuples frémissent !
℟. Sauve, Seigneur, ton peuple, * et bénis ton héritage, * accorde aux chrétiens orthodoxes * la victoire sur les ennemis, * et garde ton peuple ** par ta Croix.
℣. Le Seigneur a établi son royaume, que les peuples frémissent ! * il siège sur les chérubins, que la terre chancelle !
℟. Sauve, Seigneur, ton peuple, * et bénis ton héritage, * accorde aux chrétiens orthodoxes * la victoire sur les ennemis, * et garde ton peuple ** par ta Croix.
℣. Le Seigneur est grand dans Sion, * il est élevé au dessus de tous les peuples.
℟. Sauve, Seigneur, ton peuple, * et bénis ton héritage, * accorde aux chrétiens orthodoxes * la victoire sur les ennemis, * et garde ton peuple ** par ta Croix.
℣. Adorez le Seigneur devant son sanctuaire.
℟. Sauve, Seigneur, ton peuple, * et bénis ton héritage, * accorde aux chrétiens orthodoxes * la victoire sur les ennemis, * et garde ton peuple ** par ta Croix.

A la petite entrée :
1. Isodikon de la fête : Exaltez le Seigneur notre Dieu ! Prosternez-vous devant son trône, car il
est saint !
2. Tropaire de la fête, ton 1 : Sauve, Seigneur, ton peuple, * et bénis ton héritage, * accorde aux chrétiens orthodoxes * la victoire sur les ennemis, * et sauvegarde les tiens ** par ta Croix.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
4. Kondakion de la fête, ton 4 : Toi qui t’es volontairement élevé sur la croix, * accorde tes miséricordes au nouveau peuple * au nouveau peuple appelé de ton nom * accorde tes miséricordes ô Christ Dieu ; * donne ta force aux chrrétiens orthodoxes, * donne-leur la victoire sur l’Ennemi ; que ton alliance leur soit une arme de paix, ** une invincible victoire.

A la place du Trisaghion :
℟. Devant ta Croix, nous nous prosternons, ô Maître, & ta sainte résurrection, nous la chantons. (3 fois)

Prokimenon :
De la fête, ton 7 :
℟. Exaltez le Seigneur notre Dieu, prosternez-vous devant son marchepied, car il est saint (Psaume 98, 5).
℣. Le Seigneur a établi son royaume, que les peuples frémissent (Psaume 98, 1).

Epître :
De la fête : I Corinthiens (§ 125) I, 18-24.
Car la parole de la croix est une folie pour ceux qui se perdent ; mais pour ceux qui se sauvent, c’est-à-dire, pour nous, elle est la puissance de Dieu.

Alleluia :
De la fête, ton 1 :
℣. Souviens-toi de ta communauté, que tu as acquise à l’origine. (Psaume 73,2)
℣. Et Dieu, notre Roi depuis l’éternité, a réalisé notre salut au milieu de la terre. (Psaume 73, 12)

Evangile :
De la fête : Jean (§ 60) XIX, 6-11, 13-20, 25-28, 30-35.
Et portant sa croix, il vint au lieu appelé le Calvaire, qui se nomme en hébreu, Golgotha ; où ils le crucifièrent, et deux autres avec lui, l’un d’un côté, l’autre de l’autre, et Jésus au milieu.

A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique (de la fête)
Mégalynaire : Magnifie, ô mon âme, * la très précieuse Croix du Seigneur !
Hirmos : Mère de Dieu, tu es l’image du Paradis, * toi qui sans semailles ni labours as fait germer le Christ, * par qui la sainte Croix, le nouvel arbre de vie, fut plantée sur la terre. * Au jour de son exaltation, nous prosternant devant le Christ, ** nous te magnifions !

Verset de communion
De la fête : Fais lever sur nous la lumière de ta face (Psaume 4, 7). Alléluia, alléluia, alléluia.

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Programme du XVIème dimanche après la Pentecôte – avant-fête de la Nativité de la Mère de Dieu – saint Sozont – dimanche avant l’Exaltation de la sainte Croix – ton 7

Nativité de Notre Dame la Mère de Dieu & Très-Sainte Vierge Marie - 8 septembreParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 20 septembre 2015 du calendrier grégorien, 7 septembre 2015 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VII de l’Octoèque. L’office de ce jour combine l’avant-fête de la Mère de Dieu, le dimanche avant la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix et le saint martyr Sozont.

Dans le rit byzantin, la fête de la Nativité de la Mère de Dieu est l’une des douze grandes fêtes de l’année liturgique. Elle est précédée d’un jour d’avant-fête (le 7 septembre) et de quatre jours d’après-fête (clôture de la fête le 12 septembre).

Cette fête, probablement d’origine hiérosolomytaine, semble avoir été introduite dans le synaxaire de Constantinople par l’empereur Maurice (582 † 602). Saint Jean Damascène (c. 676 † 749) en fait mention dans ses homélies, de même Saint André de Crète (660 † 740) :

Aujourd’hui comme pour des noces, l’Eglise se pare de la perle inviolée, de la vraie pureté. Aujourd’hui, dans tout l’éclat de sa noblesse immaculée, l’humanité retrouve, grâce aux mains divines, son premier état et son ancienne beauté. Les hontes du péché avaient obscurci la splendeur et les charmes de la nature humaine ; mais, lorsque naît la Mère de celui qui est la Beauté par excellence, cette nature recouvre en elle ses anciens privilèges, elle est façonnée suivant un modèle parfait et entièrement digne de Dieu. Et cette formation est une parfaite restauration et cette restauration est une divinisation et cette divinisation, une assimilation à l’état primitif. Aujourd’hui, contre toute espérance, la femme stérile devient mère et cette mère, donnant naissance à une descendance qui n’a pas de mère, née elle-même de l’infécondité, a consacré tous les enfantements de la nature. Aujourd’hui est apparu l’éclat de la pourpre divine, aujourd’hui la misérable nature humaine a revêtu la dignité royale. Aujourd’hui, selon la prophétie, le sceptre de David a fleuri en même temps que le rameau toujours vert d’Aaron, qui, pour nous, a produit le Christ rameau de la force. Aujourd’hui, une jeune vierge est sortie de Juda et de David, portant la marque du règne et du sacerdoce de celui qui a reçu, suivant l’ordre de Melchisédech, le sacerdoce d’Aaron. Pour tout dire en un mot, aujourd’hui commence la régénération de notre nature, et le monde vieilli, soumis à une transformation divine, reçoit les prémices de la seconde création.

Le Pape d’origine syrienne saint Serge Ier (c. 650 † 701) introduisit cette fête à Rome dans le rit romain, faisant précéder la messe d’une procession ; fait curieux (qui n’est pas isolé), le tropaire de l’office byzantin de la fête a été traduit en latin et sert d’antienne de Magnificat des secondes vêpres romaines. Saint Serge Ier mourut du reste le 8 septembre 701.

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Le dimanche avant la fête de l’Exaltation de la Croix est caractérisé par un prokimenon, une épître, un alléluia et un évangile propres, qui exaltent par leurs textes la Croix de Notre Seigneur et préparent à la célébration de cette grande fête.

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Le martyre de saint SozontSaint Sozont (ou Sozon, Zozon) était un berger de Lycaonie en Asie Mineure qui portait le nom de Pharasius (Tarasius) avant son baptême. Durant la persécution de Dioclétien et de Maximien, alors qu’il était descendu dans les environs de Pompéiopolis en Cilicie, en un lieu où se déroulait une fête païenne, saint Sozont se rendit dans le temple où l’on adorait une idole en or. Avec sa houlette de berger, il cassa la main de l’idole; puis en fit de petites parts d’or qu’il distribua aux pauvres. Lorsqu’il réalisa que plusieurs personnes avaient été appréhendées et tenues coupables de cette destruction, il alla se rendre aux autorités. Après un long interrogatoire avec le magistrat, on lui dit qu’il serait libre s’il adorait l’idole, mais Sozont se gaussa de l’idée d’aller adorer un dieu qui pouvait être cassé par la houlette d’un simple berger. Comme les coups qu’on lui appliquait ne pouvaient entamer sa résolution de confesser le Christ, on lui fit chausser des sandales de fer couvertes de clous et on l’obligea à courir. Le magistrat à nouveau lui proposa la liberté à condition de jouer un air sur sa flûte en l’honneur de l’idole. Sozont refusa : s’il avait joué de la musique pour ses troupeaux, il ne jouait plus désormais que pour le Dieu véritable. Il fut condamné à être brûlé, mais les chrétiens parvinrent à recueillir ses restes calcinés après son exécution.

Saint Sozont est également commémoré le 7 septembre dans le rit romain. Voici sa mention au Martyrologe romain à cette date :

A Pompéiopolis, en Cilicie, saint Sozont, martyr. Sous l’empereur Maximien, il fut jeté dans les flammes et y rendit l’esprit.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Martyr. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du dimanche.
A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’avant-fête. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : de l’avant-fête.

A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 7, & 4 tropaires de la 3ème ode du canon de l’avant-fête.
1. Il est beau à voir & bon à manger, * le fruit qui a causé mon trépas ; * mais le Christ est cet arbre de vie * dont je puis manger sans mourir ; * & je crie avec le bon Larron : ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
2. Dieu de tendresse, mis en croix, tu effaças * la cédule de l’antique péché d’Adam ; * de l’erreur tu sauvas l’ensemble des mortels : ** aussi nous te chantons, Bienfaiteur & Seigneur.
3. Sur le croix, Dieu de tendresse, tu clouas nos péchés, * par ta mort tu triomphas de la mort ; * d’entre les morts tu éveillas les trépassés ; ** aussi nous nous prosternons devant ta sainte Résurrection.
4. Dans les oreilles d’Eve le serpent injecta son venin, * mais le Christ sur l’arbre de la croix * fit jaillir pour le monde la douceur de la vie. ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
5. Au sépulchre on te dépose comme un mortel, * ô Christ, universelle Vie, * mais de l’Enfer ayant brisé les verrous, * tu ressuscites le troisième jour * avec gloire & puissance, illuminant le monde entier : ** gloire, Seigneur, à ta sainte Résurrection.
6. Ressuscité d’entre les morts le troisième jour, * le Seigneur donne aux Disciples sa paix ; * les bénissants, il les envoie et leur dit : ** Amenez tous les hommes au royaume de Dieu.
7. D’une terre sans fruit * la fertile terre est née * qui va faire pousser * le Jardinier de tous les biens * et l’épi porteur de vie ** qui par volonté divine doit nourrir l’univers.
8. En ce jour il a poussé, * le rameau de la virginité * d’où sortira, tel une fleur, * le Dieu qui nous planta, * pour retrancher les pousses du mal, ** en son extrême bonté.
9. La montagne non taillée * que l’infertile roche a enfantée * va produire comme fruit * le Roc spirituel * qui brisera totalement ** les images taillées par le Maudit.
10. Les préfigurations de la Loi * d’avance t’ont révélée, * ô Vierge, car tu as porté * en dépassant les naturelles lois * le Législateur qui merveilleusement ** te conserva ton irréprochable virginité.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, * ouvert au Larron le Paradis ; * changé en joie les pleurs des myrrophores * et ordonné aux apôtres de prêcher. * Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, ** donnant au monde ta grande miséricorde !
2. Tropaire de l’avant-fête, ton 4 : De la racine de Jessé * et du flanc de David * Marie, la divine enfant nous est née en ce jour. * C’est pourquoi l’univers se réjouit et se renouvelle. * Réjouissez-vous ensemble, ciel et terre. * Louez-la, tribus des nations. * Joachim se réjouit, * Anne est en fête et s’écrie : ** « Celle qui fut stérile enfante la Mère de Dieu et nourricière de notre vie ».
3. Tropaire du Martyr, ton 4 : Ton Martyr, Seigneur, Sozont, * pour le combat qu’il a mené, a reçu la couronne d’immortalité de toi, notre Dieu ; * animé de ta force, il a terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons ; ** par ses prières sauve nos âmes.
4. Kondakion du dimanche, ton 7 : La puissance de la mort ne peut plus retenir les hommes, * car le Christ est descendu pour briser et détruire sa force. * Les enfers sont enchaînés, * les prophètes en chœur se réjouissent et disent : * Le Sauveur est apparu aux croyants. ** Venez, fidèles, prendre part à la Résurrection.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du Martyr, ton 2 : Le véritable et sage en Dieu martyr, * l’athlète éminent de la piété, * assemblés en ce jour, nous le glorifions d’une voix forte * Sozon l’initié de la grâce, * qui accorde généreusement les guérisons, ** qui prie le Christ Dieu pour nous tous.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de l’avant-fête, ton 3 : En ce jour, Marie, Vierge et Mère de Dieu, * infranchissable chambre nuptiale du céleste Époux, * naît d’une mère stérile, de par la volonté de Dieu, * pour être le char du Verbe. * Dans ce but, elle a été destinée pour être Porte de la Divinité ** et Mère de la vraie vie.

Prokimen
Du dimanche avant la Croix, ton 6 :
℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).
[Du Martyr, ton 7 :
℟. Le juste a sa joie dans le Seigneur, et en lui il se réfugie (Psaume 63, 11).]

Epîtres
Du dimanche avant la Croix: Galates (§ 215) VI, 11-18.
Pour moi, à Dieu ne plaise que je me glorifie en autre chose qu’en la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est mort, crucifié pour moi, comme je suis mort, crucifié pour le monde !
[De l’avant-fête : 2 Corinthiens (§ 181) VI, 1-10.
Mais agissant en toutes choses comme des ministres de Dieu, nous nous rendons recommandables par une grande patience dans les maux, dans les nécessités, et dans les extrêmes afflictions.]
[Du Martyr : Ephésiens (§ 233) VI, 10-17.
Prenez encore le casque du salut, et l’épée spirituelle qui est la parole de Dieu.]

Alleluia
Du dimanche avant la Croix, ton 1 :
℣. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
℣. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).
[Du Martyr, ton 4 :
℣. Les justes ont crié, et le Seigneur les a exaucés ; et il les a délivrés de toutes leurs peines (Psaume 33, 18).]

Evangiles
Du dimanche avant la Croix : Jean (§ 9) III, 13-17.
[De l’avant-fête : Matthieu (§ 105) XXV, 14-30.
Son maître lui répondit : Ô bon et fidèle serviteur, parce que vous avez été fidèle en peu de chose, je vous établirai sur beaucoup : entrez dans la joie de votre seigneur.]
[Du Martyr : Jean (§ 52) XV, 17 – XVI, 2.]

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
[Du Martyr : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6).] Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XVème dimanche après la Pentecôte – Déposition de la précieuse Ceinture de la Mère de Dieu – ton 6

La précieuse ceinture de la Mère de DieuParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 13 septembre 2015 du calendrier grégorien, 31 août 2015 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour la déposition en l’église de Chalcoprateia de la précieuse Ceinture de la Très-Sainte Mère de Dieu.

La relique de la précieuse Ceinture de la Vierge Marie fut transférée à Constantinople par l’empereur Arcadius, le fils de Théodose le Grand, qui régna de 395 à 408. L’empereur l’enferma dans une châsse précieuse & magnifique, la sainte cassette : « τὴν ἀγίαν σορόν » et on la déposa un 31 août dans l’église de Chalcoprateia. Cette église de Chalcoprateia – qui tire son nom d’un quartier de Constantinople où des artisans travaillaient le cuivre – était située non loin de la Grande Eglise (Sainte Sophie) et avait été fondée par la fille de l’empereur Arcadius, sainte Pulchérie.

Déposition de la ceinture de la Mère de Dieu dans l'église de Chalcopratée.
Déposition de la ceinture de la Mère de Dieu dans l’église de Chalcopratée.

Avec l’église des Blachernes – qui conservait le manteau de la Vierge Marie – l’église de Chalcopratée était l’une des plus illustres des nombreuses églises de Constantinople qui étaient dédiées à la Vierge Marie.

A la fin du IXème siècle, l’impératrice Zoé, seconde femme de l’empereur Léon le Sage, étant malade, la relique fut déployée au dessus de sa tête par le patriarche de Constantinople, ce qui provoqua sa guérison, rapportée dans le Ménologue de Basile le Jeune.

Guérison de l'impératrice Zoé par imposition de la ceinture de la Vierge par le patriarche de Constantinople.
Guérison de l’impératrice Zoé par imposition de la ceinture de la Vierge par le patriarche de Constantinople.

Reliquaire de la précieuse Ceinture de la Mère de Dieu conservée à VatopaidiLa précieuse Ceinture fut par la suite divisée en trois parties dont l’une enfermée dans un reliquaire en forme de croix, la croix impériale d’Isaac II Ange (1185-1205), dont le tsar de Bulgarie Ivan Asen Ier (1189-1196) s’empara au cour d’une bataille. Au XIVème siècle, le roi de Serbie saint Lazare (1329 † 1389) entra en possession de cette croix impériale et de sa précieuse relique, puis en fit don au monastère de Vatopedi au Mont-Athos, qui la conserve jusqu’à ce jour dans un reliquaire plus moderne. A une époque difficile à déterminer, des fils d’or furent ajoutés à la relique, probablement pour la consolider. Cette précieuse Ceinture, qui ne sort qu’exceptionnellement de ce monastère, a fait un séjour triomphal en Russie en novembre 2011, déplaçant plus d’un million de fidèles venus la vénérer.

Vénération de la ceinture de la Vierge par Vladimir Poutine.
Vénération de la ceinture de la Vierge par Vladimir Poutine.

La relique de la précieuse Ceinture déposée à Chalcopratée et aujourd’hui à Vatopedi au Mont-Athos n’est sans doute pas l’unique ceinture de la Vierge qui a été conservée. D’autres églises possèdent des fragments, dont il est difficile de savoir si ils proviennent d’un partage de celle de Chalcopratée, ou bien si elle sont des reproductions anciennes de l’original (c’était une pratique courante de confectionner des modèles qu’on mettait au contact de l’original et qui était considérés dès lors comme reliques de troisième classe), ou bien encore d’une autre ceinture (la Sainte Vierge pouvait bien avoir plusieurs ceintures !).

Ceinture de la Mère de Dieu dans son fourreau reliquaire de la collégiale du Puy-Notre-Dame dans le MaineOn ne connait pas le sort des deux autres parties de la ceinture de Constantinople, il est possible que celles-ci soient passées en Occident à la suite des croisades. Ainsi, en France, la collégiale du Puy-Notre-Dame dans le Maine conserve un fragment d’une ceinture de la Vierge qui y fut déposée au XIIème siècle et qui fait 2,8 cm de large.

Un petit fragment de seulement 7 cm par 3 cm environ est attesté depuis 1252 dans l’église de Quintin en Bretagne.

Relique de la ceinture de la Vierge de Quintin en Bretagne.
Relique de la ceinture de la Vierge de Quintin en Bretagne.

L’Italie depuis 1141 possède la sienne en la cathédrale de Prato en Toscane, elle mesure 87 cm de long par 3 cm de large, et est elle aussi brodée de fils d’or. L’évêque de cette ville en fait l’ostension au peuple depuis un balcon extérieur de la cathédrale à chaque fête de Notre-Dame.

Ceinture de la Vierge de LochesLa ceinture de la Vierge que possède la collégiale de Loches fut envoyée en cadeau par Constantinople à l’empereur d’Occident Charles le Chauve (843 – 877). Son arrière petit-fils, Lothaire (954 – 986), roi des Francs, offrit cette précieuse relique à Geoffroy Ier, comte d’Anjou dit Grisegonelle (958 – 987) lequel la déposa dans la collégiale Notre-Dame qu’il s’était fait bâtir dans son château de Loches, où elle se trouve encore aujourd’hui. Cette relique faisait originellement 2m10 sur 3 cm. Sa grande taille pourrait laisser entendre qu’il s’agirait d’une copie de celle alors conservée à Constantinople et non encore divisée. Une comparaison entre les ceintures du Puy-Notre-Dame et celle de Loches fait ressortir deux tissages radicalement différents.

Fabrication de copies de la ceinture de la Vierge par les moines de VatopediIl est très intéressant de noter que toutes ces différentes reliques occidentales font substantiellement la même largeur d’environ 3 cm. Cette largeur parait tout à fait similaire à celle conservée à Vatopedi dont je n’ai pu trouver les dimensions exactes. Les moines de Vatopedi confectionnent encore aujourd’hui des reproductions de la ceinture qu’ils détiennent, et ces reproductions sont beaucoup plus longues que leur relique : leur longueur est censée être celle originelle de la ceinture avant sa division.

Reliquaire contenant la ceinture de la Vierge d'Homs en SyriePar ailleurs, dans la ville d’Homs en Syrie, en l’église de la Ceinture de la Vierge, des fouilles effectuées en 1852 puis à nouveau le 20 juillet 1953, ont permis de découvrir au centre de l’autel une ceinture de 74 cm de longueur, 5 cm de largeur & 3 cm d’épaisseur, en tissu de lin et soie qui a été daté de l’époque romaine. Selon la tradition, cette ceinture a été déposée à Homs en 476 et provenait de la ville d’Edesse. Elle était arrivée à Edesse en même temps que la translation d’une partie des reliques de saint Thomas depuis les Indes faite en 232. Ce fait est à relier à la tradition selon laquelle la Vierge aurait donné une de ses ceintures à saint Thomas au moment de son assomption.

Prions la Vierge Marie qu’elle garde sous sa protection ses enfants qui se confient à elle en ces temps troublés, tant en Orient qu’en Occident.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche, ton 6. Gloire au Père. Tropaire de la Mère de Dieu. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche, ton 6. Gloire au Père. Tropaire de la Mère de Dieu. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : de la Mère de Dieu (le second).

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 6 & 4 tropaires de la troisième ode du canon de la fête, œuvre du seigneur Georges (Georges, évêque de Nicomédie au IXème siècle :
1. Souviens-toi de moi, Dieu Sauveur, * quand tu entreras dans ton royaume, ** seul Ami des hommes, sauve-moi.
2. Adam fut séduit par l’arbre défendu, * mais par celui de la Croix tu as sauvé * le bon Larron s’écriant : ** Dans ton royaume, Seigneur, souviens-toi de moi.
3. Ayant brisé les portes & les verrous de l’Enfer, * tu as ressuscité, Source de vie, * Sauveur, tous ceux qui s’écrient : ** Gloire à ta sainte Résurrection.
4. Souviens-toi de moi, Seigneur * qui par ta sépulture triomphas de la mort * & comblas de joie l’univers, ** Dieu de tendresse, par ta Résurrection.
5. Les Myrophores venues au tombeau * entendirent l’Ange proclamer : * Il est vraiment ressuscité, ** le Christ qui illumine le monde entier.
6. Le Christ qui fut cloué * sur le bois de la croix * & sauva le monde de l’erreur, ** chantons-le tous d’un même chœur.
7. En ce jour, fidèles, célébrons * la Ceinture de la Vierge immaculée, ** vénérons-la comme un lien de notre union avec Dieu.
8. Les flots de grâces qui ne cessent de jaillir, * ô Vierge, de ta châsse immaculée ** abreuvent l’ensemble des croyants.
9. La Ceinture de la Vierge comblée d’honneur * qu’en ce jour nous célébrons de nos chants ** dans la grâce répand sur les fidèles les guérisons.
10. Pour les fidèles te célébrant * ton allégresse, ô Vierge, comme rosée du matin ** apaise la fournaise des passions.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Devant ton sépulcre les Puissances des cieux, * autant que les soldats furent frappés d’effroi ; * et Marie Madeleine se tenait près du tombeau, * cherchant ton corps immaculé ; * mais tu brisas l’Enfer sans te laisser vaincre par lui, * tu rencontras la Vierge et nous donnas la vie. * Ressuscité d’entre les morts, ** Seigneur, gloire à toi.
2. Tropaire de la Mère de Dieu, ton 8 : ère de Dieu toujours-vierge, protection des mortels, * à ta ville tu donnas comme une enceinte fortifiée * la Robe et la Ceinture de ton corps immaculé * échappant à la corruption en vertu de ton enfantement virginal, * car en toi la nature et le temps sont renouvelés ; * c’est pourquoi nous te prions de pacifier notre vie ** et d’accorder à nos âmes la grâce du salut.
3. Kondakion du dimanche, ton 6 : De sa main vivifiante le Seigneur source-de-vie, * le Christ notre Dieu, * a fait surgir tous les morts des ténèbres de l’Enfer, * accordant la résurrection à tout le genre humain ; * il est vraiment notre Sauveur, ** notre vie, notre résurrection et le Dieu de l’univers.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion de la Mère de Dieu, ton 2 : La précieuse Ceinture qui jadis entoura * ton sein porteur de notre Dieu * pour tes fidèles est un invincible trophée, * un trésor inépuisable de bienfaits, ** Mère de Dieu demeurée vierge en enfantant.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Autre kondakion de la Mère de Dieu, ton 4 : Ton peuple, ô Vierge toute-digne de nos chants, * fête la déposition de ta précieuse Ceinture en ce jour ** et sans cesse te crie: Réjouis-toi, fierté des chrétiens.

Prokimen
Du dimanche, ton 6 :
℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).
[De la Mère de Dieu, ton 3 :
℟. Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur (Luc 1, 46).]

Epître
Du dimanche : 2 Corinthiens (§ 176) IV, 6-15.
Portant toujours en notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus paraisse aussi dans notre corps.
[De la Mère de Dieu : Hébreux (§ 320) IX, 1-7.]

Alleluia
Du dimanche, ton 6 :
℣. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
℣. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).
[De la Mère de Dieu, ton 8 :
℣. Ecoute, ma fille, regarde et tends l’oreille. (Psaume 44, 11).]

Evangile
Du dimanche : Matthieu (§ 92) XXII, 35-46.
Jésus lui répondit : Vous aimerez le Seigneur, votre Dieu, de tout votre cœur, de toute votre âme et de tout votre esprit.
[De la Mère de Dieu : Luc (§ 54) X, 38-42 ; XI, 27-28.]

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
[De la Mère de Dieu : J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur (Psaume 115, 13).] Alleluia, alleluia, alleluia.

Programme du XIVème dimanche après la Pentecôte – saint Eutychès, disciple de saint Jean l’Evangéliste – ton 5

Saint Jean l'Evangéliste et un discipleParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 6 septembre 2015 du calendrier grégorien, 24 août 2015 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton V de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint hiéromartyr Eutychès, disciple de saint Jean l’Evangéliste.

Peu de choses sont certaines sur cet Eutychès (ou Eutychius, Eutyche, Eutique) sinon qu’il fut disciple de saint Jean l’Evangéliste. La plupart des sources le font originaire de Sébaste (l’ancienne Samarie) en Palestine. Disciple de saint Jean, il fut ordonné comme évêque missionnaire et eut à subir supplices et tortures dans les différents lieux de son apostolat, avant de revenir mourir dans sa cité de naissance.

Certains auteurs ont cherché à l’identifier (mais sans doute à tord) avec Eutychès, le jeune homme qui s’endort durant la prédication de saint Paul à Troade, tombe du troisième étage et que l’Apôtre ressuscite ensuite (Actes des Apôtres, XX, 6-12).

Saint Eutychès, disciple de saint Jean, est également commémoré à la même date du 24 août dans le Martyrologe romain :

« Le même jour, saint Eutyche, disciple de saint Jean l’Evangéliste, qui, après avoir souffert en différents pays la prison, les fouets et le feu pour la prédication de l’Evangile, mourut enfin en paix. »

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Hiéromartyr. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : 8 tropaires du dimanche, ton 5 :
1. Le bon Larron sur la croix * eut foi en ta divinité, ô Christ ; * il te confessa d’un cœur sincère en s’écriant : ** De moi, Seigneur, en ton royaume souviens-toi.
2. Sur le bois de la croix * pour nous les hommes tu fis fleurir la vie * et se flétrir la malédiction de l’arbre défendu : ** Sauveur & Créateur, nous te chantons d’un même chœur.
3. Par ta mort, ô Christ, * tu as brisé la force de la mort, * ressuscitant tous les morts depuis Adam, ** qui te chantent comme vrai Dieu & Sauveur du genre humain.
4. Venues à ton sépulchre, Sauveur, * les saintes Femmes te cherchaient * pour embaumer la Source de vie, ** mais un Ange leur apparut pour leur dire : Il est ressuscité, le Seigneur !
5. O Christ, lorsque tu fus crucifié * au milieu de deux larrons, * l’un fut justement condamné pour t’avoir insulté, ** l’autre par sa confession devint l’hôte du Paradis.
6. Devant le chœur des Apôtres, * les saintes Femmes s’écriaient : * Le Christ est vraiment ressuscité, ** adorons en lui notre Maître & Créateur.
7. Unique & indivisible Trinité, Dieu créateur & tout-puissant, * Père, Fils & Saint-Esprit, ** nous te chantons comme Sauveur & vrai Dieu.
8. Réjouis-toi, porte infranchissable & temple vivant du Seigneur, * réjouis-toi, trône de feu non consumé, * réjouis-toi, ô Mère de l’Emmanuel, ** le Christ notre Dieu est avec nous.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 5 : Le Verbe coéternel au Père et à l’Esprit, * né de la Vierge pour notre salut, * chantons-le, fidèles, et adorons-le, * car il a daigné dans sa chair monter sur la Croix * et supporter la mort, * afin de ressusciter les morts ** par sa glorieuse Résurrection.
2. Tropaire du Hiéromartyr, ton 4 : Émule des Apôtres dans leur vie, et leur successeur sur leurs trônes, * tu as trouvé dans la pratique des vertus, ô inspiré de Dieu, la voie qui mène à la contemplation. * Aussi, dispensant fidèlement la parole de vérité, * tu as lutté pour la foi jusqu’au sang, * hiéromartyr Eutychès, * prie le Christ Dieu ** afin qu’il sauve nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du Hiéormartyr, ton 3 : Toi qui siégeas parmi les Apôtres du Seigneur et des Pontifes atteignit la splendeur, Eutychès, * en martyr, tu fus également glorifié ; * comme un soleil tu brillas sur l’univers * et dissipas la sombre nuit de l’impiété ; * aussi nous t’honorons ** comme initiateur des divins mystères du Christ.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 5 : Tu es descendu aux enfers, ô mon Sauveur, * tu as brisé leurs portes, comme Tout-Puissant, * avec toi tu as ressuscité les morts, comme Créateur ; * et tu as brisé l’aiguillon de la mort * et Adam a été délivré de la malédiction, ô Ami des hommes. * Aussi te clamons-nous : ** Sauve-nous, Seigneur.

Prokimen
Du dimanche, ton 5 :
℟. Toi, Seigneur, tu nous prends en garde, tu nous protèges d’une telle engeance, à jamais (Psaume 11, 8).
℣. Sauve-moi, Seigneur, il n’est plus de saints (Psaume 11, 2).

Epître
Du dimanche : II Corinthiens (§ 170) I, 21 – II, 4.

Alleluia
Du dimanche, ton 5 :
℣. Toi, Seigneur, tu nous prends en garde, tu nous protèges d’une telle engeance, à jamais (Psaume 11, 8).
℣. Sauve-moi, Seigneur, il n’est plus de saints (Psaume 11, 2).

Evangile
Du dimanche : Matthieu (§ 89) XXII, 1-14.

Versets de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
Du vénérable Père : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du VIIIème dimanche après la Pentecôte – dimanche des saints Pères des six premiers Conciles œcuméniques – ton 7

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 26 juillet 2015 du calendrier grégorien, 13 juillet 2015 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VII de l’Octoèque. Ce dimanche étant celui qui tombe entre le 13 juillet & le 19 juillet, il y est fait mémoire des saints Pères des six premiers conciles œcuméniques :
1. Nicée I (325),
2. Constantinople I (381),
3. Ephèse (431),
4. Chalcédoine (451),
5. Constantinople II (553),
6. Constantinople III (680-681).

Outre la fête de ce jour (fixée de fait au dimanche le plus proche du 16 juillet), le rit byzantin connait aussi d’autres fêtes liturgiques célébrant des conciles :

  • le dimanche après l’Ascension, il est fait mémoire des saints pères du premier concile de Nicée, ce qui correspond plus ou moins à l’ouverture de ce concile, qui s’est tenu du 20 mai au 25 août 325,
  • le dimanche le plus proche du 11 octobre, il est fait mémoire des saints pères du second concile de Nicée, septième œcuménique, (dont les conclusions anti-iconoclastes sont également célébrées le Ier dimanche de Carême, fête de l’Orthodoxie).

Ces deux célébrations sont attestées au IXème siècle dans le typicon de la Grande Eglise.

Cependant, la célébration de ce dimanche est la plus ancienne des trois fêtes des pères des conciles et remonte au 16 juillet 518. Au départ, elle n’est que la célébration de la fête du concile de Chalcédoine. En effet, après la mort de l’empereur monophysite Anastase et l’avènement de l’empereur orthodoxe Justin Ier, le peuple de Constantinople profita de la première apparition du nouveau souverain dans la Grande Eglise pour réclamer la destitution du patriarche Sévère d’Antioche & le rétablissement des actes du concile de Chalcédoine. Le patriarche Jean II de Constantinople proclama publiquement les décisions du concile de Chalcédoine le 15 juillet 518, et, à la demande du peuple, institua une fête solennelle le lendemain, 16 juillet 518, en l’honneur des pères du concile de Chalcédoine, auxquels on associa les saints pères des trois premiers conciles de Nicée, Constantinople & Ephèse. Plus tard, on y ajouta les 5ème et 6ème conciles œcuméniques, mais Nicée II eut sa célébration à part.

Pour mémoire, rappelons ici brièvement les sujets abordés par chacun des 6 premiers conciles œcuméniques :

1. Le premier concile de Nicée (325) condamne les erreurs d’Arius pour lequel le Christ est un demiurge, une créature intermédiaire entre Dieu et les hommes. Le concile rappelle l’incarnation de Dieu qui se fait homme en Jésus-Christ, qui est fils de Dieu. Les pères rédigent un premier symbole de foi. Diverses questions de discipline ecclésiastiques sont aussi abordées, dont celle de la fixation de la date de Pâques.
2. Le premier concile de Constantinople (381) condamne les erreurs de Macédonius & des Pneumatomaques qui niaient la divinité de l’Esprit-Saint. Les pères complètent le symbole de foi du premier concile, symbole qui sera dit dès lors de « Nicée-Constantinople ». Il rappelle aussi la prééminence de l’évêque de Rome, celui de Constantinople étant second dans la hiérarchie d’honneur dans l’Eglise.
3. Le concile d’Ephèse (431) condamne les erreurs de Nestorius qui ne voyait dans le Christ aucune union de la nature divine avec la nature humaine, (pour lui, les deux natures étant séparées, Marie est simplement mère du Christ et ne peut donc être appelée Mère de Dieu). Le concile confirme l’appellation, ancienne & traditionnelle de « Mère de Dieu ».
4. Le concile de Chalcédoine (451) condamne les erreurs d’Eutychès & des monophysites pour qui la nature humaine du Christ a été écrasée par la nature divine et a été absorbée par la divinité. Le concile rappelle que le Christ est parfaitement & pleinement Dieu et parfaitement & pleinement homme : il est une seule personne en laquelle sont unies deux natures, unies entre elles « sans confusion ni changement, sans division ni séparation ».
5. Le second concile de Constantinople (553) condamne une seconde fois le nestorianisme, plus spécialement les écrits de Théodore de Mopsueste, de Théodoret de Cyr et d’Ibas d’Edesse (théologie dite des « trois chapitres »).
6. Le troisième concile de Constantinople (680-681) condamne la maladroite doctrine née du patriarche Serge Ier de Constantinople qui tentait de réconcilier les monophysites avec l’Eglise en prétendant qu’il y avait bien deux natures dans le Christ mais que seule la volonté divine s’y exprimait. Le concile rappelle que la volonté humaine fait partie de la nature humaine et que le Christ n’en a donc pas été privé.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche, ton 7. Gloire au Père. Tropaire des Pères. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : des Pères.
A sexte : Tropaire du dimanche, ton 7. Gloire au Père. Tropaire des Pères. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 7, & 4 tropaires de la 3ème ode du canon des Pères :
1. Il est beau à voir & bon à manger, * le fruit qui a causé mon trépas ; * mais le Christ est cet arbre de vie * dont je puis manger sans mourir ; * & je crie avec le bon Larron : ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
2. Dieu de tendresse, mis en croix, tu effaças * la cédule de l’antique péché d’Adam ; * de l’erreur tu sauvas l’ensemble des mortels : ** aussi nous te chantons, Bienfaiteur & Seigneur.
3. Sur le croix, Dieu de tendresse, tu clouas nos péchés, * par ta mort tu triomphas de la mort ; * d’entre les morts tu éveillas les trépassés ; ** aussi nous nous prosternons devant ta sainte Résurrection.
4. Dans les oreilles d’Eve le serpent injecta son venin, * mais le Christ sur l’arbre de la croix * fit jaillir pour le monde la douceur de la vie. ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
5. Au sépulchre on te dépose comme un mortel, * ô Christ, universelle Vie, * mais de l’Enfer ayant brisé les verrous, * tu ressuscites le troisième jour * avec gloire & puissance, illuminant le monde entier : ** gloire, Seigneur, à ta sainte Résurrection.
6. Ressuscité d’entre les morts le troisième jour, * le Seigneur donne aux Disciples sa paix ; * les bénissants, il les envoie et leur dit : ** Amenez tous les hommes au royaume de Dieu.
7. Que toute la terre soit dans la joie * et qu’exulte avec les Anges le ciel ** en mémoire des Pontifes du Christ.
8. En la prairie de la sainte définition * de la foi orthodoxe cueillons et savourons ** les beaux fruits que nos saints Pères ont fait pousser.
9. Pontifes, assiégeant la citadelle de l’erreur * avec les moyens de la foi, ** vous avez fait crouler les bastions de l’hérésie.
10. Avec les sept conciles sacrés des saints pères, * tu as orné d’honneur l’Eglise, ô Christ, * éloignant d’elle les ténèbres de la déception ** par la lumière de ces sept phares.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, * ouvert au Larron le Paradis ; * changé en joie les pleurs des myrrophores * et ordonné aux apôtres de prêcher. * Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, ** donnant au monde ta grande miséricorde !
2. Tropaire des Pères, ton 8 : Sois glorifié par-dessus tout, Christ notre Dieu, * toi qui as établi nos Pères pour illuminer la terre ; * et par eux, vers la vraie foi, tu nous as tous guidés. ** Très miséricordieux, gloire à Toi.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion des Pères, ton 8 : La prédication des Apôtres et la doctrine des pères * ont donné à l’Église l’unité de la foi ; *portant la tunique de la vérité, * tissée par la théologie qui vient d’en-haut, ** elle confirme et glorifie le grand mystère de la piété.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 7 : Désormais la force de la mort est impuissante à retenir les mortels, * car le Christ est descendu, brisant et détruisant les puissances de la mort ; * l’Enfer est enchaîné, * les Prophètes tous ensemble se réjouissent. * Le Sauveur, disent-ils, est apparu à ceux qui demeurent dans la foi ; ** venez, fidèles, prendre part à la Résurrection.

Prokimen
Du dimanche, ton 7 :
℟. Le Seigneur donne la puissance à son peuple, le Seigneur bénit son peuple dans la paix (Psaume 28, 11).
℣. Rendez au Seigneur, fils de Dieu, rendez au Seigneur la puissance & la gloire (Psaume 28, 1).
Des Pères, ton 4 :
℟. Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères, & vénérable, & que ton Nom soit glorifié éternellement (Daniel, 3, 26).

Epîtres
Du dimanche : I Corinthiens (§ 124) I, 10-18.
Or je vous conjure, mes frères, par le nom de Jésus-Christ notre Seigneur, d’avoir tous un même langage, et de ne point souffrir parmi vous de schismes, mais d’être tous unis ensemble dans un même esprit et dans un même sentiment.
Des saints Pères : Hébreux (§ 334) XIII, 7-16.

Alleluia
Du dimanche, ton 7 :
℣. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
℣. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).
Des Pères, ton 1 :
℣. Le Seigneur, le Dieu des dieux, a parlé, et il a appelé la terre depuis le lever du soleil jusqu’à son couchant (Psaume 49, 1).

Evangiles
Du dimanche : Matthieu (§ 58) XIV, 14-22.
Ils en mangèrent tous, et furent rassasiés ; et on emporta douze paniers pleins des morceaux qui étaient restés.
Des Pères : Jean (§ 56) XVII, 1-13.
J’ai fait connaître ton nom aux hommes que tu m’as donnés du monde.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des saints : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.