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La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du XVIIIème dimanche après la Pentecôte – sainte Thècle – ton 1

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 7 octobre 2012 du calendrier grégorien – 24 septembre 2012 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton I de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour sainte Thècle la Protomartyre, égale aux Apôtres. Quoique rédigés vers 160 par un prêtre d’une église d’Asie, les Actes de Paul & Thècle ont pu conserver des traditions orales plus anciennes. Thècle était une jeune fille de la ville d’Iconium en Lycaonie, qui se convertit en écoutant la prédication de saint Paul, qu’elle accompagna quelques temps dans ses voyages apostoliques. Thècle est tenue pour être la première femme à souffrir les épreuves du martyre. Sa mémoire fut en grande vénération dans les temps patristiques.

Thècle a été associée à la prédication de Paul. Parmi les plus anciens témoignages de l’art chrétien, les peintures d’une cave située à Ephèse non loin de la Maison de la Vierge dépeignent Paul & Thècle. Ces fresques, découvertes par des archéologues en 1906, et qui remontent au IVème-VIème siècle, représentent la Vierge Marie, saint Paul & sainte Thècle. Dans les catacombes de sainte Thècle à Rome a été de même découvert par une équipe d’archéologue en juin 2010 le plus vieux portrait de l’apôtre saint Paul (datant du IVème siècle).

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * « Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »
2. Tropaire de la Protomartyre, ton 4 : Enseignée par la parole de Paul, Vierge de Dieu Thècle * et confirmée dans la foi par Pierre, * par Dieu appelée au martyre, que parmi les femmes tu fus la première à éprouver ; * tu entras dans les flammes comme dans un lieu florissant, * et, alors que les fauves et les jeunes gens t’effrayaient, * tu t’armas de la Croix : ** aussi, toi qui es digne de toute louange, prie le Christ Dieu de sauver nos âmes.
3. Kondakion de la Protomartyre, ton 8 : Tu as brillé par la splendeur de ta virginité, * de la couronne du martyre te voilà parée * et tu fus une apôtre glorieuse, nous le croyons ; * en rosée tu changeas la fournaise de feu * & tu apaisas la fureur du taureau ** par ta prière, car tu fus la première au combat.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Autre kondakion de la Protomartyre, ton 2 : Après avoir blessé ton cœur avec l’amour du Christ, ô Vierge sage, * tu as, comme fiancée, méprisé les biens transitoires qui ne comptent pas ; * tu as aussi bravé le feu et fermé la gueule des bêtes sauvages. * Et, épargnée par elles, tu as pris soin de suivre Paul, ** O Thècle, première femme martyre.
6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
7. Kondakion du dimanche, ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, * tu as ressuscité le monde avec toi ; * la nature humaine te chante comme Dieu, * la mort s’évanouit, * Adam jubile, Seigneur, * & Eve, désormais libérée de ses liens, * proclame dans l’allégresse : ** O Christ, c’est toi qui accordes à tous la résurrection.
Prokimen
1. Du dimanche, ton 1 :
℟. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).
De la Protomartyre, ton 4 :
℟. Dieu est admirable dans ses saints, lui le Dieu d’Israël (Psaume 67, 36).
Epîtres
Du dimanche : 2 Corinthiens (§ 188) IX, 6-11.
[De la Protomartyre : 2 Timothée (§ 296) III, 10-15.]
Alleluia
Du dimanche, ton 1 :
℣. C’est Dieu qui me donne les vengeances & prosterne les peuples sous moi (Psaume 17, 48).
℣. Il multiplie pour son roi les délivrances et montre de l’amour pour son Christ (Psaume 17, 51).
De la Protomartyre
℣. Il a exaucé mes prières, & m’a tiré de l’abîme de misère et de la boue profonde où j’étais (Psaume 39, 2).
Evangile
Du dimanche : Luc (§ 17) V, 1-11.
[De la Protomartyre : Matthieu (§ 104) XXV, 1-13.]
Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
De la Protomartyre : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

Programme du XVIème dimanche après la Pentecôte – saintes Ménodore, Métrodore & Nymphodore – ton 7

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 23 septembre 2012 du calendrier grégorien – 10 septembre 2012 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour les saintes martyres Ménodore, Métrodore & Nymphodore. Ces saintes vierges étaient sœurs & orphelines ; elles souffrirent le martyre pour la foi en Bithynie sous Galère Maximien, vers 303-311. Elles s’étaient retirées dans les montagnes, près de sources d’eaux chaudes nommées Pythia, mais beaucoup venaient à elles pour recevoir la guérison de leurs maux, tant physiques que spirituels.

Le gouverneur de la région, Fronton, les fit arrêter pour les interroger et les pousser à renier le Christ. Etonné par leur sagesse et leur détermination, il fit mettre Ménodore à nue et la fit frapper par ses bourreaux pendant de longues heures, à l’issue desquelles la sainte rendit son âme à Dieu sans avoir cessé un instant de prier. Le tyran fit ensuite comparaître les deux autres soeurs et leur montra le corps nu et meurtri de Ménodore, pensant ainsi les effrayer et refroidir leur ardeur. Mais au contraire, elles ne furent que davantage déterminées à mener à leur tour l’ultime combat. On leur brûla le corps avec des torches, puis on leur fracassa les membres avec des barres de fer. C’est ainsi qu’elles partirent à leur tour rejoindre le choeur céleste des vierges sages.

Furieux de voir avec quel calme et quelle joie les saintes avaient supporté tous leurs tourments, le gouverneur voulut faire brûler leurs dépouilles, afin que personne ne puisse les vénérer. Mais au moment où l’on jetait leurs corps dans la fournaise, un violent orage éclata, éteignit le feu et permit ainsi aux fidèles de donner aux Saintes une pieuse sépulture.

Nous sommes toujours en ce jour dans l’après-fête de la Nativité de notre Très-Sainte Dame la Mère de Dieu et toujours Vierge Marie, laquelle fête tombe le 8 septembre (21 septembre grégorien). Cette fête, probablement d’origine hiérosolomytaine, a dû être introduite dans le synaxaire de Constantinople par l’empereur Maurice (582 † 602). Saint Jean Damascène (c. 676 † 749) en fait mention dans ses homélies, de même Saint André de Crète (660 † 740). Le Pape d’origine syrienne saint Serge Ier (c. 650 † 701) introduisit cette fête à Rome dans le rit romain, faisant précéder la messe d’une procession ; du reste le tropaire byzantin de la fête sert aussi d’antienne de Magnificat des secondes vêpres romaines. Saint Serge Ier mourut le 8 septembre 701.

Ce dimanche est aussi le dimanche avant la fête de l’Exaltation de la sainte Croix, d’où un prokimen et un alleluia propres.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 7 : Par ta Croix, Seigneur, tu as détruit la mort, * tu as ouvert au Larron le Paradis ; * tu as changé en joie le deuil des saintes Femmes * et tu as donné l’ordre à tes Apôtres de proclamer que tu es ressuscité, Christ Dieu, * pour donner au monde la grâce du salut.
2. Tropaire de la Nativité de la Mère de Dieu, ton 4 : Par ta nativité, ô Mère de Dieu, * la joie fut révélée à tout l’univers, * car de toi s’est levé le Soleil de justice, le Christ notre Dieu * qui, nous délivrant de la malédiction, nous a valu la bénédiction ** et, terrassant la mort, nous a fait don de l’éternelle vie.
3. Kondakion du dimanche, ton 7 : Désormais la force de la mort est impuissante à retenir les mortels, * car le Christ est descendu, brisant et détruisant les puissances de la mort ; * l’Enfer est enchaîné, * les Prophètes tous ensemble se réjouissent. * Le Sauveur, disent-ils, est apparu à ceux qui demeurent dans la foi ; * venez, fidèles, prendre part à la Résurrection.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Kondakion des Martyres, ton 4 : Vous qui avez souffert avec longanimité pour la Trinité * et vaincu l’ennemi aux maintes ruses, vous vous êtes fraternellement revêtues de l’Esprit : * aussi demeurez-vous avec les cinq vierges, * dans le tabernacle céleste, ô martyres, ** avec les anges, dans la joie devant le Roi de toutes choses.
6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
7. Kondakion de la Nativité de la Mère de Dieu, ton 4 : Joachim et Anne ont été délivrés de l’opprobre de la stérilité, * et Adam et Ève de la corruption de la mort, ô Immaculée, en ta sainte nativité ; * c’est elle que fête également ton peuple * libéré de la condamnation pour ses péchés, * en te criant : * « La stérile met au monde la Mère de Dieu, ** & la nourricière de notre vie ».

Prokimen
Du dimanche avant la Croix, ton 6 :
℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).
De la Nativité de la Mère de Dieu, ton 3 :
℟. Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur (Luc 1, 46).
Epîtres
Du dimanche avant la Croix: Galates (§ 215) VI, 11-18.
[Des Martyres : 2 Corinthiens (§ 181) VI, 1-10.]
Alleluia
Du dimanche avant la Croix, ton 1 :
℣. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
℣. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).
De la Nativité de la Mère de Dieu
℣. Ecoute, ma fille, regarde & tends l’oreille, oublie ton peuple & la maison de ton père (Psaume 44, 11).
Evangile
Du dimanche avant la Croix : Jean (§ 9) III, 13-17.
[Des Martyres : Matthieu (§ 105) XXV, 14-30.]
Mégalynaire à la Mère de Dieu durant l’anaphore :
Magnifie, ô mon âme, la très glorieuse nativité de la Mère de Dieu. Étrangère est aux impies la glorification de la Trinité sans commencement, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, la toute- puissance incréée par laquelle le monde entier a été fondé sur un signe de Sa puissance.
Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
De la Nativité de la Mère de Dieu : J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur (Psaume 115, 13). Alleluia, alleluia, alleluia.

Programme du XVème dimanche après la Pentecôte – saints Anthime & Théoctiste – ton 6

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 16 septembre 2012 du calendrier grégorien – 3 septembre 2012 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint hiéromartyr Anthime, évêque de Nicomédie. Dioclétien inaugura sa grande persécution le 23 février 303 par un premier édit. Le second édit, publié un peu plus tard, visait plus particulièrement l’arrestation des évêques de l’Eglise. Saint Anthime, évêque de la ville de Nicomédie où résidait Dioclétien, fut une des premières victimes, avec un grand nombre de clercs et de fidèles. Il eut la tête tranchée. Saint Anthime est fêté le 27 avril en Occident. Voici la notice que lui consacre le Martyrologe romain :

A Nicomédie, l’anniversaire de saint Anthime, évêque et martyr. Lors de la persécution de Dioclétien, il eut la tête tranchée pour avoir confessé le nom du Christ et obtint ainsi la gloire du martyre. Presque tout son troupeau le suivit : par sentence du juge, les uns furent décapités, les autres livrés aux flammes, d’autres furent mis sur des barques pour être noyés dans la mer.

Nous fêtons aussi en ce 3 septembre notre vénérable Père Théoctiste, compagnon d’ascèse de saint Euthyme le Grand. Tous deux furent les parmi les pionniers du monachisme en Palestine. Ils se rencontrèrent à la laure de Pharan, non loin de Jérusalem, puis s’établirent autour d’une caverne dans le désert de Koutila, près de la Mer Morte, où beaucoup de disciples vinrent les rejoindre. Théoctiste devint leur higoumène et organisa leur vie cénobitique, tandis qu’Euthyme choisissait de garder la vie érémitique à proximité du nouveau monastère. Théoctiste parvint à un grand âge, et tombant soudain gravement malade, il s’endormit en paix dans le Seigneur le 3 septembre 467. Il fut enterré par saint Euthyme, alors âgé de 90 ans, et par le patriarche de Jérusalem Anastase.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Devant ton sépulcre les Puissances des cieux, * autant que les soldats furent frappés d’effroi ; * et Marie Madeleine se tenait près du tombeau, * cherchant ton corps immaculé ; * mais tu brisas l’Enfer sans te laisser vaincre par lui, * tu rencontras la Vierge et nous donnas la vie. * Ressuscité d’entre les morts, ** Seigneur, gloire à toi.
2. Tropaire du hiéromartyr, ton 4 : Des Apôtres ayant partagé le genre de vie et sur leur trône devenu leur successeur, * tu as trouvé dans la pratique des vertus la voie qui mène à la divine contemplation ; * c’est pourquoi, dispensant fidèlement la parole de vérité, * tu luttas jusqu’au sang pour la défense de la foi; * hiéromartyr Anthime, * prie le Christ Dieu, ** afin qu’il sauve nos âmes.
3. Tropaire du vénérable Père, ton 8 : Par les flots de tes larmes tu as fait refleurir le stérile désert, * par tes profonds gémissements tu fis produire à tes peines cent fois plus, * tu devins un phare éclairant le monde entier en resplendissant de miracles ; ** Théoctiste notre Père, prie le Christ Dieu, de sauver nos âmes.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Kondakion du vénérable Père, ton 4 : Toi qui parmi les prêtres vécus dans la piété * et qui achevas la voie du martyre, * tu mis fin au service des idoles, * et tu fus le défenseur de ton troupeau, ô sage en Dieu. * Aussi, celui-ci te crie-t-il mystiquement : * délivre-nous des malheurs par tes prières, ** Anthime d’éternelle mémoire.
6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
7. Kondakion du dimanche, ton 6 : De sa main vivifiante le Seigneur source-de-vie, * le Christ notre Dieu, * a fait surgir tous les morts des ténèbres de l’Enfer, * accordant la résurrection à tout le genre humain ; * il est vraiment notre Sauveur, ** notre vie, notre résurrection et le Dieu de l’univers.

Prokimen
Du dimanche, ton 6 :
℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).
Du hiéromartyr, ton 7 :
℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).

Epître
Du dimanche : II Corinthiens (§ 176) IV, 6-15.
Du hiéromartyr : Hébreux (§ 334) XIII, 7-16.

Alleluia
Du dimanche, ton 6 :
℣. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
℣. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).
Du hiéromartyr, ton 2
℣. Que tes prêtres soient revêtus de justice, et que tes saints tressaillent de joie (Psaume 131, 9).

Evangile
Du dimanche : Matthieu (§ 92) XXII, 35-46.
Du hiéromartyr : Jean (§ 36) X, 9-16.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
Du hiéromartyr : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XIVème dimanche après la Pentecôte – saint Pimène le Grand – ton 5

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 9 septembre 2012 du calendrier grégorien – 27 août 2012 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton V de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour notre vénérable père Pimène le Grand. Egyptien de naissance (il nait vers 340), saint Pimène (ou Poemène, Poémen, Pœmen, Pamin, Bimin) se retira au désert Scété (Ouadi Natroun) aux tous premiers temps du monachisme, où il semble avoir été disciple de saint Macaire. Il fut accompagné dans sa retraite monastique au désert par ses six frères, l’aîné s’appelait Anub et le benjamin Pesius. Après la première destruction de Scété par la tribu berbère des Mazices en 407, les sept frères allèrent s’établir plus à l’Est à Terenouthis (Kôm Abou Billou).

Le Seigneur octroya à Pimène le don de guérir les malades. Une princesse romaine atteinte d’une maladie incurable s’était rendue dans divers églises et monastères mais ne guérissait pas. Elle arriva à Antinoë et le gouverneur l’accompagna avec ses hommes chez saint Pimène. Lorsqu’on l’avisa de son arrivée, il ne daigna pas aller à sa rencontre en disant : « Qu’ai-je à faire avec les rois de la terre ? » Mais, devant l’insistance des frères, il sortit la retrouver et elle se prosterna à ses pieds. Il pria sur de l’huile et elle en fut ointe. Alors, elle guérit instantanément et voulut lui faire des présents mais il n’accepta que des vases pour l’autel : une patène, un calice et une croix en or. Saint Pimène parvint à un si haut degré de perfection qu’il fut comme le père, le directeur & l’éducateur de tous les anachorètes d’Egypte et de la Thébaïde. Il laissa de nombreux apophtegmes (son nom apparait dans environ 300 des Apophtegamata Patrum, ce qui en fait l’Abba le plus cité), dont voici un florilège :

  • A quelqu’un qui l’interrogeait sur la dureté de cœur, Abba Poemen a répondu : « La nature de l’eau est tendre, celle de la pierre est dure ; mais si l’eau coule constamment goutte à goutte sur la pierre, elle la creuse peu à peu. De même la parole de Dieu amollit notre cœur endurci. L’homme qui entend fréquemment la parole de Dieu laisse son cœur s’ouvrir à la crainte de Dieu. »
  • Un frère interrogea Abba Poemen en disant : « Que faire, car je suis négligent dans ma façon de demeurer en cellule ? » Le vieillard lui dit : « Ne méprise personne, ne juge personne, ne dis de mal de personne, & Dieu te procurera le repos & tu demeureras sans trouble dans ta cellule ».
  • Abba Poemen dit : « La volonté de l’homme est un grand mur d’airain entre lui et Dieu (Jérémie 1, 18). C’est une pierre qui fait obstacle. Si tu tournes le dos à cette volonté égoïste, tu dis, toi aussi : « Avec Dieu, je sauterai le grand mur » (Psaume 17, 30). Mais si la recherche de la justice va de pair avec la volonté propre, c’est que l’homme est malade ».
  • Un frère dit à l’Abba Poemen : « J’ai fait un gros péché et je veux en faire pénitence durant trois ans ». Le vieillard lui dit : « C’est beaucoup ! » Et le frère lui dit : « Au moins une année ! » Le vieillard lui dit de nouveau : « C’est beaucoup ! ». Ceux qui étaient présents lui dirent : « Quarante jours ! » Il dit encore : « C’est beaucoup ! » Et il ajouta : « Moi, je vous dis que si un homme se repent de tout son coeur et ne recommence pas à commettre le péché, trois jours suffisent pour que Dieu l’accueille ! »
  • On a dit d’Abba Arsène que toute sa vie, assis à son travail manuel, il avait un linge sur lui à cause des larmes qui coulaient de ses yeux. Abba Poemen, ayant appris qu’il était mort, dit en pleurant : « Bienheureux es-tu, Abba Arsène, d’avoir pleuré sur toi-même en ce monde ! Car celui qui ne pleure pas sur lui-même ici-bas, pleurera éternellement. Ainsi, soit ici-bas, de plein gré, soit là-bas dans les tourments, il est impossible de ne pas pleurer ».
  • Abba Poemen disait souvent : « Ce qu’il nous faut, c’est une intelligence en éveil ».
  • Quelques-uns des vieillards vont chez Abba Poemen et lui disent : « A ton avis, quand nous voyons un frère dormir à l’office, faut-il le secouer pour qu’il se tienne éveillé durant la prière ? « . Il leur dit : « Moi, quand je vois le frère dormir, je lui mets la tête sur mes genoux et je le fais reposer ».
  • Abba Joseph raconte : Abba Isaac dit : « Un jour, j’étais assis à côté d’Abba Poemen et je le vis en extase. Comme j’étais très libre pour lui parler, je me prosternais et le suppliais, disant : « Dis-moi où tu étais ». Et lui, contraint, me dit : « Ma pensée était là où se trouve la sainte Marie, Mère de Dieu, qui pleurait sur la croix du Sauveur. Et pour moi, je voudrais tout le temps pleurer ainsi ».
  • Abba Poemen dit : « Celui qui réjouit le plus l’Ennemi, c’est celui qui ne veut pas montrer ses pensées à son Abba ».
  • Abba Poémen dit : « Un jour, quelqu’un a demandé à Abba Paèsios : Que faire à mon âme, car elle est insensible et ne craint pas Dieu ». Et Abba Paèsios lui dit : « Attache-toi à un homme qui craint Dieu, et vivant près de lui, toi aussi, tu apprendras à craindre Dieu ».
  • Un frère interroge Abba Poemen et lui dit :  » Des frères habitent avec moi ; veux-tu que je leur commande ?  » Le vieillard répond : « Non, mais fais d’abord le travail, et s’ils veulent vivre, ils veilleront sur eux-mêmes ». Le frère lui dit : « Mais ce sont eux-mêmes, Père, qui veulent que je leur commande ». Le vieillard lui dit : « Non, mais deviens leur modèle, non pas leur législateur ».
  • L’Abba Poémen a dit : « Le deuil est à double action : il travaille et il garde ».
  • Un jour qu’Abba Isaac était assis chez l’Abba Poemen, on entendit le cri d’un coq. Il lui dit : « Il y a donc cela ici, Abba ? ». Le vieillard lui dit : « Isaac, pourquoi me forcer à parler ? Toi et tes semblables, vous entendez cela. Mais celui qui est vigilant n’en a nul souci ».
  • Un frère dit à abba Poemen : « Si je tombe dans une faute lamentable, ma pensée me ronge et me reproche : Pourquoi es-tu tombé ? » L’ancien lui dit : « À l’heure même où l’homme succombe à l’égarement, s’il dit : J’ai péché, aussitôt c’est fini. »
  • Abba Poemen a dit encore : Il y a une voix qui crie à l’homme jusqu’à son dernier souffle : « Aujourd’hui, convertis-toi. »
  • Abba Poemen a dit que le bienheureux abba Antoine disait : Le grand exploit de l’homme, c’est de prendre sur lui sa faute devant le Seigneur et de s’attendre à la tentation jusqu’au dernier souffle.
  • Un frère demanda à abba Poemen : « Que dois-je faire pour mes péchés ? » L’ancien lui dit : « Qui veut racheter ses péchés, les rachète par les pleurs, et qui veut acquérir les vertus, les acquiert par les pleurs. »
  • Un frère demanda à abba Poemen : « Si l’homme tombe dans quelque péché et se convertit, obtiendra-t-il le pardon de Dieu ? » L’ancien lui dit : « Assurément Dieu, qui a commandé aux hommes de pardonner, ne le fera-t-il pas lui-même davantage ? Il a commandé en effet à Pierre de pardonner jusqu’à soixante-dix-sept fois sept fois »
  • Abba Poemen a dit : Se jeter en présence de Dieu, ne pas s’estimer soi-même et rejeter derrière soi la volonté propre, sont les instruments de l’âme.
  • Abba Joseph dit : Un jour, nous sommes assis avec Abba Poémen. Il parle d’Abba Agathon. Nous lui disons : « Agathon est bien jeune. Pourquoi l’appelles-tu Abba ? ». Abba Poémen dit : « Parce que sa bouche fait de lui un Abba ».
  • Abba Pœmen disait qu’Abba Jean avait dit : « Les saints ressemblent à un jardin dont les arbres portent des fruits variés, tout en étant arrosés par la même eau. De fait, autre est l’activité de tel saint, autre celle de tel autre, mais c’est un seul Esprit qui agit en eux tous. »
  • Et enfin ce dernier apophtegme, qui traduit bien le caractère de saint Pimène : Un frère interrogea Abba Poemen en disant : « Un héritage m’a été laissé, que dois-je en faire ? » Le vieillard lui dit : « Va, reviens dans trois jours et je te le dirai. » Il revint donc selon ce qui lui avait été fixé. Et le vieillard dit : « Qu’ai-je à te dire, frère ? Si je te dis de le donner à l’église, ils y feront des banquets ; si je te dis de le donner à ta parenté, tu n’en tireras aucun profit ; si je te dis de le donner aux pauvres, tu négligeras de le faire. Fais donc comme tu veux, cela ne me regarde pas. »

Saint Poemen mourut à l’âge avancé de 110 ans en 450.

Saint Pimène est fêté également à la date du 27 août au rit romain. Voici la courte notice du Martyrologe romain à cette date :

Dans la Thébaïde, saint Pœmen, anachorète.

L’Eglise copte le classe parmi les martyrs sans effusion de sang et le fête le 4 du « mois » épagomène de Pi Kogi Enavot (El Nasi en arabe), qui correspond bien à la même date du 27 août julien (= 9 septembre grégorien).

*

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 5 : Les vertus angéliques sur ton tombeau, * les gardes pétrifiés de crainte, * Marie près de ton sépulcre cherchait ton corps très pur ; * Toi, Tu captives l’enfer sans être séduit. * Tu vas à la rencontre de la Vierge, ** Tu donnes la Vie, ô Ressuscité des morts, gloire à toi !
2. Tropaire du vénérable Père, ton 8 : Par les flots de tes larmes tu as fait refleurir le stérile désert, * par tes profonds gémissements tu fis produire à tes peines cent fois plus, * tu devins un phare éclairant le monde entier en resplendissant de miracles ; ** Pimène notre Père, prie le Christ Dieu, de sauver nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du vénérable Père, ton 4 : De tes combats lumineux, vénérable Père, * voici le jour de la sainte mémoire, * il réjouit les âmes des croyants, * Pimène divinement sage, ** tu es notre vénérable Père.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 5 : Des enfers où tu descendis, mon Sauveur, * tu as brisé les portes, Tout-Puissant, * pour ressusciter les morts, ô Créateur ; * et tu brisas l’aiguillon de la mort, * Adam fut délivré de la malédiction ; * et nous, Seigneur, nous te crions : ** sauve-nous, dans ton amour pour les hommes.

Prokimen
Du dimanche, ton 5 :
℟. Toi, Seigneur, tu nous prends en garde, tu nous protèges d’une telle engeance, à jamais (Psaume 11, 8).
℣. Sauve-moi, Seigneur, il n’est plus de saints (Psaume 11, 2).
[Du vénérable Père, ton 7 :
℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).]

Epîtres
Du dimanche : II Corinthiens (§ 170) I, 21 – II, 4.
Du vénérable Père : Galates (§ 213) V, 22 – VI, 2.

Alleluia
Du dimanche, ton 5 :
℣. Toi, Seigneur, tu nous prends en garde, tu nous protèges d’une telle engeance, à jamais (Psaume 11, 8).
℣. Sauve-moi, Seigneur, il n’est plus de saints (Psaume 11, 2).

Evangiles
Du dimanche : Matthieu (§ 89) XXII, 1-14.
Du vénérable Père : Matthieu (§ 10) IV, 25 – V, 12.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
Du vénérable Père : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

Programme du XIIIème dimanche après la Pentecôte – saint prophète Samuel – ton 4

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 2 septembre 2012 du calendrier grégorien – 20 août 2012 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton IV de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint Prophète Samuel. Celui-ci naquit à Ramathaïm-Sophim de la montagne d’Ephraïm. Il était de la tribu de Lévi. Son père s’appelait Elcana, & sa mère Anne. Or Elcana avait deux femmes : Anne & Phénenna. Phénenna avait des enfants mais Anne était stérile, ce dont sa rivale l’affligeaitvpour l’aigrir. Anne pria Dieu qui lui accorda un fils qu’elle appela Samuel, ce qui signifie « Dieu a écouté ». Elle l’offrit à Dieu en chantant le troisième cantique de l’Ancien Testament, qui commence par « Mon cœur est affermi dans le Seigneur » et constitue la IIIème ode du canon de matines. Samuel devint un prophète du Très-Haut, il jugea Israël et ne recevait jamais de don. Il oignit Saül & David (aussi est-il représenté avec la corne d’huile des onctions royales) et mourut dans une grande vieillesse, à la fin du règne de Saül, vers l’an 1010 avant Notre Seigneur.

Le prophète Samuel est fêté également à la date du 20 août au rit romain. Voici la notice du Martyrologe romain à cette date :

En Judée, le saint prophète Samuel, dont les ossements sacrés, (au rapport de saint Jérôme), furent transportés à Constantinople et placés près de l’Hebdome, par les soins de l’empereur Arcade.

Ce dimanche tombe dans le 5ème jour de l’après-fête de la Dormition de la Mère de Dieu, aussi les pièces de cette fête se combinent-elles avec celles du dimanche et celle du prophète Samuel.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Recevant de l’Ange la joyeuse nouvelle * de la Résurrection de leur Seigneur * et détournant l’ancestrale condamnation, * les saintes Femmes se firent gloire d’annoncer aux Apôtres : * le Christ a triomphé de la mort, * il est ressuscité, notre Dieu, * pour donner au monde la grâce du salut.
2. Tropaire de la Dormition, ton 1 : Dans l’enfantement, tu as gardé la virginité ; * dans ta dormition, tu n’as pas abandonné le monde, ô Mère de Dieu. * Tu as été transférée à la Vie, étant Mère de la Vie, ** & par tes prières, tu délivres nos âmes de la mort.
3. Tropaire du prophète Samuel, ton 2 : De ton prophète Samuel, * célébrant, Seigneur, la mémoire, * par ses prières, nous t’en supplions, ** sauve nos âmes.
4. Kondakion du dimanche, ton 4 : Mon Sauveur & mon libérateur * a ressuscité tous les mortels, * les arrachant par sa force divine aux chaînes du tombeau ; * il a brisé les portes de l’Enfer * et en maître souverain il est ressuscité le troisième jour.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion du prophète Samuel, ton 8 : Comme un don précieux tu fus offert à Dieu avant ta conception, * & dès l’enfance comme un Ange le servant, ô Bienheureux, * tu fus jugé digne de prédire l’avenir ; ** c’est pourquoi nous te disons : réjouis-toi, Samuel, prophète de Dieu & grand prêtre.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion de la Dormition, ton 2 : La Mère de Dieu qui jamais ne se lasse d’intercéder pour nous * et dont la protection ne pouvait cesser d’être notre espérance * ne se laissa pas vaincre par la mort ni le tombeau, * puisqu’elle est la Mère de la Vie et qu’elle a rejoint la Source de la vie : ** celui qui demeura dans son sein toujours vierge.

Prokimen
Du dimanche, ton 4 :
℟. Que tes œuvres sont grandes, Seigneur ! Toutes, avec sagesse tu les fis (Psaume 103, 24).
℣. Bénis le Seigneur, mon âme ! Seigneur, mon Dieu, tu es si grand ! (Psaume 103, 1).
De la Dormition, ton 3 :
℟. Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur (Luc 1, 46).

Epître
Du dimanche : I Corinthiens (§ 166) XVI, 13-24.

Alleluia
Du dimanche, ton 4 :
℣. Va, chevauche pour la cause de la vérité, de la piété & de la justice (Psaume 44, 5).
℣. Tu aimes la justice, tu hais l’impiété (Psaume 44, 8).
De la Dormition, ton 2 :
℣. Lève-toi, Seigneur, vers ton repos, toi & l’arche de ta sainteté (Psaume 131, 8).

Evangile
Du dimanche : Matthieu (§ 87) XXI, 33-42.

A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique, mégalinaire de la Dormition, ton 4 & 1
Lorsque les Anges virent la Dormition de la Toute-Sainte et Immaculée, ils furent émerveillés, admirant que la Vierge pût monter de la terre jusqu’aux cieux. (Et en ton 1 🙂 Les lois de la nature ont été vaincues, * en toi, Vierge immaculée : * tu gardes la virginité dans ton enfantement * et ta mort préfigure la Vie. * Après l’enfantement, tu es vierge * et après la mort, tu es vivante, * garde pour toujours, ** ô Mère de Dieu, ton héritage.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
De la Dormition : J’élèverai le calice du salut & j’invoquerai le nom du Seigneur (Psaume 115, 13). Alleluia, alleluia, alleluia.

Programme du VIIIème dimanche après la Pentecôte – dimanche des saints Pères des six premiers Conciles œcuméniques – ton 7

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 29 juillet 2012 du calendrier grégorien – 16 juillet 2012 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VII de l’Octoèque. Ce dimanche étant celui qui tombe entre le 13 juillet & le 19 juillet, il est fait mémoire des saints Pères des six premiers conciles œcuméniques : Nicée I (325) – Constantinople I (381) – Ephèse (431) – Chalcédoine (451) – Constantinople II (553) & Constantinople III (680-681).

Outre la fête de ce jour (fixée de fait au dimanche le plus proche du 16 juillet), le rit byzantin connait aussi d’autres fêtes liturgiques célébrant des conciles :

  • le dimanche après l’Ascension, il est fait mémoire des saints pères du premier concile de Nicée, ce qui correspond plus ou moins à l’ouverture de ce concile qui s’est tenu du 20 mai au 25 août 325,
  • le dimanche le plus proche du 11 octobre, il est fait mémoire des saints pères du second concile de Nicée, septième œcuménique, (dont les conclusions anti-iconoclastes sont également célébrées le Ier dimanche de Carême, fête de l’Orthodoxie).
  • Ces deux célébrations sont attestées au IXème siècle dans le typicon de la Grande Eglise.

    Cependant, la célébration de ce dimanche est la plus ancienne des trois fêtes des pères des conciles et remonte au 16 juillet 518. Au départ, elle n’est que la célébration de la fête du concile de Chalcédoine. En effet, après la mort de l’empereur monophysite Anastase et l’avènement de l’empereur orthodoxe Justin Ier, le peuple de Constantinople profita de la première apparition du nouveau souverain dans la Grande Eglise pour réclamer la destitution du patriarche Sévère d’Antioche & le rétablissement des actes du concile de Chalcédoine. Le patriarche Jean II de Constantinople proclama publiquement les décisions du concile de Chalcédoine le 15 juillet 518, et, à la demande du peuple, institua une fête solennelle le lendemain, 16 juillet 518, en l’honneur des pères du concile de Chalcédoine, auxquels on associa les saints pères des trois premiers conciles de Nicée, Constantinople & Ephèse. Plus tard, on y ajouta les 5ème et 6ème conciles œcuméniques, mais Nicée II eut sa célébration à part.

    Pour mémoire, rappelons ici brièvement les sujets abordés par chacun des 6 premiers conciles œcuméniques :

    1. Le premier concile de Nicée (325) condamne les erreurs d’Arius pour lequel le Christ est un demiurge, une créature intermédiaire entre Dieu et les hommes. Le concile rappelle l’incarnation de Dieu qui se fait homme en Jésus-Christ qui est fils de Dieu. Les pères rédigent un premier symbole de foi. Diverses questions de discipline ecclésiastiques sont aussi abordées, dont celle de la fixation de la date de Pâques.
    2. Le premier concile de Constantinople (381) condamne les erreurs de Macédonius & des Pneumatomaques qui niaient la divinité de l’Esprit-Saint. Les pères complètent le symbole de foi du premier concile, symbole qui sera dit dès lors de « Nicée-Constantinople ». Il rappelle aussi la prééminence de l’évêque de Rome, celui de Constantinople étant second dans la hiérarchie d’honneur dans l’Eglise.
    3. Le concile d’Ephèse (431) condamne les erreurs de Nestorius qui ne voyait dans le Christ aucune union de la nature divine avec la nature humaine, (pour lui, les deux natures étant séparées, Marie est simplement mère du Christ et ne peut donc être appelée Mère de Dieu). Le concile confirme l’appellation, ancienne & traditionnelle de « Mère de Dieu ».
    4. Le concile de Chalcédoine (451) condamne les erreurs d’Eutychès & des monophysites pour qui la nature humaine du Christ a été écrasée par la nature divine et a été absorbée par la divinité. Le concile rappelle que le Christ est parfaitement & pleinement Dieu et parfaitement & pleinement homme : il est une seule personne en laquelle sont unies deux natures unies entre elles « sans confusion ni changement, sans division ni séparation ».
    5. Le second concile de Constantinople (553) condamne une seconde fois le nestorianisme, plus spécialement les écrits de Théodore de Mopsueste, de Théodoret de Cyr et d’Ibas d’Edesse (théologie des « trois chapitres »).
    6. Le troisième concile de Constantinople (680-681) condamne la maladroite doctrine née du patriarche Serge Ier de Constantinople qui tentait de réconcilier les monophysites avec l’Eglise en prétendant qu’il y a bien deux natures dans le Christ mais que seule la volonté divine s’y exprimait. Le concile rappelle que la volonté humaine fait partie de la nature humaine et que le Christ n’en a donc pas été privé.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, * ouvert au Larron le Paradis ; * changé en joie les pleurs des myrrophores * et ordonné aux apôtres de prêcher. * Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, ** donnant au monde ta grande miséricorde !
    2. Tropaire des saints Pères de Nicée, ton 8 : Sois glorifié par-dessus tout, ô Christ notre Dieu * qui sur terre as établi nos Pères saints comme des flambeaux * et grace à eux nous as tous conduits vers la vraie foi: ** Dieu de miséricorde, Seigneur, gloire à toi.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion des saints Pères, ton 8 : Le Fils qui s’est levé du Père comme un soleil * en deux natures est né d’une femme ineffablement ; * l’ayant connu, nous ne pouvons renier l’empreinte de ses traits, * mais la reproduisons pour la vénérer fidèlement; * c’est pourquoi l’Eglise, conservant la vraie foi, ** baise l’icône du Christ incarné.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion du dimanche, ton 7 : Désormais la force de la mort est impuissante à retenir les mortels, * car le Christ est descendu, brisant et détruisant les puissances de la mort ; * l’Enfer est enchaîné, * les Prophètes tous ensemble se réjouissent. * Le Sauveur, disent-ils, est apparu à ceux qui demeurent dans la foi ; ** venez, fidèles, prendre part à la Résurrection.

    Prokimen
    Du dimanche, ton 7 :
    ℟. Le Seigneur donne la puissance à son peuple, le Seigneur bénit son peuple dans la paix (Psaume 28, 11).
    ℣. Rendez au Seigneur, fils de Dieu, rendez au Seigneur la puissance & la gloire (Psaume 28, 1).
    Des saints Pères, ton 4 :
    ℟. Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères, & vénérable, & que ton Nom soit glorifié éternellement (Daniel, 3, 26).

    Epîtres
    Du dimanche : I Corinthiens (§ 124) I, 10-18.
    Des saints Pères : Hébreux (§ 334) XIII, 7-16.

    Alleluia
    Du dimanche, ton 7 :
    ℣. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
    ℣. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).
    Des saints Pères, ton 1 :
    ℣. O Dieu, nous avons ouï de nos oreilles, nos pères nous ont raconté l’œuvre que tu fis de leur jours, aux jours d’autrefois (Psaume 43, 2).

    Evangile
    Du dimanche : Matthieu (§ 58) XIV, 14-22.
    Des saints Pères : Jean (§ 56) XVII, 1-13.

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    Des saints Pères : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange. (Psaume 32, 1) Alleluia, alleluia, alleluia.

    Programme du VIIème dimanche après la Pentecôte – saint Pancrace – ton 6

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 15 juillet 2012 du calendrier grégorien, 2 juillet 2012 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le hiéromartyr Pancrace, évêque de Taormine.

    Saint Pancrace était originaire d’Antioche de Cilicie. Selon la tradition, il se rendit à Jérusalem pendant le ministère du Christ, car son père, ayant entendu parler des miracles qu’il accomplissait, voulait voir celui-ci. La famille s’étant ensuite établie à Antioche (sur l’Oronte), c’est là qu’elle reçut le baptême et suivit la prédication de Pierre. Sous le règne de Caligula, Pancrace fut envoyé comme évêque par Pierre en Sicile. Dans la ville de Tauromenium (l’actuelle Taormine, non loin de l’Etna), il suscita de nombreuses conversions, en particulier celle du préfet. Alors qu’il avait atteint un âge avancé, le premier évêque de Taormine, roué de coups & lapidé par les païens conduits par un certain Artagatus, reçut la glorieuse couronne du martyre au début du règne de Trajan, c’est-à-dire à la fin du Ier siècle. Une partie de ses reliques sont conservées au Mont-Athos.

    L’Eglise byzantine le célèbre à la date de son martyre, le 9 juillet, tandis que le rit romain le fait au 3 avril, à la date de la dédicace d’une basilique qui fut construite en son honneur en Sicile à l’époque byzantine.

    Voici du reste ce que dit le Martyrologe romain au 3 avril :

    A Taormina, en Sicile, saint Pancrace, évêque. Il scella de son sang l’Evangile du Christ, après l’avoir prêché dans cette ville, où l’apôtre saint Pierre l’avait envoyé.

    Dans le rit byzantin, il est également fait mémoire une seconde fois de saint Pancrace, avec ses disciples, saint Marcellus évêque de Sicile & saint Philagrus évêque de Chypre à la date du 9 février.

    Saint Pancrace eut pour successeur immédiat saint Évagre, disciple comme lui de saint Pierre. Le siège de Taormine, second en dignité de la Sicile après celui de Syracuse, fut tenu durant le premier millénaire par des évêques grecs, de rit byzantin, mais qui dépendaient néanmoins et très logiquement de Rome (la Sicile étant dans la partie occidentale de l’Empire), jusqu’à ce que l’empereur iconoclaste Léon III l’Isaurien (717 † 741) le rattache avec toute la Sicile au patriarcat de Constantinople à la faveur de la crise iconoclaste. Le dernier évêque de Taormine fut saint Procope, qui mourut martyr, décapité par les Arabes lorsqu’ils prirent la ville en 906 au terme de deux années de siège. Lorsque les Normands reconquirent la Sicile et chassèrent les Musulmans au XIème siècle, le siège épiscopal de Taormine ne fut pas restauré (sans doute en raison de la perte d’influence de la ville, réduite à un petit village) et son territoire fut fondu dans celui du diocèse de Troina puis de Messine.

    Saint Pancrace est le patron de Taormine et de Canicattì en Sicile. Il ne doit pas être confondu avec saint Pancrace, le célèbre adolescent romain martyrisé sous Dioclétien le 12 mai 304.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Devant ton sépulcre les Puissances des cieux, * autant que les soldats furent frappés d’effroi ; * et Marie Madeleine se tenait près du tombeau, * cherchant ton corps immaculé ; * mais tu brisas l’Enfer sans te laisser vaincre par lui, * tu rencontras la Vierge et nous donnas la vie. * Ressuscité d’entre les morts, ** Seigneur, gloire à toi.
    2. Tropaire du hiéromartyr, ton 4 : Des Apôtres ayant partagé le genre de vie et sur leur trône devenu leur successeur, * tu as trouvé dans la pratique des vertus la voie qui mène à la divine contemplation ; * c’est pourquoi, dispensant fidèlement la parole de vérité, * tu luttas jusqu’au sang pour la défense de la foi; * hiéromartyr Pancrace, * prie le Christ Dieu, ** afin qu’il sauve nos âmes.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion du hiéromartyr, ton 4 : Sur Taormine, Pancrace, tu brillas tel un astre resplendissant, * saint pontife martyr qui témoignas pour le Christ : ** intercède maintenant auprès de lui pour qui te chante, Bienheureux.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion du dimanche, ton 6 : De sa main vivifiante le Seigneur source-de-vie, * le Christ notre Dieu, * a fait surgir tous les morts des ténèbres de l’Enfer, * accordant la résurrection à tout le genre humain ; * il est vraiment notre Sauveur, ** notre vie, notre résurrection et le Dieu de l’univers.
    Prokimen
    Du dimanche, ton 6 :
    ℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
    ℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).
    Epître
    Du dimanche : Romains (§ 116) XV, 1-7.
    Alleluia
    Du dimanche, ton 6 :
    ℣. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
    ℣. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).
    Evangile
    Du dimanche : Matthieu (§ 33) IX, 27-35.
    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

    Programme du VIème dimanche après la Pentecôte – Déposition aux Blachernes du précieux vêtement de la Mère de Dieu – ton 5

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 15 juillet 2012 du calendrier grégorien, 2 juillet 2012 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton V de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour la déposition aux Blachernes du précieux vêtement de la Mère de Dieu.

    L’église Sainte-Marie-Mère-de-Dieu, plus connue sous le nom de Sainte-Marie-des-Blachernes, fut édifiée à Constantinople en 452 dans le quartier des Blachernes par l’impératrice Pulchérie. La célébration de ce jour commémore la déposition d’une précieuse relique de vêtements de la Mère de Dieu dans l’église du palais des Blachernes, laquelle fut effectuée sous l’empereur Léon Ier de Thrace en 473. « Les souverains demandèrent à l’archevêque Juvénal de leur envoyer lui-même, dûment scellé, ce saint cercueil avec les vêtements funèbres de la glorieuse et toute sainte Théotokos Marie, qui s’y trouvaient. L’ayant reçu, ils le déposèrent dans le sanctuaire élevé aux Blachernes en l’honneur de la sainte Théotokos. » (Saint Jean Damascène, 2nde homélie sur la Dormition de Marie). Les sources constantinanpolitaines en revanche attribuent le transfert des reliques depuis la Palestine à deux patriciens Galbios & Candidos, l’empereur Léon Ier et son épouse Vérine n’étant vraisemblablement pas étrangers à cette initiative. Les reliques comportaient une robe tissée de laine fragile, de couleur unie et d’une seule pièce, ainsi qu’un voile (maphorion). Pour abriter ces précieuses reliques, l’empereur Léon Ier fit adjoindre en 473 sur le côté gauche de l’église construite par l’impératrice Pulchérie une chapelle latérale de forme circulaire, et il donna à l’ensemble du sanctuaire tout son éclat. Les reliques étaient conservées dans un reliquaire fixe sur l’autel. Par la suite, cette église de Notre-Dame des Blachernes devint l’un des sanctuaires les plus prestigieux de Constantinople et fut le théâtre de bien des événements majeurs de son histoire. Outre la fête du 2 juillet, c’est là que le patriarche célébrait en présence de la cour impériale les principales fêtes de la Mère de Dieu : la Conception & la Nativité de la Vierge, sa Présentation au Temple, l’Annonciation, la synaxe de la Mère de Dieu du 26 décembre, la Purification, la Dormition. Le patriarche Timothée Ier (511 † 518) institua une procession chaque vendredi qui partait de l’église des Blachernes jusqu’à celle des Chalcopratia où était conservée la ceinture de la Vierge.

    Justinien, puis Basile Ier le Macédonien et Léon VI reconstruisirent et embellirent le sanctuaire des blachernes. C’est notamment grâce à l’ostension solennelle du vêtement de la Vierge des Blachernes que les Avars purent être repoussés en 626 (miracle commémoré le Samedi de l’Acathiste), et que la ville fut sauvée des Perses (677), des Arabes (717) et de la révolte du général Thomas (822). Lors de l’invasion surprise des Russes en juin 860 – alors que l’empereur Michel III combattait les Arabes -, le Patriarche saint Photius se rendit aux Blachernes, fit le tour des rempart et descendit jusqu’à la mer avec le saint Voile qu’il trempa dans le Bosphore. Peu de temps après la flotte russe du prince Askold, qui comprenait 200 voiles, fut abîmée par une tempête. A la suite de cet évènement, Constantinople et la Russie établirent des relations diplomatiques, un premier évêque fut envoyé à Kiev et le prince Askold reçut le saint baptême. Cette première évangélisation de la Russie ne dura cependant pas et le successeur d’Askold fut un païen.

    Cette fête du 2 juillet fut la première grande fête mariale à Constantinople, plus ancienne même que l’institution de la fête de la Dormition au 15 août, mais elle annonçait déjà cette célébration, car il s’agissait d’une pièce d’étoffe que la Mère de Dieu aurait laissé aux apôtres au moment de mourir. La célébrité tant du sanctuaire que de la fête de la Déposition du précieux vêtement, devenue très grande, suscita l’introduction de cette fête du 2 juillet en Occident sous le nom de fête de la Visitation de la Sainte Vierge.

    L’église des Blachernes (où était également conservée la relique du saint Suaire, maintenant à Turin) conservait toujours les précieuses reliques des vêtements de Marie après le sac de la ville par les Croisés, en l’an 1204. En effet, le pèlerin russe Etienne de Novgorod, visitant Constantinople vers l’an 1350, en témoigne : « Nous sommes arrivés aux Blachernes, où se trouve la robe sur un autel dans un reliquaire scellé. » Reconstruite après un incendie en 1070, l’église fut définitivement détruite par un incendie accidentel en 1434. A la fin du XIVème siècle, une part du vêtement de la Vierge des Blachernes fut offerte à saint Denys, archevêque de Souzdal et transférée de Constantinople en Russie. La sainte Robe de la Mère de Dieu, qui avait tant de fois sauvé Constantinople, accomplit le même miracle à Moscou assiégée par les Tatars le 2 juillet 1451. En souvenir de cette délivrance miraculeuse, saint Jonas de Moscou fit construire au Kremlin l’église de la Déposition du vêtement de la Mère de Dieu. Reconstruite après un incendie en 1484-1486, cette église fut la cathédrale principale des métropolites et patriarches de Moscou jusqu’à la construction de la cathédrale des Douze Apôtres sous le patriarche Nikon.

    A noter que 3 autres vêtements de la Vierge conservés en Occident furent offerts à Charlemagne par l’empereur byzantin. Le premier des trois resta à Aix-la-Chapelle, mais en 876 l’empereur Charles II le Chauve offrit le second à la cathédrale de Chartres et le troisième à l’Abbaye Saint-Corneille de Compiègne.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 5 : Les vertus angéliques sur ton tombeau, * les gardes pétrifiés de crainte, * Marie près de ton sépulcre cherchait ton corps très pur ; * Toi, Tu captives l’enfer sans être séduit. * Tu vas à la rencontre de la Vierge, ** Tu donnes la Vie, ô Ressuscité des morts, gloire à toi !
    2. Tropaire du vêtement de la Mère de Dieu, ton 8 : Mère de Dieu toujours-vierge, protection des mortels, * à ta ville tu donnas comme une enceinte fortifiée * la Robe et la Ceinture de ton corps immaculé * échappant à la corruption en vertu de ton enfantement virginal, * car en toi la nature et le temps sont renouvelés; * c’est pourquoi nous te prions de pacifier notre vie ** et d’accorder à nos âmes la grâce du salut.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion du dimanche, ton 5 : Des enfers où tu descendis, mon Sauveur, * tu as brisé les portes, Tout-Puissant, * pour ressusciter les morts, ô Créateur ; * et tu brisas l’aiguillon de la mort, * Adam fut délivré de la malédiction ; * et nous, Seigneur, nous te crions : ** sauve-nous, dans ton amour pour les hommes.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion du vêtement de la Mère de Dieu, ton 4 : Comme voile d’immortalité, * Vierge comblée de grâce par Dieu, * tu as donné aux croyants * le Vêtement avec lequel * tu couvrais ton corps sacré, * divine protection des mortels ; * avec amour nous célébrons comme fête sa Déposition * et nous chantons avec foi : ** Réjouis-toi, ô Vierge, fierté des chrétiens.
    Prokimen
    Du dimanche, ton 5 :
    ℟. Toi, Seigneur, tu nous prends en garde, tu nous protèges d’une telle engeance, à jamais (Psaume 11, 8).
    ℣. Sauve-moi, Seigneur, il n’est plus de saints (Psaume 11, 2).
    De la Mère de Dieu, ton 3 :
    ℟. Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur (Luc 1, 46).
    Epîtres
    Du dimanche : Romains (§ 110) XII, 6-14.
    De la Mère de Dieu : Hébreux (§ 320) IX, 1-7.
    Alleluia
    Du dimanche, ton 5 :
    ℣. Toi, Seigneur, tu nous prends en garde, tu nous protèges d’une telle engeance, à jamais (Psaume 11, 8).
    ℣. Sauve-moi, Seigneur, il n’est plus de saints (Psaume 11, 2).
    De la Mère de Dieu
    Evangile
    Du dimanche : Matthieu (§ 29) IX, 1-8.
    De la Mère de Dieu : Luc (§ 54) X, 38-42 & XI, 27-28.
    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    De la Mère de Dieu : J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur (Psaume 115, 13). Alleluia, alleluia, alleluia.

    Programme du Vème dimanche après la Pentecôte – Après-fête de la Nativité de saint Jean Baptiste – Sainte Fébronie – ton 4

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 8 juillet 2012 du calendrier grégorien, 25 juin 2012 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton IV de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour l’après-fête de la Nativité du vénérable & glorieux Prophète, le Précurseur & Baptiste Jean.

    La Nativité de saint Jean-Baptiste est raconté par saint Luc au premier chapitre de son évangile. Conformément à l’évangile, six mois jours pour jours – mais comptés selon le calendrier romain (VIII des calendes de juillet (soit le 24 juin) – VIII des calendes de janvier (soit le 25 décembre) séparent les fêtes de la Nativité de saint Jean-Baptiste et de celle de Notre Seigneur.

    Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les dates de naissance de saint Jean-Baptiste le 24 juin et de son cousin le Christ, six mois plus tard le 25 décembre (Elisabeth étant enceinte de six mois lors de la Visitation de sa cousine la Vierge Marie), n’ont pas été fixé arbitrairement ou pour prétendument christianiser des fêtes païennes. Le professeur Shemarjahu Talmon (1920 † 2010), de l’Université Hébraïque de Jérusalem, après avoir étudié les documents de Qumran et le calendrier du Livre des Jubilés, avait réussi à préciser l’ordre de succession des 24 classes sacerdotales dans le Temple de Jérusalem autour de notre ère (chacune servant deux fois par an), selon le curieux calendrier solaire alors en usage en Palestine dans les communautés juives. Ses résultats furent livrés dans l’article « The Calendar Reckoning of the Sect from the Judean Desert. Aspects of the Dead Sea Scrolls ». Dans cette étude, le professeur Talmon indique que la classe d’Abia (ab-Jah) servait ainsi deux fois dans le Temps : la première fois, du 8 au 14 du troisième mois du calendrier ; la seconde fois du 24 au 30 du huitième mois du calendrier. Ce second tour correspond à la dernière décade de notre mois de septembre. Or nous savons par saint Luc que Zacharie, père de saint Jean-Baptiste, était prêtre de la classe d’Abia et servait dans le Temple lorsqu’il fut frappé de mutisme en raison de son incrédulité après que l’Ange lui a annoncé la naissance d’un fils (Luc I). Le rite byzantin, de façon très ancienne, fait mémoire de l’annonce à Zacharie le 23 septembre. C’est donc très logiquement que 9 mois après, nous célébrons la naissance de saint Jean Baptiste le 24 juin et celle du Christ six mois plus tard le 25 décembre (les bergers gardant leurs troupeaux durant la nuit suggèrent davantage une naissance en hiver qu’en été, comme l’aurait été si on prenait pour point de référence le premier service annuel de la classe d’Abia dans le Temple de Jérusalem). Rappelons aussi que saint Jean Chrysostome justifiait l’adoption de la date du 25 décembre pour fêter Noël par l’examen des archives impériales mises à la disposition de l’Eglise de Rome.

    Fils du prêtre Zacharie & d’Elisabeth la stérile, fruit de la promesse, Jean délia par sa naissance la langue de son père devenu muet, et « combla de joie le monde entier ». C’est alors que son père, prononçant l’immortel cantique où il chante la réalisation de la promesse faite à Abraham, prédit à son petit enfant le rôle grandiose de Précurseur, devant préparer les voies sur terre à l’Astre qui vient d’en-haut, « afin de mettre nos pieds dans le droit chemin, sur la voix de la paix ». Ce cantique de Zacharie est joint dans le rit byzantin au cantique de la Vierge Marie, et tous deux forment le 9ème cantique de l’office de matines. Les tropaires de la 9ème ode des canons de matines ont été à l’origine écrits pour être chantés entre les versets de ce cantique double.

    Dans le rit byzantin, la fête de la Nativité de saint Jean-Baptiste – célébrée comme au romain le 24 juin – est suivie d’un jour d’après-fête le 25 juin.

    En ce 25 juin, nous faisons mémoire également de la sainte & vénérable martyre Fébronie.

    Sainte Fébronie était une vierge vivant au début du IVème siècle à Sibapolis (probablement Nisibe) en Mésopotamie, dans un monastère féminin d’une cinquantaine de vierges consacrées, tenu par sa propre tante l’abbesse Brienne. Lors de la persécution de Dioclétien, elle choisit de demeurer dans son monastère avec sa tante Brienne et une autre vierge, Hiérie, tandis que les autres membres de la communauté, comme tous les chrétiens de Nisibe, s’étaient réfugiées dans les montagnes entourant la ville. Le préfet Sélène, chargé d’appliquer dans la région les décrets anti-chrétiens de Dioclétien, fit arrêter Fébronie, âgée de 19 ans et lui proposa de devenir la femme de son neveu Lysimaque. Mais Fébronie répondit :

    « J’ai, au ciel, un lit nuptial qui n’a pas été fait par la main des hommes. L’Époux que j’ai choisi est immortel. Ne perdez pas de temps, O juge, ni vos flatteries ni vos menaces ne sauraient me faire changer de résolution. »

    Sélène ordonna alors qu’on l’attachât à quatre pieux et qu’on y mît le feu en dessous et que, tandis qu’elle serait brûlée, on déchargeât sur son dos une grêle de coups. Cela fut exécuté avec tant de violence que la foule demandait – en vain – au tyran d’avoir de la compassion pour la jeunesse de l’enfant. Puis Sélène la fit suspendre sur le chevalet. Fébronie avait tellement mal qu’elle était devenue incapable de dire quoi que ce soit. Aussi, Sélène ordonna qu’on lui coupât la langue puisqu’elle refusait de parler. Elle la présenta aussitôt au bourreau comme si elle avait voulut dire « la voila, coupe ! » Mais tandis qu’on allait la lui couper, l’assemblée l’empêcha. Sélène ordonna alors qu’on lui arrachât les dents. On lui en tira dix-sept. Après un moment de répit, Sélène ordonna qu’on lui coupât les seins. Lorsque les deux mamelles eurent été tranchées, Sélène ordonna d’appliquer le feu sur les blessures. Beaucoup de spectateurs ne purent supporter la vue de ces tortures et s’en allèrent en disant « Maudit soit Dioclétien et ses dieux ! »

    Hiérie ne pouvant plus supporter qu’on tourmentât si cruellement sa compagne Fébronie, cria à Sélène : « O monstre d’inhumanité ! Tous les maux dont tu as fait souffrir Fébronie ne te suffisent donc pas ? Tu as oublié ta propre mère dont le corps fut semblable au sien. Tu ne te rappelles donc pas que, né sous de funestes auspices, tu reçus de ses mamelles ta première nourriture et que ce fut là le premier pas qui te conduisit à la situation élevée dont tu abuses aujourd’hui pour le malheur des autres ! »

    Sélène tout bouillant de colère ordonna de traîner Hiérie à son tribunal. Mais les amis qui étaient auprès de lui l’en empêchèrent. Alors il ordonna qu’on coupât les deux mains et les pieds de Fébronie, puis qu’on lui tranchât la tête.

    Mais après le sanglant martyre de sainte Fébronie, le neveu de Sélène, Lysimaque, traumatisé par ce supplice, pleurait sans discontinuer. Sélène, apprenant cette affliction, tomba dans une noire mélancolie puis dans un délire furieux. Dans un accès de rage, il se frappa la tête contre une colonne et tomba sans mouvement et sans vie. Lysimaque ordonna qu’on fit un cercueil de bois incorruptible pour y mettre le corps de Fébronie. Pour lui, il prit la tête, les mains, les pieds et les dents, et tout ce qui avait été séparé du corps, et les ayant enveloppés dans son manteau, il les emporta au monastère. Là, à la vue du corps de Fébronie, Brienne tomba évanouie. S’étant relevée, elle s’écriait en pleurant :

    « Laissez-moi embrasser ces pieds qui ont écrasé la tête du serpent; laissez-moi baiser les plaies qui serviront au salut de mon âme; laissez-moi orner sa tête d’une couronne de louanges, puisqu’elle a été la gloire de notre sexe par la victoire qu’elle a remporté dans le combat. »

    Le lendemain on plaça le corps dans le cercueil et prenant soin de mettre les membres coupés à leur place. Les dents que l’on ne pouvait remettre dans leurs alvéoles furent placées sur la poitrine. On lui bâtît une église dans laquelle on voulut mettre le corps de Fébronie. Les évêques vinrent au monastère pour demander le corps, mais quand on voulut le prendre, un tremblement de terre leur fit comprendre que la sainte voulait que son corps demeura au lieu où elle était si attachée. Une dent de Fébronie fut néanmoins placée dans l’église qui lui fut dédiée.

    La mémoire de sainte Fébronie est célébrée à la même date dans le rit romain. Voici ce que dit le Martyrologe romain au 25 juin :

    A Sibapolis, en Mésopotamie, sainte Fébronie, vierge et martyre. Durant la persécution de Dioclétien et sous le juge Silène, pour avoir voulu conserver sa foi et sa chasteté, elle fut d’abord battue de verges et tourmentée sur le chevalet; ensuite déchirée avec des peignes de fer et éprouvée par le feu; enfin ayant eu les dents brisées, puis les seins et les pieds coupés, on lui trancha la tête. Parée de ces souffrances comme d’autant d’ornements, elle monta vers l’époux.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Recevant de l’Ange la joyeuse nouvelle * de la Résurrection de leur Seigneur * et détournant l’ancestrale condamnation, * les saintes Femmes se firent gloire d’annoncer aux Apôtres : * le Christ a triomphé de la mort, * il est ressuscité, notre Dieu, * pour donner au monde la grâce du salut.
    2. Tropaire du Précurseur, ton 4 : Prophète & Précurseur de la venue du Christ * nous ne pouvons te louer dignement, nous qui t’honorons avec amour : * par ta glorieuse & vénérable nativité * la stérilité d’une mère & le mutisme d’un père ont cessé, ** tandis qu’est annoncée au monde l’incarnation du Fils de Dieu.
    3. Tropaire de la Martyre, ton 4 : Ta brebis Fébronie, ô Jésus, * s’écrie de tout la force de sa voix : * C’est toi que j’aime, divin Epoux, * c’est toi que je cherche en luttant ; * avec toi crucifiée, * en ton baptême je suis ensevelie ; * pour toi je souffre, afin de régner avec toi ; * pour toi je meurs, afin de vivre aussi en toi ; * reçois comme victime sans défaut * celle qui par amour s’immole pour toi. * Par ses prières, Dieu de miséricorde, sauve nos âmes.
    4. Kondakion du Précurseur, ton 3 : La stérile de jadis enfante en ce jour le Précurseur du Christ, * le dernier de tous les prophètes & le plus grand ; * car à celui que tous ils avaient annoncé * il imposa la main dans les flots du Jourdain * & du Verbe divin s’est de la sorte montré * Prophète, Prédicateur en même temps que Précurseur.
    5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    6. Kondakion de la Martyre, ton 6 : O Christ, mon tendre époux, s’écriait Fébronie, * à ta suite il m’est aisé de courir, * car la douceur de ton amour * remplit mon âme d’espoir * & la splendeur de ta miséricorde est un baume sur mon cœur, * au point que je désire boire après toi le calice de ta passion * pour être digne de ta chambre nuptiale & d’exulter * avec les vierges sages auprès de toi. * Et nous, célébrant tes pénibles exploits, * nous te prions, vénérable martyre Fébronie : * intercède auprès du Christ notre Dieu * pour qu’il ne nous ferme pas les portes de sa demeure dans les cieux.
    7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    8. Kondakion du dimanche, ton 4 : Mon Sauveur & mon libérateur * a ressuscité tous les mortels, * les arrachant par sa force divine aux chaînes du tombeau ; * il a brisé les portes de l’Enfer * et en maître souverain il est ressuscité le troisième jour.
    Prokimen
    Du dimanche, ton 4 :
    ℟. Que tes œuvres sont grandes, Seigneur ! Toutes, avec sagesse tu les fis (Psaume 103, 24).
    ℣. Bénis le Seigneur, mon âme ! Seigneur, mon Dieu, tu es si grand ! (Psaume 103, 1).
    Du Précurseur, ton 7 :
    ℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).
    Epîtres
    Du dimanche : Romains (§ 103) X, 1-10.
    De la Martyre : 2 Corinthiens (§ 181) VI, 1-10.
    Alleluia
    Du dimanche, ton 4 :
    ℣. Va, chevauche pour la cause de la vérité, de la piété & de la justice (Psaume 44, 5).
    ℣. Tu aimes la justice, tu hais l’impiété (Psaume 44, 8).
    Du Précurseur
    Evangile
    Du dimanche : Matthieu (§ 28) VIII, 28 à IX, 1.
    De la Martyre : Luc (§ 33) VII, 36-50.
    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    Des saints : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

    Programme du IVème dimanche après la Pentecôte – Saint Léonce – ton 3

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 1er juillet 2012 du calendrier grégorien, 18 juin 2012 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton III de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint Martyr Léonce de Tripoli.

    Saint Léonce était un soldat qui avait été dénoncé comme chrétien auprès du gouverneur de Phénicie Adrien, lequel envoya pour le saisir un tribun nommé Hypate et deux soldats, dont l’un s’appelait Théodule. Mais Hypate & Théodule, favorisés d’une apparition, crurent au Christ et reçurent le saint baptême. Averti de ce qui s’était passé, le gouverneur, après les avoir soumis à de multiples tourments, les fit décapiter. Quand à saint Léonce, il mourut sous les coups au milieu des tortures. Leur martyre eut lieu à Tripoli en Phénicie, mais la date en est incertaine ; la plupart des auteurs grecs la situent sous l’empereur Vespasien (69-79), d’autres la placent au commencement du IVème siècle.

    La mémoire de saint Léonce de Tripoli fut rapidement honorée par les différentes églises d’Orient & d’Occident. Une célèbre église à Tripoli lui était dédiée et contenait ses reliques (auprès desquelles de nombreux miracles furent signalés), un monastère de ce diocèse fut placé sous son patronage ; l’empereur Justinien I le Grand (527 † 565) fit aussi édifier une église en l’honneur de saint Léonce dans la ville de Damas. Sa fête est célébrée au même jour par les rits syriaque, byzantin & romain. Voici du reste ce que dit le Martyrologe romain au 18 juin :

    A Tripoli, en Phénicie, saint Léonce soldat. Sous le préfet Adrien, il parvint, après de très cruels tourments, à la couronne du martyre, avec le tribun Hypace et Théodule, convertis par lui au Christ.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les cieux se réjouissent, * que la terre exulte d’allégresse, * car le Seigneur a fait merveille * par la force de son bras, * terrassant la mort par sa propre mort * et devenant d’entre les morts le premier-né : * du sein de l’Enfer il nous a tous sauvés, * accordant au monde la grâce du salut.
    2. Tropaire du Martyr, ton 4 : Ton Martyr Léonce, Seigneur, * pour le combat qu’il a mené, a reçu la couronne d’immortalité de toi, notre Dieu ; * animé de ta force, il a terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons ; ** par ses prières sauve nos âmes.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion du Martyr, ton 3 : Tu mis en échec les desseins pervers des tyrans * et confondis l’erreur impie des païens ; * tu as fais brillé la connaissance de Dieu pour tous les hommes, * martyr sage en Dieu ; * c’est pourquoi nous vénérons avec amour ta mémoire, sage Léonce.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion du dimanche, ton 3 : Du tombeau tu es ressuscité * en ce jour, ô Dieu de miséricorde, * nous arrachant aux portes de la mort ; * en ce jour Adam tressaille d’allégresse et Eve danse de joie, * et tous ensemble les Patriarches & les Prophètes chantent inlassablement * la force & la puissance de ta divinité.

    Prokimen
    Du dimanche, ton 3 :
    ℟. Sonnez pour notre Dieu, sonnez ; sonnez pour notre Roi, sonnez ! (Psaume 46, 7).
    ℣. Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ! (Psaume 46, 2).
    Du Martyr, ton 7 :
    ℟. Le juste a sa joie dans le Seigneur, et en lui il se réfugie (Psaume 63, 11).

    Epîtres
    Du dimanche : Romains (§ 93) VI, 18-23.
    Du Martyr : Actes (§ 29) XII, 1,11.

    Alleluia
    Du dimanche, ton 3 :
    ℣. En toi, Seigneur, j’ai mon abri ; sur moi pas de honte à jamais (Psaume 30, 2).
    ℣. Sois pour moi un Dieu qui me défend, un lieu fort qui me sauve (Psaume 30, 3.)
    Du Martyr

    Evangile
    Du dimanche : Matthieu (§ 25) VIII, 5-13.
    Du Martyr : Jean (§ 52) XV, 17 à XVI, 2.

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    Du Martyr : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.