Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Anthoine de Bertrand – Vexilla Regis prodeunt

Anthoine de Bertrand (c. 1530 † avant 1582).
Vexilla Regis prodeunt (& O Salutaris Hostia pour le temps de la Passion)
4 voix mixtes (SATB).
1 pages – 1er ton transposé en mi mineur.

Humaniste et musicien fameux du XVIème siècle, Anthoine de Bertrand fut assassiné par les protestants entre 1576 & 1582.

Ce Vexilla Regis provient d’une édition dont 2 parties sur 4 sont perdues. Les parties séparées de l’altus et du tenor sont donc ici une proposition de restitution.

Le Vexilla Regis est l’hymne du temps de la Passion et des fêtes de la Sainte Croix. Son texte (comme celui du Pange lingua du Vendredi Saint) fut composé par l’hymnographe saint Venance Fortunant au VIème siècle, à l’occasion de la réception solennelle des reliques de la vraie Croix à Poitiers par la reine de France sainte Radegonde.

Anthoine de Bertrand conserve en la rythmant la mélodie traditionnelle du plain-chant (Ier ton) qu’il affecte à la partie de dessus.

Pour l’exécution de cette œuvre, on pourra alterner les strophes avec le plain-chant ordinaire ou encore faire chanter certaines parties et taire d’autres une strophe sur deux.

Le texte de notre partition suit bien sûr le texte traditionnel (& non le texte modernisé de l’hymnaire médicéen).

L’avant-dernière strophe (O Crux, ave spes unica), pourra se chanter plus lentement & plus solennellement, selon la coutume (on est d’ordinaire à genoux pour cette strophe dans la liturgie). La partition précise aussi les différentes variantes du texte de cette strophe durant l’année liturgique :
– Hoc passionis tempore (temps de la Passion),
– In hoc paschali gaudio (le 3 mai pour l’Invention de la Sainte Croix et pour tout le temps pascal),
– In hac triumphi gloria (le 14 septembre pour l’Exaltation de la Sainte Croix),
– Gentis redemptæ gloria (durant l’année).

Vexílla Regis pródeunt,
Fulget Crucis mystérium :
Quo carne carnis cónditor,
Suspénsus est patíbulo.
Aujourd’hui du grand Roi l’étendard va marchant,
Où l’Auteur de la chair vient sa chair attachant.
Aujourd’hui de la Croix resplendit le mystère,
Où Dieu souffre la mort aux mortels salutaire.
Quo vulnerátus ínsuper
Mucróne diro lánceæ,
Ut nos laváret crímine,
Manávit und(a) et sánguine.
Voilà, du flanc du Christ, étant du fer atteint,
Sors le ruisseau vermeil, qui les crimes éteint :
Céleste lavement des âmes converties,
Mêlant de sang et d’eau ses ondes my-parties.
Impléta sunt quæ cóncinit
David fidéli cármine,
Dicens: In natiónibus
Regnávit a ligno Deus.
Maintenant s’accomplit aux yeux de l’Univers
L’oracle que David inspira dans ses vers,
Chantant ces mots sacrés sur les tons de sa lyre :
L’Eternel par le bois a planté son Empire.
Arbor decór(a), & fúlgida,
Ornáta Regis púrpura,
Elécta digno stípite,
Tam sancta membra tángere.
Arbre noble & trophée illustre et glorieux,
Orné du vêtement du Roi victorieux :
Plante du Ciel chérie, & des anges chantée,
Pour toucher de sa chair la dépouille sacrée.
Beáta, cujus bráchiis
Sæcli pepéndit prétium,
Statéra facta córporis,
Prædámque tulit tártari.
Tige trois fois heureuse dont le chef exalté,
Soutient le juste prix du monde racheté,
Et balance le corps qui mort, ses bras déploie
Pour ravir aux enfers leur rapine et leur proie.
O CRVX AVE, SPES UNICA,
In hac triúmphi glória,
Auge piis justítiam,
Reísque dona véniam.
Je te salue, ô Croix, seul espoir des vivants !
En ce jour glorieux, triomphal et fervent,
Augmente aux cœurs des bons l’immortelle justice,
Et pardonne aux pécheurs leur mortelle malice.
Te summa Deus Trínitas,
Colláudet omnis spíritus:
Quos per Crucis mystérium
Salvas, rege per sæcula.
Amen.
Ainsi puisse ton nom en mérite infini,
Suprême Trinité ! sans fin être béni,
Et ceux que, par la Croix tu délivres de crainte,
Triompher à jamais sous ta bannière sainte.
Ainsi sois-t-il.

Outre la partition générale (en 1 page), nous vous proposons au téléchargement une autre partition dans laquelle on a ajoutées deux strophes du texte de saint Venance Fortunat autrefois chantées à Paris mais tombées de l’usage romain. La strophe O Crux y est avec le texte pour toute l’année.

Voici ces deux strophes, conservées à Paris, qui sont de la main de saint Venance Fortunat, il s’agit respectivement de la seconde et de la dernière strophes des huit que comptait originellement l’hymne (la strophe O Crux, ave, spes unica et la doxologie finale Te summa Deus Trinitas ont été ajoutées au Xème siècle) :

Confíxa clavis víscera,
Tendens manus, vestígia :
Redemptiónis grátia,
Hic immolát(a) est hóstia.
En un instant, ses chairs sont fixées par les clous
Et ses mains étendues,
Voici la grâce de notre Rédemption,
Voici la victime immolée.
Salv(e) ara, salve víctima,
De passiónis glória,
Qua vita mortem pértulit
Et morte vitam réddidit !
Salut autel, salut victime,
Gloire de la Passion,
Où la vie parvient à la mort
Et où la mort restitue la vie !

Nous joignons aussi l’adaptation de cette mise en musique du Vexilla Regis pour l’O salutaris Hostia. Depuis une décision du roi de France Charles V (1338 † 1380), on sait que l’O salutaris est employé en France à l’élévation des messes chantées. Il était courant de changer le ton usuel de cette hymne pour celui de l’hymne des vêpres du temps liturgique en cours.

O salutáris Hóstia,
Quæ cœli pandis óstium :
Bella premunt hostília,
Da robur, fer auxílium.
Ô victime salutaire,
Qui nous ouvres la porte du ciel,
L’ennemi nous livre la guerre,
Donne-nous force, porte-nous secours.
O vere digna Hóstia,
Spes única fidélium :
In te confídit Fráncia,
Da pacem, serva lílium.
Ô vraiment digne Hostie
Unique espoir des fidèles,
En toi se confie la France,
Donne-lui la paix, conserve le lys.
Uni trinóque Dómino
Sit sempitérna glória :
Qui vitam sine término
Nobis donet in pátria. Amen.
Au Seigneur un et trine
Soit la gloire sempiternelle ;
Qu’il nous donne dans la patrie
La vie qui n’aura point de terme. Amen.

Les premières mesures de cette partition :
Anthoine de Bertrand - Vexilla Regis prodeunt

Téléchargez la partition moyennant un « Like » sur l’un des réseaux sociaux ci-dessous. Les liens apparaîtront ensuite.

 
Cliquer sur ce lien pour ouvrir & télécharger la partition liturgique en fichier PDF.
Cliquer sur ce lien pour ouvrir & télécharger la partition en fichier PDF, augmentée de deux strophes tombées de l’usage romain, avec le texte à chanter pendant l’année, hors temps de la Passion & fête de la Croix.
Cliquer sur ce lien pour ouvrir & télécharger la partition en fichier PDF de O salutaris pour le temps de la Passion, sur l’air de Vexilla Regis.
 

 

Divine liturgie demain samedi

Trinite

Demain samedi 23 février, divine liturgie chantée à la paroisse russe catholique de la Très-Sainte Trinité à 9h30.

Paroisse russe catholique de la Très-Sainte Trinité
39, rue François Gérard
75016 Paris
Métro : Eglise d’Auteuil, Mirabeau

Tropaires pendant le chant des Béatitudes, ton 5

Bienheureux les pacificateurs, car ils seront appelés fils de Dieu !

Le larron sur la croix, ayant cru que Vous êtes Dieu, ô Christ, Vous confessa d’un cœur pur et s’écria : « Souvenez-vous de moi, Seigneur, dans votre Royaume ! »

Bienheureux ceux qui sont persécutés à cause de la justice, car le Royaume des Cieux est leur !

En mourrant, Martyrs, vous avez fait périr l’ennemi à l’origine de tous les maux, vous êtes montés aux Cieux, vous avez couronné par le Dieu des victoires et vous êtes entrés en la présence du Roi de toutes choses.

Bienheureux serez vous, lorsqu’on vous outragera, qu’on vous persécutera et qu’on dira contre vous faussement toutes sortes de mauvaises paroles, à cause de Moi !

Les hiérarques, illuminés par l’éclat du sacerdoce, ont été glorifiés, et la multitude des saints moines a reçu la vie éternelle : c’est pourquoi nous les exaltons.

Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse, car votre récompense sera grande dans les Cieux !

Avec les chœurs des élus, ô Maître, faites demeurer ceux à qui vous avez fait quitter cette vie, ô Verbe, dans le lieu de la rémission, ayant détourné Votre regard, ô Christ, des fautes qu’ils ont commises sur la terre.

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit.

Auguste Trinité ! Agréez, en propitiation, les exploits des hiérarques et des vénérables martyrs et accordez à l’âme de ceux qui sont morts dans la foi le salut et la grande miséricorde.

Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Vous avez contenu, emplie de la joie céleste, Celui que rien ne peut contenir et vous avez enfanté le Verbe en-dehors des lois de la nature. Priez-le, ô Souveraine, d’être miséricordieux pour tous.

Tropaires après la petite entrée

Tropaire de la Pentecôte, ton 8
Vous êtes béni, ô Christ, notre Dieu, qui Vous êtes manifesté à des pêcheurs emplis de sagesse, leur avez envoyé le Saint-Esprit et, par eux, avez pêché l’univers. Ami des hommes, gloire à Vous !

Tropaire de tous les Saints, ton 2
Apôtres, martyrs et prophètes, hiérarques, moines et justes, qui avez accomplis d’illustres exploits et avez conservé la foi, vous qui avez de l’assurance auprès du Sauveur, priez pour nous Celui qui est bon, nous vous le demandons, afin que nos âmes soient sauvées.

Tropaire du saint hiéromartyr Charalampos (évêque de Magnésie, 202), ton 4
Votre martyr Charalampos, Seigneur, dans ses souffrances, a reçu de Vous, notre Dieu, la couronne incorruptible. Possédant Votre force, il a mis à terre ses bourreaux et a anéanti l’audace impuissante des démons. Par ses prières, sauvez nos âmes.

Tropaire des défunts, ton 2
Souvenez-vous, Seigneur, dans votre bonté, de l’âme de vos serviteurs, et pardonnez tous les fautes qu’ils ont commises dans leur vie. Nul autre n’est sans péché que Vous, qui avez le pouvoir de donner le repos aux défunts.

Kontakion de saint Charalampos, ton 8
Conformé au Christ par la grâce du sacerdoce, glorieux Charalampos, vous êtes devenu l’ornement éclatant de l’Eglise, par les souffrances que, pour l’amour de Dieu, vous avez endurées avec joie à la suite du Christ, vénérable et invincible luminaire resplendissant dans le monde entier.

Kontakion des défunts, ton 8
Avec les saints, accordez le repos, ô Christ, à l’âme de vos serviteurs, la où il n’existe ni douleur, ni tristesse, ni gémissement.

Kontakion de la Pentecôte, ton 8
Lorsque Vous êtes descendu mettre la confusion entre les langues, Vous avez divisé les nations, Dieu Très-Haut ; lorsque Vous avez divisé les langues de feu, Vous avez appelé tous les hommes à l’unité : et d’une même voix, nous glorifions le Saint-Esprit.

Versets du prokimenon (graduel avant l’épître)

Premier prokimenon, ton 8 (de tous les saints)
℟. Réjouissez-vous dans le Seigneur et exultez, ô justes.
℣. Bienheureux ceux dont les iniquités ont été pardonnés et ceux dont les péchés ont été recouverts.
Second prokimenon, ton 6 (des défunts)
℟. Leurs âmes demeureront dans des lieux de délices.

Epître du jour (II Timothée, III, 1-9)

Que tous les serviteurs qui sont sous le joug de la servitude sachent qu’ils sont obligés de rendre toute sorte d’honneurs à leurs maîtres, afin de n’être pas cause que le nom et la doctrine de Dieu soient exposés à la médisance des hommes. Que ceux qui ont des maîtres fidèles ne les méprisent pas, parce qu’ils sont leurs frères ; mais qu’ils les servent au contraire encore mieux, parce qu’ils sont fidèles et plus dignes d’être aimés, comme étant participants de la même grâce ; voilà ce que vous devez enseigner et à quoi vous devez exhorter. Si quelqu’un enseigne une doctrine différente de celle-ci, et n’embrasse pas les saintes instructions de notre Seigneur Jésus-Christ, et la doctrine qui est selon la piété, il est enflé d’orgueil, il ne sait rien ; mais il est possédé d’une maladie d’esprit qui l’emporte en des questions et des combats de paroles, d’où naissent l’envie, les contestations, les médisances, les mauvais soupçons, les disputes pernicieuses de personnes qui ont l’esprit corrompu, qui sont privées de la vérité, et s’imaginent que la piété leur doit servir de moyen pour s’enrichir.
Il est vrai néanmoins que c’est une grande richesse que la piété qui se contente de ce qui suffit.
Car nous n’avons rien apporté en ce monde, et il est sans doute que nous n’en pouvons rien emporter.
Ayant donc de quoi nous nourrir et de quoi nous couvrir, nous devons être contents. Mais ceux qui veulent devenir riches tombent dans la tentation et dans le piège du diable, et en divers désirs inutiles et pernicieux qui précipitent les hommes dans l’abîme de la perdition et de la damnation.

Epître des défunts (I Thessaloniciens IV, 13-17)

Or nous ne voulons pas, mes frères, que vous ignoriez ce que vous devez savoir, touchant ceux qui dorment, afin que vous ne vous attristiez pas, comme font les autres hommes qui n’ont point d’espérance.
Car si nous croyons que Jésus est mort et ressuscité, nous devons croire aussi que Dieu amènera avec Jésus ceux qui se sont endormis en lui.
Aussi nous vous déclarons, comme l’ayant appris du Seigneur, que nous qui vivons et qui sommes réservés pour son avènement, nous ne préviendrons point ceux qui sont déjà dans le sommeil de la mort.
Car aussitôt que le signal aura été donné par la voix de l’archange, et par le son de la trompette de Dieu, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts en Jésus-Christ ressusciteront les premiers.
Puis nous autres qui sommes vivants, et qui serons demeurés jusqu’alors, nous serons emportés avec eux dans les nuées, pour aller au-devant du Seigneur au milieu de l’air ; & ainsi nous vivrons pour jamais avec le Seigneur.

Versets de l’alléluia

Ton 4 (versets de tous les saints)
℣. Les justes ont crié et le Seigneur les a exaucés et de toutes leurs tristesses Il les a délivrés.
℣. Nombreuses sont les afflictions pour les justes, et de toutes le Seigneur les délivre.
Ton 6 (des défunts)
℣. Bienheureux ceux que Vous avez choisis et que Vous avez pris, Seigneur, et leur mémoire demeure de génération en génération.

Evangile du jour (Luc, XX, 45 à XXI, 4)

Il dit ensuite à ses disciples, en présence de tout le peuple qui l’écoutait : Gardez-vous des docteurs de la loi, qui se plaisent à se promener avec de grandes robes, et à être salués dans les places publiques, qui aiment les premières chaires dans les synagogues, et les premières places dans les festins ; qui, sous prétexte de leurs longues prières, dévorent les maisons des veuves. Ces personnes en recevront une condamnation plus rigoureuse.
Jésus regardait un jour les riches qui mettaient leurs aumônes dans le tronc. Et il vit aussi une pauvre veuve, qui y mit deux petites pièces. Sur quoi il dit : Je vous dis en vérité que cette pauvre veuve a donné plus que tous les autres. Car tous ceux-là ont fait des présents à Dieu de ce qu’ils avaient en abondance : mais celle-là a donné de son indigence même tout ce qui lui restait pour vivre.

Evangile des défunts (Jean V, 24-30)

En vérité, en vérité, je vous dit que celui qui entend ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle, et il ne tombe point dans la condamnation, mais il est déjà passé de la mort à la vie. En vérité, en vérité, je vous dis que l’heure vient, et qu’elle est déjà venue, que les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’entendront vivront. Car comme le Père a la vie en lui-même, il a aussi donné au Fils d’avoir la vie en lui-même ; et il lui a donné le pouvoir de juger, parce qu’il est le Fils de l’homme. Ne vous étonnez pas de ceci ; car le temps vient où tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront la voix du Fils de Dieu ; et ceux qui auront fait de bonnes œuvres sortiront des tombeaux pour ressusciter à la vie ; mais ceux qui en auront fait de mauvaises en sortiront pour ressusciter à leur condamnation. Je ne puis rien faire de moi-même. Je juge selon ce que j’entends, et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé.

Communion

Verset des saints
Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux gens droits convient la louange.
Verset des défunts
Bienheureux ceux que Vous avez choisis et que Vous avez pris, Seigneur, et leur mémoire demeure de génération en génération.

Indulgence plénière en la fête de la chaire de saint Pierre (22 février)

saint Pierre

Aujourd’hui en la fête de la chaire de St Pierre, il est possible de gagner une indulgence plénière en visitant l’église cathédrale du diocèse et en y priant aux intentions du Souverain Pontife (par exemple un Pater & un Credo), moyennant les autres conditions habituelles (communion et confession dans les 8 jours).

Ephéméride liturgique

Temporal

Chaire de Saint Pierre à Antioche
Double-majeur (2nde classe) – Blanc
Mémoire de Saint-Paul & du Vendredi après le IInd dimanche de Carême

Martyrologe

La Chaire de saint Pierre apôtre, sur laquelle il siègea d’abord à Antioche, là où pour la première fois les disciples reçurent le nom de chrétiens.

A Faenza, dans l’Emilie, l’anniversaire de saint Pierre Damien, cardinal, évêque d’Ostie et confesseur, de l’Ordre des Camaldules, célèbre par sa doctrine et sa sainteté. Le pape Léon XII l’a déclaré docteur de l’Eglise universelle. Sa fête se célèbre le jour suivant.

A Salamine, en Chypre, saint Aristion. Selon Papias, dont il va être question, il fut l’un des soixante douze disciples du Christ.

A Hiérapolis, en Phrygie, le bienheureux Papias, évêque de cette ville. Il fut auditeur de saint Jean le Presbytre et compagnon de saint Polycarpe.

En Arabie, la commémoraison de nombreux saints martyrs, qui furent très cruellement mis à mort sous l’empereur Galère Maximien.

A Alexandrie, saint Abile, qui fut le second évêque de cette ville après saint Marc, et remplit avec une réputation de vertu les fonctions du sacerdoce.

A Vienne, en Gaule, saint Paschase évêque, remarquable pour son érudition et la sainteté de ses mœurs.

A Ravenne, saint Maximien, évêque et confesseur.

A Cortone, en Toscane, sainte Marguerite, du Tiers-Ordre de saint François. Par une admirable pénitence et par des larmes abondantes, elle effaça sans relâche les taches de sa vie antérieure. Son corps, merveilleusement conservé sans corruption, exhale une suave odeur, opère de fréquents miracles et est entouré à Cortone de beaucoup d’honneurs.

Et ailleurs, beaucoup d’autres saints martyrs, confesseurs et saintes vierges.

℟. Deo gratias.

Lecture continue de l’Ecriture au rythme de l’Office romain traditionnel

Livre de la Genèse, chapitres XXXIV-XXXV

Dans les Ménées des Grecs

  • Invention des reliques (IVe. ou VIIe. s.) des saints Martyrs du quartier d’Eugénios
  • Applications du motu proprio Summorum Pontificum

    Outre la nouvelle messe dominicale de 12h45 à Saint-Jeanne de Chantal (Paris XVI) la lettre de Paix liturgique de ce jour signale :

    Hauts de Seine – Le vendredi 22 février à 13h – célébration à La Défense d’une messe selon la forme extraordinaire du rite latin

    Un grand merci au chapelain de Notre-Dame de Pentecôte qui se trouve sur l’esplanade de la Défense au cœur du diocèse de Nanterre, d’autoriser le 22 février à 13h la célébration d’une messe dans la forme extraordinaire du rite latin. Qu’il soit vivement remercié pour sa générosité (http://catholiques.aladefense.cef.fr/)
    Contact : cyrille.daubigny@libertysurf.fr

    Marne – Messe à Reims le 24 février

    La prochaine messe selon la forme extraordinaire sera célébrée à Reims le dimanche 24 février 2008 à 10 heures 30 dans l »église Sainte Jeanne d »Arc .

    Soyez nombreux à vous unir par la prière où votre présence à cette célébration.

    Rhone – Une nouvelle célébration le 24 février à Amplepuis (en Beaujolais)

    Le 24 février sera célébrée à 11 h dans la chapelle du cimetière d’Amplepuis une messe selon la forme extraordinaire du rite latin.

    Unissons-nous nombreux par la prière où notre présence à cette nouvelle célébration qui aura besoin de tous nos soutiens pour être pérenniser.

    Contact : summorum-pontificum.amplepuis69@orange.fr – 04 74 89 28 53

    Haute-Marne – Un groupe de catholique s’organise dans le diocese de Langres.

    Des fidèles du diocése de Langres souhaitent constituer un groupe afin d »obtenir la célébration hebdomadaire d »au moins une messe selon la forme extraordinaire du rite latin.

    Merci de les rejoindre ou de les aider !

    Contact : info@motuproprio52.com

    Yvelines – Un nouveau groupe à Viroflay

    Des fidèles de Viroflay souhaitent constituer un groupe afin d’obtenir la célébration hebdomadaire d »une messe selon la forme extraordinaire du rite latin.

    Merci de les rejoindre ou de les aider !

    Contact : info@motuproprio78.com

    Ephéméride liturgique

    Temporal

    Jeudi après le IInd dimanche de Carême
    Station à Sainte-Marie au delà du Tibre
    (3ème classe) – Violet

    Martyrologe

    A Scythopolis, en Palestine, saint Sévérien, évêque et martyr. S’étant opposé vigoureusement aux Eutychiens, il fut mis à mort par le glaive.

    En Sicile, l’anniversaire de soixante dix neuf saints martyrs, qui sous Dioclétien confessèrent la foi, et par divers tourments méritèrent de recevoir la couronne.

    A Adrumète, en Afrique, les saints Vérule, Secondin, Sirice, Félix, Servule, Saturnin, Fortunat et seize autres martyrs. Durant la persécution des Vandales, ils reçurent la couronne du martyre pour leur confession de la foi catholique.

    A Damas, saint Pierre Mavimène. Pour avoir dit à quelques Arabes qui venaient le voir dans sa maladie : «Quiconque n’embrasse pas la foi chrétienne et catholique est damné comme votre faux prophète Mahomet», il fut tué par eux.

    A Metz, en Gaule, saint Félix, évêque.

    A Brescia, saint Patère, évêque.

    Et ailleurs, beaucoup d’autres saints martyrs, confesseurs et saintes vierges.

    ℟. Deo gratias.

    Lecture continue de l’Ecriture au rythme de l’Office romain traditionnel

    Livre de la Genèse, chapitres XXXII-XXXIII

    Dans les Ménées des Grecs

  • De notre vénérable Père Timothée des Symboles († 795)
  • et de saint Eustathe, archevêque d’Antioche († vers 360)
  • A history of Requiem, part II. André Campra – Michael Haydn – Laudantes Consort, Guy Janssens dir.

    Laudantes Consort, A history of Requiem, Part II - Campra, Haydn

    A history of Requiem, part II. Requiem d’André Campra & de Michael Haydn – Laudantes Consort, sous la direction de Guy Janssens.

    Acheter ce disque sur Alapage – 21,99 € – CYPRES – sorti le 29/11/2007.

    Partant du constat que la messe des morts demeure la forme qui a suscité le plus grand nombre de réalisations concrètes dans toute l’histoire de la musique, le belge Guy Janssens et son Laudantes Consort ont entrepris d’en brosser un panorama significatif en choisissant d’enregistrer un Requiem pour chaque siècle. Ce second volume de la collection couvre ainsi le XVIIème siècle baroque et le XVIIIème siècle classique en mettant en perspective le Requiem grand siècle d’André Campra (1660 † 1744) avec celui en ut mineur de Michael Haydn (1737 † 1806), lequel a profondément marqué le jeune Mozart, qui devait s’en inspirer largement pour composer le sien (voyez le Dies iræ ou le Quam olim Abrahæ de l’offertoire).

    Ce genre d’intégrales fait d’ordinaire craindre des réalisations bâclées : il n’en est rien ici, fort heureusement, les deux Requiem présentés sont réellement de bonne tenue. Le chœur du Laudantes Consort demeure dans l’un et l’autre d’une fort belle couleur, illuminé tout particulièrement par les soprani. L’équilibre choral, idéal dans Campra, se révèle un peu moins bien réalisé dans Haydn, où les pupitres masculins sont assourdis sous les cuivres caracolants de l’orchestre. Le travail des solistes s’avère assez inégal : dans la Messe des morts de Campra, seul Stephan Van Dyck paraît véritablement épanoui dans ce répertoire ; chez Haydn, on retiendra surtout la belle souplesse vocale d’Elke Janssens.

    Tant le Requiem de Campra que celui en ut mineur d’Haydn possèdent par ailleurs de nombreuses gravures par des ensembles davantage spécialisés ; on s’en doute, le présent disque ne se distingue pas par des apports novateurs ou bouleversants. La messe de Campra tout particulièrement souffrirait fort d’une comparaison avec une version véritablement baroqueuse, telle celle d’Hervé Niquet : l’orchestre de Janssens paraît terne, sans mordant, en tout cas par trop éloigné de l’esthétique du baroque français, en un mot trop « classique ». On était en droit d’attendre une meilleure différenciation dans la juxtaposition d’univers si différents que celui de l’héroïsme louis-quatorzien d’une part et de l’exubérance viennoise de l’autre.

    Bossancourt

    Marc-Antoine Charpentier : tableau des énergies des modes

    Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704)

    Pour répondre ici à une demande impérée de l’une de nos plus fidèles lectrices (laquelle nous fait l’honneur d’émailler ce blog de commentaires spirituels), nous donnons ci-dessous le tableau des énergies des modes selon Marc-Antoine Charpentier, tiré d’un opuscule manuscrit de cet auteur (Les Règles de Composition), rédigé à l’attention de son élève, le Duc de Chartres :

  • Ut majeur – Gai & guerrier
  • Ut mineur – Obscur & triste
  • Ré majeur – Joyeux & très guerrier
  • Ré mineur – Grave & dévot
  • Mi bémol majeur – Cruel & dur
  • Mi bémol mineur – Horrible & affreux
  • Mi majeur – Querelleux & criard
  • Mi mineur – Efféminé, amoureux & plaintif
  • Fa majeur – Furieux & emporté
  • Fa mineur – Obscur & plaintif
  • Sol majeur – Doucement joyeux
  • Sol mineur – Sérieux & magnifique
  • La majeur – Joyeux & champêtre
  • La mineur – Tendre & plaintif
  • Si bémol majeur – Magnifique & joyeux
  • Si bémol mineur – Obscur & terrible
  • Si majeur – Dur & plaintif
  • Si mineur – Solitaire & mélancolique
  • Pour mieux percevoir les synesthésies charpentieriennes, on peut même écouter de brefs extraits, mode par mode, sur le site dédié à Marc-Antoine Charpentier par Catherine Cessac.

    Programme du second dimanche de Carême

    La Transfiguration de Notre Seigneur

    > Catéchisme sur le Carême

    Saint-Eugène, le dimanche 17 février 2008, grand’messe de 11h.

  • Procession d’entrée : Audi benigne Conditor, hymne du Carême, à vêpres – alternances polyphoniques de Jean de Bournonville (1585 † 1632), maître de chapelle des cathédrales d’Abbeville et d’Amiens, et de la Sainte Chapelle de Paris
  • Kyrie XVII – Kyrie Salve
  • Trait : Faux-bourdon du 2nd ton à l’usage de l’Eglise de Paris (édition de 1739)
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Christe qui lux es et dies, antique hymne du Carême, à complies, en usage en France depuis le Vème siècle jusqu’au XVIIIème siècle (citée par Saint Césaire d’Arles et Saint Aurélien d’Arles dans leurs règles monastiques) – mise en musique par Charles de Courbes (1622)
  • Sanctus XV
  • Après la Consécration : O salutaris sur le ton de l’hymne du Carême Audi benigne Conditor, d’après Jean de Bournonville
  • Agnus Dei XV
  • Pendant la communion : Miserere du chanoine Nicolas-Mammès Couturier (1840 † 1911), maître de chapelle de la cathédrale de Langres, en alternance avec le ton parisien
  • Prière pour la France, faux-bourdon parisien du Vème ton (édition de 1739)
  • Ite missa est XV
  • Au dernier Evangile : Ave Regina cœlorum
  • Procession de sortie : Attende, Domine – plain-chant musical français, harmonisation de M. le chanoine Gaston Roussel, curé du Port-Marly, maître de chapelle de la cathédrale de Versailles. Versets modernes, repris d’une ancienne litanie du rit mozarabe
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.