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La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

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Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

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Programme du XVIème dimanche après la Pentecôte – avant-fête de la Nativité de la Mère de Dieu – saint Sozont – dimanche avant l’Exaltation de la sainte Croix – ton 7

Nativité de Notre Dame la Mère de Dieu & Très-Sainte Vierge Marie - 8 septembreParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 20 septembre 2015 du calendrier grégorien, 7 septembre 2015 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VII de l’Octoèque. L’office de ce jour combine l’avant-fête de la Mère de Dieu, le dimanche avant la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix et le saint martyr Sozont.

Dans le rit byzantin, la fête de la Nativité de la Mère de Dieu est l’une des douze grandes fêtes de l’année liturgique. Elle est précédée d’un jour d’avant-fête (le 7 septembre) et de quatre jours d’après-fête (clôture de la fête le 12 septembre).

Cette fête, probablement d’origine hiérosolomytaine, semble avoir été introduite dans le synaxaire de Constantinople par l’empereur Maurice (582 † 602). Saint Jean Damascène (c. 676 † 749) en fait mention dans ses homélies, de même Saint André de Crète (660 † 740) :

Aujourd’hui comme pour des noces, l’Eglise se pare de la perle inviolée, de la vraie pureté. Aujourd’hui, dans tout l’éclat de sa noblesse immaculée, l’humanité retrouve, grâce aux mains divines, son premier état et son ancienne beauté. Les hontes du péché avaient obscurci la splendeur et les charmes de la nature humaine ; mais, lorsque naît la Mère de celui qui est la Beauté par excellence, cette nature recouvre en elle ses anciens privilèges, elle est façonnée suivant un modèle parfait et entièrement digne de Dieu. Et cette formation est une parfaite restauration et cette restauration est une divinisation et cette divinisation, une assimilation à l’état primitif. Aujourd’hui, contre toute espérance, la femme stérile devient mère et cette mère, donnant naissance à une descendance qui n’a pas de mère, née elle-même de l’infécondité, a consacré tous les enfantements de la nature. Aujourd’hui est apparu l’éclat de la pourpre divine, aujourd’hui la misérable nature humaine a revêtu la dignité royale. Aujourd’hui, selon la prophétie, le sceptre de David a fleuri en même temps que le rameau toujours vert d’Aaron, qui, pour nous, a produit le Christ rameau de la force. Aujourd’hui, une jeune vierge est sortie de Juda et de David, portant la marque du règne et du sacerdoce de celui qui a reçu, suivant l’ordre de Melchisédech, le sacerdoce d’Aaron. Pour tout dire en un mot, aujourd’hui commence la régénération de notre nature, et le monde vieilli, soumis à une transformation divine, reçoit les prémices de la seconde création.

Le Pape d’origine syrienne saint Serge Ier (c. 650 † 701) introduisit cette fête à Rome dans le rit romain, faisant précéder la messe d’une procession ; fait curieux (qui n’est pas isolé), le tropaire de l’office byzantin de la fête a été traduit en latin et sert d’antienne de Magnificat des secondes vêpres romaines. Saint Serge Ier mourut du reste le 8 septembre 701.

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Le dimanche avant la fête de l’Exaltation de la Croix est caractérisé par un prokimenon, une épître, un alléluia et un évangile propres, qui exaltent par leurs textes la Croix de Notre Seigneur et préparent à la célébration de cette grande fête.

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Le martyre de saint SozontSaint Sozont (ou Sozon, Zozon) était un berger de Lycaonie en Asie Mineure qui portait le nom de Pharasius (Tarasius) avant son baptême. Durant la persécution de Dioclétien et de Maximien, alors qu’il était descendu dans les environs de Pompéiopolis en Cilicie, en un lieu où se déroulait une fête païenne, saint Sozont se rendit dans le temple où l’on adorait une idole en or. Avec sa houlette de berger, il cassa la main de l’idole; puis en fit de petites parts d’or qu’il distribua aux pauvres. Lorsqu’il réalisa que plusieurs personnes avaient été appréhendées et tenues coupables de cette destruction, il alla se rendre aux autorités. Après un long interrogatoire avec le magistrat, on lui dit qu’il serait libre s’il adorait l’idole, mais Sozont se gaussa de l’idée d’aller adorer un dieu qui pouvait être cassé par la houlette d’un simple berger. Comme les coups qu’on lui appliquait ne pouvaient entamer sa résolution de confesser le Christ, on lui fit chausser des sandales de fer couvertes de clous et on l’obligea à courir. Le magistrat à nouveau lui proposa la liberté à condition de jouer un air sur sa flûte en l’honneur de l’idole. Sozont refusa : s’il avait joué de la musique pour ses troupeaux, il ne jouait plus désormais que pour le Dieu véritable. Il fut condamné à être brûlé, mais les chrétiens parvinrent à recueillir ses restes calcinés après son exécution.

Saint Sozont est également commémoré le 7 septembre dans le rit romain. Voici sa mention au Martyrologe romain à cette date :

A Pompéiopolis, en Cilicie, saint Sozont, martyr. Sous l’empereur Maximien, il fut jeté dans les flammes et y rendit l’esprit.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Martyr. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du dimanche.
A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’avant-fête. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : de l’avant-fête.

A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 7, & 4 tropaires de la 3ème ode du canon de l’avant-fête.
1. Il est beau à voir & bon à manger, * le fruit qui a causé mon trépas ; * mais le Christ est cet arbre de vie * dont je puis manger sans mourir ; * & je crie avec le bon Larron : ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
2. Dieu de tendresse, mis en croix, tu effaças * la cédule de l’antique péché d’Adam ; * de l’erreur tu sauvas l’ensemble des mortels : ** aussi nous te chantons, Bienfaiteur & Seigneur.
3. Sur le croix, Dieu de tendresse, tu clouas nos péchés, * par ta mort tu triomphas de la mort ; * d’entre les morts tu éveillas les trépassés ; ** aussi nous nous prosternons devant ta sainte Résurrection.
4. Dans les oreilles d’Eve le serpent injecta son venin, * mais le Christ sur l’arbre de la croix * fit jaillir pour le monde la douceur de la vie. ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
5. Au sépulchre on te dépose comme un mortel, * ô Christ, universelle Vie, * mais de l’Enfer ayant brisé les verrous, * tu ressuscites le troisième jour * avec gloire & puissance, illuminant le monde entier : ** gloire, Seigneur, à ta sainte Résurrection.
6. Ressuscité d’entre les morts le troisième jour, * le Seigneur donne aux Disciples sa paix ; * les bénissants, il les envoie et leur dit : ** Amenez tous les hommes au royaume de Dieu.
7. D’une terre sans fruit * la fertile terre est née * qui va faire pousser * le Jardinier de tous les biens * et l’épi porteur de vie ** qui par volonté divine doit nourrir l’univers.
8. En ce jour il a poussé, * le rameau de la virginité * d’où sortira, tel une fleur, * le Dieu qui nous planta, * pour retrancher les pousses du mal, ** en son extrême bonté.
9. La montagne non taillée * que l’infertile roche a enfantée * va produire comme fruit * le Roc spirituel * qui brisera totalement ** les images taillées par le Maudit.
10. Les préfigurations de la Loi * d’avance t’ont révélée, * ô Vierge, car tu as porté * en dépassant les naturelles lois * le Législateur qui merveilleusement ** te conserva ton irréprochable virginité.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, * ouvert au Larron le Paradis ; * changé en joie les pleurs des myrrophores * et ordonné aux apôtres de prêcher. * Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, ** donnant au monde ta grande miséricorde !
2. Tropaire de l’avant-fête, ton 4 : De la racine de Jessé * et du flanc de David * Marie, la divine enfant nous est née en ce jour. * C’est pourquoi l’univers se réjouit et se renouvelle. * Réjouissez-vous ensemble, ciel et terre. * Louez-la, tribus des nations. * Joachim se réjouit, * Anne est en fête et s’écrie : ** « Celle qui fut stérile enfante la Mère de Dieu et nourricière de notre vie ».
3. Tropaire du Martyr, ton 4 : Ton Martyr, Seigneur, Sozont, * pour le combat qu’il a mené, a reçu la couronne d’immortalité de toi, notre Dieu ; * animé de ta force, il a terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons ; ** par ses prières sauve nos âmes.
4. Kondakion du dimanche, ton 7 : La puissance de la mort ne peut plus retenir les hommes, * car le Christ est descendu pour briser et détruire sa force. * Les enfers sont enchaînés, * les prophètes en chœur se réjouissent et disent : * Le Sauveur est apparu aux croyants. ** Venez, fidèles, prendre part à la Résurrection.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du Martyr, ton 2 : Le véritable et sage en Dieu martyr, * l’athlète éminent de la piété, * assemblés en ce jour, nous le glorifions d’une voix forte * Sozon l’initié de la grâce, * qui accorde généreusement les guérisons, ** qui prie le Christ Dieu pour nous tous.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de l’avant-fête, ton 3 : En ce jour, Marie, Vierge et Mère de Dieu, * infranchissable chambre nuptiale du céleste Époux, * naît d’une mère stérile, de par la volonté de Dieu, * pour être le char du Verbe. * Dans ce but, elle a été destinée pour être Porte de la Divinité ** et Mère de la vraie vie.

Prokimen
Du dimanche avant la Croix, ton 6 :
℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).
[Du Martyr, ton 7 :
℟. Le juste a sa joie dans le Seigneur, et en lui il se réfugie (Psaume 63, 11).]

Epîtres
Du dimanche avant la Croix: Galates (§ 215) VI, 11-18.
Pour moi, à Dieu ne plaise que je me glorifie en autre chose qu’en la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est mort, crucifié pour moi, comme je suis mort, crucifié pour le monde !
[De l’avant-fête : 2 Corinthiens (§ 181) VI, 1-10.
Mais agissant en toutes choses comme des ministres de Dieu, nous nous rendons recommandables par une grande patience dans les maux, dans les nécessités, et dans les extrêmes afflictions.]
[Du Martyr : Ephésiens (§ 233) VI, 10-17.
Prenez encore le casque du salut, et l’épée spirituelle qui est la parole de Dieu.]

Alleluia
Du dimanche avant la Croix, ton 1 :
℣. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
℣. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).
[Du Martyr, ton 4 :
℣. Les justes ont crié, et le Seigneur les a exaucés ; et il les a délivrés de toutes leurs peines (Psaume 33, 18).]

Evangiles
Du dimanche avant la Croix : Jean (§ 9) III, 13-17.
[De l’avant-fête : Matthieu (§ 105) XXV, 14-30.
Son maître lui répondit : Ô bon et fidèle serviteur, parce que vous avez été fidèle en peu de chose, je vous établirai sur beaucoup : entrez dans la joie de votre seigneur.]
[Du Martyr : Jean (§ 52) XV, 17 – XVI, 2.]

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
[Du Martyr : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6).] Alleluia, alleluia, alleluia.

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Enregistrement : sainte messe du XVIème dimanche après la Pentecôte

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Guérison d'un hydropique et les places au festin

Programme du XVIème dimanche après la Pentecôte

XVIème dimanche après la Pentecôte - Saint-Eugène, le dimanche 13 septembre 2015, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h.

La guérison de l’hydropique.

Voici d’abord la guérison d’un hydropique, en qui le poids de la chair accablait l’âme et éteignait l’ardeur de l’esprit. Puis vient une leçon d’humilité, quand le Seigneur condamne ceux qui, dans le banquet nuptial, choisissent les premières places : il le fait néanmoins avec douceur, voulant qu’une bonté persuasive tempère la sévérité de la réprimande, que la raison serve à la persuasion, et que la correction réprime la convoitise. Cette leçon d’humilité est accompagnée d’une leçon de miséricorde, et les paroles du Seigneur nous prouvent que la miséricorde doit se pratiquer envers les pauvres et les faibles ; car être hospitalier pour ceux qui en récompenseront, c’est plutôt de l’avarice que de la charité.
Homélie de saint Ambroise, évêque, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

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Iconographie & les 3 leçons des nocturnes de ce dimanche, sur notre page Facebook.

XVIème dimanche après la Pentecôte – Introït – Graduale Romanum 1905

Introït - Miserere mihi Domine - ton 8
 

MISERERE MIHI, * Dómine, quóniam ad te clamávi tota die : quia tu, Dómine, suávis ac mitis es, et copiósus in misericórdia ómnibus invocántibus te.
Ps. Inclína, Dómine, aurem tuam mihi, et exáudi me : * quóniam inops, et pauper sum ego.
℣. Glória Patri, & Fílio, & Spirítui Sancto. * Sicut erat in princípio, & nunc, & semper, & in sæcula sæculórum. Amen.
Aie pitié de moi, Seigneur, car vers toi j’ai crié tout le jour, car toi, Seigneur, tu es doux et compatissant, et plein de miséricorde pour tous ceux qui t’invoquent.
Ps. Incline, Seigneur, ton oreille vers moi, et exauce-moi, parce que, moi, je suis faible et malheureux.
℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Comme il était au commencement, & maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

XVIème dimanche après la Pentecôte – Graduel – Graduale Romanum 1905

Graduel - Timebunt gentes - ton 5
 

Timébunt gentes * nomen tuum, Dómine, et omnes reges terræ glóriam tuam.
℣. Quóniam ædificávit Dóminus Sion : et vidébitur in majestáte * sua.
Les nations craindront ton nom, Seigneur, et tous les rois de la terre, ta gloire.
℣. Parce que le Seigneur a édifié Sion, et on l’y verra dans sa majesté.

XVIème dimanche après la Pentecôte – Offertoire – Graduale Romanum 1905

Offertoire - Domine, in auxilium meum - ton 6
 

Dómine, * in auxílium meum réspice : confundántur et revereántur, qui quærunt ánimam meam, ut áuferant eam : Dómine, in auxílium meum réspice. Seigneur, regarde-moi pour me secourir ; qu’ils soient confondus et couverts de honte, ceux qui cherchent à m’ôter ma vie ; Seigneur, regarde-moi pour me secourir.

XVIème dimanche après la Pentecôte – Communion – Graduale Romanum 1905

Communion - Domine, memorabor - ton 8
 

Dómine, * memorábor justítiæ tuæ solíus : Deus, docuísti me a juventúte mea : et usque in senéctam et sénium, Deus, ne derelínquas me. Seigneur, je ne veux me rappeler que ta justice ; Dieu, tu m’as instruit dès ma jeunesse, et jusque dans la vieillesse et les cheveux blancs, Dieu, ne m’abandonne point.

Programme du XVème dimanche après la Pentecôte – Déposition de la précieuse Ceinture de la Mère de Dieu – ton 6

La précieuse ceinture de la Mère de DieuParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 13 septembre 2015 du calendrier grégorien, 31 août 2015 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour la déposition en l’église de Chalcoprateia de la précieuse Ceinture de la Très-Sainte Mère de Dieu.

La relique de la précieuse Ceinture de la Vierge Marie fut transférée à Constantinople par l’empereur Arcadius, le fils de Théodose le Grand, qui régna de 395 à 408. L’empereur l’enferma dans une châsse précieuse & magnifique, la sainte cassette : « τὴν ἀγίαν σορόν » et on la déposa un 31 août dans l’église de Chalcoprateia. Cette église de Chalcoprateia – qui tire son nom d’un quartier de Constantinople où des artisans travaillaient le cuivre – était située non loin de la Grande Eglise (Sainte Sophie) et avait été fondée par la fille de l’empereur Arcadius, sainte Pulchérie.

Déposition de la ceinture de la Mère de Dieu dans l'église de Chalcopratée.
Déposition de la ceinture de la Mère de Dieu dans l’église de Chalcopratée.

Avec l’église des Blachernes – qui conservait le manteau de la Vierge Marie – l’église de Chalcopratée était l’une des plus illustres des nombreuses églises de Constantinople qui étaient dédiées à la Vierge Marie.

A la fin du IXème siècle, l’impératrice Zoé, seconde femme de l’empereur Léon le Sage, étant malade, la relique fut déployée au dessus de sa tête par le patriarche de Constantinople, ce qui provoqua sa guérison, rapportée dans le Ménologue de Basile le Jeune.

Guérison de l'impératrice Zoé par imposition de la ceinture de la Vierge par le patriarche de Constantinople.
Guérison de l’impératrice Zoé par imposition de la ceinture de la Vierge par le patriarche de Constantinople.

Reliquaire de la précieuse Ceinture de la Mère de Dieu conservée à VatopaidiLa précieuse Ceinture fut par la suite divisée en trois parties dont l’une enfermée dans un reliquaire en forme de croix, la croix impériale d’Isaac II Ange (1185-1205), dont le tsar de Bulgarie Ivan Asen Ier (1189-1196) s’empara au cour d’une bataille. Au XIVème siècle, le roi de Serbie saint Lazare (1329 † 1389) entra en possession de cette croix impériale et de sa précieuse relique, puis en fit don au monastère de Vatopedi au Mont-Athos, qui la conserve jusqu’à ce jour dans un reliquaire plus moderne. A une époque difficile à déterminer, des fils d’or furent ajoutés à la relique, probablement pour la consolider. Cette précieuse Ceinture, qui ne sort qu’exceptionnellement de ce monastère, a fait un séjour triomphal en Russie en novembre 2011, déplaçant plus d’un million de fidèles venus la vénérer.

Vénération de la ceinture de la Vierge par Vladimir Poutine.
Vénération de la ceinture de la Vierge par Vladimir Poutine.

La relique de la précieuse Ceinture déposée à Chalcopratée et aujourd’hui à Vatopedi au Mont-Athos n’est sans doute pas l’unique ceinture de la Vierge qui a été conservée. D’autres églises possèdent des fragments, dont il est difficile de savoir si ils proviennent d’un partage de celle de Chalcopratée, ou bien si elle sont des reproductions anciennes de l’original (c’était une pratique courante de confectionner des modèles qu’on mettait au contact de l’original et qui était considérés dès lors comme reliques de troisième classe), ou bien encore d’une autre ceinture (la Sainte Vierge pouvait bien avoir plusieurs ceintures !).

Ceinture de la Mère de Dieu dans son fourreau reliquaire de la collégiale du Puy-Notre-Dame dans le MaineOn ne connait pas le sort des deux autres parties de la ceinture de Constantinople, il est possible que celles-ci soient passées en Occident à la suite des croisades. Ainsi, en France, la collégiale du Puy-Notre-Dame dans le Maine conserve un fragment d’une ceinture de la Vierge qui y fut déposée au XIIème siècle et qui fait 2,8 cm de large.

Un petit fragment de seulement 7 cm par 3 cm environ est attesté depuis 1252 dans l’église de Quintin en Bretagne.

Relique de la ceinture de la Vierge de Quintin en Bretagne.
Relique de la ceinture de la Vierge de Quintin en Bretagne.

L’Italie depuis 1141 possède la sienne en la cathédrale de Prato en Toscane, elle mesure 87 cm de long par 3 cm de large, et est elle aussi brodée de fils d’or. L’évêque de cette ville en fait l’ostension au peuple depuis un balcon extérieur de la cathédrale à chaque fête de Notre-Dame.

Ceinture de la Vierge de LochesLa ceinture de la Vierge que possède la collégiale de Loches fut envoyée en cadeau par Constantinople à l’empereur d’Occident Charles le Chauve (843 – 877). Son arrière petit-fils, Lothaire (954 – 986), roi des Francs, offrit cette précieuse relique à Geoffroy Ier, comte d’Anjou dit Grisegonelle (958 – 987) lequel la déposa dans la collégiale Notre-Dame qu’il s’était fait bâtir dans son château de Loches, où elle se trouve encore aujourd’hui. Cette relique faisait originellement 2m10 sur 3 cm. Sa grande taille pourrait laisser entendre qu’il s’agirait d’une copie de celle alors conservée à Constantinople et non encore divisée. Une comparaison entre les ceintures du Puy-Notre-Dame et celle de Loches fait ressortir deux tissages radicalement différents.

Fabrication de copies de la ceinture de la Vierge par les moines de VatopediIl est très intéressant de noter que toutes ces différentes reliques occidentales font substantiellement la même largeur d’environ 3 cm. Cette largeur parait tout à fait similaire à celle conservée à Vatopedi dont je n’ai pu trouver les dimensions exactes. Les moines de Vatopedi confectionnent encore aujourd’hui des reproductions de la ceinture qu’ils détiennent, et ces reproductions sont beaucoup plus longues que leur relique : leur longueur est censée être celle originelle de la ceinture avant sa division.

Reliquaire contenant la ceinture de la Vierge d'Homs en SyriePar ailleurs, dans la ville d’Homs en Syrie, en l’église de la Ceinture de la Vierge, des fouilles effectuées en 1852 puis à nouveau le 20 juillet 1953, ont permis de découvrir au centre de l’autel une ceinture de 74 cm de longueur, 5 cm de largeur & 3 cm d’épaisseur, en tissu de lin et soie qui a été daté de l’époque romaine. Selon la tradition, cette ceinture a été déposée à Homs en 476 et provenait de la ville d’Edesse. Elle était arrivée à Edesse en même temps que la translation d’une partie des reliques de saint Thomas depuis les Indes faite en 232. Ce fait est à relier à la tradition selon laquelle la Vierge aurait donné une de ses ceintures à saint Thomas au moment de son assomption.

Prions la Vierge Marie qu’elle garde sous sa protection ses enfants qui se confient à elle en ces temps troublés, tant en Orient qu’en Occident.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche, ton 6. Gloire au Père. Tropaire de la Mère de Dieu. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche, ton 6. Gloire au Père. Tropaire de la Mère de Dieu. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : de la Mère de Dieu (le second).

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 6 & 4 tropaires de la troisième ode du canon de la fête, œuvre du seigneur Georges (Georges, évêque de Nicomédie au IXème siècle :
1. Souviens-toi de moi, Dieu Sauveur, * quand tu entreras dans ton royaume, ** seul Ami des hommes, sauve-moi.
2. Adam fut séduit par l’arbre défendu, * mais par celui de la Croix tu as sauvé * le bon Larron s’écriant : ** Dans ton royaume, Seigneur, souviens-toi de moi.
3. Ayant brisé les portes & les verrous de l’Enfer, * tu as ressuscité, Source de vie, * Sauveur, tous ceux qui s’écrient : ** Gloire à ta sainte Résurrection.
4. Souviens-toi de moi, Seigneur * qui par ta sépulture triomphas de la mort * & comblas de joie l’univers, ** Dieu de tendresse, par ta Résurrection.
5. Les Myrophores venues au tombeau * entendirent l’Ange proclamer : * Il est vraiment ressuscité, ** le Christ qui illumine le monde entier.
6. Le Christ qui fut cloué * sur le bois de la croix * & sauva le monde de l’erreur, ** chantons-le tous d’un même chœur.
7. En ce jour, fidèles, célébrons * la Ceinture de la Vierge immaculée, ** vénérons-la comme un lien de notre union avec Dieu.
8. Les flots de grâces qui ne cessent de jaillir, * ô Vierge, de ta châsse immaculée ** abreuvent l’ensemble des croyants.
9. La Ceinture de la Vierge comblée d’honneur * qu’en ce jour nous célébrons de nos chants ** dans la grâce répand sur les fidèles les guérisons.
10. Pour les fidèles te célébrant * ton allégresse, ô Vierge, comme rosée du matin ** apaise la fournaise des passions.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Devant ton sépulcre les Puissances des cieux, * autant que les soldats furent frappés d’effroi ; * et Marie Madeleine se tenait près du tombeau, * cherchant ton corps immaculé ; * mais tu brisas l’Enfer sans te laisser vaincre par lui, * tu rencontras la Vierge et nous donnas la vie. * Ressuscité d’entre les morts, ** Seigneur, gloire à toi.
2. Tropaire de la Mère de Dieu, ton 8 : ère de Dieu toujours-vierge, protection des mortels, * à ta ville tu donnas comme une enceinte fortifiée * la Robe et la Ceinture de ton corps immaculé * échappant à la corruption en vertu de ton enfantement virginal, * car en toi la nature et le temps sont renouvelés ; * c’est pourquoi nous te prions de pacifier notre vie ** et d’accorder à nos âmes la grâce du salut.
3. Kondakion du dimanche, ton 6 : De sa main vivifiante le Seigneur source-de-vie, * le Christ notre Dieu, * a fait surgir tous les morts des ténèbres de l’Enfer, * accordant la résurrection à tout le genre humain ; * il est vraiment notre Sauveur, ** notre vie, notre résurrection et le Dieu de l’univers.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion de la Mère de Dieu, ton 2 : La précieuse Ceinture qui jadis entoura * ton sein porteur de notre Dieu * pour tes fidèles est un invincible trophée, * un trésor inépuisable de bienfaits, ** Mère de Dieu demeurée vierge en enfantant.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Autre kondakion de la Mère de Dieu, ton 4 : Ton peuple, ô Vierge toute-digne de nos chants, * fête la déposition de ta précieuse Ceinture en ce jour ** et sans cesse te crie: Réjouis-toi, fierté des chrétiens.

Prokimen
Du dimanche, ton 6 :
℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).
[De la Mère de Dieu, ton 3 :
℟. Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur (Luc 1, 46).]

Epître
Du dimanche : 2 Corinthiens (§ 176) IV, 6-15.
Portant toujours en notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus paraisse aussi dans notre corps.
[De la Mère de Dieu : Hébreux (§ 320) IX, 1-7.]

Alleluia
Du dimanche, ton 6 :
℣. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
℣. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).
[De la Mère de Dieu, ton 8 :
℣. Ecoute, ma fille, regarde et tends l’oreille. (Psaume 44, 11).]

Evangile
Du dimanche : Matthieu (§ 92) XXII, 35-46.
Jésus lui répondit : Vous aimerez le Seigneur, votre Dieu, de tout votre cœur, de toute votre âme et de tout votre esprit.
[De la Mère de Dieu : Luc (§ 54) X, 38-42 ; XI, 27-28.]

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
[De la Mère de Dieu : J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur (Psaume 115, 13).] Alleluia, alleluia, alleluia.

Programme du XVème dimanche après la Pentecôte

Résurrection du fils de la veuve de NaïmSaint-Eugène, le dimanche 21 septembre 2015, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h.

La résurrection du fils de la veuve de Naïm.

Une mère, veuve, fut dans la joie lors de la résurrection de ce jeune homme. Une mère, l’Église, est dans la joie chaque jour lors de la résurrection spirituelle des hommes. Celui-là était mort dans son corps mais ceux-ci, dans leur âme. La mort visible était pleurée par des larmes visibles. Quant à la mort invisible, nul n’en prenait souci, nul ne l’apercevait, Celui-là qui connaissait les morts prit souci d’eux. Celui-là seul connaissait les morts qui pouvait les rendre à la vie. S’il n’était pas venu pour ressusciter les morts, l’Apôtre ne dirait pas : « Éveille-toi, toi qui dors, lève-toi d’entre les morts, et sur toi luira le Christ ».
Homélie de saint Augustin, évêque, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

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