Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du dimanche de la Quinquagésime

Saint-Eugène, le dimanche 10 février 2013, grand’messe de 11h.

  • Procession d’entrée : Trisaghion, polyphonie polonaise du XVIème siècle
  • Introït : plain-chant et reprise en polyphonie (d’après Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris
  • Kyrie XVII – Kyrie salve
  • Trait : faux-bourdon du 8ème ton à l’usage de l’Eglise de Paris (édition de 1739)
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Media vita, motet sur le texte du répons pour le temps de la Septuagésime – musique d’Henry du Mont (1610 † 1684), maître de la chapelle du roi Louis XIV, organiste de Saint-Paul et du duc d’Anjou
  • Sanctus XV
  • Après la Consécration : O salutaris – adaptation depuis un Cherouvikon russe tiré du recueil dit du « Vieux Siméon » (1903)
  • Agnus Dei XV
  • Pendant la communion : Super flumina Babylonis – Psaume 136 (H. 170), à 3 voix, 2 flûtes & basse continue de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, du Dauphin, fils de Louis XIV et de la Sainte Chapelle
  • Ite missa est XV
  • Au dernier Evangile : Ave Regina cœlorum
  • Procession de sortie : Orgue

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Télécharger le livret des chants des dimanches de la Septuagésime aux Rameaux au format PDF.

Programme du XXXVIème dimanche après la Pentecôte – tous les saints néomartyrs & néoconfesseurs de Russie – ton 3

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 10 février 2013 du calendrier grégorien – 23 janvier 2013 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton III de l’Octoèque. En ce jour, l’Eglise russe fête tous ses néomartyrs du XXème siècle victimes du communisme.

La persécution athée sans précédent qui s’est abattue sur l’Église de Russie depuis la Révolution bolchévique de 1917 jusqu’à la célébration du Millénaire du Baptême de la Russie en 1988 n’est pas parvenue à éteindre la foi dans ce pays, mais de nombreux martyrs ont témoigné de la victoire du Christ sur la mort, sur la peur et sur le mal. Une base de données de l’Université orthodoxe Saint-Tikhon de Moscou a recensé les noms de 500 000 néomartyrs & néoconfesseurs de la foi victimes du communisme. Si chaque année l’Eglise russe ajoute nommément à son calendrier de nombreux nouveaux saints néomartyrs, il a paru nécessaire de regrouper tous les néomartyrs en une fête. Un nouvel office fut composé en 2002. Celle-ci a été fixée au dimanche qui suit le 25 janvier, pour la raison qu’à cette date fut martyrisé saint Vladimir, métropolite de Kiev, qui fut la première victime de la persécution après la révolution d’Octobre. Le 25 janvier 1918 en effet, arrêté en pleine nuit, saint Vladimir de Kiev fut conduit hors de la Laure des Grottes de Kiev. Maltraité et injurié, il chanta et pria calmement jusqu’à son exécution, bénissant ses bourreaux avant d’être fusillé, disant : « Que Dieu vous pardonne ! ».

Il n’est certes pas possible d’énumérer tous les néomartyrs, mais rappelons ici la figure de la grande-duchesse sainte Elisabeth. Élisabeth Feodorovna naquit le 20 octobre 1864. Elle était l’épouse du grand duc Sergei Alexandrovitch, assassiné en 1905 dans un attentat terroriste. Elle rendit visite à l’assassin en prison pour l’exhorter au repentir et demanda sa grâce au tsar. Elle ne cessa de prier pour lui. Pendant la guerre russo-japonaise, elle se dévoua beaucoup, s’occupant des blessés et décida de se consacrer à Dieu.

Animée d’un esprit d’entraide, elle fonda à Moscou le Monastère de Marthe et Marie, moniales infirmières pour les pauvres et les malades. Personne au regard doux, sentant venir des moments durs pour son pays, elle encouragea les croyants à traverser ces moments terribles avec foi. Elle-même se montra une infirmière admirable, ne se ménageant jamais. Refusant d’être sauvée, elle fut arrêtée en 1918 avec deux consœurs dont sainte Barbara qui partagea son martyr. La nuit du 17 juillet 1918, elle fut jetée avec d’autres membres de la famille Romanov dans un puits des mines d’Alapaevsky profond de 60 mètres. Elle ne mourut pas de suite et on l’entendit chanter du fond du gouffre le tropaire de la Résurrection & l’hymne Acathiste. Son corps fut retrouvé intact sur un rebord à seize mètres de profondeur à côté du prince Constantinovitch dont elle avait encore pu soigner les blessures. Après un long périple par Irkoutsk, la Chine, Suez et la Palestine, ses reliques furent déposées dans l’Église du Monastère Sainte-Marie-Madeleine à Jérusalem, construit par l’empereur Alexandre III. Sainte Élisabeth est une des saintes néomartyres les plus vénérées en Russie où son icône est partout présente.

Par la prière des saints néomartyrs & néoconfesseurs, Seigneur notre Dieu, aie pitié de nous.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Néomartyrs. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Néomartyrs. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : des Néomartyrs.

Tropaires des Béatitudes : Six tropaires du ton dominical occurrent :
1. Adam, notre premier père, ayant transgressé ton commandement, * ô Christ, tu l’as chassé du Paradis ; * mais, compatissant, tu fis entrer le bon Larron * te confessant sur la croix * et criant : Souviens-toi de moi, Sauveur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Pour notre faute, tu nous condamnas * à la malédiction de la mort, Seigneur source-de-vie ; * mais, souffrant dans ton corps, Maître sans péché, * tu fis revivre les morts, * qui s’écrièrent : Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Ressuscité d’entre les morts, tu nous sauvas de nos passions, * Seigneur, par ta sainte Résurrection ; * et, Sauveur, tu as détruit toute la puissance de la mort ; * c’est pourquoi nous, les fidèles, te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton Royaume.
4. Par ta sépulture de trois jours tu éveillas, * ô Dieu, les morts qu’aux Enfers tu vivifias ; * &, dans ta bonté, tu fus la source d’immortelle vie * pour nous tous, fidèles, qui sans cesse te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton Royaume.
5. Aux Myrophores tu apparus d’abord, * Sauveur ressuscité d’entre les morts, * leur criant : Réjouissez-vous ! * & par elles, ô Christ, tu révèles ton éveil à tes amis ; * aussi te crions-nous : Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton Royaume.
6. Sur la montagne Moïse, étendant les bras, * préfigurait la croix & triomphait d’Amalec ; * nous-mêmes, nous la prenons pour combattre les démons * & tous ensemble avec foi te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton Royaume.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les Célestes soient en liesse ! * Que les terrestres se réjouissent ! * Car le Seigneur a établi son Règne par son bras, * terrassant la mort par la mort, * Lui le Premier-Né d’entre les morts. * Il nous libère du ventre de l’enfer, ** et offre au monde la grande miséricorde.
2. Tropaire des saints néomartyrs, ton 4 : Aujourd’hui, l’Eglise russe chante avec joie en chœur, * louant ses néomartyrs et confesseurs : * hiérarques et prêtres, * souverains ayant souffert la passion fermes dans la foi, * princes et princesses, * hommes vénérables et femmes, * et tous les chrétiens orthodoxes. * Après avoir donné leur vie pour la foi dans le Christ * pendant les jours de la persécution athée, * ils ont conservé la vérité par l’effusion de leur sang. * Par leur protection, O Seigneur, lent à la colère, * préserve notre pays dans l’orthodoxie ** jusqu’à la fin des temps.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion des saints néomartyrs, ton 3 : Aujourd’hui, les Néomartyrs de Russie, * parviennent drapés de blanc devant l’Agneau de Dieu : * et chantent à Dieu le cantique victorieux des Anges : * bénédiction, gloire, sagesse, * louange, honneur, * puissance et force * à notre Dieu ** pour les siècles des siècles. Amen.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 3 : Du tombeau tu es ressuscité * en ce jour, ô Dieu de miséricorde, * nous arrachant aux portes de la mort ; * en ce jour Adam tressaille d’allégresse et Eve danse de joie, * et tous ensemble les Patriarches & les Prophètes chantent inlassablement ** la force & la puissance de ta divinité.

Prokimen
Du dimanche, ton 3 :
℟. Sonnez pour notre Dieu, sonnez ; sonnez pour notre Roi, sonnez ! (Psaume 46, 7).
℣. Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ! (Psaume 46, 2).
Des saints néomartyrs, ton 7 :
℟. Dieu est notre refuge & notre force (Psaume 45, 2).

Epîtres
Du dimanche : 2 Corinthiens (§ 182) VI, 16 – VII, 1.
Des néomartyrs : Romains (§ 99), VIII, 28-39.

Alleluia
Du dimanche, ton 3 :
℣. En toi, Seigneur, j’ai mon abri ; sur moi pas de honte à jamais (Psaume 30, 2).
℣. Sois pour moi un Dieu qui me défend, un lieu fort qui me sauve (Psaume 30, 3).
Des saints néomartyrs, ton 4 :
℣. Les justes ont crié, et le Seigneur les a exaucés ; et il les a délivrés de toutes leurs peines (Psaume 33, 18).

Evangiles
Du dimanche : Matthieu (§ 62) XV, 21-28 (la Cananéenne).
Des néomartyrs : Luc (§105-106) XXI, 8-19.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des saints néomartyrs : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

La Bibliothèque Vaticane numérise 265 manuscrits

La préface dans le Codex Regina 337, sacramentaire grégorien de type Hadrianum du VIIIème siècleLa Bibliothèque Apostolique Vaticane a mis en ligne 265 manuscrits sur son site web, première étape d’un vaste projet de numérisation de tout son fond de manuscrits, dont la valeur historique est tout à fait exceptionnelle.

Parmi les 265 manuscrits mis en ligne, les liturgistes noteront tout particulièrement la présence des ouvrages suivants :

  • le Codex Regina 337, l’un des meilleurs exemplaires du sacramentaire grégorien de type Hadrianum. Ce manuscrit du VIIIème siècle reflète la liturgie papale pratiquée au Latran, issue de l’organisation de la liturgie opérée par le pape saint Grégoire le Grand et poursuivie par ses successeurs jusqu’à l’époque du pape Hadrien Ier († 795), qui l’envoya à Charlemagne lorsque celui-ci voulut établir la liturgie romaine dans tout son empire. Le Codex Regina 337 a été analysé par H. A. Wilson dans son ouvrage The Gregorian sacramentary under Charles the Great, publié par la Henry Bradshaw Society à Londres en 1915 ; on peut lire cet ouvrage en ligne sur archive.org.
  • le Codex Palatini Latini 46 ; c’est un évangéliaire du second quart du IXème siècle qui provient probablement du riche scriptorium de l’abbaye de Lorsch, succursale intellectuelle de la cour d’Aix-la-Chapelle, fondée en 764 par saint Chrodegang, évêque de Metz.
  • le Codex Palatini 487, provenant là encore de l’abbaye de Lorsch. Il s’agit d’un recueil d’Ordines Romani copié aux alentours de l’an 800.
  • Catéchèse de Benoît XVI sur saint Maxime le Confesseur

    Benoît XVI, Saint Maxime le Confesseur, Audience générale du 25 juin 2008, traduction du frère Michel Taillé, in La documentation catholique.

    Préambule

    Catéchèse du mercredi par le saint Père le Pape Benoît XVI

    Je voudrais vous présenter aujourd’hui la grande figure de l’un des Pères de l’Église d’Orient de l’Antiquité tardive. Il s’agit d’un moine, saint Maxime, qui obtint le titre de « Confesseur » cher à la tradition chrétienne, pour le courage intrépide avec lequel il sut témoigner – confesser – aussi à travers la souffrance, de l’intégrité de sa foi en Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, Sauveur du monde.

    Maxime naquit en Palestine, la terre du Seigneur, aux alentours de 580. Encore enfant, il fut orienté vers la vie monastique et l’étude des Écritures, y compris à travers les œuvres d’Origène, le grand maître qui déjà au IIIe siècle était arrivé à « fixer » la tradition exégétique d’Alexandrie.

    De Jérusalem, Maxime se rendit à Constantinople d’où, devant les invasions barbares, il se réfugia en Afrique. Il s’y distingua par le courage extrême avec lequel il défendit l’orthodoxie. Maxime n’acceptait aucune réduction de l’humanité du Christ. Une théorie était née selon laquelle dans le Christ il n’y avait qu’une volonté, la volonté divine. Pour défendre l’unicité de sa personne, on niait en lui une véritable volonté humaine qui lui fût propre. Et, à première vue, cela pouvait sembler une bonne chose qu’il en fût ainsi, que dans le Christ il n’ait qu’une seule volonté. Mais saint Maxime comprit immédiatement que cela réduirait à néant le mystère du salut, parce qu’une humanité sans volonté, un homme sans volonté, n’est pas véritablement un homme, c’est un homme amputé. Donc l’homme Jésus-Christ n’aurait pas été véritablement un homme, il n’aurait pas vécu le drame de l’être humain, qui consiste justement dans la difficulté de conformer notre volonté avec la vérité de l’être. Et ainsi saint Maxime affirme avec grande détermination : la Sainte Écriture ne nous montre pas un homme amputé, sans volonté, mais un homme complet ; Dieu en Jésus-Christ a réellement assumé la totalité de l’être humain, à l’exception évidente du péché, et donc également une volonté humaine. Les choses dites ainsi paraissent claires : ou bien le Christ est homme ou bien il ne l’est pas. S’il est homme, il a naturellement une volonté humaine. Mais surgit alors le problème : n’aboutit-on pas ainsi à une sorte de dualisme ? N’en arrive-t-on pas à reconnaître deux personnalités complètes : raison, volonté, sentiment ? Comment surmonter le dualisme, conserver la totalité de l’être humain et cependant affirmer l’unité de la personne du Christ qui n’était pas schizophrène ? Et saint Maxime démontre que l’homme trouve son unité, l’intégration de lui-même, sa totalité, non pas en s’enfermant sur lui-même, mais en se dépassant, en sortant de de lui-même. Ainsi, de même dans le Christ, sortant de soi-même, c’est en Dieu, dans le Fils de Dieu, que l’humanité se trouve elle-même. Il n’est nullement besoin d’amputer l’homme pour expliquer l’Incarnation : il suffit seulement de comprendre le dynamisme de l’être humain qui ne se réalise qu’en sortant de soi ; ce n’est qu’en Dieu que nous nous trouvons nous-mêmes, que nous nous trouvons en totalité et en plénitude. On voit bien que ce n’est pas celui qui se renferme sur lui-même qui est un homme complet, mais c’est l’homme qui s’ouvre et qui sort de lui-même, qui devient complet et trouve lui-même sa véritable humanité précisément dans le Fils de Dieu. Pour saint Maxime, une telle vision ne s’arrête pas au stade de la spéculation philosophique ; il en voit la réalisation dans la vie concrète de Jésus, avant tout dans le drame de Gethsémani.

    Dans ce drame de l’agonie de Jésus, de l’angoisse de la mort, de l’opposition entre la volonté humaine de ne pas mourir et la volonté divine qui s’offre à la mort, dans ce drame de Gethsémani, se réalise tout le drame humain, le drame de notre rédemption. Saint Maxime nous dit, et nous savons bien que cela est exact : Adam, et Adam c’est nous, pensait que le non fût le point culminant de la liberté. Il n’y aurait que celui qui est capable de dire ’non’ qui serait réellement libre ; pour réaliser réellement sa liberté, l’homme doit dire non à Dieu ; de la sorte seulement pense-t-il être finalement lui-même, être arrivé au summum de la liberté. Cette tendance, la nature humaine du Christ la portait aussi en elle, mais Jésus l’a surmontée parce qu’il voyait que ce n’est pas le non qui est le maximum de la liberté. Le maximum de la liberté c’est le oui, la conformité avec la volonté de Dieu. L’homme ne devient réellement lui-même que dans le oui : ce n’est que dans la grande ouverture du oui, dans l’unification de sa volonté avec la volonté divine que l’homme s’ouvre immensément, qu’il devient « divin ». Être comme Dieu, voilà ce que désirait Adam, c’est-à-dire, être complètement libre. Mais il n’est pas divin, il n’est pas complètement libre l’homme qui se referme sur lui-même ; il l’est en sortant de lui-même, c’est dans le oui qu’il devient libre ; c’est là que se situe le drame de Gethsémani : non pas ma volonté, mais la tienne. C’est en transférant la volonté humaine dans la volonté divine que naît l’homme véritable et que nous sommes rachetés.

    Mutilé et condamné à l’exil

    Saint Maxime le Confesseur

    Tel est, exprimé brièvement, le point central de ce que voulait dire saint Maxime, et là nous constatons que tout l’être humain est en question ; là se situe toute la question de notre vie. Saint Maxime avait déjà des problèmes en Afrique quand il défendait cette vision de l’homme et de Dieu ; il fut ensuite appelé à Rome. En 649, il prit une part active au Concile du Latran, convoqué par le Pape Martin Ier pour la défense des deux volontés dans le Christ contre l’édit de l’empereur qui, pro bono pacis, interdisait de discuter de cette question. Le Pape Martin eut à payer chèrement son courage : bien que de santé défaillante, il fut arrêté et traduit en justice à Constantinople. Soumis à procès, il fut condamné à mort mais obtint que sa condamnation soit commuée en une peine d’exil à perpétuité, en Crimée, où il mourut le 16 septembre 655, après deux longues années d’humiliations et de tourments.

    Peu de temps après, en 662, vint le tour de Maxime qui, lui aussi s’opposant à l’empereur, continuait à répéter : « Il est impossible d’affirmer une seule volonté dans le Christ ! » (Cf. PG 91, col. 268-269). Si bien que, avec deux de ses disciples, qui se nommaient Anastase tous les deux, Maxime fut soumis à un procès exténuant, alors qu’il avait dépassé les 80 ans. Le tribunal impérial le condamna, sous l’accusation d’hérésie, à la cruelle mutilation de la langue et de la main droite, les deux organes avec lesquels, par la parole et par l’écrit, Maxime avait combattu la doctrine erronée d’une unique volonté dans le Christ. Pour finir, le saint moine ainsi mutilé fut exilé en Colchide [Géorgie actuelle], sur la mer Noire, où il allait mourir, épuisé par les souffrances imposées, à l’âge de 82 ans, le 13 août de la même année 662.

    Parlant de la vie de Maxime, nous avons fait allusion à son œuvre littéraire en défense de l’orthodoxie. Je faisais référence particulièrement à la Dispute avec Pyrrhos, ancien patriarche de Constantinople, par laquelle il réussit à persuader l’adversaire de ses erreurs. Avec grande honnêteté, en effet, Pyrrhos concluait ainsi la Dispute : « Je demande pardon pour moi et pour ceux qui m’ont précédé : par ignorance, nous sommes arrivés à ces pensées et ces argumentations absurdes ; je prie pour que l’on trouve le moyen d’effacer ces absurdités, sauvegardant la mémoire de ceux qui se sont trompés » (PG 91, col. 352.). Nous sont aussi parvenues quelques dizaines d’œuvres importantes, parmi lesquelles se détache la Mystagogie, un des écrits les plus significatifs de saint Maxime, où il rassemble en une synthèse bien structurée sa pensée théologique.

    La pensée de saint Maxime n’est jamais une pensée uniquement théologique spéculative, repliée sur elle-même, parce qu’il a toujours comme point de départ la réalité concrète du monde et de son salut. Dans un tel contexte, où il eut à souffrir, il ne pouvait s’évader en des affirmations philosophiques purement théoriques ; il lui fallait rechercher le sens de la vie, se demandant : qui suis-je, qu’est-ce que le monde ? À l’homme, créé à son image et ressemblance, Dieu a confié la mission d’unifier le cosmos. Et tout comme le Christ a unifié en lui-même l’être humain, en l’homme le Créateur a unifié le cosmos. Il nous a montré comment unifier le cosmos dans la communion du Christ et ainsi accéder réellement à un monde racheté. Fait référence à cette puissante vision du salut l’un des plus grands théologiens du XXe siècle, Hans Urs von Balthasar, qui, ’relançant’ la figure de Maxime, en définit la pensée par l’expression incisive de « Kosmische Liturgie », liturgie cosmique. Au centre de cette liturgie solennelle est toujours présent Jésus-Christ, unique sauveur du monde. L’efficacité de son action salvifique, qui a définitivement unifié le cosmos, est garantie par le fait que, tout en étant Dieu en tout, il est intégralement homme, y compris avec l’« énergie » et la volonté de l’homme.

    Aucun compromis

    Saint Maxime le Confesseur : Dieu est Souffle, il traverse tout, rien ne l'enferme, rien ne le capte

    La vie et la pensée de Maxime sont toujours puissamment illuminées par un immense courage dans le témoignage à la réalité intégrale du Christ, sans aucune réduction ni compromis. Apparaît ainsi ce qu’est véritablement l’homme, comment nous devons vivre pour répondre à notre vocation.

    Nous devons vivre unis à Dieu pour être ainsi unis à nous-mêmes et au cosmos, donnant leur forme juste au cosmos lui-même et à l’humanité. Le oui universel du Christ nous montre également avec clarté comment donner leur juste place aux autres valeurs. Ici, nous pensons aux valeurs qui sont aujourd’hui défendues à juste titre, comme la tolérance, la liberté, le dialogue. Mais une tolérance qui ne saurait plus distinguer entre le bien et le mal deviendrait chaotique et autodestructrice. Tout comme une liberté qui, ne respectant pas la liberté d’autrui et ne trouvant pas le juste milieu entre les diverses libertés, deviendrait anarchique et détruirait l’autorité. Le dialogue qui ne sait plus sur quoi dialoguer devient un bavardage creux. Toutes ces valeurs sont belles et fondamentales, mais elles ne peuvent rester valeurs véritables que si elles ont un point de référence qui les unit et leur donne la véritable authenticité. Ce point de référence de la synthèse entre Dieu et le cosmos, c’est la figure du Christ dans laquelle nous apprenons la vérité de nous-mêmes et apprenons ainsi où situer les autres valeurs, parce que nous découvrons leur signification authentique. Jésus-Christ est le point de référence qui met en lumière toutes les autres valeurs. Ici est le point d’arrivée du témoignage de ce grand confesseur. Et c’est ainsi que, finalement, le Christ nous indique que le cosmos doit devenir liturgie, gloire de Dieu, et que l’adoration est le commencement de la vraie transformation du monde, de son vrai renouvellement.

    C’est pourquoi je voudrais conclure par une citation fondamentale des œuvres de saint Maxime :

    Nous adorons un seul Fils, en unité avec le Père et avec l’Esprit Saint, comme il en était dans les temps, et maintenant aussi, et pour tous les temps, et pour les temps après les temps. Amen ! (PG 91, col 269).

    Bénédictions de saint Blaise contre les maux de gorge

    Saint Blaise guérissant un enfant qui s'étouffait avec une arête« Apprends, misérable, que je suis le serviteur de Notre Seigneur Jésus-Christ et que je n’adore pas les démons ! »
    Saint Blaise au préfet Agricolaüs. Actes du martyre.

    Réputé pour ses dons de thaumaturge, saint Blaise avait en particulier sauvé la vie à un enfant qu’une arête, prise dans le gosier, étouffait. Pour cette raison, il est invoqué pour guérir les maux de gorge. Le rituel romain prévoit le 3 février une bénédiction spéciale de deux cierges en son honneur, cierges que le prêtre impose ensuite sur la gorge des fidèles qui le désirent et qui pour cela viennent s’agenouiller après la messe devant l’autel. C’est de coutume que les deux cierges croisés sur la gorge des fidèles soient reliés par un ruban rouge. Normalement, les cierges sont allumés, mais l’on peut s’en abstenir. En Europe centrale, il existe en certains lieux un support en forme de croix qui permet de tenir les cierges allumés tout en recueillant la cire qui s’écoule. Une seconde bénédiction des aliments pour soigner les maux de gorges, qu’on trouvait dans beaucoup d’anciens rituels, a été introduite dans le Rituel romain en 1883 (avec quelques modifications dans le texte de l’oraison).

    A Sébaste, en Arménie, la passion de saint Blaise, évêque et martyr. Ce grand thaumaturge subit, sous le préfet Agricolaüs, une longue flagellation ; attaché à un poteau où on lui déchira le corps avec des peignes de fer, il fut ensuite enfermé dans un horrible cachot, puis on le jeta dans un lac d’où il sortit sain et sauf ; enfin, sur l’ordre du même juge, il eut la tête tranchée, et avec lui deux enfants subirent le même sort. Auparavant, sept femmes qui avaient recueilli les gouttes de sang qui coulaient de son corps furent à ce signe reconnues comme chrétiennes et, après avoir enduré de cruels tourments, furent elles-mêmes mises à mort par le glaive. Martyrologe romain, au 3 février.

     

    Benedictio Candelarum

    in Festo S. Blasii Episcopi et Martyris

     

     

    Bénédiction des Cierges

    en la Fête de St Blaise Évêque et Martyr

     

    ℣. Adjutórium nostrum in nómine Dómini.

    ℣. Notre secours est dans le nom du Seigneur.

    ℟. Qui fecit cœlum et terram. ℟. Qui a fait ciel & terre.
    ℣. Dóminus vobíscum. ℣. Le Seigneur est avec vous.
    ℟. Et cum spíritu tuo. ℟. Et avec ton esprit.
    Orémus. Prions.
    Omnípotens et mitíssime Deus, qui ómnium mundi diversitátes solo verbo creásti et hóminum reformatiónem illud idem Verbum, per quod facta sunt ómnia, incarnári voluísti : qui magnus es et imménsus, terríbilis atque laudábilis, ac fáciens mirabília : pro cujus fídei confessióne gloriósus Martyr et Póntifex Blásius, diversórum tormentórum généra non pavéscens, martyrii palmam felíciter est adéptus : quique eídem, inter céteras grátias, hanc prærogatívam contulísti, ut quoscúmque gútturis morbos tua virtúte curáret ; majestátem tuam supplíciter exorámus, ut non inspéctu reátus nostri, sed ejus placátus méritis et précibus, hanc ceræ creatúram bene†dícere ac sancti†ficáre tua venerábili pietáte dignéris, tuam grátiam infúndendo ; ut omnes, quorum colla per eam ex bona fide tacta fúerint, a quocúmque gútturis morbo, ipsíus passiónis méritis, liberéntur, et in Ecclésia sancta tua sani et hílares tibi gratiárum réferant actiónes, laudéntque nomen tuum gloriósum, quod est benedíctum in sæcula sæculórum. Per Dóminum nostrum Jesum Christum Fílium tuum, qui tecum vivit et regnat in unitáte Spíritus Sancti Deus, per ómnia sæcula sæculórum. Dieu tout-puissant et très doux, par votre seul Verbe vous avez créé les multiples choses de ce monde, et vous avez voulu que ce même Verbe, par qui toutes choses ont été faites, prenne chair pour racheter l’humanité ; vous qui êtes grand et immense, redoutable et louable, qui faites merveilles, vous pour qui le glorieux Blaise, Martyr & Pontife a fait confession de sa foi, sans craindre toutes sortes de tourments et en accueillant dans la joie la palme du martyre, en vertu du pouvoir – entre autres dons – que vous lui avez accordé de guérir toutes les affections de la gorge, nous supplions votre majesté : que, sans tenir compte de notre péché mais seulement de ses mérites et de ses prières, vous daignez en votre grande bonté bénir et sanctifier ces créatures de cires et y répandre votre grâce. Que tous ceux dont le cou sera – avec foi – touché par elles, soient libérés de toute maladie de la gorge, par les mérites de la passion de votre Martyr ; que, guéris et joyeux, ils reviennent vous rendre grâce dans votre Eglise sainte, et qu’ils louent votre nom glorieux, qui est béni dans les siècles des siècles. Par Notre Seigneur Jésus-Christ, votre Fils, qui avec vous vit & règne en l’unité du Saint Esprit, Dieu pour les siècles des siècles.
    ℟. Amen. ℟. Amen.

    Et aspergantur aqua benedicta.
    Deinde Sacerdos duos cereos in modum crucis aptatos apponit sub mento gutturi singulorum, qui benedicendi sunt, ipsis ante Altare genuflectentibus, dicens :

    Et on les asperge d’eau bénite.
    Ensuite, le Prêtre appose deux cierges disposés en forme de croix sous le menton de chacun de ceux qui doivent être bénis, à genoux devant l’autel, en disant :

    Per intercessiónem sancti Blásii, Epíscopi et Mártyris, líberet te Deus a malo gútturis, et a quólibet álio malo. In nómine Patris, et Fílii, et Spíritus Sancti. Que par l’intercession de saint Blaise, Evêque et Martyr, Dieu te libère du mal de gorge et de tout autre mal, au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.
     

    Benedictio panis, vini, aquæ et fructuum

    contra gutturis ægritudinem

    in Festo S. Blasii Episcopi et Martyris

    Approbata a S. R. C. die 25 Sept. 1883

     

    Bénédiction du pain, du vin, de l’eau et des fruits

    contre le mal de gorge

    en la Fête de St Blaise Évêque et Martyr

    Approuvée par la S.C.R. le 25 sept. 1883

    ℣. Adjutórium nostrum in nómine Dómini. ℣. Notre secours est dans le nom du Seigneur.
    ℟. Qui fecit cœlum et terram. ℟. Qui a fait ciel & terre.
    ℣. Dóminus vobíscum. ℣. Le Seigneur est avec vous.
    ℟. Et cum spíritu tuo. ℟. Et avec ton esprit.
    Orémus. Prions.
    Salvátor mundi Deus, qui hodiérnam diem beatíssími Blásii martýrio consecrásti, quique eídem inter céteras grátias, hanc prærogatívam contulísti, ut, quoscúmque gútturis morbos tua virtúte curáret : ineffábilem misericórdiam tuam supplíciter exorámus, et pétimus ; ut hos panes, vinum, aquam et fructus, quæ plebs fidélis tibi devóte hódie ad sanctificándum áttulit, tua pietáte bene†dícere et sancti†ficáre dignéris : ut, qui ex his gustáverint, ab omni gútturis plaga, et quavis ália ánimæ et córporis infirmitáte, méritis et intercessióne eiúsdem beáti Blásii Mártyris tui atque Pontíficis, plenam recípiant sanitátem : Qui vivis et regnas Deus in sǽcula sæculórum. Dieu, Sauveur du monde, qui avez consacré ce jour par le martyre du très bienheureux Blaise, et lui avez accordé cette prérogative, parmi d’autres grâces, de guérir toutes les maladies de la gorge : Nous prions en suppliant votre miséricorde ineffable, et nous vous demandons de daigner bé†nir et sancti†fier par votre piété ces pains, ce vin, cette eau et ces fruits que votre peuple fidèle vous a apportés aujourd’hui dévotement pour être bénits ; pour que tous ceux qui en goûteront soient libérés de toute plaie de la gorge, et de toute autre infirmité de l’âme et du corps et qu’ils reçoivent une bonne santé, par les mérites et l’intercession de ce même bienheureux Blaise, votre Martyr et Pontife : vous qui vivez et régnez, Dieu, pour les siècles des siècles.
    ℟. Amen. ℟. Amen.
    Et aspergantur aqua benedicta. Et ils sont aspergés d’eau bénite.

    Programme du dimanche de la Sexagésime

    Saint-Eugène, le dimanche 3 février 2013, grand’messe de 11h.

    A l’issue de la messe sera donnée la bénédiction de saint Blaise

    saint-blaise.jpg

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    Programme du XXXVème dimanche après la Pentecôte – saint Maxime le Confesseur – saint Néophyte – ton 2

    Saint Maxime le ConfesseurParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 2 février 2013 du calendrier grégorien, 21 janvier 2013 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton II de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour la mémoire de notre vénérable père saint Maxime le Confesseur, ainsi que celle du saint martyr Néophyte.

    Saint Maxime le Confesseur fut au VIIème siècle un ardent théologien de la foi orthodoxe telle que le concile œcuménique de Chalcédoine l’avait exprimée, face à l’hérésie dans laquelle était tombée le patriarche de Constantinople Serge, qui avait élaboré une théologie bancale (le monoénergisme : une seule énergie dans le Christ) en vue de plaire à la volonté impériale de se rallier les monophysites de Syrie & d’Egypte. Lors de la promulgation du décret impérial de 638 visant à instaurer officiellement dans l’empire la thèse tout aussi erronée du monothélisme (une seule volonté dans le Christ), Maxime travailla par ses écrits et ses prédications à ruiner cette nouvelle hérésie : si le Christ n’a qu’une seule volonté (ou une seule énergie), alors il ne serait pas pleinement homme ET pleinement Dieu.

    En tant que moine, saint Maxime ne put pas participer au synode du Latran réunit par le Pape Martin Ier à Rome en 649 qui condamna le monothélisme de Constantinople, mais il inspira sans doute la décision finale des 105 évêques et contribua à la rédaction des Actes du concile. Outre son engagement pour la défense de la foi de Chalcédoine, saint Maxime laissa bien d’autres écrits dont sa Mystagogie, traité de théologie liturgique de premier plan.

    En 653, saint Maxime fut arrêté par Constant II en même temps que le saint pape Martin Ier. Lors de son procès à Constantinople, Maxime refusa de se déclarer en communion avec le patriarche de Constantinople. Cela lui valut d’être exilé à Bizya, sur les rives de la mer Noire, en 655. Il refusa les offres de pardon et de réconciliation de l’empereur et du patriarche de Constantinople, partisans du monothélisme : « Ce n’est pas mon intention de déplaire à l’Empereur, mais je ne puis me résoudre à offenser Dieu », déclarait-il.
    Il fut convoqué de nouveau à Constantinople en 662, et jugé à nouveau par les évêques et les sénateurs byzantins. Torturé, saint Maxime eut la langue et la main droite coupées, les deux organes avec lesquels, par la parole et par l’écrit, il avait combattu la doctrine erronée d’une unique volonté dans le Christ.

    Déporté dans le pays des Lazes, à l’est de la mer Noire et au nord de l’actuelle Géorgie, il devait y mourir des suites de ses blessures le 13 août 662. Sa grande fermeté dans la foi ainsi que les mauvais traitements qu’il reçut lui valurent le titre de « Confesseur » de la foi. Le rit romain célèbre sa mémoire au 13 août, à la date de sa naissance au ciel. Le rit byzantin le célèbre également le 13 août, il est possible que la fête byzantine du 21 janvier ait pu être instituée pour le placer avec les autres grands docteurs qui sont commémorés durant le mois de janvier. Le rit byzantin commémore une troisième fois saint Maxime le Confesseur le 20 septembre, avec le Pape saint Martin.

    Voici la notice du Martyrologe romain au 13 août :

    A Constantinople, saint Maxime, abbé, illustre par sa science et son zèle pour la vérité catholique. Comme il combattait courageusement contre les monothélites, l’empereur hérétique Constant lui fit couper les mains & la langue, le relégua ensuite dans la Chersonèse, où Maxime, après cette glorieuse confession, rendit son âme à Dieu. En même temps, deux de ses disciples nommés Anastase, et plusieurs autres, souffrirent divers tourments & un exil rigoureux.

    Voici quelques citations de saint Maxime :

    Si tu as du ressentiment contre quelqu’un, prie pour lui et tu empêcheras la passion d’aller plus avant. Par la prière, tu soustrairas la tristesse au souvenir du mal qui t’a été fait. Parvenu à l’amour et à la bienveillance, tu effaceras complètement de l’âme la passion. Et si un autre a du ressentiment contre toi, fais-lui du bien, sois humble, vis avec lui en paix, et tu le délivreras de la passion. Saint Maxime le Confesseur, Centuries sur l’amour.

    Quand, par le désir ardent de l’amour, l’intelligence émigre vers Dieu, alors elle ne sent absolument plus aucun des êtres. Tout illuminée par la lumière infinie de Dieu, elle est insensible à tout ce qu’il a créé, de même que l’oeil ne voit plus les étoiles quand le soleil se lève. Saint Maxime le Confesseur, Centuries sur l’amour.

    Bien des choses que font les hommes sont naturellement bonnes. Mais elles peuvent aussi ne pas être bonnes à cause de leur motif. Ainsi le jeûne, les veilles, la prière, la psalmodie, l’aumône et l’hospitalité sont naturellement des oeuvres bonnes. Mais quand elles sont faites par vanité, elles ne sont pas bonnes. Saint Maxime le Confesseur, Centuries sur l’amour.

    *

    Saint Néophyte de Nicée, né de parents chrétiens, reçut la palme du martyre dans cette ville de Bithynie lors de la grande persécution de Dioclétien au début du IVème siècle.

    Le rit romain en célèbre la mémoire le 20 janvier :

    A Nicée, en Bithynie, saint Néophyte, martyr. Agé de quinze ans, il fut battu de verges, jeté dans une fournaise ardente, exposé aux bêtes ; comme il n’en avait éprouvé aucune atteinte & qu’il persistait à confesser la foi du Christ, il fut mis à mort par le glaire. Martyrologe romain au 20 janvier.

    *

    Aux heures
    A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Martyr. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du dimanche.
    A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Vénérable Père. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : du dimanche.

    Tropaires des Béatitudes : huit tropaires du ton dominical occurrent.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : * Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi !
    2. Tropaire du Vénérable Père, ton 8 : Guide de l’orthodoxie, modèle de piété et de pureté * qui illumine le monde entier, toi qui, empli d’esprit divin, es l’ornement des moines, * ô sage Maxime, qui as tout illuminé par tes enseignements, ** lyre spirituelle, intercède auprès du Christ Dieu pour le salut de nos âmes.
    3. Tropaire du Martyr, ton 4 : Ton Martyr Néophyte, Seigneur, pour le combat qu’il a mené * a reçu de toi, notre Dieu, la couronne d’immortalité; * animé de ta force, il a terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons; ** par ses prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.
    4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    5. Kondakion du Vénérable Père, ton 8 : L’ami de la Trinité, Maxime le Grand * qui enseigna clairement la divine foi * pour glorifier le Christ en deux natures, deux volontés, et deux énergies, * vénérons-le comme il se doit, fidèles, par des cantiques en lui disant : ** Réjouis-toi, prédicateur de la foi.
    6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    7. Kondakion du dimanche, ton 2 : Lorsque tu es ressuscité du tombeau, Sauveur tout-puissant, * l’Enfer à la vue de ce miracle fut saisi de frayeur ; * les morts se sont levés et, te voyant, la création partage ta joie, * Adam s’unit à l’allégresse ; ** et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.

    Prokimen
    Du dimanche, ton 2 :
    ℟. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14).
    ℣. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18).

    Epître
    Du dimanche : 1 Timothée (§ 280) I, 15-17.

    Alleluia
    Du dimanche, ton 2 :
    ℣. Qu’il te réponde, le Seigneur, au jour d’angoisse, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob ! (Psaume 19, 1).
    ℣. Seigneur, sauve le roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquons (Psaume 19, 10).

    Evangile
    Du dimanche : Luc (§ 93) XVIII, 35-43.

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    Des saints : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

    Programme de la fête de la Purification de la Sainte Vierge au Temple

    Saint-Eugène, le samedi 2 février 2013, messe de 9h30 (répétition pour les choristes à 9h).

    > Catéchisme sur la fête de la Purification

    Mais celui qui veut partir ainsi doit venir au temple, venir à Jérusalem, attendre l’Oint du Seigneur, recevoir dans ses mains le Verbe de Dieu, l’embrasser par ses bonnes œuvres qui sont comme les bras de la foi. Alors il s’en ira paisiblement, et ne verra point la mort éternelle, puisqu’il aura vu la Vie. Tu vois que la naissance du Seigneur répand la grâce avec abondance sur toute sorte de personnes, et que le don de prophétie est refusé aux incrédules, mais non aux justes. Voici donc Siméon prophétisant que le Seigneur Jésus-Christ est venu pour la ruine et pour la résurrection d’un grand nombre, pour discerner ce que méritent les bons et les méchants, et pour décerner, juge infaillible, juge équitable, des supplices ou des récompenses, selon la qualité de nos actes.

    Homélie de saint Ambroise, évêque, IXème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

    • Procession d’entrée : Fumant Sabæis – hymne pour la Fête de la Purification – texte de Jean-Baptiste de Santeul, chanoine de Saint-Victor de Paris (Hymni sacri et novi, 1689) – plain-chant composé par l’abbé Pierre Robert (1618 † 1699), maître de chapelle des cathédrales de Senlis, Reims et Paris, et de la Chapelle royale
    • Bénédiction des cierges
    • Distribution des cierges bénis :
      Cantique de Siméon: Nunc dimittis (Luc 2, 29-31) – Faux-bourdon du 8ème ton par Maxime Kovalevski (1903 † 1988)
      Ave gratia plena, antienne de l’ancien rit parisien, tropaire de cette même fête au rit byzantin, anciennement traduit en latin
      Antienne Exsurge, Domine
    • Procession de la Chandeleur : antiennes Adorna thalamum & Responsum accepit – répons Obtulerunt pro eo. L’antienne Adorna thalamum est un des apostiches idiomèles des grandes vêpres de cette fête au rit byzantin, composition de saint Cosmas de Maïouma († vers 787), introduite par la suite comme antienne processionnelle dans le rit romain.
    • Kyrie IV – Cunctipotens Genitor Deus
    • Gloria IV
    • Trait : Cantique de Siméon: Nunc dimittis (Luc 2, 29-31) – Faux-bourdon du 8ème ton par Maxime Kovalevski (1903 † 1988)
    • Credo III
    • Et incarnatus est de la Messe de Minuit pour Noël de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, du Dauphin, fils de Louis XIV et de la Sainte Chapelle
    • Pendant les encensements de l’offertoire : Stupete gentes – hymne pour la Fête de la Purification – texte de Jean-Baptiste de Santeul – plain-chant de Nicolas-Antoine Lebègue (1631 † 1701), organiste de Saint-Merry et du roi à Versailles – traduction extraite du Missel de Paris latin-français de 1764.
    • Sanctus de la Messe de Minuit de Marc-Antoine Charpentier, sur le vieux noël « O Dieu que n’estois-je ne vie »
    • Après la Consécration : O salutaris Hostia d’après Alexis V. Kastorsky (1869 † 1944), chantre de la chapelle impériale de Saint-Pétersbourg – adaptation Henri de Villiers
    • Agnus Dei de la Messe de Minuit de Marc-Antoine Charpentier, sur le vieux noël « A Minuit fut fait un réveil »
    • Pendant la communion : In festo Purificationis – motet pour la Chandeleur (H. 318) – Marc-Antoine Charpentier
    • Ite missa est IV
    • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
    • Procession de sortie : Sion orne ta chambre nuptiale – Antienne Adorna thalamum de saint Cosmas de Maïouma – adaptation de Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris

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    Programme du XXXIVème dimanche après la Pentecôte – clôture de la Théophanie – ton 1

    Théophanie de Notre SeigneurParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 27 janvier 2013 du calendrier grégorien – 14 janvier 2013 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton I de l’Octoèque. Ce dimanche est aussi le jour de la clôture de l’Epiphanie. Dans le rit byzantin, la grande fête de la Théophanie est précédée de 4 jours d’avant-fête, du 2 au 5 janvier et suivie de 8 jours d’après-fête, du 7 au 14 janvier, pendant lesquels l’office du jour se combine avec celui de la fête. Le dernier jour est celui de la clôture de la fête, le 14 janvier donc.

    Aux heures
    A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du dimanche.
    A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : de la fête.

    Tropaires des Béatitudes : Six tropaires du ton occurrent auxquels on ajoute 4 tropaires de la 9ème ode des deux canons :
    1. David, viens en esprit auprès des baptisés, * et dis-leur ce chant: * De Dieu en votre foi * approchez-vous, et vous serez illuminés ; * un pauvre a crié – en sa chute c’est Adam -, * le Seigneur l’écoute, il est venu * dans les flots du Jourdain vers l’homme corrompu ** lui apporter le renouveau.
    2. Isaïe proclame : Lavez-vous, purifiez-vous, * ôtez votre perversité * de devant la face du Seigneur ;* venez à l’eau vive, ceux qui avez soif ; * car pour les fidèles s’approchant de lui * le Christ fait sourdre l’eau du renouveau * et pour la vie éternelle ** les baptise dans l’Esprit.
    3. C’est la faute des mortels * que le Seigneur en ce jour * engloutit dans les ondes. Il est mon Fils bien-aimé : * tel est le témoignage * que le Maître en ce jour reçoit d’en haut. Voici que le Seigneur * est venu lui-même en ce jour * sanctifier la nature des eaux. Aujourd’hui le Seigneur * des mains du Précurseur ** reçoit le Baptême.
    4. Ce qu’à Moïse le buisson a révélé, * nous le savons accompli selon le merveilleux dessein; * comme demeura sauve la Vierge portant le Feu, * lorsqu’elle enfanta le lumineux Bienfaiteur, ** ainsi les flots du Jourdain l’accueillant.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * « Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »
    2. Tropaire de la fête, ton 1 : Dans le Jourdain, lorsque tu fus baptisé, Seigneur, * à l’univers fut révélé l’adoration de la sainte Trinité ; * en ta faveur se fit entendre la voix du Père * te désignant comme son Fils bien-aimé; * et l’Esprit sous forme de colombe * confirma la vérité du témoignage. * Christ notre Dieu qui t’es manifesté, ** illuminateur du monde, gloire à toi.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion du dimanche, ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, * tu as ressuscité le monde avec toi ; * la nature humaine te chante comme Dieu, * la mort s’évanouit, * Adam jubile, Seigneur, * & Eve, désormais libérée de ses liens, * proclame dans l’allégresse : ** O Christ, c’est toi qui accordes à tous la résurrection.
    6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    7. Kondakion de la fête, ton 4 : En ce jour de l’Epiphanie * l’univers a vu ta gloire * car, Seigneur, tu t’es manifesté * et sur nous resplendit ta lumière ; * c’est pourquoi en pleine connaissance nous te chantons : * Tu es venu et t’es manifesté, * Lumière inaccessible.

    Prokimen
    Du dimanche, ton 1 :
    ℟. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
    ℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).
    De la fête, ton 4 :
    ℟. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Le Seigneur est Dieu & il nous est apparu. (Psaume 117, 26-27).

    Epître
    Du dimanche : Colossiens (§ 258) III, 12-16.

    Alleluia
    De la fête, ton 4 :
    ℣. Apportez au Seigneur, enfants de Dieu ; apportez au Seigneur les petits des béliers : rendez au Seigneur la gloire et l’honneur qui lui sont dus (Psaume 28, 1).
    V/ La voix du Seigneur a retenti sur les eaux ; le Dieu de majesté a tonné ; le Seigneur sur une grande abondance d’eaux (Psaume 28, 3).
    Du dimanche, ton 1 :
    ℣. C’est Dieu qui me donne les vengeances & prosterne les peuples sous moi (Psaume 17, 48).

    Evangile
    Du dimanche : Luc (§ 91) XVIII, 18-27.

    Mégalinaire à la Mère de Dieu pendant l’anaphore
    Magnifie, mon âme, * la Toute-vénérable reine de l’armée des cieux, * la très sainte Vierge Mère de Dieu.
    O merveille qui dépasse tout esprit, * ton enfantement, Epouse immaculée ; * par toi, Mère bénie, ayant trouvé le salut, * nous t’offrons un chant d’action de grâces mérité ** & comme bienfaitrice t’acclamons.

    Versets de communion
    De la fête : La grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, s’est manifestée (Tite, 2, 11).
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. Alleluia, alleluia, alleluia.

    Photos de la messe solennelle de Requiem pour Louis XVI – 21 janvier 2013

    Requiem solennel pour Louis XVI du 21 janvier 2013 : pendant l'absoute
    Ce 21 janvier voyait le 220ème anniversaire de la décapitation du roi Louis XVI et le 20ème anniversaire de la célébration du requiem pour le Roi à Saint-Eugène – Sainte-Cécile (Paris IX). La Schola Sainte Cécile a interprété à cette occasion la messe de Requiem de Cherubini commandée en 1816 par Louis XVIII en la mémoire du Roi-Martyr.

    Requiem solennel pour Louis XVI du 21 janvier 2013 :  les prières au bas de l'autel

    Les prières au bas de l’autel.
    Júdica me, Deus, et discérne causam meam de gente non sancta.
    Juge-moi, ô Dieu et séparez ma cause de celle d’une race impie : tirez-moi des mains de l’homme méchant et trompeur.

    Requiem solennel pour Louis XVI du 21 janvier 2013 : le clergé pendant le chant du Kyrie de la messe de Cherubini

    Pendant le chant du Kyrie de la messe de Cherubini.
    Le très bel ornement noir des messes solennelles des défunts a été offert à notre paroisse par la famille de Bourbon-Parme.

    Requiem solennel pour Louis XVI du 21 janvier 2013 : chant de l'évangile

    Chant de l’évangile de saint Jean par le diacre.
    Hæc est autem volúntas Patris mei, qui misit me : ut omnis, qui videt Fílium et credit in eum, hábeat vitam ætérnam, et ego resuscitábo eum in novíssimo die.
    Car c’est la volonté de mon Père, qui m’a envoyé, que tout homme qui voit le Fils et croit en lui possède la vie éternelle ; et moi je le ressusciterai au dernier jour.

    Requiem solennel pour Louis XVI du 21 janvier 2013 : aux encensements de l'offertoire

    Les encensements de l’offertoire.
    Dómine Jesu Christe, Rex glóriæ, líbera ánimas ómnium fidélium defunctórum de pœnis inférni, & de profúndo lacu.
    Seigneur Jésus-Christ, Roi de gloire, délivre les âmes de tous les fidèles défunts des peines de l’enfer et du gouffre sans fond.

    Requiem solennel pour Louis XVI du 21 janvier 2013 : à l'élévation du Corps du Seigneur

    L’élévation du Corps du Seigneur.
    Qui manducat meam carnem, et bibit meum sanguinem, habet vitam aeternam, et ego resuscitabo eum in novissimo die.
    Qui mange ma chair & boit mon sang aura la vie éternelle, et moi je le ressusciterai au dernier jour.

    Requiem solennel pour Louis XVI du 21 janvier 2013 : l'adoration du Corps du Seigneur, après la consécration

    L’adoration du Corps & du Sang du Seigneur, après la consécration des saintes espèces.
    Pie Iesu Dómine, dona eis requiem sempitérnam. Amen.
    Bon Jésus, donnez-leur le repos éternel. Amen.

    Requiem solennel pour Louis XVI du 21 janvier 2013 : le cordon de l'Ordre du Saint-Esprit, sur le catafalque

    Le cordon de l’Ordre du Saint-Esprit, sur le catafalque représentant le Roi.
    Emitte lucem tuam et veritatem tuam: ipsa me deduxerunt, et adduxerunt in montem sanctum tuum et in tabernacula tua.
    Envoie ta lumière & ta vérité : ce sont elles qui me conduiront, et me mèneront vers ta sainte montagne, dans ton tabernacle.

    Requiem solennel pour Louis XVI du 21 janvier 2013 : le catafalque représentant le Roi

    Le catafalque représentant le Roi.
    Lux ætérna lúceat eis, Dómine : * Cum sanctis tuis in ætérnum : quia pius es.
    Que la lumière éternelle brille sur eux, Seigneur, avec tes Saints, dans l’éternité, car tu es bon.

    Requiem solennel pour Louis XVI du 21 janvier 2013 : pendant l'absoute

    L’absoute finale.
    Líbera me, Dómine, de morte ætérna, in die illa treménda : * Quando cæli movéndi sunt & terra : † Dum véneris judicáre sæculum per ignem.
    Délivre-moi, Seigneur, de la mort éternelle, en ce jour terrible quand les cieux et la terre seront ébranlés, lorsque tu viendras juger l’univers par le feu.

    Crédits photographiques : Gonzague B., que nous remercions chaleureusement pour ce magnifique reportage photo.
    Plus de photos en ligne sur Picasa.
    Voyez aussi l’homélie prononcée par M. l’Abbé Iborra.