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La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Pentecôte à Rome

Allumage des cierges du maître-autel avant la grand’messe à la Trinité des Pèlerins.

Accénde lumen sénsibus,
Infúnde amórem córdibus,
Infírma nostri córporis
Virtúte firmans pérpeti.

Allume en nos sens ta lumière,
Déverse ton amour en nos cœurs,
Guéris nos corps
En leur conférant ta force. (Hymne des vêpres de la Pentecôte dans le rit romain)

Aux encensements de l’offertoire – messe solennelle à la Trinité des Pèlerins.

Confírma * hoc, Deus, quod operátus es in nobis : a templo tuo, quod est in Jerusalem, tibi ófferent reges múnera, alleluia. (Offertoire de la messe de la Pentecôte dans le rit romain)

Aux encensements de l’offertoire – messe solennelle à la Trinité des Pèlerins.

Confirme, Dieu, ce que tu as opéré pour nous ; dans ton Temple, qui est en Jérusalem, les rois t’offriront des présents, alleluia. (Offertoire de la messe de la Pentecôte dans le rit romain)

Eglise accordée par le Pape à la Communauté Ethiopienne de Rome, via degli Specchi.

Alleluia, alleluia, alleluia. Sur Sanbat, il entra dans un bateau, menaça la mer, menaça les vents, et il leur dit: « Ne soyez point troublés et ne laissez point le doute entrer en vos cœurs. Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Je reviendrai et je vous prendrai, afin que vous puissiez être avec moi dans le Royaume céleste de mon Père ». (Mazmur de la Sanctification (= « messe ») de ce septième dimanche après la Résurrection dans le rit éthiopien)

Русская Католическая Церковь
Chiesa Cattolica Russa
Russian Catholic Church

Plaque sur l’église Saint-Antoine-le-Grand du Russicum.

Les langues, jadis confondues * à cause de l’audace des bâtisseurs, * maintenant sont remplies de sagesse par la glorieuse connaissance de Dieu ; * jadis le Seigneur condamna * pour leur péché les impies, * maintenant le Christ illumine par l’Esprit les pécheurs ; * jadis en châtiment fut opérée * entre les langues la division : * entre elles maintenant se renouvelle l’harmonie * pour le salut de nos âmes. (Doxastikon des Apostiches idiomèles des vêpres de la Pentecôte dans le rit byzantin)

Divine liturgie du lundi de Pentecôte dans la chapelle des séminaristes du Russicum.

Béni sois-tu, ô Christ notre Dieu, * toi qui as envoyé le Saint-Esprit à des pêcheurs, * les transformant par ta sagesse * afin qu’ils prennent par leurs filets le monde entier. * Ami des hommes, gloire à toi. (Tropaire de la Pentecôte, ton 8, dans le rit byzantin)

L’Office romain, du VIème siècle à nos jours

L’Office romain, du VIème siècle à nos jours
Continuité ou rupture ?
Un essai d’évaluation critique

L’Office romain. Un rapide parcours historique

En 1971 paraissait la première édition de Liturgia Horarum juxta ritum romanum [1], qui supplantait le vénérable Breviarium romanum. L’un des objectifs des réformateurs de Vatican II était de rendre à l’Office divin son statut de prière du peuple de Dieu. Aujourd’hui les éditions en langue vernaculaire du nouvel Office [2] sont largement répandues et utilisées pour la prière communautaire et individuelle des chrétiens, clercs ou laïcs. Il nous a cependant paru bon de risquer une évaluation après quarante ans de pratique. Nous poserons donc ici deux questions cruciales : d’une part « L’Office divin actuel est-il vraiment le digne héritier du Bréviaire romain, ou marque-t-il une rupture avec une tradition séculaire ? » et d’autre part : « Les réformateurs, soucieux de rendre à tout le peuple chrétien la prière des heures, ont-ils atteint leur but ? » La brève reconstruction historique qui va suivre nous aidera à y répondre.

L’Office divin qui, « série d’offices non-sacramentels célébrés ou récités à intervalles réguliers pendant le jour (et la nuit) en vue de la sanctification du temps » [3], n’est sans doute apparu dans l’Eglise qu’aux environs du IVème siècle, après l’édit de Constantin. Nous en trouvons en effet les premières traces dans les récits de voyages d’Egérie [4], où l’auteur décrit, entre autres, les différents temps de prière dans les lieux saints de Jérusalem.

En 1949, Anton Baumstark a publié une étude devenue référence en la matière [5], dans laquelle il distingue deux types d’offices dans les premiers siècles, l’un dit « cathédral », célébré par l’évêque, le clergé et les chrétiens, et l’autre dit « monastique », réservé aux communautés d’anachorètes. Selon cet auteur, le rite cathédral comprenait seulement deux offices, le matin et le soir, avec une vigile la nuit du samedi au dimanche. Ces offices ne comprenaient qu’un petit nombre de psaumes, choisis en fonction de l’heure du jour, avec des chants et des répons ; tandis que la prière monastique supposait la récitation de tous les psaumes, du 1er au 150ème en une période donnée, la plupart du temps en une semaine. Ces offices monastiques étaient nombreux : aux prières de tierce, sexte et none qui sanctifiaient la journée, s’est ajoutée une prière tard dans la nuit, à minuit (distincte de la vigile avant l’aube) puis un office à la première heure (Prime) [6].

Offices monastique et cathédral n’étaient pas nécessairement concurrents, mais pouvaient se célébrer en complément dans la même église par des groupes différents, comme nous le voyons chez Egérie [7].

Au cours des siècles, alors que la structure de l’office de type cathédral s’est imposée en Orient, l’Eglise romaine a plutôt privilégié l’office de type monastique et l’importance de la récitation du psautier dans la sanctification du temps [8].

Aux origines de l’Office romain

On ne sait que très peu de choses sur l’Office romain avant le VIème siècle. Il semble cependant clair que l’on doive parler d’offices variés, et non d’une seule forme d’office. Dans les tituli, ou églises presbytérales, il est probable que l’on célébrait seulement les offices du matin et du soir dans la tradition cathédrale. Le sacramentaire de Vérone (316) et le sacramentaire gélasien (VIIème siècle) nous fournissent des oraisons pour le matin et le soir, mais se taisent quant à la structure des offices.

La plupart des auteurs estiment que l’office des basiliques, desservies par des moines, comportait la totalité des heures canoniales, de Vigiles à Complies, ce qui a influencé toute la tradition de l’Office occidental. Les descriptions des Règles du Maître [9] et de saint Benoît [10] sont, à ce sujet, sans doute dérivées de cette tradition romaine antique.

Au VIIIème siècle, la structure de l’Office basilical romain s’est répandue dans tout l’Occident latin. Dans nos contrées, c’est grâce aux efforts de Pépin le Bref (714-68) et de Chrodegang, évêque de Metz (†766) que l’usage romain a supplanté progressivement les vieilles coutumes gallicanes, efforts repris par Charlemagne (c. 742-814). Des documents comme le Liber Officialis et le Liber de ordine antiphonarii, œuvres d’Amalaire, évêque de Metz (†850) nous font découvrir comment les structures romaines de l’office se sont implantées en territoire Franc, ou plutôt associées aux variations locales, pour former un office appelé aujourd’hui romano-franc, qui comprenait une trame commune, en même temps que de nombreux ajouts locaux. Cette situation perdurera jusqu’au XIème siècle. [11]

Développements à partir du XIIIème siècle

Jusqu’au XIIIème siècle, cette structure, comme telle, n’a subi que très peu de changements. La surcharge dont souffrait l’Office au moment des réformes était plutôt causée par les nombreux ajouts qui ont complémenté le cursus ordinaire des heures canoniales au fil des années : psaumes graduels, psaumes de pénitence, Office des défunts, Office de la Sainte Vierge, Symbole de saint Athanase, litanies des saints, preces… avaient peu à peu alourdi, et ombragé l’Office quotidien. Ajoutons-y une prévalence des fêtes de saints sur le calendrier temporal, où revenaient régulièrement les psaumes et les lectures du commun des saints, au détriment du cursus ordinaire [12].

Sous le pontificat d’Innocent III (1198-1216), la codification du bréviaire de la Curie romaine devait alléger ce pensum en revenant essentiellement à la structure de l’Office romano-franc.

Il convient ici de clarifier la notion de « Bréviaire ». D’aucun s’imagine que ce terme désigne l’allègement, ou l’abréviation d’un Office autrefois plus long. Or, les premiers bréviaires constituaient plutôt la compilation en un seul volume de tous les éléments qui composent l’Office, jusqu’alors contenus dans des recueils séparés (antiphonaires, psautier, hymnaires…). Par la suite, le bréviaire est devenu un livre portable, que les clercs emmenaient en voyage pour la célébration privée.

La réforme d’Innocent III maintenait les principes séculaires de la lecture de l’Ecriture en un an, et de la récitation de tout le psautier sur la semaine, mais ne rétablissait pas la primauté du temporal sur le sanctoral. C’est l’adoption rapide de cet Office par l’Ordre des Franciscains et l’essor de ce dernier qui ont contribué à son expansion à tout l’Occident.

Un nouveau besoin de réforme se fit sentir aux environs du XVIème siècle, à une époque où la vie communautaire était en déclin. Les clercs, souvent seuls pour la récitation l’Office et accaparés par des tâches pastorales de plus en plus nombreuses, ressentaient lourdement la longueur des lectures tirées de l’Ecriture et les extraits de légendes des saints, les jours où le sanctoral était préféré au temporal. Le Pape Clément VII (1478-1534) chargea donc un cardinal espagnol du nom de Quinones (1485-1540) de penser une réforme radicale du bréviaire, afin d’en faciliter avant tout la récitation a solo. Les caractéristiques de cette réforme étaient la restauration absolue de la lecture continue de l’Ecriture et de la récitation hebdomadaire du psautier. Les psaumes étaient redistribués dans les différentes heures, sans modifications pour les fêtes. Plutôt que récités selon leur ordre dans le psautier, ils étaient choisis en fonction de l’heure. On notera également la place de l’hymne au début de l’Office et l’allégement des textes hagiographiques. Ce bréviaire rencontra cependant un certain nombre de détracteurs, parmi lesquels le théologien espagnol Jean de Arze [13]. Le reproche majeur de ce dernier à Quinones est qu’il élabore son Office presque exclusivement en fonction de la récitation de l’office en privé, abandonnant par là de nombreux éléments de l’Office choral.

Sensibles aux arguments de Arze, les Pères du Concile de Trente (1645-1663) instituèrent une commission pour la « correction » du bréviaire. Par la Bulle Quod a nobis (1568), le Pape Pie V interdit formellement le bréviaire de Quinones et promulgue officiellement le Breviarium Romanum, qui allait demeurer inchangé jusqu’au début du XXème siècle, et que nous connaissons sous le nom de Bréviaire du Concile de Trente [14]. Il est imposé à toute l’Eglise occidentale, mises à part quelques exceptions locales.

Le Concile de Trente a restitué à l’Office divin sa forme traditionnelle, simplifiée mais pas altérée. Il est donc remarquable que jusqu’en 1911, mises à part quelques adaptations, la structure de l’Office romain et monastique est restée celle que nous trouvons déjà dans les ouvrages d’Amalaire, au IXème siècle [15].

De Pie X à Vatican II

Dès le XVIIIème siècle, un désir croissant de réforme revint à la surface. Le souhait était avant tout de faciliter la récitation des heures par les clercs qui y étaient tenus (souvent accaparés par les tâches pastorales), en même temps que d’alléger celle-ci des nombreux éléments complémentaires, qui en obscurcissaient la véritable signification : sanctifier la journée.

Ce fut seulement Pie X, après quelques tentatives infructueuses de certains de ses prédécesseurs, qui instaura une commission pour réformer le bréviaire. Celle-ci bénéficiait des travaux de savants liturgistes du XIXème siècle, tels Guéranger et Battifol. Son principal objectif était de restaurer la récitation continue du psautier sur une semaine, en privilégiant l’Office du Temporal sur celui du Sanctoral, le férial sur les fêtes des saints.

Les Offices complémentaires (de la Sainte Vierge, des défunts) ne s’ajoutaient plus à l’office férial et les éléments annexes et de dévotion (preces, oraisons votives…) n’étaient plus prévus qu’à des jours particuliers. Cependant, la redistribution des psaumes eut pour autre résultat une structure qui modifiait radicalement le schéma inchangé depuis Amalaire. Woolfenden l’évalue de cette manière : « L’Office de rite romain a subi des changements radicaux au XXème siècle. En 1911, le pape Pie X a créé une Commission pour la réforme du Bréviaire, qui devait introduire un grand nombre de modifications, détruisant par là nombre d’éléments très anciens ou rendant leur signification moins évidente. » [16] L’un des changements les plus importants concerne directement notre propos. Il s’agit de l’abandon, à Laudes, de la récitation quotidienne des psaumes 148 à 150, qui ont pourtant donné leur nom à cette heure du jour. Nous y reviendrons plus loin.

Le pape promulgua le nouveau bréviaire par la Bulle Divino afflatu (1911), dans laquelle il stipule que cette réforme n’est que la première étape d’une révision en profondeur de l’Office divin. Si drastiques que soient ces changements, ils ne faisaient que préluder à la publication, après Vatican II, d’un Office d’une structure totalement modifiée.

Deux mouvements complémentaires allaient en effet se manifester dans la première moitié du XXème siècle. Le premier fut la publication, dans divers pays, de bréviaires abrégés bilingues (latin-langue du pays) à l’intention des laïcs. C’était là une ouverture au peuple de Dieu de ce que Pie XII appellera « la prière du Corps mystique du Christ », récitée par les clercs, à laquelle les laïcs sont invités à prendre part.

Le second, patronné par le Saint-Siège, concrétisait le désir émis par Pie X de réformer l’Office en profondeur. Il débuta par la nomination d’une commission, en 1948, qui prépara réellement le travail du Concile. Une première tâche déboucha sur l’édition d’une nouvelle traduction des psaumes, mais qui fut vite jugée impraticable.

Un premier succès, sous Jean XXIII, fut une révision du Codex rubricarum. Dans l’édition de 1961 [17], la primauté du férial sur le sanctoral était désormais chose acquise, et l’Office de Vigiles se composait désormais de neuf psaumes et trois lectures répartis le plus souvent sur un seul nocturne, à l’exception des jours de fêtes majeures [18]. Cependant, aucune réforme de fond n’avait encore été entreprise.

Liturgia Horarum…

Une nouvelle commission, préparatoire au deuxième Concile du Vatican, travailla de 1960 à 1962. C’est sur base de son travail qu’après la promulgation de la Constitution conciliaire sur la liturgie, Sacrosanctum Concilium, le Consilium ad Exsquendam Constitutionem de Sacra Liturgia reçut mission d’appliquer celle-ci. Elle était divisée en groupe (Cœtus), dont le neuvième fut en charge de réformer l’Office divin. C’est après sept ans de labeur que fut publiée, en 1971, l’édition typique du nouvel Office divin, Liturgia Horarum.

La structure de ce dernier est le résultat d’une refonte totale tant de la distribution des heures que de leur structure. Sa caractéristique principale, à l’instar de toute la liturgie conciliaire, est qu’il se présente comme la prière de tout le peuple chrétien. Si les clercs y sont toujours astreints, il est recommandé qu’ils célèbrent souvent avec le concours du peuple, en particulier les heures de Laudes et de Vêpres. En outre, voici les grands changements survenus dans sa structure :

1) La récitation du psautier est à présent répartie sur quatre semaines au lieu d’une seule. Nous verrons, par ailleurs, que certains psaumes ou versets de psaumes ont été omis.
2) Les deux heures majeures du matin et du soir (Laudes et Vêpres) sont remises à l’honneur et sont les points culminants autour desquels gravitent les autres heures.
3) Les petites heures, autrefois au nombre de quatre, sont réduites à une seule heure médiane.
4) La modification la plus radicale : les Vigiles sont transformées en un Office des lectures, composé de trois psaumes et deux lectures, avec possibilité d’ajouts. Cet office peut être célébré à n’importe quel moment de la journée.

Une autre caractéristique est la structure uniformisée des offices. Alors que les différents offices du Breviarium romanum présentaient une alternance des différents éléments (psaumes, lecture(s), hymne…) propre à chaque catégorie d’heure, la nouvelle liturgie des heures présente un schéma identique pour tous les offices : après l’introduction vient l’hymne, puis la psalmodie, suivie de la parole de Dieu, et enfin des éléments propres à l’heure (cantique évangélique, répons, prières…).
On comprend dès lors pourquoi Woolfenden parle de changements radicaux. Mais il parle également d’un grand nombre de modifications, détruisant par là nombre d’éléments très anciens ou rendant leur signification moins évidente.

Nos deux questions préalables se reposent dès lors, de façon plus affinée :
– pour ambitieux qu’il était, le projet d’Office renouvelé a-t-il tenu compte des treize siècles de tradition qui l’ont précédé ?
– l’objectif des réformateurs de rendre à l’Office son rôle de prière de tout le peuple est-il vraiment réalisé aujourd’hui ?

Nous allons tenter d’y répondre.

Essai d’évaluation critique de la Liturgie des heures

Continuité ou rupture ? Les avantages du nouvel Office…

D’un certain point de vue, le nouvel Office offre un grand nombre d’avantages par rapport à celui qu’il supplante. Il se caractérise, entre autres, par :

a) La clarté et l’uniformité de sa structure. Celle-ci se marque d’abord par la remise en valeur des heures de Laudes et de Vêpres comme « piliers » de la journée, prières du matin et du soir. L’office de Laudes, en effet, voyait sa signification quelque peu occultée par sa proximité avec les nocturnes (appelées improprement Matines) et avec l’heure de prime, perçue par certains comme un doublet de la prière du début du jour.

b) Une certaine souplesse et une grande facilité pour la récitation : un « Office des lectures » qui se récite à n’importe quel moment de la journée, avec même la possibilité de l’intégrer à l’une des autres heures (laudes, milieu du jour ou vêpres) et les petites heures réduites à un seul « Office du milieu du jour », même si l’on maintient une possibilité, quasi théorique, de réciter deux autres heures. Seules Laudes, Vêpres et Complies sont assignées à un moment particulier de la journée.

c) Un corpus plus important de lectures scripturaires et la lecture quotidienne d’un texte patristique en rapport avec le temps liturgique et, souvent, l’évangile du jour. Si les deux autres points étaient de nature structurelle, celui-ci touche au profit spirituel et c’est, à notre avis, le seul apport majeur du nouvel Office divin. Le bréviaire de 1962, en effet, avait quelque peu limité les lectures des matines. Quant aux lectures patristiques, elles étaient réservées aux dimanches et aux fêtes et, mis à part les jours de fête à trois nocturnes, relativement brèves.

Liturgia horarum, dans l’édition typique ainsi que dans ses traductions, contient un cycle de lectures réparties sur une année. On comprend aisément que ce corpus est loin d’être complet. Cependant, en fin de volume, on propose un cycle plus complet, qui s’étale sur deux ans. Celui-ci permet d’aborder la plus grande partie des livres de l’Ecriture sainte, au moins dans leurs textes les plus significatifs.

D’après Campbell, la lecture patristique, ou hagiographique longue répond à un vœu du Cardinal Lercaro [19], président du Consilium. Celui-ci constatait, en effet, que les clercs engagés dans la vie pastorale n’avaient plus que peu de temps à consacrer à la lecture spirituelle. Il désirait donc intégrer celle-ci à la lecture de l’Office, et aussi la mettre en rapport avec la liturgie du temps ou du jour.

Tout est-il parfait pour autant ?

Cependant, à côté de ces quelques points positifs, force est de constater que ces nouvelles constructions consacrent une rupture avec le sens séculaire de l’Office divin. Il semble que l’objectif des réformateurs ait été bien plus d’adapter l’Office à la vie de l’homme moderne et à sa prière personnelle, que de garder le sens premier de l’Office : la sanctification du temps et la prière de toute l’Eglise, laus perennis en union avec le cosmos. Les traductions qui ont suivi iront encore plus loin dans ce sens. Voici un bref inventaire d’éléments qui révèlent cet état d’esprit :

a) L’omission de certains psaumes ou de certains versets de psaumes.
En effet, tous les psaumes directement imprécatoires [20], ainsi que les versets de la même nature dans certains psaumes, sont systématiquement omis. L’un des principaux « constructeurs » de Liturgia Horarum, Mgr Aimé-Georges Martimort, s’exprime ainsi à ce sujet :

« Fallait-il maintenir le psautier intégralement ? Au terme de bien des discussions au sein des groupes experts, puis dans le Consilium, après s’être aussi informé de l’avis des autres Eglises issues de la Réforme, expérience d’autant plus intéressante que ces Eglises célèbrent traditionnellement la liturgie en langue moderne, il a été décidé que trois psaumes historiques seraient réservés aux temps liturgiques privilégiés [21] (…) Trois psaumes imprécatoires ont été omis du cursus, et de même certains versets de divers autres psaumes (…). Cette mesure, très discutée bien sûr, était cependant rendue nécessaire par la célébration publique en langue vulgaire. »

Cette mutilation du psautier est d’importance, car elle prive celui qui récite l’Office de la totalité du psautier, et infléchit le sens de certains psaumes. L’historien et sociologue Alain Besançon la commente ainsi :

« L’idée du combat, de la guerre, occupe une telle place dans les Ecritures chrétiennes qu’on se demande comment elle peut être occultée. On me signale que dans les éditions françaises du bréviaire, le psautier a été expurgé de ses versets bibliques les plus belliqueux et les plus imprécatoires [22], comme incompatibles avec la « sensibilité d’aujourd’hui ». Ce retranchement est typiquement marcionite. » [23]

La critique du P. Roguet, lui-même expert au Concile, est encore plus sévère :

« Evidemment, un christianisme conventionnel, fade ou sentimental se sent mal à l’aise en face de la vigueur et de la crudité bibliques : mais il y a là justement une excellente cure de santé morale, de vigueur religieuse. Rien ne saurait mieux nous prémunir contre le christianisme mondain et superficiel que le retour à la Parole de Dieu puisée à sa source. » [24]

b) La récitation du psautier sur quatre semaines :
La tradition de l’Office romain s’était, pendant des siècles, calquée sur la tradition bénédictine qui récite la totalité du psautier sur une semaine. Or, dans la volonté d’allégement des membres du Consilium, les psaumes sont désormais répartis sur quatre semaines. Au-delà d’une rupture de tradition, c’est aussi l’aspect systématique de l’Office qui est ainsi détruit. La régularité de la pratique faisait prier des psaumes fixes à des heures déterminées. Il s’installait une habitude de les retrouver chaque semaine au même endroit. La nouvelle répartition, beaucoup plus étalée, brise cette habitude.

A propos de ce point et du précédent, nous laisserons le dernier mot à l’abbé Alain Lorans, qui exprime une opinion que nous partageons entièrement :

« Ainsi, il ne reste dans la nouvelle liturgie que cent-quarante-quatre psaumes, ceci seulement toutes les quatre semaines, et encore, dans une version édulcorée. Cette poésie biblique, juive, qui exprime tous les sentiments du peuple d’Israël, toutes ses prières, toutes ses douleurs, toutes ses espérances, ce psautier qui a imprégné la prière de Jésus-Christ, de la Vierge Marie, des Apôtres, a été dilué d’une part, censuré de l’autre. [25] »

c) La réduction du nombre d’heures et la souplesse dans la récitation :
Comme nous l’avons déjà mentionné, seules Laudes, Vêpres et Complies gardent une place assignée dans la journée. Parmi les petites heures, prime a été supprimée. Des trois autre heures, une seule demeure obligatoire, appelée « heure médiane » (lat. ad horam mediam), au choix du récitant. La psalmodie de l’heure médiane varie chaque jour. Ceux qui désirent réciter les deux autres heures doivent recourir aux psaumes graduels.

d) L’uniformisation de la structure des heures :
Chaque heure, autrefois, contenait pratiquement toujours les mêmes éléments, mais leur disposition variait selon l’heure récitée. Par exemple, si l’hymne venait entre le capitule et le Magnificat à laudes et à vêpres, elle prenait place au début de l’heure aux petites heures et après les psaumes à complies. Selon Campbell, les réformateurs se seraient basés, pour ce faire, sur la tradition ambrosienne (qui en réalité est plus complexe que cela).

La nouvelle liturgie des heures place donc toujours l’hymne en début d’office. Puis viennent psalmodie et de la Parole de Dieu. Quant au répons bref, autrefois réservé aux petites heures et à complies, il trouve désormais sa place à laudes et à vêpres, mais reste à complies. On a donc un « ordonnancement » des heures qui sent la rationalisation et la systématisation, au mépris des antiques coutumes.

e) L’Office des lectures :
Il est, avec l’heure médiane, l’une des deux grandes innovations du nouvel office. C’est, en effet, le succédané de ce qu’étaient autrefois les vigiles, ou matines, mais il perd son caractère typique de « prière durant la nuit ». La psalmodie des matines avait été réduite de douze à neuf psaumes par Pie X. Celle de l’Office des lectures est réduite à l’excès : trois psaumes, ou portions de psaume. A certains jours, elle est d’une brièveté déconcertante. Nous y relevons cependant un point très positif : la lecture systématique de l’Ecriture sur un cycle de un ou deux ans, complétée par une lecture patristique, ou hagiographique pour les fêtes de saints.

Cette « heure » peut être récitée à n’importe quel moment du jour ou de la nuit : en vigile, avant laudes, ou dans la journée, selon la convenance. Elle peut même se joindre à un autre office.

La lecture répartie sur deux ans offre, bien entendu, une approche bien plus complète des livres bibliques. Malheureusement, les éditions, tant latine que vernaculaires, de Liturgia horarum, se contentent de proposer le cycle en une année, avec les lectures patristiques adaptées. La lecture en deux ans est seulement mentionnée en fin de volume, sous forme de table, sans compléments patristiques. Elle n’a rencontré, on s’en doute, que peu de succès auprès des clercs. Tout d’abord en raison de sa simple mention, discrète et presque marginale, dans les bréviaires ; ensuite parce que l’on a omis d’y adjoindre des lectures patristiques adaptées. Les moines de Solesmes ont fourni, à ce niveau, une contribution trop peu remarquée. Ils ont publié tout ce cycle dans les années 90, d’abord dans une version latin-français, ensuite entièrement en français. Seules, hélas, quelques communautés religieuses et quelques individus l’utilisent aujourd’hui. [26] [27]

f) La pauvreté des traductions :
L’édition typique de Liturgia Horarum était, bien sûr, destinée à être traduite dans les diverses langues vernaculaires. Les psaumes et les lectures de l’Ecriture sont cités dans une traduction reconnue, bien sûr. Mais les parties « propres », telles les hymnes et les intercessions, ont souvent été « adaptées », quand on ne leur a pas substitué des productions locales. Le résultat est très souvent d’une grande pauvreté théologique.

Un examen des différentes versions montre que l’édition française est l’une des moins fidèles et des plus décevantes. Les hymnes proposées par Liturgia horarum ont bien fait l’objet d’un volume tiré à part, publié tardivement et sans beaucoup de publicité.

Les « hymnes » sont des compositions d’auteurs francophones. Souvent d’une grande banalité, parfois « poétiques » et à la limite de l’incompréhension. La traduction des psaumes a été empruntée à la T.O.B. Comme les hymnes, elle est très banale et, ici, de caractère peu poétique.

Aux répons de l’édition typique, on a souvent préféré des fabrications d’éditeurs et les belles antiennes de l’Office traditionnel sonnent souvent mal dans leur traduction française. Pour couronner le tout, les intercessions « adaptées » et fabriquées, à la fin de laudes et de vêpres, n’ont pas le caractère solennel et respectueux de l’édition typique vaticane.

Bien plus encore que l’édition latine, la version française, comme ses sœurs d’autres langues, semble liée à une époque, dans un langage qui passe et qui, tôt ou tard, aura fini de satisfaire.

La lecture de ces éléments impose d’elle-même un constat : dans la nouvelle structure, la nature de l’Office se voit profondément modifiée. Taft reconnaît cette révolution, et estime même qu’elle n’est pas allée suffisamment loin :

« Le problème que pose la nouvelle Liturgie des Heures du rite romain n’est pas d’ordre structurel. La structure renouvelée constitue, à plusieurs points de vue, une rupture courageuse avec le passé. Les problèmes – la langue, la longueur, le cursus exagérément monastique, le trop grand nombre de psaumes par semaine – ont été affrontés avec un esprit imaginatif et résolu. Mais il en est beaucoup qui estiment que le refus d’une rupture encore plus radicale avec, non pas seulement les formes, mais la mentalité de ce passé, a gâté la réforme récente de l’office romain. » [28] [29]

Pour notre part, nous ne pouvons que regretter la rupture avec treize siècles de tradition. Il faut oser le dire, la réforme liturgique a été, avant tout, élaborée en chambre par des professeurs de liturgie et des fonctionnaires ecclésiastiques, souvent de façon purement conceptuelle, ou en fonction d’un « éclectisme traditionnel ». Beaucoup d’érudits et de spécialistes s’en rendent compte aujourd’hui.

Le cursus des heures, qui commençait, en Occident, par la prière durant la nuit pour « exploser » de joie au lever du soleil par le chant des laudes, la remise de la journée et de son travail entre les mains de Dieu, la sanctification du temps à la troisième, la sixième et la neuvième heure, le chant des vêpres au coucher du soleil et la clôture de la journée à complies ont fait place à un schéma fonctionnel adapté à la vie moderne, certes, mais qui n’a plus qu’un arrière-goût assez fade de la belle théologie de l’Office divin. Taft partage notre analyse, mais pas nos conclusions et nos regrets.

Récemment, un évêque me faisait remarquer la contingence de l’Office quant à sa structure et son contenu. Ce fut sans doute, dans l’histoire, aussi l’opinion de Quinones ou de quelques réformateurs isolés. Ce fut aussi, bien sûr, le présupposé des membres du Coetus IX. La latitude qui caractérise bien des liturgies actuelles l’a rendue plus grande encore. Aux autres époques, dans presque tous les cas, l’Eglise, constatant l’échec, est revenue rapidement à la tradition. Rappelons la sage décision de Pie XII d’abandonner la traduction du psautier de 1958 et de revenir à l’antique texte de la Vulgate. Qu’en sera-t-il aujourd’hui ?

Le but est-il atteint ?

L’autre question qui vaut la peine d’être posée concerne l’objectif principal des membres du Cœtus : rendre à l’Office divin son caractère de prière de tout le peuple chrétien, et pas seulement des clercs. Cet objectif est-il atteint ? Les évaluations à ce sujet sont extrêmement mitigées. Selon les auteurs que nous avons étudiés, même si cette perspective est restée constamment présente à l’esprit des membres du groupe, Liturgia Horarum reste conçu comme un office de type monastique, et même en vue, avant toute chose, de la récitation en privé. Nous citons encore Taft à ce sujet :

« Dans les discussions concernant l’office, plusieurs voix bien informées se sont levées pour revendiquer un office populaire de type cathédral qui puisse convenir à une célébration publique paroissiale. [30] Mais, d’après le rapport d’Annibale Bugnini sur les délibérations de la commission pour la réforme de l’office, trois choses sont clairement apparues :
1) Le souci primordial a été de produire un livre de prière pour le clergé et les religieux.
2) On a simplement présumé que cette prière serait faite, en majeure partie, en privé. Une célébration « avec le peuple » – ainsi a-t-on dit – a été envisagée et même souhaitée, mais la teneur et le vocabulaire des discussions montre que ce n’était là qu’une exception, et non pas un point de départ en vue de la compréhension de l’office.
3) La base historique, sous-jacente à une grande partie de la discussion, a été gravement déficiente, car elle s’est fondée presque exclusivement sur la tradition latine postérieure au Moyen Age. » [31]

Après quelques décennies de pratique, notre avis sera plus nuancé. Si l’on regarde le statut du bréviaire dans le peuple chrétien avant les années 1960, nous devons reconnaître qu’un chemin énorme a été parcouru depuis ce temps. Il était, jusqu’alors pour les laïcs, un livre quelque peu mystérieux, réservé aux clercs, qui avaient l’obligation de le réciter. Aujourd’hui, nous pouvons dire que l’objectif le la Commission a été partiellement atteint.

Le passage à la langue vernaculaire (avec hélas, comme mentionnée plus haut, des traductions extrêmement libres et un certain manque de goût), l’allègement de la psalmodie, ont concouru à mettre l’Office dans les mains de beaucoup de chrétiens. Dans les pays d’expression francophone, Prière du Temps présent, équivalent actuel du Diurnale, est régulièrement réédité et continue de se vendre. Il est devenu la prière habituelle des retraites, des groupes de prière, et aussi la prière individuelle de beaucoup de chrétiens fervents ou engagés.

Le vœu de produire un office adapté à la célébration paroissiale ne s’est pas réalisé. L’Office divin semble le parent pauvre des offices paroissiaux, même s’il y a, ça et là, des tentatives de réciter vêpres et laudes en commun. Les vêpres dominicales qui, avec la messe, formaient les deux pôles du dimanche, sont, par contre, tombées en désuétude à peu près partout.

Malgré cela, nous sommes en droit de nous demander si pour arriver à ce résultat, un tel travail de remaniement et de rupture était nécessaire.

A notre sens, une troisième voie aurait été possible. Campbell rapporte des discussions dans le groupe, suite au désir de certains de distinguer un office destiné à la récitation par les clercs et un office plus « communautaire » destiné aux laïcs, ou à la célébration paroissiale. Cette idée n’a pas été retenue. L’idéal aurait peut-être été, à l’image de certains offices orientaux, d’aménager l’Office de 1960, en lui assignant des parties essentielles et des parties facultatives. Les offices d’Orient, à cet égard, auraient pu servir d’exemple. Ils comprennent généralement des éléments obligatoires et d’autres facultatifs. Cela permet le déploiement d’un office complet dans le cadre monastique, pontifical ou solennel, ou un office plus bref et plus sobre dans le cadre paroissial. Ces offices s’accompagnent généralement de rites particuliers, comme l’allumage de cierges, des encensements et des processions, qui sortent l’office d’une récitation trop statique.

Rien n’interdisait une telle option, qui n’a même pas été évoquée, mais qui aurait évité une cassure radicale.

Quelques phrases d’une personne non suspecte, le P. Patrick Prétot, directeur de l’Institut supérieur de liturgie de Paris, nous serviront de conclusion :

« Les pratiques rituelles venues de la tradition sont à mon avis un trésor que nous n’osons pas assez mettre en avant : nous cherchons du « nouveau » qui serait censé mieux correspondre aux mentalités de notre temps. Mais avant de vouloir inventer (et l’on sait combien ce mot est problématique quand on parle de rites), n’aurions-nous pas d’abord à faire confiance aux rites liturgiques transmis ? Ils ont formé des générations, puisque c’est la liturgie qui nous forme. » [32]

BIBLIOGRAPHIE

BAUMSTARK, A., Liturgie comparée (Editions de Chevetogne, 1940).

BESANÇON A., La confusion des langues – La crise idéologique de l’Eglise, Calmann-Lévy, 1978, pp. 123-124.

Breviarium Romanum ex Decreto SS. Concilii Tridentini restitutum… (4 volumes) (Tournai, Desclée, 1894).

CAMPBELL S., From Breviary to Liturgy of the Hours (Collegeville, MN, Pueblo Books, 1995, pp. 5-6.

DE VOGÜE A., La Règle du Maître, 3 volumes (Sources chrétiennes 105-107) (Paris, Cerf, 1964-1965).

DE VOGÜE A., La Règle de saint Benoît, 7 volumes, (Sources Chrétiennes, 181-186, 7ème volume hors série) (Paris, Cerf, 1972-1977).

EGERIE, Journal de voyage, éd. P. Maraval, (Sources chrétiennes 296 ; Paris, Cerf, 1952).

Liturgia Horarum juxta ritum romanum, 4 volumes (Typis Polyglotis Vaticana, Rome, 1971).

La Liturgie des Heures, 4 volumes (Paris, Cerf,1980) et Prière du temps présent (Paris, Cerf,1980).

Lectionnaire monastique de l’Office divin. A l’usage de l’abbaye Saint-Pierre de Solesmes, Tome I, Paris (Cerf, 1993) à Tome VII (Paris, Cerf, 1997).

LORANS A., « A propos du lectionnaire – Se libérer des préjugés faciles », dans Lettre à nos frères prêtres, Juin 2008, p. 5.

MARTIMORT A.-G., L’institutio generalis et la nouvelle Liturgia horarum, dans Notitiæ 64, mai-juin 1971, p. 219.

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PRETOT P., « Se donner des repères pour avancer » dans : Célébrer 339, octobre 2005, p. 45.

ROGUET A.M., On nous change la religion (Cerf, 1959) pp. 91-92.

STOREY W., « The Liturgy of the Hours : Cathedral versus Monastery », dans : GALLEN J. (éd.), Christians at Prayer (Liturgical Studies), Notre Dame et Londres, University of Notre Dame Press, 1977, pp. 61-82.

The Study of Liturgy, ouvrage en collaboration, Ed. Ch. Jones, G. Wainwright, E. Yarnold SJ et P. Bradshaw (Londres, SPCK 1992), p. 399.

TAFT R., La Liturgie des heures en Orient et en Occident (Paris, Brepols, 1991).

WOOLFENDEN G., Daily Liturgical Prayer (Burlington, VT, Ashgate, 2004), p. 201.

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Notes :    (↵ reviens au texte)

  1. Liturgia Horarum juxta ritum romanum, 4 volumes (Typis Polyglotis Vaticana, Rome, 1971).↵
  2. Traductions françaises : La Liturgie des Heures, 4 volumes (Paris, Cerf, 1980) et Prière du temps présent (Paris, Cerf, 1980).↵
  3. The Study of Liturgy, ouvrage en collaboration, Ed. Ch. Jones, G. Wainwright, E. Yarnold SJ et P. Bradshaw (Londres, SPCK 1992), p. 399.↵
  4. EGERIE, Journal de voyage, éd. P. Maraval, (Sources chrétiennes 296 ; Paris, Cerf, 1952).↵
  5. BAUMSTARK, A., Liturgie comparée (Editions de Chevetogne, 1940).↵
  6. Ibid., pp.112-115.↵
  7. EGÉRIE, op. cit.,↵
  8. Voir à ce propos TAFT R., La Liturgie des heures en Orient et en Occident (Paris, Brepols, 1991), qui nous semble l’ouvrage le plus complet en la matière.↵
  9. DE VOGÜE A., La Règle du Maître, 3 volumes (Sources chrétiennes 105-107) (Paris, Cerf, 1964-1965).↵
  10. DE VOGÜE A., La Règle de saint Benoît, 7 volumes, (Sources Chrétiennes, 181-186, 7ème volume hors série) (Paris, Cerf, 1972-1977).↵
  11. CAMPBELL S., From Breviary to Liturgy of the Hours (Collegeville, MN, Pueblo Books, 1995, pp. 5-6.↵
  12. À cette époque, l’office férial, généralement plus long, devait constamment céder la place aux fêtes des saints, souvent plus bref. Le psautier du commun des saints revenait donc régulièrement, au détriment de la séquence des psaumes répartis sur les jours de la semaine. Notons également que les clercs devaient parfois préférer un commun des saints plus bref à un office ordinaire généralement plus long.↵
  13. On lira avec intérêt à ce propos l’article de J.A. JUNGMANN, « Why was Cardinal Quinonez’ Reformed Breviary a Failure ? » dans Public Worship, (London: Challoner, 1957), pp. 200-214.↵
  14. Breviarium Romanum ex Decreto SS. Concilii Tridentini restitutum… (4 volumes) (Tournai, Desclée, 1894).↵
  15. CAMPBELL, op. cit., pp. 11-14.↵
  16. WOOLFENDEN G., Daily Liturgical Prayer (Burlington, VT, Ashgate, 2004), p. 201. Voir également BAUMSTARK, Liturgie comparée, op.cit.↵
  17. Breviarium Romanum (Malines, Dessain, 1961).↵
  18. CAMPBELL, op.cit., pp. 16-28.↵
  19. CAMPBELL, op.cit., p. 214.↵
  20. Les psaumes 57, 82 et 108↵
  21. Les psaumes 77, 104 et 105 sont réservés aux samedis de l’Office des lectures aux temps de l’Avent, de Noël, du Carême et de Pâques.↵
  22. En fait, ce retranchement concerne toutes les éditions issues de Liturgia horarum, en latin comme en langue vernaculaire. Nous devons à la justice de mentionner que l’édition française a maintenu les versets imprécatoires entre crochets, alors que l’édition latine les a tout simplement omis. Les trois psaumes dont parle Martimort, quant à eux, ont tout simplement sombré dans l’oubli, quelle que soit l’édition.↵
  23. BESANÇON A., La confusion des langues – La crise idéologique de l’Eglise (Calmann-Lévy, 1978) pp. 123-124.↵
  24. ROGUET A.M., On nous change la religion (Cerf, 1959) pp. 91-92.↵
  25. LORANS A. , A propos du lectionnaire – Se libérer des préjugés faciles, dans Lettre à nos frères prêtres, Juin 2008, p. 5.↵
  26. Lectionnaire monastique de l’Office divin. A l’usage de l’abbaye Saint-Pierre de Solesmes, éd. De Solesmes. Tome I (Paris, Cerf, 1993) à Tome VII (Paris, Cerf, 1997).↵
  27. Lectures pour chaque jour de l’année, éd. de Solesmes. Vol. 1 (Paris, Cerf, 1994) à Vol. 4 (Paris, Cerf, 1995).↵
  28. Voir p.ex. STOREY W., « The Liturgy of the Hours : Cathedral versus Monastery », dans : GALLEN J. (éd.), Christians at Prayer (Liturgical Studies), Notre Dame et Londres, University of Notre Dame Press, 1977, pp. 61-82.↵
  29. TAFT, op.cit., p. 306↵
  30. Parmi eux, Herman Schmidt SJ et Juan Mateos SJ, consulteurs du Concile pour l’exécution de la Constitution de la sainte Liturgie. Les articles de MATEOS, « The Origins of the Divine Office » dans Worship 41 (1967), pp. 477-485 et « The Morning and Evening Office », dans Worship 42 (1963), pp. 31-47, furent écrits originellement en latin en tant que vota soumis au Concile.↵
  31. TAFT, op.cit., p. 306.↵
  32. PRETOT P., « Se donner des repères pour avancer » dans : Célébrer 339, octobre 2005, p. 45.↵

Programme du dimanche de la Pentecôte

Catéchisme sur la Pentecôte

Saint-Eugène, le dimanche 27 mai 2012, grand’messe de 11h.

« Sous le règne des figures, le Seigneur marqua déjà la gloire future du cinquantième jour. Israël avait opéré, sous les auspices de l’agneau de la Pâque, son passage à travers les eaux de la mer Rouge. Sept semaines s’écoulèrent dans ce désert qui devait conduire à la terre promise, et le jour qui suivit les sept semaines fut celui où l’alliance fut scellée entre Dieu et son peuple. La Pentecôte (le cinquantième jour) fut marquée par la promulgation des dix préceptes de la loi divine, et ce grand souvenir resta dans Israël avec la commémoration annuelle d’un tel événement. Mais ainsi que la Pâque, la Pentecôte était prophétique : il devait y avoir une seconde Pentecôte pour tous les peuples, de même qu’une seconde Pâque pour le rachat du genre humain. Au Fils de Dieu, vainqueur de la mort, la Pâque avec tous ses triomphes ; à l’Esprit-Saint, la Pentecôte, qui le voit entrer comme législateur dans le monde placé désormais sous sa loi.

Mais quelle dissemblance entre les deux Pentecôtes ! La première sur les rochers sauvages de l’Arabie, au milieu des éclairs et des tonnerres, intimant une loi gravée sur des tables de pierre ; la seconde en Jérusalem, sur laquelle la malédiction n’a pas éclaté encore, parce qu’elle contient dans son sein jusqu’à cette heure les prémices du peuple nouveau sur lequel doit s’exercer l’empire de l’Esprit d’amour. En cette seconde Pentecôte, le ciel ne s’assombrit pas, on n’entend pas le roulement de la foudre ; les cœurs des hommes ne sont pas glacés d’effroi comme autour du Sinaï ; ils battent sous l’impression du repentir et de la reconnaissance. Un feu divin s’est emparé d’eux, et ce feu embrasera la terre entière. Jésus avait dit : « Je suis venu apporter le feu sur la terre, et quel est mon vœu, sinon de le voir s’éprendre ? » L’heure est venue, et celui qui en Dieu est l’Amour, la flamme éternelle et incréée, descend du ciel pour remplir l’intention miséricordieuse de l’Emmanuel. » (dom Guéranger).

La descente du Saint-Esprit sur les Apôtres au Cénacle étant survenue à la troisième heure du jour, l’heure de Tierce est aujourd’hui célébrée très solennellement. Son hymne usuelle, Nunc Sancte nobis Spiritus est aujourd’hui remplacée par le chant du Veni Creator. En France, il est de coutume que là où l’on ne peut chanter l’office de Tierce, la grand’messe de ce jour soit précédée du chant public du Veni Creator, auquel une indulgence plénière est accordée en ce jour aux conditions ordinaires.

  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Messe IV – Cunctipotens
  • Procession d’entrée: orgue
  • Veni Creator Spiritus – plain-chant & alternances polyphoniques de Henry du Mont (1610 † 1684), maître de la chapelle du roi Louis XIV, organiste de Saint-Paul & du duc d’Anjou, maître de la musique de la Reine (on peut gagner une indulgence plénière aux conditions ordinaires pour le chant solennel du Veni Creator en ce jour)
  • Vidi aquam – reprise de l’antienne sur un faux-bourdon de Mgr Louis-Lazare Perruchot (1852 † 1931), maître de chapelle de Saint-François-Xavier à Paris et de la cathédrale de Monaco
  • Introït – Spiritus Domini (ton viii.)
  • Alleluia – Emitte Spiritum tuum (ton iv.)
  • Alleluia – Veni Sancte Spiritus (ton ii.)
  • Séquence Veni Sancte Spiritus – harmonisation du chanoine Revert, maître de chapelle de la cathédrale Notre-Dame de Paris
  • Credo de la messe royale du premier ton d’Henry du Mont (1610 † 1684), organiste de Saint-Paul et de la reine, maître de la chapelle du roi Louis XIV
  • Offertoire – Confirma hoc Deus (ton iv.)
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Veni Creator Spiritus – grand motet de Michel Richard de Lalande (1657 † 1726), maître de la chapelle des rois Louis XIV & Louis XV
  • Après la Consécration : O salutaris hostia – François Giroust (1737 † 1799), maître de chapelle du roi Louis XVI
  • Pendant la communion : Veni Creator pour un dessus seul pour le catéchisme (H. 70) de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la Sainte Chapelle
  • Communion – Factus est repente (ton vii.)
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Après le dernier Evangile : Regina cœli – mise en polyphonie d’après Charles de Courbes (1622)
  • Procession de sortie : Beata nobis gaudia, hymne de la Pentecôte, à laudes – texte de saint Hilaire de Poitiers († 367), père & docteur de l’Eglise – musique de Charles de Courbes (1622) sur le plain-chant français traditionnel
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    La sainte messe sera chantée pendant l’octave de la Pentecôte : du mardi au vendredi à 19h et le samedi (samedi des Quatre-Temps) à 9h30.

    Fichier PDF : Manuel des cérémonies selon le rite de l’Eglise de Paris – 1846

    Ce manuel de cérémonies a été rédigé par le liturgiste Augustin-Pierre-Paul Caron (1779 † 1851), prêtre du diocèse de Paris, qui le publia chez Adrien Le Clere en 1846.

    L’Abbé Caron était né à Marseille-le-Petit (Oise) en 1779 ; il fut longtemps professeur de liturgie au Séminaire de Saint-Sulpice. Il écrivit de nombreux articles pour l’Ami de la Religion et publia avec l’Abbé Gosselin une édition des Œuvres complètes de Bossuet & de Fénelon pour laquelle il rédigea des notes érudites.

    Par la publication de ce cérémonial, l’Abbé Caron désirait combler un manque dont souffrait le clergé parisien : en effet, le dernier cérémonial était celui publié par le Cardinal de Noailles en 1703, lequel implémentait le vieux cérémonial – fort traditionnel – publié par Martin Sonnet en 1662, afin de prendre en compte les modifications nombreuses apportées à l’usage de Paris par Mgr de Harlay et le Cardinal de Noailles. Toutefois, il fallait adapter le cérémonial de 1703 au nouveau missel parisien publié en 1736 par Mgr de Vintimille du Luc (et dans ses éditions successives de 1777 & 1830), ce à quoi c’est attelé l’Abbé Caron.

    Ce travail de synthèse de l’Abbé Caron décrit le rit parisien de Mgr de Vintimille avec une grande précision, réunissant les rubriques éparses provenant de différents ouvrages et la confrontant avec la pratique et l’expérience. A titre documentaire, les liturgistes pourront observer dans cet ouvrage la pratique parisienne du XIXème siècle, et son déploiement de cérémonies, qui a conservé quelque chose des antiques fastes basilicaux romains des premiers siècles. Par exemple, à la messe haute, le prêtre célébrant voit à ses côtés la présence d’un prêtre assistant en chape, d’un diacre, d’un sous-diacre, de deux acolytes, de deux céroféraires, de deux thuriféraires, d’un crucigère en chape, d’un exorciste, de six induts en tuniques, de six chantres en chape (2 choristes & 4 adjuteurs), d’un cérémoniaire, d’un collectaire (sans compter les enfants de chœur et leur maître ainsi que du maître des cérémonies qui peut assister le cérémoniaire pour la Semaine Sainte et certains offices), soit un minimum de 26 ministres tout de même ! Toutefois, à ce stade ultime de l’évolution du rit parisien, il est souvent assez délicat voire complexe de démêler parmi les usages décrits ce qui relève de l’antique, vénérable & authentique tradition parisienne (souvent plus romaine du reste que le rit romain lui-même, lequel dérive des simplifications de la Curie à Avignon popularisées par les Frères Mineurs), des innovations intellectuelles néo-gallicanes du XVIIIème siècle.

    Dans cette perspective, la lecture de l’introduction rédigée par M. l’Abbé Caron à son cérémonial sera particulièrement utile & instructive, en situant son travail dans l’histoire du rit de Paris. L’auteur a en outre développé son introduction en rédigeant à part une très intéressante Notice historique sur les rites de l’Eglise de Paris publiée à la même date chez le même éditeur. Cette notice – également vendue à part – forme en général une annexe finale au cérémonial de Caron, vous la trouverez en fin d’ouvrage dans le fichier PDF ci-après.

    Même si les cérémonies décrites par l’ouvrage sont devenues obsolètes du fait de la suppression du rit de Mgr de Vintimille, les cérémoniaires curieux pourront le consulter dans l’esprit du premier article de l’Instruction pour le passage de la liturgie parisienne à la liturgie romaine publiée en 1874 par le Cardinal Guibert :

    1. – Cet article comprend les points sur lesquels on est autorisé à s‘écarter des divers Cérémoniaux ; ce sont ceux qui ont pour objet : 1° les privilèges accordés par le Saint-Siège au diocèse de Paris ; 2° les usages conformes à l’esprit de l’Eglise et qui sont præter et non contra rubricas, selon l’expression des auteurs ; 3° enfin les questions laissées à la libre discussion des rubricistes et sur lesquelles nous n’admettons pas l’opinion adoptée par l’un ou l’autre des Manuels de Cérémonies les plus répandus. Dans le choix de ces opinions, nous suivrons autant que possible le principe admis par la Commission du Cérémonial : Dans les questions controversées entre les rubricistes romains, on devra adopter l’opinion conforme à ce que prescrivait le Cérémonial parisien.
    Un cérémonial fait pour l’Eglise universelle, quelque parfait qu’on le suppose, n’a pas à entrer dans ces détails qui ne regardent qu’un diocèse en particulier.

    Certains dispositifs, comme ceux réglant les saluts, l’ordre des processions, les fonctions des induts, des choristes ou des enfants de chœurs pourraient ainsi nourrir la réflexion des cérémoniaires sur ces détails particuliers.

    Vous pouvez consulter cet ouvrage sur Google Books ou le télécharger sur notre site (fichier de 135 Mo).

    *

    Table des matières de cet ouvrage :

    PREMIÈRE PARTIE. DE LA MESSE BASSE.
    CHAPITRE PREMIER. — Notions générales sur les préparatifs de la Messe, et sur diverses choses qui s’y rapportent. 1
    Article Premier. — Du lieu propre à la célébration de la Messe. Ibid.
    Article ii. — De L’Autel, et de sa préparation. 2
    Article iii. — Des Vases et Linges sacrés. 5
    Article iv. — Des Vêtements et Ornements sacrés. 7
    § 1. De la qualité des Ornements. Ibid.
    § 2. De la couleur des Ornements. 9
    Article v. De l’heure du saint Sacrifice. 12
    CHAPITRE II. — De quelques Cérémonies générales. 13
    Article Premier. — Des inclinations du corps. 14
    Article ii. — De la position des mains et des pieds. Ibid.
    Article iii. — De la direction des yeux, et des inflexions de la voix. 17
    CHAPITRE III De ta préparation du Prêtre. 18
    CHAPITRE IV Des Cérémonies de la Messe basse. 20
    Article Premier. — Cérémonies communes à toutes les Messes. Ibid.
    § 1. De l’entrée du Prêtre à l’autel. Ibid.
    § 2. Du commencement de la Messe jusqu’après la Confession. 22
    § 3. De l’Introït, du Kyrie eleison, et au Gloria in excelsis. 23
    § 4. De la Collecte, et des Prophéties. 24
    § 5. De l’Epître, du Graduel, et de ce qui suit jusqu’à l’Offertoire. 28
    § 6. De l’Otfertoire, et de ce qui le suit, jusqu’au Canon exclusivement. 31
    § 7. Du Canon de la Messe, jusqu’après la Consécration. 35
    § 8. De la suite du Canon, après la Consécration, jusqu’à l’Oraison Dominicale. 39
    § 9. De l’Oraison Dominicale, et de ce qui la suit jusqu’après la Communion du Prêtre. 41
    § 10. De la Communion des Fidèles. 47
    § 11. De l’Antienne dite Communion, et des Oraisons qui la suivent. 53
    § 12. De la Bénédiction à la fin de la Messe, et de l’Evangile de saint Jean. 54
    Article ii. — Rites de la Messe basse devant le très-saint sacrement exposé. 55
    Article iii. —Rites de la Messe basse célébrée en présence de M. l’Archevêque revêtu de l’habit de chœur. 58
    Article iv. — Rites à observer dans la Messe basse pour les Défunts. Ibid.
    Article v. — De divers incidents particuliers à quelques Messes. 60
    § 1. Des Messes de la Fête de Noël. Ibid.
    § 2. De l’imposition des Cendres, le premier Mercredi du Carême. 62
    § 3. Des Messes auxquelles on lit la Passion pendant la Semaine sainte. 63
    § 4. Du Binage. 64
    Article vi. — Des Messes votives. Ibid.
    Article vii. — Sommaire des principales Cérémonies de la Messe basse. 66
    § I. Des diverses sortes d’inclinations. 66
    § 2. Des différentes positions des mains, et du baisement de l’autel. 68
    § 3. De l’élévation des yeux, et des inflexions de la voix. 71
    CHAPITRE V. — Des fautes dans lesquelles on tombe plus fréquemment en célebrant la Messe. 73
    Article Premier. — Fautes dans la préparation. 74
    Article ii. — Fautes dans les inclinations, dans la position des mains, et la direction des yeux. 75
    Article iii. — Fautes dans la récitation des prières, et dans les inflexions de la voix. 77
    Article iv. — Fautes dans les actions on cérémonies. 78
    CHAPITRE VI. — Du Servant de la Messe basse. 81
    Article Premier. — Fonctions du Servant, communes à toutes les Messes. Ibid.
    § 1. Observations générales sur ces fonctions. Ibid.
    § 2. Ce que le Servant doit faire à la sacristie, et en allant à l’autel. 84
    § 3. Fonctions du Servant depuis le commencement de la Messe jusqu’au Sanctus. 86
    § 4. Ses fonctions depuis le commencement du Canon jusqu’à la fin de la Messe. 90
    Article ii. — Ce que le Servant doit faire à la Messe célébrée devant le très-saint Sacrement exposé ; en présence de M. l’Archevêque, s’il est en habit de chœur ; et à la Messe des Défunts. 94
    Article iii. — Fonctions particulières à certaines Messes. 95
    Article iv. — Fonctions des Servants de la Messe basse célébrée par un Evêque. 97

    DEUXIÈME PARTIE. DE L’OFFICE PUBLIC DU CHOEUR.
    CHAPITRE PREMIER. — Des cérémonies générales du Chœur. 103
    Article Premier. — De l’habit de chœur. Ibid.
    Article ii. — De l’entrée au chœur et de la sortie. 104
    Article iii. — De la modestie qu’on doit observer dans le chœur. 105
    Article iv. — De l’ordre à garder pour s’asseoir, se tenir debout, et à genoux. 106
    § I. Quand faut-il s’asseoir au chœur sur les stalles baissées ? 107
    § 2. Quand faut-il se tenir debout, et quand doit-on avoir la face tournée vers l’autel ? Ibid.
    § 3. Quand faut-il se mettre à genoux ? 110
    Article v. — Quand faut il avoir la tète nue, ou l’avoir couverte? Ibid.
    Article vi. — Des diverses sortes d’inclinations. 112
    Article vii. — De la position des mains ; du signe de la croix ; et de l’action de se frapper la poitrine. 114
    Article viii. — Des encensements. 115
    Article ix. — Du chant, et des pauses qu’on doit y faire. 116
    CHAPITRE II. — Des cérémonies de la grand’Messe. 119
    Article Premier. — De la Messe du rite Double. Ibid.
    § 1. De la préparation du Célébrant et des Ministres. 120
    § 2. De l’entrée à l’autel, et de ce qui suit jusqu’à la Collecte. Ibid.
    § 3. De la Collecte, de l’Epitre, et de ce qui la suit jusqu’à l’Offertoire. 124
    § 4. De l’Offertoire, et de ce qui le suit jusqu’au Canon. 128
    § 5. Du Canon jusqu’à l’Oraison Dominicale. 132
    § 6. De l’Oraison Dominicale, et de ce qui vient après jusqu’à la Communion. 134
    S 7. De la Communion, et de ce qui la suit jusqu’à la Postcommunion. 136
    § 8. De la Postcommunion, et du reste de la Messe jusqu’à la fin. 139
    Article ii. — De la Messe du rite Simple. 141
    Article iii. — De la Messe Solennelle. 143
    § I. De la préparation du Célébrant et des Ministres. Ibid.
    § 2. De l’entree à l’autel, et de ce qui suit jusqu’à la Collecte. 144
    § 3. De la Collecte, de l’Epître, et de ce qui la suit jusqu’à l’Offertoire. 149
    § 4. De l’Offertoire, et de ce qui vient après jusqu’au Canon. 155
    § 5. Du Canon, et de ce qui le suit jusqu’à la Communion. 158
    § 6. De la Communion, et de ce qui reste jusqu’à la fin de la Messe. 159
    Article iv. — De la Messe célébrée sans Ministres sacrés. 160
    Article v. — De la grand’Messe célébrée en présence du très-saint Sacrement. 162
    § 1. Régles pour l’exposition du très-saint Sacrement. Ibid.
    § 2. Rites de l’exposition du très-saint Sacrement avant ou pendant la Messe, et avant un autre Office. 164
    § 3. Rites de la grand’Messe en présence du très-saint Sacrement. 166
    § 4. De la manière de serrer le très-saint Sacrement. 168
    Article vi. — De la grand’Messe célébrée en présence de M. l’Archevêque. 169
    CHAPITRE III. — Des vêpres, et des autres Offices du jour et de ta nuit. 171
    Article Premier. — Des Vêpres et des Complies. Ibid.
    Article ii. — De l’Office de la Nuit, des Laudes, et des petites Heures. 173

    TROISIÈME PARTIE. RITES PARTICULIERS DES OFFICES DES DIFFÉRENTS TEMPS ET FÊTES DE L’ANNÉE.
    SECTION PREMIÈRE. — Rites des Offices du propre du Temps. 175
    CHAPITRE PREMIER. — Du Temps de l’Avent. Ibid.
    Article Premier. — Des Messes des Quatre-Temps. Ibid.
    Article ii. — Des grandes Antiennes, appelées O. 176
    CHAPITRE II. — De la Fête de Noël. 178
    CHAPITRE III. — De la Fête de l’Epiphanie. 180
    CHAPITRE IV. — temps de la Septuagésime. 181
    CHAPITRE V. — Du temps du Carême. 182
    Article Premier. — Du rite commun aux Offices de ce temps. Ibid.
    Article ii. — Du Mercredi des Cendres. , 183
    Article iii. — Du premier Dimanche de Carême, et de quelques autres jours. 185
    CHAPITRE VI. — Du temps de la Passion. 186
    CHAPITRE VII. — Du Dimanche des Rameaux ; et des autres jours de la Semaine sainte jusqu’au Jeudi. 187
    Article Premier. — Du Dimanche des Rameaux. Ibid.
    Article ii. — Du Mardi et du Mercredi-saint. 190
    CHAPITRE VIII. — De l’Office des Ténèbres, le Mercredi-saint et les deux jours suivants. 191
    CHAPITRE IX. — Du Jeudi-saint. 194
    Article Premier. — Ce qu’il faut préparer pour ce jour. Ibid.
    Article ii. — Des petites Heures et de l’Absoute. 195
    Article iii. — De la Messe et des Vêpres. 196
    Article iv. — Du lavement des autels. 200
    Article v. — Du lavement des pieds. 201
    CHAPITRE X. — Du Vendredi-saint. 203
    Article Premier. — Ce qu’il faut préparer pour l’Office de ce jour. Ibid.
    Article ii. — De l’Office, jusqu’à l adoration de la croix. 204
    Article iii. — De l’adoration de la croix. 207
    Article iv. — De la Messe des Présanctifiés. 212
    CHAPITRE XI. — Du Samedi-saint. 217
    Article Premier. — Ce qu’il faut préparer pour l’Office de ce jour. Ibid.
    Article ii. — De la première Litanie, et de la Bénédiction du feu. 218
    Article iii. — De l’annonce de Pâque. 220
    Article iv. — Des Prophéties. 222
    Article v. — De la seconde Litanie, de la Bénédiction des Fonts, et du Baptême. 223
    Article vi. — De la troisième Litanie, de la Messe, et des Vêpres. 227
    Article vii. — Des Complies. 228
    CHAPITRE XII. — Du saint jour de Pâque. 229
    CHAPITRE XIII. — Des petites et des grandes Litanies, ou des Processions qui se font à la fête de saint Marc, et aux Rogations- 233
    CHAPITRE XIV. — De la Vigile de la Pentecôte. 235
    CHAPITRE XV. — De la Fête et de la Semaine de la Pentecôte. 236
    CHAPITRE XVI. — De la Fête et de l’Octave du très-saint Sacrement. 238
    Article Premier. — Des objets à préparer pour la Procession. Ibid.
    Article ii. — De l’exposition et de la Procession du très-saint Sacrement. 219
    Article iii. — De la Messe. 242
    Article iv. — Des Vêpres et du Salut. 243
    Article v. — Des jours dans l’Octave. 244
    SECTION DEUXIEME.—Rites de quelques Offices du propre des saints. 246
    CHAPITRE PREMIER. — De la Fête de la Présentation de Notre-Seigneur et de la Purification de la sainte Vierge. Ibid.
    CHAPITRE II. —De la Fête du sacré Cœur de notre Seigneur Jésus-Christ. , 247
    CHAPITRE III. — De la Fête de l’Assomption de la sainte Vierge. 248
    CHAPITRE IV. — De la Fête de saint Michel Archange. 249
    CHAPITRE V. — De la Fête de tous les Saints. 250
    CHAPITRE VI. — De la Commémoration de tous les Fidèles défunts. 251
    CHAPITRE VII. — Des Fêtes patronales de chaque église. 252
    Article Premier. — De la Fête du Patron primaire, et de celle du Titulaire. Ibid.
    Article ii. — Des Fêtes secondaires des Patrons, et de la Fête du second Patron. 254
    CHAPITRE VIII. — De la Fête de la Dédicace d’une église. 255
    SECTION TROISIÈME. — De quelques Cérémonies et Offices qui sont hors de l’ordre canonial. 250
    CHAPITRE PREMIER. — De l’exposition du très-saint Sacrement, et des Messes célébrées en sa présence, hors de l’Octave de la Fête-Dieu. Ibid.
    Article Premier. — De la Messe votive du très-saint Sacrement, qui se célèbre le Jeudi de chaque semaine. 257
    Article ii. — Des Prières de Quarante Heures. 258
    Article iii. — Des Saluts du très-saint Sacrement. 259
    CHAPITRE II. — Des grand’Messes votives. 262
    CHAPITRE III. — De la première Messe d’un Prêtre nouvellement ordonné. 263
    CHAPITRE IV. — Des Processions. 264
    Article Premier. — Des rites communs à toutes les Processions. Ibid.
    Article ii. —Quand doit-on faire Procession? 266
    Article iii. — De l’ordre et de la disposition des Processions. 267
    § 1. De la Procession qui se fait avant la Messe, dans l’église ou proche de l’église. Ibid.
    § 2. Des Processions qui se font après Vêpres, dans l’église ou proche de l’église. 268
    Article iv. — Des Stations. Ibid.
    Article v. — Des Processions qui se font loin de l’église. 269
    Article vi. — Des Processions auxquelles on porte des reliques ou des images de Saints. 270
    Article vii. — De quelques choses à observer dans le chant. Ibid.
    CHAPITRE V. — De l’Office des Défunts. 271
    Article Premier. — Des Vêpres et des Vigiles. Ibid.
    Article ii. — De la grand’Messe. 272
    Article iii. — Des Obsèques. 274
    Article iv. — Des Funérailles des adultes. 275
    Article v. — De l’Office de l’inhumation. 277
    § 1. De l’inhumation des Laïques. 277
    § 2. De l’inhumation des Diacres et des Sous-Diacres. 279
    § 3. De l’inhumation des Prêtres. 280
    § 4. De l’inhumation des Evêques. 282
    § 5. Du transport du corps dans une autre église. 283
    § 6. Des Services après l’inhumation. 284
    § 7. Des Absoutes solennelles pour les Pontifes et les Princes. lbid.
    Article vi. — Des Obsèques des petits entants. 288

    QUATRIÈME PARTIE. DES DIVERS MINISTRES. 291
    CHAPITRE PREMIER. — Du Célébrant. Ibid.
    Article Premier. — Ses fonctions à la Bénédiction et à l’Aspersion de l’eau, et à la Procession. Ibid.
    Article ii. — Fonctions du Célébrant à la Messe des Dimanches et Fêtes Doubles et au-dessous. 293
    § 1. De la préparation, et de l’entrée à l’autel. 294
    § 2. Depuis le commencement de la Messe jusqu’à l’Offertoire. Ibid.
    § 3. Depuis l’Offertoire jusqu’à la Communion. 298
    § 4. Depuis la Communion jusqu’à la fin de la Messe. 301
    Article iii. — Fonctions du Célébrant à la Messe des Fêtes Annuelles et Solennelles. 302
    Article iv. — Fonctions du Célébrant à la Messe et au Salut en présence du très-saint Sacrement exposé. 306
    Article v. — Fonctions du Célébrant à la Messe pour les Défunts. 309
    Article vi. — Fonctions du Célébrant à Vêpres. 310
    Article vii. — Fonctions du Célébrant à Complies. 313
    Article viii. — Fonctions du Célébrant à l’Office de la Nuit et à Laudes. 314
    Article ix. — Fonctions du Célébrant à Prime, Tierce, Sexte et None. 315
    CHAPITRE II. — Du Prêtre assistant. 316
    CHAPITRE III. — Du Diacre. 320
    Article Premier. — Notions générales sur ses fonctions. Ibid.
    Article ii. — De la préparation du Diacre, et de la Procession. 323
    Article iii. — Fonctions du Diacre à la Messe des Dimanches et Fêtes Doubles et Semidoubles. 324
    § 1. Depuis la sortie de la sacristie jusqu’à l’Evangile. Ibid.
    § 2. De l’Evangile, et de ce qui le suit jusqu’au Sanctus. 326
    § 3. Depuis le Sanctus jusqu’à la Communion. 331
    § 4. Depuis la Communion jusqu’à la fin de la Messe. 333
    Article iv. — Fonctions du Diacre à la Messe des Fêtes Simples et des Féries. 335
    Article v. — Fonctions du Diacre à la Messe des Fêtes Annuelles et Solennelles. 336
    Article vi. — Fonctions du Diacre à la Messe en présence du très-saint Sacrement. 839
    Article vii. — Fonctions du Diacre à la Messe Pontificale. 342
    Article viii. — Fonctions du Diacre à la Messe en présence de M. l’Archevêque. 344
    Article ix. — Fonctions du Diacre à la Messe des Défunts. 345
    Article x. — Fonctions du Diacre au Salut du très-saint Sacrement. 347
    CHAPITRE IV. — Du Sous-Diacre. 348
    Article Premier. — Notions générales sur ses fonctions. Ibid.
    Article ii. — De la préparation du Sous-Diacre, et de la Procession. 350
    Article iii. — Fonctions du Sous-Diacre à la Messe des Dimanches et des Fêtes Doubles et Semidoubles. 351
    § 1. Depuis la sortie de la sacristie jusqu’à l’Evangile. Ibid.
    § 2. Ses fonctions depuis l’Evangile jusqu’au Sanctus. 354
    § 3. Depuis le Sanctus jusqu’après la Communion. 357
    § 4. Depuis l’Antienne de la Communion jusqu’à la fin de la Messe. 359
    Article iv. — Fonctions du Sous-Diacre à la Messe des Fêtes Simples et des Féries. 361
    Article v. —Fonctions du Sous-Diacre à la Messe des Fêtes Annuelles et Solennelles. Ibid.
    Article vi. — Fonctions du Sous-Diacre à la Messe en présence du très-saint Sacrement. 365
    Article vii. — Fonctions du Sous-Diacre à la Messe Pontificale. 367
    Article viii. — Fonctions du Sous-Diacre à la Messe en présence de M. l’Archevêque. 369
    Article ix. —Fonctions du Sous-Diacre à la Messe des Défunts. 370
    Article x. — Fonctions du Sous-Diacre au Salut du très-saint Sacrement. 371
    CHAPITRE V. — Des Céroféraires ou Acolytes. 373
    Article Premier. — Notions générales sur leurs fonctions. Ibid.
    Article ii. — Fonctions des Acolytes à la Procession. 375
    Article iii. — Fonctions des Acolytes à la Messe. 376
    § 1. De la Messe des Dimanches et des Fêtes Doubles et au-dessous. Ibid.
    § 2. De la Messe des Fêtes Annuelles et Solennelles. 380
    § 3. De la Messe des Défunts. 382
    Article iv. — Fonctions des Acolytes à Vêpres. 383
    Article v. — Fonctions des Acolytes, ou Clercs qui font l’office de Céroféraires, à la Messe Solennelle, et au Salut. 384
    § 1. Notions générales sur leurs fonctions. Ibid.
    § 2. Leurs fonctions aux Messes Solennelles. 385
    § 3. Leurs fonctions au Salut du très-saint Sacrement. 386
    CHAPITRE VI. — Des Thuriféraires. 387
    Article Premier. — Notions générales sur leurs fonctions. Ibid.
    Article ii. — Fonctions des Thuriféraires à la Messe. 390
    § 1. De la Messe des Dimanches et Fêtes Doubles, et au-dessous. Ibid.
    § 2. De la Messe des Fêtes Annuelles et Solennelles. 393
    § 3. De la Messe en présence du très-saint Sacrement. 396
    § 4. De la Messe Pontificale. 397
    § 5. De la Messe célébrée devant M. l’Archevêque. 398
    § 6. De la Messe des Défunts. 399
    Article iii. — Fonctions des Thuriféraires à Vêpres, à l’Office de la Nuit, et à Laudes. 40O
    Article iv. — Fonctions des Thuriféraires au Salut du très-saint Sacrement. 402
    CHAPITRE VII. — Du Crucigère. 403
    CHAPITRE VIII. — De l’Exorciste, ou Clerc qui porte le bénitier. 405
    CHAPITRE IX. — Des Induis. 407
    Article Premier. — Notions générales sur les fonctions des Induts. Ibid.
    Article ii. — Fonctions communes à tous les Induts. 409
    Article iii. — Fonctions particulières de chaque Indut. 416
    Article iv. — Fonctions des Induts en présence du très-saint Sacrement. 421
    Article v. — Fonctions des Induts à la Messe des Défunts. 422
    CHAPITRE X. — Des Choristes. 423
    Article Premier. — Notions générales sur leurs fonctions. Ibid.
    Article ii. — Fonctions des Choristes à la Messe. 425
    Article iii. — Fonctions des Choristes à Vêpres. 430
    Article iv. — Fonctions des Choristes à l’Office de la Nuit et à Laudes. 433
    Article v. — Fonctions des Adjuteurs à la Messe, à Vêpres et à l’Office de la Nuit. 435
    CHAPITRE XI. — Du Cérémoniaire. 436
    Article Premier. — Notions générales sur les fonctions du Cérémoniaire. 437
    Article ii. — Ses fonctions à la Messe solennelle. 438
    Article iii. — Fonctions du Cérémoniaire à Vêpres, à Matines et à Laudes. 443
    CHAPITRE XII. — Du Collectaire. 445
    CHAPITRE XIII. — Des Enfants de chœur. 446
    Article Premier. — De la tenue et du maintien des Enfants de chœur. 447
    Article ii. — De la manière de se conduire au chœur durant les Offices. 449
    § 1. Quand les Enfants de chœur doivent se tenir debout. 450
    § 2. Quand ils doivent être assis. 452
    § 3. Quand ils doivent être à genoux. lbid.
    § 4. Ce qu’ils ont à chanter. 453
    CHAPITRE XIV. — Du Maître des Enfants de chœur. 454
    CHAPITRE XV. — Du Maître des Cérémonies. 455

    APPENDICE. DE L’OFFICE PONTIFICAL. 459
    CHAPITRE PREMIER. — Du Pontife celébrant. Ibid.
    Article Premier. — De la Messe célébrée pontificalement. Ibid.
    Article ii. — Des Vêpres célébrées pontificalement. 465
    CHAPITRE II. — Des Prêtres assistants ou Chapelains il la Messe Pontificale et à lèpres. 467
    Article Premier. — Leurs fonctions à la Messe. Ibid.
    § 1. Fonctions particulières du premier Chapelain. 469
    § 2. Fonctions particulières du second Chapelain. .^ 471
    Article ii. — Fonctions des Chapelains à Vêpres. 172
    CHAPITRE III. — Des Porte-insignes, a l’Office Pontifical. 474
    Article Premier. —Du Porte-croix. 475
    § 1. Fonctions du Porte-croix à la Messe. Ibid.
    § 2. Ses fonctions à Vêpres, à Matines, et à Laudes. 476
    Article ii — Du Porte-crosse. 477
    § 1. Fonctions du Porte-crosse à la Messe. Ibid.
    § 2. Ses fonctions à Vêpres, à Matines, et à Laudes. 479
    Article iii. — Du Porte-mitre. 480
    § 1. Ses fonctions à la Messe. 481
    § 2. Ses fonctions à Vêpres, à Matines et à Laudes. 482
    Article iv.— Du Porte-bougeoir. 483
    § 1. Ses fonctions à la Messe. 184
    § 2. Ses fonctions à Vêpres, à Matines et à Laudes. 485
    Article v. — Du Porte-livre. 486
    § 1. Ses fonctions à la Messe. 487
    § 2. Ses fonctions à Vêpres, à Matines et à Laudes. 188
    Article vi. — Du Porte-grémial. 489

    Table de la Notice historique sur les rites de l’Eglise de Paris

    Que l’Eglise de France, et le diocèse de Paris en particulier ont toujours eu des rites propres. — Objet de cette Notice. page 1
    Article Premier. — Des livres liturgiques de Paris, et de leur publication au quinzième siècle. 2
    Article ii. — Des rites de l’Eglise de Paris.
    I. Du Missel, et des rites du saint Sacrifice. Ibid,
    II. Du Bréviaire, et des rites de l’Office divin. 17
    III. Du Rituel ou Manuel, et des rites des Sacrements. 25
    Article iii. — Des modifications introduites dans les rites de Paris depuis le commencement du dix-septième siècle. 33
    Article iv. —Des Cérémoniaux. 43
    Notes. 59

    Programme du dimanche dans l’octave de l’Ascension

    Saint-Eugène, le dimanche 20 mai 2012, grand’messe de 11h.

  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Messe I – Lux & Origo
  • Procession d’entrée : improvisation à l’orgue sur le thème de l’introït du jour
  • Vidi aquam – reprise de l’antienne sur un faux-bourdon de Mgr Louis-Lazare Perruchot (1852 † 1931), maître de chapelle de Saint-François-Xavier à Paris et de la cathédrale de Monaco
  • Introitus Exaudi (ton i.)
  • Alleluia Regnavit Dominus (ton i.)
  • Alleluia Non vos relinquam (ton i.)
  • Prose de l’Ascension au propre de Paris – conformément à la tradition, l’orgue figure les versets impairs
  • Credo de la messe royale du premier ton d’Henry du Mont (1610 † 1684), organiste de Saint-Paul et de la reine, maître de la chapelle du roi Louis XIV
  • Offertorium Ascendit (ton i.)
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Regina cœli de Giovanni Battista Riccio († c. 1621), organiste de Saint-Jean-L’Evangéliste à Venise
  • Après la Consécration : O salutaris sur le ton de Salve, festa dies – mélodie de Saint Venance Fortunat, évêque de Poi-tiers (VIème siècle) – harmonisation : Touve Ratovondrahety
  • Pendant la communion : Prière du Christ montant vers son Père, extrait de l’Ascension (1934) – Olivier Messiaen (1908 † 1992), organiste de la Trinité
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Communio Pater (ton iv.)
  • Ite missa est I
  • Au dernier Evangile : Regina cœli – mise en polyphonie d’après Charles de Courbes (1622)
  • Procession de sortie : Psallite Deo nostro – harmonisation : Henri de Villiers, d’après un psalmellus de la liturgie ambrosienne pour l’Ascension. Psaume XLVI
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    *

    Catéchisme sur l’Ascension.

    Programme de l’Ascension

    Catéchisme sur l’Ascension.

    Saint-Eugène, le jeudi 17 mai 2012, grand’messe de 11h.
    Répétitions à 10h pour les Messieurs, 10h30 pour les Dames.

    Saint Augustin estimait que la fête de l’Ascension était d’institution apostolique. Cette fête est en effet très ancienne, même si dans les tous premiers temps de l’Eglise, l’Ascension du Seigneur était célébrée au jour de la Pentecôte, jointe à la descente de l’Esprit-Saint sur les Apôtres (cette disposition, qui nous paraîtra aujourd’hui curieuse, est attestée au début du IVème siècle par Eusèbe de Césarée et le récit de la pèlerine Egérie). L’institution d’une fête propre au 40ème jour après Pâques paraît remonter au dernier quart du IVème siècle, probablement après le premier Concile œcuménique de Constantinople de 381 qui défendit la divinité de l’Esprit-Saint (on voulut sans doute alors réserver la fête de la Pentecôte au mystère de l’Esprit-Saint seul) – et il est possible que saint Grégoire de Nysse – dont on possède l’homélie pour l’Ascension de l’année 388 – fusse, sinon l’initiateur – du moins l’un des premiers propagateurs d’une célébration de l’Ascension au 40ème jour après Pâques au lieu du 50ème jour. La fixation de la célébration liturgique de l’Ascension au jeudi qui est le 40ème jour après Pâques, commune à partir de la fin du IVème siècle à tous les rits d’Orient & d’Occident, n’est bien sûr pas le fruit du hasard, notre Seigneur s’étant élevé vers le ciel 40 jours après sa résurrection ainsi que le rapporte saint Luc dans les Actes des Apôtres (« Il s’était aussi montré à eux depuis sa passion, et leur avait fait voir, par beaucoup de preuves, qu’il était vivant, leur apparaissant pendant quarante jours, et leur parlant du royaume de Dieu. » Actes 1, 3). Selon une tradition patristique ancienne (attestée par les Constitutions Apostoliques, livre V, chap. XIX.), l’ascension du Seigneur s’est produite à midi, aussi l’heure de sexte revêt une solennité particulière en ce jour : ainsi, à Rome, après la messe célébrée sur l’autel de Saint-Pierre, le Pape était couronné par les cardinaux et, vers l’heure de sexte, se rendait en procession solennelle au Latran, accompagné par les évêques et tout le clergé.

    La liturgie traditionnelle connait en ce jour un symbole fort : afin de signifier le départ de notre Maître & Seigneur, après le chant par le diacre de l’évangile à la messe de ce jour, on éteint « le Cierge pascal, que nous vîmes allumer dans la nuit de la résurrection, et qui était destiné à figurer, par sa lumière de quarante jours, la durée du séjour de notre divin Ressuscité au milieu de ceux qu’il a daigné appeler ses frères » (dom Guéranger).

    L’Ascension est une fête d’obligation pour l’Eglise universelle, ce qui signifie que l’assistance à la messe et la sanctification du jour en sont obligatoires, à l’instar d’un dimanche.

    • Propre grégorien du jour – Kyriale : Messe IV – Cunctipotens
    • Introït: Viri Galilaei – précédé de son trope médiéval et repris sur une polyphonie d’après Maxime Kovalevsky (1903 † 1988)
    • Prose de l’Ascension au propre de Paris – conformément à la tradition, l’orgue figure les versets impairs
    • Credo de la messe royale du premier ton d’Henry du Mont (1610 † 1684), organiste de Saint-Paul et de la reine, maître de la chapelle du roi Louis XIV
    • Pendant les encensements de l’offertoire : Psallite Deo nostro – harmonisation : Henri de Villiers, d’après un psalmellus de la liturgie ambrosienne pour l’Ascension. Psaume XLVI
    • Après la Consécration : O salutaris de François Giroust (1737 † 1799), maître de chapelle du roi Louis XVI
    • Agnus Dei de la Messe Ad Majorem Dei Gloriam (1699) d’André Campra (1660 † 1744), maître de chapelle de Notre-Dame de Paris et de Louis XV à Versailles
    • Pendant la communion : Omnes gentes – petit motet de Jean-Batiste de Lully (1633 † 1687), sur le texte du psaume 46, psaume de la fête – Ier ton
    • Ite missa est IV
    • Au dernier Evangile : Regina cœli – mise en polyphonie d’après Charles de Courbes (1622)
    • Procession de sortie : Omnes gentes – Chœur de Michel-Richard de Lalande (1657 † 1726), maître de la chapelle des rois Louis XIV & Louis XV. Psaume XLVI, premier ton

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    Confirmations & messe pontificale de la solennité de sainte Jeanne d’Arc

    Ce dimanche 13 mai 2012, alors que nous fêtons le 600ème anniversaire de la naissance de sainte Jeanne d’Arc, Mgr de Dinechin, évêque auxiliaire de Paris est venu conférer le sacrement de la confirmation puis a célébré pontificalement la messe de la solennité de sainte Jeanne d’Arc, patronne secondaire de la France.

    37 fidèles recevaient le sacrement de la confirmation de Mgr de Dinechin.

    Prières après la confirmation.

    Pendant le chant de l’office de tierce.

    Pendant le chant de l’office de tierce.

    Encensements de l’introït.

    Encensement de l’évêque à l’introït de la messe.

    L’évêque au faldistoire.

    Mgr de Dinechin.

    Encensement de l’évangéliaire par le diacre avant le chant de l’évangile de la solennité de sainte Jeanne d’Arc.

    Lavabo pendant l’offertoire.

    Oblation du pain pendant l’offertoire.

    Encensements de l’offertoire.

    Encensement du pontife à l’offertoire.

    Offertoire de la messe.

    Au début du canon de la messe.

    Procession vers la statue de sainte Jeanne d’Arc à la fin de la messe.

    Toutes les photos de cette magnifique cérémonie sont visibles sur le site des Photos de Saint-Eugène. Bravo Constance !

    Page Facebook sur sainte Jeanne d’Arc.

    Album photos « Soldats du Christ » sur la page Facebook de la Schola Sainte Cécile.

    Vous pouvez télécharger le programme qui a été remis aux fidèles au cours de cette messe.

    Nous vous recommandons ce concert

    Corinne Fructus, Anne-Marie Lutz & Stéphane Morassut interprèteront à Saint-Eugène ce vendredi 11 mai à 20h30 un florilège de petits motets italiens & français à 1, 2 & 3 voix. Venez nombreux !

    Messe pontificale à Saint-Eugène le 13 mai prochain

    Le 13 mai prochain, Mgr Renaud de Dinechin, évêque auxiliaire de Paris, viendra à Saint-Eugène conférer le sacrement de confirmation. Après celles-ci, Mgr de Dinechin célèbrera pontificalement la messe de la solennité de sainte Jeanne d’Arc, dont on célèbre le 600ème anniversaire de la naissance (ce sera aussi le 220ème anniversaire de la naissance du Bienheureux Pape Pie IX).

    La Schola Sainte Cécile interprètera à cette occasion :

  • le Veni Creator d’Henry du Mont (1610 † 1684), maître de la chapelle du roi Louis XIV, organiste de Saint-Paul et du duc d’Anjou
  • l’Ecce sacerdos magnus – de l’ »offertoire pour le sacre d’un évêque à quatre parties de voix & d’instruments » (H. 432) de Marc Antoine Charpentier (c. 1643 † 1704), maître de chapelle de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, du Dauphin, fils de Louis XIV, des Jésuites puis de la Sainte Chapelle de Paris
  • le Veni Creator, le Regina cœli et le Tantum ergo en grands motets de Michel Richard de Lalande (1657 † 1726), maître de la chapelle & surintendant de la musique des rois Louis XIV & Louis XV
  • L’évènement sur Facebook.

    Programme du IVème dimanche après Pâques – Cantate Domino

    Saint-Eugène, le dimanche 6 mai 2012, grand’messe de 11h.

    Comme dimanche dernier, l’évangile de ce dimanche nous prépare au départ prochain du Christ à l’Ascension & à la venue du Paraclet de vérité à la Pentecôte. L’évangile est tiré de l’évangile de Jean, comme régulièrement durant le Temps Pascal ; la lecture de l’évangile de Jean pendant le Temps Pascal doit remonter à la plus haute antiquité, car c’est une constante que l’on retrouve dans les différents rits tant Orientaux qu’Occidentaux. comme dimanche dernier, c’est un extrait du dernier discours du Christ pendant la Cène (Jean 16, 5-14).

  • Procession d’entrée : Cantate Domino (psaume 95) – cantique sur un thème de la renaissance – Henri de Villiers
  • A l’aspersion : reprise de l’antienne Vidi aquam sur un faux-bourdon de Mgr Louis Lazare Perruchot (1852 † 1931), maître de chapelle de Saint-François-Xavier à Paris et de la cathédrale de Monaco
  • Kyriale I Lux & Origo
  • Credo de la messe royale du Ier ton d’Henry du Mont (1610 † 1684), maître de la chapelle du roi Louis XIV, organiste de Saint-Paul et du duc d’Anjou
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Tristitia vestra, petit motet à deux voix d’Henry du Mont (Jean 16, 20)
  • Après la Consécration : O salutaris Hostia sur le Salve festa dies de saint Venance Fortunat – harmonisation : Touve Ratovondrahety
  • Pendant la communion : Déxtera Dómini – offertoire de Pâques dans l’ancien rit parisien – César Franck (1822 † 1890), organiste & maître de chapelle de la basilique Sainte-Clotilde – Psaume 117, 16-17
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est I
  • Au dernier Evangile : Regina cœli – mise en polyphonie d’après Charles de Courbes (1622)
  • Procession de sortie : Cantilène pascale O fílii et filiæ – mélodie du XIIIème siècle, paroles de Jehan Tisserant (XVème siècle), harmonisation Henri de Villiers
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.