Saint-Eugène, le dimanche 5 février 2012, grand’messe de 11h.
> Catéchisme sur la Septuagésime
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Saint-Eugène, le dimanche 5 février 2012, grand’messe de 11h.
> Catéchisme sur la Septuagésime
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Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 5 février 2012 du calendrier grégorien – 23 janvier 2012 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.
Dimanche du ton I de l’Octoèque. En ce jour, IVème dimanche avant le Carême, l’Eglise byzantine commence la période d’Avant-Carême et démarre l’usage du livre liturgique du Triode de Carême. Ce IVème dimanche n’est pas d’institution aussi ancienne que les trois prochains dimanches (qui correspondent à la Septuagésime latine) et ne remonte qu’au XIIème siècle (l’évangile de la parabole du Publicain & du Pharisien était auparavant lu dans la tradition palestinienne au IIIème dimanche de Carême).
En ce jour également, l’Eglise russe fête tous ses néomartyrs du XXème siècle victimes du communisme.
La persécution athée sans précédent qui s’est abattue sur l’Église de Russie depuis la Révolution bolchévique de 1917 jusqu’à la célébration du Millénaire du Baptême de la Russie en 1988 n’est pas parvenue à éteindre la foi dans ce pays, mais de nombreux martyrs ont témoigné de la victoire du Christ sur la mort, sur la peur et sur le mal. Une base de données de l’Université orthodoxe Saint-Tikhon de Moscou a recensé les noms de 500 000 néomartyrs & néoconfesseurs de la foi victimes du communisme. Si chaque année l’Eglise russe ajoute environ 2000 saints nommément à son calendrier, il a paru nécessaire de regrouper tous les néomartyrs en une fête. Celle-ci a été fixée au dimanche qui suit le 25 janvier, pour la raison qu’à cette date fut martyrisé saint Vladimir, métropolite de Kiev, qui fut la première victime de la persécution après la révolution d’Octobre. Le 25 janvier 1918 en effet, arrêté en pleine nuit, saint Vladimir de Kiev fut conduit hors de la Laure des Grottes de Kiev. Maltraité et injurié, il chanta et pria calmement jusqu’à son exécution, bénissant ses bourreaux avant d’être fusillé, disant : « Que Dieu vous pardonne ! ».
Il n’est certes pas possible d’énumérer tous les néomartyrs, mais rappelons ici la figure de la grande-duchesse sainte Elisabeth. Élisabeth Feodorovna naquit le 20 octobre 1864. Elle était l’épouse du grand duc Sergei Alexandrovitch, assassiné en 1905 dans un attentat terroriste. Elle rendit visite à l’assassin en prison pour l’exhorter au repentir et demanda sa grâce au tsar. Elle ne cessa de prier pour lui. Pendant la guerre russo-japonaise, elle se dévoua beaucoup, s’occupant des blessés et décida de se consacrer à Dieu.
Animée d’un esprit d’entraide, elle fonda à Moscou le Monastère de Marthe et Marie, moniales infirmières pour les pauvres et les malades. Personne au regard doux, sentant venir des moments durs pour son pays, elle encouragea les croyants à traverser ces moments terribles avec foi. Elle-même se montra une infirmière admirable, ne se ménageant jamais. Refusant d’être sauvée, elle fut arrêtée en 1918 avec deux consœurs dont sainte Barbara qui partagea son martyr. La nuit du 17 juillet 1918, elle fut jetée avec d’autres membres de la famille Romanov dans un puits des mines d’Alapaevsky profond de 60 mètres. Elle ne mourut pas de suite et on l’entendit chanter du fond du gouffre le tropaire de la Résurrection & l’hymne Acathiste. Son corps fut retrouvé intact sur un rebord à seize mètres de profondeur à côté du prince Constantinovitch dont elle avait encore pu soigner les blessures. Après un long périple par Irkoutsk, la Chine, Suez et la Palestine, ses reliques furent déposées dans l’Église du Monastère Sainte-Marie-Madeleine à Jérusalem, construit par l’empereur Alexandre III. Sainte Élisabeth est une des saintes néomartyres les plus vénérées en Russie où son icône est partout présente.
Par la prière des saints néomartyrs & néoconfesseurs, Seigneur notre Dieu, aie pitié de nous.
A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * « Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »
2. Tropaire des saints néomartyrs, ton 4 : Aujourd’hui, l’Eglise russe chante avec joie en chœur, * louant ses néomartyrs et confesseurs : * hiérarques et prêtres, * souverains ayant souffert la passion fermes dans la foi, * princes et princesses, * hommes vénérables et femmes, * et tous les chrétiens orthodoxes. * Après avoir donné leur vie pour la foi dans le Christ * pendant les jours de la persécution athée, * ils ont conservé la vérité par l’effusion de leur sang. * Par leur protection, O Seigneur, lent à la colère, * préserve notre pays dans l’orthodoxie ** jusqu’à la fin des temps.
3. Kondakion du dimanche, ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, * tu as ressuscité le monde avec toi ; * la nature humaine te chante comme Dieu, * la mort s’évanouit, * Adam jubile, Seigneur, * & Eve, désormais libérée de ses liens, * proclame dans l’allégresse : ** O Christ, c’est toi qui accordes à tous la résurrection.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Kondakion des saints néomartyrs, ton 3 : Aujourd’hui, les Néomartyrs de Russie, * parviennent drapés de blanc devant l’Agneau de Dieu : * et chantent à Dieu le cantique victorieux des Anges : * bénédiction, gloire, sagesse, * louange, honneur, * puissance et force * à notre Dieu ** pour les siècles des siècles. Amen.
4. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
5. Kondakion du triode, ton 4 : Fuyons la prétention du pharisien, * apprenons du publicain la grandeur des paroles d’humilité * et clamons avec repentir : * Sauveur du monde, ** purifie-nous, tes serviteurs.
Prokimen
Du dimanche, ton 1 :
℟. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).
Des saints néomartyrs, ton 7 :
℟. Dieu est notre refuge & notre force (Psaume 45, 2).
Alleluia
Du dimanche, ton 1 :
℣. C’est Dieu qui me donne les vengeances & prosterne les peuples sous moi (Psaume 17, 48).
℣. Il multiplie pour son roi les délivrances et montre de l’amour pour son Christ (Psaume 17, 51).
Des saints néomartyrs
Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des saints néomartyrs : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

> Catéchisme sur la fête de la Purification
Saint-Eugène, le jeudi 2 février 2012, messe de 19h (répétition pour les choristes à 18h30).
Saint-Eugène, le dimanche 30 janvier 2011, grand’messe de 11h.
L’évangile de ce dimanche nous relate le miracle de la tempête apaisée (Matthieu 8, 23-27). Après les trois théophanies de l’adoration des Mages, du Baptême au Jourdain et des noces de Cana, après s’être manifesté, le IIIème dimanche après l’Epiphanie, comme Sauveur des pécheurs et des Gentils, le IVème dimanche après l’Epiphanie, le Christ apparaît cette fois en vainqueur des éléments déchaînés.
Les messes dominicales à partir du IVème dimanche après l’Epiphanie jusqu’à la Septuagésime n’ont pas de chants spéciaux, mais reprennent ceux du IIIème dimanche. C’est une anomalie qui s’explique par le fait de l’incertitude même qui domine cette dernière partie du cycle après l’Épiphanie. Tout dépendait du commencement du jeûne quadragésimal ; or, dans plusieurs lectionnaires romains, ce cycle comprenait jusqu’à dix semaines, tandis que d’autres en émanèrent à peine trois. Les derniers dimanches après la Pentecôte se trouvent dans des conditions identiques ; aussi tout donne à penser que, vu l’absence de chants spéciaux pour ces dimanches supplémentaires, la rédaction grégorienne de l’antiphonaire représente vraiment l’usage du VIIe siècle.
La collecte révèle les jours de saint Grégoire le Grand, époque où les Lombards menaçaient la capitale du monde elle-même. Durant tout le Ve et le VIe siècle, la Ville éternelle fut plusieurs fois prise, saccagée, humiliée et la prière de l’Église fait précisément allusion à cet état de choses. « O Dieu, qui savez bien que la faiblesse même de notre nature nous expose à succomber aux maux si nombreux qui nous accablent, donnez-nous le salut du corps et de l’âme, afin que nous surmontions, par votre grâce, ces maux que nous souffrons à cause de nos péchés. » (Bienheureux Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum).
Cette année, ce IVème dimanche sera le dernier après l’Epiphanie, la Septuagésime – qui ouvre le cycle pascal – tombant dimanche prochain.
Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 29 janvier 2012 du calendrier grégorien – 16 janvier 2012 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.
Dimanche du ton VIII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour la Vénération de la précieuse chaîne du saint & illustre Apôtre Pierre.
Vers l’an 43, le Tétrarque Hérode Agrippa, voyant les progrès de la prédication des Apôtres, fut pris de folie sanguinaire contre les Chrétiens et fit périr par le glaive Saint Jacques, le frère de Jean (mémoire le 30 avril). Voyant que cela était agréable aux Juifs, il fit aussi arrêter Pierre, le chef des Apôtres, et le fit jeter en prison, chargé de deux lourdes chaînes de fer, attendant que la Pâque fut passée avant de le faire comparaître. Mais, la nuit même, grâce aux prières de l’Eglise, Dieu envoya auprès de lui son Ange qui remplit le cachot de lumière. Il secoua l’Apôtre endormi pour le faire lever, et aussitôt les chaînes tombèrent de ses mains. Sans trop comprendre ce qui se passait et se croyant encore endormi, Pierre mit sa ceinture, chaussa ses sandales et, guidé par l’Ange, il franchit sans encombre tous les postes de garde. Quand ils parvinrent enfin en pleine ville, l’Ange, ayant accompli sa mission, quitta Pierre qui, sortant de sa torpeur, rendit grâces à Dieu. Il courut alors vers la maison de Marie, mère de Jean, surnommé Marc, où les Chrétiens assemblés le reçurent avec grande joie (Actes des Apôtres 12, 1-19).
Cette chaîne tombée des mains du Saint Apôtre fut achetée aux gardes par de pieux chrétiens afin qu’elle ne fut pas profanée en servant à lier de vrais criminels et fut conservée par l’Eglise de Jérusalem.
Saint Pierre eut encore d’autres liens que ceux dont il fut enchaîné à Jérusalem ; car, étant venu à Rome pour y prêcher l’Evangile, l’empereur Néron le fit saisir et commanda qu’il fût mis en prison et enchaîné. Ces chaînes romaines avaient été cachées mais furent redécouvertes sous le pontificat du Pape saint Alexandre Ier vers l’an 116. Saint Alexandre, pape et martyr, gêné de voir sainte Balbine porter un respect singulier aux chaînes dont il avait été lui-même lié, l’exhorta à rechercher plutôt les chaînes de l’apôtre saint Pierre, ce qu’elle fit avec succès.
Dans les années 430, l’impératrice Eudocie, femme de l’empereur Théodose le Jeune, était allée en Palestine visiter les saints lieux. Juvénal, patriarche de Jérusalem, lui fit présent des deux chaînes dont le Prince des Apôtres avait été lié dans la prison d’Hérode. Cette princesse en réserva une qui fut transférées en 437 à Constantinople, & placée dans la chapelle du saint Apôtre Pierre qui se trouve dans Sainte-Sophie (le tropaire du jour fait allusion à cette translation). Elle envoya l’autre chaîne à Rome à sa fille Eudoxie, qui avait épousé, depuis deux ans, l’empereur Valentinien III. Eudoxie présenta la relique au souverain Pontife. Le Pape Sixte III, reconnaissant, voulut lui montrer, de son côté, les chaînes dont saint Pierre avait été lié à Rome. Il arriva alors le miracle de la conjonction des deux chaînes : ayant été approchées l’une de l’autre, elles s’unirent d’elles-mêmes parfaitement ensemble. Eudoxie fit bâtir un temple pour les placer et les exposer à la vénération des fidèles. Ce temple, dont la dédicace fut probablement célébrée en 440, fut d’abord appelé Basilique Eudoxienne, du nom de sa fondatrice ; mais depuis il a été appelé Saint-Pierre-ès-Liens, et c’est un titre cardinalice. Les chaînes y sont toujours conservées (celles de Constantinoples sont perdues).
Les rits romains & byzantins célèbrent tous les deux les liens de saint Pierre, aux dates des dédicaces des églises qui les recueillirent : le 16 janvier pour Constantinople, le 1er août pour Rome.
Dieu a fait voir par des miracles insignes au cours des siècles qu’il approuvait la vénération de ces liens sacrés. Il n’y a rien d’étonnant à ce que non seulement les ossements des saints opèrent des miracles, mais aussi leurs vêtements ou les objets qu’ils ont touchés. L’Ecriture Sainte rapporte qu’il suffisait aux habitants d’Ephèse d’appliquer sur les malades des mouchoirs ou des linges qui avaient touché le corps de l’Apôtre Paul, pour que la maladie les quitte et que les esprits mauvais soient mis en déroute (Actes 19, 11-12). Les mêmes Actes des Apôtres rapportent encore, à propos de Saint Pierre, qu’une multitude d’hommes et de femmes allait jusqu’à transporter les malades dans les rues et les déposait à terre, de sorte que l’ombre du saint les couvrait à son passage et leur procurait la guérison (Actes 5, 15). C’est ainsi que l’Eglise a hérité la pieuse coutume de vénérer non seulement le corps des saints devenus porteurs de la Grâce, mais aussi leurs vêtements, leurs objets familiers ou les instruments par lesquels ils ont souffert pour le Seigneur.
Plusieurs Pères de l’Eglise font allusion aux chaînes de saint Pierre. Pour saint Augustin, « toutes les Eglises de Jésus-Christ en font beaucoup plus d’état que de l’or le plus pur et le plus précieux ». Dans son Sermon XVIII des Saints, saint Augustin se sert de la comparaison suivante : « Si l’ombre de Pierre, dit-il, a été si salutaire, combien plus le sera la chaîne dont son corps a été environné ? Si la vaine apparence de son image a pu avoir la force de rendre la santé aux malades, quelle force n’auront donc pas des liens qui ont été imprimés sur ses membres sacrés ? Si saint Pierre a été si puissant avant son martyre, combien le doit-il être maintenant qu’il a triomphé de l’attaque des démons ? » Puis il s’écrie: « O chaînes fortunées, qui de menottes et de ceps ont été changées en couronnes et en diadèmes, en faisant l’Apôtre martyr ! O bienheureux liens, dont le captif a été traîné au supplice de la croix, non pas tant pour y être exécuté que pour y être consacré ! »
Parmi les sermons de saint Jean Chrysostome, on en trouve un sur ce sujet, que le cardinal Baronius estime être plutôt de saint Procle ou de saint Germain, ses successeurs, qui est rapporté par Siméon Métaphraste et par Surius au premier jour d’août, où l’auteur dit, entre autres choses, que « Pierre les regardait comme un ornement royal ; qu’il s’en trouvait beaucoup mieux paré que des colliers de perles et des vêtements de pourpre et de soie, et qu’il avait une joie extraordinaire de s’en voir lié, parce qu’il savait que ces chaînes lui procureraient une couronne immortelle dans le ciel ». L’auteur de ce sermon y traite longuement de l’emprisonnement de saint Pierre, des peines qu’il endura dans la prison par l’inhumanité des soldats qui le gardaient, de la gloire de sa délivrance et de l’utilité incomparable que toute l’Eglise en reçut. Il lui donne aussi d’excellentes épithètes, qui témoignent de l’éminence de sa dignité et des prérogatives de son siège. Il l’appelle la Bouche de Jésus-Christ et de ses confrères, l’Interprète des secrets de Dieu, le Maître des cieux et des fidèles, dont la doctrine est si sûre qu’on ne peut errer en la suivant, la Colonne d’Israël spirituel, la Solidité des Apôtres, l’Affermissement de ceux qui doutent, la Gloire de l’Eglise, l’Honneur des Disciples, l’Ornement et l’appui de ceux qui ont de véritables sentiments, la Réconciliation des pécheurs, le grand Miracle du monde, la Splendeur des théologiens, l’Esprit céleste et la très-pure Demeure de la très-sainte Trinité. Comme saint Augustin, ce même Docteur compare ensuite les chaînes du saint Apôtre avec son ombre, et dit que, si elle avait tant de force que tous ceux sur qui elle passait étaient guéris, de quelque maladie qu’ils fussent affligés, ses chaînes, qui sont quelque chose de solide, et qui ont reçu une vertu particulière de la sainteté de ses membres et de la puissance de ses mains, ouvrières de tant de miracles, doivent être beaucoup plus salutaires.
Justin 1er, empereur d’Orient, envoya des ambassadeurs au pape Hormisdas, pour obtenir de lui une parcelle des chaînes de saint Pierre comme la chose la plus précieuse qu’il pût demander, tant la vénération de ces reliques était alors répandue. Les Papes, lorsqu’ils voulaient faire un présent considérable, envoyaient un peu de la limure du précieux fer des chaînes conservées à Rome, enchâssée dans une clef d’or ou d’argent, comme nous l’apprennent plusieurs épîtres de saint Grégoire le Grand. C’est ainsi que ce saint Pontife en envoya à Childebert, roi de France, pour qui il avait une affection particulière (Epître VI du livre V). Dans l’Epître XXIII du livre suivant, qu’il adresse à Théotiste, très-noble patricienne, soeur de Maurice, empereur d’Orient, avec un semblable présent, il rapporte qu’un seigneur lombard s’étant moqué d’une de ces clefs, et ayant voulu la rompre pour en avoir l’or, il fut à l’heure même saisi du démon, qui le traita avec tant de fureur qu’il s’égorgea avec le couteau dont il voulait couper la clef, et mourut sur-le-champ. Saint Grégoire en envoya aussi à Anastase, patriarche d’Antioche, à Recarède, roi des Visigoths d’Espagne, et à d’autres personnages ecclésiastiques et laïques.
Le pape Vitalien, vers l’an 657, envoya une parcelle des saintes chaînes à la reine de l’Angleterre du Nord, épouse d’Oswin. Evald, archevêque de Vienne, reçut une parcelle des Vinculis Apostolorum du pape Constantin ; saint Grégoire III envoya une clef avec la même relique à Charles Martel ; saint Léon III fit le même don à Charlemagne ; saint Grégoire VII à Acon, roi de Danemark, et ensuite à Alphonse, roi de Castille. Cependant, afin que les saintes chaînes ne fussent pas trop endommagées, les Papes cessèrent par la suite d’en détacher des parcelles, et alors on se contenta de les laisser baiser ou de donner quelques morceaux des bandes de linge les ayant touchées. Toutefois Benoît XIV, au XVIIIème siècle, voulut renouveler l’ancien usage à l’égard de la cathédrale de Bologne, sa patrie, à laquelle il donna une clef d’or qui renfermait de la sainte limaille.
Quelques-uns des anneaux ont également été détachés des saints liens à diverses époques. A Rome, la basilique de Sainte-Cécile dans le Transtevère, possède sept anneaux, lesquels furent envoyés par Adrien 1er, en 772, à Didier, roi des Lombards, lorsque le saint Pape cherchait à apaiser et à adoucir en faveur de l’Italie ce monarque déloyal et cruel. Le cardinal Sfondrate obtint du pape Clément VIII, vers l’an 1592, d’ôter ces anneaux de l’église dédiée au Prince des Apôtres sur le lac de Come, où on les conservait, et il les transporta à Rome dans la basilique de Sainte-Cécile dont il était le titulaire. En l’année 949, un comte que l’empereur Othon le Grand chérissait fut possédé du démon d’une manière si violente qu’il se déchirait lui-même avec ses dents. L’empereur le fit conduire au pape Jean XIII, pour lui faire faire les exorcismes ; mais à peine lui eut-on mis au cou la chaîne de saint Pierre, que l’esprit malin fut contraint de sortir de son corps. Théodoric, évêque de Metz, cousin germain de l’empereur, qui était présent, en fut si touché qu’il jeta aussitôt la main sur la chaîne, et protesta qu’il ne la lâcherait jamais que l’on ne lui en eût donné un anneau pour son église. L’empereur supplia le Pape de contenter la dévotion de Théodoric, qui apporta l’anneau qu’il avait obtenu dans sa ville de Metz, où il le plaça dans l’abbaye de Saint-Vincent, qu’il avait fait bâtir. Cette précieuse relique a disparu dans la tourmente révolutionnaire. La ville d’Avignon, où s’établit le Siège apostolique pendant soixante-dix ans, reçut également cinq anneaux des saintes chaînes.
Les chaînes romaines ne sont donc plus entières. L’une d’elles se compose de vingt-huit anneaux, dont le dernier, en forme de S, soutient l’entrave qui devait serrer le cou de l’Apôtre. L’autre chaîne est formée de cinq anneaux, quatre plus petits que les autres et le cinquième, en forme de S, auquel sont attachés un plus grand anneau rond et une barre de fer devait être soudée dans le mur du cachot. Le pape Pie IX fit mettre les chaînes apostoliques dans un magnifique reliquaire en métal doré, placé en général en dessous de l’autel principal de la sacristie de la basilique Saint-Pierre-ès-Liens. Les saintes Chaînes sont offertes à la vénération des fidèles plusieurs fois pendant l’année, traditionnellement, le 1er août, jour de la fête, et pendant toute l’octave, ensuite le cinquième jour dans l’octave de la fête de saint Pierre et saint Paul, et le premier lundi de Carême. Ces jours-là, un chanoine présente les chaînes à baiser aux fidèles, et, faisant toucher à leur cou le collier par lequel saint Pierre a été enchaîné, il prononce les paroles suivantes: « Que par l’intercession du bienheureux Pierre Apôtre, Dieu te délivre de tout mal. Amen. »
A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 8 : Tu es descendu des hauteurs, ô Plein de bonté ! * Tu as accepté l’ensevelissement de trois jours, * afin de nous délivrer de nos passions, ** ô notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi !
2. Tropaire de l’Apôtre, ton 4 : Toi qui sièges sur le premier trône des Apôtres divins, * sans quitter Rome tu es venu jusqu’à nous * par les chaînes précieuses que tu portas ; * &, nous prosternant devant elles dans la foi, * par tes prières à Dieu, ** que nous soit accordée la grande miséricorde.
3. Kondakion de l’Apôtre, ton 2 : Le premier des Apôtres, leur Coryphée, * Pierre, le sublime interprète divin de la vérité, acclamons-le & baisons ses chaînes dans la foi, ** pour recevoir le pardon de nos péchés.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Autre kondakion de l’Apôtre, ton 2 : Le Christ, ce rocher qui glorifia * splendidement la Pierre de la foi, * nous invite à fêter ensemble le Coryphée * pour la merveille de sa propre chaîne, afin de nous donner * le pardon de nos fautes.
6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
7. Kondakion du dimanche, ton 8 : Ressuscité du tombeau, Tu as relevé les morts * et ressuscité Adam ; * Eve exulte en ta résurrection ** et les confins du monde célèbrent ** ta résurrection d’entre les morts, ô Très-miséricordieux.
Prokimen
Du dimanche, ton 8 :
℟. Prononcez des vœux et accomplissez-les pour le Seigneur, notre Dieu (Psaume 75, 12).
℣. Dieu est connu en Judée, en Israël son Nom est grand (Psaume 75, 2).
De l’Apôtre, ton 8 :
℟. Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5).
Alleluia
Du dimanche, ton 8 :
℣. Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons le Dieu qui nous sauve (Psaume 94, 1).
℣. Allons devant lui en actions de grâces, au son des musiques, acclamons-le (Psaume 94, 2).
De l’Apôtre :
℣. Les cieux rendent grâce pour tes merveilles, Seigneur, pour ta fidélité, dans l’assemblée des saints (Psaume 88, 6).
Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux (Psaume 148, 1).
De l’Apôtre : Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5). Alleluia, alleluia, alleluia.
La fête de l’Epiphanie – 6 janvier dans le calendrier julien – tombe le 19 janvier dans le calendrier grégorien. La veille, 18 janvier, les heures royales suivies des vêpres & de la liturgie de saint Basile seront célébrées à partir de 10h. Le soir, les grandes complies seront chantées à 19h et seront suivies des matines à la suite vers 20h. Le jour de la fête, la divine liturgie de la Théophanie sera célébrée à midi et sera suivie de la bénédiction des eaux.
Divine liturgie pontificale de Noël, célébrée par Mgr Milan Šašik, C.M., évêque de Moukatchovo de l’Eglise Carpatho-Ruthène Catholique. L’évêque latin est Mgr Thomas Edward Gullickson, nonce apostolique en Ukraine. On entendra dans cette vidéo les chants très particuliers de la tradition carpatho-ruthène.
L’Eglise Grecque-Catholique Ruthène est l’une des plus petite églises catholiques orientales, avec 320 000 fidèles. Elle ne comprend qu’un seul diocèse, l’éparchie de Moukachevo des Ruthènes (Мукачівська Греко-Католицька єпархія), érigée en 1771. La création de cette église résulte de l’Union d’Oujhorod de 1646 lorsque 63 prêtres orthodoxes de Ruthénie subcarpatique ont décidé d’être en communion avec le Pape de Rome.
La Ruthénie subcarpathique est une province peuplée de slaves de l’ancien royaume de Hongrie. Après la Ière guerre mondiale, cette province échut à la Tchékoslovaquie, puis devint soviétique après la IInde guerre mondiale et se trouve ukrainienne de nos jours. Les Ruthènes revendiquent une identité nationale, religieuse et linguistique propre, identité qui leur est déniée par les Ukrainiens qui les considèrent comme ukrainiens. De nombreux Ruthènes sont présents aux Etats-Unis, également en Slovaquie, Hongrie, Roumanie & Serbie.
Le chant liturgique de cette église présente de nombreuses particularités originales.
Saint-Eugène, le dimanche 15 janvier 2012, grand’messe de 11h.
Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 15 janvier 2012 du calendrier grégorien – 2 janvier 2012 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.
Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Nous entrons aujourd’hui dans les jours d’avant-fête de la Théophanie. En ce jour se célèbre aussi la fête de saint Séraphim de Sarov.
Né en 19 juillet 1759, Prokhore Mochnine entre à 19 ans comme novice au monastère de Sarov (350 km à l’Est de Moscou), et reçoit, huit ans plus tard, avec son habit de moine, son nouveau nom : Seraphim. Ordonné diacre, puis prêtre, il obtient de l’higoumène de son monastère, en 1790, la permission de se retirer en ermite, dans la forêt.
Il vécut ainsi, partageant sa vie entre son ermitage et le monastère de Sarov, une ascèse rigoureuse, faite de jeûne, de solitude, d’humilité et de prière, avec comme objectif permanent de se « rapprocher du Christ ». Ses lectures étaient la Bible (il lisait le Nouveau Testament en entier chaque semaine), ainsi que les écrits des Pères de l’Église.
Dans son immense désir de tout rapporter à Jésus, il avait donné aux environs de son ermitage des noms bibliques. À « Nazareth », il chantait les hymnes « akathistes » à la Vierge ; récitait les offices de sexte et none au « Golgotha » ; lisait l’évangile de la Transfiguration au « Mont Thabor », et entonnait à « Bethléem » le « Gloire à Dieu au plus haut des cieux ». Il vécut même, pendant un temps, la vie des stylites. Ainsi, durant mille jour et nuits, il passait des heures sur un rocher, à prier.
Un événement, qui faillit lui coûter la vie, illustre bien le caractère du « misérable Seraphim » (ainsi qu’il se définissait lui-même) : en septembre 1804, il fut agressé à son ermitage par trois brigands (issus d’un village voisin) qui voulaient le voler (lui qui ne possédait rien !). N’ayant rien trouvé, ils le battirent et le laissèrent pour mort, avec une fracture du crâne, et plusieurs côtes cassées. Plus tard, les brigands ayant été retrouvés, le père Seraphim qui avait été ramené au monastère s’opposa formellement à ce qu’ils soient châtiés : il avait pardonné. Néanmoins, après cet incident, son higoumène ne l’autorisa plus à retourner à son ermitage, et c’est dans le monastère de Sarov qu’il vécut les années suivantes.
A partir de 1822 (il avait alors 63 ans), sa renommée se répandit. Il fut alors continuellement assailli de centaines visiteurs, sa sagesse surnaturelle, ses charismes de prescience et les guérisons spectaculaires qu’il accomplissait l’ayant rapidement rendu célèbre.
Dans la nuit du 1er au 2 janvier 1833, quoique l’on fût dans le « temps de Noël », on l’entendit chanter les hymnes de Pâques, notamment le tropaire de la résurrection. Ce furent ses dernières paroles. Il fut trouvé mort au petit matin dans sa cellule, agenouillé en prière devant une icône de la Theotokos.
Le 19 juillet 1903, 70 ans après sa mort, prenant acte de la vénération dont le starets Seraphim était l’objet, « persuadé de l’authenticité des miracles attribués aux prières du starets Seraphim, et rendant grâce à Dieu glorifié dans ses saint » le Saint Synode procéda à sa canonisation. En présence du Tsar Nicolas II, d’un clergé abondant et d’une foule immense eut lieu l’office de canonisation au cours duquel on chanta le tropaire composé en l’honneur du nouveau saint. Durant la nuit qui suivit, la foule resta sur place, à prier, puis, contrairement à l’usage, les hymnes de Pâques furent entonnés. Il devint un des saints les plus populaires de l’église russe. Il est fêté le 2 janvier, ainsi que le 19 juillet pour la translation de ses reliques.
La spiritualité de Séraphim, très ancrée dans la Bible et la tradition patristique (en particulier la Philocalie), s’exprime en particulier dans son Entretien avec Motovilov qu’il avait guéri ainsi que dans les Instructions spirituelles qui ont été rassemblées par les moniales de Diveïevo.
Homme de prière, profondément spirituel, saint Seraphim voyait « au-delà des apparences ». Il est à ce titre (et à d’autres) à rapprocher de son contemporain français, saint Jean-Marie Vianney. Outre de nombreux conseils surnaturels qu’il prodigua à ses innombrables visiteurs, on rapporte que saint Séraphim prophétisa sur la révolution bolchevique (« la vie sera courte, alors, les anges auront à peine le temps de ramasser les âmes… ») mais également sur l’avenir de la France, en raison du grand amour que la Mère de Dieu porte à notre pays.
A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Devant ton sépulcre les Puissances des cieux, * autant que les soldats furent frappés d’effroi ; * et Marie Madeleine se tenait près du tombeau, * cherchant ton corps immaculé ; * mais tu brisas l’Enfer sans te laisser vaincre par lui, * tu rencontras la Vierge et nous donnas la vie. * Ressuscité d’entre les morts, * Seigneur, gloire à toi.
2. Tropaire de l’avant-fête, ton 4 : Prépare-toi, Zabulon, * & pare-toi, Nephtali ; * fleuve du Jourdain, arrête-toi, * accueille avec allégresse le Maître qui vient se faire baptiser. * réjouis-toi, Adam avec notre première mère * ne vous cachez plus comme jadis au Paradis ; * car celui qui vous avait vus dans votre nudité est apparu, * pour vous revêtir du premier vêtement. * Le Christ est apparu voulant renouveler toute la création.
3. Tropaire du Vénérable Père, ton 4 : Depuis ta jeunesse tu as aimé le Christ, Bienheureux, * et, désirant avec ardeur ne servir que lui seul, * au désert tu excellas * dans le travail et la prière continue ; * par la tendresse de ton cœur tu as acquis l’amour du Christ * et plus que tous tu as chéri la Mère de Dieu ; * c’est pourquoi nous te chantons : ** que tes prières nous obtiennent le salut, vénérable Père Séraphim.
4. Kondakion du dimanche, ton 6 : De sa main vivifiante le Seigneur source-de-vie, * le Christ notre Dieu, * a fait surgir tous les morts des ténèbres de l’Enfer, * accordant la résurrection à tout le genre humain ; * il est vraiment notre Sauveur, * notre vie, notre résurrection et le Dieu de l’univers.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion de saint Séraphim de Sarov, ton 2 : Ayant délaissé les attraits du monde et tout ce qui se corrompt, * tu as élu demeure au monastère de Sarov * et, par l’angélique vie que tu menas, * pour beaucoup tu fus le chemin vers le salut ; * c’est pourquoi le Christ t’a glorifié en t’accordant * le don des guérisons & des miracles ; * aussi nous te chantons : ** Réjouis-toi, ô notre vénérable Père Séraphim.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion de l’Avant-Fête, ton 4 : Se trouvant aujourd’hui dans les flots du Jourdain, * le Seigneur dit à Jean : * Ne crains pas de me baptiser, * je suis venu en effet * sauver Adam le premier Père.
Prokimen
De l’Avant-Fête, ton 7 :
℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).
Du saint, ton 6 :
℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).
Alleluia
De l’Avant-Fête, ton 8.
Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Du saint : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.
Chapelle de l’Ermitage – 23 rue de l’Ermitage, à Versailles, le samedi 14 janvier 2012 du calendrier grégorien – 1er janvier 2012 du calendrier julien, divine liturgie de saint Basile le Grand de 10h45, à l’occasion du 50ème anniversaire de l’Atelier d’icônes Saint-Georges.
En ce premier jour de l’année civile, le rit byzantin fait coïncider la fête Circoncision de notre Seigneur, accomplie 8 jours après sa naissance avec celle de saint Basile le Grand. Le chant des deux offices est de ce fait combiné.
Huit jours après la naissance du Sauveur, Joseph et Marie le firent circoncire (Luc 2:21), conformément à l’ordre donné par Dieu à Abraham au moment où Il lui promit d’établir une alliance éternelle avec lui et toute sa descendance : « Et voici Mon alliance qui sera observée entre Moi et vous : c’est-à-dire ta race après toi (…) quand ils auront huit jours tous vos mâles seront circoncis de génération en génération » (Gen. 17:10-12).
Nous célébrons aussi aujourd’hui, la naissance au ciel le 1er janvier 379 de notre Père parmi les saints, Basile le grand, évêque de Césarée de Cappadoce. Basile suivit des études de rhétorique dans plusieurs écoles, en particulier à l’Académie d’Athènes où il se lie d’amitiés avec saint Grégoire de Naziance. En 358, il renonça au monde après avoir entreprit des voyages en Syrie, en Palestine et en Egypte où il put admirer les exploits ascétiques des premiers Pères du désert. Il se retire auprès de la solitude de sa sœur Macrine et de sa mère. Très vite, de nombreux disciples les rejoignent, formant un monastère double. Devenu prêtre en 363, il rédige à l’attention de ses compagnons monastiques des conseils dont cinquante-cinq forment la « grande règle » et 313 autres la « petite règle ». En 370 il est consacré évêque de Césarée de Cappadoce. Son engagement pendant une famine, les institutions qu’il crée et qui portent son nom, la Basiliade, en ont fait l’un des précurseurs du christianisme social. Sur le siège de Césarée, il défend la foi de Nicée contre l’arianisme et contre l’empereur arien Valens, n’hésitant pas à faire appel au Pape à plusieurs reprises. Il écrit des traités sur le Saint-Esprit, développant la théologie de la Trinité. Il organise les prières liturgiques ; la divine liturgie de saint Basile – un peu plus longue que celle de saint Jean Chrysostome – est toujours utilisée par le rit byzantin les dimanches du Grand Carême et à certaines fêtes importantes de l’année. Saint Basile est proclamé Docteur de l’Église en 1568 par le pape saint Pie V.
A la petite entrée :
1. Tropaire de la fête, ton 1 : Siégeant au plus haut des cieux sur un trône à l’aspect de feu, * avec le Père sans commencement et avec Ton Esprit divin, * tu daignas naître sur la terre du sein de ta Mère immaculée, ô Jésus : * et ainsi tu fus circoncis comme un homme le huitième jour. * Gloire à Ton dessein très bon, * gloire à Ta providence, * gloire à Ta condescendance, toi le seul Ami des hommes.
2. Tropaire de Sa Sainteté, ton 1 : Par toute la terre ton message s’est répandu * et ta parole fut reçue dans tout l’univers ; * par elle tu as enseigné les divines vérités, * expliqué la nature des êtres et redressé la conduite des humains ; * Père saint, Pontife au nom royal, * prie le Christ notre Dieu pour le salut de nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion de Sa Sainteté, ton 4 : Pour l’Eglise tu t’es montré comme inébranlable fondement, * faisant part à tout mortel de l’incrustable Seigneurie * et la marquant du sceau de tes enseignements, vénérable Basile, révélateur du ciel.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de la fête, ton 3 : Le Seigneur de l’univers * daigne subir la circoncision * et retranche dans sa bonté, * les fautes qui couvraient l’humanité ; * en ce jour il donne au monde le salut. * Au plus haut des cieux se réjouit le pontife du Créateur, * l’initiateur des divins mystères, saint Basile le Grand, * qui porte la lumière du Christ notre Dieu.
Prokimen
De la fête, ton 6 :
℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).
Du saint, ton 1 :
℟. Ma bouche annonce la sagesse, & le murmure de mon cœur, l’intelligence (Psaume 48, 4).
Alleluia
De la fête & du saint, ton 8
Commémoraison de la Mère de Dieu pendant l’anaphore de saint Basile, ton 8 grec (harmonisation de Pierre Tourtchaninov) :
A ton sujet, Pleine de grâce, la création entière se réjouit, les chœurs des Anges comme le genre humain : temple sacré, jardin spirituel, virginale louange, en qui Dieu a pris chair et s’est fait enfant, lui notre Dieu de toute éternité. De tes entrailles, il a fait son autel et il a rendu ton sein plus vaste que les cieux. A ton sujet, Pleine de grâce, la création entière se réjouit, gloire à toi !
Verset de communion
De la fête : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Du saint : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.