Saint-Eugène, le dimanche 20 avril 2014, grand’messe de 11h.
Schola Sainte Cécile & ensemble de cuivres cuivres anciens.
Saint-Eugène, le dimanche 20 avril 2014, grand’messe de 11h.
Schola Sainte Cécile & ensemble de cuivres cuivres anciens.
Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le samedi 19 avril 2014 du calendrier grégorien – 6 avril 2014 du calendrier julien, office nocturne à 21h30 – matines de Pâques à 22h, suivies de l’heure pascale & de la divine liturgie de Pâques de saint Jean Chrysostome.
Au cours du bref office de la nuit – qui garde encore le caractère triste de la Semaine Sainte -, l’Epitaphios (Плащаница – ou suaire : représentation du Christ au tombeau) est enlevé avec discrétion (nul n’a vu ni su le moment exact de la résurrection) par le clergé, tandis que le chœur chante la 9ème ode du canon du samedi saint :
Ne me pleure pas, O Mère, bien que tu ais vu gisant dans le tombeau, * le Fils que tu avais conçu sans semence, * car je ressusciterai et serai glorifié * et dans ma gloire divine ** j’exalterai pour l’Eternité ceux qui t’aiment et chantent ta gloire.
Ensuite commence véritablement la fête de la Résurrection par la procession pascale du clergé & des fidèles qui font le tour de l’église. Cette procession figure la venue des myrrophores et des disciples au tombeau, y recevant la joyeuse annonce de la résurrection (elle existait aussi dans les rits occidentaux, mais les réformes du XXème siècle ont tendu à la supprimer – seul le rit dominicain la conserve dans sa splendeur primitive). Le clergé & le peuple entrent ensuite dans l’église inondée de lumière et démarrent les joyeuses matines de la résurrection, au cours desquelles est chanté le canon pascal composé par saint Jean Damascène, sommet de la poésie liturgique byzantine. Voici une traduction nouvelle des hirmi de ce célèbre canon :
Première ode : Jour de la Résurrection ! peuples rayonnons de joie ! Pâque du Seigneur ! Pâque ! de la mort à la vie & de la terre au ciel, le Christ-Dieu nous a conduits, chantant l’hymne de la victoire.
Troisième ode : Venez, buvons le breuvage nouveau, non pas la source qu’un miracle fit jaillir du rocher stérile, mais le Christ, la source incorruptible qui jaillit du tombeau, en qui nous avons la puissance.
Quatrième ode : En cette divine veillée, que le héraut de Dieu, Habacuc se tienne au milieu de nous, et qu’il nous montre l’ange de lumière disant d’une voix claire : C’est aujourd’hui le salut du monde car le Christ est ressuscité, comme Tout-Puissant.
Cinquième ode : Veillons jusqu’à la pointe du matin et en guise d’onguents, offrons une hymne au Seigneur, & nous verrons le Christ, Soleil de justice, se lever pour donner à tous la vie.
Sixième ode : Tu es descendu jusqu’aux tréfonds de la terre, et tu as brisé les verrous éternels qui en retenaient les captifs, ô Christ, & le troisième jour, comme Jonas de la baleine, tu es sorti du tombeau.
Septième ode : Celui qui libéra les enfants de la fournaise, devenu homme, souffrit comme mortel ; & par sa passion il revêt ce qui était mortel de la splendeur de l’incorruptibilité ; lui, le seul béni, le Dieu de nos pères & le très glorieux.
Huitième ode : Voici le jour illustre & saint, roi & seigneur des dimanches, fête des fêtes & solennité des solennités, en qui nous bénissons le Christ dans tous les siècles.
Neuvième ode : Resplendis, resplendis, Nouvelle Jérusalem, car la gloire du Seigneur sur toi s’est levée, danse maintenant & exulte, Sion ; et toi, réjouis-toi, Mère de Dieu très pure, en la résurrection de ton Fils.
A l’issue des matines, le clergé et les fidèles se donnent le baiser de paix pascal & l’homélie pascale de saint Jean Chrysostome est lue.
Puis vient l’Heure pascale qui remplace les petites heures durant la Semaine lumineuse, & qui – à leur inverse – est totalement chantée. Suit ensuite la divine liturgie du jour de Pâques. Notons que le prokimen byzantin de ce jour glorieux est le même que le graduel du rit romain ou encore de leur équivalent dans la liturgie éthiopienne, ce qui semble dénoter une très haute antiquité pour le répons qui accompagne l’épître du jour de Pâques : Voici le jour que fit le Seigneur, exultons & réjouissons-nous en lui ! (Psaume 117, 4)
Saint-Eugène, le Samedi Saint 19 avril 2014, vigile pascale de 21h00.
Répétition pour les choristes à 16h30.
Saint-Eugène, le Vendredi Saint 18 avril 2014, messe des Présanctifiés de 19h.
Pour les choristes, répétition & habillement à 18h30.
– Premiers impropères : polyphonie de Thomas Luis de Victoria (1540 † 1611), maître de chapelle de l’impératrice Marie
– Seconds impropères : Popule meus sur une polyphonie du R.P. Jean-Baptiste Geoffroy, s.j. (1601 † 1675), maître de musique de la maison professe des jésuites à Paris
– Crucem tuam de František Picka (1873 † 1918), organiste, chef d’orchestre et compositeur à Prague
– Crux fidelis en plain-chant

Saint-Eugène, le jeudi 17 avril 2014, messe solennelle de 21h00, suivie de la procession au reposoir, du dépouillement des autels & de l’office des Ténèbres.
Répétition à 19h30 pour les choristes.
La messe du Jeudi Saint a une importance toute particulière, c’est la solennité commémorative de la dernière Cène qui est aussi la première messe. A Rome, la station est aujourd’hui en l’Archibasilique du Très-Saint-Sauveur (Saint-Jean de Latran), l’église cathédrale du Pape, père de la chrétienté.
La liturgie de cette messe est tout à fait saisissante et touchante, elle présente en effet une double impression, une impression de joie et une impression de tristesse. C’est d’abord une impression de joie. L’autel est orné ; la croix du maître-autel est voilée de blanc ; le prêtre monte à l’autel en ornements blancs ; on chante le joyeux Gloria qu’on n’a pas entendu depuis longtemps ; pendant le Gloria, on sonne, pour la dernière fois, les cloches. Ensuite, les cloches se taisent. Sur cette fête joyeuse, qui est consacrée à l’institution du Sacrement de l’autel, s’étend soudain alors un voile de profonde tristesse : l’Eglise participe alors à la déréliction & à l’agonie de son Maître au Jardin des Oliviers.
Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 17 avril 2014 du calendrier grégorien – 4 avril 2014 du calendrier julien, vêpres et divine liturgie de saint Basile le Grand de 12h.
On célèbre aujourd’hui la divine liturgie de saint Basile le Grand, unie avec les vêpres. La liturgie de ce jour nous rappelle la dernière Cène avec le lavement des pieds des Apôtres & l’institution de la Sainte Eucharistie. En outre, elle porte son attention sur la trahison de Judas, qui osa participer à ce dernier repas, tout en ayant au cœur la volonté de livrer son Maître & qui ne le quitta que pour aller consommer son forfait.
Dans le rit byzantin, le lavement des pieds est une cérémonie à part qui a lieu après la liturgie & qui n’est pas célébré au sanctuaire (comme dans le rit romain avant les réformes de 1955). Cette cérémonie n’est accomplie que par les évêques.
Au lucernaire des vêpres, ton 2
1er stichère : L’assemblée des Juifs n’a plus qu’à se précipiter pour livrer à Pilate le Démiurge & Créateur de toutes choses. O les sans-loi ! O les sans-foi ! Ils font mettre en jugement celui qui est venu juger les vivants & les morts ; ils préparent un supplice pour celui qui guérit les souffrances. Longanime Seigneur, grande est ta miséricorde ! Gloire à toi !
Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Doxastikon : Tu étais en vérité, Judas, de la race des vipères, de ces gens qui, au désert, mangeaient la manne & murmuraient contre leur nourricier ! La nourriture était encore dans leur bouche qu’ils déblatéraient contre Dieu, les ingrats ! Et cet impie, ayant encore en bouche le pain céleste, consommait sa trahison contre le Sauveur ! Esprit insatiable & audace inhumaine ! Il vendait celui qui le nourrissait, & le Maître qu’il baisait, il le livrait à la mort ! Vraiment, il est le fils prévaricateur de ces gens-là &, comme eux, il gagna bien sa perte. Mais toi, Seigneur, préserve nos âmes de cette inhumanité, toi qui es le seul incomparable en magnanimité.
Procession avec l’évangéliaire & Chant de l’hymne vespérale Joyeuse Lumière.
Premier Prokimen, ton 1
℟. Seigneur, préserve-moi de l’homme pervers * et de l’homme injuste délivre-moi, (Psaume 139, 1)
℣. de ceux qui méditent l’injustice en leur cœur et fomentent la guerre tout le jour. (Psaume 139, 2)
Première parémie
Exode XIX, 10-19.
Second Prokimen, ton 7
℟. Seigneur, délivre-moi de mes ennemis * et de mes adversaires sauve-moi. (Psaume 58, 2)
℣. Délivre-moi de qui fait le mal, et sauve-moi des hommes de sang. (Psaume 58, 1)
Seconde parémie
Job XXXVIII, 1-21 & XLII, 1-5.
Troisième parémie
Isaïe L, 4-11.
Petite synaptie & Trisaghion.
Troisième Prokimen, ton 7
℟. Les princes des peoples s’unissent pour conspirer * contre le Seigneur & contre son Christ. (Psaume 2, 2)
℣. Pourquoi ce tumulte parmi les nations, ce vain grondement parmi les peuples ? (Psaume 2, 1)
Epitre
1 Corinthiens (§ 149), XI, 23-32
Alleluia, ton 6
℣. Heureux qui pense au pauvre & au faible : au jour de malheur, le Seigneur le délivre. (Psaume 40, 2)
℣. Mes ennemis disent de moi méchamment : Quand va-t-il mourir, pour que périsse son nom ? (Psaume 40, 10)
℣. Celui qui mangeait mon pain se vante de me faire tomber. (Psaume 40, 11)
Evangile
Dit « de la Nouvelle Alliance : combinaison de Matthieu (§ 107), XXVI, 1-20 – Jean (§ 44), XIII, 3-17 – Matthieu (§ 108) XXVI, 21-39 – Luc (§ 109), XXII, 43-45 – Matthieu (§ 108), XXVI, 40 – XXVII, 2.
A la Grande Entrée
Au lieu de l’hymne des chérubins ordinaire, on chante l’hymne du Jeudi Saint :
A ta Cène mystique, fais-moi participer en ce jour, ô Fils de Dieu. Je ne révèlerai pas ton mystère à tes ennnemis ; je ne te donnerai pas un baiser comme Judas ; mais avec le larron, je te confesserai. Souviens-toi de moi, Seigneur, quand tu viendras dans ton Royaume. Alléluia, alléluia, alléluia.
Mégalinaire à la Mère de Dieu durant l’anaphore :
Fidèles, venez dans la chambre haute * jouissons de l’hospitalité du Maître et de la Table immortelle * Elevons nos cœurs. Apprenons la parole suprême ** du Verbe que nous exaltons.
Verset de communion
On chante à nouveau l’hymne du Jeudi Saint : A ta Cène mystique, comme à la Grande entrée. On le répète encore une fois après la communion à la place du stichère de la Pentecôte Nous avons vu la vraie lumière, lequel ne se dit plus du reste jusqu’à la Pentecôte.
Les matines du Vendredi Saint – matines des 12 évangiles – sont célébrée ce jeudi 17 avril 2014 à 19h.
Saint-Eugène, le dimanche 13 avril 2014, grand’messe de 11h.
La répétition du samedi 12 avril est précédée à 17h40 du chant à dévotion des vêpres de la Sainte Vierge.
> Catéchisme sur la Semaine Sainte
« Le dimanche des Rameaux est la porte d’entrée monumentale qui nous introduit dans les saints mystères de Pâques. » (Dom Pius Parsch).
« Le diable fut donc trompé par sa propre malignité ; il fit souffrir au Fils de Dieu un supplice qui est devenu le remède de tous les enfants des hommes. Il répandit le sang innocent qui devait être le prix de la réconciliation du monde, et notre breuvage. Le Seigneur souffrit le genre de mort qu’il avait librement choisi, conformément à ses desseins. Il permit à des hommes furieux de porter sur lui leurs mains impies, et, en accomplissant un crime énorme, elles ont servi à l’exécution des desseins du Rédempteur. La tendresse de son amour était si grande, même envers ses meurtriers, que, suppliant son Père du haut de la croix, il lui demanda non pas de le venger, mais de leur pardonner. »
Homélie de saint Léon, pape, VIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.
Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 13 avril 2014 du calendrier grégorien – 31 mars 2014 du calendrier julien, matines puis divine liturgie de saint Jean Chrysostome de 9h.
Le dimanche des Rameaux est une fête du Seigneur, l’une des 12 grandes fêtes de l’année liturgique byzantine. Sa célébration supprime donc l’office habituel du dimanche dans l’Octoèque.
La bénédiction des rameaux se fait après l’évangile de matines et la distribution de ceux-ci pendant les stichères du psaume 50 et le canon de la fête.
Evangile de matines
De la fête : Matthieu (§ 83), XXI, 1-11, 15-17
Une grande multitude de peuple étendit aussi ses vêtements le long du chemin ; les autres coupaient des branches d’arbres, et les jetaient par où il passait.
Aux heures
A tierce & à sexte : 1er tropaire de la fête. Gloire au Père. 2nd tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : de la fête.
Première antienne, Psaume 114, ton 2
J’ai aimé, car le Seigneur entend la voix de ma prière.
℟. Par les prières de la Mère de Dieu, Sauveur, sauve-nous.
Car il a incliné vers moi son oreille, et je l’invoquerai tous les jours de ma vie.
Les douleurs de la mort m’ont environné et les périls de l’enfer sont venus sur moi.
J’ai trouvé la tribulation et la douleur et j’ai invoqué le Nom du Seigneur.
Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.
Seconde antienne, Psaume 115, ton 2
J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé ; et je me suis profondément humilié.
℟. Sauve-nous, ô Fils de Dieu, qui trônes sur un ânon, nous qui te chantons : Alléluia !
Que rendrai-je au Seigneur pour tout ce qu’il m’a donné ?
Je prendrai le calice du salut et j’invoquerai le Nom du Seigneur.
J’acquitterai mes vœux au Seigneur, devant tout son peuple.
Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.
Troisième antienne, Psaume 117, ton 1
Confessez le Seigneur car il est bon, car éternelle est sa miséricorde.
Tropaire, ton 1 : Manifestant la vérité de la résurrection générale avant ta passion, tu as relevé Lazare des morts, ô Christ Dieu. C’est pourquoi nous aussi, portant, comme les enfants, les signes de victoire, nous t’acclamons, vainqueur de la mort : « Hosanna au plus haut des cieux, béni soit Celui qui vient au Nom du Seigneur ! »
Que la maison d’Israël le dise : il est bon, car éternelle est sa miséricorde.
Que la maison d’Aaron le dise : il est bon, car éternelle est sa miséricorde.
Que tous ceux qui craignent le Seigneur le disent : il est bon, car éternelle est sa miséricorde.
A la petite entrée :
1. Isodikon de la fête : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! * Soyez béni de la maison du Seigneur, le Seigneur est Dieu, et il nous est apparu.
2. Tropaire de la fête, ton 1 : Manifestant la vérité de la résurrection générale avant ta passion, tu as relevé Lazare des morts, ô Christ Dieu. C’est pourquoi nous aussi, portant, comme les enfants, les signes de victoire, nous t’acclamons, vainqueur de la mort : « Hosanna au plus haut des cieux, béni soit Celui qui vient au Nom du Seigneur ! »
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Tropaire de la fête, ton 4 : Ensevelis avec Toi par le baptême, ô Christ notre Dieu, Tu nous as rendus digne de la vie éternelle par ta résurrection, et, par nos chants, nous te clamons : « Hosanna au plus haut des cieux, béni soit Celui qui vient au Nom du Seigneur ! »
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de la fête, ton 6 : Toi qui es porté, ô Christ Dieu, sur le Trône dans le ciel et sur un ânon sur la terre, tu as reçus la louange des anges et les acclamations des enfants qui te chantaient : « Tu es béni, qui viens rappeler Adam ! »
Prokimen
De la fête, ton 4 :
℟. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! * Le Seigneur est Dieu & il nous est apparu. (Psaume 117, 26-27).
℣. Rendez grâce au Seigneur, car il est bon, car éternel est son amour. (Psaume 117, 1).
Epître
De la fête : Philippiens (§ 247) IV, 4-9
Réjouissez-vous dans le Seigneur, je vous le répète, réjouissez-vous dans le Seigneur.
Alleluia
De la fête, ton 1 :
℣. Chantez au Seigneur un cantique nouveau, car le Seigneur a fait des merveilles. (Psaume 97, 1)
℣. Toutes les extrémités de la terre ont vu le salut de notre Dieu. (Psaume 97, 3)
Evangile
De la fête : Jean (§ 41), XII, 1-18
Une grande multitude de Juifs ayant su qu’il était là, y vinrent, non-seulement pour Jésus, mais aussi pour voir Lazare, qu’il avait ressuscité d’entre les morts.
Mégalinaire à la Mère de Dieu durant l’anaphore :
Le Seigneur est Dieu et il nous est apparu. Convoquez une fête et venez vous réjouir, faisons au Christ un triomphe de nos palmes, de nos branches et de nos chants, l’acclamant : « Béni soit Celui qui vient au Nom du Seigneur, notre Sauveur ! »
Verset de communion
De la fête : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Le Seigneur est Dieu & il nous est apparu. (Psaume 117, 26-27) Alleluia, alleluia, alleluia.
Saint-Eugène, le dimanche 6 avril 2014, grand’messe de 11h.
(Répétition samedi 5 avril à 18h, précédée du chant des vêpres de la Vierge à 17h40)
Avec les premières vêpres de ce dimanche, nous entrons dans le temps de la Passion. La première partie du Carême avait jusqu’alors été surtout consacrée à notre ascèse personnelle, à la contrition de nos péchés. Désormais, le rit romain nous fait méditer sur la Passion & sur la Croix de notre Seigneur. Ce deuil où nous pleurons l’Epoux divin est marqué par un symbole très fort : à compter des premières vêpres de ce dimanche, les saintes images et les croix sont désormais voilées de violet, en signe de deuil. Les derniers chants joyeux de la messe cessent de se faire entendre : le Gloria Patri disparaît à l’Introït, au Lavabo et dans les répons de l’Office divin. De même, le psaume 42 des prières au bas de l’autel n’est plus récité jusqu’à Pâques. Dans les leçons des vigiles nocturnes, on quitte la lecture des livres de Moïse pour prendre celle du prophète Jérémie, l’une des plus importantes figures du Messie souffrant. L’admirable texte du chapitre IX de l’épître aux Hébreux qui est lu à la messe de ce dimanche est commun au rits romain & byzantin : il s’agit d’une parfaite préface au temps de la Passion.
A Rome, la station se fait en la basilique Saint-Pierre : l’importance de ce dimanche, qui ne cède la place à aucune fête, quelque solennelle qu’elle soit, demandait que la réunion des fidèles eût lieu dans l’un des plus augustes sanctuaires de la ville sainte.
Notons une belle particularité en ce dimanche dans l’ancien rit parisien : au début de la communion, le prêtre présentait au peuple la sainte hostie tout en entonnant – exceptionnellement – l’antienne de communion « Hoc corpus, * quod pro vobis tradetur ». Ce rite particulier à ce dimanche s’observait aussi dans de nombreux autres diocèses français au Moyen-Age.
« Nous n’ignorons pas, mes bien-aimés, que le mystère pascal occupe le premier rang parmi toutes les solennités chrétiennes. Notre manière de vivre durant l’année tout entière doit, il est vrai, par la réforme de nos mœurs, nous disposer à le célébrer d’une manière digne et convenable ; mais les jours présents exigent au plus haut degré notre dévotion, car nous savons qu’ils sont proches de celui où nous célébrons le mystère très sublime de la divine miséricorde. C’est avec raison et par l’inspiration de l’Esprit-Saint, que les saints Apôtres ont ordonné pour ces jours des jeûnes plus austères, afin que par une participation commune à la croix du Christ, nous fassions, nous aussi, quelque chose qui nous unisse à ce qu’il a fait pour nous. Comme le dit l’Apôtre : « Si nous souffrons avec lui, nous serons glorifiés avec lui. » Là où il y a participation à la passion du Seigneur, on peut regarder comme certaine et assurée l’attente du bonheur qu’il a promis. »
Homélie de saint Léon, pape, IVème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.
Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 6 avril 2014 du calendrier grégorien – 24 mars 2014 du calendrier julien, divine liturgie de saint Basile le Grand de 9h15.
Dimanche du ton VIII de l’Octoèque. En ce jour, Vème dimanche de Carême, le rit byzantin fait ordinairement mémoire de sainte Marie l’Egyptienne, modèle de la pénitence. Cependant, cette année voit l’occurence en ce dimanche de l’Avant-Fête de l’Annonciation (24 mars). En conséquence, l’office de sainte Marie l’Egyptienne disparait complètement en faveur de celui de l’avant-fête (le canon de sainte Marie l’Egytienne est reporté aux grandes complies de mardi).
Les lectures sont celles du Vème dimanche de Carême. L’admirable texte du chapitre IX de l’épître aux Hébreux qui est lu à la messe de ce dimanche est commun au rits romain & byzantin.
Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’Avant-fête de l’Annonciation. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’Avant-fête de l’Annonciation. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : de l’Avant-fête de l’Annonciation.
Tropaires des Béatitudes : six tropaires du ton dominical occurrent & quatre tropaires de la 3ème ode du canon de l’Avant-fête de l’Annonciation :
1. Souviens-toi de nous, Christ Sauveur du monde, * comme sur la croix tu t’es souvenu du bon Larron, * & rends-nous dignes, seul Seigneur compatissant, ** d’avoir tous notre part en ton royaume, dans les cieux.
2. Adam, écoute, avec Eve, réjouis-toi, * car celui qui jadis vous dépouilla tous les deux * & dont la ruse nous rendit captifs ** est anéanti par la Croix du Christ.
3. Sur l’arbre de la croix, Sauveur, tu acceptas d’être cloué * pour sauver Adam de la malédiction méritée sous l’arbre défendu * et lui rendre la ressemblance à ton image, Dieu de bonté, ** ainsi que le bonheur d’habiter le Paradis.
4. En ce jour le Christ est ressuscité du tombeau, * à tout fidèle accordant l’incorruptible vie ; * aux Myrrophores il donne l’annonce de la joie ** après ses Souffrances & sa divine Résurrection.
5. Sages Myrrophores, réjouissez-vous * qui les premières avez vu la Résurrection du Christ * & qui à ses Apôtres avez annoncé ** la restauration du monde entier.
6. Vous les Apôtres, amis du Christ en cette vie * & destinés à partager son trône dans la gloire du ciel, * comme Disciples intercédez auprès de lui ** pour que sans crainte devant son trône nous puissions nous présenter.
7. Terre ayant tristement produit les épines des passions, * exulte et danse de joie : * voici que l’immortel Jardinier ** vient te soustraire à la malédiction.
8. Divine toison, prépare-toi, * car sur toi, ô Vierge immaculée, * le Seigneur va descendre comme pluie ** pour assécher le flot de nos péchés.
9. Prépare-toi, livre divin, * car le doigt du Père en toi * inscrira le Verbe incarné ** pour effacer ma déraisonnable transgression.
10. Chandelier d’or, reçois le feu de la divinité * resplendissant grâce à toi * et donnant au monde la clarté ** qui dissipera les ténèbres de nos maux.
A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 8 : Tu es descendu des hauteurs, ô Plein de bonté ! * Tu as accepté l’ensevelissement de trois jours, * afin de nous délivrer de nos passions, ** ô notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi !
2. Tropaire de l’Avant-fête de l’Annonciation, ton 4 : En ce jour d’avant-fête nous chantons * le début de l’universelle jubilation ; * voici que s’avance, en effet, Gabriel * pour annoncer à la Vierge la bonne nouvelle en disant : ** Réjouis-toi, Pleine de grâce, le Seigneur est avec toi.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du dimanche, ton 8 : Ressuscité du tombeau, Tu as relevé les morts * et ressuscité Adam ; * Eve exulte en ta résurrection ** et les confins du monde célèbrent ** ta résurrection d’entre les morts, ô Très-miséricordieux.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de l’Avant-fête de l’Annonciation, ton 8 : Tu es le commencement du salut de nous tous mortels, O Vierge Mère de Dieu ; * Gabriel, le grand chef suprême, le serviteur de Dieu, * est envoyé du ciel pour se tenir devant toi, et t’offrir une joyeuse salutation. ** C’est pourquoi, nous te crions tous : Réjouis-toi, Epouse inépousée !
Prokimen
Du dimanche, ton 8 :
℟. Prononcez des vœux et accomplissez-les pour le Seigneur, notre Dieu (Psaume 75, 12).
℣. Dieu est connu en Judée, en Israël son Nom est grand (Psaume 75, 2).
Epître
Du cinquième dimanche de Carême : Hébreux (§ 321) IX, 11-14.
Il y est entré, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, nous ayant acquis une rédemption éternelle.
Alleluia
Du dimanche, ton 8 :
℣. Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons le Dieu qui nous sauve (Psaume 94, 1).
℣. Allons devant lui en actions de grâces, au son des musiques, acclamons-le (Psaume 94, 2).
Evangile
Du cinquième dimanche de Carême : Marc (§ 47), X, 32-45.
Nous allons, comme vous voyez, à Jérusalem ; et le Fils de l’homme sera livré aux princes des prêtres, aux scribes et aux sénateurs ; ils le condamneront à la mort, et le livreront aux gentils.
Mégalinaire de la liturgie de saint Basile le Grand :
En toi se réjouissent, * ô Pleine de grâce, * toute la création, * la hiérarchie des anges * et la race des hommes. * Ô Temple sanctifié, * ô Jardin spirituel, * ô Gloire virginale, * c’est en toi que Dieu s’est incarné, * en toi qu’est devenu petit enfant * Celui qui est notre Dieu avant tous les siècles. * De ton sein il a fait un trône, * il l’a rendu plus vaste que les cieux. * Ô Pleine de grâce, * toute la création se réjouit en toi, ** gloire à toi.
Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.