


Saint-Eugène, le dimanche 28 décembre 2007, grand’messe de 11h.
Le R.P. Le Brun s’adresse aux protestants qui ne croient pas en la présence réelle du Christ sous les espèces du pain & du vin :
Serait-il plus difficile de changer des substances que de les avoir créées, disait saint Cyrille de Jérusalem en instruisant les nouveaux baptisés ? Celui qui changea l’eau en vin, ne pourra-t-il pas changer le pain en son corps, disait saint Ambroise ? (…)
Vous confessez que Jésus-Christ qui n’a paru aux yeux que comme un homme, est véritablement Dieu : et c’est ainsi que l’ont cru ceux qui en ont jugé par la foi : transportez-vous un moment, en esprit, au temps de la naissance de Jésus-Christ. Les anges disent aux bergers : Il vous est né un sauveur qui est le Christ le Seigneur. Quelle marque de ce Seigneur de toutes choses ? On leur dit seulement : Vous trouverez un enfant emmailloté couché dans une crèche. Consultez vos sens, votre imagination, votre raison même. Toutes les lumières que vous en tirerez, vous diront-elles que cet enfant est véritablement un Dieu revêtu d’une chair ? Dieu est tout-puissant, et cet enfant paraît la faiblesse même : Dieu est le maître de tous les biens, et cet enfant manque de tout : Dieu est impassible, et cet enfant est exposé aux douleurs et à toutes les incommodités de l’enfance. Parcourez toutes les oppositions que la raison humaine présente entre les attributs de Dieu et l’état où Jésus-Christ s’est mis ; et malgré toutes ces oppositions que les sens, l’imagination et votre faible raison vous suggéreront, la foi vous fera confesser que celui qui est dans un état si abject, est véritablement le Fils de Dieu. Si vous le confessez, comme tout Chrétien doit le faire, quelle plus grande difficulté y a-t-il de croire, comme le croient toutes les communions chrétiennes (à la vôtre près), que ce qui ne paraît aux yeux que du pain est le corps de Jésus-Christ après que cet homme-Dieu nous a dit, ceci est mon corps ?
in R.P. Pierre Le Brun, prêtre de l’Oratoire, Explication littérale, historique et dogmatique, des prières et des cérémonies de la messe, suivant les anciens auteurs, et les monuments de toutes les Eglises du monde chrétien. Avec des dissertations et des notes sur les endroits difficiles, et sur l’origine des rites.
Tome quatrième.
Dissertation N°. 13. Uniformité abandonnée par les sectaires du XVIe siècle. Liturgies Luthérienne, Zwinglienne, Calviniste, Anglicane, Ecossaise, Suédoise, etc.
Article VI. Réflexions sur les liturgies des novateurs, depuis le XVIe siècle, lesquels à force de vouloir s’éloigner de l’Eglise romaine, ont abandonné l’essentiel des liturgies de toutes les églises chrétiennes ; et ont encouru par là l’anathème de toutes les églises du monde chrétien.
Saint-Eugène, le jeudi 25 décembre 2008, grand’messe de 11h.
Saint-Eugène, le mercredi 24 décembre 2008, veillée de 23h, grand’messe de 23h30.
Veillée
Messe de minuit

Avec le succès que l’on sait, l’association Les Amis du Lundi (qui a défendu vigoureusement le caractère férié du lundi de Pentecôte), réitère son action mais cette fois-ci pour le Dimanche.
Soyez nombreux à soutenir leur action, et signez dès à présent la pétition en ligne pour la préservation du Dimanche :

Gagnons ce nouveau combat par notre mobilisation !
Saint-Eugène, le dimanche 7 décembre 2008, grand’messe de 11h.
Nous vous signalons la sortie de ce dernier disque de Marcel Pérès consacré aux propres des quatre messes de Noël (vigile, minuit, aurore et jour) dans les manuscrits de chant vieux romains.
L’audition de ce disque est particulièrement émouvante et passionnante pour les participants du stage avec Marcel Pérès de septembre dernier, puisque ce sont les mêmes pièces que nous avons étudiées et travaillées d’arrache-pied durant ce stage.
Voici une bonne idée de cadeau pour Noël. 🙂
Vous pouvez écouter des très larges extraits de ce CD sur le site de l’éditeur, Zig-Zag Territoires (liste complète des pistes ici).
Le chant vieux romain n’est connu que par cinq manuscrits (trois graduels et deux antiphonaires provenant des grandes basiliques romaines) ayant survécu à sa suppression au XIIIème siècle et son remplacement par le chant grégorien (en usage dans le reste de l’Europe par suite des réformes carolingiennes), par conséquence du transfert de la papauté en Avignon. La notation neumatique du vieux romain parait extrêmement précise dans la notation de l’ornementation au regard des autres systèmes de notation en usage en Europe à la même époque. C’est cette précision que rend parfaitement Marcel Pérès et l’Ensemble Organum dans cette enregistrement.
L’épineuse question des rapports entre les deux répertoires vieux romain et grégorien a fait déjà couler beaucoup d’encre. La lecture ornementale faite par Marcel Pérès pourrait parfaitement illustrer ce texte de Paul Diacre au XIème siècle :
« Les Germains et les Francs, entre autres nations européennes, eurent l’occasion, tant et tant, d’apprendre à la perfection (insigniter) ce beau chant. Ils ne réussirent pas toutefois à en conserver la pureté originelle, tant à cause de leur légèreté – ils mêlèrent des chants de leur propre crû à ceux de saint Grégoire – que de leur rusticité naturelle. Les races transalpines, en effet, avec leurs voix rauques et tonitruantes, sont incapables de rendre correctement la beauté du chant qu’ils ont reçu : à cause de la grossièreté de leurs gosiers ivrognes, lorsqu’ils s’efforcent d’exécuter l’admirable cantilène romaine avec les inflexions et les répercussions, c’est comme si leurs voix rustres faisaient vibrer l’air du vacarme confus de chariots grinçant en déboulant des marches ! » (cf. notre article de la semaine dernière).
Le patriarche Alexis II de Moscou et de toute la Russie est décédé ce vendredi 5 décembre 2008 dans la matinée dans sa résidence aux environs de Moscou.
Alexis II (Ridiger) était le quinzième patriarche de Moscou. Né le 23 février 1929 à Tallinn (en Estonie), il avait été élu au siège de Moscou le 7 juin 1990.
Le Saint-Synode de l’Eglise orthodoxe russe se réunira très prochainement pour fixer la date des obsèques du patriarche Alexis.
Les cardinaux Roger Etchegaray, vice-doyen du Sacré-Collège, et Walter Kasper, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, devraient participer aux obsèques du patriarche Alexis II, décédé le 5 novembre. Le pape Benoît XVI attend la nomination du locum-tenens du siège patriarcal, qui devrait être désigné le samedi 6 novembre par le Saint-Synode, pour lui adresser un message de condoléances. Le cardinal Roger Etchegaray fut un ami de longue date du patriarche Alexis. Il l’avait accompagné lors de son voyage en France du 1er au 4 octobre 2007. Le cardinal Walter Kasper s’est rendu en Russie il y a quelques mois et y fut accueilli par le patriarche Alexis.
Articles sur Alexis II sur ce blog :