Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme de la fête de l’Assomption de la B. V. Marie

L'Assomption de la Vierge par Guillaume CourtoisLe mercredi 15 août 2018, grand’messe de 11h. Secondes vêpres de l’Assomption & procession du vœu de Louis XIII, suivies du salut du Très-Saint Sacrement à 17h (attention l’horaire habituel des vêpres est avancé en raison de la procession du vœu).

> Catéchisme sur la fête de l’Assomption

La fête de l’Assomption de la Vierge est sans doute la plus ancienne des fêtes mariales et est universellement célébrée par les Eglises d’Orient & d’Occident. Il est probable que son institution fut faite au début du Vème siècle à Jérusalem (la fête est attestée dans le lectionnaire de 415-417) et de là se soit diffusée partout ailleurs. Dans l’Empire d’Orient, un net décret de l’empereur Maurice (582 † 602) en imposa la célébration. Rome reçut la célébration de la fête sous le pontificat du pape Théodore (642 † 649), qui était d’origine constantinopolitaine (aussi retrouvait-on, avant les réformes de 1951, le même évangile à Rome qu’à Byzance pour la messe de la fête). Vers l’an 700, le Pape d’origine syrienne saint Serge Ier ordonne 4 grandes processions en l’honneur de Marie, aux 4 grandes fêtes mariales de l’Annonciation, de l’Assomption, de la Nativité & de la Purification de la Sainte Vierge. Il convient de citer ici l’oraison composée par saint Serge Ier par laquelle débutait cette procession de l’Assomption, en raison de sa remarquable formulation :

Veneranda nobis, Domine, hujus est diei festivitas, in qua sancta Dei Genetrix mortem subiit temporalem, nec tamen mortis nexibus deprimi potuit, quæ Filium tuum, Dominum nostrum, de se genuit incarnatum.
Vénérable est pour nous, Seigneur, la fête qui commémore ce jour en lequel la sainte Mère de Dieu subit la mort temporelle, mais néanmoins ne put être retenue par les liens de la mort, elle qui avait engendré de sa substance votre Fils, notre Seigneur incarné.

La magnifique procession romaine qui précédait la messe de l’Assomption disparut hélas du rit romain lors de l’exil à Avignon, du moins dans l’usage de la Curie, duquel est issu le Missel romain actuel. Cependant, la France en conserve un lointain souvenir avec la procession dite du vœu de Louis XIII. En effet, par lettres patentes du 10 février 1638, le pieux roi déclarait consacrer à Marie sa personne, son état, sa couronne, ses sujets et demandait l’instauration à cet effet d’une procession solennelle après les secondes vêpres de l’Assomption. On y chante d’ordinaire les litanies de la Sainte Vierge et le psaume 19 sur le ton royal. Plusieurs indices rendent probable que le fameux ton psalmique néo-gallican appelé « ton royal » (qu’on a longtemps cru être de la composition du roi Louis XIII mais que l’on trouve déjà dans des manuels de procession de la Ligue sous le règne d’Henri III) ait été employé à Notre-Dame de Paris dès la première procession de 1638. Il figure depuis parmi les pièces les plus fameuses & les plus traditionnelles du répertoire de la cathédrale.

A la messe :

IIndes vêpres de la fête de l’Assomption.

  • Procession du vœu de Louis XIII selon le propre de Paris :
    • Litanies de la Sainte Vierge
    • A la station à l’autel de la Sainte Vierge, chant du Sub tuum præsidium
    • Retour au chœur au chant de l’Exaudiat – Psaume 19, sur le ton royal, faux-bourdon traditionnel à Paris depuis le XVIIème siècle
  • Au salut du Très-Saint Sacrement :
    • Motet d’exposition : Adoro te supplex, Vème ton
    • A la Bienheureuse Vierge Marie : Exaltata est, du IVème ton (antienne de l’Antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème s. pour le premier nocturne l’Assomption & antique psalmodie ornée du psaume XLIV)
    • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es pastor ovium du Ier ton
    • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du Vème ton « Moderne »
    • Chant d’action de grâces : In voce exultationis, VIème ton (antienne de Antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème s. pour le second nocturne de la Fête-Dieu & psaume CXVI)

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Télécharger le livret des IIndes vêpres de l’Assomption, de la Procession du vœu de Louis XIII & du salut.

Iconographie, avec les 9 leçons des nocturnes du bréviaire traditionnel de cette fête, sur notre page Facebook

Programme de la fête du Très-Saint Nom de Marie

Saint Nom de MarieSaint-Eugène, le mardi 12 septembre 2017, messe de 20h célébrée dans le rit dominicain (messe de rentrée de l’association SOS Chrétiens d’Orient).

La fête du Très-Saint Nom de Marie fut instituée par le bienheureux pape Innocent XI en action de grâces pour l’éclatante victoire du dimanche 12 septembre 1683, au cours de laquelle, les troupes chrétiennes coalisées, sous la conduite de Jean III Sobieski, roi de Pologne, et de Charles, duc de Lorraine, écrasèrent les armées ottomanes qui assiégeaient la ville de Vienne pour la seconde fois (victoire de Kahlenberg), permettant la levée du siège de la ville et marquant le début de la reconquête des territoires autrichiens puis hongrois, et par là le commencement du reflux des Turcs hors d’Europe.

Les troupes chrétiennes avaient été galvanisées par le Bienheureux Marc d’Aviano. Au petit matin avant la bataille, Jean III Sobieski avait servi la messe de ce Bienheureux capucin, y avait communié et y avait armé son fils chevalier. On rapporte que le Bienheureux Marc d’Aviano remplaça même l’Ite missa est de la messe par ces mots : Ionnes vincet ! – Jean vaincra. Le roi de Pologne avait ensuite harangué les troupes chrétiennes, leur disant : « Aujourd’hui, il y va tout ensemble de la délivrance de Vienne, de la conservation de la Pologne et du salut de la chrétienté entière ! », puis il chargea les Ottomans en criant :

Non nobis, Domine, non nobis, sed nomini tuo da gloriam !
Non pas à nous, Seigneur, non pas à nous, mais à Votre Nom donnez la gloire (Psaume CXIII).

Dans Vienne délivrée, Jean Sobieski vint se prosterner avec ses généraux devant la statue de Notre-Dame de Lorette, vénérée dans l’église des Augustins où l’on chanta un Te Deum. Le même jour à Rome, le Bienheureux Innocent XI, quoique malade, s’était attaché à suivre à pied la grande procession pénitentielle où l’on demandait à Dieu la victoire pour les Chrétiens, par l’intercession de la Vierge Marie. La nouvelle de la victoire ne parvint à Rome que le 24 septembre, où elle fut accueillie par des sonneries de cloches et des Te Deum, et dès le lendemain, le pape instituait la nouvelle fête du Très-Saint Nom de Marie, fixée au dimanche dans l’octave de la fête de la Nativité de la Sainte Vierge (le pape Pie X déplaça la fête au 12 septembre).

Ô vous, qui que vous soyez, qui vous sentez ici-bas ballotté au milieu des orages et des tempêtes, et non placé sur une terre ferme, ne détournez point vos yeux de cet astre plein d’éclat, si vous ne voulez pas être englouti par les flots. Si le vent des tentations se lève, si vous touchez les écueils des tribulations, regardez l’étoile, invoquez Marie. Si vous êtes secoué par les vagues de l’orgueil, de l’ambition, de la médisance, de la jalousie, regardez l’étoile, invoquez Marie. Si la colère, ou l’avarice, ou les séductions de la chair agitent le frêle esquif de votre âme, jetez un regard vers Marie. Si, troublé par l’énormité de vos crimes, confus de la laideur de votre conscience, effrayé des sévérités du jugement, vous vous sentez entraîné dans le gouffre de la tristesse, dans l’abîme du désespoir, pensez à Marie.
Sermon de saint Bernard, abbé, Vème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au second nocturne.

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Messe en rit dominicain

Plain-chant romain (oratorien) – Salve Regina, ton simple

Ad Completorium
Antiphona B.M.V.
A primis Vesperi Festi Ss. Trinitatis
usque ad Nonam Sabbati ante Adventum inclusive

Salve Regina - ton simple (de l'Oratoire)

Salve Regina * mater miséricórdiæ : Vita, dulcédo, et spes nostra, salve.
Ad te clamámus, éxsules, filii Hevæ.
Ad te suspirámus, geméntes et flentes in hac lacrimárum valle.
Eia ergo, Advocáta nostra, illos tuos misericórdes óculos ad nos convérte.
Et Jesum, benedíctum fructum ventris tui, nobis post hoc exsílium osténde.
O clemens :
O pia :
O dulcis * Virgo María.
Salut, ô Reine, Mère de miséricorde, notre vie, notre douceur & notre espérance, salut.
Vers vous nous crions, exilés, enfants d’Eve.
Vers vous nous soupirons, gémissants et pleurants, dans cette vallée de larmes.
De grâce donc, ô notre Avocate, vos regards miséricordieux, tournez-les vers nous.
Et Jésus, le fruit béni de vos entrailles, montrez-le nous après cet exil.
O clémente,
ô miséricordieuse,
ô douce Vierge Marie.

Ce chant abrégé de l’antienne à la Vierge Salve Regina, conservé de façon orale dans l’usage populaire en France et diffusé à partir des éditions de Solesmes au début du XXème siècle, dérive de fait d’un plain-chant oratorien composé au début du XVIIème siècle par le R.P. François Bourgoing, lequel avait intégralement réécrit le chant en usage dans l’Oratoire de France (Brevis Psalmodiæ Ratio ad usum Presbyterorum Congregationis Oratorii, 1634) :

Salve Regina oratorien - 1634

Voici le même chant dans l’réédition de 1753 du même ouvrage sous le titre de Directorium Chori sive Brevis Psalmodiæ Ratio ad usum Presbyterorum Congregationis Oratorii D.N.J.C. :

Salve Regina oratorien - 1753

Plain-chant dominicain – Messe V pour les samedis, fêtes et octaves de la Bienheureuse Vierge Marie – Gloria

Ordinarivm missæ V.
Sabbatis, Festis et Octavis B.M.V.
Gloria

Gloria - messe V en plain-chant dominicain

Gloria - messe V en plain-chant dominicain

Glória in excélsis Deo.
Et in terra pax homínibus bonæ voluntátis.
Laudámus te.
Benedícimus te.
Adorámus te.
Glorificámus te.
Grátias ágimus tibi propter magnam glóriam tuam.
Dómine Deus, Rex cæléstis, Deus Pater omnípotens.
Dómine Fili unigénite, Jesu Christe.
Dómine Deus, Agnus Dei, Fílius Patris.
Qui tollis peccáta mundi miserére nobis.
Qui tollis peccáta mundi, súscipe deprecatiónem nostram.
Qui sedes ad déxteram Patris, miserére nobis.
Quóniam tu solus Sanctus.
Tu solus Dóminus.
Tu solus Altíssimus, Jesu Christe.
Cum Sancto Spíritu in glória Dei Patris.
Amen.
Gloire à Dieu au plus haut des cieux.
Et sur terre paix aux hommes de sa bienveillance.
Nous te louons.
Nous te bénissons.
Nous t’adorons.
Nous te glorifions.
Nous te rendons grâces pour ta grande gloire.
Seigneur Dieu, Roi céleste, Dieu le Père tout-puissant.
Seigneur Fils unique, Jésus-Christ.
Seigneur Dieu, Agneau de Dieu, Fils du Père.
Qui ôtes les péchés du monde, aie pitié de nous.
Qui ôtes les péchés du monde, reçois notre prière.
Qui siège à la dextre du Père, aie pitié de nous.
Car toi seul es Saint.
Toi seul es Seigneur.
Toi seul es le Très-Haut, Jésus-Christ.
Avec le Saint-Esprit, dans la gloire de Dieu le Père. Amen.

Plain-chant dominicain – Messe V pour les samedis, fêtes et octaves de la Bienheureuse Vierge Marie – Sanctus

Ordinarivm missæ V.
Sabbatis, Festis et Octavis B.M.V.
Sanctvs

Sanctus - messe V en plain-chant dominicain

Sanctus, Sanctus, Sanctus Dóminus Deus Sábaoth.
Pleni sunt cæli, et terra glória tua.
Hosanna in excélsis.
Saint, Saint, Saint, le Seigneur, Dieu des Armées.
Les cieux et la terre sont pleins de ta gloire.
Hosanna dans les hauteurs !
Benedíctus qui venit in nómine Dómini.
Hósanna in excélsis.
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.
Hosanna dans les hauteurs !

Plain-chant dominicain – Messe V pour les samedis, fêtes et octaves de la Bienheureuse Vierge Marie – Agnus Dei

Ordinarivm missæ V.
Sabbatis, Festis et Octavis B.M.V.
Agnvs Dei

Agnus Dei - messe V en plain-chant dominicain

Agnus Dei, qui tollis peccáta mundi : miserére nobis. Agneau de Dieu, qui ôtes les péchés du monde : aie pitié de nous.
Agnus Dei, qui tollis peccáta mundi : miserére nobis. Agneau de Dieu, qui ôtes les péchés du monde : aie pitié de nous.
Agnus Dei, qui tollis peccáta mundi : dona nobis pacem. Agneau de Dieu, qui ôtes les péchés du monde : donne-nous la paix.

Plain-chant dominicain – Fête du saint Nom de Marie – Vultum tuum

Die 12 Septembris
In festo Sanctissimi Nominis Mariæ
Officium

Officium - Vultum tuum -  ton 2

Vultum tuum deprecabúntur omnes dívites plebis : adducéntur Regi Vírgines post eam : próximæ ejus adducéntur tibi in lætítia et exsultatióne. Tous les riches d’entre le peuple vous offriront leurs humbles prières. Des Vierges seront amenées au roi après vous, vos compagnes seront présentées au milieu de la joie et de l’allégresse.
(Psaume XLIV, 13, 15-16).
℣. Eructávit cor meum verbum bonum : dico ego ópera mea Regi. ℣. De mon cœur a jailli une excellente parole ; c’est que j’adresse mes œuvres à un roi.
(Psaume XLIV, 2).
Glória Patri, & Fílio, & Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, & nunc, & semper, & in sæcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Comme il était au commencement, & maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Le même office, avec Gloria Patri noté en plain-chant dominicain :

Officium - Vultum tuum -  ton 2 - Gloria Patri noté

Plain-chant dominicain – Fête du saint Nom de Marie – Cantilène de l’épître

Die 12 Septembris
In festo Sanctissimi Nominis Mariæ
Epistola

Proposition de cantilène de l’épître, selon les règles du plain-chant dominicain (cf. Processionarium juxta ritum S. Ordinis Prædicatorum Apostolica auctoritate approbatum Reverendissimi in Christo Patris Fratris Hyacinthi Mariæ Cormier, Rome, 1913, pp. 414-424 & How to sing plain chant by Fr. James Harrison, o.p., chiefly for the use of Dominican Choirs, Ditchling, 1920, 73-77) :

Epître du Très-Saint Nom de Marie - cantilène dominicaine
Epître du Très-Saint Nom de Marie – cantilène dominicaine

Epître du Très-Saint Nom de Marie - cantilène dominicaine

Epître du Très-Saint Nom de Marie - cantilène dominicaine

Léctio Libri Sapiéntiæ.

Ecclésiastique. XXIV, 23-31

Ego quasi vitis fructificávi suavitátem odóris : et flores mei fructus honóris et honestátis. Ego mater pulchræ dilectiónis et timóris et agnitiónis et sanctæ spei. In me grátia omnis viæ et veritátis : in me omnis spes vitæ et virtútis. Transíte ad me, omnes qui concupíscitis me, et a generatiónibus meis implémini. Spíritus enim meus super mel dulcis, et heréditas mea super mel et favum. Memória mea in generatiónes sæculórum. Qui edunt me, adhuc esúrient : et qui bibunt me, adhuc sítient. Qui audit me, non confundétur : et qui operántur in me, non peccábunt. Qui elúcidant me, vitam ætérnam habébunt. Comme la vigne, j’ai produits des fleurs d’une agréable odeur, et mes fleurs ont don-né des fruits de gloire et de richesse. Je suis la mère du pur amour, de la crainte, de la science et de la sainte espérance. En moi est toute la grâce de la voie et de la vérité, en moi toute l’espérance de la vie et de la vertu. Venez à moi, vous tous qui me désirez, et rassasiez-vous de mes fruits. Car mon esprit est plus doux que le miel et mon héritage plus suave que le rayon de miel. Ma mémoire passera de génération en génération. Ceux qui me mangent auront encore faim, et ceux qui me boivent auront encore soif. Ceux qui m’écoutent ne seront pas confondus, et ceux qui agissent avec moi ne pécheront point. Ceux qui me font connaître auront la vie éternelle.

Livret téléchargeable.