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La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du VIIIème dimanche après la Pentecôte – dimanche des saints Pères des six premiers Conciles œcuméniques – ton 7

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 26 juillet 2015 du calendrier grégorien, 13 juillet 2015 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VII de l’Octoèque. Ce dimanche étant celui qui tombe entre le 13 juillet & le 19 juillet, il y est fait mémoire des saints Pères des six premiers conciles œcuméniques :
1. Nicée I (325),
2. Constantinople I (381),
3. Ephèse (431),
4. Chalcédoine (451),
5. Constantinople II (553),
6. Constantinople III (680-681).

Outre la fête de ce jour (fixée de fait au dimanche le plus proche du 16 juillet), le rit byzantin connait aussi d’autres fêtes liturgiques célébrant des conciles :

  • le dimanche après l’Ascension, il est fait mémoire des saints pères du premier concile de Nicée, ce qui correspond plus ou moins à l’ouverture de ce concile, qui s’est tenu du 20 mai au 25 août 325,
  • le dimanche le plus proche du 11 octobre, il est fait mémoire des saints pères du second concile de Nicée, septième œcuménique, (dont les conclusions anti-iconoclastes sont également célébrées le Ier dimanche de Carême, fête de l’Orthodoxie).

Ces deux célébrations sont attestées au IXème siècle dans le typicon de la Grande Eglise.

Cependant, la célébration de ce dimanche est la plus ancienne des trois fêtes des pères des conciles et remonte au 16 juillet 518. Au départ, elle n’est que la célébration de la fête du concile de Chalcédoine. En effet, après la mort de l’empereur monophysite Anastase et l’avènement de l’empereur orthodoxe Justin Ier, le peuple de Constantinople profita de la première apparition du nouveau souverain dans la Grande Eglise pour réclamer la destitution du patriarche Sévère d’Antioche & le rétablissement des actes du concile de Chalcédoine. Le patriarche Jean II de Constantinople proclama publiquement les décisions du concile de Chalcédoine le 15 juillet 518, et, à la demande du peuple, institua une fête solennelle le lendemain, 16 juillet 518, en l’honneur des pères du concile de Chalcédoine, auxquels on associa les saints pères des trois premiers conciles de Nicée, Constantinople & Ephèse. Plus tard, on y ajouta les 5ème et 6ème conciles œcuméniques, mais Nicée II eut sa célébration à part.

Pour mémoire, rappelons ici brièvement les sujets abordés par chacun des 6 premiers conciles œcuméniques :

1. Le premier concile de Nicée (325) condamne les erreurs d’Arius pour lequel le Christ est un demiurge, une créature intermédiaire entre Dieu et les hommes. Le concile rappelle l’incarnation de Dieu qui se fait homme en Jésus-Christ, qui est fils de Dieu. Les pères rédigent un premier symbole de foi. Diverses questions de discipline ecclésiastiques sont aussi abordées, dont celle de la fixation de la date de Pâques.
2. Le premier concile de Constantinople (381) condamne les erreurs de Macédonius & des Pneumatomaques qui niaient la divinité de l’Esprit-Saint. Les pères complètent le symbole de foi du premier concile, symbole qui sera dit dès lors de « Nicée-Constantinople ». Il rappelle aussi la prééminence de l’évêque de Rome, celui de Constantinople étant second dans la hiérarchie d’honneur dans l’Eglise.
3. Le concile d’Ephèse (431) condamne les erreurs de Nestorius qui ne voyait dans le Christ aucune union de la nature divine avec la nature humaine, (pour lui, les deux natures étant séparées, Marie est simplement mère du Christ et ne peut donc être appelée Mère de Dieu). Le concile confirme l’appellation, ancienne & traditionnelle de « Mère de Dieu ».
4. Le concile de Chalcédoine (451) condamne les erreurs d’Eutychès & des monophysites pour qui la nature humaine du Christ a été écrasée par la nature divine et a été absorbée par la divinité. Le concile rappelle que le Christ est parfaitement & pleinement Dieu et parfaitement & pleinement homme : il est une seule personne en laquelle sont unies deux natures, unies entre elles « sans confusion ni changement, sans division ni séparation ».
5. Le second concile de Constantinople (553) condamne une seconde fois le nestorianisme, plus spécialement les écrits de Théodore de Mopsueste, de Théodoret de Cyr et d’Ibas d’Edesse (théologie dite des « trois chapitres »).
6. Le troisième concile de Constantinople (680-681) condamne la maladroite doctrine née du patriarche Serge Ier de Constantinople qui tentait de réconcilier les monophysites avec l’Eglise en prétendant qu’il y avait bien deux natures dans le Christ mais que seule la volonté divine s’y exprimait. Le concile rappelle que la volonté humaine fait partie de la nature humaine et que le Christ n’en a donc pas été privé.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche, ton 7. Gloire au Père. Tropaire des Pères. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : des Pères.
A sexte : Tropaire du dimanche, ton 7. Gloire au Père. Tropaire des Pères. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 7, & 4 tropaires de la 3ème ode du canon des Pères :
1. Il est beau à voir & bon à manger, * le fruit qui a causé mon trépas ; * mais le Christ est cet arbre de vie * dont je puis manger sans mourir ; * & je crie avec le bon Larron : ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
2. Dieu de tendresse, mis en croix, tu effaças * la cédule de l’antique péché d’Adam ; * de l’erreur tu sauvas l’ensemble des mortels : ** aussi nous te chantons, Bienfaiteur & Seigneur.
3. Sur le croix, Dieu de tendresse, tu clouas nos péchés, * par ta mort tu triomphas de la mort ; * d’entre les morts tu éveillas les trépassés ; ** aussi nous nous prosternons devant ta sainte Résurrection.
4. Dans les oreilles d’Eve le serpent injecta son venin, * mais le Christ sur l’arbre de la croix * fit jaillir pour le monde la douceur de la vie. ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
5. Au sépulchre on te dépose comme un mortel, * ô Christ, universelle Vie, * mais de l’Enfer ayant brisé les verrous, * tu ressuscites le troisième jour * avec gloire & puissance, illuminant le monde entier : ** gloire, Seigneur, à ta sainte Résurrection.
6. Ressuscité d’entre les morts le troisième jour, * le Seigneur donne aux Disciples sa paix ; * les bénissants, il les envoie et leur dit : ** Amenez tous les hommes au royaume de Dieu.
7. Que toute la terre soit dans la joie * et qu’exulte avec les Anges le ciel ** en mémoire des Pontifes du Christ.
8. En la prairie de la sainte définition * de la foi orthodoxe cueillons et savourons ** les beaux fruits que nos saints Pères ont fait pousser.
9. Pontifes, assiégeant la citadelle de l’erreur * avec les moyens de la foi, ** vous avez fait crouler les bastions de l’hérésie.
10. Avec les sept conciles sacrés des saints pères, * tu as orné d’honneur l’Eglise, ô Christ, * éloignant d’elle les ténèbres de la déception ** par la lumière de ces sept phares.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, * ouvert au Larron le Paradis ; * changé en joie les pleurs des myrrophores * et ordonné aux apôtres de prêcher. * Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, ** donnant au monde ta grande miséricorde !
2. Tropaire des Pères, ton 8 : Sois glorifié par-dessus tout, Christ notre Dieu, * toi qui as établi nos Pères pour illuminer la terre ; * et par eux, vers la vraie foi, tu nous as tous guidés. ** Très miséricordieux, gloire à Toi.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion des Pères, ton 8 : La prédication des Apôtres et la doctrine des pères * ont donné à l’Église l’unité de la foi ; *portant la tunique de la vérité, * tissée par la théologie qui vient d’en-haut, ** elle confirme et glorifie le grand mystère de la piété.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 7 : Désormais la force de la mort est impuissante à retenir les mortels, * car le Christ est descendu, brisant et détruisant les puissances de la mort ; * l’Enfer est enchaîné, * les Prophètes tous ensemble se réjouissent. * Le Sauveur, disent-ils, est apparu à ceux qui demeurent dans la foi ; ** venez, fidèles, prendre part à la Résurrection.

Prokimen
Du dimanche, ton 7 :
℟. Le Seigneur donne la puissance à son peuple, le Seigneur bénit son peuple dans la paix (Psaume 28, 11).
℣. Rendez au Seigneur, fils de Dieu, rendez au Seigneur la puissance & la gloire (Psaume 28, 1).
Des Pères, ton 4 :
℟. Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères, & vénérable, & que ton Nom soit glorifié éternellement (Daniel, 3, 26).

Epîtres
Du dimanche : I Corinthiens (§ 124) I, 10-18.
Or je vous conjure, mes frères, par le nom de Jésus-Christ notre Seigneur, d’avoir tous un même langage, et de ne point souffrir parmi vous de schismes, mais d’être tous unis ensemble dans un même esprit et dans un même sentiment.
Des saints Pères : Hébreux (§ 334) XIII, 7-16.

Alleluia
Du dimanche, ton 7 :
℣. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
℣. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).
Des Pères, ton 1 :
℣. Le Seigneur, le Dieu des dieux, a parlé, et il a appelé la terre depuis le lever du soleil jusqu’à son couchant (Psaume 49, 1).

Evangiles
Du dimanche : Matthieu (§ 58) XIV, 14-22.
Ils en mangèrent tous, et furent rassasiés ; et on emporta douze paniers pleins des morceaux qui étaient restés.
Des Pères : Jean (§ 56) XVII, 1-13.
J’ai fait connaître ton nom aux hommes que tu m’as donnés du monde.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des saints : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

Catéchisme sur sainte Madeleine

Sainte Marie-Madeleine par Guido Reni

Demande. Quelle fête célébrons-nous le 22 juillet prochain ?
Réponse. La fête de sainte Madeleine.

D. D’où était cette sainte ?
R. On ne le sait pas certainement.

D. Sainte Madeleine est-elle cette pécheresse convertie qui répandit des parfums sur les pieds du Sauveur, et la même que Marie, sœur de Lazare ?
R. On manque encore ici de preuves certaines : il n’importe pas beaucoup de le décider.

D. Quelle faveur Notre Seigneur accorda-t-il premièrement à sainte Madeleine ?
R. Il la délivra de sept démons dont elle était possédée.

D. Le démon pourrait-il s’emparer du corps d’une personne qui ne serait pas en péché ?
R. Oui : Dieu peut permettre ce genre d’affliction comme il permet les autres.

D. Quelle est la possession du démon, que nous devons tous appréhender davantage ?
R. C’est celle par laquelle il devient maître de nos âmes quand nous péchons mortellement.

D. Que fit sainte Madeleine après avoir été délivrée du démon ?
R. Elle suivit le Sauveur dans le cours de ses prédications, en contribuant de ses biens pour lui fournir ce dont il avait besoin.

D. Que nous apprend cette conduite de sainte Madeleine ?
R. Trois choses : 1. à être reconnaissants pour les bienfaits que nous recevons ; 2. à être empressés à nous instruire des vérités du salut ; 3. à aider selon notre pouvoir les personnes qui sont dans le besoin.

D. Sainte Madeleine a-t-elle encore donné d’autres preuves de son attachement pour le Sauveur ?
R. Oui, elle a montré l’amour le plus généreux au temps de la Passion du Sauveur.

D. En quoi parut l’amour de sainte Madeleine, à l’occasion de la Passion du Sauveur ?
R. Il parut surtout en deux choses.

D. Quelle est la première chose par où sainte Madeleine fit paraître son amour pour le Sauveur au temps de la Passion ?
R. En l’accompagnant au Calvaire, et en restant au pied de sa croix avec la sainte Vierge et saint Jean.

D. Quelle est la seconde chose par où sainte Madeleine témoigna son grand amour pour Jésus ?
R. En accompagnant son corps quand on le porta au sépulcre, et en prenant des précautions pour lui donner une sépulture honorable.

D. Quelles précautions prit la Sainte pour donner à Jésus une sépulture honorable ?
R. Elle alla à Jérusalem acheter des aromates pour embaumer le corps du Sauveur.

D. L’embauma-t-elle en effet ?
R. Non : lorsqu’elle revint au sépulcre, Jésus était déjà ressuscité.

D. Qu’est-ce que nous apprend le zèle que témoigna sainte Madeleine pour donner au Sauveur une sépulture honorable ?
R. Il nous apprend quelle est l’utilité et le mérite des œuvres de miséricorde qu’on exerce envers les morts.

D. Par quelle faveur Jésus-Christ a-t-il récompensé l’amour que lui a témoigné sainte Madeleine ?
R. En lui apparaissant la première, et en la choisissant pour porter aux Apôtres la consolante nouvelle de sa résurrection.

D. Quel fruit tirerons-nous de la fête de sainte Madeleine, et de ce catéchisme ?
R. Deux principaux : 1. d’avoir une grande dévotion envers sainte Madeleine ; 2. de nous animer à la pratique des vertus dont elle nous donne l’exemple.

D. Pourquoi devons-nous avoir une grande dévotion envers sainte Madeleine ?
R. 1. Parce que c’est pour nous inspirer cette dévotion, que l’Eglise a établi la fête de sainte Madeleine ; 2. parce que, si nous avons de la dévotion envers elle, nous ressentirons l’effet de sa protection.

D. Entre les vertus dont sainte Madeleine nous a donné l’exemple, quelle est celle que tout le monde peut et doit spécialement pratiquer ?
R. C’est un grand amour pour Notre Seigneur.

Царице моя преблагая – Ma très bonne Reine – une prière de la liturgie byzantine à la Vierge Marie

Царице моя преблагая, надеждо моя Богородице, приятелище сирых и странных предстaтельнице, скорбящих рaдосте, обидимых покровительнице! Зриши мою беду, зриши мою скорбь, помози ми яко немощну, окорми мя яко стрaнна. Обиду мою веси, разреши ту, яко волиши: яко не имам иныя помощи разве Тебе, ни иныя предстaтельницы, ни благия утешительницы, токмо Тебе, о Богомaти, яко да сохраниши мя и покрыеши во веки веков. Аминь. Ma très bonne Reine, mon espérance, Mère de Dieu, refuge des orphelins et gardienne des pèlerins, joie des affligés, protectrice des méprisés ! Vois ma peine, vois ma douleur, aide-moi car je suis faible, guide-moi car je suis errant. Tu connais mon offense, délivre-m’en, si Tu le veux. Car je n’ai nul autre secours, sinon Toi, ni autre défenderesse, ni bonne consolatrice, sinon Toi, ô Mère de Dieu, car oui ! tu me garderas et tu me protègeras pour les siècles des siècles. Amen.

Dans l’office byzantin russe, il arrive que quelques prières soient chantées non par l’officiant seul ou par le lecteur, mais par l’ensemble du clergé ou le chœur. C’est fréquemment le cas pour cette belle prière à la Vierge Marie, l’une des deux oraisons qui concluent usuellement un Moliebien – ou Office d’actions de grâces – chanté en l’honneur de la Mère de Dieu.

Cette prière est le plus souvent chantée sur un ton dit du Désert de Zozime, tel qu’on peut l’entendre dans l’enregistrement ci-dessus, dû au chœur des moines du Monastère de la Rencontre (Сретенский монастырь) à Moscou (d’autres mélodies sont aussi en usage pour cette prière).

La voici à nouveau sur le même ton, mais chanté par un chœur féminin, celui des moniales du monastère de la Nativité de la Mère de Dieu de Grodno (Biélorussie) :

En voici la partition au format PDF.

Ma très bonne Reine

Consécration du saint myron par le catholicos arménien de la Grande Maison de Cilicie

01-Consécration du saint myron par Aram Ier - les évêques portent la relique de la dextre de saint Grégoire l'Illuminateur

« Le Seigneur parla encore à Moïse, et lui dit : Prenez des aromates ; savoir : le poids de cinq cents sicles de la myrrhe la première et la plus excellente ; la moitié moins de cinnamome, c’est-à-dire, le poids de deux cent cinquante sicles ; et de même deux cent cinquante sicles de canne aromatique ; cinq cents sicles de canelle au poids du sanctuaire, et une mesure de hin d’huile d’olive. Vous ferez de toutes ces choses une huile sainte pour servir aux onctions, un parfum composé selon l’art du parfumeur. Vous en oindrez le tabernacle du témoignage et l’arche du testament ; la table avec ses vases, le chandelier et tout ce qui sert à son usage, l’autel des parfums, et celui des holocaustes, et tout ce qui est nécessaire pour le service et le culte qui s’y doit rendre, et le bassin avec sa base. Vous sanctifierez toutes ces choses, et elles deviendront saintes et sacrées. Celui qui y touchera, sera sanctifié. Vous en oindrez Aaron et ses fils, et vous les sanctifierez, afin qu’ils exercent les fonctions de mon sacerdoce. Vous direz aussi de ma part aux enfants d’Israël : Cette huile qui doit servir aux onctions me sera consacrée parmi vous, et parmi les enfants qui naîtront de vous. »
Exode 30, 22-31.

Ce samedi 18 juillet, Sa Sainteté Aram Ier, catholicos de la Grande Maison de Cilicie a procédé à la consécration du saint myron, – autrement dit du saint chrême (selon la terminologie occidentale) – pour les besoins de son Eglise.

02-Consécration du saint myron par Aram Ier

Cette cérémonie, faite annuellement par tout évêque de l’Eglise latine le Jeudi saint, est beaucoup plus exceptionnelle en Orient, où la consécration du saint chrême est effectuée d’ordinairement seulement par chaque patriarche pour son Eglise.

Elle l’est encore davantage dans l’Eglise arménienne, car le saint myron n’y est préparé et consacré que tous les 7 ans.

Cette consécration revêt un relief particulier cette année, puisqu’elle coïncide avec le douloureux centenaire du début du génocide arménien par les Turcs. La cérémonie s’est déroulée au Monastère de Sainte-Marie à Bikfaya, dans la banlieue de Beyrouth au Liban, près du monument dédié aux Martyrs du génocide. C’est en effet au Liban que le catholicosat de Cilicie, autocéphale au sein de l’Eglise apostolique arménienne, s’est réfugié, ayant dû quitter son siège historique de Sis en Cilicie après l’abandon de cette province turque par les troupes françaises en 1920.

Dans tous les rits chrétiens et ce dès les premiers temps de l’Eglise, le saint chrême est constitué d’un mélange d’huile d’olives et d’autres substances odoriférantes, comme était déjà le chrême prescrit par Dieu à Moïse dans le livre de l’Exode (cf. supra). Les rites qui accompagnent la consécration du saint myron constituent l’une des cérémonies les plus importantes de l’Eglise arménienne, qui y accorde une très grande place, insistant sur le rôle & la présence de l’Esprit-Saint dans ce signe sacramentel. Chez les Arméniens, ce saint chrême sert à la chrismation des enfants nouvellement baptisés (confirmation) ainsi qu’à l’ordination des prêtres. Le saint myron des Arméniens est constitué d’huile d’olive à laquelle on adjoint un mélange de 40 épices, plantes ou gommes odoriférantes différentes, qui sont bouillies ensemble pendant 40 jours, préparation accompagnée de célébrations liturgiques quotidiennes.

Au terme de ces 40 jours de préparation, le catholicos entouré de ses évêques procède à la consécration solennelle du nouveau myron.

L’office commence par des lectures bibliques et des prières d’intercession où le Saint-Esprit est tout particulièrement invoqué.

03-Consécration du saint myron par Aram Ier

Le catholicos ajoute à la préparation initiale de l’essence de rose, du myron précédemment béni il y a 7 ans en 2009 pour marquer la continuité dans la transmission de la foi, du myron en provenance du catholicos d’Etchmiadzin en signe d’unité entre les deux catholicosats de l’Eglise arménienne. Le catholicos incorpore ensuite d’infimes portions du saint chrême apporté en Arménie par l’Apôtre saint Jude Thaddée ainsi que celui qui avait été consacré par saint Grégoire l’Illuminateur lui-même (nous pouvons établir un parallèle avec la pratique de l’archevêque de Reims qui mêlait un peu du baume de la Sainte Ampoule au saint chrême pour sacrer les rois de France).

Le célébrant souffle également sur le myron pour signifier la descente du Saint-Esprit (comme le célébrant latin souffle sur l’eau baptismale lors de sa consécration aux vigiles de Pâques & de la Pentecôte).

04-Consécration du saint myron par Aram Ier

Enfin, le catholicos mélange cette préparation et la bénit en y plongeant la relique même de la dextre de saint Grégoire l’Illuminateur, Apôtre de l’Arménie.

La cérémonie s’est accomplie devant un grand concours de fidèles venus du monde entier, ainsi que de nombreux représentants des diverses Eglises d’Orient & d’Occident.

12-Consécration du saint myron par Aram Ier

Une fois consacré, le saint myron est envoyé partout dans le monde dans les différentes communautés arméniennes relevant du catholicosat de Cilicie. Le catholicosat d’Etchmiadzin procèdera aussi à la consécration de son myron en septembre prochain.

Voici d’autres photos de cette cérémonie :

Le lendemain, au cours de la sainte messe dominicale à Antelias, siège du catholicosat de Cilicie, Sa Sainteté Aram Ier procéda à la bénédiction de l’eau avec le saint myron nouvellement consacré puis invita les nombreux représentants des différentes Eglises présents à venir prier à la chapelle des Saints Martyrs où sont inhumés un certain nombre de martyrs arméniens victimes du génocide turc de 1915.

21-Bénédiction de l'eau avec le nouveau saint myron

Sources :

Programme du VIIIème dimanche après la Pentecôte

Saint-Eugène, le dimanche 19 juillet 2015, grand’messe de 11h.

L’économe infidèle.

« On comprend la suite : Celui qui est fidèle pour très peu de chose, ce qui veut dire pour le plan charnel, sera fidèle aussi pour beaucoup, ce qui veut dire pour le plan spirituel. Mais celui qui est malhonnête pour très peu qui ne met pas au service de ses frères ce que Dieu a créé pour tous, celui-là sera malhonnête aussi dans le partage des richesses spirituelles, car il ne dispensera pas la doctrine selon les besoins, mais selon les personnes. ‘Or, dit le Seigneur, si vous ne dispensez pas bien les richesses matérielles et caduques, qui donc vous confiera les vraies et éternelles richesses de la doctrine divine ?' »
Homélie de saint Jérôme, prêtre, IXème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

L’introït de la messe de ce dimanche, – Suscepimus, Deus, misericordiam tuam, in medio templi tui – Nous avons reçu, Dieu, ta miséricorde au milieu de ton temple -, tiré du psaume 47, a été ultérieurement réutilisé au VIIIème siècle pour servir également d’introït à la messe de la Purification le 2 février, lorsque cette fête fut instituée à Rome.

Par ailleurs, l’antienne de communion de ce dimanche – Gustate & videte quoniam suavis est Dominus – Goutez & voyez combien doux est le Seigneur – est tirée du psaume 33. Au IVème siècle, ce psaume eucharistique par excellence était universellement chanté à la communion, tant en Orient comme en Occident, et il en subsiste des traces nombreuses dans les différents rits. Il est possible que l’antienne de ce jour soit un témoin pour le rit romain de cet usage primitif.

Organiste invité : Philippe Ourselin.

Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

Programme du VIIème dimanche après la Pentecôte – saint Sisoès le Grand – ton 6

Saint Sisoès le GrandParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 19 juillet 2015 du calendrier grégorien, 6 juillet 2015 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour notre vénérable Père saint Sisoès le Grand.

Saint Sisoès (ou Sisoy) fut l’un des nombreux Pères du désert d’Egypte. Il quitta le monde dès sa jeunesse et se retira vers le milieu du IVème siècle dans le désert de Scété (l’actuel Ouadi Natroun, à 75 km au Nord-Ouest du Caire) où florissait alors saint Macaire le Grand. Après y avoir fait ses premières armes dans la vie anachorétique sous la direction spirituelle d’Abba Hor, il passa le Nil en 366 pour aller demeurer dans la montagne sur laquelle saint Antoine le Grand était mort onze ans auparavant. Sa réputation de sainteté y fut telle qu’on venait le consulter de loin et qu’on le regardait comme le nouveau saint Antoine. Il mit en déroute des Ariens venus lui rendre visite en leur faisant lire par son disciple un traité de saint Athanase. Voici, pour mieux juger de la perfection de son ascèse, quelques uns des Apophtègmes des Pères du Désert relatifs à saint Sisoès :

1. Abba Sisoès disait : « L’humilité s’acquiert premièrement par l’abstinence, deuxièmement par la prière et troisièmement en s’efforçant de se considérer en toute circonstance comme inférieur à tous les hommes. »

2. Abba Ammon, de Rhaïtou, dit à Abba Sisoès : « Quand je lis la Bible, mon esprit a envie de préparer un beau discours. Alors je pourrai répondre si on m’interroge ». L’ancien lui dit : « Ce n’est pas nécessaire. Essaie plutôt de garder ton esprit pur. Alors tu obtiendras, pour toi-même, d’être sans souci et d’avoir le don de la parole pour enseigner les autres ».

3. Un jour, Abba Sisoès parla en toute liberté. Il dit : « Courage ! Après trente ans, je ne prie plus Dieu pour mes fautes, mais je fais cette prière : ‘Seigneur Jésus, défends-moi contre ma langue !’ Et pourtant, jusqu’à maintenant, chaque jour, je tombe à cause de cette langue et je fais le péché ».

4. Les Sarrasins, dans une de leurs expéditions, pillèrent la demeure de Sisoès et du frère qui était avec lui. Comme tous deux marchaient dans le désert à la recherche de quelque nourriture, Sisoès rencontra du crottin de chameau, et l’ayant mis en pièces il y trouva deux grains d’orge. Il mangea un grain et mit l’autre dans sa main. Son frère l’ayant rejoint s’aperçut qu’il mâchait quelque chose. « Est-ce là ta charité, dit-il, tu trouves un aliment, tu le manges seul, sans m’appeler. » L’abbé Sisoès répondit : « Je ne t’ai pas fait de tort, mon frère, voici ta portion que j’ai gardée dans ma main. »

5. Un frère demanda à l’abbé Sisoès : « Que dois-je faire, abba, car je suis tombé ? » Le vieillard lui dit : « Relève-toi. » Le frère dit : « Je me suis relevé et je suis tombé de nouveau. » Le vieillard dit : « Relève-toi encore et encore. » Alors le frère demanda : « Jusqu’à quand ? » Le vieillard répondit : « Jusqu’à ce que tu sois emporté ou dans le bien ou dans la chute ; car dans l’état où se trouve l’homme, ainsi s’en va-t-il au jugement. »

6. Un frère interrogea abba Sisoès en disant : « Je m’aperçois que le souvenir de Dieu demeure en moi. » Le vieillard lui dit : « Ce n’est pas grande chose que d’être avec Dieu dans la pensée ; mais c’en est une grande que de te voir toi-même inférieur à toute créature. Cela, en effet, joint à la peine corporelle, conduit à l’humilité. »

7. L’un des frères alla trouver Abba Sisoès sur la montagne d’Abba Antoine. Tandis qu’il parlait, il dit à Abba Sisoès : « Es-tu déjà parvenu à la mesure d’Abba Antoine, Père ? » Et le vieillard de lui dire : « Si j’avais l’une des pensées d’Abba Antoine, je deviendrais tout entier comme du feu : pourtant je connais un homme qui, avec peine, peut porter la pensée d’Antoine. »

8. On disait d’Abba Sisoès que lorsqu’il fut près de mourir, les Pères étant assis près de lui, son visage brilla comme le soleil. Et il leur dit : « Voici que vient Abba Antoine ». Et après un petit moment, il dit : « Voici que vient le choeur des prophètes ». Et de nouveau son visage brilla avec plus d’éclat et il dit : « Voici que vient le choeur des apôtres ». Et son visage redoubla encore d’éclat et voici qu’il paraissait parler avec quelques interlocuteurs. Et les vieillards lui demandèrent : « Avec qui parles-tu, Père ? » Il dit : « Voici que des anges viennent me prendre, et je les supplie qu’on me laisse faire un peu pénitence ». Les vieillards lui dirent : « Tu n’as pas besoin de faire pénitence, Père ! » Mais le vieillard leur dit : « En vérité, je n’ai pas conscience d’avoir commencé ». Et tous reconnurent qu’il était parfait. Et à nouveau son visage redevint subitement comme le soleil et tous furent saisis de crainte. Il leur dit : « Regardez, le Seigneur vient ! » Et aussitôt, il rendit l’esprit. Il y eut alors comme un éclair, et toute la maison fut remplie d’une bonne odeur.

Ainsi mourut glorieusement Abba Sisoès, après avoir passé plus de 60 ans sur la montagne de saint Antoine. C’était l’an 429. Saint Sisoès est fêté au 6 juillet par l’Eglise copte & l’Eglise byzantine et quelquefois au 4 juillet dans certains diocèses latins d’Occident. Il est parfois difficile de le distinguer dans les collections d’Apophtegmes d’un autre saint Sisoès, dit le Thébain, qui florissait vers le milieu du Vème siècle à Calamon près d’Arsinoé et d’un troisième saint Sisoès, de Pétra.

Saint Sisoès le Grand est fréquemment représenté dans l’iconographie byzantine se tenant devant les ossements d’Alexandre le Grand et versant des larmes face à la vanité de la gloire terrestre et sur le sort commun qui attend tout homme.

Saint Sisoès le Grand se lamente devant les os d'Alexandre le Grand

Cet épisode de la vie de saint Sisoès est très intéressant car il n’a été transmis que par la tradition iconographique et ne se retrouve dans aucun texte des Pères du Désert qui soit parvenu jusqu’à nous, ni dans les textes liturgiques de ce saint. Est-il plausible ? oui, car le corps d’Alexandre était en effet exposé à Alexandrie dans un cercueil de verre dans lequel l’avait placé Ptolémée IX en 89 avant Jésus-Christ. De nombreux personnages rendirent visite à cette dépouille, entre autres les empereurs César, Auguste & Caracalla. Alexandre le Grand était mort à Babylone en 323 avant Jésus-Christ, la procession funéraire qui ramenait sa dépouille en Macédoine fut attaquée par Ptolémée Ier qui l’amena alors sur ses terres égyptiennes. On pense en général que le tombeau d’Alexandre fut détruit lors du terrible raz-de-marée à la suite d’un tremblement de terre qui balaya Alexandrie le 21 juillet 365 et fit plus de 50 000 morts. Saint Jean Chrysostome déclare que de son temps, à la fin du IVème siècle, le tombeau d’Alexandre avait disparu, ce que confirme Théodoret. Saint Sisoès a néanmoins très bien pu le connaître dans sa jeunesse. Il est probable que cet épisode figurait dans un texte aujourd’hui perdu et qu’il ne s’est transmis que par la tradition iconographique.

L’icône de saint Sisoès se lamentant sur le tombeau d’Alexandre connut, on le comprendra aisément, un regain de faveur dans les monastères grecs après la chute de Constantinople en 1453. Cette représentation iconographique est en général placée dans les monastères byzantins sur le mur du fond lorsqu’on sort de l’église afin que l’on puisse garder le souvenir de la mort en quittant l’office. On la trouve parfois au milieu du cimetière, comme dans celui de l’église Saint-Georges-des-Grecs à Venise.

Il est possible que la contemplation de restes d’Alexandre le Grand, qui ne fut grand que par ses fugitives gloires terrestres, entraîna la conversion et inspira la vie de pénitence de saint Sisoès, qui lui devint véritablement « Grand » par l’acquisition de la véritable couronne immortelle. La gloire des armes s’évanouira, mais le Royaume des Cieux est à jamais.

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche, ton 6. Gloire au Père. Tropaire du Vénérable Père. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : 8 tropaires du dimanche, ton 6 :
1. Souviens-toi de moi, Dieu Sauveur, * quand tu entreras dans ton royaume, ** seul Ami des hommes, sauve-moi.
2. Adam fut séduit par l’arbre défendu, * mais par celui de la Croix tu as sauvé * le bon Larron s’écriant : ** Dans ton royaume, Seigneur, souviens-toi de moi.
3. Ayant brisé les portes & les verrous de l’Enfer, * tu as ressuscité, Source de vie, * Sauveur, tous ceux qui s’écrient : ** Gloire à ta sainte Résurrection.
4. Souviens-toi de moi, Seigneur * qui par ta sépulture triomphas de la mort * & comblas de joie l’univers, ** Dieu de tendresse, par ta Résurrection.
5. Les Myrophores venues au tombeau * entendirent l’Ange proclamer : * Il est vraiment ressuscité, ** le Christ qui illumine le monde entier.
6. Le Christ qui fut cloué * sur le bois de la croix * & sauva le monde de l’erreur, ** chantons-le tous d’un même chœur.
7. Glorifions le Père & le Fils * & l’Esprit de sainteté, * disant à l’indivise Trinité : ** sauve nos âmes, nous t’en prions.
8. O Vierge qui a conçu de merveilleuse façon * & mis au monde en ces derniers temps * ton propre Créateur, ** sauve les fidèles qui te magnifient.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Devant ton sépulcre les Puissances des cieux, * autant que les soldats furent frappés d’effroi ; * et Marie Madeleine se tenait près du tombeau, * cherchant ton corps immaculé ; * mais tu brisas l’Enfer sans te laisser vaincre par lui, * tu rencontras la Vierge et nous donnas la vie. * Ressuscité d’entre les morts, ** Seigneur, gloire à toi.
2. Tropaire du Vénérable Père, ton 1 : Le désert fut ta cité, dans la chair tu fus un Ange, * tes miracles signalèrent, notre Père Sisoès théophore ; * par le jeûne, les veilles et l’oraison tu as reçu les charismes du ciel * pour guérir les malades * et les âmes des fidèles qui accourent vers toi. * Gloire à celui qui t’a donné ce pouvoir, * gloire à celui qui t’a couronné, ** gloire à celui qui opère en tous le salut, par tes prières.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du Vénérable Père, ton 4 : Sur terre tu as paru, comme un ange de l’ascèse, * illuminant de tes miracles divins l’âme des fidèles chaque jour ; ** c’est pourquoi Sisoès nous te glorifions avec foi.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 6 : De sa main vivifiante le Seigneur source-de-vie, * le Christ notre Dieu, * a fait surgir tous les morts des ténèbres de l’Enfer, * accordant la résurrection à tout le genre humain ; * il est vraiment notre Sauveur, ** notre vie, notre résurrection et le Dieu de l’univers.

Prokimen
Du dimanche, ton 6 :
℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).

Epître
Du dimanche : Romains (§ 116) XV, 1-7.
Que chacun de vous tâche de satisfaire son prochain dans ce qui est bon, et qui peut l’édifier.

Alleluia
Du dimanche, ton 6 :
℣. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
℣. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).

Evangile
Du dimanche : Matthieu (§ 33) IX, 27-35.
Or Jésus allant de tous côtés dans les villes et dans les villages, enseignait dans leurs synagogues, et prêchait l’Évangile du royaume, guérissant toutes sortes de langueurs et de maladies.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Bénédiction solennelle des icônes de l’atelier d’iconographie à la paroisse russe catholique de Paris

02-Bénédiction solennelle des icônes

Ce matin après la divine liturgie eut lieu la bénédiction solennelle des icônes dernièrement réalisées par les élèves de l’atelier d’iconographie d’Anne Nicolas.

01-Bénédiction solennelle des icônes

Le rit byzantin connait quatre offices de bénédictions différents qui permettent de consacrer une icône pour la prière des fidèles. Ceux-ci constituent un véritable traité de théologie sur la vénération des saintes images, et son fondement scripturaire. Ces quatre offices de bénédictions – bénédiction des icônes de la Trinité, du Christ, de la Mère de Dieu & des saints – partagent la même structure, mais les oraisons différent en fonction du sujet qui est représenté. Les icônes de la Théophanie, de la Transfiguration et de la Pentecôte (fêtes qui célèbrent des évènements au cours desquels la Très-Sainte Trinité s’est manifestée) suivent le rit de la bénédiction des icônes de la Trinité. Nous présentons ci-dessous les quatre offices de façon synoptique.

03-Bénédiction solennelle des icônes

Bénédiction solennelle des icônes réalisées par l'atelier d'iconographie : de la Mère de Dieu, de saint Joseph, des saints Ancêtres de Dieu Joachim & Anne, de saint Jean le Théologien et de sainte Marie Madeleine
Bénédiction solennelle des icônes réalisées par l’atelier d’iconographie : de la Mère de Dieu, de saint Joseph, des saints Ancêtres de Dieu Joachim & Anne, de saint Jean le Théologien et de sainte Marie Madeleine

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Programme du VIème dimanche après la Pentecôte – saints Pierre & Paul – ton 5

Saints, glorieux & illustres apôtres Pierre & Paul, les #ProtocoryphéesParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 12 juillet 2015 du calendrier grégorien, 29 juin 2015 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton V de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour les saints, glorieux & illustres Apôtres Pierre & Paul, les Protocoryphées.

Saint Pierre était un Galiléen, pécheur, des bords du Lac de Tibériade. Paul était un juif lettré, citoyen romain de la ville de Tarse, il fabriquait des tentes. Ils verront tous les deux leur vie bouleversée par le Christ et seront les premiers propagateurs de la foi naissante. Tous deux partagent la particularité de s’être vu changer de nom (Simon voit son nom changé en Pierre par le Christ, Saül devient Paul après son baptême à Damas). Ils furent martyrisés à Rome pendant la persécution de Néron, Pierre étant crucifié et Paul décapité. Ce sont les deux colonnes de l’Eglise. La tradition ne les a jamais fêtés l’un sans l’autre, toujours le 29 juin.

Cette date du 29 juin est d’origine romaine. En effet, le 29 juin 258, pendant la persécution de Valérien, le pape Sixte II fit retirer, pour des raisons de sécurité, les corps de saint Pierre & de saint Paul de leurs tombeaux respectifs – au Vatican et sur la voie d’Ostie – pour les cacher dans les catacombes. Sur le lieu de cette cachette s’élève à Rome l’actuelle basilique de Saint-Sébastien sur la voie Appienne. Les reliques glorieuses de saint Pierre & de saint Paul regagnèrent leurs tombeaux primitifs une fois la persécution de Valérien passée, mais la date du 29 juin fut conservée pour célébrer leur fête annuelle. Il est possible que la fête romaine du 29 juin soit passée dans le rit byzantin en 519, lorsque le futur empereur Justinien, neveu de l’empereur Justin Ier, fit bâtir une église dédiée à saint Pierre & saint Paul dans la ville de Constantinople. Le 2 mars 1370, le pape Urbain V fit porter les chefs de Pierre et Paul, placées dans des reliquaires, dans le ciborium au dessus de l’autel papal de la cathédrale de Rome, la basilique Saint-Jean-de-Latran.

Même si la fête des saints Apôtres Pierre & Paul ne fait pas partie des 12 grandes fêtes de l’année byzantine, elle est toutefois précédée d’une période de jeûne de durée variable – le jeûne des Apôtres – qui débute au lundi après la Pentecôte. Elle est suivie le lendemain, 30 juin, de la mémoire des 12 Apôtres. La tradition byzantine compare poétiquement les 12 Apôtres à des coryphées (maîtres de chœur) de l’Eglise, les saints Apôtres Pierre & Paul étant les Protocoryphées, les premiers chefs de chœur.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche, ton 5. Gloire au Père. Tropaire des Apôtres. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche, ton 5. Gloire au Père. Tropaire des Apôtres. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : des Apôtres.

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du dimanche, ton 5, 4 tropaires de la 3ème ode du canon de saint Pierre & 4 tropaires de la 6ème ode du canon de saint Paul (ces deux canons sont l’œuvre de saint Jean Damascène) :
1. Le bon Larron sur la croix * eut foi en ta divinité, ô Christ ; * il te confessa d’un cœur sincère en s’écriant : ** De moi, Seigneur, en ton royaume souviens-toi.
2. Sur le bois de la croix * pour nous les hommes tu fis fleurir la vie * et se flétrir la malédiction de l’arbre défendu : ** Sauveur & Créateur, nous te chantons d’un même chœur.
3. Par ta mort, ô Christ, * tu as brisé la force de la mort, * ressuscitant tous les morts depuis Adam, ** qui te chantent comme vrai Dieu & Sauveur du genre humain.
4. Venues à ton sépulchre, Sauveur, * les saintes Femmes te cherchaient * pour embaumer la Source de vie, ** mais un Ange leur apparut pour leur dire : Il est ressuscité, le Seigneur !
5. Les douces lèvres du Christ notre Dieu, * apôtre Pierre, t’ont déclaré bienheureux * et du royaume t’ont désigné comme gardien ; ** c’est pourquoi nous te chantons.
6. Sur la pierre de ta divine confession * le Seigneur Jésus a posé * son Eglise inébranlablement : ** en elle nous te glorifions.
7. Pierre, malgré le corps, a surpassé * le rang des Anges, puisque le Christ * a dit qu’au jour de sa glorieuse venue ** il siégera pour juger avec lui.
8. Vierge pure ayant porté le Dieu fait chair, * rends-moi ferme, car je ploie * sous l’assaut de mes passions : ** il n’est d’autre auxiliatrice que toi.
9. Toi qui méprisas tous les charmes d’ici-bas, * épris que tu étais de ton Maître le Christ, * et qui, dans ton désir du salut commun, * aurais même accepté * d’être anathème, séparé de lui, ** bienheureux Paul, intercède pour nous tous.
10. Bienheureux apôtre Paul, le Christ t’a donné * à juste titre droit de cité dans les cieux, * car tu n’avais pas désiré * la cité qui demeure ici-bas, * toi le fidèle servant du Seigneur, ** l’intendant de ses mystères divins.
11. En excellent imitateur de son Maître, * saint Paul, ayant revêtu le Christ, * se fit tout pour tous en vérité * afin de gagner au salut tous les peuples, * qu’il a sauvés de fait en prenant pour le Christ ** les confins de la terre en ses filets.
12. Sur toi s’est penché le Seigneur, * renouvelant ma nature et faisant * des merveilles, lui le Tout-puissant, * comme tu l’as dit, pure Mère de Dieu, * et, dans son amour des hommes, divinement ** de la fosse il m’a sauvé grâce à toi.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 5 : Les vertus angéliques sur ton tombeau, * les gardes pétrifiés de crainte, * Marie près de ton sépulcre cherchait ton corps très pur ; * Toi, Tu captives l’enfer sans être séduit. * Tu vas à la rencontre de la Vierge, ** Tu donnes la Vie, ô Ressuscité des morts, gloire à toi !
2. Tropaire des Apôtres, ton 4 : Princes des Apôtres divins * et docteurs de l’univers, * intercédez auprès du Maître universel * pour qu’au monde il fasse don de la paix ** et qu’à nos âmes il accorde la grâce du salut.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion des Apôtres, ton 2 : Les infaillibles prédicateurs de la parole de Dieu, * les Coryphées de tes Apôtres, Seigneur, * auprès de toi ont trouvé le lieu de leur repos, * dans la jouissance de tes biens, * car tu as accueilli leurs souffrances et leur mort * mieux que toute offrande des prémices de la terre, ** toi qui seul peux lire dans le cœur des hommes.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 5 : Des enfers où tu descendis, mon Sauveur, * tu as brisé les portes, Tout-Puissant, * pour ressusciter les morts, ô Créateur ; * et tu brisas l’aiguillon de la mort, * Adam fut délivré de la malédiction ; * et nous, Seigneur, nous te crions : ** sauve-nous, dans ton amour pour les hommes.

Prokimen
Du dimanche, ton 5 :
℟. Toi, Seigneur, tu nous prends en garde, tu nous protèges d’une telle engeance, à jamais (Psaume 11, 8).
℣. Sauve-moi, Seigneur, il n’est plus de saints (Psaume 11, 2).
Des Apôtres, ton 8 :
℟. Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5).

Epîtres
Du dimanche : Romains (§ 110) XII, 6-14.
Bénissez ceux qui vous persécutent ; bénissez-les, et ne faites point d’imprécation.
Des Apôtres : 2 Corinthiens XI.
Ma grâce vous suffit : car ma puissance éclate davantage dans la faiblesse. Je prendrai donc plaisir à me glorifier dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ habite en moi.

Alleluia
Du dimanche, ton 5 :
℣. Toi, Seigneur, tu nous prends en garde, tu nous protèges d’une telle engeance, à jamais (Psaume 11, 8).
℣. Sauve-moi, Seigneur, il n’est plus de saints (Psaume 11, 2).
Des Apôtres :
℣. Les cieux rendent grâce pour tes merveilles, Seigneur, pour ta fidélité, dans l’assemblée des saints (Psaume 88, 6).

Evangiles
Du dimanche : Matthieu (§ 29) IX, 1-8.
Car lequel est le plus aisé, ou de dire, Vos péchés vous sont remis ; ou de dire, Levez-vous, et marchez ?
Des Apôtres : Matthieu (§67) XVI, 13–19..
Et moi aussi, je vous dis que vous êtes Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.
Des Apôtres : Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5). Alleluia, alleluia, alleluia.

Après la divine liturgie, bénédiction des icônes écrites par l’atelier d’iconographie.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche

Messe de funérailles de M. l’Abbé Coiffet, membre fondateur de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre

Ce mardi 7 juillet 2015 – qui marque le 8ème anniversaire de la publication du motu proprio Summorum Pontificum libéralisant l’usage des anciens livres liturgiques latins – voyait les funérailles de Monsieur l’Abbé Denis Coiffet, l’un des douze membres fondateurs de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre.

La messe solennelle des funérailles a été célébrée dans la cathédrale de Versailles par M. l’Abbé Bisig, premier supérieur de la Fraternité Saint-Pierre, devant un grand concours de clergé et de fidèles, la cathédrale étant pleine.

Merci M. l’Abbé pour votre ministère sacerdotal si fécond !

Elévation du Corps du Seigneur

Elévation du Sang du Seigneur

« Après son ordination sacerdotale pour la Fraternité Saint-Pie X par Mgr Lefebvre en 1977, l’abbé Denis Coiffet est envoyé dans les Yvelines à Saint Martin de Bréthencourt, où une association de fidèles avait pris en main l’église paroissiale pour assurer la célébration de la messe traditionnelle.

Monsieur l'Abbé Coiffet avec Sa Sainteté le Pape Benoît XVIA l’annonce des Sacres sans mandat pontifical de 4 évêques par Mgr Lefebvre en juin 1988, il fait partie des 12 fondateurs de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, dont il devient Supérieur pour la France tout en poursuivant son ministère dans le diocèse de Versailles à Saint-Martin de Bréthencourt, puis à Notre-Dame des Armées à Versailles. Comme Supérieur de District c’est sous son impulsion que se développe la FSSP à Besançon, Lyon, Perpignan, Narbonne ou encore Versailles. Son ministère auprès de la jeunesse est important. Grâce au zèle de Jean-Marie Sorlot, il assure ainsi l’aumônerie des fleurissants groupes scouts du Chesnay, ces derniers apportent une belle moisson de vocations. Dans le même temps, il poursuit son ministère d’aumônerie du Chapitre Enfants du Pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté. Après un nouveau passage au District de France (installé à Brannay), il est nommé à Nantes, jeune communauté paroissiale en plein essor. L’abbé y apportera tous ses talents pour les Scouts, pour les familles… mais aussi en se mettant régulièrement derrière le clavier de l’orgue, une de ses passions. C’est toujours pour être au service de la jeunesse qu’il répond positivement à l’appel de Yann de Cacqueray alors directeur de l’Institution de l’Espérance en Vendée, dont il deviendra d’ailleurs aumônier à plein temps dans les années 2000. En 2008, il est nommé chapelain de la communauté traditionnelle du Christ Rédempteur de Talence… celle-ci « fusionnera » avec celle de Saint-Bruno dans le centre de Bordeaux. Notre-Dame de Chrétienté le rappelle en 2012 pour reprendre la charge d’aumônier général.

Depuis 1 an et demi, l’abbé Coiffet souffrait d’une leucémie. Pendant quelques mois, il a poursuivi malgré tout un ministère très actif à Bordeaux et pour le Pèlerinage. En septembre 2014, ses supérieurs l’ont nommé à Morlaix d’où il devait assurer l’aumônerie de Notre-Dame de Chrétienté tout en se soignant. Mais début octobre, il a été hospitalisé pour des complications de santé dont il est décédé le vendredi 3 juillet, premier vendredi du mois.

Dans une retraite qu’il prêchait il y a quelques années maintenant, à Wigratzbad, il livrait dans une confidence, ce mot du pape Jean-Paul II à la poignée de prêtres qui avaient rejoint Rome un soir de juillet 1988 : le pape, voyant ces prêtres qui avaient tout perdu, avait dit alors : « voilà les prêtres qui sont restés fidèles ». Quel prix n’a-t-elle pas eu, cette admirable fidélité. Onéreuse à bien des égards, elle a porté des fruits au centuple, et les prêtres de la Fraternité Saint-Pierre qui entoureront une fois encore notre cher abbé, sans omettre les nombreuses vocations qu’il a su guider vers le Seigneur et les très nombreuses familles, les très nombreuses âmes qui ont bénéficié un jour ou un autre de son sacerdoce, sont l’éternelle couronne de sa fidélité à Rome, à la foi catholique de l’Eglise, & à la messe de toujours » (Livret distribué aux fidèles aux funérailles).

Abbé Denis Coiffet

« Je ne peux douter que la première apparition de notre Seigneur ne fut pour celle qui était au pied de la croix… Et c’est là, reprenant ce que nous avons vécu le Jeudi saint, que je demande à notre Dame instamment, en suppliant, qu’Elle nous garde le sacerdoce, qu’Elle nous garde la Messe.

Dans cette certitude de la victoire en cette fin de semaine sainte, qu’Elle protège ses prêtres, leur gardant avec confiance ce lien maternel établi par le Christ lui même sur la Croix.

Je la supplie pour ceux qui s’y préparent, je la supplie pour qu’ils soient de plus en plus nombreux à se lever, nouvelle cohorte de ceux qui sauront prêcher ce Christ ressuscité; qui sauront d’abord le pratiquer dans leurs messes quotidiennes; qui sauront se rappeler que, pour parvenir à la résurrection, il faut savoir se sacrifier chaque matin par cette Messe adorable cette Messe admirable.

Par ce sacrifice renouvelé, par ce sacrifice rendu plus fort à chaque instant et quotidiennement, alors je dirais qu’humainement nous serons certains de la victoire, et j’ajoute que nous n’avons pas besoin de cette certitude humaine puisque notre foi, notre espérance et notre charité, sont d’abord les œuvres divines du Divin réssuscité. »
(Sermon de l’abbé Coiffet le jour de Pâques 2002, donné à Nantes)

Programme de la solennité des saints Pierre & Paul

Saint-Eugène, le dimanche 5 juillet 2015, grand’messe de 11h.

Mémoire du VIème dimanche après la Pentecôte.

« Sans doute, frères bien-aimés, le reste du monde prend part à toutes nos solennités saintes ; et la piété d’une même foi demande qu’on célèbre en tous lieux, avec une joie commune, ce qui s’est accompli pour le salut de tous. Néanmoins la fête d’aujourd’hui, en plus de ce respect qui lui est acquis par toute la terre, doit être en notre Ville le sujet d’une vénération spéciale, accompagnée d’une particulière allégresse : de sorte que là où les deux principaux Apôtres sont morts si glorieusement, il y ait, au jour de leur martyre, une plus grande explosion de joie. Car ce sont là, ô Rome, les deux héros qui ont fait resplendir à tes yeux l’Évangile du Christ ; et c’est par eux que toi, qui étais maîtresse d’erreur, tu es devenue disciple de la vérité. »
Sermon de saint Léon, pape, IVème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au second nocturne.

Organiste invité : Philippe Ourselin.

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