Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme de la messe de minuit

Saint-Eugène, le mardi 24 décembre 2014, veillée à 23h30 puis grand’messe de minuit.

C’est pourquoi, mes bien-aimés, rendons grâces à Dieu le Père, par son Fils, dans le Saint-Esprit : de ce que, « nous ayant aimés dans son infinie charité, il a eu pitié de nous, et comme nous étions morts par les péchés, il nous a vivifiés tous en Jésus-Christ », afin que nous fussions en lui une nouvelle créature et un ouvrage nouveau. « Dépouillons donc le vieil homme avec ses œuvres » ; et, admis à participer à la naissance du Christ, renonçons aux œuvres de la chair. Reconnais, ô Chrétien, ta dignité, et, « devenu participant de la nature divine », garde-toi de retomber, par une conduite indigne de cette grandeur, dans ta bassesse première. Souviens-toi de quel chef et de quel corps tu es membre. N’oublie jamais, « qu’arraché à la puissance des ténèbres », tu as été transporté à la lumière et au royaume de Dieu.
Sermon de saint Léon, pape, VIème leçon des vigiles nocturnes de Noël, au second nocturne.

PASTORALE DE NOEL DE REYNALDO HAHN

« Pastorale de Noël ou mistère de la Nativité de Nostre Saulveur Jhésus-Crist traicté selon les Sainctes Euvangiles. Et devez savoir que Maistre Arnoul Gréban, notable bachelier en théologie le composa à la requeste d’aucuns de Paris, en laquelle ville il fut paraprès souventes fois représenté. Et le dict Mistere a ésté réduict et adapté pour le temps présent en l’an de graace 1901, en tout esprit de piété des doctes lettres, par Messires Léonel de la Tourasse et Gailly de Taurines, et fut adjoutée la très soeve et dévote musique de Messire Reynaldo Hahn. »
(Frontispice de l’édition de 1901).

  • N°1 – Prélude
  • N°2 – Ier tableau : Nazareth – Chœur des anges
  • N°3 – Intermede – Depart de Notre-Dame et de Saint-Joseph pour Bethléem
  • N°4 – IInd tableau : Bethleem
  • N°5 – Mélodrame – Prière de Notre Dame
  • N°9 – IIIème tableau : Les Bergers – Air d’Aloris, avec chœur
  • N°10 – Mélodrame – Le sommeil des Bergers – Récit de l’Ange Gabriel
  • N°11 – Chœur & Depart des Bergers
  • N°12 – Les Rois Mages
  • N°12bis – Chœur d’Anges
  • N°13 – Arrivée des Bergers
  • N°14 – L’Adoration des Berger
  • N°15 – Chœur final

A MINUIT – PROCESSION A LA CRECHE

MESSE DE MINUIT

  • Introït – Dominus dixit ad me (ton ii.)
  • Kyrie de la Messe de Minuit pour Noël (H. 9) de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704) maître de la musique de la Sainte Chapelle
    Kyrie sur le vieux noël « Joseph est bien marié »
    Christe sur le vieux noël « Or nous dites Marie »
    Kyrie sur le vieux noël « Une jeune pucelle de noble cœur »
  • Gloria de la Messe de Minuit pour Noël (H. 9) de Marc-Antoine Charpentier
    Laudamus te sur le vieux noël « Tous les bourgeois de Chastre »
    Quoniam tu solus sanctus sur le vieux noël « Où s’en vont ces gays bergers »
  • Graduel – Tecum principium (ton ii.)
  • Alleluia – Dominus dixit ad me (ton viii.)
  • Credo III
  • Et incarnatus : de la Messe de Minuit pour Noël de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, du Dauphin, fils de Louis XIV et de la Sainte Chapelle
  • Offertoire – Lætentur cœli (ton iv.)
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Tollite hostias, chœur final de l’Oratorio de Noël de Camille Saint-Saëns (1835 † 1921), organiste de La Madeleine
  • Après la Consécration : O salutaris sur le vieux noël « A la venue de Noël » – Henri de Villiers
  • Pendant la communion : Adeste fideles – cantique du XVIIIème siècle, harmonisation de Nicolas Vardon
  • Communion – In splendoribus sanctorum (ton vi.)
  • Ite missa est VIII
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Il est né le divin enfant – Noël du XIXème siècle, sur une sonnerie du XVIIIème siècle – harmonisation de Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris

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Programme du quatrième dimanche de l’Avent

Saint-Eugène, le dimanche 21 décembre 2014, grand’messe de 11h.

« Vraiment aujourd’hui, selon les anciens Ordines Romani, il ne devrait pas y avoir station, — Dominicat vacat, — puisque la messe dominicale de ce jour était précisément celle qui mettait fin à la vigile nocturne à Saint-Pierre. Ainsi en était-il au début ; pourtant, avec le temps, la pannuchis dominicale ayant été réduite et célébrée par anticipation dans l’après-midi du samedi, il ne parut pas convenable de laisser passer le jour du Seigneur sans offrir le Sacrifice. Peu à peu, s’introduisit l’usage d’une seconde messe stationnale en la basilique des Saints-Apôtres, et cela aussi en conformité avec l’habitude des autres Églises, où l’on ne célébrait pas la vigile, mais où on avait pourtant la coutume d’offrir le sacrifice dominical pour satisfaire à la dévotion du peuple.

Une tradition très accréditée à Rome, attribuant la rédaction de l’antiphonaire de saint Grégoire à l’inspiration du divin Paraclet, a contribué à cette extrême réserve liturgique. Pour cette raison, l’œuvre était jugée intangible et n’admettait ni retouches ni additions. Par suite, les chants de la messe de ce jour furent empruntés à d’autres messes précédentes, en sorte que ce IVe dimanche de l’Avent n’a de propre que la première lecture de l’Apôtre, les trois collectes et l’offertoire. L’introït est celui du mercredi précédent. L’image de la rosée et de la pluie qui descend lentement pour rafraîchir le gazon aride est tirée de l’épisode bien connu de Gédéon ; elle fut utilisée fort à propos par le psalmiste, puis reprise par le prophète Isaïe, qui s’en servit même pour décrire le caractère tout de suavité et d’amour de la première apparition du Messie dans le monde. Le règne messianique ne se manifeste pas comme un tremblement de terre qui renverse avec impétuosité les maisons et détruit des provinces entières ; mais il est semblable à une petite plante fécondée par la rosée céleste, et qui, en dépit de tous les obstacles, croît et fleurit sous le baiser du soleil. Au contraire, la seconde venue de Jésus sur la terre se fera à l’improviste et soudainement. Alors, avec toute la puissance de son bras, II anéantira en un clin d’œil la gloire du règne de Satan, et le royaume de Dieu atteindra sa splendeur et son accroissement définitifs. »
Bienheureux cardinal Schuster, archevêque de Milan. Liber Sacramentorum.

Jean disait à ceux qui accouraient en foule pour être baptisés : « Race de vipères, qui vous a montré à fuir la colère à venir ? » Or, la colère à venir est le châtiment final, que ne pourra fuir alors le pécheur, s’il ne recourt maintenant aux gémissements de la pénitence. Et il faut remarquer que ces rejetons mauvais, imitant la manière d’agir de parents méchants, sont appelés : race de vipères ; parce qu’en portant envie aux bons, en les persécutant, en faisant du mal à leur prochain, en se vengeant du dommage qu’on leur porte, ils suivent en tout cela les voies de leurs pères selon la chair, et agissent comme des enfants envenimés, nés de parents remplis eux-mêmes de venin.
Homélie de saint Grégoire, pape, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

Catéchisme de l’Avent

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Programme du XXVIIIème dimanche après la Pentecôte – saint Patapios – ton 3

Saint Patapios de ThèbesParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 21 décembre 2014 du calendrier grégorien – 8 décembre 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton III de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour notre vénérable Père saint Patapios de Thèbes.

Saint Patapios (Patapius, Patape) naquit au Vème siècle à Thèbes en Egypte, au sein d’une famille pieuse. Encore jeune, il quitta tous les biens de ce monde pour se retirer comme moine au désert. Après de longues années de solitude, la renommée de sa sainteté fit affluer vers lui tant de visiteurs qu’il décida de partir pour Constantinople afin de trouver le repos en se perdant dans l’anonymat de la foule d’une grande ville, où régnait alors l’empereur Zénon (474-491). Il s’installa près de la murailles des Blachernes et devint ami de deux autres ermites, qui eux aussi devinrent saints : un Egyptien, Baras (qui construisit le monastère Saint-Jean-Baptiste du Pétrion) et un Syrien, Raboulas (qui s’était établi comme ermite près de la Porte de Saint-Romain). Comme les puissances célestes, Patapios ne cessait pas, de jour comme de nuit, de louer le Seigneur et, en retour, Dieu lui donna la grâce d’accomplir de nombreux miracles.

Parmi ceux-ci, par l’invocation du Nom du Christ, il guérit un jour un aveugle de naissance qui s’était jeté à ses pieds avec foi. Une autre fois, il guérit un homme dont le corps était horriblement gonflé par un oedème, en le marquant du signe vivifiant de la Croix et en l’oignant avec l’huile d’une veilleuse de l’église. Il chassa aussi les démons qui s’étaient emparés d’un jeune homme, avec la même autorité que notre Seigneur. Plus il croissait en vertu et dans la louange perpétuelle, plus les miracles se multipliaient et attiraient de nouveau les foules vers lui.

Après avoir fondé un monastère – le Monastère des Egyptiens -, saint Patapios s’endormit dans le Seigneur un 8 décembre, à Constantinople.

Après la destruction du Monastère des Egyptiens en 536, son ami saint Varas transféra la relique du corps de saint Patapios en son monastère Saint-Jean-Baptiste du Pétrion.

Au VIIIème siècle, saint André de Crète prononça un panégyrique sur saint Patapios. Un autre panégyrique, prononcé par un de ses disciples, nous apprend que le saint évêque de Crète avait reçu une apparition de saint Patapios.

Reliquaire du corps de saint PatapiosAu derniers siècles de l’Empire, ce monastère bénéficia de la protection impériale de la dynastie Paléologue, et tout particulièrement de l’impératrice Hélène Dragaš, épouse de l’empereur saint Manuel II Paléologue, qui elle aussi devint sainte sous son nom de moniale : sainte Hypomone (sainte Patience). La sainte impératrice, mère du dernier empereur Constantin XI Paléologue, avait établi un hospice pour vieillards dans les murs du monastère Saint-Jean-Baptiste du Pétrion, hospice appelé « Espérance des désespérés ».

Après la tragique chute de Constantinople, un neveu de la sainte impératrice, Aggelis Notaras emporta la relique du corps de saint Patapios, afin qu’elle échappe à la profanation des Infidèles, et la déposa dans la grotte d’un ermitage du mont Gérania, non loin de Corinthe. Cet ermitage fonctionna encore quelques siècles puis fut abandonné.

Eglise du nouveau monastère Saint-Patapios sur le mont GeraneiaBien longtemps après, en 1904, des habitants des environs firent des fouilles dans cette grotte et eurent la surprise de découvrir tout entière la précieuse relique du corps, incorrompu depuis 15 siècles, de Saint Patapios, ainsi que les ossements de sainte Hypomone – la sainte impératrice de Constantinople Hélène Dragaš. Un parchemin fut découvert avec ces reliques, permettant l’authentification de ces reliques. Le 1er août 1952, un monastère de nonnes fut fondé sur la grotte du mon Geraneia par le métropolite de Corinthe, il est dédié à saint Patapios et abrite ses reliques. Depuis, des pèlerinages ont lieu et l’on signale de nombreux miracles obtenus par l’intercession de saint Patapios.

Saint Patapios est aussi commémoré au 8 décembre par le rit romain :

A Constantinople, saint Patape, solitaire, célèbre pour ses vertus & pour ses miracles.
Martyrologe romain du 8 décembre.

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du vénérable Père. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : 8 tropaires du dimanche, ton 3 :
1. Adam, notre premier père, ayant transgressé ton commandement, * ô Christ, tu l’as chassé du Paradis ; * mais, compatissant, tu fis entrer le bon Larron * te confessant sur la croix et criant : * Souviens-toi de moi, Sauveur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Pour notre faute, tu nous condamnas * à la malédiction de la mort, Seigneur source-de-vie ; * mais, souffrant dans ton corps, Maître sans péché, * tu fis revivre les morts qui s’écrièrent : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Ressuscité d’entre les morts, tu nous sauvas de nos passions, * Seigneur, par ta sainte Résurrection ; * et, Sauveur, tu as détruit toute la puissance de la mort ; * c’est pourquoi nous, les fidèles, te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Par ta sépulture de trois jours tu éveillas, * Dieu, les morts qu’aux Enfers tu vivifias ; * et, dans ta bonté, tu fus la source de l’immortelle vie * pour nous tous, fidèles, qui sans cesse te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. Aux Myrophores tu apparus d’abord, * Sauveur ressuscité d’entre les morts, * leur criant&nbsp: Réjouissez-vous ! * et par elles, ô Christ, tu révèles ton éveil à tes amis ; * aussi te crions-nous : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
6. Sur la montagne Moïse, étendant les bras, préfigurait la croix et triomphait d’Amalec ; * nous-mêmes, nous la prenons pour combattre les démons * et tous ensemble avec foi te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
7. Fidèles chantons le Père, le Fils, le Saint-Esprit, * un seul Dieu, un seul Seigneur, * car la Trinité, soleil unique au trine éclat, * illumine tous ceux qui lui crient : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
8. Réjouis-toi, divine Porte que franchit, * sans en briser les scellés, * le Créateur lorsqu’il prit chair de toi, * Nuée légère portant le Christ, divine ondée ; * réjouis-toi, Echelle et Trône des cieux ; ** réjouis-toi, Montagne sainte, fertile et n’ayant pas subi d’entaille.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les Célestes soient en liesse ! * Que les terrestres se réjouissent ! * Car le Seigneur a établi son Règne par son bras, * terrassant la mort par la mort, * Lui le Premier-Né d’entre les morts. * Il nous libère du ventre de l’enfer, ** et offre au monde la grande miséricorde.
2. Tropaire du vénérable Père, ton 8 : En toi, Père, l[a divine] Image se reflète exactement : * car, ayant pris la croix, tu as suivi le Christ ; * et par tes actes, tu as enseigné à mépriser la chair, puisqu’elle passe, * & à prendre soin de l’âme, réalité immortelle ; ** c’est pourquoi, avec les Anges se réjouit ton esprit, vénérable Père Patapios.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du vénérable Père, ton 3 : Ton temple, ô saint, les peuples l’ont trouvé comme une guérison spirituelle ; * y accourant avec zèle, * ils demandent d’y recevoir la guérison de leurs maladies * et la rémission des péchés commis en cette vie, ** car tu t’es manifesté comme l’intercesseur de tous ceux qui sont dans le besoin, ô Patapios vénérable Père.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 3 : Du tombeau tu es ressuscité * en ce jour, ô Dieu de miséricorde, * nous arrachant aux portes de la mort ; * en ce jour Adam tressaille d’allégresse et Eve danse de joie, * et tous ensemble les Patriarches & les Prophètes chantent inlassablement ** la force & la puissance de ta divinité.

Prokimen
Du dimanche, ton 3 :
℟. Sonnez pour notre Dieu, sonnez ; sonnez pour notre Roi, sonnez ! (Psaume 46, 7).
℣. Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ! (Psaume 46, 2).

Epître
Du dimanche : Colossiens (§ 250) I, 12-18.
Il est le chef, la tête du corps de l’Église. Il est les prémices, et le premier-né d’entre les morts, afin qu’il soit le premier en tout.

Alleluia
Du dimanche, ton 3 :
℣. En toi, Seigneur, j’ai mon abri ; sur moi pas de honte à jamais (Psaume 30, 2).
℣. Sois pour moi un Dieu qui me défend, un lieu fort qui me sauve (Psaume 30, 3.)

Evangile
Du dimanche : Luc (§ 85) XVII, 12-19.
Alors Jésus dit : Tous les dix n’ont-ils pas été guéris ? Où sont donc les neuf autres ?

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1) Alleluia, alleluia, alleluia.

Programme du troisième dimanche de l’Avent

Saint-Eugène, le dimanche 14 décembre 2014, grand’messe de 11h.

Ce dimanche est appelé dimanche de Gaudete en raison des premiers mots de l’introït, qui est aussi le premier verset de l’épître lue aujourd’hui (Philippiens 4, 4). Comme pour le dimanche de Lætare pendant le Carême, ce dimanche marque une pause pendant la pénitence de l’Avent, dont l’austérité est tempérée en ce jour par la liturgie : on orne de fleurs les autels, l’orgue peut se faire entendre seul, on peut user d’ornements roses au lieu des violets, le diacre et le sous-diacre déposent les chasubles pliées des temps de pénitence pour revêtir la dalmatique et la tunique qui sont des ornements de joie, de même les évêques usent de la mitre précieuse. Néanmoins, tant le Te Deum aux vigiles nocturnes que le Gloria à la messe restent supprimés jusqu’à Noël. Autrefois, au dimanche de Gaudete, on bénissait les fiançailles de ceux qui se devaient marier après Noël ainsi que les oriflammes et les bannières. A matines, on annonce par la leçon suivante tirée d’une homélie de saint Léon le Grand le jeûne solennel des Quatre-Temps du dixième mois (=décembre).

Nous vous avertissons publiquement, mes très chers frères, et avec une sollicitude pastorale d’observer le jeûne du dixième mois. Le temps où nous sommes et la coutume de notre dévotion nous y engagent. Par ce jeûne, qu’on célèbre lorsque la récolte de tous les fruits de la terre est terminée, on offre à Dieu, qui nous a donné ces fruits, un très juste sacrifice de continence. En effet, que peut-il y avoir de plus utile que le jeûne ? Par son observance, nous nous approchons de Dieu, et, résistant au démon, nous surmontons les attraits des vices.
Sermon de saint Léon, pape, IVème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

Catéchisme de l’Avent

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Programme du XXVIIème dimanche après la Pentecôte – saint prophète Nahum – ton 2

Saint prophète NahumParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 14 décembre 2014 du calendrier grégorien – 1er décembre 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton II de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint Prophète Habacuc.

Durant la période de jeûne avant Noël (laquelle commence le 15 novembre en la fête de saint Philippe – aussi est-il appelé populairement le « jeûne de Philippe »), le rit byzantin commémore à de nombreuses reprises les prophètes de l’Ancien Testament qui ont annoncé la venue du Sauveur.

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Ancêtres. Et maintenant. Theotokion de l’heure.
Kondakion : des Ancêtres.

Tropaires des Béatitudes : 8 tropaires du dimanche, ton 2 :
1. Reprenant la prière du bon Larron, * ô Christ, nous te disons : * Souviens-toi de nous, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Ta croix, nous te l’offrons * pour la rémission de nos péchés : * Seigneur, tu l’as supportée ** par amour pour les hommes.
3. Devant ta Sépulture & ta sainte Résurrection, * Maître, nous nous prosternons : * par elles tu rachetas de la corruption, ** Ami des hommes, le monde entier.
4. Seigneur, l’empire de la Mort * par ta mort fut englouti, * & par ta sainte Résurrection, ** Dieu sauveur, tu as sauvé l’univers.
5. Au plus profond de l’Enfer, * lorsqu’ils virent ta clarté, * ceux qui dormaient dans les ténèbres de la mort, ** ô Christ, se levèrent, ressuscités.
6. Ressuscité du tombeau, * tu vins au-devant des Myrophores, * et les Disciples reçurent la mission ** de proclamer ta Résurrection.
7. Glorifions le Père éternel, * prosternons-nous devant le Fils * et tous, avec foi célébrons ** la louange du Saint-Esprit.
8. Réjouis-toi, ô Trône flamboyant, * réjouis-toi, Epouse inépousée, * réjouis-toi, Vierge qui enfantas ** pour les hommes notre Dieu.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : * Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi !
2. Tropaire du Prophète, ton 3 : De ton prophète Nahum, * célébrant, Seigneur, la mémoire, * par ses prières, nous t’en supplions, ** sauve nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du Prophète, ton 4 : Ton cœur pur, illuminé par l’Esprit, * fut le siège d’une brillante prophétie ; * tu vis comme proche ce qui était éloigné, * c’est pourquoi nous te vénérons, ** prophète bienheureux, Nahum glorieux.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 2 : Lorsque tu es ressuscité du tombeau, Sauveur tout-puissant, * l’Enfer à la vue de ce miracle fut saisi de frayeur ; * les morts se sont levés et, te voyant, la création partage ta joie, * Adam s’unit à l’allégresse ; ** et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.

Prokimen
Du dimanche, ton 2 :
℟. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14).
℣. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18).

Epître
Du dimanche : Ephésiens (§ 233) VI, 10-17.

Alleluia
Du dimanche, ton 2 :
℣. Qu’il te réponde, le Seigneur, au jour d’angoisse, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob ! (Psaume 19, 1).
℣. Seigneur, sauve le roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquons (Psaume 19, 10).

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 91) XVIII, 18-27.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme de la fête de l’Immaculée Conception

Francisco de Zurbaran - l'Immaculée Conception - 1664Saint-Eugène, le lundi 8 décembre 2014, grand’messe de 19h.

Catéchisme sur l’Immaculée Conception

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Programme du second dimanche de l’Avent

Saint-Eugène, le dimanche 7 décembre 2014, grand’messe de 11h.

Après tant de signes et de prodiges que le Sauveur avait fait voir, il ne pouvait être pour personne un sujet de scandale, mais il aurait dû rester pour tous un sujet d’admiration. Cependant après tant de miracles, sa mort causa un très grand scandale dans l’esprit des infidèles ; et c’est pourquoi saint Paul a dit : « Nous prêchons le Christ crucifié ; scandale pour les Juifs, folie pour les Gentils ». Oui, les hommes regardèrent comme une folie que l’auteur de la vie mourût pour le salut des hommes ; et ainsi l’homme a tiré un sujet de scandale de ce qui devait le plus exciter sa reconnaissance. Car Dieu doit être honoré par les hommes d’une manière d’autant plus digne, qu’il a souffert pour les hommes de plus indignes traitements.
Homélie de saint Grégoire, pape, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

Catéchisme de l’Avent

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Rit parisien – Antienne processionnelle de l’Avent Missus est Angelus Gabriel

Antienne processionnelle de l'Avent - Missus est Angelus

Ant. L’ange Gabriel fut envoyé de Dieu en la ville de Nazareth, à la Vierge Marie, mariée à Joseph, & il lui dit : Le Saint-Esprit surviendra en vous, et la vertu du Très-Haut vous couvrira de son ombre ; c’est pourquoi le fruit saint qui naîtra de vous, sera appelé le Fils de Dieu. Alors Marie dit à l’ange : Voici la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon votre parole ! Alléluia.
(cf. Luc, i, 26-27, 35, 38)

Source : Antiphonaire de Notre-Dame de Paris (c. 1300) – F-Pn lat. 15181 – Cantus ID: 0003792. (Intonation, cf. Martin Sonnet, Directorium chori Parisiensi, 1656).

Comme dans toutes les Eglises de France autrefois, on faisait à Paris chaque dimanche & fête une grande procession avant la grand’messe (plus exactement entre prime et tierce, la messe étant chantée juste après cette petite heure). Cette tradition immémoriale paraît remonter au moins à l’époque carolingienne. Les livres liturgiques français – en particulier les processionnaux – indiquent jusqu’au XIXème siècle les pièces qui s’y chantaient : un ensemble de pièces fixes (dont l’Asperges me pour l’aspersion dominicale) et en général une ou deux pièces variables en fonction du jour liturgique : le plus souvent un répons, ou, plus exceptionnellement, une grande antienne processionnelle.

Les livres liturgiques parisiens médiévaux indiquent cette belle antienne processionnelle Missus est Angelus Gabriel pour les quatre dimanches de l’Avent, unifiant de ce fait ce temps liturgique par la contemplation du mystère de l’Incarnation. Peut-être est-ce pour cette raison que l’ancien rit parisien célébrait tout l’Avent en faisant curieusement usage du blanc comme couleur liturgique, et non du violet ou du bleu profond (l’hyacinthe) qu’on trouve dans les autres rits occidentaux. Le choix du texte – tiré du fameux évangile Missus est (Luc I, 26-38) de la messe du Mercredi des Quatre-Temps de l’Avent (la messe Rorate, autrefois appelée la « Messe d’or ») – témoigne de la piété de nos pères envers ce fameux évangile, qui constituait l’un des sommets de l’Avent :

Le choix de cet Évangile (…) a donné une célébrité particulière au Mercredi de la troisième semaine de l’Avent. On voit, par d’anciens Ordinaires à l’usage de plusieurs Églises insignes, tant Cathédrales qu’Abbatiales, que l’on transférait les fêtes qui tombaient en ce Mercredi ; qu’on ne disait point ce jour-là, à genoux, les prières fériales ; que l’Évangile Missus est, c’est-à-dire de l’Annonciation, était chanté à Matines par le Célébrant revêtu d’une chape blanche, avec la croix, les cierges et l’encens, et au son de la grosse cloche ; que, dans les Abbayes, l’Abbé devait une homélie aux Moines, comme aux fêtes solennelles. C’est même à cet Usage que nous sommes redevables des quatre magnifiques Sermons de saint Bernard sur les louanges de la Sainte Vierge, et qui sont intitulés : Super Missus est.
Dom Guéranger, l’Année Liturgique.

Programme du XXVIème dimanche après la Pentecôte – après-fête de l’Entrée au Temple de la Mère de Dieu – sainte Catherine – ton 1

PresentationAuTempleParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 7 décembre 2014 du calendrier grégorien – 24 novembre 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton I de l’Octoèque. Nous sommes aussi en ce jour dans l’après-fête de l’Entrée au Temple de la Mère de Dieu.

La fête de l’Entrée au Temple de la Mère de Dieu célébrée le 21 novembre (4 décembre grégorien) constitue l’une des 12 grandes fêtes de l’année liturgique byzantine (la 2nde dans l’ordre du calendrier des 5 grandes fêtes dédiées à la Sainte Vierge). Elle est précédée dans le rit byzantin d’un jour d’avant-fête le 20 novembre et suivie de 4 jours d’après-fête qui se clôturent le 25 novembre.

L’épisode de la présentation au Temple de Jérusalem de la Vierge Marie n’est pas scripturaire mais se trouve dans un apocryphe, le Protoévangile de Jacques. Composé probablement en Egypte avant le milieu du IInd siècle, ce texte est déjà évoqué par saint Justin (mort vers 165) dans le Dialogue avec Tryphon, par saint Clément d’Alexandrie et par Origène qui s’y réfère explicitement dans le Commentaire de saint Matthieu. Quoique contenant beaucoup de récits merveilleux visant à satisfaire la curiosité des fidèles et bien qu’il ait subi de nombreuses et complexes modifications ultérieures, le texte, de par son ancienneté, a pu toutefois recueillir des traditions orales authentiques. Voici le passage du Protoévangile de Jacques relatif à l’Entrée au Temple de la Mère de Dieu :

Les mois se succédèrent pour la petit fille. Lorsqu’elle eut deux ans, Joachim dit : Menons-la au Temple du Seigneur, afin que s’accomplisse la promesse que nous avons faite, sinon le Tout-Puissant nous avertirait et l’offrande que nous lui ferions serait rejetée. Mais Anne répondit : Attendons la troisième année pour que l’enfant soit en âge de reconnaître son père et sa mère. Et Joachim répondit : Attendons !

Lorsque la petite fille eut trois ans, Joachim dit : Appelez les filles d’Hébreux de race pure, et qu’elles prennent chacune un flambeau, un flambeau qui ne s’éteindra pas. L’enfant ne devra pas retourner en arrière et son cœur ne se fixera pas hors du Temple du Seigneur. Elles obéirent à cet ordre et elles montèrent ensemble au Temple du Seigneur. Et le prêtre accueillit l’enfant et la prit dans ses bras. Il la bénit, en disant : Il a glorifié ton nom, le Seigneur, dans toutes les générations. C’est en toi qu’aux derniers jours il révélera la Rédemption qu’il accorde aux fils d’Israël ! Et il fit asseoir l’enfant sur le troisième degré de l’autel. Et le Seigneur Dieu fit descendre sa grâce sur elle. Et, debout sur ses pieds, elle se mit à danser. Et elle fut chère à toute la maison d’Israël. Les parents redescendirent du Temple, et ils étaient remplis d’admiration, et ils louaient Dieu car l’enfant ne s’était pas retournée en arrière. Et Marie demeurait dans le Temple du Seigneur, semblable à une colombe, et la main d’un Ange la nourrissait.

Ce récit de cette consécration à Dieu de la Vierge Marie est d’ailleurs si conforme à ce que la dévotion chrétienne à toujours ressenti relativement à la vie immaculée de Marie non décrite dans l’Évangile, qu’il a jouit très tôt de la faveur des fidèles. C’est ainsi qu’on voit dans la crypte de Saint-Maximin dans le Var, datant du Vème siècle, une image de la Vierge Marie orante gravée sur une pierre tombale avec l’inscription suivante en mauvais latin : Marie la Vierge servant dans le Temple de Jérusalem.

L’origine de la fête de la Présentation de la Vierge Marie au Temple serait peut-être palestinienne : la vie de saint Jean le Silentiaire, écrite au milieu du VIème siècle par Cyrille de Scythopolis, nous apprend qu’en novembre 543, à Jérusalem, eut lieu la dédicace de la basilique Sainte-Marie-la-Neuve, construite sur ordre de Justinien dans la partie méridionale de la plate-forme qui avait porté le Temple et ses annexes. Il est probable que la date du 21 novembre rappelle le souvenir de cette dédicace. En tous cas, à Constantinople, la fête de la Présentation de Marie est attestée dès le VIIIème siècle, et des homélies de saint André de Crête (mort en 740) lui sont consacrées. En 1166, Michel Comnène la mît au nombre des fêtes où étaient défendues les séances judiciaires. La fête de l’Entrée au Temple de la Mère de Dieu est l’une des 12 grandes fêtes de l’année liturgique byzantine. Le très beau tropaire de la fête (Ce jour est le prélude de la bienveillance de Dieu) fait une référence à l’Eudoxia du Gloria chanté par les Anges à Noël.

En Occident, l’Angleterre célèbre cette fête un peu avant l’occupation normande, un calendrier hongrois la note au début du XIIIème siècle. Pour le rit romain, l’introduction de cette fête est due aux soins de Philippe de Maizières, envoyé de Pierre II de Lusignan, roi de Chypre et de Jérusalem, à la cour papale d’Avignon. En effet, l’ambassadeur décrivit sous des couleurs si brillantes cette solennité orientale à Grégoire XI, que celui-ci se décida à l’introduire dans le calendrier de la Curie en 1372. Dès 1373, le roi Charles V l’introduit en la chapelle royale de France et, l’année suivante, convie tout le royaume à l’imiter, ce que fit aussi la Navarre. Comme Grégoire XI rentra à Rome après avoir fait célébrer la Présentation, cette fête devint plus importante et, peu à peu, elle fut adoptée un peu partout en Occident. Elle figure au missel romain de 1505 et à rang de fête double dans le bréviaire romain de 1550. Elle fut supprimée par saint Pie V dans le bréviaire de 1568 (la fête n’avait pas de fondement scripturaire ; or l’un des buts de la réforme tridentine était d’enlever des arguments aux protestants dans ce domaine) mais fut rétablie par Sixte-Quint en 1585 comme fête double puis élevée par Clément VIII en 1602 comme double majeur avec un nouvel office.

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La sainte mégalomartyre Catherine d'Alexandrie - relique moscovite de la sainteNous fêtons aussi en ce jour la mégalomartyre Catherine d’Alexandrie.

Sainte Catherine, selon le ménologue de l’empereur Basile Ier, était de race royale et avait reçu une éducation d’une rare qualité. L’empereur Maximin II Daïa l’ayant obligée de disputer avec des philosophes païens, non seulement elle les réduisit au silence, mais elle les convertit à la foi véritable, et les associa à son martyre. Catherine fut attachée à une machine composée de plusieurs roues garnies de pointes aigües, mais les cordes de la machine se rompirent sans pouvoir faire souffrir la sainte. Elle fut alors condamnée à la décapitation et acheva son martyre vers l’an 311.

L’absence de sources contemporaines de son martyre a fait douter les critiques modernes de l’existence de sainte Catherine. Toutefois, Eusèbe de Césarée (c. 265 † 339) parle bien d’une vierge d’Alexandrie, qu’il omet de nommer, distinguée par son illustre naissance & par ses richesses, qui possédait un savoir peu commun, laquelle eut le courage de résister à la lubricité du tyran Maximin, qui se faisait un jeu de déshonorer les femmes les plus honorables de cette ville. Baronius (1538 † 1607) et Joseph Assémani (1687 † 1768) ont rapprochés les éléments donnés par Eusèbe avec ceux de la légende de sainte Catherine.

Le corps de sainte Catherine enseveli au sommet du Sinaï par les AngesLe corps de sainte Catherine fut miraculeusement transporté au Mont-Sinaï où au VIIIème siècle, les moines firent la translation de son corps au monastère qui depuis porte son nom. Un sarcophage dans l’église principale du monastère, l’Eglise de la Transfiguration, contient son corps, et deux reliquaires présentent son chef et sa main gauche à la dévotion des fidèles :

De nombreux croisés ayant fait le pèlerinage du Mont-Sinaï (comme en témoignent les blasons gravés dans le réfectoire du monastère), la dévotion envers sainte Catherine se répandit aussi très largement en Occident. En 1028, saint Siméon († 1035), moine du Sinaï, apporta à Rouen une partie des reliques de sainte Catherine, en remerciement de la protection donnée par Richard, duc de Normandie, à son monastère. Ces reliques furent déposées dans l’Abbaye Sainte-Catherine du Mont près de Rouen, où d’importants pèlerinages (dont plusieurs effectués par nos rois) eurent lieu jusqu’à la ruine de ce monastère en 1597.

Avec sainte Marguerite et saint Michel, sainte Catherine est l’une des saintes qui se manifeste à sainte Jeanne d’Arc pour l’appeler à remplir sa mission de libérer la France.

Contrairement à l’Eglise grecque et à l’Eglise romaine, l’Eglise russe célèbre sainte Catherine le 24 novembre et non le 25 novembre (saint Clément étant fêté le 25 novembre en Russie, et le 24 novembre ailleurs). Il semble que l’origine de la permutation en Orient des dates de sainte Catherine et de saint Clément soit liée à la volonté d’associer l’une ou l’autre de ces fêtes à la clôture de la fête de l’Entrée au Temple de la Mère de Dieu.

Le Monastère de Sainte-Catherine du Mont-Sinaï

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la Mégalomartyre. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Kondakion : de la fête.

Tropaires des Béatitudes : quatre tropaires du dimanche, ton 1, quatre tropaires des 7ème et 8ème odes du canon de la fête (œuvre de saint Georges l’Hymnographe, évêque de Nicomédie en Bithynie – IXème siècle), & quatre tropaires de la 6ème ode du canon de la Mégalomartyre (œuvre de saint Théophane le Marqué, métropolite de Nicée – 778 † 845) :
1. Du Paradis l’Ennemi fit chasser Adam * lorsqu’il eut mangé le fruit défendu, * mais par la croix le Christ y fit entrer le bon Larron qui lui criait : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Je me prosterne devant ta Passion * et je glorifie ta sainte Résurrection ; * avec Adam & le bon Larron * je te crie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Librement, Seigneur sans péché, * tu as souffert la croix & la mise au tombeau ; * mais, comme Dieu, tu es ressuscité, * faisant surgir avec toi * Adam qui s’écrie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Le temple de ton corps, tu l’as relevé * du tombeau le troisième jour ; * avec Adam, ô Christ notre Dieu, * tu as ressuscité le genre humain, * qui chante : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. Qu’en ce jour le monde entier * fasse cortège à la Mère du Roi ; * sur la terre comme au ciel * que la multitude des mortels * s’unisse au chœur des Anges pour chanter : * Dans le Temple est amenée ** la cause de la joie et du salut.
6. La loi de l’Ecriture est dépassée, * comme une ombre elle s’est évanouie ; * les rayons de la grâce ont illuminé * le Temple du Seigneur, * lorsque tu y fus menée, * Vierge et Mère immaculée ** qui pour les siècles es bénie.
7. Anne jadis, menant en la maison de Dieu * son temple immaculé, * dit au Prêtre dans sa foi : * « Reçois la fille qui me fut donnée par Dieu, * pour la conduire maintenant * dans le Temple de ton Créateur ». * Et, joyeuse, elle chantait pour lui : ** « Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur ».
8. A sainte Anne s’adressant alors, * Zacharie prophétisa dans l’Esprit : * « C’est la Mère de la Vie que tu conduis en vérité, * celle que de loin ont annoncée * les divins Prophètes comme la Mère de mon Dieu ! * Mais comment le Temple pourra-t-il la contenir ? * Aussi je m’écrie, émerveillé : ** Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur ».
9. Toi qui rayonnais de l’éclat * de ta splendide virginité, * le Verbe pur et bon, * te voyant tout empourprée * de ton sang de martyre, ** t’a reçue comme épouse dans sa demeure des cieux.
10. Tu fus capable, par la Croix, * de briser la force des tyrans * et de repousser la vanité * de la sagesse d’ici-bas, * illustre Catherine aux pensées sublimes, ** d’où jaillissait la doctrine divinement inspirée.
11. Celui dont la ruse fit rejeter jadis Adam * hors des délices du Paradis, * tu l’as jeté à terre en supportant * avec patience les peines des tourments, * illustre Martyre, et tu as ceint ** la couronne du royaume des cieux.
12. Vierge Mère de Dieu, * supplie mon Juge, ton Fils, * pour qu’à l’heure du jugement * il use de miséricorde envers moi * et me sauve du terrible châtiment ; ** car en toi seule je place mon espoir.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * « Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »
2. Tropaire de la fête, ton 4 : Ce jour est le prélude de la bienveillance de Dieu * et le salut des hommes est proclamé. * Dans le Temple de Dieu la Vierge est présentée * pour annoncer à tous les hommes la venue du Christ. * En son honneur, nous aussi, à pleine voix chantons-lui : * Réjouis-toi, ** accomplissement du dessein du Créateur.
3. Tropaire de la Mégalomartyre, ton 4 : Comme des rayons de soleil, de tes vertus tu éclairas les philosophes incroyants ; * comme la pleine lune pour qui s’avance de nuit, tu dissipas les ténèbres de l’absence de Foi. * La souveraine crut en Dieu grâce à toi, et tu confondis le tyran * Bienheureuse Catherine, comme épouse élue, avec amour tu rejoignis le Christ * Dans la chambre des Cieux, tu retrouvas ton époux resplendissant de beauté * et tu reçus de Sa main la couronne royale. * Puisqu’en Sa présence tu te tiens avec les Anges, ** intercède auprès de Lui pour les fidèles célébrant ta mémoire sacrée.
4. Kondakion du dimanche, ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, * tu as ressuscité le monde avec toi ; * la nature humaine te chante comme Dieu, * la mort s’évanouit, * Adam jubile, Seigneur, * & Eve, désormais libérée de ses liens, * proclame dans l’allégresse : ** O Christ, c’est toi qui accordes à tous la résurrection.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion de la Mégalomartyre, ton 2 : En ce jour, amis des Martyrs, formez un chœur divin * pour glorifier la très-sage Catherine ; * elle a prêché, en effet, sur le stade le Christ * et foulé aux pieds le serpent, ** elle qui méprisa le savoir des rhéteurs.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion de la fête, ton 4 : Le temple très pur du Sauveur, * la très précieuse chambre nuptiale, la Vierge, * le trésor sacré de la gloire de Dieu * est conduite en ce jour dans la maison du Seigneur * elle y introduit avec elle la grâce de l’Esprit Divin ; * les anges de Dieu lui chantent : ** « Elle est un tabernacle céleste ».

Prokimen
Du dimanche, ton 1 :
℟. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).
[De la Mégalomartyre, ton 4 :
℟. Dieu est admirable dans ses saints, lui le Dieu d’Israël (Psaume 67, 36).]

Epîtres
Du dimanche : Ephésiens (§ 229) V, 8-19.
Mais remplissez-vous du Saint-Esprit ; vous entretenant de psaumes, d’hymnes et de cantiques spirituels, chantant et psalmodiant du fond de vos cœurs au Seigneur.
[De la Mégalomartyre : Ephésiens (§ 233) VI, 10-17.
Prenez encore le casque du salut, et l’épée spirituelle qui est la parole de Dieu.]

Alleluia
Du dimanche, ton 1 :
℣. C’est Dieu qui me donne les vengeances & prosterne les peuples sous moi (Psaume 17, 48).
℣. Il multiplie pour son roi les délivrances et montre de l’amour pour son Christ (Psaume 17, 51).
[De la Mégalomartyre, ton 1 :
℣. Les justes ont crié, et le Seigneur les a exaucés ; et il les a délivrés de toutes leurs peines (Psaume 33, 18).]

Evangile
Du dimanche : Luc (§ 71) XIII, 10-17.
Pourquoi donc ne fallait-il pas délivrer de ses liens, en un jour de sabbat, cette fille d’Abraham, que Satan avait tenue ainsi liée durant dix-huit ans ?
[De la Mégalomartyre : Luc (§ 106) XXI, 12-19.
Car je vous donnerai moi-même une bouche et une sagesse à laquelle tous vos ennemis ne pourront résister, et qu’ils ne pourront contredire.]

Mégalinaire à la Mère de Dieu, durant l’anaphore, ton 4 :
℣. Les Anges s’émerveillèrent, * devant l’Entrée au Temple de la Vierge ** s’étonnant de voir comme elle avançait 
jusqu’au Saint des saints.
Hirmos : Que de l’arche vivante de Dieu * aucune main profane n’ose s’approcher, * mais que nos lèvres fidèlement redisent sans cesse à la Mère de Dieu * le salut de l’ange Gabriel * et dans l’allégresse lui chantent: * Vierge pure, Dieu t’a élevée ** plus haut que toute créature.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
[De la Mégalomartyre : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).] Alleluia, alleluia, alleluia.

Fichier PDF du livret des choristes.