Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du XXXIIème dimanche après la Pentecôte – Saint Euthyme le Grand – ton 7

Saint Euthyme le GrandParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 2 février 2014 du calendrier grégorien – 20 janvier 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour notre vénérable Euthyme le Grand.

Euthyme naquit en 377 à Mélitène, en Petite Arménie de Cappadoce (l’actuelle Malatya en Turquie orientale, possession romaine depuis 75 avant J.C., à ne pas confondre avec la Petite Arménie médiévale de Cilicie). Le mariage de ses parents Paul et Denise était stérile ; ils supplièrent saint Polyeucte, le fameux martyr de Mélitène, afin d’avoir un enfant. Alors qu’ils priaient à l’église une nuit, ils entendirent tous deux une voix leur disant :

« Prenez courage, Dieu vous donnera un fils que vous nommerez Euthyme, pour marque de la douceur de son esprit & de la tranquillité de son âme : toute sa vie répondra à un nom si favorable, & Dieu au temps de sa naissance rendra la paix à son Eglise ».

Euthyme naquit au moment où s’achevait la persécution des catholiques par la mort de l’empereur arien Valens (9 août 378).

Orphelin de père à trois ans, son oncle Eudoxe se chargea de son éducation. Comme Eudoxe assistait Otrée, évêque de Mélitène dans les fonctions de sa charge, il le lui confia pour le service de l’autel. L’évêque le reçut en prophétisant : « Vraiment le Saint-Esprit reposera sur cet enfant », puis le baptisa, le tonsura et le mit au nombre des lecteurs de son Eglise, tandis que sa mère Denise devenait diaconesse.

Il reçut l’ordination presbytérale à dix-neuf ans après avoir suivi les enseignements d’Acace & de Synodius, puis fut chargé de diriger & d’organiser les premiers monastères de religieux & de solitaires qui s’étaient établis dans le diocèse de Mélitène. Il passait du temps en retraite (notamment pendant le carême) au monastère de Saint-Polyeucte et au monastère des Trente-Trois Martyrs d’Arménie.

Il partit en 406 en pélerinage pour Jérusalem visiter les Lieux Saints et suivre l’enseignement des Pères du désert. Il s’installa près de la laure de Pharan qui avait été fondée en 330 par saint Chariton, à 10 km au Nord de Jérusalem. Il s’y lia d’amitié avec le moine saint Théoctiste (fêté le 3 septembre), originaire lui aussi de Cappadoce. Pour gagner sa vie, il fabriquait des paniers et s’efforçait de vaincre ses passions en veillant et jeûnant régulièrement. Puis les deux amis s’installèrent en Judée sur la route de Jéricho dans le désert de Koutila (Wadi Dabor), près de la Mer Morte, où beaucoup de disciples vinrent les rejoindre. Théoctiste devint leur higoumène et organisa leur vie cénobitique (cette laure porta ensuite le nom de monastère de Saint-Théoctiste), tandis qu’Euthyme choisissait de garder la vie érémitique à proximité du nouveau monastère, qu’il rejoignait régulièrement afin d’instruire les nouveaux postulants. Il n’exigeait pas d’eux de pénitences extravagantes, mais leur demandait la fidélité de résidence, le détachement des biens terrestres, la confiance envers la Providence, l’habitude des travaux manuels en reversant aux pauvres le superflu, l’interdiction des femmes dans l’enceinte de la laure, et surtout l’humilité et la charité. Le succès de ce monastère fut tel que de nombreuses fondations essaimèrent rapidement dans toute la Palestine.

Saint Euthyme accomplit dans ce désert de nombreuses guérisons ; il guérit en particulier d’une hémiplégie le fils d’un Arabe bédouin païen du nom d’Aspebet qui demanda ensuite avec sa tribu le baptême. Celui-ci prit alors le nom de Pierre et répandit la nouvelle dans toute la Palestine. Certains membres de la tribu bédouine devinrent des disciples de saint Euthyme et par la suite l’un d’eux devint le successeur de saint Théoctiste.

L’afflux de fidèles et de malades l’obligea à se retirer dans le désert de Ziphon où il créa des églises et convertit des hérétiques qui niaient les sacrements et la hiérarchie ecclésiale, ne se fiant qu’à la prière personnelle. D’autres guérisons le rendirent à nouveau célèbre dans cette région, et il se résolut à retourner à proximité de son ancienne laure dirigée par saint Théoctiste, qu’il rejoignait pour les vigiles du samedi et la liturgie du dimanche.

D’autres disciples (dont saint Sabbas le Sanctifié, fêté le 5 décembre) se pressaient auprès de lui, et Euthyme accepta avec humilité de les enseigner, créant une nouvelle laure semblable à celle de Pharan ou de celle de Saint-Théoctiste, qui fut connue par la suite sous le nom de monastère Saint-Euthyme, situé à Khan Al Akhmar aujourd’hui Mishor Adumim.

Saint Euthyme remit sur le droit chemin de l’orthodoxie l’impératrice Eudoxie, veuve de l’empereur byzantin Théodose II, qui demeurait en Palestine. Doutant de sa foi, elle avait envoyé des émissaires à Antioche auprès de saint Siméon le Stylite qui lui rétorqua : « Pourquoi cherches-tu une eau lointaine, alors que tu as une source près de toi ? Suis les enseignements d’Euthyme et tu seras sauve. » Saint Euthyme lui enjoignit de se conformer aux canons du concile de Chalcédoine (451). L’impératrice se fit construire une tour près de la laure et couvrit la Palestine de pieuses fondations.

Ayant été averti trois jours avant de sa mort prochaine par Dieu, il réunit ses frères pour les en avertir, les exhorter à l’observance de leur règle monastique et à la pratique de la charité & de l’humilité. Puis il leur demanda qui ils désiraient avoir pour supérieur ; à quoi il répondirent d’une seule voix Domitien (l’un des proches disciples de saint Euthyme). « Cela ne se peut, répartit le saint, car il ne me survivra que de sept jours ». Les frères le prièrent donc de leur donner Elie comme successeur, qui était économe d’un des monastères fondés par saint Euthyme. Le saint conclut en disant : « Si je trouve grâce devant Dieu, la première chose que je lui demanderai sera que son Saint-Esprit demeure toujours avec vous & avec tous ceux qui vous succèderont ». Saint Euthyme mourut trois jours après, le 20 janvier 472, étant âgé d’environ 94 ans. Il avait passé 68 années de sa vie dans la solitude monastique. A sa mort, une multitude accourut de toute la Palestine, au point qu’Anastase, patriarche de Jérusalem, dut recourir à la force armée afin de pouvoir accomplir les cérémonies des funérailles du saint moine. Sept jours après, Euthyme apparut à son disciple Domitien avec un visage radieux, lui disant : « Venez jouir de la gloire qui vous est préparée, car Dieu veut que nous demeurions ensemble ». Ayant prévenu toute la communauté de cette vision, Domitien s’éteint peu après avec la consolation de l’espérance des biens éternels.

Non seulement saint Euthyme le Grand fut l’un des plus marquants organisateurs de la vie monastique en Palestine, mais il organisa aussi la structure des saints offices chantés par les moines. Ses règlements furent appliqués par la suite au fameux monastère palestinien de Saint-Sabbas ; de là ils passèrent par la suite au monastère constantinopolitain du Studion, lequel diffusa les usages liturgiques palestiniens dans le monde byzantin. Aussi est-ce à bon droit qu’on peut le considérer comme l’un des pères du rit byzantin, lequel a largement repris les usages des monastères palestiniens pour la structure de l’office divin.

Saint Euthyme le Grand convertissait beaucoup d’âmes par sa douceur et sa charité. Il disait : « Toute vertu se fortifie par la charité et l’humilité ; mais la charité l’emporte avec l’aide de l’expérience, du temps et de la grâce. C’est par charité que le Verbe de Dieu s’est humilié en se faisant pareil à nous. »

Saint Euthyme est fêté également au 20 janvier dans le Martyrologe romain, voici sa notice :

En Palestine, l’anniversaire de saint Euthyme, abbé ; célèbre par son zèle pour la discipline catholique et par l’éclat de ses miracles, il fut, au temps de l’empereur Marcien, une des gloires de l’Eglise.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du vénérable Père. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du vénérable Père. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : du vénérable Père.

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 7, & 4 tropaires de la 3ème ode du canon du hiéromartyr :
1. Il est beau à voir & bon à manger, * le fruit qui a causé mon trépas ; * mais le Christ est cet arbre de vie * dont je puis manger sans mourir ; * & je crie avec le bon Larron : ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
2. Dieu de tendresse, mis en croix, tu effaças * la cédule de l’antique péché d’Adam ; * de l’erreur tu sauvas l’ensemble des mortels : ** aussi nous te chantons, Bienfaiteur & Seigneur.
3. Sur le croix, Dieu de tendresse, tu clouas nos péchés, * par ta mort tu triomphas de la mort ; * d’entre les morts tu éveillas les trépassés ; * aussi nous nous prosternons devant ta sainte Résurrection.
4. Dans les oreilles d’Eve le serpent injecta son venin, * mais le Christ sur l’arbre de la croix * fit jaillir pour le monde la douceur de la vie. ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
5. Au sépulchre on te dépose comme un mortel, * ô Christ, universelle Vie, * mais de l’Enfer ayant brisé les verrous, * tu ressuscites le troisième jour * avec gloire & puissance, illuminant le monde entier : * gloire, Seigneur, à ta sainte Résurrection.
6. Ressuscité d’entre les morts le troisième jour, * le Seigneur donne aux Disciples sa paix ; * les bénissants, il les envoie et leur dit : * Amenez tous les hommes au royaume de Dieu.
7. Né de la stérilité, * tu fus le jardinier aux-enfants-très-nombreux * de la fécondité spirituelle, * retranchant les épines de l’impiété ** et répandant le bon grain de la foi.
8. Père théophore, devenu * le serviteur des mystères sacrés * et des merveilles surnaturelles, * tu portas divinement les infidèles à croire au Christ ** par tes enseignements qui leur offraient beaucoup mieux.
9. Vénérable Euthyme, cultivant * des pensées chastes et pieuses, tu préféras * à ce qui passe et se corrompt * la vie éternelle et ses délices, ** en mortifiant la chair par la tempérance, au plus haut point.
10. Ton âme embrasée * se consumant d’amour pour le Christ, * tu évitas les pièges enflammés du démon; * alors, devenu un insigne flambeau, ** tu rayonnas la grâce porteuse de rosée.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, * ouvert au Larron le Paradis ; * changé en joie les pleurs des myrrophores * et ordonné aux apôtres de prêcher. * Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, ** donnant au monde ta grande miséricorde !
2. Tropaire du vénérable Père, ton 4 : Réjouis-toi, stérile désert, * rayonne d’allégresse, toi qui n’as pas connu les douleurs, * car l’homme des désirs spirituels * a multiplié tes enfants, * les faisant croître dans la foi, * les nourrissant de tempérance pour la perfection des vertus. * Christ Dieu, par ses prières ** pacifie notre vie.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Kondakion du vénérable Père, ton 8 : En ton auguste naissance la création trouva la joie, * en ta divine mémoire elle évoque le bonheur, vénérable Père, * de tes miracles nombreux * auxquels nous te prions de nous faire participer d’abondante façon ** en purifiant la souillure de nos péchés afin que nous chantions : Alleluia !
6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
7. Kondakion du dimanche, ton 7 : Désormais la force de la mort est impuissante à retenir les mortels, * car le Christ est descendu, brisant et détruisant les puissances de la mort ; * l’Enfer est enchaîné, * les Prophètes tous ensemble se réjouissent. * Le Sauveur, disent-ils, est apparu à ceux qui demeurent dans la foi ; ** venez, fidèles, prendre part à la Résurrection.

Prokimen
Du dimanche, ton 7 :
℟. Le Seigneur donne la puissance à son peuple, le Seigneur bénit son peuple dans la paix (Psaume 28, 11).
℣. Rendez au Seigneur, fils de Dieu, rendez au Seigneur la puissance & la gloire (Psaume 28, 1).
Du vénérable Père, ton 7 :
℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).

Epîtres
Du dimanche : 1 Timothée (§ 285) IV, 9-15 – (Du XXXIIème dimanche).
Ne négligez pas la grâce qui est en vous, qui vous a été donnée, suivant une révélation prophétique, par l’imposition des mains des prêtres.
Du vénérable Père : Hébreux (§ 335) XIII, 17-21.

Alleluia
Du dimanche, ton 7 :
℣. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
℣. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).
Du vénérable Père :
℣. Bienheureux l’homme qui craint le Seigneur, et qui a une grande affection pour ses commandements (Psaume 111, 1).

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 94) XIX, 1-10.
Car le Fils de l’homme est venu pour chercher et pour sauver ce qui était perdu.
Du vénérable Père : Luc (§ 24) VI, 17-23.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Du vénérable Père : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

Messe parisienne de saint Charlemagne au 28 janvier

Fresque de saint Charlemagne dans la chapelle saint Louis de Notre-Dame de ParisComme la plupart des diocèses d’Allemagne et comme beaucoup de diocèses de France, l’Eglise de Paris a célébré la fête de saint Charlemagne au 28 janvier, jour de la naissance au ciel du glorieux empereur.

En ce jour du 1200ème anniversaire du retour à Dieu de Charles le Grand, nous avons le plaisir d’offrir les textes de la messe de saint Charlemagne tels qu’on peut la trouver dans les éditions du Missale Parisiense des années 1481, 1489, 1490 (ces trois missels édités sous Mgr de Beaumont) & 1497 (sous Mgr Simon).

La messe de saint Charlemagne fut supprimée du missel parisien sous les trois évêques de la famille de Gondy qui romanisèrent la liturgie de la capitale. Cependant, certaines églises – en particulier celles liées à l’université de la Sorbonne, dont saint Charlemagne était le saint patron – continuèrent à le célébrer jusqu’à la révolution.

 

Introït – VIème ton –Psaume 35, 30-31 &1

Os iusti * meditábitur sapiéntiam, et lingua ejus loquétur judícium : lex Dei ejus in corde ipsíus. – Ps. Noli æmulári in malignántibus : * neque zeláveris faciéntes iniquitátem. – ℣. Glória Patri. La bouche du juste méditera la sagesse et sa langue proférera l’équité ; la loi de son Dieu est dans son cœur. – Ps. Ne porte pas envie au méchant et ne sois pas jaloux de ceux qui commettent l’iniquité. – ℣. Gloire au Père.

Collecte

Deus qui superabundanti fœcunditáte bonitatis tuæ beatum Carolum imperatorem & confessorem tuum, deposito carnis velamine, immortalitatis trabea sublimasti, concede, quæsumus, ut quem ad laudem & gloriam tui nominis honore imperii exaltasti in terris, pium ac propitium intercessorem habere mereamur in cœlis. Dieu, qui, dans la surabondante fécondité de votre bonté, avez décoré du manteau de la glorieuse immortalité le bienheureux Empereur Charlemagne , après qu’il a eu déposé le voile de la chair : accordez à nos prières de mériter pour pieux intercesseur dans les cieux, celui que vous avez élevé sur la terre à l’honneur de l’Empire, pour la louange & la gloire de votre nom.
On ajoute les collectes de sainte Agnès pour la seconde fois & de la Bienheureuse Vierge Marie.

Lectio libri Sapientiæ – 10, 10-14

Justum deduxit Dominus per vias rectas, & ostendit illi regnum Dei, & dedit illi scientiam sanctorum : honestavit illum in laboribus, & complevit labores illius. In fraude circumvenientium illum affuit illi, & honestum fecit illum. Custodivit illum ab inimicis, & a seductoribus tutavit illum, & certamen forte dedit illi, ut vinceret & sciret, quoniam omnium potentior est sapientia. Hæc venditum justum non dereliquit, sed a peccatoribus liberavit eum : descenditque cum illo in foveam, & in vinculis non dereliquit illum, donec afferret illi sceptrum regni, & potentiam adversus eos, qui eum deprimebant : et mendaces ostendit, qui maculaverunt illum, et dedit illi claritatem æternam, Dominus Deus noster. Le Seigneur a conduit le juste par des voix droites & lui a fait voir le royaume de Dieu, & lui a donné la science des saints ; il l’a enrichi dans ses travaux, & lui en a fait recueillir de grands fruits. Il l’a aidé contre ceux qui voulaient le surprendre par leurs tromperies, & il l’a fait devenir riche. Il l’a protégé contre ses ennemis, l’a défendu des séducteurs, & l’a engagé dans un rude combat, afin qu’il demeurât victorieux, & qu’il sût que la sagesse est plus puissante que toutes choses. C’est elle qui n’a point abandonné le juste lorsqu’il fut vendu, mais l’a délivré des mains des pécheurs : elle est descendue avec lui dans la fosse, & elle ne l’a point quitté dans ses chaînes, jusqu’à ce qu’elle lui eût mis entre les mains le sceptre royal, & qu’elle l’eût rendu maître de ceux qui l’avaient traité si injustement ; elle a convaincu de mensonges ceux qui l’avaient déshonoré, & lui a donné un nom éternel.

Graduel – Ier ton – Psaume 20, 4-5

Dómine, * prævenísti eum in benedictiónibus dulcédinis : posuísti in cápite ejus corónam de lápide pretióso. – ℣. Vitam pétiit a te, & tribuísti ei longitúdinem diérum in sæculum sæculi. Seigneur, vous l’avez devancé par vos bénédictions de choix ; vous avez posé sur sa tête une couronne ornée de pierres précieuses. – ℣. Il vous a demandé la vie, & vous la lui avez accordée au long des jours dans les siècles des siècles.

Alleluia – Ier ton – Osée 14, 6

Alleluia, alleluia. – ℣. Justus germinábit sicut lílium : et florébit in ætérnum ante Dóminum. Alleluia. Alléluia, alléluia. – ℣. Le juste germera comme le lis, & il fleurira éternellement devant le Seigneur. Alléluia.
Après la Septuagésime :

Trait – VIIIème ton – Psaume 111, 1-3

Beátus vir, * qui timet Dóminum : in mandátis ejus cupit nimis. – ℣. Potens in terra erit semen ejus : generátio rectórum benedicétur. ℣. Glória & divítiæ in domo ejus : & justítia ejus manet in sæculum sæculi. Bienheureux l’homme qui craint le Seigneur, & qui met sa joie à observer ses commandements. ℣. Puissante sur la terre sera sa descendante ; la postérité des justes sera bénie. ℣. La gloire & la richesse sont dans sa maison, & sa justice demeure dans les siècles des siècles.

Prose

La prose – du commun des saints et œuvre d’Adam de Saint-Victor – est omise après la Septuagésime.
Supernæ matris gaudia
Repræsentet Ecclesia ;

Dum festa colit annua,
Suspiret ad perpetua.

In hac valle miseriæ,
Mater succurrat filiæ ;

Hic cœlestes excubiæ
Nobiscum stent in acie.

Mundus, caro, dæmonia
Diversa movent prœlia ;

Incursu tot phantasmatum
Turbatur cordis sabbatum.

Dies festos cognatio
Simul hæc habet odio

Certatque pari fœdere
Pacem de terra tollere.

Confusa sunt hic omnia :
Spes, metus, mæror, gaudium ;

Vix hora vel dimidia
Fit in cœlo silentium.

Quam felix illa civitas,
In qua jugis sollemnitas,

Et quam jucunda curia,
Quæ curæ prorsus nescia !

Nec languor hic, nec senium,
Nec fraus, nec terror hostium,

Sed una vox lætantium
Et unus ardor cordium.

Illic cives angelici
Sub hierarchia triplici

Trinæ gaudent & simplici
Se monarchiæ subici.

Mirantur nec deficiunt
In ullum, quem prospiciunt ;

Fruuntur nec fastidiunt,
Quo frui magis sitiunt.

Illic patres dispositi
Pro dignitate meriti

Semota jam caligine
Lumen vident in lumine.

Hi sancti, quorum hodie
Celebrantur sollemnia,

Jam revelata facie
Regem cernunt in gloria.

Illic regina virginum,
Transcendens culmen ordinum,

Excuset apud Dominum
Nostrorum lapsus criminum.

Nos ad sanctorum gloriam
Per ipsorum suffragia

Post præsentem miseriam
Christi perducet gratia. Amen.


Que l’Église fasse revivre
les joies de la Mère d’en haut ;
qu’en célébrant ses fêtes annuelles,
elle soupire vers celles qui sont éternelles.

Dans cette vallée de misère,
que la Mère secoure sa fille ;

ici, que les veilles célestes
se tiennent avec nous en ordre de bataille.

Le monde, la chair, les démons
suscitent des combats divers ;

sous l’assaut de tant de fantasmagories,
le sabbat du cœur est troublé.

Les jours de fête eux-mêmes,
cette alliance les a en haine,

et d’un commun accord
elle s’acharne à bannir la paix de la terre.

Ici tout est confondu :
l’espérance et la crainte, la tristesse et la joie ;

à peine une demi-heure
le silence se fait-il dans le ciel.

Ô combien heureuse est cette cité
où la solennité est sans fin,

et combien bienheureuse cette cour
totalement exempte de tout souci !

Là, ni fatigue ni vieillesse,
ni ruse ni effroi des ennemis,

mais une seule voix de réjouissance
et un seul élan des cœurs.

Là, les citoyens angéliques,
répartis selon la triple hiérarchie,

se réjouissent, dans la Trinité une et simple,
de se soumettre à sa monarchie.

Ils contemplent sans jamais se lasser
quiconque s’offre à leur regard ;

ils jouissent sans dégoût
de Celui dont ils désirent jouir davantage encore.

Là, les Pères, établis chacun
selon la dignité de leur mérite,

la nuée désormais dissipée,
voient la lumière dans la lumière.

Ces saints dont aujourd’hui
nous célébrons la solennité,

le visage désormais dévoilé,
contemplent le Roi dans sa gloire.

Là, la Reine des vierges,
dépassant le sommet de tous les ordres,

obtienne auprès du Seigneur
le pardon des fautes de nos chutes.

Et nous, par l’intercession des saints,
qu’après la misère présente,

la grâce du Christ nous conduise
jusqu’à leur gloire. Amen.

Sequéntia sancti Evangélii secúndum Lucam – 12, 35-40

In illo témpore : Dixit Jesus discípulis suis : Sint lumbi vestri præcíncti, et lucernæ ardéntes in mánibus vestris, et vos símiles homínibus exspectántibus dóminum suum, quando revertátur a núptiis : ut, cum vénerit et pulsáverit, conféstim apériant ei.Beáti servi illi, quos, cum vénerit dóminus, invénerit vigilántes : amen, dico vobis, quod præcínget se, et fáciet illos discúmbere, et tránsiens ministrábit illis. Et si vénerit in secúnda vigília, et si in tértia vigília vénerit, et ita invénerit, beáti sunt servi illi. Hoc autem scitóte, quóniam, si sciret paterfamílias, qua hora fur veníret, vigiláret útique, et non síneret pérfodi domum suam. Et vos estóte paráti, quia, qua hora non putátis, Fílius hóminis véniet. En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Que vos reins soient ceints, et les lampes allumées dans vos mains. Et vous, soyez semblables à des hommes qui attendent que leur maître revienne des noces, afin que, lorsqu’il arrivera et frappera, ils lui ouvrent aussitôt. Heureux ces serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera veillant ; en vérité, je vous le dis, il se ceindra, les fera asseoir à table, et passant devant eux, il les servira. Et, s’il vient à la seconde veille, s’il vient à la troisième veille, et qu’il les trouve en cet état, heureux sont ces serviteurs ! Or, sachez que, si le père de famille savait à quelle heure le voleur doit venir, il veillerait certainement, et ne laisserait pas percer sa maison. Vous aussi, soyez prêts ; car, à l’heure que vous ne pensez pas, le Fils de l’homme viendra.

Offertoire – IInd ton – Psaume 88, 25

Véritas mea & misericórdia mea cum ipso : & in nómine meo exaltábitur cornu ejus. Ma fidélité & ma miséricorde lui sont acquises, & mon nom exaltera sa corne.

Secrète

Hostias tibi, Dómine, per sancti Caroli imperatóris & confessóris tui commemoratióne deferimus : suppliciter exorántes, ut peccatórum indulgentiam nobis quos pariter mentis & corporis conferant salutem. Nous t’apportons, Seigneur, ces offrandes pour la commémoraison de ton saint empereur & confesseur Charles, afin qu’elles nous apportent, à nous qui vous supplions, le pardon des péchés et nous confèrent également le salut de l’âme & du corps.

Communion – IVème ton – Matthieu 24, 46-47

Beátus servus, quem, cum vénérit Dóminus, invénerit vigilántem : amen, dico vobis, super ómnia bona sua constítuet eum. Bienheureux le serviteur que son maître, à son retour, trouvera veillant ; en vérité, je vous le dit, il l’établira sur tous ses biens.

Postcommunion

Sanctificet nos, omnipotens Deus, sancti corporis & sanguinis tui veneranda perceptio : ut intercendente beato Carolo imperatore & confessore tuo : per hæc mysteria nostre salutis et fidei in præsenti peccatórum veniam : & in futuro vitam consequi mereámur ætérnam. Que la respectueuse réception, Dieu tout-puissant, de ton saint Corps & de ton Sang, nous sanctifie ; que par l’intercession du bienheureux Charles ton empereur & ton confesseur, & par ces mystères de notre salut et de notre foi, nous méritions de recevoir aujourd’hui le pardon des péchés & dans le futur la vie éternelle.

Programme de la messe de Requiem pour Louis XVI à la Chapelle Expiatoire

Lancelot-Théodore Turpin de Crissé (1782 † 1859) - Une messe à la Chapelle Expiatoire (1835 - Musée Carnavalet)

Chapelle Expiatoire, le samedi 25 janvier 2014, messe de Requiem en rit dominicain de 10h.

« Je meurs innocent de tous les crimes qu’on m’impute. Je pardonne aux auteurs de ma mort, et je prie Dieu que le sang que vous allez répandre ne retombe jamais sur la France » (Louis XVI).

A l’occasion du 221e anniversaire de la mort du roi Louis XVI, l’Institut Duc d’Anjou organise une journée du souvenir le 25 janvier 2014 en présence de Monseigneur le duc d’Anjou, Chef de la maison de Bourbon. Cette journée débutera par le chant d’une messe de Requiem pour Sa Majesté le roi Louis XVI à la Chapelle Expiatoire (29, rue Pasquier, 75008 Paris). Cette messe sera chantée par la Schola Sainte Cécile, accompagnée pour l’occasion de sacqueboutes.

L’évènement sur Facebook.

Le duc & la duchesse d'Anjou avec Sa Sainteté le Pape Benoît XVI

Funérailles de Monsieur Ennio Albertini

Ennio AlbertiniSaint-Eugène, le mardi 21 janvier 2014, messe de funérailles de 10h30.

Jeudi dernier 16 janvier, en fin d’après-midi, Monsieur Ennio Albertini, ancien sacristain de notre paroisse, a été rappelé à Dieu après avoir reçu les derniers sacrements de l’Eglise. Il était âgé de 85 ans. Ses obsèques auront lien à Saint-Eugène ce jeudi 23 janvier à 10h30.

Monsieur Albertini était italien, romain de naissance. Son père était décédé lorsqu’il avait environ 4 ans, sa mère & sa sœur ont alors quitté l’Italie pour venir demeurer chez un oncle à Paris dans le quartier de Saint-Eugène. Il a fréquenté très tôt le catéchisme de Saint-Eugène où il a fait sa communion & où il a reçu la confirmation.

Ennio était peintre en bâtiment dans une petite entreprise. Pendant plus de 25 ans, il a été à Saint-Eugène l’inlassable sacristain bénévole connu & apprécié de tous. Il était la « mémoire » de la paroisse. Nous le confions à Dieu & à la bénédiction de la Vierge Marie.

  • Requiem de Claudio Casciolini (1697 † 1760), chantre de Saint-Laurent in Damaso à Rome
  • Séquence Dies iræ – de la Missa pro defunctis de l’Abbé Homet, maître de chapelle de Notre-Dame de Paris et de Saint-Germain L’Auxerrois (XVIIIème siècle)
  • De profundis de la Messe de Requiem des évêques de Langres, de Nicolas-Mammès Couturier (1840 † 1911), maître de chapelle de la cathédrale de Langres

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    Programme de la messe solennelle de Requiem pour Louis XVI

    LouisXVI

    Saint-Eugène, le mardi 21 janvier 2014, Requiem solennel de 19h.

    « Je meurs innocent de tous les crimes qu’on m’impute. Je pardonne aux auteurs de ma mort, et je prie Dieu que le sang que vous allez répandre ne retombe jamais sur la France » (Louis XVI).

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    L’évènement sur Facebook.

    Requiem solennel pour Louis XVI du 21 janvier 2013 : pendant l'absoute

    Enregistrement : sainte messe de la solennité de l’Epiphanie

    L’enregistrement de cette messe :

    Le sermon de M. l’Abbé Faure, curé :

    Le baptême du Christ par Navarrete El Mudo

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    Les fichiers MP3 sont téléchargeables ici.

    Programme de la solennité de l’Epiphanie

    Le baptême du Christ par Navarrete El MudoSaint-Eugène, le dimanche 12 janvier 2014, grand’messe de 11h – secondes vêpres à 17h.

    > Catéchisme sur la fête de l’Epiphanie.

    Nous vénérons ce jour saint, orné de trois miracles : aujourd’hui l’étoile conduit les Mages à la crèche; aujourd’hui l’eau est transformée en vin au cours des noces ; aujourd’hui dans le Jourdain le Christ veut être baptisé, afin de nous sauver, alléluia.
    Antienne de Magnificat des secondes vêpres de l’Epiphanie.

  • Procession d’entrée : « Dans les cieux, quel astre radieux ? » Marche des rois – musique attribuée à Jean-Baptiste de Lully (1632 † 1687), surintendant de la musique de la Chambre du roi Louis XIV – texte traditionnel
  • Kyrie de la Messe de Minuit pour Noël (H . 9) de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704) maître de la musique de la Sainte Chapelle
    Kyrie sur le vieux noël « Joseph est bien marié »
    Christe sur le vieux noël « Or nous dites Marie »
    Kyrie sur le vieux noël « Une jeune pucelle de noble cœur »
  • Gloria de la Messe de Minuit pour Noël (H . 9) de Marc-Antoine Charpentier
    Laudamus te sur le vieux noël « Tous les bourgeois de Chastre »
    Quoniam tu solus sanctus sur le vieux noël « Où s’en vont ces gays bergers »
  • Séquence de l’Epiphanie : Ad Jesum accurite – Prose entrée au missel de Paris de 1685, mélodie du XIIème siècle – conformément à la tradition, l’orgue « chante » les versets impairs – traduction du Missel de Paris latin-français, 1764
  • Publication de la date de Pâques et de celles des fêtes mobiles qui en dépendent : selon une tradition remontant aux premiers temps de l’Eglise, on proclame aujourd’hui la date de Pâques et des principales fêtes en découlant, sur le même ton employé pour la bénédiction du cierge pascal dans la nuit de Pâques
  • Credo de la Messe de Minuit pour Noël (H . 9) de Marc-Antoine Charpentier
    Deum de Deo sur le vieux noël « Vous qui désirez sans fin »
    Crucifixus etiam pro nobis sur le vieux noël « Voici le jour solennel de Noël »
    Et in Spiritum Sanctum sur le vieux noël « A la venue de Noël »
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Ecce venimus – « Motet de la Feste de l’Epiphanie », pour les damoiselles de Saint-Cyr – Guillaume Gabriel Nivers (1632 † 1714), organiste de Saint Sulpice et des damoiselles de Saint-Cyr
  • Sanctus : Sanctus de la Messe de Minuit de Marc-Antoine Charpentier, sur le vieux noël « O Dieu que n’estois-je ne vie »
  • Après la Consécration : O salutaris sur le vieux noël « A la venue de Noël » – Henri de Villiers
  • Agnus Dei de la Messe de Minuit de Marc-Antoine Charpentier, sur le vieux noël « A Minuit fut fait un réveil »
  • Pendant la communion : Variations sur les thèmes de vieux noëls français (orgue et instruments)
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est IV
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • « Aliam viam » – conformément à une antique tradition, la procession de ce jour retourne à la sacristie par un chemin différent de celui habituel, afin de marquer symboliquement que les Mages, divinement avertis, retournèrent chez eux « par une autre voie ».
  • Pour sauver l’humanité – cantate sur le Noël « Bon Joseph écoutez-moi », d’après Louis-Claude d’Aquin (1694 † 1772), organiste de la chapelle royale et de Saint-Paul
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    Programme du XXIXème dimanche après la Pentecôte – dimanche après Noël – saints Joseph, David & Jacques – ton 4

    Saint Joseph époux de la Vierge, saint roi David et saint Jacques frère du SeigneurParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 12 janvier 2014 du calendrier grégorien – 30 décembre 2013 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton IV de l’Octoèque. Ce dimanche est aussi celui après Noël & le rit byzantin y commémore saint Joseph, l’époux de la Vierge, le saint roi David et saint Jacques, frère du Seigneur, premier évêque de Jérusalem. Traditionnellement, c’est l’un des jours où la divine liturgie de saint Jacques, frère du Seigneur, peut être employée à la place de celle de saint Jean Chrysostome. Cette liturgie très antique représente les anciens usages de l’Eglise de Jérusalem.

    Nous sommes encore dans les jours de l’après-fête de Noël, laquelle se clôt le 31 décembre.

    Aux heures
    A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des saints. Et maintenant. Theotokion de tierce.
    Kondakion : des saints.
    A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de sexte.
    Kondakion : de la fête.

    Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du ton dominical occurrent, auxquels on ajoute 4 tropaires de la 9ème ode du 1er canon de Noël & 4 tropaires de la 6ème ode du canon des saints :
    1. A cause de l’arbre défendu * Adam fut exilé du Paradis, mais par l’arbre de la croix le Larron y entra ; * car l’un, goûtant de son fruit, méprisa le commandement du Créateur, * l’autre, partageant ta crucifixion, confessa ta divinité : ** Souviens-toi de moi dans ton royaume.
    2. Seigneur exalté sur la Croix, * tu as brisé la puissance de la mort, * effaçant la cédule écrite contre nous ; * accorde-nous la repentance du Larron * et donne à tes fidèles serviteurs, ô Christ notre Dieu, * de te crier comme lui : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
    3. D’un coup de lance, sur la croix * tu as déchiré la cédule écrite contre nous ; * et, compté parmi les morts, tu as enchaîné le prince de l’Enfer, * délivrant tous les hommes des liens de la mort * par ta Résurrection, dont la lumière a brillé sur nous ; * Seigneur ami des hommes, nous te crions : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
    4. Crucifié & ressuscité du tombeau, * Dieu tout-puissant, le troisième jour, * avec toi, seul Immortel, tu ressuscitas le premier homme, Adam ; * donne-moi, Seigneur, de prendre aussi la voie du repentir * afin que, de tout mon cœur * & dans l’ardeur de ma foi, je te crie : ** Souviens-toi de moi, Sauveur, en ton royaume.
    5. La fournaise qui distille la rosée * préfigure la merveille qui dépasse la nature : * car elle ne consuma point les jeunes gens qu’elle avait reçus, * de même le feu de la divinité ne consuma point le sein de la Vierge où il était entré. Par conséquent, chantons ce chant : * Oui que toute la création bénisse le Seigneur, ** & l’exalte dans tous les siècles.
    6. La fille de Babylone * attira de Sion vers elle les enfants de David * conquis à la pointe de l’épée, * mais elle renvoie à la Fille de David, qui tient Dieu dans ses bras, * ses enfants les mages porteurs de présents, pour l’implorer. * Par conséquent, chantons ce chant : * Oui, que toute la création bénisse le Seigneur, ** & l’exalte dans tous les siècles.
    7. Les chants de deuil avaient écarté * les instruments de musique, * car les enfants de Sion ne chantaient pas sur une terre étrangère ; * mais le Christ, se levant à Bethléem, * dissipe les errements de Babylone et toutes ses harmonies musicales. * Par conséquent, chantons ce chant : * Oui, que toute la création bénisse le Seigneur, ** & l’exalte dans tous les siècles.
    8. Babylone reçut * les dépouilles de la Reine de Sion * et ses richesses conquises à la pointe de l’épée, * mais le Christ, attire à Sion les trésors de Babylone * avec ses rois observateurs des astres, au moyen d’une étoile qui les guide. * Par conséquent, chantons ce chant : * Oui, que toute la création bénisse le Seigneur, ** & l’exalte dans tous les siècles.
    9. Par son étrange enfantement * de la jeune Servante de Dieu * parmi nous, les étrangers, * le Verbe du Père, le Dieu éternel * est descendu loger ; * et toi, bienheureux Joseph, tu le prends * et dans la joie tu fais avec lui * cette étrange descente en Egypte pour obéir ** aux ordres de Dieu.
    10. Auprès du Dieu qui se fit enfant dans la chair, * Joseph, tu te tenais * comme un Ange, et le servais; * directement auprès de lui, * c’est clair, tu fus illuminé * de ses rayons immatériels * et te montras, Bienheureux, * tout à fait resplendissant ** dans ton âme et ton cœur.
    11. Par le contact avec ton Dieu * entièrement sanctifié * en ton âme et ton corps, * tu partis vers les demeures immatérielles * et maintenant tu sanctifies * ceux qui célèbrent ta mémoire, Joseph, * toi le Juste plein de renommée * et le bienheureux époux ** de la sainte Mère de Dieu.
    12. Sur terre tu as vu, * illustre Joseph, * comme enfant nouvelet * né de la Vierge immaculée * celui qui dépasse toute perfection * et qui naît du Père avant les siècles; * et tu entendis les Anges le chanter * à l’intérieur de la grotte, * lorsqu’il reposait ** dans la crèche.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Ayant appris de l’Ange la prédication lumineuse de la Résurrection, * et le terme de l’ancestrale condamnation, * les femmes disciples du Seigneur * dirent, pleines de fierté, aux Apôtres : * « Renversée est la mort ! * Le Christ Dieu est ressuscité, ** donnant au monde sa grande miséricorde ! »
    2. Tropaire de la fête, ton 4 : Ta naissance, ô Christ, notre Dieu, * a fait resplendir dans le monde la lumière de la connaissance. * En elle, les serviteurs des astres * enseignés par l’astre apprennent à t’adorer, * toi, Soleil de Justice, * et à te connaître, Orient d’en-haut ; ** Seigneur, gloire à toi !
    3. Tropaire des saints, ton 2 : Annonce, Joseph, la bonne nouvelle à David, * à l’ancêtre de Dieu les merveilles dont tu fus le témoin : * sous tes yeux une Vierge a enfanté, * avec les Mages tu t’es prosterné, * avec les Pâtres tu as rendu gloire au Seigneur * et par l’Ange tu fus averti. ** Prie le Christ notre Dieu de sauver nos âmes.
    4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    5. Kondakion des saints, ton 3 : Le saint roi David est comblé d’allégresse en ce jour * et Jacques offre sa louange avec Joseph ; * ayant reçu couronne dans la parenté avec le Christ, * ils se réjouissent et chantent * celui qui sur terre est né de merveilleuse façon ** et s’écrient : Sauve dans ton amour ceux qui célèbrent ton Nom.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion de la fête, ton 3 : La Vierge en ce jour met au monde l’Eternel, * et la terre offre une grotte à l’Inaccessible. * Les Anges et les Pasteurs chantent sa gloire. * Les Mages avec l’étoile s’avancent. * Car tu es né pour nous * enfant nouveau-né ** le Dieu d’avant les siècles.

    Prokimen
    Du dimanche, ton 4 :
    ℟. Que tes œuvres sont grandes, Seigneur ! Toutes, avec sagesse tu les fis (Psaume 103, 24).
    ℣. Bénis le Seigneur, mon âme ! Seigneur, mon Dieu, tu es si grand ! (Psaume 103, 1).
    Des saints, ton 4 :
    ℟. Dieu est admirable dans ses saints, lui le Dieu d’Israël (Psaume 67, 36).

    Epître
    Du dimanche après Noël : Galates (§ 200) I, 11-19.
    Ainsi trois ans s’étant écoulés, je retournai à Jérusalem pour visiter Pierre ; et je demeurai quinze jours avec lui ; et je ne vis aucun des autres apôtres, sinon Jacques, frère du Seigneur.

    Alleluia
    De la fête, ton 1 :
    ℣. Les cieux racontent la gloire de Dieu, et le firmament publie les ouvrages de ses mains (Psaume 18, 2).
    ℣. Le jour annonce cette vérité au jour ; et la nuit en donne la connaissance à la nuit (Psaume 18, 3).
    Des saints, ton 4 :
    ℣. Souviens-toi, Seigneur, de David, et de toute sa douceur (Psaume 131, 1)

    Evangile
    Du dimanche après Noël : Matthieu (§ 4) II, 13-23.
    Joseph s’étant levé, prit l’enfant et sa mère durant la nuit, et se retira en Egypte.

    Mégalinaire à la Mère de Dieu, durant l’anaphore :
    De la fête, ton 1 : Magnifie, mon âme, celle qui est plus vénérable et plus glorieuse que les armées d’en-haut, la Vierge, la Très-pure Mère de Dieu.
    Je vois un mystère étonnant, qui dépasse l’entendement * une grotte est devenue le ciel ; * la Vierge est devenue le trône des Chérubins ; * la crèche, un lieu où repose * Celui que rien ne peut contenir, le Christ-Dieu. ** Chantons-le et magnifions-le.

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    Des saints : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

    Partitions du propre de ce dimanche.

    Noël russe

    Nativité

    6 janvier 2014 (= 24 décembre 2013 dans le calendrier julien) :

    Vigiles de Noël :
    18h30 : Grandes Complies
    19h30 : Matines de Noël
    21h30 : Trapeza (repas paroissial)

    7 janvier 2014 (25 décembre 2013 Julien) :

    12h. Divine liturgie de saint Jean Chrysostome du jour de Noël.

    L’Eglise catholique russe suit le calendrier Julien et non le calendrier Grégorien. Le décalage entre les deux calendriers étant actuellement de 13 jours, Noël tombe le 7 janvier. Le 6 janvier, l’office solennel des vigiles de Noël ouvre la célébration paroissiale de la fête de la Nativité.

    Cet office de vigile, qui durait jadis toute la nuit (et dure environ deux heures de nos jours), ne comporte pas d’eucharistie. Il s’agit d’une veillée liturgique qui prépare les fidèles à la célébration de la divine liturgie le lendemain (le 7 janvier donc, à 12h).

    Cet office comprend deux parties essentielles : l’office des Grandes Complies suivi de celui des Matines de Noël.

    L’office des Grandes Complies est célébré dans la pénombre. La plupart des psaumes & prières ne sont pas chantés mais récités. L’austérité de cette première partie de la Vigile de Noël évoque la longue attente « des peuples assis dans les ténèbres et à l’ombre de la mort ». Le rideau & les portes royales du sanctuaire demeurent fermés, sauf à trois moments clefs de cet office : au chant de la prophétie d’Isaïe (« Dieu est avec nous »), du tropaire (« Ta Nativité, ô Christ, notre Dieu ») & du kondakion (« La Vierge aujourd’hui met au monde l’Eternel »), moments essentiels qui symbolisent l’illumination à venir du « Soleil de justice ».

    Par contraste, l’office des Matines de Noël est beaucoup plus joyeux & festif, les parties chantées y sont beaucoup plus développées.

    A l’issue des vigiles, un repas paroissial traditionnel réuni les paroissiens & amis de la paroisse autour de spécialités russes.

    Le livret de partition des choristes

    L’évènement sur Facebook.

    Publication de la date de Pâques & de celles des fêtes mobiles de l’année 2014

    La publication de la date de Pâques dans le Pontificale Romanum.

    Le jour de l’Epiphanie (dont la solennité est reportée en France au dimanche qui suit), dans le rit romain, le diacre fait selon la tradition la publication de la date de Pâques après le chant de l’évangile.

    RIT ROMAIN

    En voici le chant pour 2014, réalisé par nos soins :

    Noveritis Romanum 2104

    En voici la traduction pour 2014 :

    Vous avez su, Frères très chers, par la miséricorde de Dieu qui nous a été annoncée, que nous avons été comblés par la Nativité de Notre Seigneur Jésus-Christ, ainsi de même nous vous annonçons la joie qui nous sera procurée par la Résurrection de notre même Sauveur.

  • Le 16 février sera le dimanche de la Septuagésime.
  • Le 5 mars sera le jour des Cendres et le début du jeûne très sacré du Carême.
  • Le 20 avril sera la sainte Pâque de Notre Seigneur Jésus-Christ, que vous célèbrerez avec joie.
  • Le 29 mai sera l’Ascension de Notre Seigneur Jésus-Christ.
  • Le 8 juin sera la fête de la Pentecôte.
  • Le 19 du même mois sera la fête du Très Saint Corps du Christ.
  • Le 30 novembre sera le premier dimanche de l’Avent de Notre Seigneur Jésus-Christ, à qui est l’honneur et la gloire, dans les siècles des siècles. Amen.

    Plus de détails sur la Publication de la date de Pâques à l’Epiphanie.

    Un petit livret imprimable à l’attention du clergé.

    RIT PARISIEN

    Voici le chant de l’ancien usage de Paris, pour 2014 :

    Noverit Parisiense 2014

    En voici la traduction pour 2014 :

    Votre charité saura, Frères très chers, que, par la miséricorde de Dieu & de notre Seigneur Jésus-Christ qui nous a été annoncée, le 20 avril nous célèbrerons la Pâque de Seigneur.

    RIT AMBROSIEN

    Voici le chant pour le rit ambrosien, pour 2014 :

    Noverit Ambrosianum 2014

    En voici la traduction pour 2014 :

    Votre charité saura, Frères très chers, que, par la miséricorde de Dieu & de notre Seigneur Jésus-Christ qui nous a été annoncée, le 20 avril, nous célèbrerons avec joie la Pâque de Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.