Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme de la messe de minuit

Saint-Eugène, le lundi 24 décembre 2012, veillée de 23h30, grand’messe de minuit.

C’est pourquoi, mes bien-aimés, rendons grâces à Dieu le Père, par son Fils, dans le Saint-Esprit : de ce que, « nous ayant aimés dans son infinie charité, il a eu pitié de nous, et comme nous étions morts par les péchés, il nous a vivifiés tous en Jésus-Christ », afin que nous fussions en lui une nouvelle créature et un ouvrage nouveau. « Dépouillons donc le vieil homme avec ses œuvres » ; et, admis à participer à la naissance du Christ, renonçons aux œuvres de la chair. Reconnais, ô Chrétien, ta dignité, et, « devenu participant de la nature divine », garde-toi de retomber, par une conduite indigne de cette grandeur, dans ta bassesse première. Souviens-toi de quel chef et de quel corps tu es membre. N’oublie jamais, « qu’arraché à la puissance des ténèbres », tu as été transporté à la lumière et au royaume de Dieu.
Sermon de saint Léon, pape, VIème leçon des vigiles nocturnes de Noël, au second nocturne.

MATINES DE NOEL (extraits)

  • Versets d’ouverture : Domine, labia mea aperies & Deus in adjutorium meum intende.
  • Invitatoire des matines de Noel : Christus natus est nobis, venite adoremus & Psaume 94. Musique d’Henry du Mont, abbé de Silly (1610 † 1684), maître et compositeur de la chapelle du roi Louis XIV, organiste et maître de musique de la reine Marie-Thérèse, organiste de Saint Paul
  • Hymne des matines de Noël : Christe, Redemptor omnium. Texte du VIème siècle – Musique d’après Michel Richard de Lalande (1657 † 1726), sous-maître de la chapelle des rois Louis XIV & Louis XV
  • Psalmodie : Cantate Domino canticum novum : Psaume 97 (VIème ton) & antienne : Notum fecit Dominus, alleluia, salutare suum, alleluia. Faux-bourdon d’après Maxime Kovalevsky (1903 † 1988)
  • Leçon tirée du prophète Isaïe (9, 1-6), cantilène spéciale des matines de Noël
  • Répons : O magnum mysterium – motet de Thomas Luis de Victoria (1540 † 1611), maître de chapelle de l’impératrice Marie, sur le texte du IVème répons des matines de Noël
  • Conclusion : Puer natus in Bethleem – Joseph Rheinberger (1839 † 1901), organiste de Vaduz, op. 118 n°6
  • A MINUIT – PROCESSION A LA CRECHE

  • Minuit chrétien – Texte de Placide Cappeau (1808 † 1877), musique d’Adolphe Adam (1803 † 1856)
  • Chant de l’évangile de la généalogie du Christ selon Matthieu
  • Procession vers l’autel : Les Anges dans nos campagnes – noël du Lanquedoc du XIXème siècle
  • Messe de minuit

  • Kyriale VIII – De Angelis
  • Credo III
  • Et incarnatus : de la Messe de Minuit pour Noël de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, du Dauphin, fils de Louis XIV et de la Sainte Chapelle
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Tollite hostias, chœur final de l’Oratorio de Noël de Camille Saint-Saëns (1835 † 1921), organiste de La Madeleine
  • Après la Consécration : Elévation de la Messe de Noël de Sébastien de Brossard
  • Pendant la communion : Adeste fideles – cantique du XVIIIème siècle, harmonisation de Théodore Dubois (1837 † 1924), maître de chapelle et organiste de La Madeleine
  • Ite missa est VIII
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Il est né le divin enfant – Noël du XIXème siècle, sur une sonnerie du XVIIIème siècle – harmonisation de Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Programme du quatrième dimanche de l’Avent

    Saint-Eugène, le dimanche 23 décembre 2012, grand’messe de 11h.

    « Vraiment aujourd’hui, selon les anciens Ordines Romani, il ne devrait pas y avoir station, — Dominicat vacat, — puisque la messe dominicale de ce jour était précisément celle qui mettait fin à la vigile nocturne à Saint-Pierre. Ainsi en était-il au début ; pourtant, avec le temps, la pannuchis dominicale ayant été réduite et célébrée par anticipation dans l’après-midi du samedi, il ne parut pas convenable de laisser passer le jour du Seigneur sans offrir le Sacrifice. Peu à peu, s’introduisit l’usage d’une seconde messe stationnale en la basilique des Saints-Apôtres, et cela aussi en conformité avec l’habitude des autres Églises, où l’on ne célébrait pas la vigile, mais où on avait pourtant la coutume d’offrir le sacrifice dominical pour satisfaire à la dévotion du peuple.

    Le choix de l’Église stationnale, où, deux jours plus tôt, s’est déjà tenue la synaxe eucharistique, n’a pas été fait par hasard. Nous savons que, dans un oratoire de l’Apostoleion de Narsès, l’on vénérait au moyen âge les reliques de sainte Eugénie, la célèbre martyre du cimetière d’Apronianus sur la voie Latine. Or, le Dies natalis de la sainte est le 25 décembre, et, comme on n’en peut célébrer aucune mémoire le jour de Noël, celle-ci, selon un antique usage romain, se fait pas anticipation le dimanche précédent.

    La messe — comme la synaxe à Saint-Eusèbe le IIe dimanche après l’Épiphanie, peu de jours avant la fête de saint Vincent, vénéré dans cet ancien titre — ne contient pas d’allusion à l’éponyme de l’oratoire, et n’est aucunement en relation avec elle. Il suffisait aux anciens que la synaxe eucharistique elle-même fût célébrée en son honneur, sans qu’il fût besoin d’ajouter de collecte ou autre chose en mémoire de la martyre.

    Une tradition très accréditée à Rome, attribuant la rédaction de l’antiphonaire de saint Grégoire à l’inspiration du divin Paraclet, a contribué à cette extrême réserve liturgique. Pour cette raison, l’œuvre était jugée intangible et n’admettait ni retouches ni additions. Par suite, les chants de la messe de ce jour furent empruntés à d’autres messes précédentes, en sorte que ce IVe dimanche de l’Avent n’a de propre que la première lecture de l’Apôtre, les trois collectes et l’offertoire. L’introït est celui du mercredi précédent. L’image de la rosée et de la pluie qui descend lentement pour rafraîchir le gazon aride est tirée de l’épisode bien connu de Gédéon ; elle fut utilisée fort à propos par le psalmiste, puis reprise par le prophète Isaïe, qui s’en servit même pour décrire le caractère tout de suavité et d’amour de la première apparition du Messie dans le monde. Le règne messianique ne se manifeste pas comme un tremblement de terre qui renverse avec impétuosité les maisons et détruit des provinces entières ; mais il est semblable à une petite plante fécondée par la rosée céleste, et qui, en dépit de tous les obstacles, croît et fleurit sous le baiser du soleil. Au contraire, la seconde venue de Jésus sur la terre se fera à l’improviste et soudainement. Alors, avec toute la puissance de son bras, II anéantira en un clin d’œil la gloire du règne de Satan, et le royaume de Dieu atteindra sa splendeur et son accroissement définitifs. »

    Bienheureux cardinal Schuster, archevêque de Milan. Liber Sacramentorum.

    Jean disait à ceux qui accouraient en foule pour être baptisés : « Race de vipères, qui vous a montré à fuir la colère à venir ? » Or, la colère à venir est le châtiment final, que ne pourra fuir alors le pécheur, s’il ne recourt maintenant aux gémissements de la pénitence. Et il faut remarquer que ces rejetons mauvais, imitant la manière d’agir de parents méchants, sont appelés : race de vipères ; parce qu’en portant envie aux bons, en les persécutant, en faisant du mal à leur prochain, en se vengeant du dommage qu’on leur porte, ils suivent en tout cela les voies de leurs pères selon la chair, et agissent comme des enfants envenimés, nés de parents remplis eux-mêmes de venin.
    Homélie de saint Grégoire, pape, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

    Catéchisme de l’Avent

  • Kyriale : selon les anciens usages parisiens
  • Procession d’entrée : Conditor alme siderum – hymne de l’Avent, à vêpres – texte du IXème siècle, polyphonie de Virgile Le Blanc (1592) extraite de « La Doctrine chrestienne » du R.P. Coyssard, s.j.
  • Kyrie du propre de Paris pour l’Avent
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Veni, veni Emmanuel, Hymne de l’Avent – texte du XVIIIème siècle sur un plain-chant du XVème siècle, polyphonie adaptée d’après Zoltan Kodaly (1882 + 1967) – cet hymne énumère les 7 noms divins chantés par les grandes antiennes d’O, antiennes qui se chantent aux Magnificat des vêpres des 7 derniers jours avant Noël
  • Préface de l’Avent au propre de l’archidiocèse de Paris
  • Sanctus XV
  • Après la Consécration : O salutaris hostia, pour le temps de l’Avent, sur le ton de Conditor alme siderum – musique de Virgile Le Blanc (1592)
  • Agnus Dei XV
  • Pendant la communion : Rorate cœli, plain-chant de l’Oratoire de France – 1615 – harmonisations du refrain : traditions de Langres et d’Avignon – chant des versets : tradition de Rouen
  • Antienne de communion & Magnificat du 1er ton (faux-bourdon parisien)
  • Prière pour la France, faux-bourdon du IInd ton à l’usage de l’Eglise de Paris (édition de 1739)
  • Ite missa est XV
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Venez, divin Messie – texte (1701) de l’abbé Simon-Joseph Pellegrin (1663 + 1745), sur le vieux noël « Laissez paistre vos bestes » ; harmonisation de M. l’abbé Lambert (Versailles, 1845)
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Programme du XXIXème dimanche après la Pentecôte – saints Menas, Hermogène & Eugraphe – ton 4

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 23 décembre 2012 du calendrier grégorien – 10 décembre 2012 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton IV de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour les saints martyrs Ménas, Hermogène et Eugraphe.

    A Alexandrie, ces saints martyrs ont souffert pour leur foi dans le Christ et furent décapités sous l’Empereur Maximien (305-313). Saint Menas, surnommé le Callicélade, avait pour secrétaire saint Eugraphe, et leur témoignage convertit le païen Hermogène. Les reliques de saint Ménas furent envoyées à plusieurs Eglises d’Orient et d’Occident, en particulier à Constantinople où l’empereur Justinien lui dédia une église au Vème siècle.

    Les saints Ménas, Hermogène et Eugraphe sont fêtés à la même date par l’Eglise byzantine, l’Eglise copte et l’Eglise romaine.

    Voici la notice que leur consacre le Martyrologe romain au 10 décembre :

    A Alexandrie, les saints martyrs Mennas, Hermogène et Eugraphe, qui souffrirent sous Galère Maximien.

    Synaxaire du rit byzantin pour le 10 décembre :

    Le 10 décembre, Passion des saints Martyrs du Christ Ménas à-la-belle-voix, Hermogène et Eugraphe.
    La langue retranchée, Ménas, bien que sans voix,
    ferme pourtant la bouche à la folie païenne.
    Rejetant l’impiété, le glorieux Hermogène
    sous le glaive devient un témoin de la foi.
    Eugraphe, supportant le tranchant du couteau,
    d’un scribe écrivant bien fut pour Dieu le roseau.
    C’est le dix que Ménas tend la nuque au bourreau.
    Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

    Aux heures
    Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des martyrs. Et maintenant. Theotokion de l’heure.
    Kondakion : du dimanche.

    Tropaires des Béatitudes : huit tropaires du ton dominical occurrent.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Ayant appris de l’Ange la prédication lumineuse de la Résurrection, * et le terme de l’ancestrale condamnation, * les femmes disciples du Seigneur * dirent, pleines de fierté, aux Apôtres : * « Renversée est la mort ! * Le Christ Dieu est ressuscité, ** donnant au monde sa grande miséricorde ! »
    2. Tropaire des martyrs, ton 8 : Ayant mortifié par le renoncement * l’ardeur et l’élan de leurs passions, * les Martyrs du Christ ont reçu le pouvoir * de chasser toute langueur et toute maladie * et de faire des miracles, vivants après leur mort. * Ô merveille étonnante, de simples ossements * deviennent une source de guérisons. ** Glorifions l’unique sagesse du Dieu créateur.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion des martyrs, ton 4 : T’arrachant à l’armée temporelle, * il te rendit cohéritier * des trésors incorruptibles * avec tes compagnons de lutte, Ménas, ** le Seigneur qui t’accorde l’immarcescible couronne dans les cieux.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion du dimanche, ton 4 : Mon Sauveur & mon libérateur * a ressuscité tous les mortels, * les arrachant par sa force divine aux chaînes du tombeau ; * il a brisé les portes de l’Enfer ** et en maître souverain il est ressuscité le troisième jour.

    Prokimen
    Du dimanche, ton 4 :
    ℟. Que tes œuvres sont grandes, Seigneur ! Toutes, avec sagesse tu les fis (Psaume 103, 24).
    ℣. Bénis le Seigneur, mon âme ! Seigneur, mon Dieu, tu es si grand ! (Psaume 103, 1).

    Epître
    Du dimanche : Colossiens (§ 258) III, 12-16 (Epître du 30ème dimanche après la Pentecôte).

    Alleluia
    Du dimanche, ton 4 :
    ℣. Va, chevauche pour la cause de la vérité, de la piété & de la justice (Psaume 44, 5).
    ℣. Tu aimes la justice, tu hais l’impiété (Psaume 44, 8).

    Evangile
    Du dimanche : Luc (§ 85) XVII, 12-19.

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux (Psaume 148, 1).
    Des saints : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

    Programme du troisième dimanche de l’Avent

    Saint-Eugène, le dimanche 16 décembre 2012, grand’messe de 11h.

    Ce dimanche est appelé dimanche de Gaudete en raison des premiers mots de l’introït, qui est aussi le premier verset de l’épître lue aujourd’hui (Philippiens 4, 4). Comme pour le dimanche de Lætare pendant le Carême, ce dimanche marque une pause pendant la pénitence de l’Avent, dont l’austérité est tempérée en ce jour par la liturgie : on orne de fleurs les autels, l’orgue peut se faire entendre seul, on peut user d’ornements roses au lieu des violets, le diacre et le sous-diacre déposent les chasubles pliées des temps de pénitence pour revêtir la dalmatique et la tunique qui sont des ornements de joie, de même les évêques usent de la mitre précieuse. Néanmoins, tant le Te Deum aux vigiles nocturnes que le Gloria à la messe restent supprimés jusqu’à Noël. Autrefois, au dimanche de Gaudete, on bénissait les fiançailles de ceux qui se devaient marier après Noël ainsi que les oriflammes et les bannières. A matines, on annonce par la leçon suivante tirée d’une homélie de saint Léon le Grand le jeûne solennel des Quatre-Temps du dixième mois (=décembre).

    Nous vous avertissons publiquement, mes très chers frères, et avec une sollicitude pastorale d’observer le jeûne du dixième mois. Le temps où nous sommes et la coutume de notre dévotion nous y engagent. Par ce jeûne, qu’on célèbre lorsque la récolte de tous les fruits de la terre est terminée, on offre à Dieu, qui nous a donné ces fruits, un très juste sacrifice de continence. En effet, que peut-il y avoir de plus utile que le jeûne ? Par son observance, nous nous approchons de Dieu, et, résistant au démon, nous surmontons les attraits des vices.
    Sermon de saint Léon, pape, IVème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

    Catéchisme de l’Avent

  • Procession d’entrée : orgue
  • Kyrie de la Messe Gaudete in Domino semper, du sacre de Louis XVI, par François Giroust (1737 † 1799), maître de chapelle du roi Louis XVI
  • Credo de la Messe Gaudete in Domino semper, du sacre de Louis XVI, par François Giroust (1737 † 1799), maître de chapelle du roi Louis XVI
  • Et incarnatus est de la Missa syllabica de Jean de Bournonville (1585 † 1632), maître de chapelle de la collégiale de Saint-Quentin, des cathédrales d’Abbeville et d’Amiens, et de la Sainte Chapelle de Paris
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Tu quis es ? motet dramatique à deux chœurs sur le texte de l’évangile de ce jour, de Guillaume Bouzignac (c. 1587 † ap. 1643), maître de chapelle des cathédrales d’Angoulême, de Bourges, de Rodez et de Clermont-Ferrand
  • Préface de l’Avent au propre de l’archidiocèse de Paris
  • Sanctus de la Messe Gaudete in Domino semper, du sacre de Louis XVI, par François Giroust (1737 † 1799), maître de chapelle du roi Louis XVI
  • Après la Consécration : O salutaris Hostia de la veille des O (H. 36) – Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, du Dauphin, fils de Louis XIV, des Jésuites & de la Sainte Chapelle
  • Agnus Dei de la Messe Gaudete in Domino semper, du sacre de Louis XVI, par François Giroust (1737 † 1799), maître de chapelle du roi Louis XVI
  • Pendant la communion : Veni, veni Emmanuel, Hymne de l’Avent – texte du XVIIIème siècle sur un plain-chant du XVème siècle, polyphonie adaptée d’après Zoltan Kodaly (1882 + 1967) – cet hymne énumère les 7 noms divins chantés par les grandes antiennes d’O, antiennes qui se chantent aux Magnificat des vêpres des 7 derniers jours avant Noël
  • Prière pour la France, sur le VIème ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est XV
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Venez, divin Messie – texte (1701) de l’abbé Simon-Joseph Pellegrin (1663 + 1745), sur le vieux noël « Laissez paistre vos bestes » ; harmonisation de M. l’abbé Lambert (Versailles, 1845)
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Programme du XXVIIIème dimanche après la Pentecôte – saint Sophonie – ton 3

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 16 décembre 2012 du calendrier grégorien, 3 décembre 2012 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton III de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint Prophète Sophonie.

    Durant la période de jeûne précédant Noël, le rit byzantin commémore à plusieurs reprises les prophètes de l’Ancien Testament qui ont annoncé la venue du Sauveur.

    Sophonie est le 9ème des douze petits prophètes, il prophétisa au temps du règne de Josias, roi de Juda, au VIIème siècle avant la venue du Christ, à la même époque que le prophète Jérémie. Sa prophétie due avoir lieu dans les commencements du règne de Josias, puisque le culte de Baal était encore en honneur (cf. Sophonie 1, 4-5 ; cf. 4 Rois 23, 4-5 ; 2 Paralipomènes 34, 3-8) et que Ninive était encore debout (Sophonie 2, verset 13 – Ninive fut détruite en 606). Le prophète Sophonie était de sang royal puisqu’il descend du roi Ezechias sous le règne duquel prophétisa Isaïe. Sa généalogie est ainsi rappelée au premier verset de son livre :

    Parole du Seigneur, qui fut adressée à Sophonie, fils de Chusi, fils de Godolias, fils d’Amarias, fils d’Ezécias, sous le règne de Josias, fils d’Amon, roi de Juda.

    La prophétie de Sophonie forme un tout en trois chapitres : Le premier chapitre montre qu’en punition de son idolâtrie et des crimes des grands et du peuple, Juda sera désolé. Le chapitre 2 est une exhortation à la pénitence. Le chapitre 3 annonce la récompense de la pénitence, qui consistera en la destruction de tous ceux qui ont fait du mal à Juda, le retour des captifs, l’extirpation du mal et une félicité messianique durable, à laquelle fait allusion le kondakion du prophète (cf. infra).

    Le Seigneur, votre Dieu, le Dieu fort, est au milieu de vous ; c’est lui-même qui vous sauvera : il mettra son plaisir et sa joie en vous ; il ne se souviendra plus que de l’amour qu’il vous a porté, et il se plaira à entendre vos cantiques d’action de grâces.
    Sophonie 3, 17.

    Aux heures
    Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du prophète. Kondakion : du dimanche seulement.

    Tropaires des Béatitudes : huit tropaires du ton dominical occurent.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les Célestes soient en liesse ! * Que les terrestres se réjouissent ! * Car le Seigneur a établi son Règne par son bras, * terrassant la mort par la mort, * Lui le Premier-Né d’entre les morts. * Il nous libère du ventre de l’enfer, ** et offre au monde la grande miséricorde.
    2. Tropaire du prophète, ton 2 : Célébrant, Seigneur, la mémoire * de ton prophète Sophonie, * nous t’en supplions, ** sauve nos âmes.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion du prophète, ton 4 : Tu t’es montré tout rayonnant des clartés de l’Esprit divin, * Prophète Sophonie, * tu as annoncé la venue de Dieu, * disant à la fille de Sion : * Réjouis-toi, Jérusalem, ** car voici que ton Roi s’avance vers toi pour te sauver.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion du dimanche, ton 3 : Du tombeau tu es ressuscité * en ce jour, ô Dieu de miséricorde, * nous arrachant aux portes de la mort ; * en ce jour Adam tressaille d’allégresse et Eve danse de joie, * et tous ensemble les Patriarches & les Prophètes chantent inlassablement ** la force & la puissance de ta divinité.

    Prokimen
    Du dimanche, ton 3 :
    ℟. Sonnez pour notre Dieu, sonnez ; sonnez pour notre Roi, sonnez ! (Psaume 46, 7).
    ℣. Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ! (Psaume 46, 2).

    Epître
    Du dimanche : Colossiens (§ 250) I, 12-18.

    Alleluia
    Du dimanche, ton 3 :
    ℣. En toi, Seigneur, j’ai mon abri ; sur moi pas de honte à jamais (Psaume 30, 2).
    ℣. Sois pour moi un Dieu qui me défend, un lieu fort qui me sauve (Psaume 30, 3.)

    Evangile
    Du dimanche : Luc (§ 91) XVIII, 18-27 (évangile du 30ème dimanche, décalé en raison du dimanche des Pères)

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1) Alleluia, alleluia, alleluia.

    Programme du second dimanche de l’Avent

    Saint-Eugène, le dimanche 4 décembre 2011, grand’messe de 11h.

    Après tant de signes et de prodiges que le Sauveur avait fait voir, il ne pouvait être pour personne un sujet de scandale, mais il aurait dû rester pour tous un sujet d’admiration. Cependant après tant de miracles, sa mort causa un très grand scandale dans l’esprit des infidèles ; et c’est pourquoi saint Paul a dit : « Nous prêchons le Christ crucifié ; scandale pour les Juifs, folie pour les Gentils ». Oui, les hommes regardèrent comme une folie que l’auteur de la vie mourût pour le salut des hommes ; et ainsi l’homme a tiré un sujet de scandale de ce qui devait le plus exciter sa reconnaissance. Car Dieu doit être honoré par les hommes d’une manière d’autant plus digne, qu’il a souffert pour les hommes de plus indignes traitements.
    Homélie de saint Grégoire, pape, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

    Catéchisme de l’Avent

  • Kyriale : selon les anciens usages parisiens
  • Procession d’entrée : Conditor alme siderum – hymne de l’Avent, à vêpres – texte du IXème siècle, polyphonie de Virgile Le Blanc (1592) extraite de « La Doctrine chrestienne » du R.P. Coyssard, s.j.
  • Kyrie du propre de Paris pour l’Avent
  • Credo I
  • Offertoire chanté avec ses anciens versets
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Tu quis es ? motet dramatique à deux chœurs sur le texte de l’évangile de ce jour, de Guillaume Bouzignac (c. 1587 † ap. 1643), maître de chapelle des cathédrales d’Angoulême, de Bourges, de Rodez et de Clermont-Ferrand
  • Préface de l’Avent au propre de l’archidiocèse de Paris
  • Sanctus XV
  • Après la Consécration : O salutaris sur le ton de Conditor alme siderum – d’après Virgile Le Blanc (1592)
  • Agnus Dei XV
  • Pendant la communion :
    * Veni, veni Emmanuel, Hymne de l’Avent – texte du XVIIIème siècle sur un plain-chant du XVème siècle, polyphonie adaptée d’après Zoltan Kodaly (1882 + 1967) – cet hymne énumère les 7 noms divins chantés par les grandes antiennes d’O, antiennes qui se chantent aux Magnificat des vêpres des 7 derniers jours avant Noël
    * Ave Maria, scène sacrée sur l’Annonciation – Guillaume Bouzignac (c. 1587 † ap. 1643), maître de chapelle des cathédrales d’Angoulême, de Bourges, de Rodez et de Clermont-Ferrand
    * Rorate cœli, plain-chant de l’Oratoire de France – 1615 – harmonisations du refrain : traditions de Langres et d’Avignon – chant des versets : tradition de Rouen
  • Antienne de communion
  • Prière pour la France, faux-bourdon du IInd ton à l’usage de l’Eglise de Paris (édition de 1739)
  • Ite missa est XV
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Venez, divin Messie – texte (1701) de l’abbé Simon-Joseph Pellegrin (1663 + 1745), sur le vieux noël « Laissez paistre vos bestes » ; harmonisation de M. l’abbé Lambert (Versailles, 1845)
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Programme du XXVIIème dimanche après la Pentecôte – saint Alype le Stylite – ton 2

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 9 décembre 2012 du calendrier grégorien, 26 novembre 2012 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton II de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour la mémoire de notre vénérable père saint Alype le Stylite.

    Saint Alype est né vers 515 à Hadrianopolis, petite ville située géographiquement en Bithynie et politiquement en Paphlagonie (l’une des nombreuses villes de l’Empire nommée du nom de l’empereur Hadrien & qu’il ne faut pas confondre avec la ville – plus connue – du même nom située en Thrace). Il devint orphelin de père à 3 ans et fut confié aux soins de l’évêque de la ville, Théodore, qui se chargea de son éducation et l’agrégea aux enfants qui servaient aux saints autels. Ainsi élevé dans le sanctuaire comme un autre Samuel, il devint économe et diacre de la cathédrale sous le successeur de Théodore. Vers l’âge de 30 ans, il distribua tous ses biens aux pauvres et choisit d’embrasser la vie solitaire en se retirant dans une montagne des environs de la ville, où il bâtit une petite église en l’honneur de sainte Euphémie de Chalcédoine, qui lui était apparue lors d’un voyage à Constantinople fait avec son évêque. Trop importuné par les nombreuses visites qu’il était contraint de recevoir, Alype décida de monter sur une colonne, à l’imitation de saint Syméon le Stylite. Il avait alors 32 ans.

    Du haut de sa colonne, exposé aux injures de l’air & à la rigueur des saisons, Alype continua d’attirer les foules, avides de recevoir ses instructions, ses prédications et ses conseils de sagesse mais aussi bénéficier de ses dons de prescience et de guérison. Trois communautés religieuses se formèrent auprès de lui. La première se composait de reclus qui vivaient au pied de sa colonne & chantaient l’office divin avec lui, tandis que deux monastères, l’un d’hommes, l’autre de femmes, se formèrent non loin.

    Saint Alype vécut 53 ans sur sa colonne. Ses jambes ne le portèrent plus et il passa les 14 dernières années allongées sur le côté, sans une plainte. Quand on lui témoignait de la compassion sur cet état, il se contentait de déclarer : « Dieu est juste & il châtie avec justice ». Il mourut probablement vers 614, à l’age de 99 ans, sous l’empereur Héraclius, lequel avait commencé à régner en 610. Sa vie fut écrite par l’un de ses disciples.

    Saint Alype est l’un des plus fameux stylites, avec saint Syméon & saint Daniel. Ascète original, le stylite (du grec stylos, colonne) prie jour & nuit à mi-chemin entre Dieu et les hommes. Les derniers stylites sont signalés au Mont-Athos au XVIème siècle.

    Saint Alype est aussi commémoré au même jour – 26 novembre – par le rit romain, qui lui donne pour nom l’adjectif décrivant son ascèse :

    A Adrianopolis en Paphlagonie, saint Stylien, anachorète, illustre par ses mirades.

    Aux heures
    Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Vénérable Père. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.

    Tropaires des Béatitudes : huit tropaires du ton dominical occurrent.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : * Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi !
    2. Tropaire du Vénérable Père, ton 1 : Colonne de patience, tu imitas les Pères de jadis: * dans ses souffrances Job, dans ses épreuves Joseph ; * tu menas la vie des Anges incorporels en ton corps, * vénérable Père Alypios, * intercède auprès du Christ notre Dieu, ** pour qu’il accorde à nos âmes le salut.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion du Vénérable Père, ton 8 : En ce jour l’Eglise te chante et glorifie, * Alype, joyau des ascètes et fondement des vertus; * par tes prières accorde aux fidèles vénérant * avec amour tes exploits et tes luttes sacrées * la rémission de leurs funestes péchés ** et la délivrance de tout chagrin, comme l’indique ton nom.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion du dimanche, ton 2 : Lorsque tu es ressuscité du tombeau, Sauveur tout-puissant, * l’Enfer à la vue de ce miracle fut saisi de frayeur ; * les morts se sont levés et, te voyant, la création partage ta joie, * Adam s’unit à l’allégresse ; ** et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.

    Prokimen
    Du dimanche, ton 2 :
    ℟. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14).
    ℣. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18).

    Epître
    Du dimanche : Ephésiens (§ 233) VI, 10-17.

    Alleluia
    Du dimanche, ton 2 :
    ℣. Qu’il te réponde, le Seigneur, au jour d’angoisse, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob ! (Psaume 19, 1).
    ℣. Seigneur, sauve le roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquons (Psaume 19, 10).

    Evangile
    Du dimanche : Luc (§ 71) XIII, 10-17.
    Pourquoi donc ne fallait-il pas délivrer de ses liens, en un jour de sabbat, cette fille d’Abraham, que Satan avait tenue ainsi liée durant dix-huit ans ?

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).

    Programme de la fête de l’Immaculée Conception

    Saint-Eugène, le samedi 8 décembre 2012, messe de 9h30 – raccord & habillement à 9h – Fête d’obligation dans l’Eglise universelle (mais plus en France depuis le Concordat de 1802).

    Catéchisme sur l’Immaculée Conception

  • Kyriale VIII – De Angelis
  • Credo III
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Conceptio Mariæ virginis – Prose des missels médiévaux (XIIIème siècle)
  • Après la Consécration : O salutaris hostia, pour le temps de l’Avent – musique de Virgile Le Blanc (1592)
  • Ite missa est VIII
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Programme du premier dimanche de l’Avent

    Saint-Eugène, le dimanche 2 décembre 2012, grand’messe de 11h.

    Catéchisme de l’Avent

    Samedi 26 novembre – 20h : vigile de prière pour la vie naissante : chant des vêpres, salut du Très-Saint Sacrement, complies, matines & laudes du Ier dimanche de l’Avent.

    Le temps de l’Avent – du latin adventus qui signifie venue – est le temps liturgique préparatoire de Noël. Cette période a été instituée en Occident au cours du Vème siècle, sans doute en écho des conciles d’Ephèse et de Chalcédoine qui ont mis l’accent des prédicateurs sur l’Incarnation. A Rome, la messe stationale de ce premier jour de l’année liturgique se fait en la Basilique de Sainte-Marie-Majeure, reconstruite en 432 après le Concile d’Ephèse en l’honneur de la Mère de Dieu. Du reste, l’homélie de saint Grégoire le Grand qui se lit cette nuit à l’office nocturne a été prononcée dans cette basilique.

    Dans l’Eglise romaine, l’Avent commence quatre dimanches avant Noël. Suivant le 9ème canon du concile de Macon de 581, l’Avent de l’ancien rit des Gaules comportait lui six dimanches (et commençait par la saint Martin le 11 novembre), comme du reste le font toujours les Milanais qui suivent le rit ambrosien. Les Mozarabes adoptèrent un Avent de cinq semaines en 650. Les syriaques orientaux (assyriens & chaldéens) observent un Avent de quatre semaines comme les romains, et ce sont les seuls orientaux à avoir un temps liturgique spécial avant Noël. Chez les byzantins, seul un jeûne préparatoire commençant le 15 novembre est observé, sans incidence marquée dans les temps liturgiques, seuls les deux dimanches avant Noël font mémoire des ancêtres du Christ selon la chair.

    L’Avent dans le rit romain est un temps de pénitence, que les usages liturgiques marquent de plusieurs façons : le violet devient la couleur de la liturgie, on n’orne plus les autels de fleurs, l’orgue cesse de se faire entendre seul, le diacre & le sous-diacre déposent leur dalmatique & leur tunique pour prendre les chasubles pliées. Le chant du Te Deum est supprimé de l’office nocturne et celui du Gloria de la messe (ce dernier, qui commence par les paroles même du chant des Anges lors de la naissance du Sauveur, se fera de nouveau entendre à Noël à la messe de minuit). Toutefois, ce temps de pénitence est aussi un temps de joyeuse espérance, avec l’emploi de textes magnifiques qui la chantent, l’alleluia n’y est du reste pas supprimé, contrairement au Carême. A l’office nocturne, on commence en ce jour la lecture du livre du prophète Isaïe, laquelle s’achèvera à Noël. On cantile les leçons d’Isaïe sur un ton spécial, particulièrement joyeux.

    Il convient que tout homme se prépare à l’avènement du Sauveur ; de crainte qu’il ne le trouve livré à la gourmandise, ou embarrassé dans les soucis du siècle. Il est prouvé, par une expérience de tous les jours, que la vivacité de l’esprit s’altère par l’excès du boire, et que l’énergie du cœur est affaiblie par une trop grande quantité d’aliments. Le plaisir de manger peut devenir nuisible, même à la santé du corps, si la raison et la tempérance ne le modèrent, ne résistent à l’attrait, et ne retranchent au plaisir ce qui serait superflu.
    Sermon de saint Léon le Grand, pape, Vème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

  • Kyriale : selon les anciens usages parisiens pour ce dimanche
  • Procession d’entrée : Conditor alme siderum – hymne de l’Avent, à vêpres – texte du IXème siècle, polyphonie de Virgile Le Blanc (1592) extraite de « La Doctrine chrestienne » du R.P. Coyssard, s.j.
  • Trope de l’introït : Sanctissimus namque Gregorius – VIIIème ton – XIème-XIIème siècles
  • Kyrie XIV Iesu Redemptor – Selon l’antique tradition parisienne, on chante aujourd’hui ce Kyrie
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Mœsta Sion, prose de l’Avent de l’ancien rit de Lisieux, du 1er ton
  • Préface de l’Avent au propre de l’archidiocèse de Paris
  • Sanctus XI
  • Après la Consécration : O salutaris sur le ton de Conditor alme siderum – d’après Virgile Le Blanc (1592)
  • Agnus Dei XVII
  • Pendant la communion :
    – Alma Redemptoris Mater en plain-chant grégorien
    – Salus æterna, séquence du premier dimanche de l’Avent (XIème siècle) des anciens missels parisiens
    – Rorate cœli, plain-chant de l’Oratoire de France – 1615 – harmonisations du refrain : traditions de Langres et d’Avignon – chant des versets : tradition de Rouen

  • Prière pour la France, faux-bourdon du 1er ton à l’usage de l’Eglise de Paris (édition de 1739)
  • Ite missa est XIV
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Venez, divin Messie – texte (1701) de l’abbé Simon-Joseph Pellegrin (1663 + 1745), sur le vieux noël « Laissez paistre vos bestes » ; harmonisation de M. l’abbé Lambert (Versailles, 1845)
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    Programme du XXVIème dimanche après la Pentecôte – saint Barlaam – ton 1

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 2 décembre 2012 du calendrier grégorien – 19 novembre 2012 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton I de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour saint Barlaam de Césarée, martyr. Saint Barlaam, d’humble naissance, était originaire des environs d’Antioche. Durant la persécution de Dioclétien, il fut jeté en prison. Traduit devant le juge, qui se moqua de son langage rustique, on le déchira à coups de fouets et avec des ongles de fer jusqu’à lui ouvrir les côtés. Barlaam demeurait constant dans sa foi au Christ durant ces divers supplices. Le juge inventa alors un supplice nouveau pour l’obliger à sacrifier : l’ayant fait mener près d’un autel païen dédié aux faux dieux où l’on avait allumé du feu pour un sacrifice, les païens lui prirent la main, la remplirent d’encens & de charbons brûlant et la lui tinrent immédiatement au dessus du feu, espérant que n’en pouvant supporter l’ardeur, il jetterait les charbons et l’encens sur l’autel. Mais saint Barlaam conserva sa main fermée et préféra être brûlé que de faire mine de sacrifier aux idoles.

    Supportant dans sa main la braise avec l’encens,
    Barlaam encensa le seul Dieu tout-puissant.
    Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen. Synaxaire du jour.

    Saint Jean Chrysostome & saint Basile ont laissé deux homélies prêchées en l’honneur de saint Barlaam. Toutes deux paraissent indiquer qu’elles ont été prononcées près du tombeau du martyr, mais saint Jean Chrysostome a donné la sienne à Antioche et saint Basile à Césarée de Cappadoce. On pense d’ordinaire que saint Barlaam, originaire d’Antioche, a été martyrisé à Césarée où était son tombeau, mais qu’une église lui était dédiée dans la ville d’Antioche, sa patrie. Cette église est du reste attestée vers l’an 480.

    Le rit romain commémore également au 19 novembre saint Barlaam. Voici la notice que lui consacre le Martyrologe romain :

    A Césarée de Cappadoce, saint Barlaam, martyr. Quoiqu’ignorant & inculte, il triompha du tyran par la sagesse dont le Christ le remplit ; il surmonta même la violence du feu par la constance invincible de sa foi. En son jour anniversaire, saint Basile le Grand prononça un célèbre discours.

    Aux heures
    A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du martyr. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du martyr.
    A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du martyr. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : du dimanche.

    Tropaires des Béatitudes : six tropaires du ton dominical occurent et 4 tropaires de la 3ème ode du canon du saint :
    1. La consistance de ta chair * et l’harmonie de tes membres, saint Martyr, * ont cédé totalement ; ** mais la vigueur de ton âme n’en fut pas brisée.
    2. Tu supportas vaillamment les coups * de ceux qui labourèrent tes flancs, * illustre Martyr, et tu montras ** la plus grande fermeté.
    3. Qui pourra faire, Bienheureux, * les éloges te convenant * pour ta vigoureuse fermeté ** et pour tes inflexibles sentiments ?
    4. Epouse toute-pure de Dieu, * la corruption de la mort fut arrêtée * lorsque de ton sein est apparue ** dans la chair la Vie personnifiée.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * « Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »
    2. Tropaire du martyr, ton 4 : Ton Martyr Varlaam, Seigneur, pour le combat qu’il a mené * a reçu de toi, notre Dieu, la couronne d’immortalité; * animé de ta force, il a terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons; ** par ses prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion du martyr, ton 4 : Resplendissant de force en ton holocauste, saint Martyr, * tu t’es offert au Christ notre Dieu * en agréable sacrifice d’encens ; * toi qui as reçu la couronne de gloire, Barlaam, ** intercède sans cesse pour nous.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion du dimanche, ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, * tu as ressuscité le monde avec toi ; * la nature humaine te chante comme Dieu, * la mort s’évanouit, * Adam jubile, Seigneur, * & Eve, désormais libérée de ses liens, * proclame dans l’allégresse : ** O Christ, c’est toi qui accordes à tous la résurrection.

    Prokimen
    1. Du dimanche, ton 1 :
    ℟. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
    ℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).
    [Du martyr, ton 7 :
    ℟. Le juste a sa joie dans le Seigneur, et en lui il se réfugie (Psaume 63, 11).]

    Epîtres
    Du dimanche : Ephésiens (§ 229) V, 8-19.
    [Du martyr : Ephésiens (§ 233) VI, 10-17.]

    Alleluia
    Du dimanche, ton 1 :
    ℣. C’est Dieu qui me donne les vengeances & prosterne les peuples sous moi (Psaume 17, 48).
    ℣. Il multiplie pour son roi les délivrances et montre de l’amour pour son Christ (Psaume 17, 51).
    [Du martyr, ton 4 :
    ℣. Les justes crient, le Seigneur les écoute, et de toutes leurs angoisses il les délivre (Psaume 33, 18).]

    Evangile
    Du dimanche : Luc (§ 66) XII, 16-21.
    [Du martyr : Matthieu (§ 11) V, 14-19.]

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    Du martyr : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.