Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.
Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.
Saint-Eugène, le dimanche 17 juillet 2016, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h30.
Jésus pleure sur Jérusalem & chasse les marchands du temple.
Quiconque a lu l’histoire de la chute de Jérusalem survenue sous les chefs romains Vespasien et Titus, reconnaît cette ruine que le Seigneur a décrite en pleurant. N’est-ce pas les chefs romains qu’il dénonce quand il dit : « Car des jours viendront sur toi, où tes ennemis t’entoureront de tranchées » ? Et ces paroles aussi : « Ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre », témoignent du déplacement même de cette ville. Car si maintenant elle a été reconstruite en dehors de la porte, là où le Seigneur fut crucifié, c’est que la Jérusalem antérieure a été renversée de fond en comble, comme il est dit. Sermon de saint Grégoire, pape, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.
Epître : I Corinthiens X, 6-13 : Dieu est fidèle, et il ne souffrira pas que vous soyez tentés au delà de vos forces ; mais il vous fera tirer avantage de la tentation même, afin que vous puissiez persévérer.
Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 17 juillet 2016 du calendrier grégorien – 4 juillet 2016 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.
Dimanche du ton III de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint empereur Nicolas II de Russie, la sainte impératrice Alexandra, le saint tsarevitch Alexis, les saintes grandes duchesses Olga, Tatiana, Marie & Anastasie, martyrisés le 17 juillet 1918 à Iekaterinbourg.
Très vite, dès les années 20, les membres de la famille impériale tombés sous les coups des communistes furent inscrits dans le martyrologe de l’émigration russe et dans certaines Eglises orthodoxes en dehors de la Russie, comme en témoigne par exemple cette fresque du saint empereur Nicolas II peinte du monastère serbe de Zicha en 1935, qui dut être badigeonnée en 1945 lors de l’accession des communistes au pouvoir :
Le 1er novembre 1981, le Saint Synode de l’Eglise russe hors frontière procéda à la « glorification » (=canonisation) des membres de la famille impériale assassinés à Iekaterinbourg, ainsi que de leurs serviteurs qui subirent le même sort funeste :
le médecin de la famille, Ievgueni Botkine,
le valet de chambre, Alekseï Egorovitch Trupp (qui du reste était catholique),
le cuisinier, Ivan Kharitonov,
la femme de chambre de la tsarine, Anna Stepanovna Demidova
ainsi que deux servantes qui furent exécutées peu après en septembre 1918, Anastasia Hendrikova et Catherine Adolphovna Schneider (laquelle était luthérienne).
Voici une vidéo de cette canonisation, présidée par le métropolite Philarète de New-York :
80 ans après, jour pour jour, le 17 juillet 1998, les reliques de ces néomartyrs (la famille impériale – moins celles du tsarevitch et d’une des grandes duchesses, qui ne furent retrouvées qu’en 2007 – mais avec le médecin Botkine, le valet de chambre catholique Trupp, la femme de chambre Anna Demidova, et le cuisinier Ivan Kharitonov) ont été déposées dans une chapelle de la cathédrale Pierre-&-Paul (Петропавловский собор) de Saint-Pétersbourg, nécropole traditionnelle des Romanov, puis, le 14 août 2000, le patriarcat de Moscou procéda à son tour à la canonisation de Nicolas II & de sa famille.
Voici une vidéo de la cérémonie de la glorification d’août 2000, présidée par le patriarche Alexis II de Moscou dans la cathédrale du Christ-Sauveur :
A noter que les livres liturgiques russes qualifient ces nouveaux saints non de martyrs de la foi (en slavon мученики) mais d’un autre terme peu commode à rendre français, celui de страстотерпцеви, littéralement : « ceux qui souffrirent la passion », à l’image de Notre Seigneur Jésus-Christ, soulignant leur grande piété face à l’adversité (la tsarine et la grande duchesse Olga firent le signe de la croix avant de mourir). Plusieurs autres saints reçoivent aussi ce qualificatif dans les livres liturgiques russes, le précédent notable (qui explique cette attribution à Nicolas II et à sa famille) est celui du saint tsarévitch Dimitri au XVIème siècle. Néanmoins, lors de la cérémonie à Moscou d’août 2000 les nouveaux saints furent aussi qualifiés de néomartyrs et l’usage courant aujourd’hui en Russie est de les honorer comme martyrs.
Selon le fameux aphorisme du pape saint Pie X lors de la création de l’Eglise catholique russe – « nec plus, nec minus, nec aliter » – cette Eglise catholique orientale suit l’ordo liturgique du patriarcat de Moscou. Elle se souvient par ailleurs que c’est le tsar Nicolas II qui par l’oukase du 30 avril 1905 avait libéralisé la pratique du catholicisme dans l’empire russe. Après la toute première divine liturgie de l’Eglise catholique russe, célébrée le jour de Pâques 29 avril 1909 à Saint-Pétersbourg, la jeune communauté avait adressé au tsar Nicolas II ses vœux pascaux par télégramme et avait reçu peu après une réponse tout à fait cordiale, qui fut affichée dans la chapelle de Saint-Pétersbourg.
Notons que le saint empereur Nicolas II est le cinquième chef de l’Etat russe à recevoir les honneurs des saints autels, avec :
saint Vladimir le Grand, grand prince de Kiev (958 † 1015), qui a christianisé la Russie par son baptême reçu en 988,
saint Alexandre Nevski, grand prince de Vladimir (1220 † 1263),
saint Daniel de Moscou, fils de saint Alexandre Nevsky et premier grand prince de Moscou (1261 † 1303) qui finit sa vit comme moine,
et saint Dimitri Ier Donskoï, grand prince de Moscou & de Vladimir (1350 † 1389), qui vainquit les Tatars.
Comparé aux millions d’être humains qui furent mis à mort par les communistes dans les années qui suivirent, le meurtre de la famille impériale Romanov pourrait sembler ne pas être d’une importance extraordinaire. Et cependant, l’événement revêt une profonde signification symbolique et manifeste déjà la haine mortifère pour motif idéologique, haine qui ira grandissante et conduira à l’élimination de près de 62 millions de citoyens soviétiques de 1917 à 1991, au point que les historiens durent former le néologisme de « démocide » pour qualifier ce long déchaînement totalitaire du communisme.
Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche, ton 3. Gloire au Père. Tropaire de Ceux qui souffrirent la passion. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche, ton 3. Gloire au Père. Tropaire de ceux qui souffrirent la passion. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : de Ceux qui souffrirent la passion.
Tropaires des Béatitudes :6 tropaires du dimanche, ton 3, & 4 tropaires de la 3ème ode de Ceux qui souffrirent la passion :
1. Adam, notre premier père, ayant transgressé ton commandement, * ô Christ, tu l’as chassé du Paradis ; * mais, compatissant, tu fis entrer le bon Larron * te confessant sur la croix et criant : * Souviens-toi de moi, Sauveur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Pour notre faute, tu nous condamnas * à la malédiction de la mort, Seigneur source-de-vie ; * mais, souffrant dans ton corps, Maître sans péché, * tu fis revivre les morts qui s’écrièrent : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Ressuscité d’entre les morts, tu nous sauvas de nos passions, * Seigneur, par ta sainte Résurrection ; * et, Sauveur, tu as détruit toute la puissance de la mort ; * c’est pourquoi nous, les fidèles, te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Par ta sépulture de trois jours tu éveillas, * Dieu, les morts qu’aux Enfers tu vivifias ; * et, dans ta bonté, tu fus la source de l’immortelle vie * pour nous tous, fidèles, qui sans cesse te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. Aux Myrophores tu apparus d’abord, * Sauveur ressuscité d’entre les morts, * leur criant : Réjouissez-vous ! * et par elles, ô Christ, tu révèles ton éveil à tes amis ; * aussi te crions-nous : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
6. Sur la montagne Moïse, étendant les bras, préfigurait la croix et triomphait d’Amalec ; * nous-mêmes, nous la prenons pour combattre les démons * et tous ensemble avec foi te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
7. Sur l’ordre de Dieu, l’ange gardien fut ôté de la terre de la Russie, * ses ennemis la dominèrent, & ceux qui la méprisaient prospérèrent, * en raison de la multitudes des impiétés de ce qui était auparavant une terre pieuse ;* et ses princes languirent au milieu des peuples étrangers. * Ne méprise pas plus avant les souffrances de ton peuple, Seigneur, ** mais tourne-toi et établis-les sur le roc de tes commandements.
8. Combien de temps, Seigneur, prospèrera la voie des méchants ? * Combien de temps pleurera la terre à cause du mal de ceux qui y habitent ? * Hiérarques, prêtres, princes et fidèles ont été terrassés et tués. * Combien de temps, Seigneur, vrai et saint Maître, t’abstiendras-tu de condamner tes ennemis pour leur sang ? * Aie pitié et délivre-nous tous de tes ennemis, ** et sauve nos âmes.
9. Privée de salut, la terre qui était appelée Chrétienne * a été remplie de tribulations et de gémissements, disant au milieu de ses souffrances : * Nous avons péché et transgressé, tombant loin de toi, Seigneur, * et nous n’avons pas obéi à tes commandements, ni gardé ceux-ci. * Conduis-nous à la repentance, ô Dieu, ** et établis-nous sur le roc inébranlable de tes commandements.
10. Tu es notre espérance et notre confiance, ô toute sainte Dame. * Sauve notre patrie souffrante etton peuple qui supplie ** et fait appel à ton nom.
A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les Célestes soient en liesse ! * Que les terrestres se réjouissent ! * Car le Seigneur a établi son Règne par son bras, * terrassant la mort par la mort, * Lui le Premier-Né d’entre les morts. * Il nous libère du ventre de l’enfer, ** et offre au monde la grande miséricorde.
2. Tropaire de Ceux qui souffrirent la passion, ton 5 : Tu enduras avec douceur * la privation de la royauté terrestre, * les liens et les souffrances de toutes sortes, * ayant confessé le Christ jusqu’à la mort même de la main des ennemis de Dieu, * ô grand Tsar ayant souffert la passion, couronné de Dieu Nicolas ; * ayant pour cela reçu du Christ Dieu la couronne des martyrs dans les cieux, * avec la tsarine, tes enfants et tes serviteurs, * prie Le de faire miséricorde à la terre russe ** et de sauver nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion de Ceux qui souffrirent la passion, ton 4 : Affermis l’espérance du tsar martyr avec la tsarine, ses enfants et ses serviteurs, * et donne-leur de voler vers ton amour, * toi qui leur annonças le repos à venir ; ** par leurs prières, Seigneur, fais nous miséricorde.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 3 : Du tombeau tu es ressuscité * en ce jour, ô Dieu de miséricorde, * nous arrachant aux portes de la mort ; * en ce jour Adam tressaille d’allégresse et Eve danse de joie, * et tous ensemble les Patriarches & les Prophètes chantent inlassablement ** la force & la puissance de ta divinité.
Prokimen Du dimanche, ton 3 : ℟. Sonnez pour notre Dieu, sonnez ; * sonnez pour notre Roi, sonnez ! (Psaume 46, 7). ℣. Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ! (Psaume 46, 2). De Ceux qui souffrirent la passion, ton 7 : ℟. Seigneur ! le roi se réjouira dans ta force ; * et il sera transporté de joie, à cause du salut que tu lui as procuré. (Psaume 20, 1).
Epîtres Du dimanche :Romains (§ 93) VI, 18-23. Car la mort est la solde et le payement du péché ; mais la vie éternelle est une grâce et un don de Dieu, en Jésus-Christ notre Seigneur. De Ceux qui souffrirent la passion :Romains (§ 99) VIII, 28-39. Car je suis assuré que ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les principautés, ni les puissances, ni les choses présentes, ni les futures, ni la puissance, ni tout ce qu’il y a de plus haut, ou de plus profond, ni toute autre créature, ne pourra jamais nous séparer de l’amour de Dieu, en Jésus-Christ notre Seigneur.
Alleluia Du dimanche, ton 3 : ℣. En toi, Seigneur, j’ai mon abri ; sur moi pas de honte à jamais (Psaume 30, 2). ℣. Sois pour moi un Dieu qui me défend, un lieu fort qui me sauve (Psaume 30, 3.) De Ceux qui souffrirent la passion, ton 1 : ℣. Parce que le roi espère dans le Seigneur, la miséricorde du Très-Haut le rendra inébranlable. (Psaume 20, 7).
Evangiles Du dimanche :Matthieu (§ 25) VIII, 5-13. Mais le centenier lui répondit : Seigneur ! je ne suis pas digne que vous entriez dans ma maison ; mais dites seulement une parole, et mon serviteur sera guéri. De Ceux qui souffrirent la passion :Jean (§ 52) XV, 17 – XVI, 2. Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite : Le serviteur n’est pas plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi.
Verset de communion Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). De Ceux qui souffrirent la passion : Seigneur, sauve le Roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquerons (Psaume 19, 9). Alleluia, alleluia, alleluia.
Saint-Eugène, le dimanche 9 juillet 2016, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h30.
L’économe infidèle.
On comprend la suite : Celui qui est fidèle pour très peu de chose, ce qui veut dire pour le plan charnel, sera fidèle aussi pour beaucoup, ce qui veut dire pour le plan spirituel. Mais celui qui est malhonnête pour très peu qui ne met pas au service de ses frères ce que Dieu a créé pour tous, celui-là sera malhonnête aussi dans le partage des richesses spirituelles, car il ne dispensera pas la doctrine selon les besoins, mais selon les personnes. « Or, dit le Seigneur, si vous ne dispensez pas bien les richesses matérielles et caduques, qui donc vous confiera les vraies et éternelles richesses de la doctrine divine ? » Homélie de saint Jérôme, prêtre, IXème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.
L’introït de la messe de ce dimanche, – Suscepimus, Deus, misericordiam tuam, in medio templi tui – Nous avons reçu, Dieu, ta miséricorde au milieu de ton temple -, tiré du psaume 47, a été ultérieurement réutilisé au VIIIème siècle pour servir également d’introït à la messe de la Purification le 2 février, lorsque cette fête fut instituée à Rome.
Par ailleurs, l’antienne de communion de ce dimanche – Gustate & videte quoniam suavis est Dominus – Goutez & voyez combien doux est le Seigneur – est tirée du psaume 33. Au IVème siècle, ce psaume eucharistique par excellence était universellement chanté à la communion, tant en Orient comme en Occident, et il en subsiste des traces nombreuses dans les différents rits. Il est possible que l’antienne de ce jour soit un témoin pour le rit romain de cet usage primitif.
A la messe :
Introït – Suscepimus Deus misericordiam tuam (ton i.)
Kyriale XI – Orbis factor
Epître : Romains VIII, 12-17 : Car tous ceux qui sont poussés par l’Esprit de Dieu, sont enfants de Dieu.
Evangile : Luc XVI, 1-9 : Et le maître loua cet économe infidèle de ce qu’il avait agi prudemment : car les enfants du siècle sont plus sages dans la conduite de leurs affaires, que ne le sont les enfants de lumière.
Procession de sortie : Je mets ma confiance – Cantique et mélodie du R.P. Lambillotte – harmonisation de M. le chanoine Gaston Roussel, maître de chapelle de la cathédrale de Versailles
IIndes vêpres du VIIIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :
A la Bienheureuse Vierge Marie : Salve Regina – solennel, du Ier ton
Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus du VIIème ton.
A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton.
Chant d’action de grâces : Hymne Te decet hymnus – hymne de la liturgie byzantine à matines, vêpres & complies, employée par saint Benoît à la fin du troisième nocturne des dimanches
dans l’office monastique (cf. Règle de saint Benoît XI, 10)
Dimanche du ton II de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour la fête de notre vénérable Père Samson l’Hospitalier. Né à Rome d’une famille noble de haut rang, il y étudie la médecine, mais au lieu de faire carrière, il soigne gratuitement les pauvres. A la mort de ses parents, il affranchit ses esclaves, vend tous ses biens, distribue l’argent aux pauvres et part, sans un sou, pour Constantinople. Là, il s’installe dans une modeste maison d’où il distribuait des aumônes, réconfortait, conseillait, donnait espoir et médicaments, et toute l’aide possible à ceux qui souffraient spirituellement et corporellement. Sa vertu parvient aux oreilles du patriarche de Constantinople qui le persuade de devenir prêtre. Il a alors 30 ans. Prêtre-médecin, il poursuit son sacerdoce auprès des malades sans ressources, il devient par ailleurs skévophylax (i.e. garde du trésor) de la Grande Église. A cette époque, l’empereur Justinien le Grand tomba malade, et ces médecins pensèrent qu’il avait un mal incurable. L’empereur pria avec grande ferveur, et Dieu lui révéla en songe que Samson le guérirait. Quand l’empereur fit amener Samson à sa cour, le saint homme eut à peine posé sa main sur l’endroit malade que l’empereur en était guérit. A l’offre de Justinien d’une énorme fortune, Samson déclina, disant qu’il n’accepterait rien, et ajoutant à l’adresse de l’empereur : « O Empereur, j’avais de l’argent et de l’or et d’autres richesses, mais j’ai tout abandonné pour l’amour du Christ, afin de pouvoir gagner l’éternelle richesse céleste ». L’empereur insistant pour faire quelque chose pour lui, Samson lui demanda de bâtir une maison pour les pauvres. Dans cet hôpital qui fonctionnera longtemps à Constantinople sous le vocable de Saint-Samson, notre saint continua d’exercer sa charité au service des pauvres & des malades. Il entra au ciel le 27 juin 530 et fut enterré dans l’église du saint martyr Mocius, son parent. Saint Samson le Thaumaturge est le saint patron des médecins byzantins.
Une des cathédrales de Saint-Pétersbourg lui est dédiée, elle fut construite entre 1728 et 1740 pour commémorer la victoire de Poltava remportée le 27 juin 1709, jour de la fête de ce saint. Son iconostase principale est tenue pour une pièce majeure de l’art pétersbourgeois du XVIIIème siècle. Les livres liturgiques liturgiques russes contiennent par ailleurs un office d’action de grâces pour ladite victoire de Poltava.
Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche, ton 2. Gloire au Père. Tropaire du vénérable Père. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
Tropaires des Béatitudes :8 tropaires du dimanche, ton 2 :
1. Reprenant la prière du bon Larron, * ô Christ, nous te disons : * Souviens-toi de nous, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Ta croix, nous te l’offrons * pour la rémission de nos péchés : * Seigneur, tu l’as supportée ** par amour pour les hommes.
3. Devant ta Sépulture & ta sainte Résurrection, * Maître, nous nous prosternons : * par elles tu rachetas de la corruption, ** Ami des hommes, le monde entier.
4. Seigneur, l’empire de la Mort * par ta mort fut englouti, * & par ta sainte Résurrection, ** Dieu sauveur, tu as sauvé l’univers.
5. Au plus profond de l’Enfer, * lorsqu’ils virent ta clarté, * ceux qui dormaient dans les ténèbres de la mort, ** ô Christ, se levèrent, ressuscités.
6. Ressuscité du tombeau, * tu vins au-devant des Myrophores, * et les Disciples reçurent la mission ** de proclamer ta Résurrection.
7. Glorifions le Père éternel, * prosternons-nous devant le Fils * et tous, avec foi célébrons ** la louange du Saint-Esprit.
8. Réjouis-toi, ô Trône flamboyant, * réjouis-toi, Epouse inépousée, * réjouis-toi, Vierge qui enfantas ** pour les hommes notre Dieu.
A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, ô Vie immortelle, * alors l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité . * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : * Donateur de vie, Christ notre Dieu, gloire à toi !
2. Tropaire du vénérable Père, ton 8 : Dans ta patience, tu as acquis ta récompense, Père vénérable, * car tu fus infatigable dans l’oraison, aimant les pauvres sans jamais te lasser ;. * mais prie le Christ Dieu, Samson miséricordieux et bienheureux ** afin qu’il sauve nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du vénérable Père, ton 8 : Tel un médecin excellent, et tel un orant offrant le sacrifice agréable, Samson sage en Dieu, vénérable père, * en se hâtant vers le sanctuaire divin, en se réjouissant avec des psaumes et des hymnes, ** nous glorifions le Christ qui t’as donné un tel charisme de guérison.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 2 : Tu es ressuscité du tombeau, tout-puissant Sauveur : * l’enfer, voyant ce prodige, est saisi de stupeur, * & les morts ressuscitent. * A cette vue, la création se réjouit avec toi ; * Adam s’unit à l’allégresse ** et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.
Prokimen Du dimanche, ton 2 : ℟. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14). ℣. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18).
[Du vénérable Père, ton 7 : ℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).]
Epîtres Du dimanche : Romains (§ 88) V, 1-10. Or cette espérance n’est point trompeuse, parce que l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné.
[Du vénérable Père : Galates (§ 213) V, 22 – VI, 2.]
Alleluia Du dimanche, ton 2 : ℣. Qu’il te réponde, le Seigneur, au jour d’angoisse, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob ! (Psaume 19, 1). ℣. Seigneur, sauve le roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquons (Psaume 19, 10).
Evangiles Du dimanche : Matthieu (§ 18) VI, 22-33. Pourquoi aussi vous inquiétez-vous pour le vêtement ? Considérez comment croissent les lis des champs : ils ne travaillent point, ils ne filent point : et cependant je vous déclare que Salomon même dans toute sa gloire n’a jamais été vêtu comme l’un d’eux.
[Du vénérable Père : Luc (§ 67) XII, 32-40.]
Verset de communion Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
[Du vénérable Père :Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.]
Saint-Eugène, le dimanche 3 juillet 2016, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h30.
Mémoire du VIIème dimanche après la Pentecôte.
Sans doute, frères bien-aimés, le reste du monde prend part à toutes nos solennités saintes ; et la piété d’une même foi demande qu’on célèbre en tous lieux, avec une joie commune, ce qui s’est accompli pour le salut de tous. Néanmoins la fête d’aujourd’hui, en plus de ce respect qui lui est acquis par toute la terre, doit être en notre Ville le sujet d’une vénération spéciale, accompagnée d’une particulière allégresse : de sorte que là où les deux principaux Apôtres sont morts si glorieusement, il y ait, au jour de leur martyre, une plus grande explosion de joie. Car ce sont là, ô Rome, les deux héros qui ont fait resplendir à tes yeux l’Évangile du Christ ; et c’est par eux que toi, qui étais maîtresse d’erreur, tu es devenue disciple de la vérité. Sermon de saint Léon, pape, IVème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au second nocturne.
A la messe :
Propre grégorien du jour – Kyriale : Messe IV – Cunctipotens
Procession d’entrée: Tu es Petrus – ancien répons en l’honneur de saint Pierre chanté à Rome lors du pèlerinage aux tombeaux des Saints Apôtres – mélodie et arrangements : Henri de Villiers
Pendant les encensements de l’offertoire : Exultet cœlum laudibus – hymne du Xème siècle des saints Apôtres, à vêpres – alternances d’orgue de Guillaume Gabriel Nivers (1632 † 1714), organiste de Saint Sulpice et des damoiselles de Saint-Cyr (1ère & 3ème strophe, Amen) et de l’organiste titulaire (5ème strophe improvisée)
Procession de sortie : Chantez, voix bénies – Hymne officiel de l’Etat du Vatican, composé initialement en l’honneur de Sa Sainteté le Bienheureux Pape Pie IX – paroles de Louis Gallet – musique de Charles Gounod (1818 † 1893)
IIndes vêpres de la solennité des saints Apôtres Pierre & Paul & mémoire du VIIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :
Chant d’action de grâces : Antienne In omnem terram & Psaume 116 – Laudate Dominum omnes gentes – plain-chant parisien (antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème siècle
Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 3 juillet 2016 du calendrier grégorien – 20 juin 2016 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.
LE SECOND DIMANCHE APRES LA PENTECOTE
MEMOIRE DE TOUS LES SAINTS QUI ONT ILLUMINE LA TERRE DE RUSSIE
Le second dimanche après la Pentecôte, une semaine après avoir fêté tous les saints, l’Eglise russe célèbre une Toussaint russe.
Cette célébration vit le jour au XVIème siècle sous le saint métropolite Macaire de Moscou & de toutes les Russies mais fut abandonnée au siècle suivant lors des réformes du Patriarche Nikon. Cette fête fut restaurée à la suite du concile local de Moscou le 26 août 1918.
L’initiateur de la restauration de cette fête fut un professeur de l’Université de Saint-Pétersbourg, Boris Touraev. Il fut du reste le co-auteur avec le hiéromoine Athanase Sakharov de la première édition de l’office parue en 1918. Une seconde édition de cet office parut en 1956 et fut publiée par le Patriarcat de Moscou. Une révision de cet office fut effectuée en 2002 et fut intégrée aux Ménées du mois de mai (elle présente quelque variante avec la version de 1956, en particulier pour le prokimenon de la liturgie).
Curiosité liturgique, les différents stichères des vêpres ou des matines, ainsi que les tropaires des odes du canon du jour à matines énumèrent les noms d’un très grand nombre de saints russes. Des formules spéciales pour les prières de la litie énumèrent de même de longues listes de saints russes.
L’office de tous les saints qui ont illuminé la terre de Russie se combine avec celui du dimanche, ton 1. Les lectures de la liturgie, qui s’ajoutent à celle du IInd dimanche après la Pentecôte, reprennent celles du dimanche de tous les saints de la semaine précédente.
Par les prières de ta Mère immaculée et de tous les saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous, dans ton unique bonté & ton amour pour les hommes. Amen.
Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche, ton 1. Gloire au Père. Tropaire des saints russes. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche, ton 1. Gloire au Père. Tropaire des saints russes. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : de tous les saints de Russie.
Tropaires des Béatitudes :6 tropaires du dimanche, ton 1 & 4 tropaires propres à la fête de tous les saints de Russie, ton 8 :
1. Du Paradis l’Ennemi fit chasser Adam * lorsqu’il eut mangé le fruit défendu, * mais par la croix le Christ y fit entrer le bon Larron qui lui criait : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Je me prosterne devant ta Passion * et je glorifie ta sainte Résurrection ; * avec Adam & le bon Larron * je te crie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Librement, Seigneur sans péché, * tu as souffert la croix & la mise au tombeau ; * mais, comme Dieu, tu es ressuscité, * faisant surgir avec toi * Adam qui s’écrie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Le temple de ton corps, tu l’as relevé * du tombeau le troisième jour ; * avec Adam, ô Christ notre Dieu, * tu as ressuscité le genre humain, * qui chante : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. A ton sépulchre se rendirent de bon matin * les Myrrophores tout en larmes, ô Christ notre Dieu : * elles y trouvèrent un Ange vêtu de blanc, * assis sur la pierre et disant : Que cherchez-vous ? ** Le Christ est ressuscité, ne pleurez plus.
6. Sur la montagne que tu leur avais indiquée * tes Apôtres arrivèrent, Seigneur ; * et, lorsqu’ils te virent, Sauveur, * ils se prosternèrent devant toi ; * vers les nations tu les envoyas ** pour les instruire et baptiser.
7. Nous avons pas hérité de notre terre par l’épée, * mais par ta droite, et ta dextre élevée, et la lumière de ta face ; * et par les larmes de tes saints, leurs luttes et leur sueur, leur sang et leur enseignement, ** notre patrie est fermement établie.
8. Lorsque nous nous sommes détournés loin de toi et n’avons pas accompli tes commandements, * alors tu nous as mis de côté et nous as humiliés ; * et nous sommes devenus la moindre parmi toutes les nations. * Mais aie pitié de nous, ô Dieu notre Sauveur, ** par les prières des saints.
9. O tout-Sainte Trinité, fais nous revenir d’exil, * guéris notre maladie et notre chagrin, * et élève notre esprit de la paresse et du sommeil du péché, * que nous soyons dignes de nos pères et frères ** qui par leurs luttes ont glorifié ton nom dans notre pays.
10. Rassemble les dispersés, * fais revenir ceux qui ont été séparés, * fais revenir ceux qui se sont éloignés de la foi orthodoxe, * réconforte les pleurs et la tristesse, * et guéris la dissolution de notre terre tourmentée, * O toi qui es pleine de grâce, * suppliant Dieu en notre nom ** avec les saints qui sont nos compatriotes.
A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 1: La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * « Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »
2. Tropaire de tous les saints qui ont illuminé la terre de Russie, ton 8: Comme le bon fruit de tes salutaires semailles * la terre de Russie t’offre, Seigneur, * tous les Saints qui sur elle ont resplendi ; * à leur prière & par celle qui t’enfanta * garde les fidèles de son Eglise dans une profonde paix, * Dieu de miséricorde.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion de tous les saints qui ont illuminé la terre de Russie, ton 3: En ce jour, le chœur de tous les Saints * qui sur la terre de Russie furent agréables à Dieu * se tient parmi nous invisiblement et prie pour nous ; * avec eux les Anges glorifient le Seigneur * et pour cette fête exultent les autres Saints de l’Eglise du Christ, * intercédant tous ensemble auprès du Dieu d’avant les siècles.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 1: Tu sors du tombeau en gloire, en tant que Dieu, ressuscitant le monde avec Toi. La mort est anéantie et la nature humaine te chante, ô Dieu. Adam exulte, ô Maître, et Eve libérée de ses liens se réjouit en criant : Tu es, ô Christ, Celui qui donne à tous la résurrection !
Prokimen Du dimanche, ton 1 : ℟. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22). ℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Des saints russes, ton 4 : ℟. Pour les saints qui sont sur sa terre, le Seigneur a rendu merveilleuse toutes ses volontés (Psaume 15, 3).
Epître Du dimanche :Romains (§ 81) II, 10-16. Dieu jugera par Jésus-Christ, selon l’Évangile que je prêche, tout ce qui est caché dans le cœur des hommes. Des saints russes :Hébreux (§ 330) XI, 33 – XII, 2.. Puis donc que nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, dégageons-nous de tout le poids qui nous abat, et des pièges qui nous assiègent, et courons par la patience dans cette carrière qui nous est ouverte.
Alleluia Du dimanche, ton 1 : ℣. C’est Dieu qui me donne les vengeances & prosterne les peuples sous moi. (Psaume 17, 48) ℣. Il multiplie pour son roi les délivrances et montre de l’amour pour son Christ. (Psaume 17, 51) Des saints russes : ℣. O Dieu ! nous avons entendu de nos oreilles, et nos pères nous l’ont annoncé. (Psaume 46, 1)
Evangile Du dimanche :Matthieu (§ 9) IV, 18-23. Et il leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes. Des saints russes :Matthieu (§ 38) X, 32-33, 37-38; XIX, 27-30.. Quiconque donc me confessera et me reconnaîtra devant les hommes, je le reconnaîtrai aussi moi-même devant mon Père qui est dans les cieux.
Verset de communion Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Des saints russes : Le Seigneur a mis sa complaisance dans son peuple ; et il élèvera ceux qui sont doux, et les sauvera. (Psaume 149, 4) Alleluia, alleluia, alleluia.
Saint-Eugène, le dimanche 26 juin 2016, grand’messe de 11h, qui sera la première messe de M. l’Abbé Zucchi, ibp. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h30.
La Multiplication des pains
Outre la très belle épître baptismale de saint Paul aux Romains, la liturgie de ce jour nous fait lire le récit de la multiplication des pains dans Marc au chapitre VIII.
C’est après que cette femme qui figurait l’Église, eut été guérie d’un flux de sang ; c’est après que les Apôtres eurent été choisis pour prêcher l’Évangile du royaume de Dieu, que Jésus-Christ distribua l’aliment de la grâce céleste. Et remarquez à qui il le dispense : ce n’est point à ceux qui demeurent oisifs, à ceux qui restent dans la ville, c’est-à-dire à ceux qui s’attardent dans la synagogue ou se complaisent dans les honneurs du siècle ; mais c’est à ceux qui, pour chercher le Christ, pénètrent jusqu’au désert. Ceux qui surmontent toute répugnance, ceux-là sont accueillis par le Christ, c’est avec eux que le Verbe de Dieu s’entretient, non des affaires de ce monde, mais du royaume de Dieu. Et si parmi eux il en est qui soient affligés de quelque infirmité corporelle, il leur accorde d’abord le bienfait de la guérison. Homélie de saint Ambroise, évêque, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.
Evangile : Marc VIII, 1-9 : Alors il commanda au peuple de s’asseoir sur la terre ; il prit les sept pains, et rendant grâces, les rompit, les donna à ses disciples pour les distribuer ; et ils les distribuèrent au peuple.
Pendant la communion : Tu es sacerdos in æternum – extrait du Dixit Dominus du premier ton, des vêpres solennelles – plain-chant musical de François de La Feillée (Méthode de plain-chant de 1748)
Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 26 juin 2016 du calendrier grégorien – 13 juin 2016 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.
LE DIMANCHE DE TOUS LES SAINTS
ВСЕХ СВЯТЫХ
Le Ier dimanche après la Pentecôte, le rit byzantin célèbre la fête de tous les saints.
De même que c’est la dédicace du Panthéon en basilique Sainte-Marie-des-Martyrs au VIème siècle qui est à l’origine de la fête de tous les saints dans le rit romain, de même c’est la dédicace de l’église de Tous les Saints par l’empereur Léon VI le Sage (886 † 912) à Constantinople, près de l’église des Douze Apôtres, qui est à l’origine de la fête de ce dimanche dans le rit byzantin. Pour la petite histoire, cette église fut construite par Léon VI le Sage afin d’abriter les reliques de son épouse Théophanô, morte ascète au couvent des Blachernes en odeur de sainteté. Par ses reliques s’accomplissaient des miracles, mais l’empereur répugna à dédier la nouvelle église à sa première épouse.
Le Synaxaire de Nicéphore Calliste Xanthopoulos (XIVème siècle) explique que la fixation de la fête de tous les saints au dimanche qui suit la Pentecôte exprime que l’Esprit-Saint est la source de toute sainteté. Il fait aussi remarquer que le cycle pascal se conclut par cette fête, ayant démarré par le récit de la création et de l’expulsion d’Adam au dimanche de la Tyrophagie ; puis, au travers de la croix, de la passion, de la résurrection, de la descente du Saint-Esprit et de la révélation de la Trinité, le cycle mobile du Triode a exposé le plan d’amour de Dieu pour sauver l’homme : l’économie du salut, laquelle voit sa conclusion naturelle par la sanctification des disciples du Christ.
L’office de tous les saints se combine avec celui du dimanche, ton 8.
Par les prières de ta Mère immaculée et de tous les saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous, dans ton unique bonté & ton amour pour les hommes. Amen.
Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche, ton 8. Gloire au Père. Tropaire de tous les saints. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion de tous les saints.
Tropaires des Béatitudes :4 tropaires du dimanche, ton 8 & 4 tropaires de la 6ème ode du canon de tous les saints :
1. Souviens-toi de nous, Christ Sauveur du monde, * comme sur la croix tu t’es souvenu du bon Larron, * & rends-nous dignes, seul Seigneur compatissant, ** d’avoir tous notre part en ton royaume, dans les cieux.
2. Adam, écoute, avec Eve, réjouis-toi, * car celui qui jadis vous dépouilla tous les deux * & dont la ruse nous rendit captifs ** est anéanti par la Croix du Christ.
3. Sur l’arbre de la croix, Sauveur, tu acceptas d’être cloué * pour sauver Adam de la malédiction méritée sous l’arbre défendu * et lui rendre la ressemblance à ton image, Dieu de bonté, ** ainsi que le bonheur d’habiter le Paradis.
4. En ce jour le Christ est ressuscité du tombeau, * à tout fidèle accordant l’incorruptible vie ; * aux Myrrophores il donne l’annonce de la joie ** après ses Souffrances & sa divine Résurrection.
5. Comme pierre précieuse & choisie, * comme pierre d’angle en Sion, * les Saints, ô Christ, t’ont découvert * & sur ce roc inébranlable ils ont assis * l’édifice de leurs pierres choisies.
6. Les gouttes de ton sang, ô mon Dieu, * avec l’eau jaillissant de ton côté * ont fait surgir un monde nouveau * & convoqué auprès de toi * la divine assemblée de tous les Saints.
7. Pieusement nous chantons * la divine assemblée des Martyrs * rayonnante de grâce & de splendeur * dans leurs habits de sang vermeil * & la pourpre de leurs rudes combats.
8. Tous ensemble, nous te chantons * comme la Mère de Dieu en vérité : * grâce à toi la nature féminine fut affermie ; * pour le Christ elle a combattu * & s’est illustrée par toutes sortes de vertus.
A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 8 : Tu es descendu du lieu très-haut, toi qui es compatissant. * Tu as souffert l’ensevelissement durant trois jours, * pour nous libérer des passions. * Notre vie et notre résurrection, Seigneur, gloire à toi !
2. Tropaire de tous les saints, ton 4 : Parée du sang de tes martyrs du monde entier * comme de pourpre et de lin, * ton Église te clame par leur intercession, ô Christ Dieu : * « Étends ta compassion sur tes fidèles ; ** accorde la paix à ton peuple et à nos âmes la grande miséricorde. »
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
4. Kondakion de tous les saints, ton 8 : Comme prémices de la nature, à Toi qui fais pousser la création, * le monde entier t’offre, Seigneur, les martyrs théophores ; * garde ton Église dans une paix profonde, par leurs supplications ** et par les prières de la Mère de Dieu, ô Très- miséricordieux.
Prokimena Du dimanche, ton 8 : ℟. Rendez hommage et faites offrande au Seigneur notre Dieu. (Psaume 75, 12) ℣. Dieu est connu en Judée, en Israël grand est son nom. (Psaume 75, 1) De tous les saints, ton 4 : ℟. Dieu est admirable dans ses saints, le Dieu d’Israël. (Psaume 76, 36)
Epître : Du dimanche de tous les saints :Hébreux (§ 330) XI, 33 – XII, 2.. Puis donc que nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, dégageons-nous de tout le poids qui nous abat, et des pièges qui nous assiègent, et courons par la patience dans cette carrière qui nous est ouverte.
Alleluia De tous les saints, ton 4 : ℣. Par la Parole du Seigneur, les cieux ont été affermis, et par l’Esprit de sa bouche, toute leur puissance. ℣. Depuis les cieux, le Seigneur a regardé, il a vu tous les fils des hommes.
Evangile : Du dimanche de tous les saints :Matthieu (§ 38) X, 32-33, 37-38; XIX, 27-30.. Quiconque donc me confessera et me reconnaîtra devant les hommes, je le reconnaîtrai aussi moi-même devant mon Père qui est dans les cieux.
Verset de communion Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux (Psaume 148, 1). De tous les saints : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alléluia, alléluia, alléluia.
Saint-Eugène, le dimanche 12 juin 2016, sacrement de confirmation puis grand’messe en rit romain traditionnel de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h30.
Ce dimanche 12 juin 2016, Mgr Maurice de Germiny, évêque émérite de Blois, vient à Saint-Eugène conférer le sacrement de confirmation.
Cette année, une soixantaine de fidèles recevront le sacrement de la confirmation dans la forme traditionnelle.
IVème dimanche après la Pentecôte La Pêche miraculeuse
Du moment que le Seigneur, par des miracles divers, eut rendu la santé à beaucoup de malades, la foule de ceux qui désiraient ardemment des guérisons ne se laissa plus arrêter par les difficultés de temps et de lieux. La soirée s’avançait et ils le suivaient encore ; près du lac, la foule accourt, le presse ; si bien qu’il se voit obligé de monter dans la barque de Pierre. Cette barque, saint Matthieu nous la représente battue des flots, et saint Luc nous la montre remplie de poissons ; ce qui vous dépeint les fluctuations de l’Église à son berceau, et sa prodigieuse fécondité dans la suite. Les poissons figurent ceux qui naviguent sur l’océan de cette vie. Dans le premier cas, le Christ sommeille encore pour ses disciples ; dans le second, il commande en maître : Jésus dort en effet dans les âmes tièdes, et il veille dans les âmes parfaites. Homélie de saint Ambroise, évêque, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.
Pendant que le sacrement de la confirmation est conféré par l’évêque :
Veni, Sancte Spiritus – Prose de la Pentecôte, sur l’ancien rythme de Paris – harmonisation du chanoine Revert, maître de chapelle de la cathédrale Notre-Dame de Paris.
Veni Creator Spiritus – grand motet de Michel Richard de Lalande (1657 † 1726), maître de la chapelle des rois Louis XIV & Louis XV
Epître : Romains VIII, 18-23 : Car je suis persuadé que les souffrances de la vie présente n’ont point de proportion avec cette gloire qui sera un jour découverte en nous.
Après la Consécration : O vere digna Hostia de Guillaume Bouzignac (c. 1587 † ap. 1643), maître de chapelle des cathédrales d’Angoulême, de Bourges, de Rodez et de Clermont-Ferrand
Pendant la communion : Tantum ergo sacramentum – texte de Saint Thomas d’Aquin – musique de Michel-Richard de Lalande (1657 † 1726), maître de la chapelle des rois Louis XIV & Louis XV
Procession de sortie : Chez nous soyez Reine – cantique et mélodie du chanoine Huet – Harmonisation du chanoine Gaston Roussel (1913 † 1985), curé de Port-Marly, maître de chapelle de la cathédrale de Versailles