Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du XIIème dimanche après la Pentecôte – fête de la Décollation de saint Jean Baptiste – ton 3

decollation-de-saint-jean-baptisteParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 11 septembre 2016 du calendrier grégorien – 29 août 2016 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton III de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour la décollation du chef du Prophète, Précurseur et Baptiste du Seigneur Jean.

L’Eglise byzantine connait six fêtes de saint Jean Baptiste :
1. sa Conception, le 23 septembre,
2. sa mémoire, au lendemain du baptême du Seigneur, le 7 janvier,
3. la première & la seconde Invention (au sens étymologique de découverte) de son Chef le 24 février,
4. la troisième Invention de son Chef le 25 mai,
5. sa Nativité le 24 juin,
6. sa Décollation le 29 août.

La fête dont il est question ici est relatée dans les évangiles de Matthieu & de Marc.

Voici le récit de saint Matthieu XIV, 3-12 :

3. Car Hérode ayant fait prendre Jean, l’avait fait lier et mettre en prison, à cause d’Hérodiade, femme de son frère ;
4. parce que Jean lui disait : Il ne vous est point permis d’avoir cette femme.
5. Hérode voulait donc le faire mourir ; mais il appréhendait le peuple, parce que Jean en était regardé comme un prophète.
6. Mais comme Hérode célébrait le jour de sa naissance, la fille d’Hérodiade dansa devant ; et elle plut de telle sorte à Hérode,
7. qu’il lui promit avec serment de lui donner tout ce qu’elle lui demanderait.
8. Cette fille ayant donc été instruite auparavant par sa mère, lui dit : Donnez-moi présentement dans un bassin la tête de Jean-Baptiste.
9. Le roi ressentit de la tristesse : néanmoins à cause du serment, et de ceux qui étaient à table avec lui, il commanda qu’on la lui donnât.
10. Il envoya en même temps couper la tête à Jean dans la prison.
11. Et sa tête fut apportée dans un bassin et donnée à cette fille, qui la porta à sa mère.
12. Après cela ses disciples vinrent prendre son corps et l’ensevelirent ; et ils allèrent le dire à Jésus.

Le récit de saint Marc VI, 17-29 est similaire et c’est celui qu’emploie le rit byzantin pour cette fête :

17. Car Hérode ayant épousé Hérodiade, quoiqu’elle fût femme de Philippe, son frère, avait envoyé prendre Jean, l’avait fait lier et mettre en prison à cause d’elle ;
18. parce que Jean disait à Hérode : Il ne vous est pas permis d’avoir la femme de votre frère.
19. Depuis cela Hérodiade avait toujours cherché l’occasion de le faire mourir ; mais elle n’avait pu y parvenir,
20. parce qu’Hérode sachant qu’il était un homme juste et saint, le craignait et avait du respect pour lui, faisait beaucoup de choses selon ses avis, et l’écoutait volontiers.
21. Mais enfin il arriva un jour favorable, qui fut le jour de la naissance d’Hérode, auquel il fit un festin aux grands de sa cour, aux premiers officiers de ses troupes, et aux principaux de la Galilée :
22. car la fille d’Hérodiade y étant entrée, et ayant dansé devant Hérode, elle lui plut tellement, et à ceux qui étaient à table avec lui, qu’il lui dit : Demandez-moi ce que vous voudrez, et je vous le donnerai.
23. Et il ajouta avec serment : Oui, je vous donnerai tout ce que vous me demanderez, quand ce serait la moitié de mon royaume.
24. Elle étant sortie, dit à sa mère : Que demanderai-je ? Sa mère lui répondit : La tête de Jean-Baptiste.
25. Étant rentrée aussitôt en grande hâte où était le roi, elle fit sa demande, en disant : Je désire que vous me donniez tout présentement, dans un bassin, la tête de Jean-Baptiste.
26. Le roi en fut fort fâché ; néanmoins, à cause du serment qu’il avait fait, et de ceux qui étaient à table avec lui, il ne voulut pas la refuser.
27. Ainsi il envoya un de ses gardes avec ordre d’apporter la tête dans un bassin ; dans la prison, il lui coupa la tête,
28. l’apporta dans un bassin, et la donna à la fille, et la fille la donna à sa mère.
29. Les disciples de Jean l’ayant su, vinrent prendre son corps, et le mirent dans un tombeau.

Avec quelle modération l’Evangéliste raconte cet évènement tragique ! Il montre Hérode contristé, ne consentant au meurtre qu’à cause de son serment et de ses convives. La jeune fille est dirigée par sa mère, elle porte la tête à sa mère, et cette femme, il l’appelle simplement sa mère et non scélérate, sanguinaire. Les justes ont plus de compassion pour ceux qui font le mal que pour ceux qui le subissent, car ce sont ceux-là qui en réalité sont les plus malheureux. Entrons dans cet esprit : avec les saints pleurons sur les pécheurs plutôt que de les maudire, et autant que cela est permis, jetons un voile sur leurs fautes.
Saint Jean Chrysostome, Homélie XLVIII, 5.

Voici quelques notes historiques pour mieux situer cet évènement :

Hérode Antipas (né vers 22 avant Jésus-Christ) régna de 4 avant Jésus-Christ à 39 après Jésus-Christ. Il était le fils d’Hérode le Grand et de la samaritaine Malthakè. A la mort de son père, il devint tétrarque de Galilée et de Pérée mais le peuple avait coutume de lui donner le titre de roi ; on lui doit la fondation de Tibériade (en l’honneur de l’empereur Tibère) où il résida et installa des colons. Fidèle allié de Rome, en 37, il accompagna le gouverneur de Syrie, Vitellius, et prêta le serment de fidélité à Caligula qui venait de succéder à Tibère. Jaloux de son neveu, Hérode Agrippa Ier, qui avait reçu le titre royal, il vint à Rome quémander pour lui-même le diadème mais, incapable de se disculper de l’accusation de collusion avec les Parthes, il fut exilé en Gaule, probablement à Lugdunum Convenarum (Saint-Bertrand-de-Comminges). Il serait mort assassiné par ordre de l’Empereur.

Hérode Antipas avait d’abord épousé une fille du roi arabe Arétas IV qui, de 9 avant Jésus-Christ, jusqu’à 40 après Jésus-Christ, régnait sur les Nabatéens, à la frontière orientale de son royaume ; mais, lors d’un voyage vers Rome (vers 26), il reçut l’hospitalité chez son demi-frère Hérode Philippe, fils d’Hérode le Grand et de Mariamme, lequel y vivait en simple particulier. Au cours de ce séjour, Hérode Antipas s’était lié avec Hérodiade, la femme de son demi-frère, qui abandonna son premier époux pour suivre Hérode Antipas en Palestine. Hérodiade avait eu une fille de sa première union avec Hérode Philippe qui s’appelait Salomé ; elle pouvait alors avoir dans les quinze ans au moment de la décollation de saint Jean Baptiste.

Quant à la fille du roi Arétas, première épouse d’Hérode Antipas, pour éviter l’humiliation de la répudiation, elle était retournée chez son père qui, en 36, se mit en guerre contre Hérode qui fut honteusement battu et, sans doute par jugement de Caligula, perdit Damas. C’est cet Arétas qui faisait garder Damas (II Corinthiens XI, 32) pour empêcher saint Paul de s’évader, lorsque le dévouement des frères le fit s’échapper dans un panier (Actes des Apôtres IX, 25).

Le péché d’Hérode était grave et condamné dans la Loi de Moïse :

  • « Tu ne découvriras pas la nudité de la femme de ton frère : c’est la nudité de ton frère » (Lévitique XVIII, 16).
  • « L’homme qui prend pour femme la femme de son frère : c’est une souillure ; il a découvert la nudité de son frère ; ils seront sans enfants » (Lévitique XX, 21).

L’historien Flavius Josèphe raconte dans ses Antiquités judaïques qu’Hérode fit emprisonner puis tuer le Baptiste dans la forteresse de Machéronte, place forte construite par Hérode le Grand sur la rive orientale de la mer Morte, en face d’Hébron. Cette forteresse devait tenir en respect les Nabatéens et, en plus des locaux de la garnison, Hérode le Grand y avait installé une prison et un palais somptueux.

Quant à Salomé, elle épousa successivement le tétrarque d’Iturée et de Trachonitide, Hérode Philippe II, fils d’Hérode le Grand et de Cléopâtre, puis Aristobule, fils d’Hérode Agrippa II (48-95, roi de Chalcis puis tétrarque de Philippe et de Lysanias), qui, en 54, recevra de Néron le royaume de la Petite Arménie.

Gravure représentant le Chef de saint Jean Baptiste, conservé à la cathédrale d'AmiensSelon la tradition, les disciples de Jean emportèrent le chef et le corps de leur maître et les ensevelirent à Samarie (Sébaste) près du tombeau des prophètes Abdias et Elisée, en dehors des frontières des états d’Hérode Antipas, afin d’éviter des profanations ultérieures que la furie d’Hérodiade aurait pu commettre. Plus tard, les chrétiens édifièrent une magnifique basilique sur ces trois tombeaux, et il est plus que probable que la date du 29 août fut celle de la dédicace de cette première église. Cette date pour fêter la décollation de saint Jean Baptiste est déjà attestée au IVème siècle en Syrie, en Orient & en Afrique. Le lectionnaire de Jérusalem du début du Vème siècle et le Martyrologe hiéronymien (V-VIèmes siècles) en font déjà mention. Cette date du 29 août est commune au rit byzantin et à tous les rits occidentaux.

Dans la crypte de cette basilique de Samarie, les reliques d’Élisée et de Jean étaient conservées dans « deux châsses recouvertes d’or et d’argent, devant lesquelles brûlaient perpétuellement des lampes », comme le rapporte un document du début du VIème siècle. Aujourd’hui encore on peut voir le lieu qu’elles occupaient dans la crypte de l’église du XIIème siècle, bâtie sur l’emplacement de la basilique byzantine, tandis que le souvenir de la découverte de la tête du Précurseur est attaché à une autre église, de moindre dimension, qui se trouvait à quelque distance, près du Forum. En 1931, on a mis à jour dans cette dernière des fresques très abîmées représentant la décapitation de Jean et la découverte de sa tête.

Chef de saint Jean Baptiste, conservé à la cathédrale d'AmiensAu temps de Julien l’Apostat, les païens brûlèrent les reliques du corps de saint Jean Baptiste, mais son chef et quelques reliques qui avaient été mises à part purent être préservées.

Lors de la IVème Croisade, la relique fut enlevée de Constantinople & apportée en 1206 à la cathédrale d’Amiens par le chanoine Walon de Sarton, qui l’offre à l’évêque, Richard de Gerberoy. La cathédrale d’Amiens conserve toujours aujourd’hui la précieuse relique du Chef du Précurseur & Baptiste Jean, qui est toujours proposée à la vénérations des fidèles d’Orient et d’Occident.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Précurseur. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Précurseur. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du Précurseur.

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 3, et 4 tropaires de la 3ème ode du canon du Précurseur, œuvre de saint Côme le Mélode, évêque de Maïouma (c. 675 † vers 787) :
1. Adam, notre premier père, ayant transgressé ton commandement, * ô Christ, tu l’as chassé du Paradis ; * mais, compatissant, tu fis entrer le bon Larron * te confessant sur la croix et criant : * Souviens-toi de moi, Sauveur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Pour notre faute, tu nous condamnas * à la malédiction de la mort, Seigneur source-de-vie ; * mais, souffrant dans ton corps, Maître sans péché, * tu fis revivre les morts qui s’écrièrent : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Ressuscité d’entre les morts, tu nous sauvas de nos passions, * Seigneur, par ta sainte Résurrection ; * et, Sauveur, tu as détruit toute la puissance de la mort ; * c’est pourquoi nous, les fidèles, te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Par ta sépulture de trois jours tu éveillas, * Dieu, les morts qu’aux Enfers tu vivifias ; * et, dans ta bonté, tu fus la source de l’immortelle vie * pour nous tous, fidèles, qui sans cesse te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. Aux Myrophores tu apparus d’abord, * Sauveur ressuscité d’entre les morts, * leur criant : Réjouissez-vous ! * et par elles, ô Christ, tu révèles ton éveil à tes amis ; * aussi te crions-nous : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
6. Sur la montagne Moïse, étendant les bras, préfigurait la croix et triomphait d’Amalec ; * nous-mêmes, nous la prenons pour combattre les démons * et tous ensemble avec foi te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
7. L’impudique jeune fille a crié * dans son ivresse au roi Hérode : « Sur un plat ** donne-moi tout de suite la tête de Jean. »
8. La fille dansa et, charmé, * l’injuste Hérode fut poussé ** au meurtre du Précurseur, ce héraut du Seigneur.
9. Misérable sort que le tien ! * Hérode, prévaricateur insensé, ** l’audace d’une fille sans pudeur fit de toi un criminel.
10. Par tes prières, Vierge immaculée, * viens à notre aide en détournant ** les dangers dont nous sommes entourés.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les Célestes soient en liesse ! * Que les terrestres se réjouissent ! * Car le Seigneur a établi son Règne par son bras, * terrassant la mort par la mort, * Lui le Premier-Né d’entre les morts. * Il nous libère du ventre de l’enfer, ** et offre au monde la grande miséricorde.
2. Tropaire du Précurseur, ton 2 : La mémoire du juste est célébrée par des louanges, * mais à toi, ô Précurseur, suffit le témoignage du Seigneur. * En effet, tu as été proclamé en vérité le plus vénérable des prophètes ; * car tu as été jugé digne de baptiser dans les eaux celui qui était annoncé. * Ayant combattu pour la vérité, * tu as apporté avec joie, même à ceux qui étaient dans les enfers, * la bonne nouvelle du Dieu manifesté dans la chair, ** lui qui prend le péché du monde et nous apporte la grande miséricorde.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du Précurseur, ton 5 : La glorieuse décollation du Précurseur * relève du divin dessein de salut ; * c’était pour proclamer aussi à ceux qui étaient dans les enfers la venue du Sauveur. * Qu’Hérodiade se lamente à présent, * elle qui a réclamé ce meurtre impie, * car ce n’est pas la loi de Dieu qu’elle a aimée, ni la vie éternelle, ** mais celle qui est trompeuse et qui passe.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 3 : Tu es ressuscité aujourd’hui du tombeau, ô Miséricordieux, * et Tu nous as écartés des portes de la mort. * Aujourd’hui Adam exulte et Ève se réjouit ; * avec eux prophètes et patriarches ne cessent de chanter ** la force divine de ta puissance.

Prokimen
Du dimanche, ton 3 :
℟. Sonnez pour notre Dieu, sonnez ; sonnez pour notre Roi, sonnez ! (Psaume 46, 7).
℣. Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ! (Psaume 46, 2).
Autre prokimen du Précurseur, ton 7 :
℟. Le juste a sa joie dans le Seigneur, et en lui il se réfugie (Psaume 63, 11).

Epîtres
Du dimanche : I Corinthiens (§ 158) XV, 1-11.
Car, premièrement, je vous ai donné ce que j’avais moi-même reçu ; savoir : Que le Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures ; qu’il a été enseveli, et qu’il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures.
Du Précurseur : Actes des Apôtres (§ 33) XIII, 25-32.
Et lorsque Jean achevait sa course, il disait : Qui croyez-vous que je sois ? Je ne suis point celui que vous pensez ; mais il en vient un autre après moi, dont je ne suis pas digne de délier les souliers.

Alleluia
Du dimanche, ton 3 :
℣. En toi, Seigneur, j’ai mon abri ; sur moi pas de honte à jamais (Psaume 30, 2).
℣. Sois pour moi un Dieu qui me défend, un lieu fort qui me sauve (Psaume 30, 3).
Du Précurseur :
℣. Le juste fleurira comme un palmier, il grandira comme un cèdre du Liban (Psaume 91, 13).

Evangiles
Du dimanche : Matthieu (§ 79) XIX, 16-26.
Et Jésus dit à ses disciples : Je vous dis en vérité, qu’il est bien difficile qu’un riche entre dans le royaume des cieux.
Du Précurseur : Marc (§ 24) VI, 14-30.
Ainsi il envoya un de ses gardes avec ordre d’apporter la tête dans un bassin ; dans la prison, il lui coupa la tête.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
Du Précurseur : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

Programme du XVIème dimanche après la Pentecôte

XVIème dimanche après la Pentecôte - Saint-Eugène, le dimanche 4 septembre 2016, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

La guérison de l’hydropique.

Voici d’abord la guérison d’un hydropique, en qui le poids de la chair accablait l’âme et éteignait l’ardeur de l’esprit. Puis vient une leçon d’humilité, quand le Seigneur condamne ceux qui, dans le banquet nuptial, choisissent les premières places : il le fait néanmoins avec douceur, voulant qu’une bonté persuasive tempère la sévérité de la réprimande, que la raison serve à la persuasion, et que la correction réprime la convoitise. Cette leçon d’humilité est accompagnée d’une leçon de miséricorde, et les paroles du Seigneur nous prouvent que la miséricorde doit se pratiquer envers les pauvres et les faibles ; car être hospitalier pour ceux qui en récompenseront, c’est plutôt de l’avarice que de la charité.
Homélie de saint Ambroise, évêque, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

A la messe :

IIndes vêpres du VIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : Christum Regem adoremus – Invitatoire des matines de la Fête-Dieu avec des versets du Psaume 33 sur une ancienne psalmodie
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Salve Regina – solennel, du Ier ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus du VIIème ton.
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton.
  • Chant d’action de grâces : In voce exultationis, VIème ton (antienne de Antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème s. pour le second nocturne de la Fête-Dieu & psaume CXVI)

Télécharger le livret de cette messe au format PDF.
Télécharger le livret des IIndes vêpres du dimanche.
Télécharger le livret des IIndes vêpres et du salut du Très-Saint Sacrement propre à ce dimanche au format PDF.

Iconographie & les 3 leçons des nocturnes de ce dimanche, sur notre page Facebook.

Programme du XIème dimanche après la Pentecôte – saint Agathonique de Nicomédie – après-fête de la Dormition de la Mère de Dieu – ton 2

Saint Agathonique de NicomédieParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 4 septembre 2016 du calendrier grégorien – 22 août 2016 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton II de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint martyr Agathonique de Nicomédie et ses compagnons.

Au IVème siècle, saint Agathonique, un patricien, et ses compagnons Zotique, Théoprépios, Akindynos, Zénon et Sévérien, furent arrêtés à Nicomédie par le comte Eutholome et furent déportés les uns en Bithynie, les autres en Thrace. Durant le chemin, deux d’entre eux furent tués, lancés dans l’espace au moyen de catapultes. Saint Agathonique fut présenté dans Byzance à l’empereur Maximilien Galère & conduit ensuite à Selymbrée sur la côte de Propontide, où Maximilien, s’étant encore trouvé là, lui fit trancher la tête ainsi qu’à ses compagnons. En leur honneur, une magnifique basilique fut érigée par l’empereur Constantin à Byzance. Elle fut reconstruite par les empereurs Anastase puis Justinien. Quatre empereurs y furent couronnés. Les reliques de saint Agathonique et de ses compagnons furent transférées à Kavala en Grèce en 1922, lors de l’expulsion des Grecs d’Asie Mineure.

Ces saints martyrs sont également commémorés à la même date du 22 août par le rit romain : « A Nicomédie, le supplice des saints Agathonique, Zotique, et plusieurs autres, martyrs sous l’empereur Maximien et le président Eutholome. » (Martyrologe romain).

Ce dimanche tombe le 7ème jour de l’après-fête de la Dormition de la Mère de Dieu (fête qui se clôture demain 23 août), aussi les pièces de cette fête se combinent-elles avec celles du dimanche et celle de saint Agathonique.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Martyr. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : de la fête.

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 2, et 4 tropaires de la 8ème ode des deux canons de la fête, œuvres respectivement de saint Côme le Mélode, évêque de Maïouma (c. 675 † vers 787) & de saint Jean Damascène (676 † 749) :
1. Reprenant la prière du bon Larron, * ô Christ, nous te disons : * Souviens-toi de nous, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Ta croix, nous te l’offrons * pour la rémission de nos péchés : * Seigneur, tu l’as supportée ** par amour pour les hommes.
3. Devant ta Sépulture & ta sainte Résurrection, * Maître, nous nous prosternons : * par elles tu rachetas de la corruption, ** Ami des hommes, le monde entier.
4. Seigneur, l’empire de la Mort * par ta mort fut englouti, * & par ta sainte Résurrection, ** Dieu sauveur, tu as sauvé l’univers.
5. Au plus profond de l’Enfer, * lorsqu’ils virent ta clarté, * ceux qui dormaient dans les ténèbres de la mort, ** ô Christ, se levèrent, ressuscités.
6. Ressuscité du tombeau, * tu vins au-devant des Myrophores, * et les Disciples reçurent la mission ** de proclamer ta Résurrection.
7. Les Apôtres, réunis au grand complet * dans Sion, de ces paroles accompagnaient * l’arche divine de la sainteté : * Tabernacle du Dieu vivant, où t’en vas-tu ? * Ne cesse pas de veiller sur les fidèles psalmodiant : * Louons l’unique Dieu créateur, ** exaltons-le dans tous les siècles.
8. Au moment de son départ la Vierge immaculée, * élevant ces mains qu’en toute liberté * elle avait portées sur Dieu pour l’embrasser, * disait comme une Mère à son Enfant: * Garde pour toujours mon héritage qui te crie : * Louons l’unique Dieu créateur, ** exaltons-le dans tous les siècles.
9. Vierge pure, ta mémoire est glorifiée * par les Puissances, les Principautés, * les Anges, les Archanges, les Vertus, * les Trônes, les Dominations, * les Chérubins, les redoutables Séraphins ; * et nous, le genre humain, nous la chantons ** et l’exaltons dans tous les siècles.
10. Mère de Dieu, celui qui, s’incarnant, * fit sa demeure dans ton sein immaculé * reçut ton esprit entre ses mains * et comme un Fils reconnaissant * lui donna de reposer en lui-même ; * c’est pourquoi, ô Vierge, nous te chantons ** et t’exaltons dans tous les siècles.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : * Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi !
2. Tropaire de la Dormition, ton 1 : Dans l’enfantement, tu as gardé la virginité ; * dans ta dormition, tu n’as pas abandonné le monde, ô Mère de Dieu. * Tu as été transférée à la Vie, étant Mère de la Vie, ** & par tes prières, tu délivres nos âmes de la mort.
3. Tropaire de saint Agathonique & de ses compagnons martyrs, ton 4 : Tes Martyrs, Seigneur, * pour le combat qu’ils ont mené ont reçu la couronne d’immortalité de toi, notre Dieu ; * animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons ; ** par leurs prières sauve nos âmes.
4. Kondakion du dimanche, ton 2 : Tu es ressuscité du tombeau, tout-puissant Sauveur : * l’enfer, voyant ce prodige, est saisi de stupeur, * & les morts ressuscitent. * A cette vue, la création se réjouit avec toi ; * Adam s’unit à l’allégresse ** et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion de saint Agathonique & de ses compagnons martyrs, ton 1 : Saint Martyr qui avais en partage le bon renom, * tu fis cesser la vénération des hommes pervers, * sans craindre toute espèce de châtiments ; * c’est pourquoi tu héritas les biens éternels, * Agathonique, et tu fus digne d’obtenir * avec tes compagnons de lutte la couronne des cieux.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion de la Dormition, ton 2 : La Mère de Dieu qui jamais ne se lasse d’intercéder pour nous * et dont la protection ne pouvait cesser d’être notre espérance * ne se laissa pas vaincre par la mort ni le tombeau, * puisqu’elle est la Mère de la Vie et qu’elle a rejoint la Source de la vie : ** celui qui demeura dans son sein toujours vierge.

Prokimen
Du dimanche, ton 2 :
℟. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14).
℣. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18).
Autre prokimen de la Dormition, ton 3 :
℟. Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur (Luc 1, 46).

Epître
Du dimanche : I Corinthiens (§ 141) IX, 2-12.
Si nous avons semé parmi vous des biens spirituels, est-ce une grande chose que nous recueillions un peu de vos biens temporels ?

Alleluia
Du dimanche, ton 3 :
℣. En toi, Seigneur, j’ai mon abri ; sur moi pas de honte à jamais (Psaume 30, 2).
℣. Sois pour moi un Dieu qui me défend, un lieu fort qui me sauve (Psaume 30, 3).
De la Dormition :
℣. Lève-toi, Seigneur, vers ton repos, toi & l’arche de ta sainteté (Psaume 131, 8).

Evangile
Du dimanche : Matthieu (§ 77) XVIII, 23-35.
C’est ainsi que mon Père qui est dans le ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne du fond de son cœur à son frère.

A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique, mégalinaire de la Dormition, ton 4 & 1
Lorsqu’ils virent la Dormition de la Toute-Sainte et Immaculée, les anges furent émerveillés, admirant que la Vierge pût monter de la terre jusqu’aux cieux. Et en ton 1 : La nature et ses lois par ton mystère sont dépassées, Vierge toute-sainte : tu gardes la virginité dans ton enfantement et ta mort est le prélude qui annonce la Vie. Toujours vierge après l’enfantement et vivante encore après la mort, garde pour toujours sous ta protection ton héritage, ô Mère de Dieu !

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
De la Dormition : J’élèverai le calice du salut & j’invoquerai le nom du Seigneur (Psaume 115, 13). Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

Programme du XVème dimanche après la Pentecôte

Résurrection du fils de la veuve de NaïmSaint-Eugène, le dimanche 28 août 2016, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h30.

La résurrection du fils de la veuve de Naïm.

Une mère, veuve, fut dans la joie lors de la résurrection de ce jeune homme. Une mère, l’Église, est dans la joie chaque jour lors de la résurrection spirituelle des hommes. Celui-là était mort dans son corps mais ceux-ci, dans leur âme. La mort visible était pleurée par des larmes visibles. Quant à la mort invisible, nul n’en prenait souci, nul ne l’apercevait, Celui-là qui connaissait les morts prit souci d’eux. Celui-là seul connaissait les morts qui pouvait les rendre à la vie. S’il n’était pas venu pour ressusciter les morts, l’Apôtre ne dirait pas : « Éveille-toi, toi qui dors, lève-toi d’entre les morts, et sur toi luira le Christ ».
Homélie de saint Augustin, évêque, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

A la messe :

IIndes vêpres du XIIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : Adoro te supplex, Vème ton
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Sicut Myrrha, du IVème ton (antienne de l’Antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème s. pour le premier nocturne l’Assomption & antique psalmodie ornée du psaume XLIV)
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus du VIIème ton
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton
  • Chant d’action de grâces : In voce exultationis, VIème ton (antienne de Antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème s. pour le second nocturne de la Fête-Dieu & psaume CXVI)

Télécharger le livret de cette messe au format PDF.
Télécharger le livret des IIndes vêpres du dimanche.
Télécharger le livret des IIndes vêpres et du salut du Très-Saint Sacrement propre à ce dimanche au format PDF.

Iconographie & les 3 leçons des nocturnes de ce dimanche, sur notre page Facebook.

Programme de la fête de l’Assomption de la B. V. Marie

L'Assomption de la Vierge par Guillaume CourtoisSaint-Eugène, le dimanche 14 août 2016, premières vêpres de l’Assomption & salut du Très-Saint Sacrement à 17h30. Le lundi 15 août 2016, grand’messe de 11h. Secondes vêpres de l’Assomption & procession du vœu de Louis XIII, suivies du salut du Très-Saint Sacrement à 17h30.

> Catéchisme sur la fête de l’Assomption

La fête de l’Assomption de la Vierge est sans doute la plus ancienne des fêtes mariales et est universellement célébrée par les Eglises d’Orient & d’Occident. Il est probable que son institution fut faite au début du Vème siècle à Jérusalem (la fête est attestée dans le lectionnaire de 415-417) et de là se soit diffusée partout ailleurs. Dans l’Empire d’Orient, un net décret de l’empereur Maurice (582 † 602) en imposa la célébration. Rome reçut la célébration de la fête sous le pontificat du pape Théodore (642 † 649), qui était d’origine constantinopolitaine (aussi retrouvait-on, avant les réformes de 1951, le même évangile à Rome qu’à Byzance pour la messe de la fête). Vers l’an 700, le Pape d’origine syrienne saint Serge Ier ordonne 4 grandes processions en l’honneur de Marie, aux 4 grandes fêtes mariales de l’Annonciation, de l’Assomption, de la Nativité & de la Purification de la Sainte Vierge. Il convient de citer ici l’oraison composée par saint Serge Ier par laquelle débutait cette procession de l’Assomption, en raison de sa remarquable formulation :

Veneranda nobis, Domine, hujus est diei festivitas, in qua sancta Dei Genetrix mortem subiit temporalem, nec tamen mortis nexibus deprimi potuit, quæ Filium tuum, Dominum nostrum, de se genuit incarnatum.
Vénérable est pour nous, Seigneur, la fête qui commémore ce jour en lequel la sainte Mère de Dieu subit la mort temporelle, mais néanmoins ne put être retenue par les liens de la mort, elle qui avait engendré de sa substance votre Fils, notre Seigneur incarné.

La magnifique procession romaine qui précédait la messe de l’Assomption disparut hélas du rit romain lors de l’exil à Avignon, du moins dans l’usage de la Curie, duquel est issu le Missel romain actuel. Cependant, la France en conserve un lointain souvenir avec la procession dite du vœu de Louis XIII. En effet, par lettres patentes du 10 février 1638, le pieux roi déclarait consacrer à Marie sa personne, son état, sa couronne, ses sujets et demandait l’instauration à cet effet d’une procession solennelle après les secondes vêpres de l’Assomption. On y chante d’ordinaire les litanies de la Sainte Vierge et le psaume 19 sur le ton royal. Plusieurs indices rendent probable que le fameux ton psalmique néo-gallican appelé « ton royal » (qu’on a longtemps cru être de la composition du roi Louis XIII mais que l’on trouve déjà dans des manuels de procession de la Ligue sous le règne d’Henri III) ait été employé à Notre-Dame de Paris dès la première procession de 1638. Il figure depuis parmi les pièces les plus fameuses & les plus traditionnelles du répertoire de la cathédrale.
Ières vêpres de la fête de l’Assomption avec mémoire du XIIIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : Adoro te supplex, Vème ton
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Exaltata est, du IVème ton (antienne de l’Antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème s. pour le premier nocturne l’Assomption & antique psalmodie ornée du psaume XLIV)
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es pastor ovium du Ier ton
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton
  • Chant d’action de grâces : In voce exultationis, VIème ton (antienne de Antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème s. pour le second nocturne de la Fête-Dieu & psaume CXVI)

A la messe :

IIndes vêpres de la fête de l’Assomption.

  • Procession du vœu de Louis XIII selon le propre de Paris :
    • Litanies de la Sainte Vierge
    • A la station à l’autel de la Sainte Vierge, chant du Sub tuum præsidium
    • Retour au chœur au chant de l’Exaudiat – Psaume 19, sur le ton royal, faux-bourdon traditionnel à Paris depuis le XVIIème siècle
  • Au salut du Très-Saint Sacrement :
    • Motet d’exposition : Adoro te supplex, Vème ton
    • A la Bienheureuse Vierge Marie : Exaltata est, du IVème ton (antienne de l’Antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème s. pour le premier nocturne l’Assomption & antique psalmodie ornée du psaume XLIV)
    • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es pastor ovium du Ier ton
    • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du Vème ton « Moderne »
    • Chant d’action de grâces : In voce exultationis, VIème ton (antienne de Antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème s. pour le second nocturne de la Fête-Dieu & psaume CXVI)

Télécharger le livret des Ières vêpres de l’Assomption & du salut.
Télécharger le livret de la mémoire du XIIIème dimanche après la Pentecôte.
Télécharger le livret de cette messe au format PDF.
Télécharger le livret des IIndes vêpres de l’Assomption, de la Procession du vœu de Louis XIII & du salut.

Iconographie, avec les 9 leçons des nocturnes du bréviaire traditionnel de cette fête, sur notre page Facebook

Programme du XIIIème dimanche après la Pentecôte

Saint-Eugène, le dimanche 14 août 2016, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h. Premières vêpres de l’Assomption & salut du Très-Saint Sacrement à 17h30.

La guérison des 10 lépreux.

On peut donc, sans absurdité, penser que les lépreux représentent ceux qui, sans avoir la science de la vraie foi, professent en conséquence les doctrines variées de l’erreur. Loin de cacher leur ignorance, ils la produisent au grand jour comme la science suprême et dans des discours pleins de jactance, ils en font étalage. Or, il n’est si fausse doctrine qui ne soit mêlée de quelque vérité. Dans une seule et même discussion ou récit d’un homme, les vérités s’entremêlent sans ordre aux erreurs comme si elles apparaissaient dans la coloration d’un seul corps. Ainsi en va-t-il de la lèpre, elle altère et flétrit les corps humains, mêlant aux teintes vraies des fausses couleurs. »
Homélie de saint Augustin, évêque, VIIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

A la messe :

Ières vêpres de la fête de l’Assomption avec mémoire du XIIIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : Adoro te supplex, Vème ton
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Exaltata est, du IVème ton (antienne de l’Antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème s. pour le premier nocturne l’Assomption & antique psalmodie ornée du psaume XLIV)
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es pastor ovium du Ier ton
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton
  • Chant d’action de grâces : In voce exultationis, VIème ton (antienne de Antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème s. pour le second nocturne de la Fête-Dieu & psaume CXVI)

Télécharger le livret de cette messe au format PDF.
Télécharger le livret des Ières vêpres de l’Assomption & du salut.
Télécharger le livret de la mémoire du XIIIème dimanche après la Pentecôte.

Iconographie & les 3 leçons des nocturnes de ce dimanche, sur notre page Facebook.

Programme du XIIème dimanche après la Pentecôte

Saint-Eugène, le dimanche 7 août 2016, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h30.

Le dimanche du bon Samaritain.

Mais voici qu’un docteur de la loi se leva pour le mettre à l’épreuve, en disant : « Maître, que dois-je faire pour posséder la vie éternelle ? » Il me semble que ce docteur de la loi qui voulait mettre le Seigneur à l’épreuve en le questionnant au sujet de la vie éternelle, a pris occasion pour ce faire des paroles mêmes du Seigneur : « Réjouissez-vous de ce que vos noms sont inscrits dans les cieux. » Mais par sa question même il proclama combien est vraie cette parole du Seigneur louant son Père « d’avoir caché cela aux sages et aux savants et de l’avoir révélé aux tout petits. »
Homélie de saint Bède le Vénérable, prêtre, IXème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

A la messe :

IIndes vêpres du XIIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : Adoro te supplex, Vème ton
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Sicut Myrrha, du IVème ton (antienne de l’Antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème s. pour le premier nocturne l’Assomption & antique psalmodie ornée du psaume XLIV)
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus du VIIème ton
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton
  • Chant d’action de grâces : In voce exultationis, VIème ton (antienne de Antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème s. pour le second nocturne de la Fête-Dieu & psaume CXVI)

Organiste invité : Philippe Ourselin

Télécharger le livret de cette messe au format PDF.
Télécharger le livret des IIndes vêpres du dimanche.
Télécharger le livret des IIndes vêpres et du salut du Très-Saint Sacrement propre à ce dimanche au format PDF.

Iconographie & les 3 leçons des nocturnes de ce dimanche, sur notre page Facebook.

Programme du XIème dimanche après la Pentecôte

Saint-Eugène, le dimanche 31 juillet 2016, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h30.

« Ephphetha » – dimanche de la guérison du sourd-muet.

Quand Dieu, Créateur de toutes choses, a voulu guérir un sourd-muet, il lui mit les doigts dans les oreilles et il prit de la salive et lui toucha la langue. Pourquoi ? Que signifient les doigts du Rédempteur, sinon les dons du Saint-Esprit ? C’est pour cela que, ailleurs, après avoir chassé un démon, il dit : « Si c’est par le doigt de Dieu que je chasse les démons, le Royaume de Dieu est donc venu jusqu’à vous. » Un autre évangéliste exprime cette même parole ainsi : « Si c’est par l’Esprit de Dieu que je chasse les démons, le Royaume de Dieu est donc venu jusqu’à vous. » En mettant ces deux textes ensemble, on voit que l’Esprit est appelé doigt de Dieu. Donc, mettre les doigts dans les oreilles, c’est ouvrir à l’obéissance l’esprit du sourd par les dons du Saint-Esprit. »
Homélie de saint Grégoire, pape, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

A la messe :

Organiste invité : Samuel Campet

IIndes vêpres du XIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : ave verum, VIème ton
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Ave Maria, du Ier ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus du VIIème ton
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton
  • Chant d’action de grâces : Adoremus in æternum Sanctissimum Sacramentum, VIème ton

Organiste invité : Philippe Ourselin

Télécharger le livret de cette messe au format PDF.
Télécharger le livret des IIndes vêpres du dimanche.
Télécharger le livret des IIndes vêpres et du salut du Très-Saint Sacrement propre à ce dimanche au format PDF.

Iconographie & 3 leçons des nocturnes de ce dimanche, sur notre page Facebook.

Programme du Xème dimanche après la Pentecôte

Saint-Eugène, le dimanche 24 juillet 2016, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h30.

Le pharisien & le publicain.

Le Seigneur est le Très-Haut et il regarde l’humilité. Mais les hommes hautains, – et le pharisien était l’un d’eux –, il ne les connaît que de loin. Leurs actes hautains, Dieu les connaît de loin, mais il ne méconnaît pas leur faute. Écoute encore l’humilité du publicain. Non content de se tenir à distance, il ne levait même pas les yeux vers le ciel. Afin d’être regardé, lui ne regardait pas. Il n’osait pas relever les yeux. Sa conscience l’opprimait, l’espérance le soulevait. Écoute encore : « Il se frappait la poitrine. » De lui-même, il exige un châtiment. Aussi le Seigneur épargne-t-il celui qui confesse sa faute. « Il se frappait la poitrine en disant : Mon Dieu, sois indulgent au pécheur que je suis. » Le voilà, celui qui prie ! Pourquoi t’étonner ? La faute qu’il reconnaît Dieu, lui, ne veut plus la connaître.
Homélie de saint Augustin, évêque, IXème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

A la messe :

IIndes vêpres du Xème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : ave verum, VIème ton
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Ave Maria, du Ier ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus du VIIème ton
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton
  • Chant d’action de grâces : Adoremus in æternum Sanctissimum Sacramentum, VIème ton

Organiste invité : Philippe Ourselin

Télécharger le livret de cette messe au format PDF.
Télécharger le livret des IIndes vêpres du dimanche.
Télécharger le livret des IIndes vêpres et du salut du Très-Saint Sacrement propre à ce dimanche au format PDF.

Programme du Vème dimanche après la Pentecôte – Saintes Euphémie & Olga – ton 4

Sainte Euphémie de ChalcédoineParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 24 juillet 2016 du calendrier grégorien – 11 juillet 2016 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton IV de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour la sainte & illustre mégalomartyre Euphémie (304), par laquelle fut sauvegardée la définition de la vraie foi (451).

Sainte Euphémie est honorée du titre rare de mégalomartyre (grande martyre). Dans le rit byzantin, elle est fêtée à deux reprises au cours de l’année : le jour de son martyre, le 16 septembre, et le 11 juillet. Sainte Euphémie était de Chalcédoine et fut martyrisée avec un luxe de d’épreuves & de souffrances durant la persécution de Dioclétien ; sur son tombeau fut édifiée une grande basilique. C’est dans cette basilique de Chalcédoine que se tint le IVème concile œcuménique. Selon l’historien Nicéphore, les pères du concile, après des jours de discussions sans fin, décidèrent de demander à Dieu de trancher sur la question de la double nature (homme et Dieu) du Christ. Chacun des deux camps déposa dans la tombe d’Euphémie l’exposé de sa doctrine, et les pères se mirent en prière. Quand ils ouvrirent le tombeau, la thèse orthodoxe se trouvait sur la poitrine de la sainte, et la thèse hérétique à ses pieds. C’était le 11 juillet 451. La seconde fête de sainte Euphémie que nous célébrons ce dimanche commémore donc ce miracle.

Sainte Euphémie fut tenue très tôt en grand honneur tant en Orient qu’en Occident. Saint Ambroise de Milan parle ainsi de sainte Euphémie :

Cette illustre vierge, cette glorieuse Euphémie, conserva la gloire de la virginité et mérita de recevoir la couronne du martyre. Priscus son adversaire est vaincu. Cette vierge sort intacte d’une fournaise ardente, les pierres les plus dures reviennent à l’état de cendre; les bêtes féroces s’adoucissent et se baissent devant elle. Sa prière lui fait surmonter toute espèce de supplice. Percée en dernier lieu par la pointe du glaive, elle quitte sa chair qui était sa prison pour se joindre avec liesse aux chœurs célestes. Que cette vierge sacrée, Seigneur, protège votre Église ; qu’elle prie pour nous qui sommes pécheurs : puisse cette vierge pure nourrie dans votre maison vous présenter nos vœux.

Sainte Euphémie est également fêtée au 16 septembre – jour de sa naissance au ciel – par le rit romain :

A Chalcédoine, l’anniversaire de sainte Euphémie, vierge & martyre. Sous l’empereur Dioclétien & le proconsul Prisque, elle supporta courageusement pour le Christ les tortures, la prison, les fouets, les supplices de la roue & du feu, le poids des pierres, les bêtes, la flagellation, les scies aiguës, les poêles bouillantes. De nouveau ramenée à l’amphithéâtre pour y être exposée aux bêtes, comme elle priait le Seigneur de recevoir son âme, une de ces bêtes mordit son saint corps, tandis que les autres léchaient ses pieds, et elle remit à Dieu son âme immaculée.
Martyrologe romain au 16 septembre.

*
Sainte Olga de KievLe même jour, nous fêtons aussi la Bienheureuse Olga, grande princesse de Russie, Egale-aux-Apôtres, nommée Hélène au saint baptême.

Née païenne dans la région de Pskov, Olga – dont le nom d’origine scandinave est le féminin d’Oleg et dérive du vieux norrois Helge (« saint ») – épousa le souverain varègue Igor Ier, second grand prince de Kiev en 913. Grande princesse de Kiev, elle dut assurer la régence de l’état russe en 945 à la mort de son époux. Elle inaugure sa régence avec 4 célèbres vengeances d’une rare cruauté, envers la tribu voisine des Drevlyans qui avaient assassiné son mari, ce qui témoigne de la fermeté de son caractère. En 955, poursuivant la politique entamée par son défunt mari, elle décide de se rendre à Constantinople afin de nouer des échanges politiques avec l’Empire romain d’Orient, que les Varègues de Kiev avaient précédemment affronté au cours de plusieurs raids.

A Byzance, Olga est accueillie avec faste par l’empereur Constantin VII Porphyrogénète qui lui demande de l’épouser. Celle-ci souligne qu’un empereur se doit d’épouser une souveraine chrétienne et demande alors le baptême. Elle prend l’empereur pour parrain et reçoit en 957 le saint baptême des mains du patriarche Polyeucte, prenant alors son nom chrétien d’Hélène en l’honneur de la sainte mère de saint Constantin Ier. Lorsque l’empereur renouvelle sa demande, elle argue alors de sa désormais parenté spirituelle avec lui, qui interdit canoniquement leur mariage. L’empereur accepte gracieusement sa défaite et laisse repartir Olga avec des présents et la bénédiction du patriarche. Une fois revenue à Kiev, aux demandes de Constantin de respecter leur promesse d’un échange d’esclaves, de cire, de fourrures et d’assistance militaire, elle répond qu’il faudra que l’empereur vienne lui-même à Kiev et attende autant de temps qu’elle avait dû attendre dans le port de Constantinople !

Bienheureuse grande princesse Olga de KievEn 959, Olga fait appel à des missionnaires latins venus d’Allemagne pour l’aider à implanter le christianisme dans ses états, mais le premier évêque des Russes, saint Adalbert (futur premier archevêque de Magdebourg), se décourage devant les difficultés de la mission et les massacres de ses assistants, et finit par quitter à grand peine la Russie en 962. De cette période datent les toutes premières églises de Russie qu’Olga fait construire en bois :

  • à Kiev :
    • l’église Saint-Nicolas,
    • l’église de la Sainte-Sagesse (Sainte-Sophie), future cathédrale, qui reçut sa dédicace le 11 mai 960,
  • à Vitebsk (ville qu’elle avait fondé en 947), l’église de l’Annonciation,
  • à Pskov, l’église de la Trinité (future cathédrale), suite à une vision que reçut Olga en visitant le lieu en 957, dans laquelle elle voyait trois rayons de lumière pointant sur un point de la berge.

En 964, son fils majeur Sviatoslav monte sur le trône de Kiev, mais laisse sa mère continuer à gouverner de fait, préférant se consacrer à des campagnes militaires aux frontières de son état. Olga fut une souveraine sage et efficace mais demeura impuissante à arracher son fils Sviatoslav des griffes du paganisme ; c’est son petit-fils saint Vladimir le Grand qui deviendra le premier prince chrétien de Kiev par son baptême en 988 et assurera l’implantation définitive de la foi chrétienne chez les peuples de Russie.

En 969, elle tombe malade et tente une dernière fois de convertir le grand prince Sviatoslav son fils, mais elle se heurte à son refus obstiné. La sainte prédit la prochaine conversion de la Russie au Christianisme, ainsi que la triste fin de son fils, qui fut assassiné trois ans après par les Petchénègues. Elle remet son âme à Dieu le 11 juillet 969, non sans avoir exigé de son fils et des ses petits fils qu’aucun rite païen ne soit accompli pour ses funérailles, qui furent conduites de façon chrétienne par le prêtre Grégoire qui l’accompagnait depuis son retour de Constantinople. Ses reliques furent ultérieurement déposées sur ordre de son petit-fils saint Vladimir le Grand dans l’église de la Dormition de la Mère de Dieu (église de la Dîme) de Kiev puis cachées lors des fréquents pillages de la ville, et l’on ignore où elles se trouvent.

Canonisée peu après sa mort, sainte Olga est la première sainte russe ; les livres liturgiques la déclarent Egale-aux-Apôtres, puisqu’elle est la première à avoir apporté la lumière de l’Evangile sur ces terres. Elle reçut très tôt les honneurs liturgiques non seulement en Orient chez les Russes, mais très vite aussi chez les Bulgares et chez les Serbes, et même en Occident latin dans le royaume de Bohème.

Olga fut en Russie comme le présage du christianisme, comme l’étoile du matin, qui devance le soleil, comme l’aurore qui présage la lumière. Elle répandit le même éclat que l’astre des nuits, & brilla au milieu de ses compatriotes incrédules comme une perle brillerait dans un monceau d’ordures. En effet, souillés de péchés, les Russes ne se purifièrent point comme elle dans les saintes eaux du baptême. Seule elle avait dépouillé le vêtement taché du vieil homme Adam, pour prendre celui du nouvel Adam, qui est le Christ. Disons-lui donc en la glorifiant : « Réjouis-toi, car tu as été pour nous le commencement de la connaissance de Dieu et de sa réconciliation avec ton pays. » Elle est en effet la première en Russie qui soit entrée dans le royaume du Ciel, & les Russes l’honorent comme leur devancière, car elle a pour eux invoqué la mort de l’Homme-Dieu.
Chroniques de Nestor

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche, ton 4. Gloire au Père. Tropaire de l’Egale-aux-Apôtres Olga. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche, ton 4. Gloire au Père. Tropaire de la Mégalomartyre. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 4, et 4 tropaires de la 3ème ode du canon de la Mégalomartyre, œuvre de saint Joseph l’Hymnographe ((816 † 886) :
1. A cause de l’arbre défendu * Adam fut exilé du Paradis, mais par l’arbre de la croix le Larron y entra ; * car l’un, goûtant de son fruit, méprisa le commandement du Créateur, * l’autre, partageant ta crucifixion, confessa ta divinité : ** Souviens-toi de moi dans ton royaume.
2. Seigneur exalté sur la Croix, * tu as brisé la puissance de la mort, * effaçant la cédule écrite contre nous ; * accorde-nous la repentance du Larron * et donne à tes fidèles serviteurs, ô Christ notre Dieu, * de te crier comme lui : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
3. D’un coup de lance, sur la croix * tu as déchiré la cédule écrite contre nous ; * et, compté parmi les morts, tu as enchaîné le prince de l’Enfer, * délivrant tous les hommes des liens de la mort * par ta Résurrection, dont la lumière a brillé sur nous ; * Seigneur ami des hommes, nous te crions : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
4. Crucifié & ressuscité du tombeau, * Dieu tout-puissant, le troisième jour, * avec toi, seul Immortel, tu ressuscitas le premier homme, Adam ; * donne-moi, Seigneur, de prendre aussi la voie du repentir * afin que, de tout mon cœur * & dans l’ardeur de ma foi, je te crie : ** Souviens-toi de moi, Sauveur, en ton royaume.
5. Pour nous l’Impassible devient homme de douleur * et sur la croix se laisse clouer, * afin de nous ressusciter avec lui ; * aussi nous glorifions avec la Croix * les Souffrances & la sainte Résurrection * par lesquelles nous fûmes rénovés, * obtenant le salut en criant : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
6. Ressuscité d’entre les morts * et dépouillant l’empire de la Mort, * il apparut aux Myrrophores, leur annonçant la joie ; * et nous fidèles, prions-le * d’épargner à nos âmes la corruption, * lui répétant sans cesse la parole du bon Larron : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
7. La puissance du Christ, * sainte Martyre, te fortifiant, * tu as livré ton corps * aux châtiments multiformes, * brisant l’ennemi par ta grande fermeté ; ** c’est pourquoi nous t’acclamons.
8. Avec courage tu supportas * d’être exposée à la roue * pour être meurtrie * en toute part de ton corps, * mais un Ange te sauva ** de ce châtiment cruel.
9. En tes saintes mains tu as pris * le fameux parchemin déposé près de toi ; * ainsi tu gardas la perfection * des véritables enseignements ** et couvris les hérétiques de confusion.
10. En toi s’est incarné * le Christ, se laissant voir * en deux natures * et une seule personne ; * Vierge pure, supplie-le ** d’éclairer nos pensées.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Ayant appris de l’Ange la prédication lumineuse de la Résurrection, * et le terme de l’ancestrale condamnation, * les femmes disciples du Seigneur * dirent, pleines de fierté, aux Apôtres : * « Renversée est la mort ! * Le Christ Dieu est ressuscité, ** donnant au monde sa grande miséricorde ! »
2. Tropaire de la Mégalomartyre, ton 4 : Ta brebis, ô Jésus, Euphémie, * crie d’une voix forte : * « Mon époux, c’est toi que j’aime, * c’est pour te chercher que je combats, *c’est avec toi que je suis crucifiée * et ensevelie par ton baptême. * Pour toi je souffre, afin de régner avec toi. * Pour toi je meurs, afin de vivre en toi. * Accueille, comme victime sans tache, * celle qui par amour est immolée pour Toi ». ** Par son intercession, parce que tu es miséricordieux, sauve nos âmes.
3. Tropaire de l’Egale-aux-Apôtres, ton 1 : Sur les ailes de la connaissance de Dieu * ayant élevé ton esprit, * tu volas plus haut que la visible création * à la recherche du Dieu et Créateur universel ; * l’ayant trouvé, tu as reçu * la nouvelle naissance par le baptême ; * puis en goûtant l’arbre de vie, tu as acquis * pour les siècles l’immortelle condition, ** bienheureuse Olga.
4. Kondakion de la Mégalomartyre, ton 6 : Dans le domaine du martyre et dans celui de la foi * tu as mené combat sur combat * avec ardeur, vénérable Euphémie, * pour le Christ ton époux; * à présent, pour que triomphe encore la vraie foi * sur les hérésies et l’orgueil des ennemis * intercède auprès de lui avec l’aide de la Mère de Dieu, * toi qui des six cent trente Pères théophores réunis en concile ** as reçu la définition de la foi pour la sauver.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion de l’Egale-aux-Apôtres, ton 4 : En ce jour chantons le bienfaiteur de tous, notre Dieu * qui en Russie a glorifié sainte Olga ** afin d’accorder à nos âmes, par ses prières, la rémission des péchés.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 4 : Mon Sauveur & mon libérateur * a ressuscité tous les mortels, * les arrachant par sa force divine aux chaînes du tombeau ; * il a brisé les portes de l’Enfer ** et en maître souverain il est ressuscité le troisième jour.

Prokimen
Du dimanche, ton 4 :
℟. Que tes œuvres sont grandes, Seigneur ! Toutes, avec sagesse tu les fis (Psaume 103, 24).
℣. Bénis le Seigneur, mon âme ! Seigneur, mon Dieu, tu es si grand ! (Psaume 103, 1).
[Des saintes, ton 4 :
℟. Dieu est admirable dans ses saints, lui le Dieu d’Israël (Psaume 67, 36).]

Epîtres
Du dimanche : Romains (§ 103) X, 1-10.
Si vous confessez de bouche que Jésus est le Seigneur, et si vous croyez de cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, vous serez sauvé.
[Des saintes : II Corinthiens (§ 181) VI, 1-10.]

Alleluia
Du dimanche, ton 4 :
℣. Va, chevauche pour la cause de la vérité, de la piété & de la justice (Psaume 44, 5).
℣. Tu aimes la justice, tu hais l’impiété (Psaume 44, 8).
[Des saintes, ton 1 :
℣. J’espérais le Seigneur d’un grand espoir, il s’est penché vers moi, et il écouta mon cri (Psaume 39, 1).]

Evangile
Du dimanche : Matthieu (§ 28) VIII, 28 à IX, 1.
Deux possédés qui étaient si furieux que personne n’osait passer par ce chemin-là, sortirent des sépulcres, et vinrent au-devant de lui ; ils se mirent en même temps à crier, et à lui dire : Jésus, fils de Dieu ! qu’y a-t-il entre vous et nous ?
[Des saintes : Luc (§ 33) VII, 36-50.]

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
[Des saintes : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6).] Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.