Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du XVème dimanche après la Pentecôte

Saint-Eugène, le dimanche 9 septembre 2012, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h.

La résurrection du fils de la veuve de Naïm.

« Une mère, veuve, fut dans la joie lors de la résurrection de ce jeune homme. Une mère, l’Église, est dans la joie chaque jour lors de la résurrection spirituelle des hommes. Celui-là était mort dans son corps mais ceux-ci, dans leur âme. La mort visible était pleurée par des larmes visibles. Quant à la mort invisible, nul n’en prenait souci, nul ne l’apercevait, Celui-là qui connaissait les morts prit souci d’eux. Celui-là seul connaissait les morts qui pouvait les rendre à la vie. S’il n’était pas venu pour ressusciter les morts, l’Apôtre ne dirait pas : « Éveille-toi, toi qui dors, lève-toi d’entre les morts, et sur toi luira le Christ » ». Homélie de saint Augustin, évêque, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

  • Procession d’entrée : Stirps Jesse – répons composé par saint Fulbert, évêque de Chartres († 1028) en l’honneur de la Nativité de Notre Dame, et chanté à l’office nocturne de cette fête – Polyphonie : Henri de Villiers
  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa XI Orbis factor
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Ave Virgo gloriosa – motet à la T.S. Vierge – Henri de Villiers, sur un thème de Loyset Compère
  • Après la Consécration : O vere digna Hostia de Mathieu Gascongne, chantre de la chapelle de François Ier
  • Pendant la communion : Tota pulchra es – motet à la Très Sainte Vierge tiré du Cantique des Cantiques, d’André Campra (1660 † 1744), maître de chapelle de Notre-Dame de Paris et de Louis XV à Versailles
  • Prière pour la France, faux-bourdon parisien du Ier ton (d’après l’édition de 1739)
  • Ite missa est XI
  • Après le dernier Evangile : Sub tuum præsidium
  • Procession de sortie : O vous qui sur terre n’aspirez qu’au ciel
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Iconographie & les 3 leçons des nocturnes de ce dimanche, sur notre page Facebook.

    Programme du XIVème dimanche après la Pentecôte – saint Pimène le Grand – ton 5

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 9 septembre 2012 du calendrier grégorien – 27 août 2012 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton V de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour notre vénérable père Pimène le Grand. Egyptien de naissance (il nait vers 340), saint Pimène (ou Poemène, Poémen, Pœmen, Pamin, Bimin) se retira au désert Scété (Ouadi Natroun) aux tous premiers temps du monachisme, où il semble avoir été disciple de saint Macaire. Il fut accompagné dans sa retraite monastique au désert par ses six frères, l’aîné s’appelait Anub et le benjamin Pesius. Après la première destruction de Scété par la tribu berbère des Mazices en 407, les sept frères allèrent s’établir plus à l’Est à Terenouthis (Kôm Abou Billou).

    Le Seigneur octroya à Pimène le don de guérir les malades. Une princesse romaine atteinte d’une maladie incurable s’était rendue dans divers églises et monastères mais ne guérissait pas. Elle arriva à Antinoë et le gouverneur l’accompagna avec ses hommes chez saint Pimène. Lorsqu’on l’avisa de son arrivée, il ne daigna pas aller à sa rencontre en disant : « Qu’ai-je à faire avec les rois de la terre ? » Mais, devant l’insistance des frères, il sortit la retrouver et elle se prosterna à ses pieds. Il pria sur de l’huile et elle en fut ointe. Alors, elle guérit instantanément et voulut lui faire des présents mais il n’accepta que des vases pour l’autel : une patène, un calice et une croix en or. Saint Pimène parvint à un si haut degré de perfection qu’il fut comme le père, le directeur & l’éducateur de tous les anachorètes d’Egypte et de la Thébaïde. Il laissa de nombreux apophtegmes (son nom apparait dans environ 300 des Apophtegamata Patrum, ce qui en fait l’Abba le plus cité), dont voici un florilège :

    • A quelqu’un qui l’interrogeait sur la dureté de cœur, Abba Poemen a répondu : « La nature de l’eau est tendre, celle de la pierre est dure ; mais si l’eau coule constamment goutte à goutte sur la pierre, elle la creuse peu à peu. De même la parole de Dieu amollit notre cœur endurci. L’homme qui entend fréquemment la parole de Dieu laisse son cœur s’ouvrir à la crainte de Dieu. »
    • Un frère interrogea Abba Poemen en disant : « Que faire, car je suis négligent dans ma façon de demeurer en cellule ? » Le vieillard lui dit : « Ne méprise personne, ne juge personne, ne dis de mal de personne, & Dieu te procurera le repos & tu demeureras sans trouble dans ta cellule ».
    • Abba Poemen dit : « La volonté de l’homme est un grand mur d’airain entre lui et Dieu (Jérémie 1, 18). C’est une pierre qui fait obstacle. Si tu tournes le dos à cette volonté égoïste, tu dis, toi aussi : « Avec Dieu, je sauterai le grand mur » (Psaume 17, 30). Mais si la recherche de la justice va de pair avec la volonté propre, c’est que l’homme est malade ».
    • Un frère dit à l’Abba Poemen : « J’ai fait un gros péché et je veux en faire pénitence durant trois ans ». Le vieillard lui dit : « C’est beaucoup ! » Et le frère lui dit : « Au moins une année ! » Le vieillard lui dit de nouveau : « C’est beaucoup ! ». Ceux qui étaient présents lui dirent : « Quarante jours ! » Il dit encore : « C’est beaucoup ! » Et il ajouta : « Moi, je vous dis que si un homme se repent de tout son coeur et ne recommence pas à commettre le péché, trois jours suffisent pour que Dieu l’accueille ! »
    • On a dit d’Abba Arsène que toute sa vie, assis à son travail manuel, il avait un linge sur lui à cause des larmes qui coulaient de ses yeux. Abba Poemen, ayant appris qu’il était mort, dit en pleurant : « Bienheureux es-tu, Abba Arsène, d’avoir pleuré sur toi-même en ce monde ! Car celui qui ne pleure pas sur lui-même ici-bas, pleurera éternellement. Ainsi, soit ici-bas, de plein gré, soit là-bas dans les tourments, il est impossible de ne pas pleurer ».
    • Abba Poemen disait souvent : « Ce qu’il nous faut, c’est une intelligence en éveil ».
    • Quelques-uns des vieillards vont chez Abba Poemen et lui disent : « A ton avis, quand nous voyons un frère dormir à l’office, faut-il le secouer pour qu’il se tienne éveillé durant la prière ? « . Il leur dit : « Moi, quand je vois le frère dormir, je lui mets la tête sur mes genoux et je le fais reposer ».
    • Abba Joseph raconte : Abba Isaac dit : « Un jour, j’étais assis à côté d’Abba Poemen et je le vis en extase. Comme j’étais très libre pour lui parler, je me prosternais et le suppliais, disant : « Dis-moi où tu étais ». Et lui, contraint, me dit : « Ma pensée était là où se trouve la sainte Marie, Mère de Dieu, qui pleurait sur la croix du Sauveur. Et pour moi, je voudrais tout le temps pleurer ainsi ».
    • Abba Poemen dit : « Celui qui réjouit le plus l’Ennemi, c’est celui qui ne veut pas montrer ses pensées à son Abba ».
    • Abba Poémen dit : « Un jour, quelqu’un a demandé à Abba Paèsios : Que faire à mon âme, car elle est insensible et ne craint pas Dieu ». Et Abba Paèsios lui dit : « Attache-toi à un homme qui craint Dieu, et vivant près de lui, toi aussi, tu apprendras à craindre Dieu ».
    • Un frère interroge Abba Poemen et lui dit :  » Des frères habitent avec moi ; veux-tu que je leur commande ?  » Le vieillard répond : « Non, mais fais d’abord le travail, et s’ils veulent vivre, ils veilleront sur eux-mêmes ». Le frère lui dit : « Mais ce sont eux-mêmes, Père, qui veulent que je leur commande ». Le vieillard lui dit : « Non, mais deviens leur modèle, non pas leur législateur ».
    • L’Abba Poémen a dit : « Le deuil est à double action : il travaille et il garde ».
    • Un jour qu’Abba Isaac était assis chez l’Abba Poemen, on entendit le cri d’un coq. Il lui dit : « Il y a donc cela ici, Abba ? ». Le vieillard lui dit : « Isaac, pourquoi me forcer à parler ? Toi et tes semblables, vous entendez cela. Mais celui qui est vigilant n’en a nul souci ».
    • Un frère dit à abba Poemen : « Si je tombe dans une faute lamentable, ma pensée me ronge et me reproche : Pourquoi es-tu tombé ? » L’ancien lui dit : « À l’heure même où l’homme succombe à l’égarement, s’il dit : J’ai péché, aussitôt c’est fini. »
    • Abba Poemen a dit encore : Il y a une voix qui crie à l’homme jusqu’à son dernier souffle : « Aujourd’hui, convertis-toi. »
    • Abba Poemen a dit que le bienheureux abba Antoine disait : Le grand exploit de l’homme, c’est de prendre sur lui sa faute devant le Seigneur et de s’attendre à la tentation jusqu’au dernier souffle.
    • Un frère demanda à abba Poemen : « Que dois-je faire pour mes péchés ? » L’ancien lui dit : « Qui veut racheter ses péchés, les rachète par les pleurs, et qui veut acquérir les vertus, les acquiert par les pleurs. »
    • Un frère demanda à abba Poemen : « Si l’homme tombe dans quelque péché et se convertit, obtiendra-t-il le pardon de Dieu ? » L’ancien lui dit : « Assurément Dieu, qui a commandé aux hommes de pardonner, ne le fera-t-il pas lui-même davantage ? Il a commandé en effet à Pierre de pardonner jusqu’à soixante-dix-sept fois sept fois »
    • Abba Poemen a dit : Se jeter en présence de Dieu, ne pas s’estimer soi-même et rejeter derrière soi la volonté propre, sont les instruments de l’âme.
    • Abba Joseph dit : Un jour, nous sommes assis avec Abba Poémen. Il parle d’Abba Agathon. Nous lui disons : « Agathon est bien jeune. Pourquoi l’appelles-tu Abba ? ». Abba Poémen dit : « Parce que sa bouche fait de lui un Abba ».
    • Abba Pœmen disait qu’Abba Jean avait dit : « Les saints ressemblent à un jardin dont les arbres portent des fruits variés, tout en étant arrosés par la même eau. De fait, autre est l’activité de tel saint, autre celle de tel autre, mais c’est un seul Esprit qui agit en eux tous. »
    • Et enfin ce dernier apophtegme, qui traduit bien le caractère de saint Pimène : Un frère interrogea Abba Poemen en disant : « Un héritage m’a été laissé, que dois-je en faire ? » Le vieillard lui dit : « Va, reviens dans trois jours et je te le dirai. » Il revint donc selon ce qui lui avait été fixé. Et le vieillard dit : « Qu’ai-je à te dire, frère ? Si je te dis de le donner à l’église, ils y feront des banquets ; si je te dis de le donner à ta parenté, tu n’en tireras aucun profit ; si je te dis de le donner aux pauvres, tu négligeras de le faire. Fais donc comme tu veux, cela ne me regarde pas. »

    Saint Poemen mourut à l’âge avancé de 110 ans en 450.

    Saint Pimène est fêté également à la date du 27 août au rit romain. Voici la courte notice du Martyrologe romain à cette date :

    Dans la Thébaïde, saint Pœmen, anachorète.

    L’Eglise copte le classe parmi les martyrs sans effusion de sang et le fête le 4 du « mois » épagomène de Pi Kogi Enavot (El Nasi en arabe), qui correspond bien à la même date du 27 août julien (= 9 septembre grégorien).

    *

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 5 : Les vertus angéliques sur ton tombeau, * les gardes pétrifiés de crainte, * Marie près de ton sépulcre cherchait ton corps très pur ; * Toi, Tu captives l’enfer sans être séduit. * Tu vas à la rencontre de la Vierge, ** Tu donnes la Vie, ô Ressuscité des morts, gloire à toi !
    2. Tropaire du vénérable Père, ton 8 : Par les flots de tes larmes tu as fait refleurir le stérile désert, * par tes profonds gémissements tu fis produire à tes peines cent fois plus, * tu devins un phare éclairant le monde entier en resplendissant de miracles ; ** Pimène notre Père, prie le Christ Dieu, de sauver nos âmes.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion du vénérable Père, ton 4 : De tes combats lumineux, vénérable Père, * voici le jour de la sainte mémoire, * il réjouit les âmes des croyants, * Pimène divinement sage, ** tu es notre vénérable Père.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion du dimanche, ton 5 : Des enfers où tu descendis, mon Sauveur, * tu as brisé les portes, Tout-Puissant, * pour ressusciter les morts, ô Créateur ; * et tu brisas l’aiguillon de la mort, * Adam fut délivré de la malédiction ; * et nous, Seigneur, nous te crions : ** sauve-nous, dans ton amour pour les hommes.

    Prokimen
    Du dimanche, ton 5 :
    ℟. Toi, Seigneur, tu nous prends en garde, tu nous protèges d’une telle engeance, à jamais (Psaume 11, 8).
    ℣. Sauve-moi, Seigneur, il n’est plus de saints (Psaume 11, 2).
    [Du vénérable Père, ton 7 :
    ℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).]

    Epîtres
    Du dimanche : II Corinthiens (§ 170) I, 21 – II, 4.
    Du vénérable Père : Galates (§ 213) V, 22 – VI, 2.

    Alleluia
    Du dimanche, ton 5 :
    ℣. Toi, Seigneur, tu nous prends en garde, tu nous protèges d’une telle engeance, à jamais (Psaume 11, 8).
    ℣. Sauve-moi, Seigneur, il n’est plus de saints (Psaume 11, 2).

    Evangiles
    Du dimanche : Matthieu (§ 89) XXII, 1-14.
    Du vénérable Père : Matthieu (§ 10) IV, 25 – V, 12.

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
    Du vénérable Père : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

    Programme du XIVème dimanche après la Pentecôte

    Saint-Eugène, le dimanche 2 septembre 2012, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h.

    Le dimanche de la Providence (appelé aussi le dimanche des 2 maîtres).

    « ‘C’est pourquoi, continue le Sauveur, je vous dis : Ne vous inquiétez point pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous vous vêtirez.’ Il ne veut pas que notre cœur se partage à la recherche, non seulement du superflu, mais même du nécessaire, et que, pour nous le procurer, notre intention se détourne de sa véritable fin, dans les actions que nous paraissons faire par un motif de miséricorde. C’est-à-dire qu’il ne veut pas que, tout en paraissant nous dévouer aux intérêts du prochain, nous ayons moins en vue son utilité que notre avantage personnel, et que nous nous regardions comme exempts de fautes, parce que nous ne voulons obtenir que le nécessaire et non le superflu. » Homélie de saint Augustin, évêque, IXème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

  • Avant la messe : Toccata en mi mineur – Johann Pachelbel (1653 † 1706), organiste de la cathédrale de Vienne & à Nuremberg
  • Procession d’entrée : improvisation sur l’introït du jour
  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa XI Orbis factor
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire, chant du Dirigatur du VIIIème ton – faux-bourdon parisien (édition de 1739)
  • Après la Consécration : O salutaris – d’après Dimitri Bortniansky (1751 † 1825), maître de la chapelle impériale de Russie
  • Pendant la communion : Prélude de César Franck (1822 † 1890), organiste de la basilique Sainte-Clotilde
  • Prière pour la France, faux-bourdon parisien du VIIIème ton (d’après l’édition de 1739)
  • Ite missa est XI
  • Après le dernier Evangile : Inviolata
  • Procession de sortie : Psaume CL – tradition du monastère de Valaam – adaptation Henri de Villiers
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    Programme du XIIIème dimanche après la Pentecôte – saint prophète Samuel – ton 4

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 2 septembre 2012 du calendrier grégorien – 20 août 2012 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton IV de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint Prophète Samuel. Celui-ci naquit à Ramathaïm-Sophim de la montagne d’Ephraïm. Il était de la tribu de Lévi. Son père s’appelait Elcana, & sa mère Anne. Or Elcana avait deux femmes : Anne & Phénenna. Phénenna avait des enfants mais Anne était stérile, ce dont sa rivale l’affligeaitvpour l’aigrir. Anne pria Dieu qui lui accorda un fils qu’elle appela Samuel, ce qui signifie « Dieu a écouté ». Elle l’offrit à Dieu en chantant le troisième cantique de l’Ancien Testament, qui commence par « Mon cœur est affermi dans le Seigneur » et constitue la IIIème ode du canon de matines. Samuel devint un prophète du Très-Haut, il jugea Israël et ne recevait jamais de don. Il oignit Saül & David (aussi est-il représenté avec la corne d’huile des onctions royales) et mourut dans une grande vieillesse, à la fin du règne de Saül, vers l’an 1010 avant Notre Seigneur.

    Le prophète Samuel est fêté également à la date du 20 août au rit romain. Voici la notice du Martyrologe romain à cette date :

    En Judée, le saint prophète Samuel, dont les ossements sacrés, (au rapport de saint Jérôme), furent transportés à Constantinople et placés près de l’Hebdome, par les soins de l’empereur Arcade.

    Ce dimanche tombe dans le 5ème jour de l’après-fête de la Dormition de la Mère de Dieu, aussi les pièces de cette fête se combinent-elles avec celles du dimanche et celle du prophète Samuel.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Recevant de l’Ange la joyeuse nouvelle * de la Résurrection de leur Seigneur * et détournant l’ancestrale condamnation, * les saintes Femmes se firent gloire d’annoncer aux Apôtres : * le Christ a triomphé de la mort, * il est ressuscité, notre Dieu, * pour donner au monde la grâce du salut.
    2. Tropaire de la Dormition, ton 1 : Dans l’enfantement, tu as gardé la virginité ; * dans ta dormition, tu n’as pas abandonné le monde, ô Mère de Dieu. * Tu as été transférée à la Vie, étant Mère de la Vie, ** & par tes prières, tu délivres nos âmes de la mort.
    3. Tropaire du prophète Samuel, ton 2 : De ton prophète Samuel, * célébrant, Seigneur, la mémoire, * par ses prières, nous t’en supplions, ** sauve nos âmes.
    4. Kondakion du dimanche, ton 4 : Mon Sauveur & mon libérateur * a ressuscité tous les mortels, * les arrachant par sa force divine aux chaînes du tombeau ; * il a brisé les portes de l’Enfer * et en maître souverain il est ressuscité le troisième jour.
    5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    6. Kondakion du prophète Samuel, ton 8 : Comme un don précieux tu fus offert à Dieu avant ta conception, * & dès l’enfance comme un Ange le servant, ô Bienheureux, * tu fus jugé digne de prédire l’avenir ; ** c’est pourquoi nous te disons : réjouis-toi, Samuel, prophète de Dieu & grand prêtre.
    7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    8. Kondakion de la Dormition, ton 2 : La Mère de Dieu qui jamais ne se lasse d’intercéder pour nous * et dont la protection ne pouvait cesser d’être notre espérance * ne se laissa pas vaincre par la mort ni le tombeau, * puisqu’elle est la Mère de la Vie et qu’elle a rejoint la Source de la vie : ** celui qui demeura dans son sein toujours vierge.

    Prokimen
    Du dimanche, ton 4 :
    ℟. Que tes œuvres sont grandes, Seigneur ! Toutes, avec sagesse tu les fis (Psaume 103, 24).
    ℣. Bénis le Seigneur, mon âme ! Seigneur, mon Dieu, tu es si grand ! (Psaume 103, 1).
    De la Dormition, ton 3 :
    ℟. Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur (Luc 1, 46).

    Epître
    Du dimanche : I Corinthiens (§ 166) XVI, 13-24.

    Alleluia
    Du dimanche, ton 4 :
    ℣. Va, chevauche pour la cause de la vérité, de la piété & de la justice (Psaume 44, 5).
    ℣. Tu aimes la justice, tu hais l’impiété (Psaume 44, 8).
    De la Dormition, ton 2 :
    ℣. Lève-toi, Seigneur, vers ton repos, toi & l’arche de ta sainteté (Psaume 131, 8).

    Evangile
    Du dimanche : Matthieu (§ 87) XXI, 33-42.

    A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique, mégalinaire de la Dormition, ton 4 & 1
    Lorsque les Anges virent la Dormition de la Toute-Sainte et Immaculée, ils furent émerveillés, admirant que la Vierge pût monter de la terre jusqu’aux cieux. (Et en ton 1 🙂 Les lois de la nature ont été vaincues, * en toi, Vierge immaculée : * tu gardes la virginité dans ton enfantement * et ta mort préfigure la Vie. * Après l’enfantement, tu es vierge * et après la mort, tu es vivante, * garde pour toujours, ** ô Mère de Dieu, ton héritage.

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
    De la Dormition : J’élèverai le calice du salut & j’invoquerai le nom du Seigneur (Psaume 115, 13). Alleluia, alleluia, alleluia.

    Programme du XIIIème dimanche après la Pentecôte

    Saint-Eugène, le dimanche 26 août 2012, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h.

    La guérison des 10 lépreux.

    « On peut donc, sans absurdité, penser que les lépreux représentent ceux qui, sans avoir la science de la vraie foi, professent en conséquence les doctrines variées de l’erreur. Loin de cacher leur ignorance, ils la produisent au grand jour comme la science suprême et dans des discours pleins de jactance, ils en font étalage. Or, il n’est si fausse doctrine qui ne soit mêlée de quelque vérité. Dans une seule et même discussion ou récit d’un homme, les vérités s’entremêlent sans ordre aux erreurs comme si elles apparaissaient dans la coloration d’un seul corps. Ainsi en va-t-il de la lèpre, elle altère et flétrit les corps humains, mêlant aux teintes vraies des fausses couleurs. » Homélie de saint Augustin, évêque, VIIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

  • Procession d’entrée : orgue
  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa XI Orbis factor
  • Credo I
  • Pendant l’offertoire : orgue
  • Après la Consécration : orgue
  • Prière pour la France, sur le VIème ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est XI
  • Après le dernier Evangile : Salve Regina
  • Procession de sortie : orgue
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    Programme du XIIème dimanche après la Pentecôte

    Saint-Eugène, le dimanche 19 août 2012, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h.

    Le dimanche du bon Samaritain.

    « Mais voici qu’un docteur de la loi se leva pour le mettre à l’épreuve, en disant : ‘Maître, que dois-je faire pour posséder la vie éternelle ?’ » Il me semble que ce docteur de la loi qui voulait mettre le Seigneur à l’épreuve en le questionnant au sujet de la vie éternelle, a pris occasion pour ce faire des paroles mêmes du Seigneur : « Réjouissez-vous de ce que vos noms sont inscrits dans les cieux. » Mais par sa question même il proclama combien est vraie cette parole du Seigneur louant son Père « d’avoir caché cela aux sages et aux savants et de l’avoir révélé aux tout petits. » Homélie de saint Bède le Vénérable, prêtre, IXème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

  • Procession d’entrée : orgue
  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa XI Orbis factor
  • Credo I
  • Pendant l’offertoire : orgue
  • Après la Consécration : orgue
  • Prière pour la France, sur le VIème ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est XI
  • Après le dernier Evangile : Sub tuum præsidium
  • Procession de sortie : orgue
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    Programme de la fête de l’Assomption de la B. V. Marie

    Saint-Eugène, le mercredi 15 août 2012, procession du vœu de Louis XIII & grand’messe de 11h.

    > Catéchisme sur la fête de l’Assomption

    La fête de l’Assomption de la Vierge est sans doute la plus ancienne des fêtes mariales et est universellement célébrée par les Eglises d’Orient & d’Occident. Il est probable que son institution fut faite au début du Vème siècle à Jérusalem (la fête est attestée dans le lectionnaire de 415-417) et de là se soit diffusée partout ailleurs. Dans l’Empire d’Orient, un net décret de l’empereur Maurice (582 † 602) en imposa la célébration. Rome reçut la célébration de la fête sous le pontificat du pape Théodore (642 † 649), qui était d’origine constantinopolitaine (aussi retrouve-t-on le même évangile à Rome qu’à Byzance pour la messe de la fête). Vers l’an 700, le Pape d’origine syrienne saint Serge Ier ordonne 4 grandes processions en l’honneur de Marie, aux 4 grandes fêtes mariales de l’Annonciation, de l’Assomption, de la Nativité & de la Purification de la Sainte Vierge. Il convient de citer ici l’oraison composée par saint Serge Ier par laquelle débutait cette procession de l’Assomption, en raison de sa remarquable formulation :

    Veneranda nobis, Domine, huius est diei festivitas, in qua sancta Dei Genetrix mortem subiit temporalem, nec tamen mortis nexibus deprimi potuit, quæ Filium tuum, Dominum nostrum, de se genuit incarnatum.
    Vénérable est pour nous, Seigneur, la fête qui commémore ce jour en lequel la sainte Mère de Dieu subit la mort temporelle, mais néanmoins ne put être retenue par les liens de la mort, elle qui avait engendré de sa substance votre Fils, notre Seigneur incarné.

    La magnifique procession romaine qui précédait la messe de l’Assomption disparut hélas du rit romain lors de la diffusion générale de sa forme simplifiée, savoir celui en usage dans la Curie romaine. Cependant, la France en conserve un lointain souvenir avec la procession dite du vœu de Louis XIII. En effet, par lettres patentes du 10 février 1638, le pieux roi déclarait consacrer à Marie sa personne, son état, sa couronne, ses sujets et demandait l’instauration à cet effet d’une procession solennelle après les secondes vêpres de l’Assomption. Plusieurs indices rendent probable que le fameux ton psalmique néo-gallican appelé « ton royal » (qu’on a longtemps cru être de la composition du roi Louis XIII mais que l’on trouve déjà dans des manuels de procession de la Ligue sous le règne d’Henri III) ait été employé à Notre-Dame de Paris dès la première procession de 1638. Il figure depuis parmi les pièces les plus fameuses & les plus traditionnelles du répertoire de la cathédrale.

  • Entrée du clergé : orgue
  • Procession du vœu de Louis XIII selon le propre de Paris : Litanies de la Sainte Vierge – A la station à l’autel de la Sainte Vierge, chant du Sub tuum præsidium – retour au chœur au chant de l’Exaudiat – Psaume 19, sur le ton royal – faux-bourdon traditionnel à Paris depuis le XVIIème siècle
  • Propre grégorien du jour – Ordinaire de la messe : Messe à troix vois de Claudio Casciolini (1697 † 1760), chantre de Saint-Laurent in Damaso à Rome
  • Séquence de l’Assomption, au propre de Paris : Induant justitiam – conformément à la tradition, l’orgue figure les versets impairs
  • Credo III
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Omni die dic Mariæ – texte de Bernard de Morlas († 1140), mélodie traditionnelle attribuée à Jean-Baptiste de Lully (1632 † 1687), surintendant de la musique du roi Louis XIV (les fidèles sont invités à chanter avec le chœur)
  • Après la Consécration : Benedictus de la Messe à troix vois de Claudio Casciolini
  • Pendant la communion : Magnificat sur le ton royal
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est VIII
  • Après le dernier Evangile : Salve Regina
  • Procession de sortie : Vierge, notre espérance – cantique de l’abbé Chevojon, curé de Notre-Dame des Victoires au XIXème siècle
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Iconographie, avec les 9 leçons des nocturnes du bréviaire traditionnel de cette fête, sur notre page Facebook

    Programme du XIème dimanche après la Pentecôte

    Saint-Eugène, le dimanche 12 août 2012, grand’messe de 11h.

    « Ephphetha » – dimanche du sourd-muet.

    « Quand Dieu, Créateur de toutes choses, a voulu guérir un sourd-muet, il lui mit les doigts dans les oreilles et il prit de la salive et lui toucha la langue. Pourquoi ? Que signifient les doigts du Rédempteur, sinon les dons du Saint-Esprit ? C’est pour cela que, ailleurs, après avoir chassé un démon, il dit : « Si c’est par le doigt de Dieu que je chasse les démons, le Royaume de Dieu est donc venu jusqu’à vous. » Un autre évangéliste exprime cette même parole ainsi : « Si c’est par l’Esprit de Dieu que je chasse les démons, le Royaume de Dieu est donc venu jusqu’à vous. » En mettant ces deux textes ensemble, on voit que l’Esprit est appelé doigt de Dieu. Donc, mettre les doigts dans les oreilles, c’est ouvrir à l’obéissance l’esprit du sourd par les dons du Saint-Esprit. » Homélie de saint Grégoire, pape, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa XI Orbis factor
  • Procession d’entrée: orgue
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : chant du Dirigatur du IInd ton – faux-bourdon parisien (édition de 1739)
  • Après la Consécration : O Salutaris Hostia
  • Pendant la communion : Tantum ergo, motet d’après Jehan Tabourot (1520 † 1595), chanoine de l’Eglise de Langres (Orchésographie, 1588).
  • Prière pour la France, sur le VIème ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est XI
  • Après le dernier Evangile : Inviolata
  • Procession de sortie : Mon esprit glorifie le Tout-Puissant – Paraphrase du Magnificat par Fernand Fouand, baron de La Tombelle (1854 † 1928), organiste à la Madeleine & à la Trinité
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Iconographie & 3 leçons des nocturnes de ce dimanche, sur notre page Facebook.

    Programme du Xème dimanche après la Pentecôte

    Saint-Eugène, le dimanche 5 août 2012, grand’messe de 11h.

    Le pharisien & le publicain.

    « Le Seigneur est le Très-Haut et il regarde l’humilité. Mais les hommes hautains, – et le pharisien était l’un d’eux –, il ne les connaît que de loin. Leurs actes hautains, Dieu les connaît de loin, mais il ne méconnaît pas leur faute. Écoute encore l’humilité du publicain. Non content de se tenir à distance, il ne levait même pas les yeux vers le ciel. Afin d’être regardé, lui ne regardait pas. Il n’osait pas relever les yeux. Sa conscience l’opprimait, l’espérance le soulevait. Écoute encore : « Il se frappait la poitrine. » De lui-même, il exige un châtiment. Aussi le Seigneur épargne-t-il celui qui confesse sa faute. « Il se frappait la poitrine en disant : Mon Dieu, sois indulgent au pécheur que je suis. » Le voilà, celui qui prie ! Pourquoi t’étonner ? La faute qu’il reconnaît Dieu, lui, ne veut plus la connaître. » Homélie de saint Augustin, évêque, IXème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa XI Orbis factor
  • Procession d’entrée: orgue
  • Credo I
  • Après la Consécration : O Salutaris Hostia
  • Pendant la communion : Panis angelicus du 5ème ton, en plain-chant musical – tradition de Langres (chanoine Couturier)
  • Domine salvam fac Galliam – Prière pour la France, faux-bourdon parisien du IVème ton (d’après l’édition de 1739)
  • Ite missa est XI
  • Après le dernier Evangile : Salve regina
  • Procession de sortie : Vierge, notre espérance – cantique de l’abbé Chevojon, curé de Notre-Dame des Victoires au XIXème siècle
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Programme du IXème dimanche après la Pentecôte

    Saint-Eugène, le dimanche 29 juillet 2012, grand’messe de 11h.

    Jésus pleure sur Jérusalem & chasse les marchants du temple.

    « Le bienheureux Élie est une figure du Seigneur, notre Sauveur. Tout comme Élie a souffert persécution de la part de Juifs, ainsi notre Seigneur, le véritable Élie, fut réprouvé et méprisé par des Juifs mêmes. Élie abandonne son peuple et le Christ déserte la synagogue. Élie s’en va au désert et le Christ vient dans le monde. Élie au désert est assisté par les corbeaux qui le nourrissent et le Christ dans le désert de ce monde est réconforté par la foi des Nations. » Sermon de saint Augustin, évêque, Vème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa XI Orbis factor
  • Procession d’entrée: orgue
  • Credo I
  • Après la Consécration : O Salutaris Hostia
  • Prière pour la France, sur le VIème ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est XI
  • Après le dernier Evangile : Sub tuum præsidium
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.