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La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du XXème dimanche après la Pentecôte – Pères du concile de Nicée II – ton 3

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 21 octobre 2012 du calendrier grégorien, 8 octobre 2012 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton III de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour les saints Pères du septième concile œcuménique, second de Nicée, tenu en 787, réuni par l’impératrice Irène en présence des légats du pape Adrien pour régler la crise iconoclaste. Les Pères de Nicée demandent la restauration des images du Christ, de la Vierge et des saints qui aident la prière et permettent de communiquer avec le divin. L’image n’est pas le modèle qui y est figuré, mais la vénération rendue à l’image renvoie au modèle.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la Mère de Dieu. Kondakion : de la Mère de Dieu.
A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des saints Pères. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : six tropaires du ton dominical et 4 tropaires de la 3ème ode du canon des saints Pères :
1. Les divins Pasteurs du troupeau, * ayant reçu du Christ cette révélation * que son Eglise indivise ne chancellera pas, * ont chassé, comme sectateurs de l’Antéchrist, ** de l’assemblée des croyants ceux qui voulaient l’ébranler.
2. Puisant aux sources du salut, * l’assemblée des Pères nettoya * les torrents troubles et chargés de boue ; * alors le peuple du Christ, assoiffé, ** put boire aux flots de leurs purs enseignements.
3. Dans l’illustre ville de Nicée, * contre les iconoclastes, ces gens détestables, * se tint le septième concile des amis du Christ * dont les empereurs Constantin et Irène ** se firent les défenseurs.
4. Qu’ils aillent au feu éternel, * les impies qui refusent de vénérer * la sainte icône de la Mère de Dieu * et de reconnaître qu’elle a mis au monde ** le Christ, homme et Dieu à la fois.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les Célestes soient en liesse ! * Que les terrestres se réjouissent ! * Car le Seigneur a établi son Règne par son bras, * terrassant la mort par la mort, * Lui le Premier-Né d’entre les morts. * Il nous libère du ventre de l’enfer, ** et offre au monde la grande miséricorde.
2. Tropaire des saints Pères de Nicée, ton 8 : Sois glorifié par-dessus tout, ô Christ notre Dieu * qui sur terre as établi nos Pères saints comme des flambeaux * et grace à eux nous as tous conduits vers la vraie foi: ** Dieu de miséricorde, Seigneur, gloire à toi.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion des saints Pères, ton 8 : Le Fils qui s’est levé du Père comme un soleil * en deux natures est né d’une femme ineffablement ; * l’ayant connu, nous ne pouvons renier l’empreinte de ses traits, * mais la reproduisons pour la vénérer fidèlement; * c’est pourquoi l’Eglise, conservant la vraie foi, ** baise l’icône du Christ incarné.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 3 : Du tombeau tu es ressuscité * en ce jour, ô Dieu de miséricorde, * nous arrachant aux portes de la mort ; * en ce jour Adam tressaille d’allégresse et Eve danse de joie, * et tous ensemble les Patriarches & les Prophètes chantent inlassablement ** la force & la puissance de ta divinité.

Prokimen
Du dimanche, ton 3 :
℟. Sonnez pour notre Dieu, sonnez ; sonnez pour notre Roi, sonnez ! (Psaume 46, 7).
℣. Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ! (Psaume 46, 2).
Des saints Pères, ton 4 :
℟. Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères, & vénérable, & que ton Nom soit glorifié éternellement (Daniel, 3, 26).

Epîtres
Du dimanche : Galates (§ 200) I, 11-19.
Des saints Pères : Hébreux (§ 334) XIII, 7-16.

Alleluia
Du dimanche, ton 3 :
℣. En toi, Seigneur, j’ai mon abri ; sur moi pas de honte à jamais (Psaume 30, 2).
℣. Sois pour moi un Dieu qui me défend, un lieu fort qui me sauve (Psaume 30, 3.)
Des saints Pères, ton 1 :
℣. O Dieu, nous avons ouï de nos oreilles, nos pères nous ont raconté l’œuvre que tu fis de leur jours, aux jours d’autrefois (Psaume 43, 2).

Evangile
Du dimanche : Luc (§ 30) VII, 11-16.
Des saints Pères : Jean (§ 56) XVII, 1-13.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des saints Pères : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange. (Psaume 32, 1) Alleluia, alleluia, alleluia.

Programme de la fête de saint Denys, premier évêque de Paris, & ses compagnons Rustique, prêtre, & Eleuthère, diacre, martyrs

Saint-Eugène, le dimanche 14 octobre 2012, grand’messe de 11h.

Saint Denis est le premier évêque de Paris, il mourut martyr avec ses compagnons saint Rustique, prêtre, et saint Eleuthère, diacre.

Selon la Passion la plus ancienne, écrite vers 500, Denys a été envoyé de Rome en Gaule comme évêque missionnaire par le pape saint Clément, troisième successeur de saint Pierre, de 88 à 97. Parvenu à Paris avec deux disciples, Rustique & Eleuthère, Denys y construit la première cathédrale, prêche la foi véritable aux habitants et les convertit au Christ. Les autorités romaines ne tardent pas à remarquer son action. Soumis à un interrogatoire, Denys et ses compagnons se déclarent chrétiens et sont mis à mort, décapités par le glaive du bourreau. Selon la tradition, les trois saints souffrirent le martyre à Montmartre (= le mont des Martyrs). Pour empêcher que leurs dépouilles ne soient jetés dans la Seine, une aristocrate romaine encore païenne, Catulla, décide de s’en emparer par la ruse et de les ensevelir dans un champ de sa propriété au Nord de Lutèce. La tombe de saint Denys devint très tôt lieu de pèlerinage et de nombreux chrétiens se firent ensevelir au plus près de celle-ci dès la paix de l’Eglise survenue au IVème siècle sous le règne de Constantin. Sainte Geneviève fit construire vers 520 une première église sur la sépulture de saint Denys, qui devint par la suite l’Abbaye royale de Saint-Denis, lieu de sépulture des rois de France.

Fête double de 1ère classe dans l’archidiocèse de Paris, la solennité extérieure en est transférée au dimanche qui suit le 9 octobre.

  • Kyriale : Messe Royale du Ier ton d’Henry du Mont (1610 † 1684), organiste de Saint-Paul et de la reine, sous-maître de la chapelle du roi Louis XIV – propre du jour chanté en vieux plain-chant parisien
  • Avant la messe : Sebastian Anton Scherer (1631 † 1712), organiste de la cathédrale d’Ulm : Toccata Prima
  • Procession d’entrée: improvisation sur l’introït de la messe
  • Introït – Annuntiate inter gentes (ton iii.)
  • Graduel – Gloria vestra sumus (ton i.)
  • Alleluia – Beatus vir sanctus Dyonisius (ton v.)
  • Prose parisienne – Gaude prole, Græcia (ton i) – prose attribuée au roi Robert II le Pieux (972 † 1031) – selon la tradition, l’orgue figure les versets impairs
  • Offertoire – Tradidimus vobis (ton ii.)
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Offertoire en A mi la de Jean-François d’Andrieu (1682 † 1738), organiste de Saint-Barthélémy et du Roi à Versailles
  • Préface parisienne de saint Denys & de ses compagnons
  • Après la Consécration : O salutaris hostia sur le ton du récitatif liturgique de la préface – Henri de Villiers
  • Pendant la communion : Hymne – Lux de luce Deus (ton i). Hymne de l’office parisien de Saint Denis (cette hymne à servi de modèle à Saint Thomas d’Aquin pour la composition du Sacris solemniis) -alternances d’orgue de Jehan Titelouze (1563 † 1633), organiste de la cathédrale de Rouen
  • Communion – In benedictione justorum (ton i.)
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est sur le chant du Ier Kyrie de la Messe royale du Ier ton d’Henry du Mont
  • Pendant le dernier Evangile : Inviolata
  • Procession de sortie : Laudes carolingiennes (VIIIème siècle) : Christus vincit, Christus regnat, Christus imperat !
  • Organiste : Anne Foulard

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    Programme du XIXème dimanche après la Pentecôte – Pokrov – ton 2

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 14 octobre 2012 du calendrier grégorien, 1er octobre 2012 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton II de l’Octoèque. Nous fêtons aussi la fête du Pokrov ou Protection de Notre-Dame la Mère de Dieu & toujours Vierge Marie.

    Le mot Pokrov – Покров – signifie « voile » en russe. Dans l’hébreu de l’Ancien Testament, le mot « voile » (seter) signifie aussi, au sens figuré, « protection, sécurité ».

    La fête du « Pokrov » ou de la « Protection de la Mère de Dieu » a lieu le 1er octobre. C’est une fête propre à l’Eglise russe mais qui pourtant commémore une apparition de la Mère de Dieu à Constantinople dans l’église des Blachernes, illustre sanctuaire marial et très belle église de la Ville.

    Un peu avant l’an 936 (année où mourut saint André le Fol), au cours de la vigile de toute la nuit du samedi au dimanche (ce dimanche tombait cette année-là le 1er octobre), saint André, un Fol-en-Christ d’origine slave et son disciple Epiphane assistaient à l’office dans l’église de Sainte-Marie des Blachernes. Ils eurent tous deux peu après minuit l’apparition de la Vierge Marie, très grande et majestueuse, accompagnée de saint Jean Baptiste et de saint Jean le Théologien. La Vierge se mit alors à genoux et durant une heure elle pria pendant que des larmes inondaient son visage. Puis elle vint au-dessus de l’autel et pria pour le peuple. Alors elle déploya son voile, en tint les extrémités de ses deux mains qu’elle étendit dans une attitude d’orante et pria pour le peuple ainsi couvert de son voile.

    La fête du Pokrov qui commémore cette apparition fut instituée en Russie au XIIème siècle par André Bogolioubski, grand-prince de Vladimir de 1157 à 1174, en remerciement pour sa victoire sur les Bulgares de la Volga en 1164. Saint André le Fol – commémoré par les Ménées slaves au 2 octobre – était du reste son saint patron.

    L’Eglise de Grèce a institué le 21 octobre 1952 – sur le modèle du Pokrov slave – une fête de la Sainte Protection de la Mère de Dieu, fixée au 28 octobre, jour de la fête nationale hellène. L’acolouthie de cette nouvelle fête a été composée par l’hymnographe du Mont-Athos le moine Gérasime Mikragiannanisos.

    Aux heures
    A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Pokrov. Kondakion : du dimanche.
    A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Pokrov. Kondakion : du Pokrov.

    Tropaires des Béatitudes : six tropaires du ton dominical et 4 tropaires de la 3ème ode du canon du Pokrov :
    1. Nous tes serviteurs qui nous tenons avec foi * dans ton église, nous comptons sur ta pitié : * notre Dame, visite notre pauvreté * et garde-nous de tout mal, ** protégeant de ton saint voile le peuple chrétien.
    2. Les Prophètes qui maintenant te servent avec les Anges * t’ont désignée d’avance de multiples noms, ô Vierge ; * en leur compagnie prie Dieu pour nous, * afin que dans la joie ** nous puissions tous fêter brillamment le saint jour de ta Protection.
    3. Gédéon t’a préfigurée comme toison, * puisque sur toi comme rosée * est descendu le Christ notre Dieu : * prie-le de nous donner victoire sur l’ennemi * comme jadis sur Madian, ** pour que ta sainte fête soit ainsi glorifiée.
    4. De ton voile qui resplendit * plus que les rayons du soleil * tu éclaires l’Eglise et le peuple chrétien * et tu dissipes les ténèbres de nos péchés par ta visite, ô Mère ** qui pour nous intercèdes auprès de ton Fils et ton Dieu.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : * Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi !
    2. Tropaire du Pokrov, ton 4 : En ce jour célébrons, ô peuple, cette fête lumineuse, * à l’ombre de ta venue, ô Mère de Dieu, * et, élevant le regard vers ton image très pure * disons humblement: * recouvre-nous de ton voile vénérable * et délivre-nous de tout mal, ** priant ton Fils le Christ notre Dieu de sauver nos âmes.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion du dimanche, ton 2 : Lorsque tu es ressuscité du tombeau, Sauveur tout-puissant, * l’Enfer à la vue de ce miracle fut saisi de frayeur ; * les morts se sont levés et, te voyant, la création partage ta joie, * Adam s’unit à l’allégresse ; ** et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion du Pokrov, ton 3 : La Vierge en ce jour se tient dans l’église * et prieinvisiblement Dieu pour nous avec le chœur des saints;* les Anges et les Pontifes se prosternent, * les Apôtres et les Prophètes exultent;* car la Mère de Dieu prie pour nous le Dieu prééternel.

    Prokimen
    Du dimanche, ton 2 :
    ℟. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14).
    ℣. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18).
    Du Pokrov, ton 3 :
    ℟. Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur (Luc 1, 46).

    Epîtres
    Du dimanche : 2 Corinthiens (§ 194) XI, 31 – XII, 9.
    Du Pokrov : Hébreux (§ 320) IX, 1-7.
    Après le second voile était le tabernacle, appelé, le Saint des saints..

    Alleluia
    Du dimanche, ton 2 :
    ℣. Qu’il te réponde, le Seigneur, au jour d’angoisse, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob ! (Psaume 19, 1).
    ℣. Seigneur, sauve le roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquons (Psaume 19, 10).
    Du Pokrov, ton 8 :
    ℣. Ecoute, ma fille, regarde & tends l’oreille, oublie ton peuple & la maison de ton père (Psaume 44, 11).

    Evangile
    Du dimanche : Luc (§ 26) VI, 31-36.
    Du Pokrov : Luc (§ 54) X, 38-42 ; XI, 27-28.
    Jésus lui dit : Mais plutôt heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la pratiquent !

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    Du pokrov : J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur (Psaume 115, 13). Alleluia, alleluia, alleluia.

    Programme de la Fête du Très-Saint Rosaire de la Bienheureuse Vierge Marie

    Saint-Eugène, le dimanche 7 octobre 2012, grand’messe de 11h.

    Cette fête de Notre-Dame du Très-Saint-Rosaire célèbre la victoire navale obtenue le 7 octobre 1571 à Lépante par les armées chrétiennes de la Sainte Ligue, conduite par don Juan d’Autriche, contre les Turcs, pourtant largement supérieurs en nombre, mais qui subissent une écrasante défaite : 192 vaisseaux capturés ou coulés (sur 300 engagés) contre une 12aine seulement pour les chrétiens.

    Avant la bataille, afin d’implorer la protection céleste sur la flotte, le pape saint Pie V avait ordonné un jubilé solennel, un jeûne et la prière publique du Rosaire.

    Le soir de la bataille, le pape va brusquement de son bureau à la fenêtre, où il semble contempler un spectacle. Puis il se retourne et dit aux prélats qui l’entourent : « Allons rendre grâce à Dieu : notre armée est victorieuse ». C’était le 7 octobre un peu avant 5 heures du soir, à l’heure où don Juan, victorieux, s’agenouillait sur le pont de son navire pour remercier Dieu de sa protection. La nouvelle de la victoire ne devait parvenir à Rome que 19 jours plus tard, le 26 octobre, confirmant ainsi la révélation faite au souverain pontife.

    En commémoration de la bataille de Lépante, Pie V ajouta aux Litanies de la très Sainte Vierge, une invocation supplémentaire : Auxilium christianorum, ora pro nobis – Secours des chrétiens, priez pour nous. Il institue une fête de Notre-Dame de la Victoire et fit insérer au Martyrologe romain à la date du 7 octobre la mention suivante :

    « Mémoire de sainte Marie de la Victoire, que le souverain pontife Pie V ordonna de renouveler chaque année, à cause de l’insigne victoire navale remportée ce jour-là par les chrétiens sur les Turcs, grâce au secours de la Mère de Dieu. »

    Grégoire XIII renouvelle en 1573 l’ordonnance de saint Pie V, ajoutant que désormais la fête aura lieu tous les premiers dimanches d’octobre, dans toutes les églises où se trouve un autel ou une chapelle sous l’invocation de Notre-Dame du Saint-Rosaire, et qu’elle portera désormais ce même nom. Répondant à l’instante prière de la Reine Marie-Anne, le pape Clément X étend en 1671 la fête du Saint-Rosaire à toute l’Espagne, sans condition. Clément XI étend en 1716 la fête du Saint-Rosaire à toute l’Eglise, en mémoire de la victoire obtenue en 1715 par Charles VI sur les Turcs, en Hongrie. Le 11 septembre 1887, Léon XIII ordonne de célébrer dans toute l’Eglise, sous le rite de seconde classe, ladite solennité et l’office de Notre-Dame du Rosaire fixé au premier dimanche d’octobre, en sorte que cette fête ne puisse être transférée à un autre jour, si ce n’est en cas d’occurrence d’un office de rite supérieur.

    « Il est un rite pieux selon lequel, contre les dangers que court le monde, on récite l’Ave Maria autant de fois qu’il y a de psaumes de David, en faisant précéder chaque dizaine de l’Oraison dominicale. Avec notre Autorité apostolique, Nous approuvons ce Psautier de la Vierge. Chaque jour, le Rosaire procure des avantages aux chrétiens. » Urbain IV († 1264)
    « Le Rosaire est le fouet du démon. » Adrien VI († 1523).
    « Le Rosaire est un moyen donné par le Ciel pour apaiser la colère de Dieu. » Grégoire XIII (1573)
    « Le Rosaire est un moyen merveilleux pour détruire le péché et recouvrer la grâce de Dieu. » Grégoire XIV († 1591)
    « Le Rosaire est le trésor des grâces. » Paul V († 1621)
    « Le Rosaire est le remède souverain aux erreurs et aux vices. » Benoît XII († 1730)
    « Grande est la force d’une armée qui tient en main non l’épée mais le Rosaire. » Pie IX († 1878)

  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa IX Cum Jubilo – mémoire du XVIème dimanche après la Pentecôte
  • Avant la messe : Verset sur Gaudeamus – Joseph Jongen (1873 † 1963), directeur du Conservatoire royal de Bruxelles
  • Procession d’entrée: Litanies de la Sainte Vierge – Chant de Besançon
  • Credo III
  • Et incarnatus est de la Missa syllabica de Jean de Bournonville (1585 † 1632), maître de chapelle de la collégiale de Saint-Quentin, des cathédrales d’Abbeville et d’Amiens, et de la Sainte Chapelle de Paris
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Ave Maria – Marcel Dupré (1886 † 1971), organiste de Saint-Sulpice
  • Après la Consécration : O salutaris hostia – François Giroust (1737 † 1799), maître de chapelle du roi Louis XVI
  • Agnus Dei de la Messe Ad Majorem Dei Gloriam (1699) d’André Campra (1660 † 1744), maître de chapelle de Notre-Dame de Paris et de Louis XV à Versailles
  • Pendant la communion : Marcel Dupré, 15 versets pour les Vêpres du commun des fêtes de la Sainte Vierge : 3ème antienne : Nigra sum sed formosa, filiæ Jerusalem – 5ème antienne : Speciosa facta es et suavis – plain-chant & orgue
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est IX
  • Pendant le dernier Evangile : Salve Regina
  • Procession de sortie : Marcel Dupré, Vêpres de la Vierge : 1ère antienne : Dum esset rex in accubitu suo – plain-chant & orgue
  • Organiste : Anne Foulard

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    Programme du XVIIIème dimanche après la Pentecôte – sainte Thècle – ton 1

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 7 octobre 2012 du calendrier grégorien – 24 septembre 2012 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton I de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour sainte Thècle la Protomartyre, égale aux Apôtres. Quoique rédigés vers 160 par un prêtre d’une église d’Asie, les Actes de Paul & Thècle ont pu conserver des traditions orales plus anciennes. Thècle était une jeune fille de la ville d’Iconium en Lycaonie, qui se convertit en écoutant la prédication de saint Paul, qu’elle accompagna quelques temps dans ses voyages apostoliques. Thècle est tenue pour être la première femme à souffrir les épreuves du martyre. Sa mémoire fut en grande vénération dans les temps patristiques.

    Thècle a été associée à la prédication de Paul. Parmi les plus anciens témoignages de l’art chrétien, les peintures d’une cave située à Ephèse non loin de la Maison de la Vierge dépeignent Paul & Thècle. Ces fresques, découvertes par des archéologues en 1906, et qui remontent au IVème-VIème siècle, représentent la Vierge Marie, saint Paul & sainte Thècle. Dans les catacombes de sainte Thècle à Rome a été de même découvert par une équipe d’archéologue en juin 2010 le plus vieux portrait de l’apôtre saint Paul (datant du IVème siècle).

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * « Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »
    2. Tropaire de la Protomartyre, ton 4 : Enseignée par la parole de Paul, Vierge de Dieu Thècle * et confirmée dans la foi par Pierre, * par Dieu appelée au martyre, que parmi les femmes tu fus la première à éprouver ; * tu entras dans les flammes comme dans un lieu florissant, * et, alors que les fauves et les jeunes gens t’effrayaient, * tu t’armas de la Croix : ** aussi, toi qui es digne de toute louange, prie le Christ Dieu de sauver nos âmes.
    3. Kondakion de la Protomartyre, ton 8 : Tu as brillé par la splendeur de ta virginité, * de la couronne du martyre te voilà parée * et tu fus une apôtre glorieuse, nous le croyons ; * en rosée tu changeas la fournaise de feu * & tu apaisas la fureur du taureau ** par ta prière, car tu fus la première au combat.
    4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    5. Autre kondakion de la Protomartyre, ton 2 : Après avoir blessé ton cœur avec l’amour du Christ, ô Vierge sage, * tu as, comme fiancée, méprisé les biens transitoires qui ne comptent pas ; * tu as aussi bravé le feu et fermé la gueule des bêtes sauvages. * Et, épargnée par elles, tu as pris soin de suivre Paul, ** O Thècle, première femme martyre.
    6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    7. Kondakion du dimanche, ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, * tu as ressuscité le monde avec toi ; * la nature humaine te chante comme Dieu, * la mort s’évanouit, * Adam jubile, Seigneur, * & Eve, désormais libérée de ses liens, * proclame dans l’allégresse : ** O Christ, c’est toi qui accordes à tous la résurrection.
    Prokimen
    1. Du dimanche, ton 1 :
    ℟. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
    ℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).
    De la Protomartyre, ton 4 :
    ℟. Dieu est admirable dans ses saints, lui le Dieu d’Israël (Psaume 67, 36).
    Epîtres
    Du dimanche : 2 Corinthiens (§ 188) IX, 6-11.
    [De la Protomartyre : 2 Timothée (§ 296) III, 10-15.]
    Alleluia
    Du dimanche, ton 1 :
    ℣. C’est Dieu qui me donne les vengeances & prosterne les peuples sous moi (Psaume 17, 48).
    ℣. Il multiplie pour son roi les délivrances et montre de l’amour pour son Christ (Psaume 17, 51).
    De la Protomartyre
    ℣. Il a exaucé mes prières, & m’a tiré de l’abîme de misère et de la boue profonde où j’étais (Psaume 39, 2).
    Evangile
    Du dimanche : Luc (§ 17) V, 1-11.
    [De la Protomartyre : Matthieu (§ 104) XXV, 1-13.]
    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    De la Protomartyre : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

    Programme de la Solennité de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, patronne secondaire de la France

    Saint-Eugène, le dimanche 30 septembre 2012, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h.

    Mémoire du XVIIIème dimanche après la Pentecôte

    « Ayant lu dans la Sainte Écriture cette invitation : « Si quelqu’un est tout petit, qu’il vienne à moi », elle voulut, dans son désir de plaire davantage au Très-Haut, devenir petite selon l’esprit, et, avec une confiance toute filiale, elle se livra pour toujours à Dieu, comme au plus aimant des Pères. Cette « voie de l’enfance spirituelle » selon la doctrine de l’Évangile, elle l’enseigna aux autres, spécialement aux novices qu’elle était chargée, par obéissance, de former aux vertus religieuses ; et ainsi, toute remplie d’un zèle apostolique, elle montra le chemin de la simplicité évangélique à un monde enflé d’orgueil et attaché aux vanités. Jésus, son Époux, l’enflamma profondément du désir de souffrir et dans son âme et dans son corps. Bien plus, considérant avec une extrême douleur, combien l’amour de Dieu est universellement rejeté, deux ans avant sa mort, elle s’offrit en victime à l’Amour très miséricordieux de Dieu. Alors, comme elle le rapporte elle-même, elle fut blessée d’une flamme du céleste feu. Enfin, consumée d’amour, ravie en extase, et murmurant avec une ferveur extrême : « Mon Dieu, je vous aime ! » elle s’envola vers son Époux, le trente septembre de l’année mil huit cent quatre-vingt-dix-sept, étant âgée de vingt-quatre ans. La promesse qu’elle avait faite en mourant, de faire tomber sur la terre une perpétuelle pluie de roses, dès son entrée au Ciel elle l’a réalisée, et la réalise encore de nos jours, par d’innombrables miracles. C’est pourquoi le Souverain Pontife Pie XI l’a inscrite parmi les Vierges Bienheureuses et deux ans après, au cours du grand jubilé il l’a solennellement placée au nombre des Saintes, puis constituée et déclarée Patronne spéciale de tous les Missionnaires. Pie XII, accédant aux vœux de tous les évêques de France a établi et déclaré que sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus serait auprès de Dieu patronne secondaire de toute la France. » Vie de sainte Thérèse, VIème leçon des vigiles nocturnes de sa fête, au second nocturne.

  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa VIII De Angelis
  • Procession d’entrée: orgue.
  • Credo III
  • Et incarnatus est de la Missa syllabica de Jean de Bournonville (1585 † 1632), maître de chapelle de la collégiale de Saint-Quentin, des cathédrales d’Abbeville et d’Amiens, et de la Sainte Chapelle de Paris
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Jesu corona virginum (H. 16) – Hymne du commun des vierges pour deux voix de femmes – polyphonie de Marc-Antoine Charpentier alternant avec le plain-chant – texte de saint Ambroise de Milan (IVème siècle)
  • Préface des saints, au propre de l’archidiocèse de Paris
  • Sanctus : alternance polyphonique pour le Benedictus du chanoine Nicolas-Mammès Couturier (1840 † 1911), maître de chapelle de la cathédrale de Langres
  • Après la Consécration : O salutaris hostia sur le ton de la préface – Henri de Villiers
  • Pendant la communion : Nisi Dominus (H. 150) de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, du Dauphin, fils de Louis XIV et de la Sainte Chapelle – psaume des vêpres de vierges
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est VIII
  • Pendant le dernier Evangile : Sub tuum præsidium
  • Procession de sortie : orgue
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    Programme du XVIIème dimanche après la Pentecôte

    Saint-Eugène, le dimanche 23 septembre 2012, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h.

    Dimanche du plus grand commandement.

    Les sadducéens acculés au silence, les pharisiens reviennent à la charge. Ils auraient dû pourtant se tenir tranquilles. Les voici qui continuent la lutte des premiers et poussent en avant le docteur de la loi. Ils n’ont nullement l’intention de s’instruire, mais ils s’affairent à tendre un piège. Ils demandent : « Quel est le premier commandement ? » Comme le premier commandement était celui-ci : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu », ils proposent la question dans l’espoir que Jésus leur donnera prise en corrigeant ce commandement pour démontrer qu’il est Dieu. Que fait donc le Christ ? Il veut démasquer le motif de leur conduite : ils n’ont aucune charité, ils se rongent d’envie, ils sont captifs de la jalousie. Alors il dit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu. C’est là le premier, le grand commandement et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Homélie de saint Jean Chrysostome, évêque, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

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    Iconographie & les 3 leçons des nocturnes de ce dimanche, sur notre page Facebook.

    Programme du XVIème dimanche après la Pentecôte – saintes Ménodore, Métrodore & Nymphodore – ton 7

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 23 septembre 2012 du calendrier grégorien – 10 septembre 2012 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton VII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour les saintes martyres Ménodore, Métrodore & Nymphodore. Ces saintes vierges étaient sœurs & orphelines ; elles souffrirent le martyre pour la foi en Bithynie sous Galère Maximien, vers 303-311. Elles s’étaient retirées dans les montagnes, près de sources d’eaux chaudes nommées Pythia, mais beaucoup venaient à elles pour recevoir la guérison de leurs maux, tant physiques que spirituels.

    Le gouverneur de la région, Fronton, les fit arrêter pour les interroger et les pousser à renier le Christ. Etonné par leur sagesse et leur détermination, il fit mettre Ménodore à nue et la fit frapper par ses bourreaux pendant de longues heures, à l’issue desquelles la sainte rendit son âme à Dieu sans avoir cessé un instant de prier. Le tyran fit ensuite comparaître les deux autres soeurs et leur montra le corps nu et meurtri de Ménodore, pensant ainsi les effrayer et refroidir leur ardeur. Mais au contraire, elles ne furent que davantage déterminées à mener à leur tour l’ultime combat. On leur brûla le corps avec des torches, puis on leur fracassa les membres avec des barres de fer. C’est ainsi qu’elles partirent à leur tour rejoindre le choeur céleste des vierges sages.

    Furieux de voir avec quel calme et quelle joie les saintes avaient supporté tous leurs tourments, le gouverneur voulut faire brûler leurs dépouilles, afin que personne ne puisse les vénérer. Mais au moment où l’on jetait leurs corps dans la fournaise, un violent orage éclata, éteignit le feu et permit ainsi aux fidèles de donner aux Saintes une pieuse sépulture.

    Nous sommes toujours en ce jour dans l’après-fête de la Nativité de notre Très-Sainte Dame la Mère de Dieu et toujours Vierge Marie, laquelle fête tombe le 8 septembre (21 septembre grégorien). Cette fête, probablement d’origine hiérosolomytaine, a dû être introduite dans le synaxaire de Constantinople par l’empereur Maurice (582 † 602). Saint Jean Damascène (c. 676 † 749) en fait mention dans ses homélies, de même Saint André de Crète (660 † 740). Le Pape d’origine syrienne saint Serge Ier (c. 650 † 701) introduisit cette fête à Rome dans le rit romain, faisant précéder la messe d’une procession ; du reste le tropaire byzantin de la fête sert aussi d’antienne de Magnificat des secondes vêpres romaines. Saint Serge Ier mourut le 8 septembre 701.

    Ce dimanche est aussi le dimanche avant la fête de l’Exaltation de la sainte Croix, d’où un prokimen et un alleluia propres.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 7 : Par ta Croix, Seigneur, tu as détruit la mort, * tu as ouvert au Larron le Paradis ; * tu as changé en joie le deuil des saintes Femmes * et tu as donné l’ordre à tes Apôtres de proclamer que tu es ressuscité, Christ Dieu, * pour donner au monde la grâce du salut.
    2. Tropaire de la Nativité de la Mère de Dieu, ton 4 : Par ta nativité, ô Mère de Dieu, * la joie fut révélée à tout l’univers, * car de toi s’est levé le Soleil de justice, le Christ notre Dieu * qui, nous délivrant de la malédiction, nous a valu la bénédiction ** et, terrassant la mort, nous a fait don de l’éternelle vie.
    3. Kondakion du dimanche, ton 7 : Désormais la force de la mort est impuissante à retenir les mortels, * car le Christ est descendu, brisant et détruisant les puissances de la mort ; * l’Enfer est enchaîné, * les Prophètes tous ensemble se réjouissent. * Le Sauveur, disent-ils, est apparu à ceux qui demeurent dans la foi ; * venez, fidèles, prendre part à la Résurrection.
    4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    5. Kondakion des Martyres, ton 4 : Vous qui avez souffert avec longanimité pour la Trinité * et vaincu l’ennemi aux maintes ruses, vous vous êtes fraternellement revêtues de l’Esprit : * aussi demeurez-vous avec les cinq vierges, * dans le tabernacle céleste, ô martyres, ** avec les anges, dans la joie devant le Roi de toutes choses.
    6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    7. Kondakion de la Nativité de la Mère de Dieu, ton 4 : Joachim et Anne ont été délivrés de l’opprobre de la stérilité, * et Adam et Ève de la corruption de la mort, ô Immaculée, en ta sainte nativité ; * c’est elle que fête également ton peuple * libéré de la condamnation pour ses péchés, * en te criant : * « La stérile met au monde la Mère de Dieu, ** & la nourricière de notre vie ».

    Prokimen
    Du dimanche avant la Croix, ton 6 :
    ℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
    ℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).
    De la Nativité de la Mère de Dieu, ton 3 :
    ℟. Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur (Luc 1, 46).
    Epîtres
    Du dimanche avant la Croix: Galates (§ 215) VI, 11-18.
    [Des Martyres : 2 Corinthiens (§ 181) VI, 1-10.]
    Alleluia
    Du dimanche avant la Croix, ton 1 :
    ℣. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
    ℣. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).
    De la Nativité de la Mère de Dieu
    ℣. Ecoute, ma fille, regarde & tends l’oreille, oublie ton peuple & la maison de ton père (Psaume 44, 11).
    Evangile
    Du dimanche avant la Croix : Jean (§ 9) III, 13-17.
    [Des Martyres : Matthieu (§ 105) XXV, 14-30.]
    Mégalynaire à la Mère de Dieu durant l’anaphore :
    Magnifie, ô mon âme, la très glorieuse nativité de la Mère de Dieu. Étrangère est aux impies la glorification de la Trinité sans commencement, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, la toute- puissance incréée par laquelle le monde entier a été fondé sur un signe de Sa puissance.
    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    De la Nativité de la Mère de Dieu : J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur (Psaume 115, 13). Alleluia, alleluia, alleluia.

    XVIème dimanche après la Pentecôte

    Saint-Eugène, le dimanche 16 septembre 2012, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h.

    La guérison de l’hydropique.

    « Voici d’abord la guérison d’un hydropique, en qui le poids de la chair accablait l’âme et éteignait l’ardeur de l’esprit. Puis vient une leçon d’humilité, quand le Seigneur condamne ceux qui, dans le banquet nuptial, choisissent les premières places : il le fait néanmoins avec douceur, voulant qu’une bonté persuasive tempère la sévérité de la réprimande, que la raison serve à la persuasion, et que la correction réprime la convoitise. Cette leçon d’humilité est accompagnée d’une leçon de miséricorde, et les paroles du Seigneur nous prouvent que la miséricorde doit se pratiquer envers les pauvres et les faibles ; car être hospitalier pour ceux qui en récompenseront, c’est plutôt de l’avarice que de la charité. » Homélie de saint Ambroise, évêque, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

  • Procession d’entrée : Les étendards du roi s’avancent, traduction versifiée du Vexilla Regis prodeunt – harmonisation du plain-chant traditionnel par Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris
  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa XI Orbis factor
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Crucem tuam – František Picka (1873 † 1918), organiste, chef d’orchestre et compositeur à Prague
  • Pendant la communion : Vexilla Regis prodeunt – hymne de la sainte Croix, composée au VIème siècle par Saint Venance Fortunat lors de la susception à Poitiers des reliques de la vraie Croix par la reine de France Sainte Radegonde – mise en polyphonie d’Anthoine de Bertrand (1530 † 1581) et, pour la strophe O CRVX AVE, de Nicolas Antoine Lebègue (1631 † 1702), organiste du roi Louis XIV et de Saint-Merry
  • Prière pour la France, faux-bourdon parisien du VIIIème ton (d’après l’édition de 1739)
  • Ite missa est XI
  • Après le dernier Evangile : Salve Regina
  • Procession de sortie : La Croix ouvre l’entrée au trône de la gloire, cantique sur un texte de Pierre Corneille (1606 † 1684), de l’Académie française, tiré de sa traduction versifiée de l’Imitation de Jésus-Christ (livre II, chap. 12 : Du chemin royal de la sainte Croix) – mélodie de Charles Gounod – harmonisation à 4 voix Henri de Villiers
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    Iconographie & les 3 leçons des nocturnes de ce dimanche, sur notre page Facebook.

    Programme du XVème dimanche après la Pentecôte – saints Anthime & Théoctiste – ton 6

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 16 septembre 2012 du calendrier grégorien – 3 septembre 2012 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint hiéromartyr Anthime, évêque de Nicomédie. Dioclétien inaugura sa grande persécution le 23 février 303 par un premier édit. Le second édit, publié un peu plus tard, visait plus particulièrement l’arrestation des évêques de l’Eglise. Saint Anthime, évêque de la ville de Nicomédie où résidait Dioclétien, fut une des premières victimes, avec un grand nombre de clercs et de fidèles. Il eut la tête tranchée. Saint Anthime est fêté le 27 avril en Occident. Voici la notice que lui consacre le Martyrologe romain :

    A Nicomédie, l’anniversaire de saint Anthime, évêque et martyr. Lors de la persécution de Dioclétien, il eut la tête tranchée pour avoir confessé le nom du Christ et obtint ainsi la gloire du martyre. Presque tout son troupeau le suivit : par sentence du juge, les uns furent décapités, les autres livrés aux flammes, d’autres furent mis sur des barques pour être noyés dans la mer.

    Nous fêtons aussi en ce 3 septembre notre vénérable Père Théoctiste, compagnon d’ascèse de saint Euthyme le Grand. Tous deux furent les parmi les pionniers du monachisme en Palestine. Ils se rencontrèrent à la laure de Pharan, non loin de Jérusalem, puis s’établirent autour d’une caverne dans le désert de Koutila, près de la Mer Morte, où beaucoup de disciples vinrent les rejoindre. Théoctiste devint leur higoumène et organisa leur vie cénobitique, tandis qu’Euthyme choisissait de garder la vie érémitique à proximité du nouveau monastère. Théoctiste parvint à un grand âge, et tombant soudain gravement malade, il s’endormit en paix dans le Seigneur le 3 septembre 467. Il fut enterré par saint Euthyme, alors âgé de 90 ans, et par le patriarche de Jérusalem Anastase.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Devant ton sépulcre les Puissances des cieux, * autant que les soldats furent frappés d’effroi ; * et Marie Madeleine se tenait près du tombeau, * cherchant ton corps immaculé ; * mais tu brisas l’Enfer sans te laisser vaincre par lui, * tu rencontras la Vierge et nous donnas la vie. * Ressuscité d’entre les morts, ** Seigneur, gloire à toi.
    2. Tropaire du hiéromartyr, ton 4 : Des Apôtres ayant partagé le genre de vie et sur leur trône devenu leur successeur, * tu as trouvé dans la pratique des vertus la voie qui mène à la divine contemplation ; * c’est pourquoi, dispensant fidèlement la parole de vérité, * tu luttas jusqu’au sang pour la défense de la foi; * hiéromartyr Anthime, * prie le Christ Dieu, ** afin qu’il sauve nos âmes.
    3. Tropaire du vénérable Père, ton 8 : Par les flots de tes larmes tu as fait refleurir le stérile désert, * par tes profonds gémissements tu fis produire à tes peines cent fois plus, * tu devins un phare éclairant le monde entier en resplendissant de miracles ; ** Théoctiste notre Père, prie le Christ Dieu, de sauver nos âmes.
    4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    5. Kondakion du vénérable Père, ton 4 : Toi qui parmi les prêtres vécus dans la piété * et qui achevas la voie du martyre, * tu mis fin au service des idoles, * et tu fus le défenseur de ton troupeau, ô sage en Dieu. * Aussi, celui-ci te crie-t-il mystiquement : * délivre-nous des malheurs par tes prières, ** Anthime d’éternelle mémoire.
    6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    7. Kondakion du dimanche, ton 6 : De sa main vivifiante le Seigneur source-de-vie, * le Christ notre Dieu, * a fait surgir tous les morts des ténèbres de l’Enfer, * accordant la résurrection à tout le genre humain ; * il est vraiment notre Sauveur, ** notre vie, notre résurrection et le Dieu de l’univers.

    Prokimen
    Du dimanche, ton 6 :
    ℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
    ℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).
    Du hiéromartyr, ton 7 :
    ℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).

    Epître
    Du dimanche : II Corinthiens (§ 176) IV, 6-15.
    Du hiéromartyr : Hébreux (§ 334) XIII, 7-16.

    Alleluia
    Du dimanche, ton 6 :
    ℣. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
    ℣. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).
    Du hiéromartyr, ton 2
    ℣. Que tes prêtres soient revêtus de justice, et que tes saints tressaillent de joie (Psaume 131, 9).

    Evangile
    Du dimanche : Matthieu (§ 92) XXII, 35-46.
    Du hiéromartyr : Jean (§ 36) X, 9-16.

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
    Du hiéromartyr : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

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