Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du Dimanche du Fils prodigue – Après-fête de la Rencontre du Seigneur – ton 1

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 16 février 2014 du calendrier grégorien – 3 février 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton I de l’Octoèque. Le Dimanche du Fils prodigue est le second du cycle du Triode du Carême et, par son évangile, prépare les fidèles à la perspective du jeûne de la grande Quarantaine qui arrive. Il correspond au dimanche de la Sexagésime dans le rit romain et inaugure la semaine dite de l’apokréo ou carnaval, dernière semaine pendant laquelle les laïcs peuvent encore consommer de la viande. Ce dimanche de l’avant-Carême est attesté au moins à partir du IXème siècle dans les évangéliaires constantinopolitains. Aux matines à partir de ce dimanche et pour les deux autres dimanches suivants de l’avant-Carême, on ajoute aux psaumes 134 & 135 du polyéleos le psaume 136 (« Au bord des fleuves de Babylone ») (ou plutôt, le chant du psaume 136, qui existait à l’origine tous les dimanches de l’année, n’a été conservé que pour ces trois dimanches).

Fête de la Rencontre du SeigneurCe dimanche se combine cette année avec l’après-fête de la Rencontre du Seigneur (Hypapante), appelée en Occident Purification de la Sainte Vierge ou « Chandeleur » (les livres liturgiques occidentaux appelaient aussi autrefois cette fête Occursum Domini. Du reste, deux pièces de la liturgie byzantine – le tropaire et le premier des apostiches idiomèles – ont été transcrites en latin au VIIIème siècle pour servir à la procession latine de la Chandeleur.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : de la fête.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : du Triode.

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du dimanche, 4 tropaires de la 6ème ode du canon du Triode & 4 tropaires de la 1ère ode de la fête :
1. Du Paradis l’Ennemi fit chasser Adam * lorsqu’il eut mangé le fruit défendu, * mais par la croix le Christ y fit entrer le bon Larron qui lui criait : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Je me prosterne devant ta Passion * et je glorifie ta sainte Résurrection ; * avec Adam & le bon Larron * je te crie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Librement, Seigneur sans péché, * tu as souffert la croix & la mise au tombeau ; * mais, comme Dieu, tu es ressuscité, * faisant surgir avec toi * Adam qui s’écrie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Le temple de ton corps, tu l’as relevé * du tombeau le troisième jour ; * avec Adam, ô Christ notre Dieu, * tu as ressuscité le genre humain, * qui chante : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. Dieu Sauveur, j’enfonce dans l’abîme du péché, * je suis plongé dans l’océan de cette vie, * mais comme Jonas sortit du poisson, * retire-moi du gouffre des passions ** et sauve-moi, Seigneur.
6. Sans cesse m’encercle l’abîme des péchés * et j’enfonce sous la rage de leurs flots; * ô Christ notre Dieu, * conduis-moi jusqu’au havre de la vie ; ** Roi de gloire, sauve-moi.
7. Le trésor de mon Père, je l’ai dilapidé* et j’ai honte de ma pauvreté ; * de stériles pensées je me suis fait l’esclave; * c’est pourquoi, Seigneur ami des hommes, je te crie : ** Dieu de tendresse, sauve-moi.
8. Affaibli par la privation de tous les biens * pour m’être détourné de toi, Source de bonté, * c’est vers toi que je retourne ; * fais-moi grâce, ô Christ, et sauve-moi, ** afin que je chante ton amour pour les hommes.
9. Jadis le soleil atteignit * la terre ferme enfantée par l’océan ; * comme en deux remparts l’eau se figea de chaque part * en faveur du peuple cheminant et pour Dieu psalmodiant : * Chantons pour le Seigneur, ** car il s’est couvert de gloire.
10. Que les nuages répandent la pluie, * car le Soleil est porté sur la nuée légère : * c’est le Christ venu au temple comme enfant * sur les bras de la Vierge immaculée; * fidèles, chantons pour le Seigneur, ** car il s’est couvert de gloire.
11. Que s’affermissent les mains tremblantes de Siméon * et les genoux défaillants du Vieillard * pour aller à la rencontre du Christ ; * et nous, formant un chœur avec les Anges incorporels, * chantons pour le Seigneur, ** car il s’est couvert de gloire.
12. Exultez, cieux que l’intelligence divine a tendus, * terre entière, jubile de joie: * issu du sein de Dieu, votre Artisan, * le Christ, au divin Père est offert * par la Mère virginale comme enfant, * lui le Dieu antérieur à toute chose ; chantons-le, ** car il s’est couvert de gloire.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 1: La pierre fut scellée par les Juifs, les soldats gardèrent ton corps immaculé. Cependant, tu ressuscitas le troisième jour, donnant la vie au monde, ô Sauveur. Aussi, les Puissances célestes te crièrent, à toi, source de vie : « Gloire à ta Résurrection, ô Christ ! Gloire à ta royauté ! Gloire à ta divine économie, toi qui seul aimes les hommes ! »
2. Tropaire de la fête, ton 1 : Réjouis-toi, pleine de grâce, Vierge Mère de Dieu : * de toi, en effet, s’est levé le soleil de justice, le Christ notre Dieu, * illuminant ceux qui sont dans les ténèbres ; * et toi, juste vieillard, * sois dans la joie, * car tu as reçu dans tes bras le libérateur de nos âmes, ** celui qui nous donne la résurrection.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Kondakion du Fils prodigue, ton 3 : Dans ma déraison, j’ai fui ta gloire paternelle, * par de mauvaises actions j’ai dissipé les richesses que Tu m’avais léguées. * Aussi comme le fils prodigue je te clame : * J’ai péché contre toi, Père compatissant ; * reçois-moi qui me repens ** et fais de moi l’un de tes serviteurs.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de la fête, ton 1 : Tu as sanctifié le sein virginal par ta nativité * et Tu as béni les bras de Syméon, comme il convenait ; * Tu es venu et Tu nous as sauvés en ce jour, Christ-Dieu, * dans ses guerres, donne la paix à Ta cité * et affermis les chrétiens orthodoxes ** que Tu as aimés, Toi seul Ami des hommes.

Prokimen
Du dimanche, ton 1 :
℟. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).
De la fête, ton 3 :
℟. Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur (Luc 1, 46).

Epître
Du dimanche du Fils prodique : 1 Corinthiens (§ 135) VI, 12-20
Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui réside en vous, et qui vous a été donné de Dieu, et que vous n’êtes plus à vous-mêmes ?

Alleluia
Du dimanche, ton 1 :
℣. C’est Dieu qui me donne les vengeances & prosterne les peuples sous moi. (Psaume 17, 48)
℣. Il multiplie pour son roi les délivrances et montre de l’amour pour son Christ. (Psaume 17, 51)

Evangile
Du dimanche du Fils prodique : Luc (§79) XV, 11-32
Parce que mon fils que voici était mort, et il est ressuscité ; il était perdu, et il est retrouvé.

Mégalinaire à la Mère de Dieu pendant l’anaphore eucharistique
Verset : Mère de Dieu Vierge, * espérance de tous les chrétiens, * garde sous ta constante protection ** ceux qui placent en toi leur espérance.
Hirmos : Dans l’ombre et l’écriture de la Loi, * fidèles, nous voyons le mystère préfiguré : * Tout enfant mâle qui ouvre le sein * doit être consacré au Seigneur ! * Fils premier-né, Verbe du Père éternel * et premier-né d’une Mère vierge, ** nous te magnifions.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
De la fête : J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur (Psaume 115, 13). Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

Télécharger le livret commun des Dimanches d’Avant-Carême

Programme du dimanche du Publicain & du Pharisien – tous les saints néomartyrs & néoconfesseurs de Russie – ton 8

Le Publicain & le PharisienParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 9 février 2014 du calendrier grégorien – 27 janvier 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VIII de l’Octoèque. En ce jour, IVème dimanche avant le Carême, l’Eglise byzantine commence la période d’Avant-Carême et démarre l’usage du livre liturgique du Triode de Carême. Ce IVème dimanche n’est pas d’institution aussi ancienne que les trois prochains dimanches (qui correspondent à la Septuagésime latine) et ne remonte qu’au XIIème siècle (l’évangile de la parabole du Publicain & du Pharisien était auparavant lu dans la tradition palestinienne au IIIème dimanche de Carême). Il n’a pas d’incidence encore sur la discipline du jeûne & de l’abstinence, mais il avertit les fidèles que le grand Carême s’approche.

En ce jour également, dimanche qui suit le 25 janvier, l’Eglise russe fête tous ses néomartyrs du XXème siècle victimes du communisme.

La persécution athée sans précédent qui s’est abattue sur l’Église de Russie depuis la Révolution bolchévique de 1917 jusqu’à la célébration du Millénaire du Baptême de la Russie en 1988 n’est pas parvenue à éteindre la foi dans ce pays, mais de nombreux martyrs ont témoigné de la victoire du Christ sur la mort, sur la peur et sur le mal. Une base de données de l’Université orthodoxe Saint-Tikhon de Moscou a recensé 500 000 néomartyrs & néoconfesseurs de la foi victimes du communisme. Parmi ceux-ci, les responsables de cette base de données ont réunis des dossiers personnels plus complets sur 35 000 individus. Si chaque année l’Eglise russe ajoute nommément à son calendrier de nombreux nouveaux saints néomartyrs, il a paru nécessaire de regrouper tous les néomartyrs en une fête. Un nouvel office fut composé en 2002. Celle-ci a été fixée au dimanche qui suit le 25 janvier, pour la raison que c’est à cette date que fut martyrisé saint Vladimir, métropolite de Kiev, lequel fut la première victime de la persécution après la révolution d’Octobre. Le 25 janvier 1918 en effet, arrêté en pleine nuit, saint Vladimir de Kiev fut conduit hors de la Laure des Grottes de Kiev. Maltraité et injurié, il chanta et pria calmement jusqu’à son exécution, bénissant ses bourreaux avant d’être fusillé, leur disant : « Que Dieu vous pardonne ! ».

Il n’est certes pas possible d’énumérer tous les néomartyrs, mais rappelons ici la figure de la grande-duchesse sainte Elisabeth. Élisabeth Feodorovna naquit le 20 octobre 1864. Elle était l’épouse du grand duc Sergei Alexandrovitch, assassiné en 1905 dans un attentat terroriste. Elle rendit visite à l’assassin en prison pour l’exhorter au repentir et demanda sa grâce au tsar. Elle ne cessa de prier pour lui. Pendant la guerre russo-japonaise, elle se dévoua beaucoup, s’occupant des blessés et décida de se consacrer à Dieu.

Animée d’un esprit d’entraide, elle fonda à Moscou le Monastère de Marthe et Marie, moniales infirmières pour les pauvres et les malades. Personne au regard doux, sentant venir des moments durs pour son pays, elle encouragea les croyants à traverser ces moments terribles avec foi. Elle-même se montra une infirmière admirable, ne se ménageant jamais. Refusant d’être sauvée, elle fut arrêtée en 1918 avec deux consœurs dont sainte Barbara qui partagea son martyr. La nuit du 17 juillet 1918, elle fut jetée avec d’autres membres de la famille Romanov dans un puits des mines d’Alapaevsky profond de 60 mètres. Elle ne mourut pas de suite et on l’entendit chanter du fond du gouffre le tropaire de la Résurrection & l’hymne Acathiste. Son corps fut retrouvé intact sur un rebord à seize mètres de profondeur à côté du prince Constantinovitch dont elle avait encore pu soigner les blessures. Après un long périple par Irkoutsk, la Chine, Suez et la Palestine, ses reliques furent déposées dans l’Église du Monastère Sainte-Marie-Madeleine à Jérusalem, construit par l’empereur Alexandre III. Sainte Élisabeth est une des saintes néomartyres les plus vénérées en Russie où son icône est partout présente.

Par la prière des saints néomartyrs & néoconfesseurs, Seigneur notre Dieu, aie pitié de nous.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Néomartyrs. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du Triode.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Néomartyrs. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : des Néomartyrs.

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du dimanche, 4 tropaires de la 3ème ode du canon du Triode & 4 tropaires de la 6ème ode du canon des Néomartyrs :
1. Souviens-toi de nous, Christ Sauveur du monde, * comme sur la croix tu t’es souvenu du bon Larron, * & rends-nous dignes, seul Seigneur compatissant, ** d’avoir tous notre part en ton royaume, dans les cieux.
2. Adam, écoute, avec Eve, réjouis-toi, * car celui qui jadis vous dépouilla tous les deux * & dont la ruse nous rendit captifs ** est anéanti par la Croix du Christ.
3. Sur l’arbre de la croix, Sauveur, tu acceptas d’être cloué * pour sauver Adam de la malédiction méritée sous l’arbre défendu * et lui rendre la ressemblance à ton image, Dieu de bonté, ** ainsi que le bonheur d’habiter le Paradis.
4. En ce jour le Christ est ressuscité du tombeau, * à tout fidèle accordant l’incorruptible vie ; * aux Myrrophores il donne l’annonce de la joie ** après ses Souffrances & sa divine Résurrection.
5. De la boue et des passions l’humble est relevé, * mais de la hauteur des vertus tombe durement tout cœur orgueilleux. ** Fuyons les voies de la malice.
6. La vanité pille le trésor de la justice * mais l’humilité disperse la multitude des passions. ** Apprends nous, Sauveur, à suivre la voie du Publicain.
7. Nous frappant la poitrine comme le Publicain * le cœur douloureux nous appelons * Dieu pardonne nous qui avons péché. ** Puissions nous recevoir son absolution.
8. Fidèles, prenons le chemin de la ferveur, * découvrons la douceur, menons une vie humble * dans le gémissement du cœur, l’imploration et la prière. ** Puissions nous recevoir de Dieu le pardon.
9. Les vagues de l’impiété des sans-Dieu ont voulu faire sombrer la barque de l’Eglise russe, mais toi, son timonier véritable, tu as sauvé ses passagers par les prières des martyrs russes qui chantaient: Seigneur des puissances, sauve-nous des abysses de la mort.
10. Les fils de Caïn sans Dieu ont livré le sanctuaire de l’Eglise aux outrages et au feu, ils ont dévasté les monastères, ils ont fait des églises en greniers, ils ont enfermé et martyrisé dans les ténèbres les fidèles qui aimaient le Christ. Mais vous, qui avez souffert avec patience, vous l’avez enseigné avec amour: tout cela est advenu pour nos pêchés, fidèles, faites pénitence.
11. Malheur à nous, malheur, chantaient les confesseurs de Russie: nous avons vu comment les ennemis de Dieu insensés ont dévasté les lieux saints de notre terre, comment ils ont fait des monastères des antres de ténèbres, tourné les églises de Dieu en lieux de péché et de spectacle, et répandu en eux le sang chrétien. Pour cela le coeur des impies est devenu un désert, et leur vie s’est approché de l’enfer.
12. Arrache nous à la fosse du malheur, et guéris la plaie de nos péchés, Toute-Sainte Mère de Dieu, pour que nous soyons rendus dignes de toujours glorifier, sans crainte du jugement, les Nouveaux Martyrs de Ton Fils et Notre Dieu.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 8 : Tu es descendu des hauteurs, ô Plein de bonté ! * Tu as accepté l’ensevelissement de trois jours, * afin de nous délivrer de nos passions, ** ô notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi !
2. Tropaire des Néomartyrs, ton 4 : Aujourd’hui, l’Eglise russe chante avec joie en chœur, * louant ses néomartyrs et confesseurs : * hiérarques et prêtres, * souverains ayant souffert la passion fermes dans la foi, * princes et princesses, * hommes vénérables et femmes, * et tous les chrétiens orthodoxes. * Après avoir donné leur vie pour la foi dans le Christ * pendant les jours de la persécution athée, * ils ont conservé la vérité par l’effusion de leur sang. * Par leur protection, O Seigneur, lent à la colère, * préserve notre pays dans l’orthodoxie ** jusqu’à la fin des temps.
3. Kondakion du dimanche, ton 8 : Ressuscité du tombeau, Tu as relevé les morts * et ressuscité Adam ; * Eve exulte en ta résurrection ** et les confins du monde célèbrent ** ta résurrection d’entre les morts, ô Très-miséricordieux.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Kondakion des Néomartyrs, ton 3 : Aujourd’hui, les Néomartyrs de Russie, * parviennent drapés de blanc devant l’Agneau de Dieu : * et chantent à Dieu le cantique victorieux des Anges : * bénédiction, gloire, sagesse, * louange, honneur, * puissance et force * à notre Dieu ** pour les siècles des siècles. Amen.
6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
7. Kondakion du Triode, ton 4 : Fuyons la prétention du pharisien, * apprenons du publicain la grandeur des paroles d’humilité * et clamons avec repentir : * Sauveur du monde, ** purifie-nous, tes serviteurs.

Prokimen
Du dimanche, ton 8 :
℟. Prononcez des vœux et accomplissez-les pour le Seigneur, notre Dieu (Psaume 75, 12).
℣. Dieu est connu en Judée, en Israël son Nom est grand (Psaume 75, 2).
Des Néomartyrs, ton 7 :
℟. Dieu est notre refuge & notre force (Psaume 45, 2).

Epîtres
Du dimanche du Publicain & du Pharisien : 2 Timothée (§ 296) III, 10-15.
Aussi tous ceux qui veulent vivre avec piété en Jésus-Christ, seront persécutés.
Des Néomartyrs : Romains (§ 99), VIII, 28-39.

Alleluia
Du dimanche, ton 8 :
℣. Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons le Dieu qui nous sauve (Psaume 94, 1).
℣. Allons devant lui en actions de grâces, au son des musiques, acclamons-le (Psaume 94, 2).
Des Néomartyrs, ton 4 :
℣. Les justes ont crié, et le Seigneur les a exaucés ; et il les a délivrés de toutes leurs peines (Psaume 33, 18).

Evangiles
Du dimanche du Publicain & du Pharisien : Luc (§ 89) XVIII, 10-14.
Le publicain, au contraire, se tenant éloigné, n’osait pas même lever les yeux au ciel ; mais il frappait sa poitrine, en disant : Dieu ! ayez pitié de moi, pécheur.
Des Néomartyrs : Luc (§105-106) XXI, 8-19.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des Néomartyrs : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

Dimanche du Publicain & du Pharisien – ton 5

Le Publicain & le PharisienParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 24 février 2013 du calendrier grégorien – 11 février 2013 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton V de l’Octoèque. En ce jour, IVème dimanche avant le Carême, l’Eglise byzantine commence la période d’Avant-Carême et démarre l’usage du livre liturgique du Triode de Carême. Ce IVème dimanche n’est pas d’institution aussi ancienne que les trois prochains dimanches (qui correspondent à la Septuagésime latine) et ne remonte qu’au XIIème siècle (l’évangile de la parabole du Publicain & du Pharisien était auparavant lu dans la tradition palestinienne au IIIème dimanche de Carême).

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du Triode.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : du Triode.

Tropaires des Béatitudes : tropaires de la 6ème ode du canon du Triode :
1. Sur le chemin de la vie * le Pharisien, le Publicain * ont couru pareillement; * mais le premier, gonflé d’orgueil, * est tombé honteusement ** et l’autre fut sauvé par son humilité.
2. Parcourant de cette vie * la voie étroite et resserrée, * imitons du Publicain * les sentiments dignes d’envie * et, pour vivre, fuyons ** le méprisable orgueil du Pharisien.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 5 : Les vertus angéliques sur ton tombeau, * les gardes pétrifiés de crainte, * Marie près de ton sépulcre cherchait ton corps très pur ; * Toi, Tu captives l’enfer sans être séduit. * Tu vas à la rencontre de la Vierge, ** Tu donnes la Vie, ô Ressuscité des morts, gloire à toi !
2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
3. Kondakion du Triode, ton 4 : Fuyons la prétention du pharisien, * apprenons du publicain la grandeur des paroles d’humilité * et clamons avec repentir : * Sauveur du monde, ** purifie-nous, tes serviteurs.

Prokimen
Du dimanche, ton 5 :
℣. Toi, Seigneur, tu nous prends en garde, tu nous protèges d’une telle engeance, à jamais (Psaume 11, 8).
℣. Sauve-moi, Seigneur, il n’est plus de saints (Psaume 11, 2).

Epître
Du dimanche du Publicain & du Pharisien : 2 Timothée (§ 296) III, 10-15.

Alleluia
Du dimanche, ton 5 :
℣. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
℟. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).

Evangile
Du dimanche du Publicain & du Pharisien : Luc (§ 89) XVIII, 10-14.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

Catéchisme sur la Septuagésime

Catéchisme sur la Septuagésime - Parabole des ouvriers de la dernière heure - évangile du dimanche de la Septuagésime.
Parabole des ouvriers de la dernière heure – évangile du dimanche de la Septuagésime.

Demande. Comment appelle-t-on le 9ème dimanche avant Pâques ?
Réponse. On l’appelle le Dimanche de la Septuagésime.

D. Qu’il y a-t-il de particulier dans l’Eglise le Dimanche de la Septuagésime ?
R. L’Eglise commence en ce jour un temps particulier de pénitence.
Explication. L’Eglise regarde le temps depuis la Septuagésime jusqu’au carême comme un temps de pénitence, & une préparation au jeûne du carême, comme le carême est lui-même la préparation à la grande solennité de Pâques. Voilà pourquoi l’Eglise retranche ses chants de joie en ce temps & prend la couleur violette, qui est le symbole de la mortification.

D. Pourquoi l’Eglise commence-t-elle déjà ce temps particulier de mortification ?
R. Afin que les fidèles se préparent de bonne heure à la grande fête de Pâques.
Explication. Une excellente manière de se préparer à la pénitence du carême & à la communion pascale, est de se confesser dans le temps de la Septuagésime. L’Eglise, qui ordonne de se confesser au moins chaque année, désire qu’on le fasse avant le carême, afin que par cette précaution on soit plus en état de profiter des grâces attachées à ce saint temps, & mieux disposés à participer aux saints mystères. Cette confession permettra aussi de gagner l’indulgence plénière des Quarante Heures, comme on le verra ci après.

D. L’Eglise n’a-t-elle pas d’autres raisons en commençant la pénitence à la Septuagésime ?
R. Oui : c’est pour empêcher les chrétiens de se livrer aux honteux divertissements du carnaval.
Explication. Les divertissements du carnaval sont un reste du paganisme. Il est inconcevable qu’il faille les défendre à des chrétiens. Se peut-il que la veille d’un temps consacré à pleurer les péchés, on s’y plonge sans mesure ? Peut-on recevoir des cendres, symbole de l’humiliation, en sortant du tumulte des assemblées mondaines & licencieuses ?

D. Qu’à fait l’Eglise pour s’opposer aux divertissements du carnaval ?
R. L’Eglise a institué les prières des Quarante Heures.

D. Qu’est-ce que la solennité des Quarante Heures ?
R. C’est une dévotion établie pour empêcher les chrétiens de se livrer aux désordres du carnaval, & pour demander pardon à Dieu des excès & des péchés qui s’y commettent.
Explication. Dans la première institution de cette dévotion, le Saint Sacrement était exposé pendant quarante heures, ce qui a donné le nom à cette pratique de piété. Depuis le Bref de Clément XIII, le temps n’est plus obligatoirement fixé à quarante heures. On expose le Saint Sacrement pendant plusieurs jours, si l’on veut, ou pendant un seul qui est désigné. L’indulgence plénière est accordée à ceux qui, confessés & communiés, visitent le Saint Sacrement pendant ce temps, & prient pour la conversion des pécheurs & des infidèles, pour l’exaltation de l’Eglise, la paix entre les Princes chrétiens.

D. Que faut-il faire pour sanctifier le temps de la Septuagésime jusqu’au carême ?
R. Trois choses.
1. Faire tous ces exercices de piété dans un esprit de pénitence.
2. Ne prendre aucune part aux divertissements défendus du carnaval, & empêcher ceux qui dépendent de nous de s’y livrer.
3. Se préparer à approcher saintement des sacrements de Pénitence & d’Eucharistie pour gagner l’indulgence des Quarante Heures.

Catéchisme de la Septuagésime, par l’Abbé Meusy, Catéchisme historique, dogmatique et moral des fêtes principales, Besançon, 1774