Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.
Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.
Saint-Eugène, le dimanche 16 juillet 2023, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.
Vous les reconnaitrez à leurs fruits
Le Seigneur nous recommande d’évaluer aux fruits des œuvres les paroles de flatterie et les apparences de douceur et de n’apprécier personne tel qu’il se dépeint en paroles, mais bien tel qu’il se présente par ses actes ; car la rage du loup se couvre chez plus d’un de la peau du mouton. Les épines ne produisent pas de raisins, ni les chardons des figues, et les arbres mauvais ne donnent pas de bons fruits : le Seigneur nous enseigne par là que la réalité des bonnes œuvres ne consiste pas en de telles apparences, et qu’il faut donc reconnaître chacun à ses fruits. Car ce n’est pas uniquement le zèle en paroles qui obtiendra le Royaume des Cieux et ce n’est pas celui qui dit : « Seigneur, Seigneur » qui en recueillera l’héritage. Homélie de saint Hilaire, évêque, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.
Epître : Romains VI, 19-23 : Car la mort est la solde et le payement du péché ; mais la vie éternelle est une grâce et un don de Dieu, en Jésus-Christ notre Seigneur.
Procession de sortie : Reine de France, priez pour nous – cantique d’Aloys Kunc (1832 † 1895), maître de chapelle de la cathédrale de Toulouse & de Notre-Dame-des-Victoires
IIndes vêpres du VIIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :
Motet d’exposition : Ave verum, VIème ton – Prose du Très-Saint Sacrement du XIVème siècle, attribuée au pape Innocent VI († 1362)
A la Bienheureuse Vierge Marie : Ave Maria, du Ier ton
Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus du VIIème ton
A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton
Chant d’action de grâces : Adoremus in æternum du VIème ton
Dimanche du ton II de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour notre Vénérable Père Onuphre le Grand.
Le prénom Onuphre (en grec Ὀνούφριος, en latin Onuphrius, en copte Unnufer) vient de l’égyptien ancien wnn nfr (« éternellement beau ou bon »). Il a donné en italien Onofrio, en portugais et en espagnol Onofre et en anglais Humphrey.
Saint Onuphre le Grand vécut en Basse Thébaïde au IVème siècle. Sa vie nous nous est connue par le récit que fit le moine Paphnuce, lequel enquêtait sur la vie des solitaires du désert égyptien. Saint Onuphre dut naître sous le règne de Dioclétien et entra tout jeune au monastère d’Abage situé près d’Hermopolis Magna (Khemenou des anciens Egyptiens, près de l’actuelle El-Ashmounein, en Moyenne-Egypte). Ce cénobium comptait alors une centaine de moines et où l’on observait le silence entre les offices. Animé du désir de conformer sa vie à celles du prophète Elie et de saint Jean-Baptiste, et selon le cursus déjà classique à l’époque du passage à la vie érémitique après une expérience de vie en communauté, Onuphre quitta son monastère pour vivre la vie de solitaire au désert. Ne sachant vers où se diriger, il aperçut une lumière qui allait devant pour le conduire, ce qui le rendit perplexe. Il entendit une voix qui le tira de cette incertitude :
Ne crains rien, c’est ton ange gardien qui t’éclaire en ton entreprise, que Dieu a fort agréable.
Cette lumière le guida jusqu’à un ermite que le grand âge rendait vénérable, et auprès duquel il apprit les bases de la vie érémitique. Puis ce vieillard le conduisit jusqu’à une caverne à quatre jours de marche dans le désert, où une source et un dattier lui fournirent toute sa pitance pendant les soixante-dix ans qu’il passa là en prière sans voir personne. Lorsque le moine Paphnuce le rencontra à la fin de sa vie, celui-ci douta tout d’abord si c’était un homme ou une bête : ses vêtements étant depuis longtemps tombés en poussière, Onuphre n’était plus couvert que de ses cheveux et de ses poils, fort longs, ayant seulement autour des reins un tortillon de feuillage (comme nous le représentent la plupart des icônes). Paphnuce recueillit les nombreuses expériences et combats spirituels de l’ermite, et le lendemain de leur rencontre, Onuphre lui tint ce discours :
Ne craignez point, mon frère Paphnuce, car Notre Seigneur, qui est miséricordieux, vous a ici envoyé pour enterrer mon corps ; j’achève aujourd’hui le cours de ma vie et m’en vais au lieu de repos. Si vous allez en Egypte, avertissez les moines de ce que je vous ai dit & des grandes miséricordes que j’ai reçues de Dieu, en la bonté duquel je me confie, et qui ne refusera jamais ses faveurs à ceux qui se recommandent à lui, me prenant pour leur intercesseur, comme je l’en ai supplié ».
Ayant donné sa bénédiction à Paphnuce, Onuphre expira. C’était un 12 juin, vraisemblablement sous l’empereur Valens (364 – 378).
Monastère de Saint-Onuphre – Jérusalem
Saint Onuphre fut très tôt honoré en Orient comme en Occident. Un monastère qui lui est dédié est situé à Jérusalem dans la vallée de la Géhenne, sur le lieu que la tradition rapporte être le champ du Potier (ou Champ du Sang – Akeldama, acheté par le Sanhédrin avec les 30 deniers de Judas Iscariote pour la sépulture des étrangers). Les chapelles des cimetières byzantins sont d’ailleurs souvent dédiées à saint Onuphre. Antoine, archevêque de Novgorod, témoigne que de son temps (1200), la relique du chef de saint Onuphre était conservée dans l’église de Saint-Acindinus. A Rome, le titre cardinalice de Saint-Onuphre (Sant’Onofrio) est une belle église du Trastevere construite en 1439 sur le site d’un ancien hermitage de Hiéronymites. En Occident, saint Onuphre est le patron des tisserands (puisqu’il avait perdu ses vêtements et n’était plus vêtu que de ses cheveux et d’une ceinture de branchages !). Saint Onuphre est devenu co-patron de la ville de Palerme en 1650.
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Nous fêtons également en ce jour un second ermite, notre Vénérable Père Pierre l’Athonite.
Pierre l’Athonite vécut en ascète sur la Montagne Sainte au cours du IXème siècle. Sa vie appartient à la « préhistoire » encore mal connue du monachisme athonite, dont l’histoire proprement dite commence par la chrysobulle de l’empereur Basile Ier de 885 donnant la Sainte Montagne aux moines. La sainteté de Pierre, avérée par les nombreux miracles qu’il accomplit par ses reliques une fois mort, fut si évidente qu’un office en son honneur fut très tôt composé : le canon de matines est en effet de la main de saint Joseph l’Hymnographe, qui mourut en 886. Sa Vie, reprenant deux documents plus anciens, fut mise en forme entre 970 et 980 par un moine de l’Athos du nom de Nicolas et fut reprise au XIVème siècle par saint Grégoire Palamas dans son Discours sur la vie admirable et angélique de Pierre, qui est un éloge de la vie hésychaste.
Voici la vie de Pierre, racontée par le moine Nicolas. Notre saint fut d’abord soldat de la cinquième Schole dans l’armée impériale. Au cours d’une campagne contre les Arabes musulmans, il fut fait prisonnier et enfermé dans une prison à Samarra, au Nord de Bagdad, ville que le calife abbasside Al-Mutasim venait de reconstruire pour devenir la capitale du califat en 836. En méditant sur son sort, Pierre parvint à la conclusion qu’il avait été justement puni, car, ayant promis dans sa jeunesse de devenir moine, il n’avait pas tenu ses engagements. Il adresse alors ses prières à saint Nicolas, lui promettant que s’il venait à être libéré, il irait se faire tonsurer à Rome (il est vrai que l’Orient était alors infecté par l’hérésie iconoclaste jusqu’à la mort de l’empereur Théophile en 842). Libéré après avoir reçu trois apparitions de saint Nicolas dans sa prison, il tint parole et reçut à Rome la tonsure monastique des mains du pape lui-même.
Durant son voyage de retour vers l’Orient, Pierre accomplit son premier miracle en guérissant par ses prières une famille entière à l’article de la mort. Surtout, il reçut une apparition de la Vierge Marie qui lui prédit le sort merveilleux qui sera réservé au Mont-Athos et l’engagea à aller s’établir en ce lieu. Ce qu’il fit en se retirant dans une grotte, où il vivra cinquante-trois ans, sans voir un seul être humain. Privé de tout, il est constamment attaqué et tenté par le démon, mais sort vainqueur de cette rude lutte avec l’aide de la Mère de Dieu et revêt le manteau de l’impassibilité (hesychia). Au bout de ces cinquante trois ans de prière continuelle, un chasseur découvre Pierre et lui promet de revenir l’année suivante. Or lorsque l’homme revient accompagné de son frère et de deux moines, ils trouvent saint Pierre l’Athonite mort. Ayant transporté son corps tout d’abord au couvent de Klementos (futur Monastère d’Iviron), l’un des tous premiers monastères de l’Athos, les deux moines, devant le grand nombre de miracles qui s’accomplissaient, choisissent de voler les reliques et de s’enfuir avec elles de l’Athos. Mais ils n’exploitèrent pas longtemps leur trésor : arrivé dans une petite ville de Thrace du nom de Photokomi, les miracles y furent si abondants que l’évêque de la contrée obligea les deux voleurs à déposer le corps du saint dans sa cathédrale.
Il est vraisemblable que d’autres moines avaient précédé Pierre sur le Mont-Athos depuis l’Antiquité. Cependant, armé de la promesse de la Mère de Dieu d’en faire son jardin, on peut le regarder à bon droit comme le fondateur du mouvement monastique de la Sainte Montagne, toujours florissant. Son office a disparu des livres liturgiques grecs mais se conserve dans les Ménées russes.
Saint Pierre l’Athonite – fresque du monastère de Chevetogne (Belgique)
Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche, ton 2. Gloire au Père. Tropaire des Vénérables Pères. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche seulement.
Tropaires des Béatitudes :4 tropaires du dimanche, 4 tropaires de la 3ème ode du canon de Pierre, œuvre de saint Joseph l’Hymnographe (816 † 886), & 4 tropaires de la 6ème ode du canon d’Onuphre :
1. Reprenant la prière du bon Larron, * ô Christ, nous te disons : * Souviens-toi de nous, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Ta croix, nous te l’offrons * pour la rémission de nos péchés : * Seigneur, tu l’as supportée ** par amour pour les hommes.
3. Devant ta Sépulture & ta sainte Résurrection, * Maître, nous nous prosternons : * par elles tu rachetas de la corruption, ** Ami des hommes, le monde entier.
4. Seigneur, l’empire de la Mort * par ta mort fut englouti, * & par ta sainte Résurrection, ** Dieu sauveur, tu as sauvé l’univers.
5. Ayant mis à mort les passions sur la terre, * ô Vénérable, * tu vivifias ton âme par les commandements divins, ** et reçus la vie et l’éclat éternels.
6. Sur la terre tu fus fait concitoyen des choeurs d’en haut, * ô très bienheureux, * demeurant dans la paix spirituelle ** et contemplant la beauté divine.
7. Caché dans les montagnes, * tu te tins à l’écart du commerce des hommes, * et tu fis voler ton esprit tout entier jusqu’à la beauté céleste, ** en exultant de joie.
8. Te reconnaissant comme le palais qui abrita l’essence ineffable, ô Vierge, * nous te glorifions comme cela t’est dû, ** car nous fûmes sauvés par ton enfant, ô toute Immaculée.
9. Encerclé par l’abîme de mes péchés, * j’invoque l’abîme insondable de ta compassion : ** de la fosse, mon Dieu, relève-moi.
10. Poussé par les souffles de l’Esprit, * tu abordas, vénérable Père, au calme port, ** ayant secoué le poids de la chair dans la tempérance.
11. Divinisé par divine inclination, * tu devins un ange sur terre, Onuphre bienheureux, ** ayant imité la vie de Jean et d’Elie.
12. Entravé par mes fautes et déchiré par les passions, * je te prie délivre-moi du mal, ** ô Vierge qui mis au monde notre joie.
A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, ô Vie immortelle, * alors l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité . * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : * Donateur de vie, Christ notre Dieu, gloire à toi !
2. Tropaire des Vénérables Pères, ton 4 : Dieu de nos Pères, * qui nous traite depuis toujours selon ta mansuétude, * ne retire point de nous ta miséricorde, * mais, par leurs prières, ** gouverne notre vie dans la paix. (MP3)
3. Kondakion du Vénérable Père Onuphre, ton 3 : Illuminé par le rayonnement de l’Esprit Très-Saint, * ô divinement sage, * tu as abandonné tous les tumultes de la vie, * et, en arrivant au désert, ô Vénérable Père, tu as réjoui le Dieu & Créateur de toutes choses, * c’est pourquoi il te glorifie, ô Bienheureux, le Christ ** le grand donateur des biens.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Kondakion du Vénérable Père Pierre, ton 2 : T’étant soustrait de l’humaine société, tu as habité dans des grottes de pierre & des ravins profonds, * suivant ton désir divin, & par amour, Pierre, de ton Seigneur, * duquel tu as reçu la couronne. ** Prie sans relâche pour que nous soyons sauvés.
6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
7. Kondakion du dimanche, ton 2 : Tu es ressuscité du tombeau, tout-puissant Sauveur : * l’enfer, voyant ce prodige, est saisi de stupeur, * & les morts ressuscitent. * A cette vue, la création se réjouit avec toi ; * Adam s’unit à l’allégresse ** et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.
Prokimen Du dimanche, ton 2 : ℟. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14). ℣. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18).
[Des Vénérables Pères, ton 7 : ℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).]
Epîtres Du dimanche : Romains (§ 88) V, 1-10. Or cette espérance n’est point trompeuse, parce que l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné.
[Des Vénérables Pères :Galates (§ 213) V, 22 – VI, 2. Si nous vivons par l’Esprit, conduisons-nous aussi par l’Esprit.]
Alleluia Du dimanche, ton 2 : ℣. Qu’il te réponde, le Seigneur, au jour d’angoisse, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob ! (Psaume 19, 1). ℣. Seigneur, sauve le roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquons (Psaume 19, 10).
[Des Vénérables Pères, ton 6 : ℣. Bienheureux l’homme qui craint le Seigneur, et qui a une grande affection pour ses commandements (Psaume 111, 1).]
Evangiles Du dimanche : Matthieu (§ 18) VI, 22-33. Pourquoi aussi vous inquiétez-vous pour le vêtement ? Considérez comment croissent les lis des champs : ils ne travaillent point, ils ne filent point : et cependant je vous déclare que Salomon même dans toute sa gloire n’a jamais été vêtu comme l’un d’eux.
[Des Vénérables Pères :Matthieu (§ 43) XI, 27-30. Prenez mon joug sur vous, et apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos de vos âmes.]
Verset de communion Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
[Des Vénérable Pères :Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.]
Saint-Eugène, le dimanche 13 novembre 2022, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.
La guérison de l’hémorroïsse & la résurrection de la fille de Jaïre
Et voilà qu’une femme affligée d’une perte de sang depuis douze ans, s’approcha de lui par derrière, et toucha la frange de son vêtement. » Nous lisons dans l’Évangile selon saint Luc que la fille du prince de la synagogue avait douze ans. Cette femme, je veux dire le peuple gentil, commence donc à être malade au temps même où le peuple juif naissait à la foi. Ceci est à remarquer ; car un vice ne ressort que par le contraste des vertus. Homélie de saint Jérôme, prêtre, VIIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.
A la messe :
Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa XI Orbis factor
Epître : Philippiens III, 17-21 ; IV, 1-3 : Mais pour nous, nous vivons déjà dans le ciel, comme en étant citoyens ; et c’est de là aussi que nous attendons le Sauveur, notre Seigneur Jésus-Christ
Evangile : Matthieu IX, 18-26 : Car elle disait en elle-même : Si je puis seulement toucher son vêtement, je serai guérie.
Procession de sortie : Vers la mort qui vient – cantique du R. P. Jacques Bridaine ( 1701 † 1767) – texte de le Chanoine Eugène Blineau (1886 † 1959), du chapitre de la cathédrale de Nantes
IIndes vêpres du XXIIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :
Saint-Eugène, le dimanche 6 novembre 2022, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.
Rendez à César ce qui est à César, & à Dieu ce qui est à Dieu.
Connaissant le secret de leurs pensées, (car Dieu observe ce qui est caché au plus intime des hommes) Jésus se fait apporter un denier, et il s’informe de qui sont l’inscription et l’effigie. Les pharisiens répondent : « De César. » Il leur dit : « A César il faut rendre ce qui est à César, et à Dieu, ce qui est à Dieu. » Réponse vraiment admirable, et solution parfaite que cette parole céleste ! Le Seigneur équilibre si bien tout entre le mépris du siècle et l’injure blessante pour César, qu’il décharge les âmes consacrées à Dieu de tous les soucis et embarras humains en décrétant qu’il faut rendre à César ce qui lui appartient. Car s’il ne reste rien de lui chez nous nous ne serons pas obligés de lui rendre ce qui lui appartient. Homélie de saint Hilaire, évêque, VIIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.
A la sainte messe :
Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa XI Orbis factor
Epître : Philippiens I, 6-11 : Car Dieu m’est témoin avec quelle tendresse je vous aime tous dans les entrailles de Jésus-Christ.
Evangile : Matthieu XXII, 15-21 : Alors Jésus leur répondit : Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu.
Procession de sortie : Vers la mort qui vient – cantique du R. P. Jacques Bridaine ( 1701 † 1767) – texte du Chanoine Eugène Blineau (1886 † 1959), du chapitre de la cathédrale de Nantes
IIndes vêpres du XXIIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :
Saint-Eugène, le dimanche 23 octobre 2022, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.
L’officier de Capharnaüm.
Rappelez-vous ce qu’il a demandé alors vous verrez plus clairement qu’il a douté dans sa foi. Car il lui demanda de « descendre et de guérir son fils ». Donc il cherchait la présence corporelle du Seigneur qui, par son esprit était présent partout. C’est en cela qu’il n’a pas cru assez en celui qu’il n’a pas estimé capable de rendre le salut s’il n’était pas présent corporellement. S’il avait cru parfaitement, il aurait tenu pour certain qu’il n’y a pas de lieu où Dieu ne soit. Homélie de saint Grégoire, pape, VIIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.
A la sainte messe :
Procession d’entrée : Premier cantique des Trois Enfants dans la fournaise – Vème ton (Daniel 3, 52-55) – Maxime Kovalevky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris
Propre du jour en plain-chant grégorien
Kyriale : Missa XI Orbis factor
Crédo I
Pendant les encensements de l’offertoire : chant du Dirigatur du Ier ton – faux-bourdon de l’abbé Cardine
Pendant la communion : Anima Christi – prière des livres d’Heures du XIVème siècle, dite prière de saint Ignace car celui-ci l’a placée au début de ses « Exercices spirituels » – polyphonie de l’abbé Auguste Chérion (1854 † 1904), maître de chapelle de La Madeleine
Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 23 octobre 2022 du calendrier grégorien, 10 octobre 2022 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.
Dimanche du ton II de l’Octoèque. Nous fêtons en ce dimanche les saints Pères du septième concile œcuménique, second de Nicée, tenu en 787, réuni par l’impératrice Irène sous la présidence du patriarche de Constantinople Taraise, en présence des deux légats du pape Hadrien Ier pour régler la crise iconoclaste. Le concile réunit 365 évêques, dont 37 venaient d’Europe (principalement de Sicile). Les patriarches d’Alexandrie, d’Antioche et de Jérusalem – alors sous la domination musulmane – envoyèrent des locum tenens.
Le refus de l’icône par les iconoclastes n’était pas une hérésie anodine puisqu’elle équivalait de fait à un refus de l’Incarnation, puisque « le Christ est l’icône du Dieu invisible, le Premier Né de la création » (Colossiens I, 15). De plus la naissance de l’iconoclasme par la volonté impériale de Léon III l’Isaurien en 730 s’est faite probablement par contamination de la pensée islamique avec laquelle les byzantins étaient entrés en contact. Les Pères du second concile de Nicée demandent la restauration des images du Christ, de la Vierge et des saints qui aident la prière et permettent de communiquer avec le divin. L’image n’est pas le modèle qui y est figuré, mais la vénération rendue à l’image renvoie au modèle.
Voici la définition faite par les Pères du Concile de Nicée II :
Nous affirmons en toute certitude et justesse que, tout comme la représentation de la vénérable Croix source de vie, les icônes saintes et vénérables, qu’elles soient en peinture, en mosaïque ou en tout autre matériau approprié, devraient être exposées dans les saintes églises de Dieu, sur les objets et vêtements liturgiques, sur les murs ou sur des panneaux, dans les maisons et autres édifices, de même que les images de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, de la Vierge Marie, la sainte Mère de Dieu, des anges dignes d’honneur et de tous les saintes et dévotes personnes. Plus souvent celles-ci seront vues en tant que représentations figurées, plus les croyants s’élèveront et, se souvenant des personnes qui les ont inspirés, soupireront après leurs prototypes; de telle sorte que celles-ci doivent faire l’objet de vénération (προσκύνησις) mais non d’adoration (λατρεία), chose réservée par notre foi à Dieu seul. Nous nous devons de leur offrir encens et cierges comme nous le faisons à l’endroit de la vénérable Croix source de vie, aux livres des Évangiles et aux autres objets consacrés suivant l’ancienne tradition. C’est ainsi que l’honneur rendu aux icônes se transmet à ce que les icônes représentent de telle sorte qu’en vénérant les icônes, nous vénérons aussi les originaux. »
L’hérésie iconoclaste ne fut toutefois définitivement réglée que 56 ans plus tard, au moment du Triomphe de l’Orthodoxie le 11 marc 843, lorsque l’impératrice Théodora et le patriarche Méthode rétablirent la vénération des saintes icônes.
Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Pères. Kondakion : des Pères.
A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Pères. Kondakion : du dimanche.
A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome
Tropaires des Béatitudes :6 tropaires du dimanche, ton 3 & 4 tropaires de la 3ème du canon des saints Pères, œuvre de saint Théophane le Marqué, l’Hymnographe, métropolite de Nicée (c. 778 † 845) :
1. Reprenant la prière du bon Larron, * ô Christ, nous te disons : * Souviens-toi de nous, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Ta croix, nous te l’offrons * pour la rémission de nos péchés : * Seigneur, tu l’as supportée ** par amour pour les hommes.
3. Devant ta Sépulture & ta sainte Résurrection, * Maître, nous nous prosternons : * par elles tu rachetas de la corruption, ** Ami des hommes, le monde entier.
4. Seigneur, l’empire de la Mort * par ta mort fut englouti, * & par ta sainte Résurrection, ** Dieu sauveur, tu as sauvé l’univers.
5. Au plus profond de l’Enfer, * lorsqu’ils virent ta clarté, * ceux qui dormaient dans les ténèbres de la mort, ** ô Christ, se levèrent, ressuscités.
6. Ressuscité du tombeau, * tu vins au-devant des Myrrophores, * et les Disciples reçurent la mission ** de proclamer ta Résurrection.
7. Les divins Pasteurs du troupeau, * ayant reçu du Christ cette révélation * que son Eglise indivise ne chancellera pas, * ont chassé, comme sectateurs de l’Antéchrist, ** de l’assemblée des croyants ceux qui voulaient l’ébranler.
8. Puisant aux sources du salut, * l’assemblée des Pères nettoya * les torrents troubles et chargés de boue ; * alors le peuple du Christ, assoiffé, ** put boire aux flots de leurs purs enseignements.
9. Dans l’illustre ville de Nicée, * contre les iconoclastes, ces gens détestables, * se tint le septième concile des amis du Christ * dont les empereurs Constantin et Irène ** se firent les défenseurs.
10. Qu’ils aillent au feu éternel, * les impies qui refusent de vénérer * la sainte icône de la Mère de Dieu * et de reconnaître qu’elle a mis au monde ** le Christ, homme et Dieu à la fois.
A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : ** Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi !
2. Tropaire des Pères, ton 8 : Tu es glorifié au-dessus de tout, ô Christ notre Dieu, * toi qui as établi nos Pères pour éclairer la terre ; * et par eux, Tu nous as tous guidés vers la vraie foi. ** Ô Très-miséricordieux, gloire à toi.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion des Pères, ton 6 : Le Fils qui a indiciblement resplendi du Père, * et qui en deux natures est né d’une femme, * nous le contemplons et ne refusons pas de représenter son visage, * mais le reproduisant avec piété, nous le vénérons avec foi. * C’est pourquoi, fidèle à la foi véritable, ** l’Église embrasse l’icône de l’Incarnation du Christ.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 2 : Tu es ressuscité du tombeau, tout-puissant Sauveur : * l’enfer, voyant ce prodige, est saisi de stupeur, * & les morts ressuscitent. * A cette vue, la création se réjouit avec toi ; * Adam s’unit à l’allégresse ** et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.
Prokimen Du dimanche, ton 2 : ℟. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14). ℣. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18). Des saints Pères, ton 4 : ℟. Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères, & vénérable, & que ton Nom soit glorifié éternellement (Daniel 3, 26).
Epîtres Du dimanche :II Corinthiens (§ 194) XI, 31 – XII, 9. Ma grâce te suffit : car ma puissance éclate davantage dans la faiblesse. Je prendrai donc plaisir à me glorifier dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ habite en moi. Des Pères :Hébreux (§ 334) XIII, 7-16. Souvenez-vous de vos conducteurs, qui vous ont prêché la parole de Dieu ; et considérant quelle a été la fin de leur vie, imitez leur foi.
Alleluia Du dimanche, ton 2 : ℣. Qu’il te réponde, le Seigneur, au jour d’angoisse, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob ! (Psaume 19, 1). ℣. Seigneur, sauve le roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquons (Psaume 19, 10). Des saints Pères, ton 1 : ℣. Le Seigneur, le Dieu des dieux, a parlé, et il a appelé la terre depuis le lever du soleil jusqu’à son couchant. (Psaume 49, 1).
Evangiles Du dimanche :Luc (§ 30) VII, 11-16. En même temps le mort se leva en son séant, et commença à parler ; et Jésus le rendit à sa mère. Des Pères :Jean (§ 56) XVII, 1-13. J’ai fait connaître ton nom aux hommes que tu m’as donnés du monde.
Verset de communion Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Des saints Pères : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange. (Psaume 32, 1) Alleluia, alleluia, alleluia.
Saint-Eugène, le dimanche 16 octobre 2022, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.
La parabole du festin des noces
Le Royaume des Cieux est donc l’Église des justes : car déjà le Seigneur règne en eux comme dans les cieux : du fait qu’ils soupirent après les choses d’en haut, leur cœur ne recherche rien sur la terre. On peut donc dire : « Le Royaume des Cieux est comparable à un roi qui célébra les noces de son fils. » Votre charité comprend déjà qui est ce Roi, père du Fils Roi. N’est-il pas celui à qui le psalmiste dit : « Dieu, donne au Roi ton jugement, et ta justice au fils du Roi ». « Il célébra les noces de son fils. » Dieu le Père célébra les noces de Dieu son Fils, quand il l’unit à la nature humaine dans le sein de la Vierge ; quand celui qui est Dieu dès avant les siècles, il a voulu le faire devenir homme à la fin des temps. Mais, bien que, normalement, cette union nuptiale se fasse entre deux personnes, qu’il soit banni de nos esprits de croire que la personne du Dieu-homme notre Rédempteur Jésus Christ, soit l’union de deux personnes. Homélie de saint Grégoire, pape, VIIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.
A la sainte messe :
Procession d’entrée : Antienne Lauda Jerusalem du Chanoine Noël Darros († 1954), maître de chapelle de Lourdes – versets du psaume 147, psalmodie du Vème ton de l’Oratoire
Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa XI Orbis factor
Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 9 octobre 2022 du calendrier grégorien – 26 septembre 2022 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.
Dimanche du ton VIII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le trépas du saint Apôtre & Evangéliste Jean le Théologien (dont la mémoire est fêtée à nouveau le 8 mai dans l’Eglise byzantine), le rédacteur du IVème évangile, endormi dans le Seigneur vers l’an 100 à un âge très avancé. Jean résida principalement à Ephèse après la Pentecôte. Au témoignage de Tertullien (et aussi de saint Jérôme), il fut emmené à Rome pendant la persécution de Domitien (95) où il fut plongé dans de l’huile bouillante, dont il sortit miraculeusement saint et sauf (ce miracle est commémoré par l’Eglise romaine le 6 mai, en la fête de « saint Jean près la Porte Latine ») ; il fut ensuite exilé sur l’île de Patmos où il reçut la Révélation (l’Apocalypse). Après la mort de Domitien, il retourna à Ephèse, où il vécut – au témoignage de saint Irénée – jusqu’au règne de Trajan (qui dura de 98 à 117). La basilique Saint-Jean qui fut édifiée au VIème siècle par Justinien sur son tombeau dans les faubourgs d’Ephèse (à Agios Theológos – Άγιος Θεολόγος – aujourd’hui Selçuk) fut longtemps l’un des plus grands sanctuaires de la Chrétienté.
Bien que le titre grec de la fête de ce jour (Μετάστασις / Metastasis = repos, en russe Преставле́ние / Prestavlénié) soit entendu par plusieurs auteurs comme signifiant la mort de saint Jean, néanmoins, il semble bien que celle-ci ait été entendue par les anciens comme une véritable dormition/assomption de l’âme et du corps de l’Apôtre, en conséquence de la parole de Jésus-Christ répondant à Pierre qui le questionnait sur Jean : « Si je veux qu’il reste jusqu’à ce que je revienne qu’est-ce que cela te fait ? » (Jean XXI, 22). Les anciennes traditions indiquent que saint Jean s’est endormi dans son tombeau, et que son corps avait ensuite était enlevé au ciel. C’était le sentiment de saint Ephrem, de saint Hilaire de Poitiers, de saint Jean Damascène. De son tombeau exsudait une manne, objet de la fête du 8 mai dans la tradition byzantine.
Dormition de saint Jean – fresque à Kastoria, Grèce.
Durant le règne de Constantin, les fouilles entreprises à Ephèse ne trouvèrent en effet qu’un tombeau vide. Il est à noter que, à l’instar de la Vierge Marie, il n’y a jamais eu une église prétendant détenir des reliques du corps de saint Jean, ni aucune translation de reliques notées pour ce saint, à l’inverse des autres apôtres. On conservait à Rome du temps de saint Grégoire le Grand une tunique qui aurait appartenu à l’Evangéliste.
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Depuis lundi dernier, (lundi suivant le dimanche après la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix) s’est fait le « saut de Luc » : à la lecture continue de l’évangile de Matthieu se substitue désormais celle de l’évangile de Luc.
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Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’Apôtre. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du dimanche.
A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’Apôtre. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : de l’Apôtre.
A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome
Tropaires des Béatitudes :6 tropaires du dimanche, ton 7, & 4 tropaires de la 3ème ode du canon de l’Apôtre, œuvre de saint Théophane le Marqué, l’Hymnographe, métropolite de Nicée (c. 778 † 845).
1. Souviens-toi de nous, Christ Sauveur du monde, * comme sur la croix tu t’es souvenu du bon Larron, * & rends-nous dignes, seul Seigneur compatissant, ** d’avoir tous notre part en ton royaume, dans les cieux.
2. Adam, écoute, avec Eve, réjouis-toi, * car celui qui jadis vous dépouilla tous les deux * & dont la ruse nous rendit captifs ** est anéanti par la Croix du Christ.
3. Sur l’arbre de la croix, Sauveur, tu acceptas d’être cloué * pour sauver Adam de la malédiction méritée sous l’arbre défendu * et lui rendre la ressemblance à ton image, Dieu de bonté, ** ainsi que le bonheur d’habiter le Paradis.
4. En ce jour le Christ est ressuscité du tombeau, * à tout fidèle accordant l’incorruptible vie ; * aux Myrrophores il donne l’annonce de la joie ** après ses Souffrances & sa divine Résurrection.
5. Sages Myrrophores, réjouissez-vous * qui les premières avez vu la Résurrection du Christ * & qui à ses Apôtres avez annoncé ** la restauration du monde entier.
6. Vous les Apôtres, amis du Christ en cette vie * & destinés à partager son trône dans la gloire du ciel, * comme Disciples intercédez auprès de lui ** pour que sans crainte devant son trône nous puissions nous présenter.
7. De ta langue de théologien * clairement tu révélas, bienheureux Jean, * l’ineffable mystère de la Trinité ; ** en elle mon cœur s’est affermi.
8. Ta langue fut pour l’Esprit saint * le roseau de l’écrivain, * car sous le doigt de Dieu ** elle rédigea l’Evangile divin.
9. En l’abîme de sagesse tu puisas, * par une sage audace te penchant * sur la source du savoir, ** dont tu devins le héraut.
10. Ô Mère tout-immaculée * qui seule conservas la virginité, * nous t’honorons comme source du salut ** délivrant le monde par tes prières.
A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 8 : Tu es descendu des hauteurs, ô Plein de bonté ! * Tu as accepté l’ensevelissement de trois jours, * afin de nous délivrer de nos passions, ** ô notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi !
2. Tropaire de l’Apôtre, ton 2 : Apôtre bien-aimé du Christ Dieu, * hâte-toi de délivrer un peuple sans défense, * car celui qui t’a permis de te reposer sur sa poitrine, * t’accueillera tombant à ses pieds afin d’intercéder pour nous ; * prie-le, ô Jean le Théologien, de dissiper les sombres nuages de l’incroyance ** et implore-le de nous accorder la paix et la grande miséricorde.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion de l’Apôtre, ton 2 : Qui dira la grandeur de ta vie virginale ? * Tu es une source de miracles, tu dispenses les guérisons * et tu intercèdes pour nos âmes, ** car tu es le Théologien et l’ami du Christ.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 8 : Ressuscité du tombeau, Tu as relevé les morts * et ressuscité Adam ; * Eve exulte en ta résurrection * et les confins du monde célèbrent ** ta résurrection d’entre les morts, ô Très-miséricordieux.
Prokimen Du dimanche, ton 8 : ℟. Prononcez des vœux et accomplissez-les pour le Seigneur, notre Dieu (Psaume 75, 12). ℣. Dieu est connu en Judée, en Israël son Nom est grand (Psaume 75, 2). De l’Apôtre, ton 8 : ℟. Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5).
Epîtres Du dimanche :II Corinthiens (§ 182) VI, 16 – VII, 1. Car vous êtes le temple du Dieu vivant, comme Dieu dit lui-même : J’habiterai en eux, et je marcherai au milieu d’eux ; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. De l’Apôtre :I Jean (§ 73) IV, 12-19. Nous avons vu, et nous en rendons témoignage, que le Père a envoyé son Fils le Sauveur du monde.
Alleluia Du dimanche, ton 8 : ℣. Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons le Dieu qui nous sauve (Psaume 94, 1). ℣. Allons devant lui en actions de grâces, au son des musiques, acclamons-le (Psaume 94, 2). De l’Apôtre : ℣. Les cieux rendent grâce pour tes merveilles, Seigneur, pour ta fidélité dans l’assemblée des saints (Psaume 88, 6).
Evangiles Du dimanche :Luc (§ 17) V, 1-11. Et ayant ramené leurs barques à bord, ils quittèrent tout, et le suivirent. De l’Apôtre :Jean (§ 61) XIX, 25-27 & XXI, 24-25. Puis il dit au disciple : Voilà ta mère. Et depuis cette heure-là, ce disciple la prit chez lui.
Verset de communion Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). De l’Apôtre : Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5). Alleluia, alleluia, alleluia.
Saint-Eugène, le dimanche 25 septembre 2022, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.
La guérison de l’hydropique.
Voici d’abord la guérison d’un hydropique, en qui le poids de la chair accablait l’âme et éteignait l’ardeur de l’esprit. Puis vient une leçon d’humilité, quand le Seigneur condamne ceux qui, dans le banquet nuptial, choisissent les premières places : il le fait néanmoins avec douceur, voulant qu’une bonté persuasive tempère la sévérité de la réprimande, que la raison serve à la persuasion, et que la correction réprime la convoitise. Cette leçon d’humilité est accompagnée d’une leçon de miséricorde, et les paroles du Seigneur nous prouvent que la miséricorde doit se pratiquer envers les pauvres et les faibles ; car être hospitalier pour ceux qui en récompenseront, c’est plutôt de l’avarice que de la charité. Homélie de saint Ambroise, évêque, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.
A la messe :
Procession d’entrée : Premier cantique des Trois Enfants dans la fournaise – Vème ton (Daniel 3, 52-55) – harmonisation : Maxime Kovalevky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris
Epître : Ephésiens III, 13-21 : afin que vous puissiez comprendre, avec tous les saints, quelle est la largeur, la longueur, la hauteur et la profondeur ; et connaître l’amour du Christ envers nous, qui surpasse toute connaissance
Après le dernier Evangile : Saint Michel & la France, cantique sur l’air de « Reine de France »
IIndes vêpres du XVIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :
Motet d’exposition : Christum Regem adoremus – Invitatoire des matines de la Fête-Dieu avec des versets du Psaume 33 sur une ancienne psalmodie
A la Bienheureuse Vierge Marie : Salve Regina – solennel, du Ier ton
Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus du VIIème ton.
A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton.
Chant d’action de grâces : In voce exultationis, VIème ton (antienne de Antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème s. pour le second nocturne de la Fête-Dieu & psaume CXVI)
Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 25 septembre 2022 du calendrier grégorien, 12 septembre 2022 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.
Dimanche du ton V de l’Octoèque. En ce jour se clôture la fête de la Nativité de notre Très-Sainte Dame la Mère de Dieu et toujours Vierge Marie, laquelle fête tombe le 8 septembre (21 septembre grégorien).
Dans le rit byzantin, la fête de la Nativité de la Mère de Dieu est l’une des douze grandes fêtes de l’année liturgique. Elle est précédée d’un jour d’avant-fête (le 7 septembre) et de quatre jours d’après-fête (clôture de la fête le 12 septembre).
Cette fête, probablement d’origine hiérosolomytaine, semble avoir été introduite dans le synaxaire de Constantinople par l’empereur Maurice (582 † 602). Saint Jean Damascène (c. 676 † 749), qui est l’auteur de l’un des deux canons de matines, avec son frère de lait saint Côme de Maïouma, en fait également mention dans ses homélies, de que même saint André de Crète (660 † 740) :
Aujourd’hui comme pour des noces, l’Eglise se pare de la perle inviolée, de la vraie pureté. Aujourd’hui, dans tout l’éclat de sa noblesse immaculée, l’humanité retrouve, grâce aux mains divines, son premier état et son ancienne beauté. Les hontes du péché avaient obscurci la splendeur et les charmes de la nature humaine ; mais, lorsque naît la Mère de celui qui est la Beauté par excellence, cette nature recouvre en elle ses anciens privilèges, elle est façonnée suivant un modèle parfait et entièrement digne de Dieu. Et cette formation est une parfaite restauration et cette restauration est une divinisation et cette divinisation, une assimilation à l’état primitif. Aujourd’hui, contre toute espérance, la femme stérile devient mère et cette mère, donnant naissance à une descendance qui n’a pas de mère, née elle-même de l’infécondité, a consacré tous les enfantements de la nature. Aujourd’hui est apparu l’éclat de la pourpre divine, aujourd’hui la misérable nature humaine a revêtu la dignité royale. Aujourd’hui, selon la prophétie, le sceptre de David a fleuri en même temps que le rameau toujours vert d’Aaron, qui, pour nous, a produit le Christ rameau de la force. Aujourd’hui, une jeune vierge est sortie de Juda et de David, portant la marque du règne et du sacerdoce de celui qui a reçu, suivant l’ordre de Melchisédech, le sacerdoce d’Aaron. Pour tout dire en un mot, aujourd’hui commence la régénération de notre nature, et le monde vieilli, soumis à une transformation divine, reçoit les prémices de la seconde création.
Le Pape d’origine syrienne saint Serge Ier (c. 650 † 701) introduisit cette fête à Rome dans le rit romain, faisant précéder la messe d’une procession ; fait curieux (qui n’est pas isolé), le tropaire de l’office byzantin de la fête a été traduit en latin et sert d’antienne de Magnificat des secondes vêpres romaines. Saint Serge Ier mourut du reste le 8 septembre 701.
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Ce dimanche est aussi celui avant la fête de l’Exaltation de la Croix ; il est caractérisé par un prokimenon, une épître, un alléluia et un évangile propres, qui exaltent par leurs textes la Croix de Notre Seigneur et préparent à la célébration de cette grande fête.
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Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du dimanche.
A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : de la fête.
A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome
Tropaires des Béatitudes :6 tropaires du dimanche, ton 5, & 4 tropaires de la 9ème ode des deux canons de la fête, le premier étant de saint Côme le Mélode, évêque de Maïouma (c. 675 † vers 787), le second de saint Jean Damascène (676 † 749) :
1. Souviens-toi de moi, Dieu Sauveur, * quand tu entreras dans ton royaume, ** seul Ami des hommes, sauve-moi.
2. Adam fut séduit par l’arbre défendu, * mais par celui de la Croix tu as sauvé * le bon Larron s’écriant : ** Dans ton royaume, Seigneur, souviens-toi de moi.
3. Ayant brisé les portes & les verrous de l’Enfer, * tu as ressuscité, Source de vie, * Sauveur, tous ceux qui s’écrient : ** Gloire à ta sainte Résurrection.
4. Souviens-toi de moi, Seigneur * qui par ta sépulture triomphas de la mort * & comblas de joie l’univers, ** Dieu de tendresse, par ta Résurrection.
5. Les Myrrophores venues au tombeau * entendirent l’Ange proclamer : * Il est vraiment ressuscité, ** le Christ qui illumine le monde entier.
6. Le Christ qui fut cloué * sur le bois de la croix * & sauva le monde de l’erreur, ** chantons-le tous d’un même chœur.
7. Celui qui pour le peuple indocile fit jaillir * de la roche la plus dure les sources d’eau * à nous, les nations dociles, t’accorde pour notre joie * comme fruit d’un stérile sein, ** pure Mère de Dieu qu’à juste titre nous magnifions.
8. Toi que fit naître, de justes parents, * la décision du grand Conseil, pour que le Verbe demeurât * parmi nous dans la chair en nous sauvant, * toi, la divine Mère du Christ notre vie, ** en ce jour nous célébrons ta glorieuse Nativité.
9. Selon la promesse, divine Mère, tu obtins * une naissance digne de ta pureté : * à la Stérile tu fus donnée comme un fruit divin ; * et toutes les familles des nations, ** d’âge en âge nous te magnifions.
10. Voici qu’est accompli l’oracle disant : * Le tabernacle déchu du pieux David, * qui te préfigurait, Vierge pure, je vais le relever ; * grâce à toi la poussière humaine est recréée, ** tout entière, dans le corps de notre Dieu.
A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Les vertus angéliques sur ton tombeau, * les gardes pétrifiés de crainte, * Marie près de ton sépulcre cherchait ton corps très pur ; * Toi, Tu captives l’enfer sans être séduit. * Tu vas à la rencontre de la Vierge, ** Tu donnes la Vie, ô Ressuscité des morts, gloire à toi !
2. Tropaire de la fête, ton 4 : Ta nativité, Vierge Mère de Dieu, * a annoncé la joie à tout l’univers, * car de toi s’est levé le Soleil de Justice, le Christ notre Dieu, * qui, en détruisant la malédiction, nous a donné la bénédiction ; ** et en abolissant la mort, Il nous a donné la vie éternelle.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du dimanche, ton 6 : De sa main, source de vie, * le Donateur de vie a ressuscité tous les morts du fond des ténèbres, * lui, le Christ Dieu, * qui a accordé la résurrection à l’homme qu’il avait façonné, * car il est le Sauveur, la résurrection et la Vie de tous, ** lui, le Dieu de l’univers.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de la fête, ton 4 : Joachim et Anne ont été délivrés de l’opprobre de la stérilité, * et Adam et Ève de la corruption de la mort, ô Immaculée, en ta sainte nativité ; * c’est elle que fête également ton peuple * libéré de la condamnation pour ses péchés, * en te criant : * « La stérile met au monde la Mère de Dieu, ** & la nourricière de notre vie ».
Prokimen Du dimanche avant la Croix, ton 6 : ℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9). ℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1). De la fête, ton 3 : ℟. Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur (Luc 1, 46).
Epîtres Du dimanche avant la Croix:Galates (§ 215) VI, 11-18. Pour moi, à Dieu ne plaise que je me glorifie en autre chose qu’en la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est mort, crucifié pour moi, comme je suis mort, crucifié pour le monde !
[Du dimanche :II Corinthiens (§ 176) IV, 6-15. Portant toujours en notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus paraisse aussi dans notre corps.] De la fête :Philippiens (§ 240) II, 5-11. Mais il s’est anéanti lui-même en prenant la forme et la nature de serviteur, en se rendant semblable aux hommes, et étant reconnu pour homme par tout ce qui a paru de lui au dehors.
Alleluia Du dimanche avant la Croix, ton 1 : ℣. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1) ℣. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2). De la fête, ton 8 : ℣. Ecoute, ma fille, regarde et tends l’oreille. (Psaume 44, 11).
Evangiles Du dimanche avant la Croix :Jean (§ 9) III, 13-17. Et comme Moïse éleva dans le désert le serpent, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé en haut.
[Du dimanche :Matthieu (§ 92) XXII, 35-46. Jésus lui répondit : Vous aimerez le Seigneur, votre Dieu, de tout votre cœur, de toute votre âme et de tout votre esprit.] De la fête :Luc (§ 54) X, 38-42; XI, 27-28. Jésus lui dit : Mais plutôt heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la pratiquent !
A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique, de la fête Verset : Magnifie, ô mon âme, la très glorieuse nativité de la Mère de Dieu. Hirmos de la 9ème ode du second canon de matines, œuvre de saint André de Crète, évêque de Gortyne (c. 660 † 740) : Étrangères aux mères, la virginité,* et étranger aux vierges, l’enfantement ; * mais en toi, Mère de Dieu, * les deux merveilles sont unies * et toutes les familles des nations, ** d’âge en âge nous te magnifions.
Verset de communion Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. De la fête : J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur (Psaume 115, 13). Alleluia, alleluia, alleluia.