Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Horaires de Noël à Saint-Eugène – Sainte-Cécile (Paris IX)

Fêtez la naissance du Sauveur à Saint-Eugène – Sainte-Cécile (Paris IX).

24 décembre à 23h30 :

  • Veillée avec chant de vieux noëls français, du XVème au XVIIIème siècles.
  • O magnum mysterium – Thomas Luis de Victoria (1540 † 1611)
  • A minuit : chant du Minuit Chrétien
  • Procession à la crèche.
  • Chant de la généalogie du Christ.
  • Messe de Minuit (Messe pour la nuit & le jour de Noël de Sébastien de Brossard).

25 décembre :

  • 11h : Messe du jour de Noël.
  • 17h45 : Secondes vêpres du jour de Noël

L’évènement sur Facebook.

Louis de Boullogne (attr.) - La Nativité

Catéchisme sur la Naissance de Jésus-Christ

Adoration des bergers - Sylvain Riandet

Demande. Quelle fête l’Eglise célèbre-t-elle le 25 décembre prochain ?
Réponse. L’Eglise célèbre la Fête de la Naissance de Jésus-Christ, vulgairement appelée Noël.
Explication. Le mot de Noël était anciennement en France un cri d’allégresse & de joie ; il était d’usage aux fêtes & aux réjouissances publiques, comme aux baptêmes des princes, aux entrées des rois, à leur sacre & dans de pareille circonstances. C’est ici une acclamation de joie de la Naissance du Sauveur.

D. Quel jour Jésus-Christ est-il né ?
R. Jésus-Christ est né le vingt-cinq décembre.

D. Dans quel endroit Jésus-Christ est il né ?
R. Jésus-Christ est né à Bethléem, petite ville de Judée.
Explication. Un prophète l’avait ainsi annoncé & avait même nommé cette ville ; ce n’est pas que la Sainte Vierge & saint Joseph y demeurassent, leur séjour ordinaire était à Nazareth ; mais l’Empereur Auguste ayant ordonné un dénombrement général de la Judée, chaque chef de famille fut obligé de se rendre dans la ville d’où dépendait le lieu de sa demeure, pour y donner son nom. La Sainte Vierge, malgré sa grossesse, ne se dispensa point de ce voyage.

D. Quelles sont les autres circonstances de la Naissance de Jésus-Christ ?
R. Jésus-Christ est né dans une pauvre étable au milieu de la nuit.
Explication. L’affluence extraordinaire des peuples qu’occasionna ce dénombrement général, & peut-être plus encore la pauvreté de Marie, furent cause qu’elle ne trouva point de place dans les hôtelleries de Bethléem. Elle fut obligée de se retirer dans une cabane voisine de cette bourgade (c’était une retraite de bergers qui veillaient sur leur bétail pendant la nuit) ; ce fut là que l’auguste Mère de Dieu mit au monde le Sauveur du monde même sans aucune douleur, & sans la moindre altération de sa virginité.

D. Qu’entendit-on d’extraordinaire à la Naissance du Sauveur ?
R. On entendit les cantiques des Anges qui annonçaient la Naissance du Sauveur & la paix à l’univers.
Explication. Les Esprits célestes chantaient dans les airs le commencement de ce cantique célèbre que l’Eglise dit à la sainte messe : Gloire à Dieu au plus haut des cieux, & paix aux hommes de bonne volonté sur la terre. La Naissance du Sauveur étant le plus grand de tous les bienfaits, il n’est pas étonnant que les chœurs des Anges l’aient annoncée par leurs divins cantiques.

D. Qui sont ceux qui les premiers adorèrent Jésus-Christ dans la crèche ?
R. Ce furent les bergers, auxquels les Anges annoncèrent la venue du Sauveur.
Explication. Un Ange tout brillant de lumière apparut aux bergers qui veillaient sur leurs troupeaux. Cette vue les remplit de frayeur ; l’Ange les rassura aussitôt : Je viens vous apprendre, leur dit-il, la plus heureuse des nouvelles, une nouvelle qui doit vous combler de joie. Il vient de naître un Sauveur dans la ville de David ; empressez-vous d’aller lui présenter vos hommages ; vous le reconnaitrez à la crèche qui lui sert de berceau, & aux langes qui l’enveloppent. Allons, se dirent mutuellement les bergers, allons à Bethléem, voyons cette merveille que le ciel même vient de nous annoncer. Ils arrivent à la cabane, se prosternent devant le divin Enfant, l’adorent comme leur Dieu, & s’en retournent pleins d’admiration & de joie.

D. Pourquoi Jésus-Christ est-il venu au monde ?
R. Jésus-Christ est venu au monde pour nous racheter du péché & de l’enfer.
Explication. Sans la médiation de Jésus-Christ, les hommes étaient perdus sans ressource. L’outrage que le péché avait fait à Dieu était un outrage d’une malice infinie ; toutes les créatures ensemble ne pouvaient le réparer ; il n’y avait qu’un Dieu pénitent & humilié qui put satisfaire à la justice d’un Dieu méprisé & outragé. Cette satisfaction infinie était donc l’unique ressource de l’homme : voilà pourquoi le Fils de Dieu, qu’un amour sans bornes engagea à se faire notre victime & notre caution, a voulu se revêtir de notre mortalité, & commencer, comme le reste des hommes, dans les larmes & la douleur, la vie qu’il devrait un jour donner pour nous sur la croix.

D. Quelles sont les vertus principales que le Sauveur nous apprend dans sa Naissance ?
R. Le Sauveur nous apprend principalement l’humilité, l’amour de la pauvreté & des souffrances.

D. Comment le Sauveur nous apprend-il l’humilité dans sa Naissance ?
R. En méprisant les grandeurs & en naissant dans l’état le plus obscur.
Explication. Il s’est anéanti lui-même, dit l’Apôtre, en prenant la forme d’un esclave ; il a quitté sa gloire, sa majesté, sa grandeur, en les voilant sous les dehors de notre mortalité : quels anéantissements ! Il va plus loin : non content de s’assujettir à toutes les infirmités de l’enfance, ce Dieu si grand, à qui tout appartient, qui peut naître au milieu de l’éclat & de la magnificence, veut naître dans une chaumière ouverte de toutes parts : quelle leçon !

D. Comment le Sauveur nous enseigne-t-il l’amour de la pauvreté dans sa Naissance ?
R. En naissant de parents pauvres, & dans le sein même de la pauvreté.
Explication. Jésus-Christ eût choisi, s’il eût voulu, des parents distingués par leurs richesses & par leur opulence ; mais il n’eût pas commencé sa vie sainte par nous donner une des plus grandes leçons de son Evangile. Heureux sont les pauvres : ce Dieu qui devait un jour ne pas avoir où reposer sa tête, permet que la Famille royale, dont il est l’héritier, soit, au temps de sa Naissance, réduite à la pauvreté & à l’indigence. Joseph vivait du travail de ses mains ; Marie, suivant la tradition, n’avait pas d’autre ressource. Le Sauveur voulut naître, vivre & mourir pauvre, pour nous apprendre que la pauvreté soufferte en vue de Dieu, est une des plus sûres voies pour arriver au ciel.

D. Comment le Sauveur nous apprend-il l’amour des souffrances en naissant ?
R. En se soumettant lui-même aux souffrances & à la douleur.
Explication. Le Sauveur souffre déjà dans sa Naissance, & commence ainsi le grand ouvrage de notre Rédemption pour lequel il est venu sur la terre ; ses souffrances ne se terminent qu’à la mort par les douleurs les plus inconcevables. En voyant ce Dieu Enfant déjà sujet à souffrir pour nous, ne devrions-nous pas nous réjouir nous-mêmes lorsque l’occasion se présente de souffrir, pour accomplir en nous, suivant l’expression de l’Apôtre, ce qui manque à ses douleurs ?

D. Pourquoi l’Eglise a-t-elle institué la fête de Noël ?
R. Pour remercier Jésus-Christ du grand bienfait de sa Naissance.
Explication. C’est en cette fête qu’on peut bien s’écrier avec l’Ecriture : Grâces à Dieu d’un don qui est au dessus de toute expression & que l’esprit de l’homme ne comprendra jamais. Le bienfait est si grand, que, pour en remettre sans cesse la mémoire sous les yeux des Chrétiens, tous ceux qui portent ce nom ont fait de la Naissance de Jésus-Christ l’époque qui fixe les années ; en sorte qu’en pensant à chaque année, il semble qu’on doive se rappeler la Naissance du Sauveur.

D. Pourquoi célèbre-t-on trois messes le jour de Noël ?
R. Pour honorer les trois naissances de Jésus-Christ.

D. Quelle est la première naissance de Jésus-Christ, en l’honneur de laquelle on dit la première messe, qui est celle de minuit ?
R. C’est la naissance temporelle dont l’Eglise célèbre la fête.
Explication. La messe se dit à minuit, au temps même, comme on le croit, de la Naissance du Sauveur. Il faut alors adorer Jésus naissant, pour imiter, dit un concile de Bourges, la piété des bergers qui allèrent pendant cette nuit adorer Jésus-Christ dans l’étable de Bethléem.

D. Quelle est la seconde naissance de Jésus-Christ à l’honneur de laquelle on dit la seconde messe à la pointe du jour ?
R. C’est la naissance de Jésus-Christ dans le cœur des justes qui se fait par la grâce.

D. Quelle est la troisième naissance de Jésus-Christ à l’honneur de laquelle on dit la troisième messe en plein jour ?
R. C’est la naissance éternelle de Jésus-Christ dans le sein de son Père.

D. Est-on obligé d’entendre trois messes le jour de Noël ?
R. Non : il n’y a point de loi de l’Eglise qui l’ordonne, mais c’est une coutume sainte & louable d’y assister.

D. N’y avait-il pas autrefois une communion générale le jour de Noël ?
R. Oui, cette communion était prescrite comme à Pâques.
Explication. C’était autrefois un précepte de communier à Noël & à la Pentecôte comme à Pâques. Le concile de Latran n’exigea plus que la communion pascale à cause du relâchement des Chrétiens ; on voit néanmoins des conciles postérieurs à celui de Latran ordonner encore la communion aux principales fêtes ; en particulier celui de Toulouse de 1229, qui se tint quatorze ans après. Il ajoute même qu’on regardera comme suspects d’hérésie ceux qui ne satisferont pas à ce devoir.

D. Quels fruits retirons-nous de ce catéchisme ?
R. Trois principaux. 1. Se confesser & communier si le confesseur le juge à propos. 2. Adorer Jésus enfant, & le remercier de ce qu’il est né pour nous sauver. 3. S’appliquer à la pratique des vertus dont il nous donne l’exemple.

Programme du jour de Noël

Saint-Eugène, le dimanche 25 décembre 2016, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

IIndes vêpres de Noël. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : O Salutaris Hostia – sur le vieux noël français « A la venue de Noël »
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Alma Redemptoris Mater – Vème ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus – VIIème ton
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo – IIIème ton
  • Chant final, de Noël : Puer natus in Bethleem – Ier ton – rythme du XIIIème & XIVème siècles

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Programme du XXVIIème dimanche après la Pentecôte – Dimanche des saints Ancêtres du Christ – ton 2

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 25 décembre 2016 du calendrier grégorien – 12 décembre 2016 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton II de l’Octoèque. Carême de Noël. Avec le dimanche qui suit, ce jour constitue un dimanche de préparation à la fête de la Nativité du Christ puisque l’on y fête tous les saints ancêtres de notre Seigneur, selon la chair.

En fait, ce premier dimanche a reçu son appellation (en grec « Πропатόрων ») parce qu’il précède le second (« Παтέрων »), mais tous deux célèbrent, sans réelles différences, tous les justes de l’Ancien Testament qui ont précédé la venue du Messie.

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Ancêtres. Kondakion : des Ancêtres.

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 2, & 4 tropaires de la 3ème ode du canon des Ancêtres (œuvre de saint Joseph l’Hymnographe (816 † 886)) :
1. Reprenant la prière du bon Larron, * ô Christ, nous te disons : * Souviens-toi de nous, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Ta croix, nous te l’offrons * pour la rémission de nos péchés : * Seigneur, tu l’as supportée ** par amour pour les hommes.
3. Devant ta Sépulture & ta sainte Résurrection, * Maître, nous nous prosternons : * par elles tu rachetas de la corruption, ** Ami des hommes, le monde entier.
4. Seigneur, l’empire de la Mort * par ta mort fut englouti, * & par ta sainte Résurrection, ** Dieu sauveur, tu as sauvé l’univers.
5. Au plus profond de l’Enfer, * lorsqu’ils virent ta clarté, * ceux qui dormaient dans les ténèbres de la mort, ** ô Christ, se levèrent, ressuscités.
6. Ressuscité du tombeau, * tu vins au-devant des Myrophores, * et les Disciples reçurent la mission ** de proclamer ta Résurrection.
7. Dans l’univers est célébrée * l’ardeur de Seth pour son Créateur : * par la ferveur de son âme, en effet, * et la pure vie qu’il a menée, * il l’a servi en vérité * et maintenant il s’écrie * sur la terre des vivants : ** Saint es-tu, Seigneur notre Dieu.
8. De bouche et de cœur, * de ses lèvres et en esprit * l’admirable Enos commença * d’invoquer divinement * le nom du Seigneur Dieu de l’univers ; * ayant vécu sur terre * d’une façon qui plut à Dieu, ** il en acquit grand renom.
9. Par des hymnes sacrées * célébrons le bienheureux Enoch * qui, ayant plu au Seigneur, * fut ravi dans la gloire, * ainsi qu’il est écrit, * triomphant visiblement de la mort * pour avoir été ** un serviteur tout proche de Dieu.
10. L’attente des nations * vient de la Vierge maintenant * et voici que Bethléem * entr’ouvre justement * l’Eden jadis fermé, * en recevant le Verbe incarné * et dans la crèche reposant ** corporellement.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : * Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi !
2. Tropaire des Ancêtres, ton 2 : Par la foi tu as justifié les Ancêtres, * en épousant d’avance par eux l’Eglise de la gentilité. * Ces saints sont fiers, dans la gloire, * car de leur lignée devait naître un fruit glorieux, * celle qui t’a engendré virginalement. ** Par leurs supplications, ô Christ Dieu, aie pitié de nous.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
4. Kondakion des Ancêtres, ton 6 : Jeunes gens trois fois heureux, vous n’avez point vénéré * l’image faite de main d’homme, * mais fortifiés par l’Essence indescriptible, * dans la fournaise de feu vous fûtes glorifiés, vous trois fois bienheureux. * Dans la flamme de feu irrésistible vous tenant, vous avez invoqué Dieu. * Hâte-Toi, ô Miséricordieux, ** viens vite, plein de pitié, à notre aide, car Tu le peux selon ta volonté.

Prokimen
Des Ancêtres, ton 4 :
℟. Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères, & vénérable, & que ton Nom soit glorifié éternellement. (Daniel, 3, 26).
℣. Car tu es juste en toutes les œuvres accomplies pour nous. (Daniel, 3, 27).
(On ne dit pas le prokimen du dimanche).

Epître
Du dimanche des saints Ancêtres : Colossiens (§ 257) III, 4-11 (du 29ème dimanche après la Pentecôte).
Dépouillez le vieil homme avec ses œuvres, et revêtez-vous du nouveau.

Alleluia
Des saints Ancêtres, ton 4 :
℣. Moïse et Aaron étaient ses prêtres, et Samuel était au nombre de ceux qui invoquaient son nom (Psaume 98, 6).
℣. Ils invoquaient le Seigneur, et le Seigneur les exauçait (Psaume 98, 6).
(On ne dit pas l’alleluia du dimanche).

Evangiles
Du dimanche des saints Ancêtres : Luc (§ 76) XIV, 16-24 (du 28ème dimanche après la Pentecôte).
Car je vous assure que nul de ces hommes que j’avais conviés, ne goûtera de mon souper.

Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des saints Ancêtres : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme de la messe de minuit

Saint-Eugène, le samedi 24 décembre 2016, veillée de 23h30, puis grand’messe de minuit.

C’est pourquoi, mes bien-aimés, rendons grâces à Dieu le Père, par son Fils, dans le Saint-Esprit : de ce que, « nous ayant aimés dans son infinie charité, il a eu pitié de nous, et comme nous étions morts par les péchés, il nous a vivifiés tous en Jésus-Christ », afin que nous fussions en lui une nouvelle créature et un ouvrage nouveau. « Dépouillons donc le vieil homme avec ses œuvres » ; et, admis à participer à la naissance du Christ, renonçons aux œuvres de la chair. Reconnais, ô Chrétien, ta dignité, et, « devenu participant de la nature divine », garde-toi de retomber, par une conduite indigne de cette grandeur, dans ta bassesse première. Souviens-toi de quel chef et de quel corps tu es membre. N’oublie jamais, « qu’arraché à la puissance des ténèbres », tu as été transporté à la lumière et au royaume de Dieu.
Sermon de saint Léon, pape, VIème leçon des vigiles nocturnes de Noël, au second nocturne.

VEILLEE DE NOEL

Noëls traditionnels de France

A MINUIT – PROCESSION A LA CRECHE

MESSE DE MINUIT

  • Introït – Dominus dixit ad me (ton ii.)
  • Kyrie de la Messe du Vème ton pour la nuit et le jour de Noël de Sébastien de Brossard (1655 † 1730), maître de chapelle des cathédra- les de Strasbourg, puis de Meaux (sous Bossuet)
  • Gloria VIII – De Angelis
  • Epître : Tite II, 11-15 : Car la grâce de Dieu, notre Sauveur, a paru à tous les hommes.
  • Graduel – Tecum principium (ton ii.)
  • Alléluia – Dominus dixit ad me (ton viii.)
  • Evangile : Luc II, 1-14 : Et elle enfanta son Fils premier-né ; et l’ayant emmaillotté, elle le coucha dans une crèche ; parce qu’il n’y avait point de place pour eux dans l’hôtellerie.
  • Credo III
  • Offertoire – Lætentur cœli (ton iv.)
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Tollite hostias, chœur final de l’Oratorio de Noël de Camille Saint-Saëns (1835 † 1921), organiste de La Madeleine
  • Sanctus de la Messe du Vème ton pour la nuit et le jour de Noël de Sébastien de Brossard
  • Après la Consécration : O miraculum – Elévation de la Messe du Vème ton pour la nuit et le jour de Noël de Sébastien de Brossard, sur un texte versifié de Pierre Portes
  • Agnus Dei de la Messe du Vème ton pour la nuit et le jour de Noël de Sébastien de Brossard
  • Pendant la communion : Adeste fideles – cantique du XVIIIème siècle, harmonisation de Nicolas Vardon
  • Communion – In splendoribus sanctorum (ton vi.)
  • Ite missa est VIII
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Il est né le divin enfant – Noël du XIXème siècle, sur une sonnerie du XVIIIème siècle – harmonisation de Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris

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Généalogie de Notre Seigneur Jésus-Christ selon Matthieu

Dominus vobiscum de la généalogie des matines de Noël
Généalogie de Notre Seigneur Jésus-Christ selon Matthieu, des matines de Noël - tradition parisienne 01

Généalogie de Notre Seigneur Jésus-Christ selon Matthieu, des matines de Noël - tradition parisienne 02

Généalogie de Notre Seigneur Jésus-Christ selon Matthieu, des matines de Noël - tradition parisienne 03

Généalogie de Notre Seigneur Jésus-Christ selon Matthieu, des matines de Noël - tradition parisienne 04

Source : Missel de Notre-Dame de Paris (XIIIème siècle) – BnF latin 1112, f° 7 r° & v°.

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Depuis au moins le IVème siècle (comme l’atteste le récit de la pèlerine Egérie à Jérusalem), un évangile est chanté solennellement à la fin de l’office nocturne les dimanches & fêtes. Cet évangile de l’office divin s’est conservé à cet endroit dans la plupart des rits (dans le rit byzantin, il y a ainsi une série des 11 évangiles de la résurrection qui sont chantés aux matines de chaque dimanche, saint Benoît décrit aussi cet évangile de matines auquel on répond Amen dans sa règle, etc…). L’évangile de matines ne reprend pas le texte de l’évangile de la messe du jour, il est chanté par l’évêque, l’abbé ou le prêtre officiant, mais pas par le diacre (contrairement à l’évangile de la messe).

Au rite romain pur cependant, il n’en subsiste aujourd’hui plus grand chose : seul le premier verset de l’évangile du jour est chanté au troisième nocturne et suivi de trois leçons, tirées des homélies des Pères sur cet évangile. Les différents usages diocésains français avaient toutefois conservé une structure primitive plus ancienne du rit romain : usuellement, le chant solennel de l’évangile arrivait – comme dans la règle de saint Benoît – à la fin de l’office nocturne, entre le neuvième répons du dernier nocturne (répons disparu du rit romain actuel) et le Te Deum.

Pour la nuit de Noël, aussi bien chez les bénédictins que dans les antiques usages diocésains français, l’évangile des matines consiste en la généalogie du Christ selon saint Matthieu. Le chant solennel de cette généalogie est modulé depuis toujours sur un ton très particulier, d’une grande beauté. De même, on chantait sur une autre mélodie solennelle la généalogie selon saint Luc à la fin des matines de l’Epiphanie. Certains diocèses connaissaient également le chant solennel au salut après les secondes vêpres de Noël du prologue de saint Jean sur une sublime mélodie (mais cet usage est plus récent).

Lorsque l’usage de chanter les matines de Noël avant la messe de minuit commença à s’effriter, de nombreuses paroisses maintinrent cependant le chant de la généalogie à minuit, avant la première messe de Noël. C’est toujours le cas à Saint-Eugène.

Nous présentons ci-dessus la version parisienne de cette généalogie. Notez que la fin s’achève un peu curieusement, mais cette fin est calculée pour pouvoir enchaîner directement avec l’intonation du Te Deum final.

Rorate cœli desuper du rit ambrosien

rorate-coeli-ambrosien

℟. Roráte cœli désuper * et nubes pluant justum :
Aperiátur terra, et gérminet Salvatórem.
℟. Répandez, cieux, votre rosée et vous nuées, faites pleuvoir le Juste :
Que la terre s’ouvre et que germe le Sauveur.
1. Erit radix Jesse, qui véniet judicáre gentes : *
in eo gentes sperábunt.
Il sera le rameau de Jessé, celui qui vient juger les nations :
en lui espèreront les peuples. 
(Isaïe XI, 10 & Romains XV, 12)
2. Excita poténtiam tuam et veni, Dómine : *
ut salvos fácias nos.
Réveillez votre puissance et venez, Seigneur :
afin de nous sauver. 
(Psaume LXXIX, 3)
3. Quærite Dóminum et confortámini : *
quærite fáciem ejus semper.
Cherchez le Seigneur et soyez assurés :
cherchez sa face toujours. 
(Psaume CIV, 4)
4. Cánite tuba, fundaménta terræ : *
clamáte, montes, in advéntu Dómini.
Sonnez de la trompette, fondations de la terre :
Criez de joie, montagnes, à la venue du Seigneur.
(Joël II, 1)
5. Dícite fíliæ Sion : *
ecce Salvátor noster véniet cum poténtia.
Dites à la fille de Sion :
Voici que notre Sauveur vient avec puissance. 
(Isaïe LXII, 11)

Source : Liber Vesperalis Ambrosiano, Rome, Société Saint Jean l’Evangéliste, Desclée & associés, 1939, p.873-874.

Ce petit cantique pour l’Avent figure par les Canti varii en annexe du Vespéral ambrosien de 1939 et constitue, avec le génie propre du chant ambrosien, le pendant du Rorate cœli d’origine française des livres romains. Les versets, tirés des prophètes et des psaumes, classiques ornements des beaux offices de l’Avent, sont tirés non de la Vulgate de saint Jérôme, mais de la vieille Vetus Itala, la primitive version latine de la Bible dans sa version restée en usage à Milan.

Programme du quatrième dimanche de l’Avent

Saint-Eugène, le dimanche 18 décembre 2016, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Vraiment aujourd’hui, selon les anciens Ordines Romani, il ne devrait pas y avoir station, — Dominicat vacat, — puisque la messe dominicale de ce jour était précisément celle qui mettait fin à la vigile nocturne à Saint-Pierre. Ainsi en était-il au début ; pourtant, avec le temps, la pannuchis dominicale ayant été réduite et célébrée par anticipation dans l’après-midi du samedi, il ne parut pas convenable de laisser passer le jour du Seigneur sans offrir le Sacrifice. Peu à peu, s’introduisit l’usage d’une seconde messe stationnale en la basilique des Saints-Apôtres, et cela aussi en conformité avec l’habitude des autres Églises, où l’on ne célébrait pas la vigile, mais où on avait pourtant la coutume d’offrir le sacrifice dominical pour satisfaire à la dévotion du peuple.

Une tradition très accréditée à Rome, attribuant la rédaction de l’antiphonaire de saint Grégoire à l’inspiration du divin Paraclet, a contribué à cette extrême réserve liturgique. Pour cette raison, l’œuvre était jugée intangible et n’admettait ni retouches ni additions. Par suite, les chants de la messe de ce jour furent empruntés à d’autres messes précédentes, en sorte que ce IVe dimanche de l’Avent n’a de propre que la première lecture de l’Apôtre, les trois collectes et l’offertoire. L’introït est celui du mercredi précédent. L’image de la rosée et de la pluie qui descend lentement pour rafraîchir le gazon aride est tirée de l’épisode bien connu de Gédéon ; elle fut utilisée fort à propos par le psalmiste, puis reprise par le prophète Isaïe, qui s’en servit même pour décrire le caractère tout de suavité et d’amour de la première apparition du Messie dans le monde. Le règne messianique ne se manifeste pas comme un tremblement de terre qui renverse avec impétuosité les maisons et détruit des provinces entières ; mais il est semblable à une petite plante fécondée par la rosée céleste, et qui, en dépit de tous les obstacles, croît et fleurit sous le baiser du soleil. Au contraire, la seconde venue de Jésus sur la terre se fera à l’improviste et soudainement. Alors, avec toute la puissance de son bras, II anéantira en un clin d’œil la gloire du règne de Satan, et le royaume de Dieu atteindra sa splendeur et son accroissement définitifs. »
Bienheureux cardinal Schuster, archevêque de Milan. Liber Sacramentorum.

Jean disait à ceux qui accouraient en foule pour être baptisés : « Race de vipères, qui vous a montré à fuir la colère à venir ? » Or, la colère à venir est le châtiment final, que ne pourra fuir alors le pécheur, s’il ne recourt maintenant aux gémissements de la pénitence. Et il faut remarquer que ces rejetons mauvais, imitant la manière d’agir de parents méchants, sont appelés : race de vipères ; parce qu’en portant envie aux bons, en les persécutant, en faisant du mal à leur prochain, en se vengeant du dommage qu’on leur porte, ils suivent en tout cela les voies de leurs pères selon la chair, et agissent comme des enfants envenimés, nés de parents remplis eux-mêmes de venin.
Homélie de saint Grégoire, pape, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

Catéchisme de l’Avent

A la sainte messe :

IIndes vêpres du IVème dimanche de l’Avent A Magnificat, grande antienne O Adonaï. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : O Salutaris Hostia – sur le ton de Conditor Alme siderum, hymne des vêpres de l’Avent
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : O Virgo virginum – IInd ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Pastor ovium – Ier ton
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo – Ton « moderne »
  • Chant final, de l’Avent : Rorate cœli desuper – Ier ton

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Programme du XXVIème dimanche après la Pentecôte – Saint Sabbas le Sanctifié – ton 1

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 18 décembre 2016 du calendrier grégorien – 5 décembre 2016 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton I de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour notre vénérable Père saint Sabbas le Sanctifié.

Né près de Césarée de Cappadoce en 439, Sabbas entra très jeune au monastère de Flaviana non loin de son village natal. À dix-sept ans, il obtient la bénédiction du supérieur pour accomplir un pèlerinage à Jérusalem. Parvenu en Palestine, il va trouver saint Euthyme le Grand et lui demande de le recevoir comme disciple. Mais Euthyme, qui n’avait pas coutume de recevoir de jeunes moines, le recommanda à saint Théoctiste. Lorsque Théoctiste mourut, Sabas alla mener une vie de solitaire dans les environs du monastère. À l’approche du Grand Carême, Euthyme venait le chercher et le conduisait avec lui dans un désert où les deux moines restaient dans les jeûnes et la prière jusqu’au dimanche des Rameaux. À la mort d’Euthyme, Sabbas se retira plus loin dans le désert. Au bout de quatre années passées dans une extrême solitude, il vint, conduit par un ange, s’installer dans une grotte qui dominait les gorges du Cédron. Au bout de cinq années passées seul dans ces lieux inhospitaliers, Sabbas estima le moment venu pour accepter de s’entourer de novices. Ses disciples devinrent rapidement nombreux : ainsi naquit la laure ou monastère de saint Sabbas.

Sabbas organisa sa communauté en la répartissant en trois sites : la laure, le monastère de Castellion qu’il avait fondé dans les parages pour les moines expérimentés et un troisième monastère pour les novices. Quant aux tout jeunes moines encore imberbes, il les envoyait au monastère de saint Théodose le Cénobiarque. Le patriarche Saluste de Jérusalem avait en effet nommé saint Sabbas et saint Théodose archimandrites, c’est-à-dire responsables de plusieurs monastères. Les deux saints avaient pour mission de mettre de l’ordre dans le monachisme de Palestine qui était alors profondément affecté par les controverses entre orthodoxes et monophysites. L’un avait reçu la charge de superviser les moines cénobites, l’autre, saint Sabas, en tant qu' »exarque des solitaires » devait veiller sur les moines qui vivaient isolés ou en laure. Saint Sabbas fut ordonné prêtre à l’âge de 53 ans.

En 512, Sabbas fait partie d’une délégation monastique palestinienne qui est envoyée auprès de l’empereur Anastase pour tenter de le convaincre de renoncer au monophysisme, d’embrasser la foi de Chalcédoine et d’alléger les impôts de l’Église de Jérusalem. Il est mort dans sa laure, âgé de 94 ans, le dimanche 5 décembre 532.

La laure de saint Sabbas est appelée « Grande Laure » ; devenue un monastère cénobitique, elle a eu une importance capitale dans l’histoire du monachisme et de la liturgie de l’Église byzantine. La tradition liturgique de la laure de saint Sabbas – appelée aussi tradition palestinienne ou tradition sabbaïte – devint au cours des siècle prépondérante dans l’organisation de l’office byzantin et finit par effacer les traditions anciennes que sont la tradition de la Grande Eglise (tradition de Sainte-Sophie de Constantinople dite aussi office asmatique) et la tradition studite (du monastère du Stoudion à Constantinople). C’est à Saint-Sabbas que fut élaboré le typikon (qui fixe le déroulement des célébrations liturgiques) et composé de nombreux hymnes. C’est là que vécurent les grands saints hymnographes Jean Damascène, Côme de Maïouma et André de Crète.

La laure de Saint-Sabbas

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du vénérable Père. Et maintenant. Théotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Et maintenant. Théotokion de l’heure. Kondakion : du vénérable Père.

A la divine liturgie

Tropaires des Béatitudes : six tropaires du dimanche, ton 1, & quatre tropaires de la 3ème ode du canon du vénérable Père (œuvre de saint Théophane le Marqué, métropolite de Nicée – 778 † 845) :
1. Du Paradis l’Ennemi fit chasser Adam * lorsqu’il eut mangé le fruit défendu, * mais par la croix le Christ y fit entrer le bon Larron qui lui criait : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Je me prosterne devant ta Passion * et je glorifie ta sainte Résurrection ; * avec Adam & le bon Larron * je te crie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Librement, Seigneur sans péché, * tu as souffert la croix & la mise au tombeau ; * mais, comme Dieu, tu es ressuscité, * faisant surgir avec toi * Adam qui s’écrie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Le temple de ton corps, tu l’as relevé * du tombeau le troisième jour ; * avec Adam, ô Christ notre Dieu, * tu as ressuscité le genre humain, * qui chante : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. A ton sépulchre se rendirent de bon matin * les Myrrophores tout en larmes, ô Christ notre Dieu : * elles y trouvèrent un Ange vêtu de blanc, * assis sur la pierre et disant : Que cherchez-vous ? ** Le Christ est ressuscité, ne pleurez plus.
6. Sur la montagne que tu leur avais indiquée * tes Apôtres arrivèrent, Seigneur ; * et, lorsqu’ils te virent, Sauveur, * ils se prosternèrent devant toi ; * vers les nations tu les envoyas ** pour les instruire et baptiser.
7. Ayant permis à ton esprit de dominer les passions, * bienheureux Père, tu fus aussi un maître de sainteté, * car au meilleur tu as soumis le moins bon ; * c’est pourquoi tu as fleuri ** comme un palmier au milieu du désert.
8. Ayant voulu suivre la trace du Seigneur, * tu t’exilas de ta patrie; * en habitant dans le désert, * contre les adversaires tu as élevé le trophée, ** fortifié par la puissance de Dieu.
9. Affermi par la force de ton esprit, * tu triomphas des multiples séductions de l’Ennemi, * Père sage et bienheureux, * et tu rendis manifeste, puis renversas ** le soulèvement de son orgueil.
10. Te voyant paré de vertus, * d’une âme radieuse et d’aimables dispositions, * Euthyrne, ce flambeau étincelant, * t’accueillit et prophétisa clairement, ** bienheureux Père, ta splendeur à venir.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * « Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »
2. Tropaire du vénérable Père, ton 8 : Par les flots de tes larmes tu as fait fleurir le stérile désert, * par tes profonds gémissements tu fis produire à tes peines cent fois plus, * tu devins un phare éclairant le monde entier en resplendissant par tes miracles ; ** Sabbas notre Père, prie le Christ Dieu de sauver nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du vénérable Père, ton 8 : Comme dès l’enfance, tu t’es offert, en ta vertu, comme une offrande immaculée * bienheureux Sabbas, à ce Dieu qui bien avant ta naissance te connaissait, * des saints Moines tu devins le pur joyau, * digne de louange comme citoyen du désert. ** C’est pourquoi nous te crions : Réjouis-toi, très-riche Sabbas.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion du dimanche, ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, * tu as ressuscité le monde avec toi ; * la nature humaine te chante comme Dieu, * la mort s’évanouit, * Adam jubile, Seigneur, * & Eve, désormais libérée de ses liens, * proclame dans l’allégresse : ** O Christ, c’est toi qui accordes à tous la résurrection.

Prokimen
Du dimanche, ton 1 :
℟. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).
Du vénérable Père, ton 7 :
℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).

Epîtres
Du dimanche : Ephésiens (§ 229) V, 8-19.
Mais remplissez-vous du Saint-Esprit ; vous entretenant de psaumes, d’hymnes et de cantiques spirituels, chantant et psalmodiant du fond de vos cœurs au Seigneur.
Du vénérable Père : Galates (§ 213) V, 22 – VI, 2.
Les fruits de l’esprit sont la charité, la joie, la paix, la patience, l’humanité, la bonté, la longanimité, la douceur, la foi, la modestie, la continence, la chasteté. Il n’y a point de loi contre ceux qui vivent de la sorte.

Alleluia
Du dimanche, ton 1 :
℣. C’est Dieu qui me donne les vengeances & prosterne les peuples sous moi (Psaume 17, 48).
℣. Il multiplie pour son roi les délivrances et montre de l’amour pour son Christ (Psaume 17, 51).
Du vénérable Père, ton 6 :
℣. Bienheureux l’homme qui craint le Seigneur, et qui a une grande affection pour ses commandements (Psaume 111, 1).

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 85) XVII, 12-19.
Alors Jésus dit : Tous les dix n’ont-ils pas été guéris ? Où sont donc les neuf autres ?
Du vénérable Père : Matthieu (§ 43) XI, 27-30.
Prenez mon joug sur vous, et apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos de vos âmes.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Du saint : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange. (Psaume 32, 1) Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

Qui regis sceptra – séquence du IIIème dimanche de l’Avent

Prose Qui regis sceptra

Source : Missale parisiense du XIIIème siècle (BnF Latin 1112)

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Qui regis sceptra forti dextra solus cuncta : Toi qui seul, par la force de ta dextre, règnes sur tous les sceptres ;
Tu plebi tuam ostende magnam excitándo poténtiam. Réveille ta grande puissance & montre-la à ton peuple.
Præsta illi dona salutária. Donne-leur les dons salutaires.
Quem prædixérunt prophética vaticínia, Celui qu’ont prédit les oracles prophétiques,
A clara poli régia : Des cieux, de ton éclatant royaume,
In nostra Jesum mitte, Dómine, arva. Amen. Envoie, Seigneur, Jésus sur notre terre. Amen.

L’ancien usage parisien utilisait Qui regis sceptra comme séquence pour le IIIème dimanche de l’Avent, à l’instar de très nombreux diocèses d’Europe occidentale.

L’origine de cette prose Qui regis sceptra du IIIème dimanche de l’Avent est un peu mystérieuse. Les diocèses d’Europe occidentales la chantaient quasiment tous, tandis qu’en Europe de l’Est on chantait sur la même mélodie un texte différent – Angelorum ordo sacer -, dont la composition passe pour être de strong>Notker le Bègue (c. 840 † 912), moine de l’Abbaye de Saint-Gall, l’inventeur des séquences. Il semble que la mélodie de Notker ait reçu son nouveau texte en Aquitaine au Xème siècle et de là est passée rapidement dans tous les diocèses occidentaux.

Cette séquence est écrite dans le IVème ton, en continuité avec l’Alleluia Excita, Domine, potentiam tuam du troisième dimanche de l’Avent.

Elle fait partie d’un très petit nombre de séquences dont les versets ne sont pas tous répétés de façon symétriques, tandis que les proses régulières voient leurs versets chantés par paires semblables. Toutefois, cette anomalie – qui continue de soulever des interrogations chez les musicologues qui étudient le répertoire médiéval – trouve son explication dans certains manuscrits, où l’on voit que les versets asymétriques étaient chantés d’abord avec leur texte puis repris en vocalisant sur le a, comme un jubilus d’alléluia. Voici par exemple un manuscrit de l’Eglise de Rouen (Graduale Rotomagense – BnF manuscrit 904, folio V recto), du XIIIème siècle, qui montre bien comment ces séquences asymétriques se chantaient : la prose Qui regis sceptra commence avec ses deux premières strophe qui se répondent de façon symétrique. Puis à partir de la troisième strophe jusqu’à la fin, la mélodie de chaque vers est reprise en jubilus sur la voyelle a (laquelle termine chacun de ces vers).

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Notre transcription suit les variantes mélodiques et textuelles de détail des manuscrits parisiens, avec le rythme traditionnel pour les proses de la cathédrale Notre-Dame. Nous avons rétabli les jubili sur les a, formant la contrepartie des versets à partir du 3ème. Ceux-ci doivent se chanter sur le même rythme que les versets.

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