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La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

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Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

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Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Fichier PDF : Manuel des cérémonies selon le rite de l’Eglise de Paris – 1846

Ce manuel de cérémonies a été rédigé par le liturgiste Augustin-Pierre-Paul Caron (1779 † 1851), prêtre du diocèse de Paris, qui le publia chez Adrien Le Clere en 1846.

L’Abbé Caron était né à Marseille-le-Petit (Oise) en 1779 ; il fut longtemps professeur de liturgie au Séminaire de Saint-Sulpice. Il écrivit de nombreux articles pour l’Ami de la Religion et publia avec l’Abbé Gosselin une édition des Œuvres complètes de Bossuet & de Fénelon pour laquelle il rédigea des notes érudites.

Par la publication de ce cérémonial, l’Abbé Caron désirait combler un manque dont souffrait le clergé parisien : en effet, le dernier cérémonial était celui publié par le Cardinal de Noailles en 1703, lequel implémentait le vieux cérémonial – fort traditionnel – publié par Martin Sonnet en 1662, afin de prendre en compte les modifications nombreuses apportées à l’usage de Paris par Mgr de Harlay et le Cardinal de Noailles. Toutefois, il fallait adapter le cérémonial de 1703 au nouveau missel parisien publié en 1736 par Mgr de Vintimille du Luc (et dans ses éditions successives de 1777 & 1830), ce à quoi c’est attelé l’Abbé Caron.

Ce travail de synthèse de l’Abbé Caron décrit le rit parisien de Mgr de Vintimille avec une grande précision, réunissant les rubriques éparses provenant de différents ouvrages et la confrontant avec la pratique et l’expérience. A titre documentaire, les liturgistes pourront observer dans cet ouvrage la pratique parisienne du XIXème siècle, et son déploiement de cérémonies, qui a conservé quelque chose des antiques fastes basilicaux romains des premiers siècles. Par exemple, à la messe haute, le prêtre célébrant voit à ses côtés la présence d’un prêtre assistant en chape, d’un diacre, d’un sous-diacre, de deux acolytes, de deux céroféraires, de deux thuriféraires, d’un crucigère en chape, d’un exorciste, de six induts en tuniques, de six chantres en chape (2 choristes & 4 adjuteurs), d’un cérémoniaire, d’un collectaire (sans compter les enfants de chœur et leur maître ainsi que du maître des cérémonies qui peut assister le cérémoniaire pour la Semaine Sainte et certains offices), soit un minimum de 26 ministres tout de même ! Toutefois, à ce stade ultime de l’évolution du rit parisien, il est souvent assez délicat voire complexe de démêler parmi les usages décrits ce qui relève de l’antique, vénérable & authentique tradition parisienne (souvent plus romaine du reste que le rit romain lui-même, lequel dérive des simplifications de la Curie à Avignon popularisées par les Frères Mineurs), des innovations intellectuelles néo-gallicanes du XVIIIème siècle.

Dans cette perspective, la lecture de l’introduction rédigée par M. l’Abbé Caron à son cérémonial sera particulièrement utile & instructive, en situant son travail dans l’histoire du rit de Paris. L’auteur a en outre développé son introduction en rédigeant à part une très intéressante Notice historique sur les rites de l’Eglise de Paris publiée à la même date chez le même éditeur. Cette notice – également vendue à part – forme en général une annexe finale au cérémonial de Caron, vous la trouverez en fin d’ouvrage dans le fichier PDF ci-après.

Même si les cérémonies décrites par l’ouvrage sont devenues obsolètes du fait de la suppression du rit de Mgr de Vintimille, les cérémoniaires curieux pourront le consulter dans l’esprit du premier article de l’Instruction pour le passage de la liturgie parisienne à la liturgie romaine publiée en 1874 par le Cardinal Guibert :

1. – Cet article comprend les points sur lesquels on est autorisé à s‘écarter des divers Cérémoniaux ; ce sont ceux qui ont pour objet : 1° les privilèges accordés par le Saint-Siège au diocèse de Paris ; 2° les usages conformes à l’esprit de l’Eglise et qui sont præter et non contra rubricas, selon l’expression des auteurs ; 3° enfin les questions laissées à la libre discussion des rubricistes et sur lesquelles nous n’admettons pas l’opinion adoptée par l’un ou l’autre des Manuels de Cérémonies les plus répandus. Dans le choix de ces opinions, nous suivrons autant que possible le principe admis par la Commission du Cérémonial : Dans les questions controversées entre les rubricistes romains, on devra adopter l’opinion conforme à ce que prescrivait le Cérémonial parisien.
Un cérémonial fait pour l’Eglise universelle, quelque parfait qu’on le suppose, n’a pas à entrer dans ces détails qui ne regardent qu’un diocèse en particulier.

Certains dispositifs, comme ceux réglant les saluts, l’ordre des processions, les fonctions des induts, des choristes ou des enfants de chœurs pourraient ainsi nourrir la réflexion des cérémoniaires sur ces détails particuliers.

Vous pouvez consulter cet ouvrage sur Google Books ou le télécharger sur notre site (fichier de 135 Mo).

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Table des matières de cet ouvrage :

PREMIÈRE PARTIE. DE LA MESSE BASSE.
CHAPITRE PREMIER. — Notions générales sur les préparatifs de la Messe, et sur diverses choses qui s’y rapportent. 1
Article Premier. — Du lieu propre à la célébration de la Messe. Ibid.
Article ii. — De L’Autel, et de sa préparation. 2
Article iii. — Des Vases et Linges sacrés. 5
Article iv. — Des Vêtements et Ornements sacrés. 7
§ 1. De la qualité des Ornements. Ibid.
§ 2. De la couleur des Ornements. 9
Article v. De l’heure du saint Sacrifice. 12
CHAPITRE II. — De quelques Cérémonies générales. 13
Article Premier. — Des inclinations du corps. 14
Article ii. — De la position des mains et des pieds. Ibid.
Article iii. — De la direction des yeux, et des inflexions de la voix. 17
CHAPITRE III De ta préparation du Prêtre. 18
CHAPITRE IV Des Cérémonies de la Messe basse. 20
Article Premier. — Cérémonies communes à toutes les Messes. Ibid.
§ 1. De l’entrée du Prêtre à l’autel. Ibid.
§ 2. Du commencement de la Messe jusqu’après la Confession. 22
§ 3. De l’Introït, du Kyrie eleison, et au Gloria in excelsis. 23
§ 4. De la Collecte, et des Prophéties. 24
§ 5. De l’Epître, du Graduel, et de ce qui suit jusqu’à l’Offertoire. 28
§ 6. De l’Otfertoire, et de ce qui le suit, jusqu’au Canon exclusivement. 31
§ 7. Du Canon de la Messe, jusqu’après la Consécration. 35
§ 8. De la suite du Canon, après la Consécration, jusqu’à l’Oraison Dominicale. 39
§ 9. De l’Oraison Dominicale, et de ce qui la suit jusqu’après la Communion du Prêtre. 41
§ 10. De la Communion des Fidèles. 47
§ 11. De l’Antienne dite Communion, et des Oraisons qui la suivent. 53
§ 12. De la Bénédiction à la fin de la Messe, et de l’Evangile de saint Jean. 54
Article ii. — Rites de la Messe basse devant le très-saint sacrement exposé. 55
Article iii. —Rites de la Messe basse célébrée en présence de M. l’Archevêque revêtu de l’habit de chœur. 58
Article iv. — Rites à observer dans la Messe basse pour les Défunts. Ibid.
Article v. — De divers incidents particuliers à quelques Messes. 60
§ 1. Des Messes de la Fête de Noël. Ibid.
§ 2. De l’imposition des Cendres, le premier Mercredi du Carême. 62
§ 3. Des Messes auxquelles on lit la Passion pendant la Semaine sainte. 63
§ 4. Du Binage. 64
Article vi. — Des Messes votives. Ibid.
Article vii. — Sommaire des principales Cérémonies de la Messe basse. 66
§ I. Des diverses sortes d’inclinations. 66
§ 2. Des différentes positions des mains, et du baisement de l’autel. 68
§ 3. De l’élévation des yeux, et des inflexions de la voix. 71
CHAPITRE V. — Des fautes dans lesquelles on tombe plus fréquemment en célebrant la Messe. 73
Article Premier. — Fautes dans la préparation. 74
Article ii. — Fautes dans les inclinations, dans la position des mains, et la direction des yeux. 75
Article iii. — Fautes dans la récitation des prières, et dans les inflexions de la voix. 77
Article iv. — Fautes dans les actions on cérémonies. 78
CHAPITRE VI. — Du Servant de la Messe basse. 81
Article Premier. — Fonctions du Servant, communes à toutes les Messes. Ibid.
§ 1. Observations générales sur ces fonctions. Ibid.
§ 2. Ce que le Servant doit faire à la sacristie, et en allant à l’autel. 84
§ 3. Fonctions du Servant depuis le commencement de la Messe jusqu’au Sanctus. 86
§ 4. Ses fonctions depuis le commencement du Canon jusqu’à la fin de la Messe. 90
Article ii. — Ce que le Servant doit faire à la Messe célébrée devant le très-saint Sacrement exposé ; en présence de M. l’Archevêque, s’il est en habit de chœur ; et à la Messe des Défunts. 94
Article iii. — Fonctions particulières à certaines Messes. 95
Article iv. — Fonctions des Servants de la Messe basse célébrée par un Evêque. 97

DEUXIÈME PARTIE. DE L’OFFICE PUBLIC DU CHOEUR.
CHAPITRE PREMIER. — Des cérémonies générales du Chœur. 103
Article Premier. — De l’habit de chœur. Ibid.
Article ii. — De l’entrée au chœur et de la sortie. 104
Article iii. — De la modestie qu’on doit observer dans le chœur. 105
Article iv. — De l’ordre à garder pour s’asseoir, se tenir debout, et à genoux. 106
§ I. Quand faut-il s’asseoir au chœur sur les stalles baissées ? 107
§ 2. Quand faut-il se tenir debout, et quand doit-on avoir la face tournée vers l’autel ? Ibid.
§ 3. Quand faut-il se mettre à genoux ? 110
Article v. — Quand faut il avoir la tète nue, ou l’avoir couverte? Ibid.
Article vi. — Des diverses sortes d’inclinations. 112
Article vii. — De la position des mains ; du signe de la croix ; et de l’action de se frapper la poitrine. 114
Article viii. — Des encensements. 115
Article ix. — Du chant, et des pauses qu’on doit y faire. 116
CHAPITRE II. — Des cérémonies de la grand’Messe. 119
Article Premier. — De la Messe du rite Double. Ibid.
§ 1. De la préparation du Célébrant et des Ministres. 120
§ 2. De l’entrée à l’autel, et de ce qui suit jusqu’à la Collecte. Ibid.
§ 3. De la Collecte, de l’Epitre, et de ce qui la suit jusqu’à l’Offertoire. 124
§ 4. De l’Offertoire, et de ce qui le suit jusqu’au Canon. 128
§ 5. Du Canon jusqu’à l’Oraison Dominicale. 132
§ 6. De l’Oraison Dominicale, et de ce qui vient après jusqu’à la Communion. 134
S 7. De la Communion, et de ce qui la suit jusqu’à la Postcommunion. 136
§ 8. De la Postcommunion, et du reste de la Messe jusqu’à la fin. 139
Article ii. — De la Messe du rite Simple. 141
Article iii. — De la Messe Solennelle. 143
§ I. De la préparation du Célébrant et des Ministres. Ibid.
§ 2. De l’entree à l’autel, et de ce qui suit jusqu’à la Collecte. 144
§ 3. De la Collecte, de l’Epître, et de ce qui la suit jusqu’à l’Offertoire. 149
§ 4. De l’Offertoire, et de ce qui vient après jusqu’au Canon. 155
§ 5. Du Canon, et de ce qui le suit jusqu’à la Communion. 158
§ 6. De la Communion, et de ce qui reste jusqu’à la fin de la Messe. 159
Article iv. — De la Messe célébrée sans Ministres sacrés. 160
Article v. — De la grand’Messe célébrée en présence du très-saint Sacrement. 162
§ 1. Régles pour l’exposition du très-saint Sacrement. Ibid.
§ 2. Rites de l’exposition du très-saint Sacrement avant ou pendant la Messe, et avant un autre Office. 164
§ 3. Rites de la grand’Messe en présence du très-saint Sacrement. 166
§ 4. De la manière de serrer le très-saint Sacrement. 168
Article vi. — De la grand’Messe célébrée en présence de M. l’Archevêque. 169
CHAPITRE III. — Des vêpres, et des autres Offices du jour et de ta nuit. 171
Article Premier. — Des Vêpres et des Complies. Ibid.
Article ii. — De l’Office de la Nuit, des Laudes, et des petites Heures. 173

TROISIÈME PARTIE. RITES PARTICULIERS DES OFFICES DES DIFFÉRENTS TEMPS ET FÊTES DE L’ANNÉE.
SECTION PREMIÈRE. — Rites des Offices du propre du Temps. 175
CHAPITRE PREMIER. — Du Temps de l’Avent. Ibid.
Article Premier. — Des Messes des Quatre-Temps. Ibid.
Article ii. — Des grandes Antiennes, appelées O. 176
CHAPITRE II. — De la Fête de Noël. 178
CHAPITRE III. — De la Fête de l’Epiphanie. 180
CHAPITRE IV. — temps de la Septuagésime. 181
CHAPITRE V. — Du temps du Carême. 182
Article Premier. — Du rite commun aux Offices de ce temps. Ibid.
Article ii. — Du Mercredi des Cendres. , 183
Article iii. — Du premier Dimanche de Carême, et de quelques autres jours. 185
CHAPITRE VI. — Du temps de la Passion. 186
CHAPITRE VII. — Du Dimanche des Rameaux ; et des autres jours de la Semaine sainte jusqu’au Jeudi. 187
Article Premier. — Du Dimanche des Rameaux. Ibid.
Article ii. — Du Mardi et du Mercredi-saint. 190
CHAPITRE VIII. — De l’Office des Ténèbres, le Mercredi-saint et les deux jours suivants. 191
CHAPITRE IX. — Du Jeudi-saint. 194
Article Premier. — Ce qu’il faut préparer pour ce jour. Ibid.
Article ii. — Des petites Heures et de l’Absoute. 195
Article iii. — De la Messe et des Vêpres. 196
Article iv. — Du lavement des autels. 200
Article v. — Du lavement des pieds. 201
CHAPITRE X. — Du Vendredi-saint. 203
Article Premier. — Ce qu’il faut préparer pour l’Office de ce jour. Ibid.
Article ii. — De l’Office, jusqu’à l adoration de la croix. 204
Article iii. — De l’adoration de la croix. 207
Article iv. — De la Messe des Présanctifiés. 212
CHAPITRE XI. — Du Samedi-saint. 217
Article Premier. — Ce qu’il faut préparer pour l’Office de ce jour. Ibid.
Article ii. — De la première Litanie, et de la Bénédiction du feu. 218
Article iii. — De l’annonce de Pâque. 220
Article iv. — Des Prophéties. 222
Article v. — De la seconde Litanie, de la Bénédiction des Fonts, et du Baptême. 223
Article vi. — De la troisième Litanie, de la Messe, et des Vêpres. 227
Article vii. — Des Complies. 228
CHAPITRE XII. — Du saint jour de Pâque. 229
CHAPITRE XIII. — Des petites et des grandes Litanies, ou des Processions qui se font à la fête de saint Marc, et aux Rogations- 233
CHAPITRE XIV. — De la Vigile de la Pentecôte. 235
CHAPITRE XV. — De la Fête et de la Semaine de la Pentecôte. 236
CHAPITRE XVI. — De la Fête et de l’Octave du très-saint Sacrement. 238
Article Premier. — Des objets à préparer pour la Procession. Ibid.
Article ii. — De l’exposition et de la Procession du très-saint Sacrement. 219
Article iii. — De la Messe. 242
Article iv. — Des Vêpres et du Salut. 243
Article v. — Des jours dans l’Octave. 244
SECTION DEUXIEME.—Rites de quelques Offices du propre des saints. 246
CHAPITRE PREMIER. — De la Fête de la Présentation de Notre-Seigneur et de la Purification de la sainte Vierge. Ibid.
CHAPITRE II. —De la Fête du sacré Cœur de notre Seigneur Jésus-Christ. , 247
CHAPITRE III. — De la Fête de l’Assomption de la sainte Vierge. 248
CHAPITRE IV. — De la Fête de saint Michel Archange. 249
CHAPITRE V. — De la Fête de tous les Saints. 250
CHAPITRE VI. — De la Commémoration de tous les Fidèles défunts. 251
CHAPITRE VII. — Des Fêtes patronales de chaque église. 252
Article Premier. — De la Fête du Patron primaire, et de celle du Titulaire. Ibid.
Article ii. — Des Fêtes secondaires des Patrons, et de la Fête du second Patron. 254
CHAPITRE VIII. — De la Fête de la Dédicace d’une église. 255
SECTION TROISIÈME. — De quelques Cérémonies et Offices qui sont hors de l’ordre canonial. 250
CHAPITRE PREMIER. — De l’exposition du très-saint Sacrement, et des Messes célébrées en sa présence, hors de l’Octave de la Fête-Dieu. Ibid.
Article Premier. — De la Messe votive du très-saint Sacrement, qui se célèbre le Jeudi de chaque semaine. 257
Article ii. — Des Prières de Quarante Heures. 258
Article iii. — Des Saluts du très-saint Sacrement. 259
CHAPITRE II. — Des grand’Messes votives. 262
CHAPITRE III. — De la première Messe d’un Prêtre nouvellement ordonné. 263
CHAPITRE IV. — Des Processions. 264
Article Premier. — Des rites communs à toutes les Processions. Ibid.
Article ii. —Quand doit-on faire Procession? 266
Article iii. — De l’ordre et de la disposition des Processions. 267
§ 1. De la Procession qui se fait avant la Messe, dans l’église ou proche de l’église. Ibid.
§ 2. Des Processions qui se font après Vêpres, dans l’église ou proche de l’église. 268
Article iv. — Des Stations. Ibid.
Article v. — Des Processions qui se font loin de l’église. 269
Article vi. — Des Processions auxquelles on porte des reliques ou des images de Saints. 270
Article vii. — De quelques choses à observer dans le chant. Ibid.
CHAPITRE V. — De l’Office des Défunts. 271
Article Premier. — Des Vêpres et des Vigiles. Ibid.
Article ii. — De la grand’Messe. 272
Article iii. — Des Obsèques. 274
Article iv. — Des Funérailles des adultes. 275
Article v. — De l’Office de l’inhumation. 277
§ 1. De l’inhumation des Laïques. 277
§ 2. De l’inhumation des Diacres et des Sous-Diacres. 279
§ 3. De l’inhumation des Prêtres. 280
§ 4. De l’inhumation des Evêques. 282
§ 5. Du transport du corps dans une autre église. 283
§ 6. Des Services après l’inhumation. 284
§ 7. Des Absoutes solennelles pour les Pontifes et les Princes. lbid.
Article vi. — Des Obsèques des petits entants. 288

QUATRIÈME PARTIE. DES DIVERS MINISTRES. 291
CHAPITRE PREMIER. — Du Célébrant. Ibid.
Article Premier. — Ses fonctions à la Bénédiction et à l’Aspersion de l’eau, et à la Procession. Ibid.
Article ii. — Fonctions du Célébrant à la Messe des Dimanches et Fêtes Doubles et au-dessous. 293
§ 1. De la préparation, et de l’entrée à l’autel. 294
§ 2. Depuis le commencement de la Messe jusqu’à l’Offertoire. Ibid.
§ 3. Depuis l’Offertoire jusqu’à la Communion. 298
§ 4. Depuis la Communion jusqu’à la fin de la Messe. 301
Article iii. — Fonctions du Célébrant à la Messe des Fêtes Annuelles et Solennelles. 302
Article iv. — Fonctions du Célébrant à la Messe et au Salut en présence du très-saint Sacrement exposé. 306
Article v. — Fonctions du Célébrant à la Messe pour les Défunts. 309
Article vi. — Fonctions du Célébrant à Vêpres. 310
Article vii. — Fonctions du Célébrant à Complies. 313
Article viii. — Fonctions du Célébrant à l’Office de la Nuit et à Laudes. 314
Article ix. — Fonctions du Célébrant à Prime, Tierce, Sexte et None. 315
CHAPITRE II. — Du Prêtre assistant. 316
CHAPITRE III. — Du Diacre. 320
Article Premier. — Notions générales sur ses fonctions. Ibid.
Article ii. — De la préparation du Diacre, et de la Procession. 323
Article iii. — Fonctions du Diacre à la Messe des Dimanches et Fêtes Doubles et Semidoubles. 324
§ 1. Depuis la sortie de la sacristie jusqu’à l’Evangile. Ibid.
§ 2. De l’Evangile, et de ce qui le suit jusqu’au Sanctus. 326
§ 3. Depuis le Sanctus jusqu’à la Communion. 331
§ 4. Depuis la Communion jusqu’à la fin de la Messe. 333
Article iv. — Fonctions du Diacre à la Messe des Fêtes Simples et des Féries. 335
Article v. — Fonctions du Diacre à la Messe des Fêtes Annuelles et Solennelles. 336
Article vi. — Fonctions du Diacre à la Messe en présence du très-saint Sacrement. 839
Article vii. — Fonctions du Diacre à la Messe Pontificale. 342
Article viii. — Fonctions du Diacre à la Messe en présence de M. l’Archevêque. 344
Article ix. — Fonctions du Diacre à la Messe des Défunts. 345
Article x. — Fonctions du Diacre au Salut du très-saint Sacrement. 347
CHAPITRE IV. — Du Sous-Diacre. 348
Article Premier. — Notions générales sur ses fonctions. Ibid.
Article ii. — De la préparation du Sous-Diacre, et de la Procession. 350
Article iii. — Fonctions du Sous-Diacre à la Messe des Dimanches et des Fêtes Doubles et Semidoubles. 351
§ 1. Depuis la sortie de la sacristie jusqu’à l’Evangile. Ibid.
§ 2. Ses fonctions depuis l’Evangile jusqu’au Sanctus. 354
§ 3. Depuis le Sanctus jusqu’après la Communion. 357
§ 4. Depuis l’Antienne de la Communion jusqu’à la fin de la Messe. 359
Article iv. — Fonctions du Sous-Diacre à la Messe des Fêtes Simples et des Féries. 361
Article v. —Fonctions du Sous-Diacre à la Messe des Fêtes Annuelles et Solennelles. Ibid.
Article vi. — Fonctions du Sous-Diacre à la Messe en présence du très-saint Sacrement. 365
Article vii. — Fonctions du Sous-Diacre à la Messe Pontificale. 367
Article viii. — Fonctions du Sous-Diacre à la Messe en présence de M. l’Archevêque. 369
Article ix. —Fonctions du Sous-Diacre à la Messe des Défunts. 370
Article x. — Fonctions du Sous-Diacre au Salut du très-saint Sacrement. 371
CHAPITRE V. — Des Céroféraires ou Acolytes. 373
Article Premier. — Notions générales sur leurs fonctions. Ibid.
Article ii. — Fonctions des Acolytes à la Procession. 375
Article iii. — Fonctions des Acolytes à la Messe. 376
§ 1. De la Messe des Dimanches et des Fêtes Doubles et au-dessous. Ibid.
§ 2. De la Messe des Fêtes Annuelles et Solennelles. 380
§ 3. De la Messe des Défunts. 382
Article iv. — Fonctions des Acolytes à Vêpres. 383
Article v. — Fonctions des Acolytes, ou Clercs qui font l’office de Céroféraires, à la Messe Solennelle, et au Salut. 384
§ 1. Notions générales sur leurs fonctions. Ibid.
§ 2. Leurs fonctions aux Messes Solennelles. 385
§ 3. Leurs fonctions au Salut du très-saint Sacrement. 386
CHAPITRE VI. — Des Thuriféraires. 387
Article Premier. — Notions générales sur leurs fonctions. Ibid.
Article ii. — Fonctions des Thuriféraires à la Messe. 390
§ 1. De la Messe des Dimanches et Fêtes Doubles, et au-dessous. Ibid.
§ 2. De la Messe des Fêtes Annuelles et Solennelles. 393
§ 3. De la Messe en présence du très-saint Sacrement. 396
§ 4. De la Messe Pontificale. 397
§ 5. De la Messe célébrée devant M. l’Archevêque. 398
§ 6. De la Messe des Défunts. 399
Article iii. — Fonctions des Thuriféraires à Vêpres, à l’Office de la Nuit, et à Laudes. 40O
Article iv. — Fonctions des Thuriféraires au Salut du très-saint Sacrement. 402
CHAPITRE VII. — Du Crucigère. 403
CHAPITRE VIII. — De l’Exorciste, ou Clerc qui porte le bénitier. 405
CHAPITRE IX. — Des Induis. 407
Article Premier. — Notions générales sur les fonctions des Induts. Ibid.
Article ii. — Fonctions communes à tous les Induts. 409
Article iii. — Fonctions particulières de chaque Indut. 416
Article iv. — Fonctions des Induts en présence du très-saint Sacrement. 421
Article v. — Fonctions des Induts à la Messe des Défunts. 422
CHAPITRE X. — Des Choristes. 423
Article Premier. — Notions générales sur leurs fonctions. Ibid.
Article ii. — Fonctions des Choristes à la Messe. 425
Article iii. — Fonctions des Choristes à Vêpres. 430
Article iv. — Fonctions des Choristes à l’Office de la Nuit et à Laudes. 433
Article v. — Fonctions des Adjuteurs à la Messe, à Vêpres et à l’Office de la Nuit. 435
CHAPITRE XI. — Du Cérémoniaire. 436
Article Premier. — Notions générales sur les fonctions du Cérémoniaire. 437
Article ii. — Ses fonctions à la Messe solennelle. 438
Article iii. — Fonctions du Cérémoniaire à Vêpres, à Matines et à Laudes. 443
CHAPITRE XII. — Du Collectaire. 445
CHAPITRE XIII. — Des Enfants de chœur. 446
Article Premier. — De la tenue et du maintien des Enfants de chœur. 447
Article ii. — De la manière de se conduire au chœur durant les Offices. 449
§ 1. Quand les Enfants de chœur doivent se tenir debout. 450
§ 2. Quand ils doivent être assis. 452
§ 3. Quand ils doivent être à genoux. lbid.
§ 4. Ce qu’ils ont à chanter. 453
CHAPITRE XIV. — Du Maître des Enfants de chœur. 454
CHAPITRE XV. — Du Maître des Cérémonies. 455

APPENDICE. DE L’OFFICE PONTIFICAL. 459
CHAPITRE PREMIER. — Du Pontife celébrant. Ibid.
Article Premier. — De la Messe célébrée pontificalement. Ibid.
Article ii. — Des Vêpres célébrées pontificalement. 465
CHAPITRE II. — Des Prêtres assistants ou Chapelains il la Messe Pontificale et à lèpres. 467
Article Premier. — Leurs fonctions à la Messe. Ibid.
§ 1. Fonctions particulières du premier Chapelain. 469
§ 2. Fonctions particulières du second Chapelain. .^ 471
Article ii. — Fonctions des Chapelains à Vêpres. 172
CHAPITRE III. — Des Porte-insignes, a l’Office Pontifical. 474
Article Premier. —Du Porte-croix. 475
§ 1. Fonctions du Porte-croix à la Messe. Ibid.
§ 2. Ses fonctions à Vêpres, à Matines, et à Laudes. 476
Article ii — Du Porte-crosse. 477
§ 1. Fonctions du Porte-crosse à la Messe. Ibid.
§ 2. Ses fonctions à Vêpres, à Matines, et à Laudes. 479
Article iii. — Du Porte-mitre. 480
§ 1. Ses fonctions à la Messe. 481
§ 2. Ses fonctions à Vêpres, à Matines et à Laudes. 482
Article iv.— Du Porte-bougeoir. 483
§ 1. Ses fonctions à la Messe. 184
§ 2. Ses fonctions à Vêpres, à Matines et à Laudes. 485
Article v. — Du Porte-livre. 486
§ 1. Ses fonctions à la Messe. 487
§ 2. Ses fonctions à Vêpres, à Matines et à Laudes. 188
Article vi. — Du Porte-grémial. 489

Table de la Notice historique sur les rites de l’Eglise de Paris

Que l’Eglise de France, et le diocèse de Paris en particulier ont toujours eu des rites propres. — Objet de cette Notice. page 1
Article Premier. — Des livres liturgiques de Paris, et de leur publication au quinzième siècle. 2
Article ii. — Des rites de l’Eglise de Paris.
I. Du Missel, et des rites du saint Sacrifice. Ibid,
II. Du Bréviaire, et des rites de l’Office divin. 17
III. Du Rituel ou Manuel, et des rites des Sacrements. 25
Article iii. — Des modifications introduites dans les rites de Paris depuis le commencement du dix-septième siècle. 33
Article iv. —Des Cérémoniaux. 43
Notes. 59

Un héritage commun de l’Orient & de l’Occident au Jeudi Saint

Le Jeudi Saint, le rit byzantin comme le rit ambrosien partagent la même organisation pour célébrer le mémorial du dernier Souper de Notre Seigneur : tous deux commencent par chanter les vêpres, sur lesquelles se greffent ensuite la messe. Le rit Romain, fidèle à un principe qui lui est propre durant toute l’année, dit les vêpres de ce jour immédiatement après la messe. Dans beaucoup d’usages médiévaux du rit romain (c’est le cas par exemple du vieux rit parisien), les vêpres étaient chantée à la communion de la messe du Jeudi Saint, la postcommunion servant d’oraison conclusive pour les vêpres.

La pièce majeure de la Divine Liturgie byzantine de ce jour est la grande entrée chantée durant l’offertoire (et reprise à la communion):

Τοῦ Δείπνου σου τοῦ μυστικοῦ, σήμερον Υἱὲ Θεοῦ, κοινωνόν με παράλαβε· οὐ μὴ γὰρ τοῖς ἐχθροῖς σου τὸ Μυστήριον εἴπω, οὐ φίλημά σοι δώσω, καθάπερ ὁ Ἰούδας, ἀλλ’ ὡς ὁ Λῃστὴς ὁμολογῶ σοι. Μνήσθητί μου Κύριε, ὅταν ἔλθῃς ἐν τῇ Βασιλείᾳ σου. Aλληλούια, αλληλούια, αλληλούια.

A ta Cène mystique, fais-moi participer en ce jour, ô Fils de Dieu. Je ne révèlerai pas ton mystère à tes ennemis ; je ne te donnerai pas un baiser comme Judas ; mais avec le larron, je te confesserai. Souviens-toi de moi, Seigneur, quand tu viendras dans ton Royaume. Alléluia, alléluia, alléluia.

Cette même pièce a été traduite depuis une haute époque pour la messe ambrosienne de ce jour, & utilisée à la même place (sans le triple Alleluia final & en rendant μυστικοῦ par mirabili, admirable :

Cœnæ tuæ mirábili hódie, Fílius Dei, sócium me áccipis. Non enim inimícis tuis mystérium dicam: non tibi dabo ósculum, sicúti et Judas: sed sicut latro confiténdo te. Meménto mei, Dómine, in regno tuo.

Il ne faut pas se laisser abuser par le titre de cette pièce de la liturgie ambrosienne : l’Antiphona post Evangelium est en fait chantée au début de l’offertoire. En voici la musique :

Dans les paroisses byzantines russes, l’une des plus belles mises en musique de cette pièce est celle – somptueuse – réalisée par Alexei Lvov (1799 † 1870), qui succéda à son père en 1837 comme maître de la Chapelle Impériale de Saint-Pétersbourg.

*

En fait, « A ton mystique banquet » n’est pas le seul offertoire du rit byzantin à avoir été en usage en Occident.

Pendant la grande entrée (l’équivalent donc de l’offertoire dans la liturgie latine), le rit byzantin n’utilise pendant l’année que quatre pièces différentes. La grande entrée du Samedi Saint, probablement la plus anciennes d’entre elles, provient de l’antique & vénérable liturgie de saint Jacques :

Que toute chair humaine fasse silence, et se tienne dans la crainte & le tremblement. Qu’elle éloigne toute pensée terrestre. Car le Roi des Rois & le Seigneur des Seigneurs s’avance, afin d’être immolé et se donner en nourriture aux fidèles. Les chœurs angéliques le précèdent, avec toutes les principautés, les puissances, les chérubins aux innombrables yeux & les séraphins aux six ailes, se voilant la face & chantant : Alléluia, alléluia, alléluia.

Selon certains chercheurs, cette pièce a été connue et peut-être utilisée par les rits gallicans, après la légation byzantine de 567, lorsque l’empereur de Constantinople donna une part de la Vraie Croix à la reine de France sainte Radegonde, pour son monastère de l’année.

Le Jeudi Saint, la grande entrée chantée, est, nous l’avons vu, « A ta Cène mystique », utilisée donc également par le rit ambrosien.

Le reste de l’année, à l’exception des liturgies des Présanctifiés, la grande entrée byzantine est le fameux chant des chérubins, qui a été ajouté à la divine liturgie par l’empereur Justin II (565 – 578) :

Nous qui, mystiquement, représentons les chérubins, & chantons l’hymne trois fois sainte à la vivifiante Trinité, déposons maintenant tous les soucis du monde. Pour recevoir le Roi de toutes choses, invisiblement porté par les anges, alléluia, alléluia, alléluia.

Au Moyen-Age, ce chant fut chanté en latin à l’offertoire de la messe romaine – entre autres – à l’Abbaye royale de Saint-Denis, nécropole des rois de France.

*

En ces jours les plus saints de notre salut, s’il vous plait, merci de ne pas oublier de prier pour l’unité de l’Eglise, comme le fit Notre Seigneur lui-même en cette nuit, lorsqu’il pria pour que tous soient un.

VT VNVM SINT.

Rit parisien – Antienne de Magnificat Nemo te condamnavit – Ières vêpres du IVème dimanche de Carême

Ant. Personne ne t’a condamnée, femme ? Personne, Seigneur. Moi non plus je ne te condamnerai pas. Ne pèche plus désormais.
(Jean, viii, 10-11)

Source : Antiphonaire de Notre-Dame de Paris (c. 1300) – F-Pn lat. 15181 – Cantus ID: 0003873. (Intonation, cf. Martin Sonnet, Directorium chori Parisiensi, 1656).

L’antienne de Magnificat parisienne des premières vêpres de ce IVème dimanche de Carême reprend l’évangile de la femme adultère (Jean 8, 1-11), lequel vient d’être chanté à la messe du samedi dans la troisième semaine de Carême ; ladite messe se célèbre en effet traditionnellement entre l’heure de none et celle de vêpres, comme tous les jours de jeûne.

Rit parisien – Répons Audi Israel – Ières vêpres du IVème dimanche de Carême

℟. Ecoute Israël les préceptes du Seigneur, et écris-les dans ton cœur comme dans un livre. * Et je te donnerai la terre où coule le lait & le miel.
℣. Observe donc & écoute ma parole, & je serai l’ennemi de tes ennemis. * Et je te donnerai la terre où coule le lait & le miel.
V/ Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
℟. Ecoute Israël les préceptes du Seigneur, et écris-les dans ton cœur comme dans un livre. * Et je te donnerai la terre où coule le lait & le miel.

Source : Antiphonaire de Notre-Dame de Paris (c. 1300) – F-Pn lat. 15181 – Cantus ID: 0006143, 0006143b & 9009000.

Curieusement, le répons de ce samedi, Audi Israel, quoique prolixe, ne se rencontre pas parmi les 9 répons des matines de ce dimanche où l’on commence la lecture de l’histoire de Moïse dans la Genèse. Le même répons se répète aux secondes vêpres de ce dimanche ainsi qu’à celles des féries qui suivent.

Rit parisien – Antienne de Magnificat Dedit pater pænitenti filio – Ières vêpres du IIIème dimanche de Carême

Ant. Le père donna au fils pénitent sa première robe & un anneau ; et lui remettant des souliers, il célébra un grand festin ; nous avons retrouvé notre première robe au baptême & l’anneau qui est le sceau de la foi. (cf. Luc, xv)

Source : Antiphonaire de Notre-Dame de Paris (c. 1300) – F-Pn lat. 15181 – Cantus ID: 0002136. (Intonation, cf. Martin Sonnet, Directorium chori Parisiensi, 1656).

Comme l’antienne de la psalmodie de ce jour, l’antienne de Magnificat parisienne reprend l’évangile du fils prodigue (Luc 15, 11-32), lequel vient d’être chanté à la messe du samedi dans la seconde semaine de Carême ; ladite messe se célèbre traditionnellement entre l’heure de none et celle de vêpres, comme tous les jours de jeûne.

A elle seule, avec son texte d’une admirable concision, cette antienne est une excellente herméneutique et un parfait résumé de la parabole du fils prodigue.

Rit parisien – Répons Loquens Joseph fratribus suis – vigiles du IIIème dimanche de Carême

Parlant à ses frères, Joseph dit : * Paix à vous, ne craignez point. C’est en effet pour votre salut que le Seigneur m’a envoyé avant vous.
℣. En pleurant, il éleva alors sa voix qui fut entendue des Egyptiens & de toute la maison de Pharaon. * Paix à vous, ne craignez point. C’est en effet pour votre salut que le Seigneur m’a envoyé avant vous.
℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
Parlant à ses frères, Joseph dit : * Paix à vous, ne craignez point. C’est en effet pour votre salut que le Seigneur m’a envoyé avant vous.
(Genèse xlv, 5 & 2)

Source : Antiphonaire de Notre-Dame de Paris (c. 1300) – F-Pn lat. 15181 f°243 v° – Cantus ID: 0007102, 0007102a & 9009000.

Dans le rit parisien, Loquens Joseph constitue le 9ème et dernier répons des vigiles du IIIème dimanche des Carême, au cours desquelles on lit l’histoire de Joseph vendu par ses frères, tirée du livre de la Genèse. Ce même répons est aussi utilisé dès les premières vêpres, comme répons après le capitule. Il sert pour la procession qui précède la grand-messe de ce dimanche. Il est enfin également répété aux secondes vêpres du dimanche. Il est donc au total chanté 4 fois aux offices de ce IIIème dimanche de Carême.

Rit parisien – Antienne Dixit autem pater ad servos – Ières vêpres du IIIème dimanche de Carême

Ant. Alors le père dit à ses serviteurs : Apportez promptement sa première robe et l’en revêtez, & mettez-lui un anneau au doigt et des souliers à ses pieds. (Luc, xv, 22)

Source : Antiphonaire de Notre-Dame de Paris (c. 1300) – F-Pn lat. 15181 – Cantus ID: 0002280
(cf. aussi Martin Sonnet, Directorium chori Parisiensi, 1656).

Les cinq psaumes des vêpres de ce samedi ce chantent sous la même antienne propre, comme aux vêpres du premier dimanche de Carême.

Rit parisien – Hymne Christe qui lux es & dies – complies de Carême

L’évangile de la Transfiguration, qui a été lu hier samedi à la messe des Quatre-Temps de Carême et repris ce matin à la messe du IInd dimanche de Carême, m’offre l’opportunité de vous présenter une antique hymne de complies glorifiant le Christ, Lumière du monde : Christe qui lux es et dies.

Cette hymne, Christe qui lux es et dies, fut au Moyen-Age l’hymne chantée pour les complies durant le Carême, mais elle n’a pas été retenue par le Bréviaire Romain. Il faut rappeler ici, ainsi que le suggère le mot lui-même, que le Bréviaire représente une abréviation de l’ancien office choral, afin de faire tenir celui-ci en un seul livre facile à transporter avec soi. Cette abréviation s’est faite principalement selon deux axes : d’une part en réduisant drastiquement la longueur des leçons des matines, d’autre part en diminuant radicalement la grande variété d’antiennes, d’hymnes et de répons qui existaient dans les livres de chœur plus anciens. Le Bréviaire Romain – dont la réalisation première paraît être le fait de clercs de la chapelle pontificale sous Innocent III (1198 – 1216) – a ainsi – par exemple – considérablement simplifié l’office de complies (qui ne varie presque plus et reste quasi identique toute l’année), tout comme celui des vêpres, surtout en Carême (les jours de fête, des antiennes spéciales existaient autrefois pour les psaumes des vêpres ; le bréviaire romain reprend en général les antiennes des laudes ces jours-là ; les antiennes propres au Carême disparaissent au profit de celles des vêpres communes). Cette abréviation est vraiment radicale si on compare le Bréviaire romain tel qu’il est né au XIIIème siècle avec le plus ancien témoin complet de l’office, l’Antiphonaire de Compiègne datant du IXème siècle, dans lequel il existe parfois une bonne dizaine d’antiennes au choix pour telle ou telle pièce de l’office.

Toutefois, si cette hymne des complies qui nous occupe – Christe qui lux es & dies – n’a pas été reçue dans le Bréviaire romain, elle a été conservée plus longtemps par un grand nombre de rites et d’usages diocésains ou religieux (e.g. Sarum, Worcester, Paris, Cambrai, Tours, Utrecht, Tongres, Salzbourg, Aix-la-Chapelle, Mayence, Trèves, Esztergom, Benevent, Dominicain, Augustinien, etc.), généralement pour le Carême. Cette large diffusion peut s’expliquer, à mon avis par la vénérable antiquité de cette hymne. En effet, Christe qui lux es et dies est déjà citée dans la Règle des Vierges écrite aux alentours de l’an 500 par saint Césaire d’Arles, où elle était déjà assignée aux complies durant toute l’année (à l’exception du temps pascal pendant lequel elle est remplacée par Christe precamur annue). Ce très beau texte a longtemps été attribué à saint Ambroise (cf. Pat. Lat. 17, 1176-1177), malheureusement son véritable auteur demeure inconnu. La construction rythmique est cependant la même que celle des hymnes de saint Ambroise.

L’adoption de la liturgie romaine dans l’Empire carolingien s’accompagna d’une diffusion généralisée de la Règle de saint Benoît, par suite d’un canon du Concile d’Aix-la-Chapelle tenu en 817 sous Louis Le Pieux.

111. Ut officium juxta quod in regula sancti Benedicti continetur celebrent monachi.
(cf. Labbe, Concilia, t. VII, c. 1505; Baluze, Capitul., I, c. 579).

On assista alors à cette époque à une fusion significative de l’hymnaire bénédictin d’origine italienne (où l’hymne assignée à complies durant l’année est Te lucis ante terminum) & du vieil hymnaire gallican, ainsi que le montre plusieurs manuscrits de ce temps. Par exemple, le manuscrit 2106 de Darmstadt (qui peut être du des VIIIème et IXème siècles) donne au choix : « Ad completorium Christe qui lux es et dies, item ad completorium Te lucis ante terminum ». Saint Ethelwold, évêque de Winchester, dispose la même ordonnance dans sa règle monastique de 963.

Par la suite, l’usage commun dans l’espace carolingien fut de garder la vieille hymne bénédictine Te lucis ante terminum aux complies durant l’année, et d’assigner Christe qui lux es & dies aux complies de Carême.

C’est l’usage par exemple de Paris, et celui conservé jusqu’à nos jours par l’Ordre dominicain.

Le chant de Christe qui lux es & dies est construit autour de la tierce mineure (ré-fa) du second ton ecclésiastique, cette mélodie calme et méditative introduit parfaitement à la douce intériorité que le texte appelle. Voici le chant de cette hymne d’après le grand antiphonaire de chœur de Notre-Dame de Paris daté des alentours de l’an 1300 :

Voici une traduction française des élégants dimètres iambiques de Christe qui lux es et dies d’après Charles de Courbes en 1622 :

Christe qui lux es & dies,
Noctis ténebras détegis,
Lucísque lumen créderis,
Lumen beátum prædicans.
Christ lumière, & jour apparent,
Toutes ténèbres découvrant,
Qui, splendeur de splendeur, est né,
Prêchant la divine clarté.
Precámur, sancte Dómine,
Defénde nos in hac nocte :
Sit nobis in te réquies,
Quiétam noctem tríbue.
Tres-saint Seigneur, doux Jésus-Christ,
Défend-nous durant cette vie :
Si bien qu’en toi ayons repos,
Et douce vie par ton saint laus.
Ne gravis somnus írruat,
Nec hostis nos surrípiat :
Nec caro illi conséntiens
Nos tibi reos státuat.
Non d’un tel profond somme épris,
Que de Satan fussions surpris :
Notre chair n’adhère à ses faits,
Qu’à toi ne nous accuse, infects.
Oculi somnum cápiant,
Cor ad te semper vígilet :
Déxtera tua prótegat
Fámulos qui te díligunt.
Que si notre œil est sommeillant,
Le coeur soit à toi surveillant :
Ta dextre soit l’appui constant,
De tes élus qui t’aiment tant.
Defénsor noster, áspice,
Insidiántes réprime :
Gubérna tuos fámulos
Quos sánguine mercátus es.
Sois donc notre bon défenseur,
Réprime des malins le cœur,
Régi tes servants affectés,
Que par ton sang as rachetés.
Meménto nostri, Dómine,
In gravi isto córpore :
Qui es defénsor ánimæ,
Adesto nobis, Dómine.
O Seigneur, souviens toi de nous,
En ce corps grave & si reboux,
Toi, de nos âmes, défenseur,
Assiste-nous, ô cher Sauveur.
Deo Patri sit glória,
Ejusque soli Fílio,
Cum Spirítu Paráclito,
Et nunc et in perpétuum. Amen.
A Dieu le Père soit honneur,
Et à son Fils notre Seigneur,
Au Saint Esprit semblablement,
Ores & perdurablement. Amen.

Le chant Dominicain est quasiment le même que le Parisien, avec une seule note qui diffère : ré au lieu de do au commencement du second verset (et aussi la périélèse à la fin de l’intonation, tradition parisienne typique). On trouverait, en comparant ces deux traditions liturgiques & musicales, de nombreux autres points de contacts. Voici le chant tel qu’il est noté dans le Completorium de Suarez de 1949. Notez la génuflexion sur le chant du verset « Quos sanguine mercatus es » :

Le chant de Sarum est en ligne sur l’excellent site web Music of the Sarum Rite, page 855 :

Plusieurs compositeurs ont laissé de la musique pour cette hymne : citons Eustache du Caurroy, Charles de Courbes ou encore William Byrd. Voici les très belles alternances polyphoniques écrites par le catholique anglais Robert White (c. 1538 † 1574), chantées ici avec le plain-chant de Sarum :

Une autre version par le même compositeur :

http://youtu.be/3xGDGvgmseY

Rit parisien – Antienne de Magnificat Descendentibus illis de monte – Ières vêpres du IInd dimanche de Carême

Ant. En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : Ne parlez à personne de cette vision. (Matthieu, xvii, 9)

Source : Antiphonaire de Notre-Dame de Paris (c. 1300) – F-Pn lat. 15181 – Cantus ID: 0002154. (Intonation, cf. Martin Sonnet, Directorium chori Parisiensi, 1656).

L’antienne de Magnificat parisienne reprend l’évangile de la Transfiguration, lequel vient d’être chanté à la messe des Quatre-Temps de Carême, laquelle se célèbre entre l’heure de none et celle de vêpres. Le même évangile est du reste à nouveau chanté à la messe du IInd dimanche de Carême.