Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.
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François Giroust (1737 † 1799), maître de chapelle du roi Louis XVI.
O Salutaris d’Orléans (1760).
4 voix (4 instruments, si placet).
3 pages.
Disciple de Louis Homet à la psallette Notre-Dame de Paris, François Giroust devint en 1756 maître de chapelle de la cathédrale Sainte-Croix d’Orléans avant de revenir à Paris en 1775. Cet O Salutaris a donc été composé pour la maîtrise de Sainte-Croix en 1760. L’œuvre – typique du style de Giroust – comporte deux mouvements : le premier est particulièrement grandiose en jouant habilement des retards expressifs dans l’écriture harmonique, le second est plus allant. Pour les besoins d’une exécution avec doublure instrumentale lors d’une messe solennelle dans la cathédrale de Chartres le lundi de Pentecôte 1998, nous lui avons adjoint un petit prélude instrumental.
Les premières mesures de cette partition :
O salutáris Hóstia,
Quæ cœli pandis óstium :
Bella premunt hostília,
Da robur, fer auxílium.
Ô victime salutaire,
Qui nous ouvres la porte du ciel,
L’ennemi nous livre la guerre,
Donne-nous force, porte-nous secours.
O vere digna Hóstia,
Spes única fidélium :
In te confídit Fráncia,
Da pacem, serva lílium.
Ô vraiment digne Hostie
Unique espoir des fidèles,
En toi se confie la France,
Donne-lui la paix, conserve le lys.
Uni trinóque Dómino
Sit sempitérna glória :
Qui vitam sine término
Nobis donet in pátria. Amen.
Au Seigneur un et trine
Soit la gloire sempiternelle ;
Qu’il nous donne dans la patrie
La vie qui n’aura point de terme. Amen.
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Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, du Dauphin, fils de Louis XIV, des Jésuites & de la Sainte Chapelle.
Ecce panis voce sola.
1 voix (S) & basse continue.
2 pages.
Charpentier a laissé de nombreux petits motets pour la messe basse en musique. Voici un Ecce panis pour dessus & basse continue, qui pourra être chanté aussi par une taille.
Le compositeur a retenu le ton de la majeur (« joyeux & champêtre » selon son tableau des énergie des modes) pour développer une mélodie gracieuse sur ce texte eucharistique, l’une des strophes tirée de la séquence de la Fête-Dieu , le Lauda Sion composé par saint Thomas d’Aquin :
Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, du Dauphin, fils de Louis XIV, des Jésuites & de la Sainte Chapelle.
Stabat Mater pour des religieuses (H. 15).
1 voix (S) & basse continue.
5 pages.
Charpentier a écrit cette pièce pour une religieuse soliste dialoguant les versets du Stabat avec le chœur des autres religieuses à l’unisson. La pièce ressemble fortement au corpus des autres œuvres destinées au couvent de Port Royal de Paris, où l’une des sœurs du compositeur était religieuse.
La prose Stabat Mater est, dans la liturgie, chantée à la messe de Notre Dame des 7 Douleurs (ou Compassion de Notre Dame) qui se célèbre le vendredi de la Passion (c’est-à-dire le vendredi qui précède le dimanche des Rameaux).
Elle peut être reprise évidemment en tant que simple motet durant le tout temps de la Passion. Certaines confréries de pénitents la chantaient également après les complies pendant le Carême.
Le choix par Charpentier du ton de la majeur (« joyeux & champêtre » selon son énergie des modes, ce qui pourrait surprendre) ne s’explique que par le substrat du cantus firmus de cette prose : le plain-chant usuel est en effet du 6ème ton (mode de fa qui s’apparente à notre fa majeur).
L’interprétation soulignera au contraire le tragique du texte et la nostalgie de la musique en adoptant un tempo calme voire lent.
Nous proposons aussi une seconde disposition des versets permettant d’alterner avec le plain-chant a capella, ce qui peut produire un certain effet dans le cas où l’on disposerait de deux chœurs d’hommes et de femmes.
Charpentier n’ayant pas écrit l’amen, nous proposons deux solutions : reprise de la dernière phrase par tous (comme le fait Jordi Savall), ou simple cadence plagale. On pourrait aussi conclure avec l’Amen habituel du plain-chant.
Le Stabat Mater est une séquence composée par Jacques de Todi († 1306).
En voici le texte & une traduction :
Stabat Mater dolorósa
Juxta crucem lacrimósa
Dum pendébat Fílius.
Debout la Mère douloureuse
Près de la Croix était en larmes
Devant son Fils suspendu
Dans son âme qui gémissait,
Toute brisée, endolorie,
Le glaive était enfoncé.
O quam tristis et afflícta,
Fuit illa benedícta
Mater Unigéniti.
Qu’elle était triste et affligée,
La Mère entre toutes bénie,
La Mère du Fils unique !
Quæ mœrébat et dolébat
Et tremébat dum vidébat
Nati pœnas inclyti.
Qu’elle avait mal, qu’elle souffrait,
Qu’elle tremblait en contemplant
Son divin Fils tourmenté.
Quis est homo qui non fleret,
Matrem Christi si vidéret
In tanto supplício ?
Quel est celui qui sans pleurer
Pourrait voir la Mère du Christ
Dans un supplice pareil ?
Quis posset non contristári,
Piam Matrem contemplári
Doléntem cum Fílio ?
Qui pourrait sans souffrir comme elle
Contempler la Mère du Christ
Douloureuse avec son Fils ?
Pro peccátis suæ gentis,
Vidit Jesum in torméntis,
Et flagéllis súbditum.
Pour les péchés de tout son peuple
Elle le vit dans ses tourments,
Subissant les coups de fouet.
Vidit suum dulcem Natum
Moriéndo desolátum
Dum emísit spíritum.
Elle vit son enfant très cher
Mourir dans la désolation
Alors qu’il rendait l’esprit.
Eia, Mater, fons amóris,
Me sentíre vim dolóris,
Fac ut tecum lúgeam.
Daigne, ô Mère, source d’amour,
Me faire éprouver tes souffrances
Pour que je pleure avec toi.
Fac ut árdeat cor meum
In amándo Christum Deum
Ut sibi compláceam.
Fais qu’en mon cœur brûle un grand feu
Pour mieux aimer le Christ mon Dieu
Et que je puisse lui plaire.
Sancta Mater, istud agas
Crucifíxi fige plagas
Cordi meo válide.
O Sainte Mère, daigne donc
Graver les plaies du Crucifié
Profondément dans mon cœur.
Tui Nati vulneráti,
Tam dignáti pro me pati,
Pœnas mecum dívide.
Ton enfant n’était que blessures,
Lui qui daigna souffrir pour moi ;
Donne-moi part à ses peines.
Fac, me tecum, pie flere,
Crucifíxo condolére,
Donec ego víxero.
Qu’en bon fils je pleure avec toi,
Qu’avec le Christ en croix je souffre,
Chacun des jours de ma vie.
Juxta crucem tecum stare
Et me tibi sociáre,
In planctu desídero.
Etre avec toi près de la Croix
Et ne faire qu’un avec toi,
C’est le vœu de ma douleur.
Virgo virgínum præclára,
Mihi jam non sis amára,
Fac me tecum plángere.
Vierge bénie entre les vierges,
Pour moi ne sois pas trop sévère
Fais que je souffre avec toi.
Fac ut portem Christi mortem,
Passiónis fac consórtem,
Et plagas recólere.
Que je porte la mort du Christ,
Qu’à sa Passion je sois uni,
Que je médite ses plaies.
Fac me plagis vulnerári
Cruce hac inebriári,
Ob amórem Fílii.
Que de ses plaies je sois blessé,
Que je m’enivre de la Croix
Pour l’amour de ton Enfant.
Inflammátus et accénsus ;
Per te, virgo, sim defénsus,
In die judícii.
Pour ne pas brûler dans les flammes,
Assiste-moi, Vierge Marie,
Au grand jour du jugement.
Fac me cruce custodíri,
Morte Christi præmuníri,
Confóveri grátia.
Christ, quand je partirai d’ici,
Fais que j’obtienne par ta Croix
La palme de la victoire.
Quando corpus moriétur
Fac ut ánimæ donétur
Paradísi glória. Amen.
Au moment où mon corps mourra
Fais qu’à mon âme soit donnée
La gloire du Paradis. Ainsi soit-il.
Les premières mesures de cette partition :
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Jean de Bournonville (1585 † 1632), maître de chapelle des cathédrales d’Abbeville et d’Amiens, et de la Sainte Chapelle de Paris.
Audi benigne Conditor.
4 voix mixtes (SATB).
2 pages.
Voici une mise en musique datée du début du XVIIème siècle de la célèbre hymne des vêpres de Carême dont l’auteur est selon la tradition le pape saint Grégoire le Grand au VIème siècle.
Dans son recueil publié chez Ballard en 1612 pour la collégiale de Saint-Quentin, Jean de Bournonville propose un vaste matériel polyphonique essentiellement pour les vêpres, selon les nouvelles orientations de la musique d’Eglise au sortir du Concile de Trente. Le contrepoint fleuri en est quasiment exclu, au profit de faux-bourdons ou de formules proches du faux-bourdon, favorisant la claire intelligence des textes par les fidèles. Le chant liturgique, généralement très simplifié, se retrouve en général au Tenor, comme c’est le cas ici. La polyphonie de Bournonville est conçue pour alterner avec un chœur chantant le plain-chant liturgique, aussi met-il en musique les versets ou les strophes paires des différents psaumes, cantiques ou hymnes. Cet Audi Conditor voit ainsi la mise en musique des strophes 2 & 4 de l’hymne, la doxologie finale étant conclue par un magnifique Amen polyphonique. Notre partition fournit en page deux le plain-chant des strophes 1, 3 & 5, selon le chant en usage par Bournonville. La modalité de la polyphonie correspond bien sûr à celle du plain-chant : IInd mode, transposé en sol mineur (on pourra gagner à le hausser d’un demi-ton dans une exécution a capella).
On se gardera dans l’exécution de la présente pièce d’un tempo lent ; bien au contraire, le rythme clairement marqué :
Voici le texte & la traduction de cette hymne de Carême de saint Grégoire le Grand :
Audi benigne Conditor
Nostras preces cum fletibus,
In hoc sacro jejunio
Fusas quadragenario.
Créateur plein de bonté, écoutez les prières, & regardez les larmes dont nous accompagnons le jeûne sacré de cette sainte quarantaine.
Scrutator alme cordium,
Infirma tu scis virium:
Ad te reversis exhibe
Remissionis gratiam.
Père des miséricordes, scrutateur des cœurs, vous connaissez notre faiblesse; pardonnez à des enfants qui reviennent sincèrement à vous.
Multum quidem peccavimus,
Sed parce confitentibus:
Ad laudem tui nominis
Confer medelam languidis.
Il est vrai que nous avons beaucoup péché; mais pardonnez-nous, en considération de l’humble aveu que nous vous en faisons; & pour la gloire de votre nom, guérissez nos âmes malades.
Sic corpus extra conteri
Dona per abstinentiam,
Jejunet ut mens sobria
A labe prorsus criminum.
Faites que, pendant que nos corps seront mortifiés par l’abstinence, nos âmes par un jeûne plus saint, s’abstiennent de tout péché.
Præsta beata Trinitas,
Concede simplex Unitas:
Ut fructuosa sint tuis
Jejuniorum munera. Amen.
O bienheureuse Trinité, qui êtes un seul Dieu, que votre grâce rende utile à vos serviteurs l’offrande qu’ils vous font de leurs jeûnes. Amen.
Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, du Dauphin, fils de Louis XIV, des Jésuites & de la Sainte Chapelle.
Iesu corona virginum (H. 53).
2 voix égales (SS), flûte & basse continue.
5 pages.
Cette hymne mise en musique par Charpentier vraisemblablement pour des religieuses constitue l’hymne des vêpres du commun des vierges.
Le texte – admirable – en est de saint Ambroise de Milan, au IVème siècle. Il s’agit donc de l’une des plus anciennes hymnes de l’office divin occidental. En voici le texte & la traduction :
Jesu, coróna Vírginum,
Quem mater illa cóncipit,
Quæ sola Virgo párturit :
Hæc vota clemens áccipe.
Jésus, couronne des Vierges,
Conçu de la seule Mère
Qui demeura toujours Vierge,
Agréez ces prières avec bonté.
Qui pascis inter lília,
Septus choréis Vírginum,
Sponsus decórus glória,
Sponsísque reddens præmia.
Vous qui paissez parmi les lis,
Dans l’enclos du chœur des Vierges,
Epoux éclatant de gloire,
Qui donne la récompense à vos épouses.
Quocúmque pergis, Vírgines
Sequúntur, atque láudibus
Post te canéntes cúrsitant,
Hymnósque dulces pérsonant.
Partout où vous allez, les Vierges vous suivent ; elles s’empressent à votre suite en chantant des louanges et en interprétant des hymnes mélodieuses.
Te deprecámur, súpplices,
Nostris ut addas sénsibus,
Nescíre prorsus ómnia
Corruptiónis vúlnera.
Nous vous supplions humblement :
Faites que désormais
Nos sens ignorent les blessures
Corruptrices du péché.
Laus, honor, virtus, glória
Deo Patri, & Fílio,
Sancto simul Paráclito,
In sæculórum sæcula. Amen.
Louange, honneur, puissance, gloire
A Dieu le Père, & au Fils,
De même qu’au Paraclet Saint,
Dans les siècles des siècles. Amen.
Les strophes impaires sont confiées aux deux dessus, elles pourront au besoin être chantées en chœur. Les strophes paires sont clairement attribuées à deux solistes. Si celles-ci venaient à manquer, les strophes impaires pourraient alterner avec le plain-chant aux strophes paires, Charpentier ayant choisi cette tonalité d’Ut Majeur vraisemblablement pour s’accorder au plain-chant ordinaire en France de cette hymne, et non pour cadrer avec son tableau d’énergie des modes (Ut majeur est pour lui « gai & guerrier », ce qui ne correspond guère à l’écriture ni au propos ici) ; on trouvera un exemple de plain-chant parisien sur notre site.
Les premières mesures de cette partition :
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Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, du Dauphin, fils de Louis XIV, des Jésuites & de la Sainte Chapelle.
In Cicumcisione (H. 316).
3 voix mixtes (SSB), 2 dessus instrumentaux & basse continue.
3 pages.
Ce motet pour la fête de la Circoncision (1er janvier) a sans doute été composé pour la messe du Dauphin, lorsque Charpentier était maître de sa chapelle ; l’effectif – à deux dessus & une basse chantante, accompagnés par deux dessus instrumentaux & une basse continue – est en effet caractéristique des moyens dont disposait le compositeur pour la messe basse quotidienne du fils de Louis XIV.
Le texte du motet reprend et amplifie l’évangile de la fête de la Circoncision (Luc 2, 21).
En voici le texte et une traduction :
Postquam consummáti sunt dies octo ut circumciderétur puer : vocátum est nomen ejus Jesus.
Après que furent achevés les huit jours pour que l’enfant soit circoncis, on lui donna le nom de Jésus.
O nomen amábile, O nomen laudábile, O nomen admirábile.
O nom aimable,
O nom louable,
O nom admirable.
O bone Jesu,
Tu qui ætérnus es,
Quómodo nascéris ?
O bon Jésus,
Toi qui es éternel,
Comment se fait-il que tu naisses ?
O bone Jesu,
Tu qui imménsus es,
Quómodo caperis ?
O bon Jésus,
Toi qui es immense,
Comment se fait-il que tu te laisses saisir ?
O bone Jesu,
Qui sine culpa es,
Quómodo circumcíderis ?
O bon Jésus,
Toi qui es sans faute,
Comment se fait-il que tu te fasses circoncire ?
Audíte mortáles, audíte peccatóres Christi bonitátem & admirámini charitátem ejus : factus est enim sub lege ut eos qui sub lege essent lucri fáceret et eos redímeret ab omni iniquitáte, & pópulum sibi acceptábilem mundáret quam ob rem circumcíditur, & vocátur Jesu.
Ecoutez, mortels, écoutez pécheurs la bonté du Christ et admirez sa charité : il s’est soumis à la Loi afin de gagner ceux qui étaient sous la Loi et afin de les racheter de toute iniquité, afin de purifier le peuple qu’il s’est acquis ; c’est pour cela qu’on l’a circoncis et qu’on l’a appelé Jésus.
O nomen amábile, O nomen laudábile, O nomen admirábile.
O nom aimable,
O nom louable,
O nom admirable.
L’œuvre est écrite en sol majeur, qui est classifié comme « doucement joyeux » dans le tableau des énergies des modes de Charpentier. Après un court prélude des dessus instrumentaux, les trois chanteurs alternent successivement leurs recits, ponctué deux fois par le très beau chœur à trois parties : O nomen amabile. Si l’on n’a pas deux parties de dessus, on pourrait remplacer le 1er dessus de la partition par un ténor, le chœur sonnera correctement.
Louis-Nicolas de Clérambault (1676 † 1749), organiste de Saint-Sulpice & de la Maison royale de Saint-Cyr.
Motet pour le jour de Noël : Hodie Christus natus est.
2 voix égales de dessus & basse continue.
4 pages – La Majeur.
Voici une admirable mise en musique par Clérambault du texte de l’antienne de Magnificat des secondes vêpres de Noël, à l’attention des demoiselles de Saint-Cyr. Il pourra être chanté par deux dessus solistes, seuls ou avec reprises d’un chœur de voix féminines, comme à Saint-Cyr.
Les premières mesures de cette partition :
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Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, du Dauphin, fils de Louis XIV, des Jésuites & de la Sainte Chapelle. O salutaris Hostia de la veille des O (H. 36).
3 voix égales & basse continue.
3 pages – Ut Majeur (transposition en La majeur disponible).
Ecrit par Charpentier dans la tonalité d’Ut majeur, soit « gai & guerrier » dans sa conception des « énergies des modes », cet O salutaris Hostia a été écrit pour un salut du Très-Sacrement devant être chanté la veille des grandes antiennes d’O, soit le 16 décembre. Il constitue en quelque sorte le prélude à l’admirable série des 7 antiennes d’O écrite par Charpentier.
Les antiennes d’O – ou « grandes O » – sont les 7 antiennes qui se chantent aux Magnificat des vêpres des 7 jours précédant Noël : O sapientia (17 décembre), O Adonai (18 décembre), O radix Jesse (19 décembre), O clavis David (20 décembre), O Oriens (21 décembre), O Rex gentium (22 décembre), O Emmanuel (23 décembre). Les initiales de chaque nom divin ainsi énumérés, pris à l’envers, forment l’acronyme suivant : ERO CRAS (je serai là demain). Le chant de ces antiennes de Magnificat revêtait beaucoup de solennité dans les antiques usages diocésains français ; l’antienne d’O était triplée (chantée intégralement 3 fois : avant le Magnificat, avant le Gloria Patri, à la fin après le Sicut erat) voire triomphée (le chant de l’antienne était intégralement repris entre chaque verset du Magnificat). Les 7 antiennes de Charpentier purent servir pour l’une de ces reprises (probablement l’ultime).
Les premières mesures de cette partition :
O salutáris Hóstia,
Quæ cœli pandis óstium :
Bella premunt hostília,
Da robur, fer auxílium.
Ô victime salutaire,
Qui nous ouvres la porte du ciel,
L’ennemi nous livre la guerre,
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Abraham Blondet (début XVIIème).
Chanoine et maître de la musique de Notre-Dame de Paris.
O Sancta Cœlicolis.
4 voix mixtes (SATB).
4 pages.
Voici le chœur final d’une tragédie en musique perdue : « La Céciliade, ou martyre sanglant de Saincte Cécile, patrone des Musiciens » dont le texte fut de Nicolas Soret et la musique d’Abraham Blondet. Les chœurs seuls furent publiés par Pierre Ballard en 1606. C’est un témoignage de la vénération des musiciens français – & parisiens en particulier – pour leur sainte patronne.
Hans Leo Hassler (1564 † 1612).
Archimusicien de la cité de Nuremberg. Organiste & maître de chapelle de l’Electeur de Saxe.
Missa Octava.
8 voix mixtes (SATB-SATB)
& basse continue.
40 pages.
Dernière d’une série de 8 messes composées par Hassler, la Missa Octava est sans doute une œuvre de jeunesse de ce compositeur bavarois qui était parti en 1584 à Venise étudier la musique auprès d’Andrea Gabrieli, près de qui, très vraisemblablement, il découvrit les œuvres d’Eglise à plusieurs chœurs. Cette messe – où abondent les sauts d’octave – constitue du reste le premier témoignage en Allemagne de polychoralité. Nous proposons cette partition en deux tonalités : ut et si bémol majeur.