Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du XIVème dimanche après la Pentecôte

Saint-Eugène, le dimanche 30 août 2015, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h.

Le dimanche de la Providence (appelé aussi le dimanche des 2 maîtres).

« ‘C’est pourquoi, continue le Sauveur, je vous dis : Ne vous inquiétez point pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous vous vêtirez.’ Il ne veut pas que notre cœur se partage à la recherche, non seulement du superflu, mais même du nécessaire, et que, pour nous le procurer, notre intention se détourne de sa véritable fin, dans les actions que nous paraissons faire par un motif de miséricorde. C’est-à-dire qu’il ne veut pas que, tout en paraissant nous dévouer aux intérêts du prochain, nous ayons moins en vue son utilité que notre avantage personnel, et que nous nous regardions comme exempts de fautes, parce que nous ne voulons obtenir que le nécessaire et non le superflu. »
Homélie de saint Augustin, évêque, IXème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

  • Procession d’entrée : orgue
  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa XI Orbis factor
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : chant du Dirigatur du VIIIème ton – faux-bourdon parisien (édition de 1739)
  • Après la Consécration : O vere digna Hostia de Guillaume Bouzignac (c. 1587 † ap. 1643), maître de chapelle des cathédrales d’Angoulême, de Bourges, de Rodez et de Clermont-Ferrand
  • Pendant la communion : Miserator Dominus – Psaume 110 – Confitebor – 2nd ton, des vêpres du Très-Saint Sacrement – plain-chant & faux-bourdon parisien.
  • Prière pour la France, faux-bourdon parisien du VIIIème ton (d’après l’édition de 1739)
  • Ite missa est XI
  • Après le dernier Evangile : Inviolata
  • Procession de sortie : O Marie, ô Mère chérie – Monsieur Flavien Martineau, prêtre de Saint-Sulpice (1830 † 1887)

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Programme du XIIIème dimanche après la Pentecôte

Saint-Eugène, le dimanche 23 août 2015, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h.

La guérison des 10 lépreux.

« On peut donc, sans absurdité, penser que les lépreux représentent ceux qui, sans avoir la science de la vraie foi, professent en conséquence les doctrines variées de l’erreur. Loin de cacher leur ignorance, ils la produisent au grand jour comme la science suprême et dans des discours pleins de jactance, ils en font étalage. Or, il n’est si fausse doctrine qui ne soit mêlée de quelque vérité. Dans une seule et même discussion ou récit d’un homme, les vérités s’entremêlent sans ordre aux erreurs comme si elles apparaissaient dans la coloration d’un seul corps. Ainsi en va-t-il de la lèpre, elle altère et flétrit les corps humains, mêlant aux teintes vraies des fausses couleurs. »
Homélie de saint Augustin, évêque, VIIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

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Programme du XIIème dimanche après la Pentecôte

Saint-Eugène, le dimanche 16 août 2015, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h.

Le dimanche du bon Samaritain.

« Mais voici qu’un docteur de la loi se leva pour le mettre à l’épreuve, en disant : ‘Maître, que dois-je faire pour posséder la vie éternelle ?’ » Il me semble que ce docteur de la loi qui voulait mettre le Seigneur à l’épreuve en le questionnant au sujet de la vie éternelle, a pris occasion pour ce faire des paroles mêmes du Seigneur : « Réjouissez-vous de ce que vos noms sont inscrits dans les cieux. » Mais par sa question même il proclama combien est vraie cette parole du Seigneur louant son Père « d’avoir caché cela aux sages et aux savants et de l’avoir révélé aux tout petits. »
Homélie de saint Bède le Vénérable, prêtre, IXème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

  • Procession d’entrée : orgue
  • Introït – Deus in adjutorium meum intende (ton viii.)
  • Kyriale : Missa XI Orbis factor
  • Epître : II Corinthiens III, 4-9 : Si le ministère de la lettre gravée sur des pierres, qui était un ministère de mort, a été accompagné d’une telle gloire, que les enfants d’Israël ne pouvaient regarder le visage de Moïse, à cause de la gloire dont il éclatait, laquelle devait néanmoins finir ; combien le ministère de l’Esprit doit-il être plus glorieux !
  • Graduel – Benedicam Dominum in omni tempore (ton vii.)
  • Alleluia – Domine Deus salutis meæ (ton iii.)
  • Evangile : Luc X, 23-37 : Mais un Samaritain, qui voyageait, étant venu à l’endroit où était cet homme, et l’ayant vu, en fut touché de compassion.
  • Credo I
  • Offertoire – Precatus est Moyses (ton viii.)
  • Après la Consécration : O Salutaris Hostia en plain-chant grégorien
  • Pendant la communion : O sacrum convivium – plain-chant grégorien
  • Communion – De fructu operum tuorum (ton vi.)
  • Prière pour la France, sur le VIème ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est XI
  • Après le dernier Evangile : Sub tuum præsidium
  • Procession de sortie : Reine de France, priez pour nous – cantique d’Aloys Kunc (1832 † 1895), maître de chapelle de la cathédrale de Toulouse & de Notre-Dame-des-Victoires
  • Réponses polyphoniques aux récitatifs liturgiques de la sainte messe

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Programme de la fête de l’Assomption de la B. V. Marie

L'Assomption de la Vierge par Guillaume CourtoisSaint-Eugène, le samedi 15 août 2015, procession du vœu de Louis XIII & grand’messe de 11h.

> Catéchisme sur la fête de l’Assomption

La fête de l’Assomption de la Vierge est sans doute la plus ancienne des fêtes mariales et est universellement célébrée par les Eglises d’Orient & d’Occident. Il est probable que son institution fut faite au début du Vème siècle à Jérusalem (la fête est attestée dans le lectionnaire de 415-417) et de là se soit diffusée partout ailleurs. Dans l’Empire d’Orient, un net décret de l’empereur Maurice (582 † 602) en imposa la célébration. Rome reçut la célébration de la fête sous le pontificat du pape Théodore (642 † 649), qui était d’origine constantinopolitaine (aussi retrouvait-on, avant les réformes de 1951, le même évangile à Rome qu’à Byzance pour la messe de la fête). Vers l’an 700, le Pape d’origine syrienne saint Serge Ier ordonne 4 grandes processions en l’honneur de Marie, aux 4 grandes fêtes mariales de l’Annonciation, de l’Assomption, de la Nativité & de la Purification de la Sainte Vierge. Il convient de citer ici l’oraison composée par saint Serge Ier par laquelle débutait cette procession de l’Assomption, en raison de sa remarquable formulation :

Veneranda nobis, Domine, hujus est diei festivitas, in qua sancta Dei Genetrix mortem subiit temporalem, nec tamen mortis nexibus deprimi potuit, quæ Filium tuum, Dominum nostrum, de se genuit incarnatum.
Vénérable est pour nous, Seigneur, la fête qui commémore ce jour en lequel la sainte Mère de Dieu subit la mort temporelle, mais néanmoins ne put être retenue par les liens de la mort, elle qui avait engendré de sa substance votre Fils, notre Seigneur incarné.

La magnifique procession romaine qui précédait la messe de l’Assomption disparut hélas du rit romain lors de l’exil à Avignon, du moins dans l’usage de la Curie, duquel est issu le Missel romain actuel. Cependant, la France en conserve un lointain souvenir avec la procession dite du vœu de Louis XIII. En effet, par lettres patentes du 10 février 1638, le pieux roi déclarait consacrer à Marie sa personne, son état, sa couronne, ses sujets et demandait l’instauration à cet effet d’une procession solennelle après les secondes vêpres de l’Assomption. On y chante d’ordinaire les litanies de la Sainte Vierge et le psaume 19 sur le ton royal. Plusieurs indices rendent probable que le fameux ton psalmique néo-gallican appelé « ton royal » (qu’on a longtemps cru être de la composition du roi Louis XIII mais que l’on trouve déjà dans des manuels de procession de la Ligue sous le règne d’Henri III) ait été employé à Notre-Dame de Paris dès la première procession de 1638. Il figure depuis parmi les pièces les plus fameuses & les plus traditionnelles du répertoire de la cathédrale.

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Programme du XIème dimanche après la Pentecôte

Saint-Eugène, le dimanche 9 août 2015, grand’messe de 11h.

« Ephphetha » – dimanche de la guérison du sourd-muet.

Quand Dieu, Créateur de toutes choses, a voulu guérir un sourd-muet, il lui mit les doigts dans les oreilles et il prit de la salive et lui toucha la langue. Pourquoi ? Que signifient les doigts du Rédempteur, sinon les dons du Saint-Esprit ? C’est pour cela que, ailleurs, après avoir chassé un démon, il dit : « Si c’est par le doigt de Dieu que je chasse les démons, le Royaume de Dieu est donc venu jusqu’à vous. » Un autre évangéliste exprime cette même parole ainsi : « Si c’est par l’Esprit de Dieu que je chasse les démons, le Royaume de Dieu est donc venu jusqu’à vous. » En mettant ces deux textes ensemble, on voit que l’Esprit est appelé doigt de Dieu. Donc, mettre les doigts dans les oreilles, c’est ouvrir à l’obéissance l’esprit du sourd par les dons du Saint-Esprit. »
Homélie de saint Grégoire, pape, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

  • Procession d’entrée : Introït de l’office du XIème dimanche après la Pentecôte – Charles Tournemire (1870 – 1939), organiste de la basilique Sainte-Clotilde à Paris (L’Orgue mystique, cycle de la Pentecôte, 1927-1932)
  • Introït – Deus in loco sancto suo (ton v.)
  • Kyriale : Missa XI Orbis factor
  • Credo I
  • Epître : I Corinthiens XV, 1-10 : Mais c’est par la grâce de Dieu que je suis ce que je suis, et sa grâce n’a point été stérile en moi : mais j’ai travaillé plus que tous les autres ; non pas moi toutefois, mais la grâce de Dieu avec moi.
  • Graduel – In Deo speravit cor meum (ton v.)
  • Alleluia – Exsultate Deo (ton vii.)
  • Evangile : Marc VII, 31-37 : Et levant les yeux au ciel, il jeta un soupir, et lui dit : Éphphétha, c’est-à-dire, Ouvrez-vous.
  • Offertoire – Exaltabo te Domine (ton ii.)
  • Pendant les encensements de l’offertoire : chant du Dirigatur du IInd ton – faux-bourdon parisien (édition de 1739)
  • Après la Consécration : O salutaris hostia sur le ton du récitatif liturgique de la préface – Henri de Villiers
  • Pendant la communion : Lauda, Jerusalem, Dóminum – Psaume 147 – 5ème ton, des vêpres du Très-Saint Sacrement – plain-chant & faux-bourdon parisien
  • Communion – Honora Dominum (ton vi.)
  • Prière pour la France, sur le VIème ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est XI
  • Après le dernier Evangile : Inviolata
  • Procession de sortie : Menuet gothique de la Suite gothique de Léon Boëllmann (1862 † 1897), organiste de Saint-Vincent-de-Paul

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Programme du Xème dimanche après la Pentecôte

Saint-Eugène, le dimanche 2 août 2015, grand’messe de 11h.

Le pharisien & le publicain.

Le Seigneur est le Très-Haut et il regarde l’humilité. Mais les hommes hautains, – et le pharisien était l’un d’eux –, il ne les connaît que de loin. Leurs actes hautains, Dieu les connaît de loin, mais il ne méconnaît pas leur faute. Écoute encore l’humilité du publicain. Non content de se tenir à distance, il ne levait même pas les yeux vers le ciel. Afin d’être regardé, lui ne regardait pas. Il n’osait pas relever les yeux. Sa conscience l’opprimait, l’espérance le soulevait. Écoute encore : « Il se frappait la poitrine. » De lui-même, il exige un châtiment. Aussi le Seigneur épargne-t-il celui qui confesse sa faute. « Il se frappait la poitrine en disant : Mon Dieu, sois indulgent au pécheur que je suis. » Le voilà, celui qui prie ! Pourquoi t’étonner ? La faute qu’il reconnaît Dieu, lui, ne veut plus la connaître.
Homélie de saint Augustin, évêque, IXème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

  • Procession d’entrée: Introït de l’office du Xème dimanche après la Pentecôte – Charles Tournemire (1870 – 1939), organiste de la basilique Sainte-Clotilde à Paris (L’Orgue mystique, cycle de la Pentecôte, 1927-1932)
  • Introït – Dum clamarem ad Dominum (ton iii.)
  • Kyriale : Missa XI Orbis factor
  • Epître : I Corinthiens XII, 2-11 : Nul ne peut confesser que Jésus est le Seigneur, sinon par le Saint-Esprit.
  • Graduel – Custodi me Domine (ton i.)
  • Alleluia – Te decet hymnus (ton vii.)
  • Evangile : Luc XVIII, 9-14 : Je vous déclare que celui-ci s’en retourna chez lui justifié, et non pas l’autre : car quiconque s’élève, sera abaissé ; et quiconque s’abaisse, sera élevé.
  • Credo I
  • Offertoire – Ad te Domine levavi (ton ii.)
  • Pendant les encensements de l’offertoire : chant du Dirigatur du IInd ton – faux-bourdon parisien (édition de 1739)
  • Après la Consécration : O salutaris de l’Abbé du Gué, maître de chapelle de Saint-Germain-L’Auxerrois (1768 -1780) puis de Notre-Dame de Paris (1780 – 1790) – Harmonisation d’Amédée Gastoué (1873 † 1943), maître de chapelle de Saint-Jean-Baptiste-de-Belleville, commandeur de Saint Grégoire le Grand
  • Pendant la communion : Beati omnes – Psaume 127 – 4ème ton, des vêpres du Très-Saint Sacrement – plain-chant & faux-bourdon parisien
  • Communion – Acceptabis sacrificium (ton iv.)
  • Domine salvam fac Galliam – Prière pour la France, faux-bourdon parisien du IVème ton (d’après l’édition de 1739)
  • Ite missa est XI
  • Après le dernier Evangile : Salve Regina
  • Procession de sortie : orgue

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Programme du IXème dimanche après la Pentecôte

IXème dimanche après la Pentecôte - Jésus chasse les marchands du TempleSaint-Eugène, le dimanche 26 juillet 2015, grand’messe de 11h.

Jésus pleure sur Jérusalem & chasse les marchands du temple.

Quiconque a lu l’histoire de la chute de Jérusalem survenue sous les chefs romains Vespasien et Titus, reconnaît cette ruine que le Seigneur a décrite en pleurant. N’est-ce pas les chefs romains qu’il dénonce quand il dit : « Car des jours viendront sur toi, où tes ennemis t’entoureront de tranchées » ? Et ces paroles aussi : « Ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre », témoignent du déplacement même de cette ville. Car si maintenant elle a été reconstruite en dehors de la porte, là où le Seigneur fut crucifié, c’est que la Jérusalem antérieure a été renversée de fond en comble, comme il est dit.
Sermon de saint Grégoire, pape, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

  • Procession d’entrée: Entrée en forme de Carillon – Théodore Dubois (1837 † 1924), maître de chapelle et organiste de La Madeleine
  • Introït – Ecce Deus adjuvat me (ton v.)
  • Kyriale : Missa XI Orbis factor
  • Epître : I Corinthiens X, 6-13 : Dieu est fidèle, et il ne souffrira pas que vous soyez tentés au delà de vos forces ; mais il vous fera tirer avantage de la tentation même, afin que vous puissiez persévérer.
  • Graduel – Domine Dominus noster (ton v.)
  • Alleluia – Eripe me de inimicis meis (ton ii.)
  • Evangile : Luc XIX, 41-47 : Il est écrit, que ma maison est une maison de prière ; et néanmoins vous en avez fait une caverne de voleurs.
  • Credo I
  • Offertoire – Justitiæ Domini rectæ (ton iv.)
  • Pendant les encensements de l’offertoire : chant du Dirigatur du IVème ton – faux-bourdon parisien (édition de 1739)
  • Après la Consécration : adaptation depuis un Cherouvikon russe tiré du recueil dit du « Vieux Siméon » (1903)
  • Pendant la communion :
  • Ite missa est XI
  • Après le dernier Evangile : Sub tuum præsidium
  • Procession de sortie : Point d’Orgue sur les Grands Jeux –Nicolas de Grigny (1672 † 1703), organiste de l’Abbaye royale de Saint-Denys puis de la cathédrale de Reims

Organiste invité : Philippe Ourselin.

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Programme du VIIIème dimanche après la Pentecôte – dimanche des saints Pères des six premiers Conciles œcuméniques – ton 7

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 26 juillet 2015 du calendrier grégorien, 13 juillet 2015 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VII de l’Octoèque. Ce dimanche étant celui qui tombe entre le 13 juillet & le 19 juillet, il y est fait mémoire des saints Pères des six premiers conciles œcuméniques :
1. Nicée I (325),
2. Constantinople I (381),
3. Ephèse (431),
4. Chalcédoine (451),
5. Constantinople II (553),
6. Constantinople III (680-681).

Outre la fête de ce jour (fixée de fait au dimanche le plus proche du 16 juillet), le rit byzantin connait aussi d’autres fêtes liturgiques célébrant des conciles :

  • le dimanche après l’Ascension, il est fait mémoire des saints pères du premier concile de Nicée, ce qui correspond plus ou moins à l’ouverture de ce concile, qui s’est tenu du 20 mai au 25 août 325,
  • le dimanche le plus proche du 11 octobre, il est fait mémoire des saints pères du second concile de Nicée, septième œcuménique, (dont les conclusions anti-iconoclastes sont également célébrées le Ier dimanche de Carême, fête de l’Orthodoxie).

Ces deux célébrations sont attestées au IXème siècle dans le typicon de la Grande Eglise.

Cependant, la célébration de ce dimanche est la plus ancienne des trois fêtes des pères des conciles et remonte au 16 juillet 518. Au départ, elle n’est que la célébration de la fête du concile de Chalcédoine. En effet, après la mort de l’empereur monophysite Anastase et l’avènement de l’empereur orthodoxe Justin Ier, le peuple de Constantinople profita de la première apparition du nouveau souverain dans la Grande Eglise pour réclamer la destitution du patriarche Sévère d’Antioche & le rétablissement des actes du concile de Chalcédoine. Le patriarche Jean II de Constantinople proclama publiquement les décisions du concile de Chalcédoine le 15 juillet 518, et, à la demande du peuple, institua une fête solennelle le lendemain, 16 juillet 518, en l’honneur des pères du concile de Chalcédoine, auxquels on associa les saints pères des trois premiers conciles de Nicée, Constantinople & Ephèse. Plus tard, on y ajouta les 5ème et 6ème conciles œcuméniques, mais Nicée II eut sa célébration à part.

Pour mémoire, rappelons ici brièvement les sujets abordés par chacun des 6 premiers conciles œcuméniques :

1. Le premier concile de Nicée (325) condamne les erreurs d’Arius pour lequel le Christ est un demiurge, une créature intermédiaire entre Dieu et les hommes. Le concile rappelle l’incarnation de Dieu qui se fait homme en Jésus-Christ, qui est fils de Dieu. Les pères rédigent un premier symbole de foi. Diverses questions de discipline ecclésiastiques sont aussi abordées, dont celle de la fixation de la date de Pâques.
2. Le premier concile de Constantinople (381) condamne les erreurs de Macédonius & des Pneumatomaques qui niaient la divinité de l’Esprit-Saint. Les pères complètent le symbole de foi du premier concile, symbole qui sera dit dès lors de « Nicée-Constantinople ». Il rappelle aussi la prééminence de l’évêque de Rome, celui de Constantinople étant second dans la hiérarchie d’honneur dans l’Eglise.
3. Le concile d’Ephèse (431) condamne les erreurs de Nestorius qui ne voyait dans le Christ aucune union de la nature divine avec la nature humaine, (pour lui, les deux natures étant séparées, Marie est simplement mère du Christ et ne peut donc être appelée Mère de Dieu). Le concile confirme l’appellation, ancienne & traditionnelle de « Mère de Dieu ».
4. Le concile de Chalcédoine (451) condamne les erreurs d’Eutychès & des monophysites pour qui la nature humaine du Christ a été écrasée par la nature divine et a été absorbée par la divinité. Le concile rappelle que le Christ est parfaitement & pleinement Dieu et parfaitement & pleinement homme : il est une seule personne en laquelle sont unies deux natures, unies entre elles « sans confusion ni changement, sans division ni séparation ».
5. Le second concile de Constantinople (553) condamne une seconde fois le nestorianisme, plus spécialement les écrits de Théodore de Mopsueste, de Théodoret de Cyr et d’Ibas d’Edesse (théologie dite des « trois chapitres »).
6. Le troisième concile de Constantinople (680-681) condamne la maladroite doctrine née du patriarche Serge Ier de Constantinople qui tentait de réconcilier les monophysites avec l’Eglise en prétendant qu’il y avait bien deux natures dans le Christ mais que seule la volonté divine s’y exprimait. Le concile rappelle que la volonté humaine fait partie de la nature humaine et que le Christ n’en a donc pas été privé.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche, ton 7. Gloire au Père. Tropaire des Pères. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : des Pères.
A sexte : Tropaire du dimanche, ton 7. Gloire au Père. Tropaire des Pères. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 7, & 4 tropaires de la 3ème ode du canon des Pères :
1. Il est beau à voir & bon à manger, * le fruit qui a causé mon trépas ; * mais le Christ est cet arbre de vie * dont je puis manger sans mourir ; * & je crie avec le bon Larron : ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
2. Dieu de tendresse, mis en croix, tu effaças * la cédule de l’antique péché d’Adam ; * de l’erreur tu sauvas l’ensemble des mortels : ** aussi nous te chantons, Bienfaiteur & Seigneur.
3. Sur le croix, Dieu de tendresse, tu clouas nos péchés, * par ta mort tu triomphas de la mort ; * d’entre les morts tu éveillas les trépassés ; ** aussi nous nous prosternons devant ta sainte Résurrection.
4. Dans les oreilles d’Eve le serpent injecta son venin, * mais le Christ sur l’arbre de la croix * fit jaillir pour le monde la douceur de la vie. ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
5. Au sépulchre on te dépose comme un mortel, * ô Christ, universelle Vie, * mais de l’Enfer ayant brisé les verrous, * tu ressuscites le troisième jour * avec gloire & puissance, illuminant le monde entier : ** gloire, Seigneur, à ta sainte Résurrection.
6. Ressuscité d’entre les morts le troisième jour, * le Seigneur donne aux Disciples sa paix ; * les bénissants, il les envoie et leur dit : ** Amenez tous les hommes au royaume de Dieu.
7. Que toute la terre soit dans la joie * et qu’exulte avec les Anges le ciel ** en mémoire des Pontifes du Christ.
8. En la prairie de la sainte définition * de la foi orthodoxe cueillons et savourons ** les beaux fruits que nos saints Pères ont fait pousser.
9. Pontifes, assiégeant la citadelle de l’erreur * avec les moyens de la foi, ** vous avez fait crouler les bastions de l’hérésie.
10. Avec les sept conciles sacrés des saints pères, * tu as orné d’honneur l’Eglise, ô Christ, * éloignant d’elle les ténèbres de la déception ** par la lumière de ces sept phares.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, * ouvert au Larron le Paradis ; * changé en joie les pleurs des myrrophores * et ordonné aux apôtres de prêcher. * Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, ** donnant au monde ta grande miséricorde !
2. Tropaire des Pères, ton 8 : Sois glorifié par-dessus tout, Christ notre Dieu, * toi qui as établi nos Pères pour illuminer la terre ; * et par eux, vers la vraie foi, tu nous as tous guidés. ** Très miséricordieux, gloire à Toi.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion des Pères, ton 8 : La prédication des Apôtres et la doctrine des pères * ont donné à l’Église l’unité de la foi ; *portant la tunique de la vérité, * tissée par la théologie qui vient d’en-haut, ** elle confirme et glorifie le grand mystère de la piété.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 7 : Désormais la force de la mort est impuissante à retenir les mortels, * car le Christ est descendu, brisant et détruisant les puissances de la mort ; * l’Enfer est enchaîné, * les Prophètes tous ensemble se réjouissent. * Le Sauveur, disent-ils, est apparu à ceux qui demeurent dans la foi ; ** venez, fidèles, prendre part à la Résurrection.

Prokimen
Du dimanche, ton 7 :
℟. Le Seigneur donne la puissance à son peuple, le Seigneur bénit son peuple dans la paix (Psaume 28, 11).
℣. Rendez au Seigneur, fils de Dieu, rendez au Seigneur la puissance & la gloire (Psaume 28, 1).
Des Pères, ton 4 :
℟. Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères, & vénérable, & que ton Nom soit glorifié éternellement (Daniel, 3, 26).

Epîtres
Du dimanche : I Corinthiens (§ 124) I, 10-18.
Or je vous conjure, mes frères, par le nom de Jésus-Christ notre Seigneur, d’avoir tous un même langage, et de ne point souffrir parmi vous de schismes, mais d’être tous unis ensemble dans un même esprit et dans un même sentiment.
Des saints Pères : Hébreux (§ 334) XIII, 7-16.

Alleluia
Du dimanche, ton 7 :
℣. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
℣. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).
Des Pères, ton 1 :
℣. Le Seigneur, le Dieu des dieux, a parlé, et il a appelé la terre depuis le lever du soleil jusqu’à son couchant (Psaume 49, 1).

Evangiles
Du dimanche : Matthieu (§ 58) XIV, 14-22.
Ils en mangèrent tous, et furent rassasiés ; et on emporta douze paniers pleins des morceaux qui étaient restés.
Des Pères : Jean (§ 56) XVII, 1-13.
J’ai fait connaître ton nom aux hommes que tu m’as donnés du monde.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des saints : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

Programme du VIIIème dimanche après la Pentecôte

Saint-Eugène, le dimanche 19 juillet 2015, grand’messe de 11h.

L’économe infidèle.

« On comprend la suite : Celui qui est fidèle pour très peu de chose, ce qui veut dire pour le plan charnel, sera fidèle aussi pour beaucoup, ce qui veut dire pour le plan spirituel. Mais celui qui est malhonnête pour très peu qui ne met pas au service de ses frères ce que Dieu a créé pour tous, celui-là sera malhonnête aussi dans le partage des richesses spirituelles, car il ne dispensera pas la doctrine selon les besoins, mais selon les personnes. ‘Or, dit le Seigneur, si vous ne dispensez pas bien les richesses matérielles et caduques, qui donc vous confiera les vraies et éternelles richesses de la doctrine divine ?' »
Homélie de saint Jérôme, prêtre, IXème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

L’introït de la messe de ce dimanche, – Suscepimus, Deus, misericordiam tuam, in medio templi tui – Nous avons reçu, Dieu, ta miséricorde au milieu de ton temple -, tiré du psaume 47, a été ultérieurement réutilisé au VIIIème siècle pour servir également d’introït à la messe de la Purification le 2 février, lorsque cette fête fut instituée à Rome.

Par ailleurs, l’antienne de communion de ce dimanche – Gustate & videte quoniam suavis est Dominus – Goutez & voyez combien doux est le Seigneur – est tirée du psaume 33. Au IVème siècle, ce psaume eucharistique par excellence était universellement chanté à la communion, tant en Orient comme en Occident, et il en subsiste des traces nombreuses dans les différents rits. Il est possible que l’antienne de ce jour soit un témoin pour le rit romain de cet usage primitif.

Organiste invité : Philippe Ourselin.

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Programme du VIIème dimanche après la Pentecôte – saint Sisoès le Grand – ton 6

Saint Sisoès le GrandParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 19 juillet 2015 du calendrier grégorien, 6 juillet 2015 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour notre vénérable Père saint Sisoès le Grand.

Saint Sisoès (ou Sisoy) fut l’un des nombreux Pères du désert d’Egypte. Il quitta le monde dès sa jeunesse et se retira vers le milieu du IVème siècle dans le désert de Scété (l’actuel Ouadi Natroun, à 75 km au Nord-Ouest du Caire) où florissait alors saint Macaire le Grand. Après y avoir fait ses premières armes dans la vie anachorétique sous la direction spirituelle d’Abba Hor, il passa le Nil en 366 pour aller demeurer dans la montagne sur laquelle saint Antoine le Grand était mort onze ans auparavant. Sa réputation de sainteté y fut telle qu’on venait le consulter de loin et qu’on le regardait comme le nouveau saint Antoine. Il mit en déroute des Ariens venus lui rendre visite en leur faisant lire par son disciple un traité de saint Athanase. Voici, pour mieux juger de la perfection de son ascèse, quelques uns des Apophtègmes des Pères du Désert relatifs à saint Sisoès :

1. Abba Sisoès disait : « L’humilité s’acquiert premièrement par l’abstinence, deuxièmement par la prière et troisièmement en s’efforçant de se considérer en toute circonstance comme inférieur à tous les hommes. »

2. Abba Ammon, de Rhaïtou, dit à Abba Sisoès : « Quand je lis la Bible, mon esprit a envie de préparer un beau discours. Alors je pourrai répondre si on m’interroge ». L’ancien lui dit : « Ce n’est pas nécessaire. Essaie plutôt de garder ton esprit pur. Alors tu obtiendras, pour toi-même, d’être sans souci et d’avoir le don de la parole pour enseigner les autres ».

3. Un jour, Abba Sisoès parla en toute liberté. Il dit : « Courage ! Après trente ans, je ne prie plus Dieu pour mes fautes, mais je fais cette prière : ‘Seigneur Jésus, défends-moi contre ma langue !’ Et pourtant, jusqu’à maintenant, chaque jour, je tombe à cause de cette langue et je fais le péché ».

4. Les Sarrasins, dans une de leurs expéditions, pillèrent la demeure de Sisoès et du frère qui était avec lui. Comme tous deux marchaient dans le désert à la recherche de quelque nourriture, Sisoès rencontra du crottin de chameau, et l’ayant mis en pièces il y trouva deux grains d’orge. Il mangea un grain et mit l’autre dans sa main. Son frère l’ayant rejoint s’aperçut qu’il mâchait quelque chose. « Est-ce là ta charité, dit-il, tu trouves un aliment, tu le manges seul, sans m’appeler. » L’abbé Sisoès répondit : « Je ne t’ai pas fait de tort, mon frère, voici ta portion que j’ai gardée dans ma main. »

5. Un frère demanda à l’abbé Sisoès : « Que dois-je faire, abba, car je suis tombé ? » Le vieillard lui dit : « Relève-toi. » Le frère dit : « Je me suis relevé et je suis tombé de nouveau. » Le vieillard dit : « Relève-toi encore et encore. » Alors le frère demanda : « Jusqu’à quand ? » Le vieillard répondit : « Jusqu’à ce que tu sois emporté ou dans le bien ou dans la chute ; car dans l’état où se trouve l’homme, ainsi s’en va-t-il au jugement. »

6. Un frère interrogea abba Sisoès en disant : « Je m’aperçois que le souvenir de Dieu demeure en moi. » Le vieillard lui dit : « Ce n’est pas grande chose que d’être avec Dieu dans la pensée ; mais c’en est une grande que de te voir toi-même inférieur à toute créature. Cela, en effet, joint à la peine corporelle, conduit à l’humilité. »

7. L’un des frères alla trouver Abba Sisoès sur la montagne d’Abba Antoine. Tandis qu’il parlait, il dit à Abba Sisoès : « Es-tu déjà parvenu à la mesure d’Abba Antoine, Père ? » Et le vieillard de lui dire : « Si j’avais l’une des pensées d’Abba Antoine, je deviendrais tout entier comme du feu : pourtant je connais un homme qui, avec peine, peut porter la pensée d’Antoine. »

8. On disait d’Abba Sisoès que lorsqu’il fut près de mourir, les Pères étant assis près de lui, son visage brilla comme le soleil. Et il leur dit : « Voici que vient Abba Antoine ». Et après un petit moment, il dit : « Voici que vient le choeur des prophètes ». Et de nouveau son visage brilla avec plus d’éclat et il dit : « Voici que vient le choeur des apôtres ». Et son visage redoubla encore d’éclat et voici qu’il paraissait parler avec quelques interlocuteurs. Et les vieillards lui demandèrent : « Avec qui parles-tu, Père ? » Il dit : « Voici que des anges viennent me prendre, et je les supplie qu’on me laisse faire un peu pénitence ». Les vieillards lui dirent : « Tu n’as pas besoin de faire pénitence, Père ! » Mais le vieillard leur dit : « En vérité, je n’ai pas conscience d’avoir commencé ». Et tous reconnurent qu’il était parfait. Et à nouveau son visage redevint subitement comme le soleil et tous furent saisis de crainte. Il leur dit : « Regardez, le Seigneur vient ! » Et aussitôt, il rendit l’esprit. Il y eut alors comme un éclair, et toute la maison fut remplie d’une bonne odeur.

Ainsi mourut glorieusement Abba Sisoès, après avoir passé plus de 60 ans sur la montagne de saint Antoine. C’était l’an 429. Saint Sisoès est fêté au 6 juillet par l’Eglise copte & l’Eglise byzantine et quelquefois au 4 juillet dans certains diocèses latins d’Occident. Il est parfois difficile de le distinguer dans les collections d’Apophtegmes d’un autre saint Sisoès, dit le Thébain, qui florissait vers le milieu du Vème siècle à Calamon près d’Arsinoé et d’un troisième saint Sisoès, de Pétra.

Saint Sisoès le Grand est fréquemment représenté dans l’iconographie byzantine se tenant devant les ossements d’Alexandre le Grand et versant des larmes face à la vanité de la gloire terrestre et sur le sort commun qui attend tout homme.

Saint Sisoès le Grand se lamente devant les os d'Alexandre le Grand

Cet épisode de la vie de saint Sisoès est très intéressant car il n’a été transmis que par la tradition iconographique et ne se retrouve dans aucun texte des Pères du Désert qui soit parvenu jusqu’à nous, ni dans les textes liturgiques de ce saint. Est-il plausible ? oui, car le corps d’Alexandre était en effet exposé à Alexandrie dans un cercueil de verre dans lequel l’avait placé Ptolémée IX en 89 avant Jésus-Christ. De nombreux personnages rendirent visite à cette dépouille, entre autres les empereurs César, Auguste & Caracalla. Alexandre le Grand était mort à Babylone en 323 avant Jésus-Christ, la procession funéraire qui ramenait sa dépouille en Macédoine fut attaquée par Ptolémée Ier qui l’amena alors sur ses terres égyptiennes. On pense en général que le tombeau d’Alexandre fut détruit lors du terrible raz-de-marée à la suite d’un tremblement de terre qui balaya Alexandrie le 21 juillet 365 et fit plus de 50 000 morts. Saint Jean Chrysostome déclare que de son temps, à la fin du IVème siècle, le tombeau d’Alexandre avait disparu, ce que confirme Théodoret. Saint Sisoès a néanmoins très bien pu le connaître dans sa jeunesse. Il est probable que cet épisode figurait dans un texte aujourd’hui perdu et qu’il ne s’est transmis que par la tradition iconographique.

L’icône de saint Sisoès se lamentant sur le tombeau d’Alexandre connut, on le comprendra aisément, un regain de faveur dans les monastères grecs après la chute de Constantinople en 1453. Cette représentation iconographique est en général placée dans les monastères byzantins sur le mur du fond lorsqu’on sort de l’église afin que l’on puisse garder le souvenir de la mort en quittant l’office. On la trouve parfois au milieu du cimetière, comme dans celui de l’église Saint-Georges-des-Grecs à Venise.

Il est possible que la contemplation de restes d’Alexandre le Grand, qui ne fut grand que par ses fugitives gloires terrestres, entraîna la conversion et inspira la vie de pénitence de saint Sisoès, qui lui devint véritablement « Grand » par l’acquisition de la véritable couronne immortelle. La gloire des armes s’évanouira, mais le Royaume des Cieux est à jamais.

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche, ton 6. Gloire au Père. Tropaire du Vénérable Père. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : 8 tropaires du dimanche, ton 6 :
1. Souviens-toi de moi, Dieu Sauveur, * quand tu entreras dans ton royaume, ** seul Ami des hommes, sauve-moi.
2. Adam fut séduit par l’arbre défendu, * mais par celui de la Croix tu as sauvé * le bon Larron s’écriant : ** Dans ton royaume, Seigneur, souviens-toi de moi.
3. Ayant brisé les portes & les verrous de l’Enfer, * tu as ressuscité, Source de vie, * Sauveur, tous ceux qui s’écrient : ** Gloire à ta sainte Résurrection.
4. Souviens-toi de moi, Seigneur * qui par ta sépulture triomphas de la mort * & comblas de joie l’univers, ** Dieu de tendresse, par ta Résurrection.
5. Les Myrophores venues au tombeau * entendirent l’Ange proclamer : * Il est vraiment ressuscité, ** le Christ qui illumine le monde entier.
6. Le Christ qui fut cloué * sur le bois de la croix * & sauva le monde de l’erreur, ** chantons-le tous d’un même chœur.
7. Glorifions le Père & le Fils * & l’Esprit de sainteté, * disant à l’indivise Trinité : ** sauve nos âmes, nous t’en prions.
8. O Vierge qui a conçu de merveilleuse façon * & mis au monde en ces derniers temps * ton propre Créateur, ** sauve les fidèles qui te magnifient.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Devant ton sépulcre les Puissances des cieux, * autant que les soldats furent frappés d’effroi ; * et Marie Madeleine se tenait près du tombeau, * cherchant ton corps immaculé ; * mais tu brisas l’Enfer sans te laisser vaincre par lui, * tu rencontras la Vierge et nous donnas la vie. * Ressuscité d’entre les morts, ** Seigneur, gloire à toi.
2. Tropaire du Vénérable Père, ton 1 : Le désert fut ta cité, dans la chair tu fus un Ange, * tes miracles signalèrent, notre Père Sisoès théophore ; * par le jeûne, les veilles et l’oraison tu as reçu les charismes du ciel * pour guérir les malades * et les âmes des fidèles qui accourent vers toi. * Gloire à celui qui t’a donné ce pouvoir, * gloire à celui qui t’a couronné, ** gloire à celui qui opère en tous le salut, par tes prières.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du Vénérable Père, ton 4 : Sur terre tu as paru, comme un ange de l’ascèse, * illuminant de tes miracles divins l’âme des fidèles chaque jour ; ** c’est pourquoi Sisoès nous te glorifions avec foi.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 6 : De sa main vivifiante le Seigneur source-de-vie, * le Christ notre Dieu, * a fait surgir tous les morts des ténèbres de l’Enfer, * accordant la résurrection à tout le genre humain ; * il est vraiment notre Sauveur, ** notre vie, notre résurrection et le Dieu de l’univers.

Prokimen
Du dimanche, ton 6 :
℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).

Epître
Du dimanche : Romains (§ 116) XV, 1-7.
Que chacun de vous tâche de satisfaire son prochain dans ce qui est bon, et qui peut l’édifier.

Alleluia
Du dimanche, ton 6 :
℣. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
℣. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).

Evangile
Du dimanche : Matthieu (§ 33) IX, 27-35.
Or Jésus allant de tous côtés dans les villes et dans les villages, enseignait dans leurs synagogues, et prêchait l’Évangile du royaume, guérissant toutes sortes de langueurs et de maladies.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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