Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme de la solennité de saint Denys, premier évêque de Paris, & ses compagnons Rustique, prêtre, & Eleuthère, diacre, martyrs

saint Denis portant sa tête - Maître de Sir John Fastoff (c. 1430 - 1440), Getty MuseumSaint-Eugène, le dimanche 12 octobre 2014, grand’messe de 11h.

Saint Denis est le premier évêque de Paris, il mourut martyr avec ses compagnons saint Rustique, prêtre, et saint Eleuthère, diacre.

Selon la Passion la plus ancienne, écrite vers 500, Denys a été envoyé de Rome en Gaule comme évêque missionnaire par le pape saint Clément, troisième successeur de saint Pierre, de 88 à 97. Parvenu à Paris avec deux disciples, Rustique & Eleuthère, Denys y construit la première cathédrale, prêche la foi véritable aux habitants et les convertit au Christ. Les autorités romaines ne tardent pas à remarquer son action. Soumis à un interrogatoire, Denys et ses compagnons se déclarent chrétiens et sont mis à mort, décapités par le glaive du bourreau. Selon la tradition, les trois saints souffrirent le martyre à Montmartre (= le mont des Martyrs). Pour empêcher que leurs dépouilles ne soient jetés dans la Seine, une aristocrate romaine encore païenne, Catulla, décide de s’en emparer par la ruse et de les ensevelir dans un champ de sa propriété au Nord de Lutèce. La tombe de saint Denys devint très tôt lieu de pèlerinage et de nombreux chrétiens se firent ensevelir au plus près de celle-ci dès la paix de l’Eglise survenue au IVème siècle sous le règne de Constantin. Sainte Geneviève fit construire vers 520 une première église sur la sépulture de saint Denys, qui devint par la suite l’Abbaye royale de Saint-Denis, lieu de sépulture des rois de France.

Fête double de 1ère classe dans l’archidiocèse de Paris, la solennité extérieure en est transférée au dimanche qui suit le 9 octobre.

  • Propre du jour chanté en vieux plain-chant parisien
  • Procession d’entrée : Ecce sacerdos magnus – de l’ »offertoire pour le sacre d’un évêque à quatre parties de voix & d’instruments » (H. 432) de Marc Antoine Charpentier (c. 1643 † 1704), maître de chapelle de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, du Dauphin, fils de Louis XIV, des Jésuites puis de la Sainte Chapelle de Paris
  • Introït – Annuntiate inter gentes (ton iii.)
  • Kyrie : de la Messe royale du Ier ton d’Henry du Mont, sous-maître de la chapelle du roi Louis XIV
  • Gloria : de la Messe royale du Ier ton d’Henry du Mont
  • Epître : Philippiens II, 5-11 : C’est pourquoi Dieu l’a élevé, et lui a donné un nom qui est au-dessus de tout nom
  • Graduel – Gloria vestra sumus (ton i.)
  • Alleluia – Beatus vir sanctus Dyonisius (ton v.)
  • Prose parisienne – Gaude prole, Græcia (ton i) – prose attribuée au roi Robert II le Pieux (972 † 1031) – selon la tradition, l’orgue figure les versets impairs
  • Credo : de la Messe royale du Ier ton d’Henry du Mont
  • Offertoire – Tradidimus vobis (ton ii.)
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Antienne du VIIIème ton Beatus Dyonisius de l’office de saint Denys avec le Beatus vir – Psaume 111 – plain-chant & alternances polyphoniques de Thomas Luis de Victoria (1540 † 1611), maître de chapelle de l’impératrice Marie à Madrid
  • Préface parisienne de saint Denys & de ses compagnons
  • Sanctus : de la Messe royale du Ier ton d’Henry du Mont
  • Après la Consécration : O salutaris hostia – François Giroust (1737 † 1799), maître de chapelle du roi Louis XVI
  • Agnus Dei : de la Messe royale du Ier ton d’Henry du Mont
  • Pendant la communion : Laudate pueri à 6 voix – Psaume 112 – Claudio Monteverdi (1567 † 1643), maître de chapelle à Mantoue puis de Saint-Marc de Venise
  • Communion – In benedictione justorum (ton i.)
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite, missa est : de la Messe royale du Ier ton d’Henry du Mont
  • Après le dernier Evangile : Sub tuum præsidium
  • Procession de sortie : Laudes regiæ – « Acclamations carolingiennes » (VIIIème siècle)
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Programme du XVIIIème dimanche après la Pentecôte – saint Cyriaque – ton 1

    saint Cyriaque l'anachorèrte - fresque du monastère saint Paul du Mont-Athos datée de 1552Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 12 octobre 2014 du calendrier grégorien – 29 septembre 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton I de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour notre vénérable Père saint Cyriaque l’Anachorète.

    Saint Cyriaque naquit à Corinthe le 9 janvier 448 sous le règne de Théodose II le Jeune, d’un prêtre de cette Eglise nommé Jean et de son épouse Eudoxie. Il fut ordonné lecteur encore enfant par son oncle Pierre, évêque de cette ville. La lecture des Saintes Ecritures éveilla dans son cœur le désir de Dieu. Alors qu’il n’avait pas 18 ans, Cyriaque entendit au cours d’un office ce passage de saint Matthieu :

    « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à soi-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive. » (Matthieu XVI, 24).

    Violemment bouleversé, sans même rentrer chez lui, Cyriaque quitte immédiatement Corinthe et s’embarque par le premier navire partant pour la Palestine. Ayant visité les Lieux Saints, il passe quelques mois dans un monastère près de Jérusalem gouverné par un certain Abba Eustorge. Avec la bénédiction de celui-ci, il rejoint le désert de la Grande Laure fondé par saint Euthyme le Grand.

    Euthyme lui confère la tonsure monastique et l’envoie dans la laure tenue par son disciple saint Gérasime près du Jourdain.

    Notre jeune moine suivait diligemment l’obéissance monastique, priait avec ferveur, dormait peu, jeûnait beaucoup. Cyriaque s’acquittait de sa tâche de cuisinier et progressait si rapidement dans les saintes vertus ascétiques et dans la prière que saint Gérasime le prit en affection et choisit de l’emmener avec lui prier chaque année dans le désert de Rouba, depuis la clôture de la Théophanie jusqu’au dimanche des Palmes. C’est de là que Gérasime eut la révélation du départ pour le ciel de l’âme de Saint Euthyme, et qu’il partit avec Cyriaque pour ensevelir son corps.

    Après la mort de saint Gérasime et désormais âgé de 27 ans, Cyriaque rejoignit la laure fondée par saint Euthyme. Il y demeura quelque temps dans la solitude, tout en favorisant la transformation de cette laure en cœnobium. A l’âge de 37 ans, il fut ordonné diacre.

    Mais la charité s’étant refroidie parmi les moines, il advint que le monastère fondé par saint Euthyme entra dans des querelles continuelles avec celui qu’avait fondé saint Théoctiste, situé un peu plus bas. Fuyant le scandale et le trouble, Cyriaque partit s’installer dans la laure de saint Chariton à Soukas, où il fut reçu comme simple postulant et traité comme un débutant, ce que notre saint accepta avec grande humilité.

    Parvenu à l’âge de 40 ans, il fut ordonné prêtre et prit la charge de skevophylax (sacristain, responsable du trésor & de l’organisation matérielle des offices et des liturgies). Il fut aussi nommé canonarque (c’est-à-dire premier chantre) de sa communauté. Il devait avoir un talent musical certain car il conserva longtemps cette charge. Dans le canon de sa fête, rédigé deux siècles après par saint Etienne le Sabbaïte, il y est décrit comme « chantant harmonieusement dans les vigiles. » Saint Cyriaque dut composer un certain nombre de compositions pour l’office divin, il n’en reste qu’un kondakion de 14 oiki incomplet qui chante la résurrection de Lazare, identifié par le Père S. Pétridès.

    Pendant toutes ces années, le bienheureux ne se mit pas une seule fois en colère et le soleil ne le vit jamais prendre sa nourriture. Parvenu à l’âge de 70 ans, il se retira pour vivre en anachorète avec un disciple nommé Jean dans le désert de Natouphas, souffrant là toutes sortes de tourments pour l’amour du Christ et ne se nourrissant que d’oignons sauvages et d’herbes que Dieu, à la prière du saint, avait miraculeusement privés de leur amertume. Comme un grand nombre de fidèles & aussi de moines accouraient de toutes parts vers cette retraite, les uns pour être délivrés d’esprits mauvais, les autres pour entendre une parole de salut, Cyriaque dut, quoique âgé de 90 ans, partir pour des lieux de plus en plus reculés, le dernier d’entre eux s’appelait Sousakim.

    Saint Cyriaque dut cependant quitter son désert de Sousakim pour intervenir dans les monastères palestiniens afin d’y affermir la foi des moines qui était alors égarée par les Origénistes. Il reçut aussi une vision de la Vierge Marie qui lui apparut avec saint Jean Baptiste et saint Jean l’Evangéliste : la Vierge refusait d’entrer dans sa cellule car il s’y trouvait un livre contenant les discours hérétiques de Nestorius.

    A l’âge de 99 ans, Cyriaque put revenir dans sa solitude de Sousakim, où il vécut seul avec un énorme lion apprivoisé qui veillait sur son petit jardin et le protégeait des brigands. Le lion recevait sa nourriture de la main de saint Cyriaque. Notre saint mourut le 29 septembre 556 à l’âge avancé de 109 ans, après avoir convoqué & béni ses disciples.

    La Vie de saint Cyriaque fut rédigée de façon très détaillée par Cyrille de Scythopolis qui fut témoin de plusieurs de ses prophéties et de leur accomplissement. Une traduction française en fut réalisée par le R.P. Festugière, op, et publiée aux Editions du Cerf en 1963.

    Aux heures
    A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche, ton 1. Gloire au Père. Tropaire du vénérable Père. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.

    Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 1, & 4 tropaires de la 3ème ode du canon du vénérable Père :
    1. Du Paradis l’Ennemi fit chasser Adam * lorsqu’il eut mangé le fruit défendu, * mais par la croix le Christ y fit entrer le bon Larron qui lui criait : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
    2. Je me prosterne devant ta Passion * et je glorifie ta sainte Résurrection ; * avec Adam & le bon Larron * je te crie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
    3. Librement, Seigneur sans péché, * tu as souffert la croix & la mise au tombeau ; * mais, comme Dieu, tu es ressuscité, * faisant surgir avec toi * Adam qui s’écrie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
    4. Le temple de ton corps, tu l’as relevé * du tombeau le troisième jour ; * avec Adam, ô Christ notre Dieu, * tu as ressuscité le genre humain, * qui chante : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
    5. A ton sépulchre se rendirent de bon matin * les Myrrophores tout en larmes, ô Christ notre Dieu : * elles y trouvèrent un Ange vêtu de blanc, * assis sur la pierre et disant : Que cherchez-vous ? ** Le Christ est ressuscité, ne pleurez plus.
    6. Sur la montagne que tu leur avais indiquée * tes Apôtres arrivèrent, Seigneur ; * et, lorsqu’ils te virent, Sauveur, * ils se prosternèrent devant toi ; * vers les nations tu les envoyas ** pour les instruire et baptiser.
    7. Sans tarder, tu pris le chemin de la vie ; * dès l’enfance, Vénérable, en effet * tu aimas ton Créateur; * ayant soif de lui, tu le cherchas ** comme un cerf accourant vers la source des eaux.
    8. Les ayant, Père admirable, reçus * gravés sur les tables de ton cœur * par le doigt de l’Esprit saint, * comme un livre animé tu gardas ** activement les vivants préceptes du Christ.
    9. Vénérable Père, tu maîtrisas * par le jeûne les appétits de l’estomac * et, mortifiant les voluptés sensuelles, ** tu conservas la pureté * tout au long de ta vie.
    10. Dans l’allégresse, pour la Trinité * tu fis de toi un temple doué de raison, * ayant purifié ton corps et ton esprit, * Père trois fois heureux, et tu devins ** l’habitacle de la lumière au triple feu.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * « Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »
    2. Tropaire du vénérable Père, ton 1 : Le désert fut ta cité, dans la chair tu fus un Ange, * tes miracles signalèrent, notre Père Cyriaque théophore ; * par le jeûne, les veilles et l’oraison tu as reçu les charismes du ciel * pour guérir les malades * et les âmes des fidèles qui accourent vers toi. * Gloire à celui qui t’a donné ce pouvoir, * gloire à celui qui t’a couronné, ** gloire à celui qui opère en tous le salut, par tes prières.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion du vénérable Père, ton 8 : Comme un défenseur puissant et un protecteur, * la sainte laure, qui t’honore sans cesse, célèbre ta mémoire en ce jour. * Mais toi, ayant grande assurance auprès du Seigneur, * préserve-nous des ennemis qui nous assaillent, * afin que nous te chantions : ** réjouis-toi, père trois fois bienheureux.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion du dimanche, ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, * tu as ressuscité le monde avec toi ; * la nature humaine te chante comme Dieu, * la mort s’évanouit, * Adam jubile, Seigneur, * & Eve, désormais libérée de ses liens, * proclame dans l’allégresse : ** O Christ, c’est toi qui accordes à tous la résurrection.

    Prokimen
    1. Du dimanche, ton 1 :
    ℟. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
    ℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).
    [du vénérable Père, ton 7 :
    ℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).]

    Epîtres
    Du dimanche : II Corinthiens (§ 188) IX, 6-11.
    Or je vous avertis que celui qui sème peu, moissonnera peu ; et que celui qui sème avec abondance, moissonnera aussi avec abondance.
    [Du vénérable Père : Galates (§ 213) V, 22 – VI, 2.]

    Alleluia
    Du dimanche, ton 1 :
    ℣. C’est Dieu qui me donne les vengeances & prosterne les peuples sous moi (Psaume 17, 48).
    ℣. Il multiplie pour son roi les délivrances et montre de l’amour pour son Christ (Psaume 17, 51).
    [Du vénérable Père :
    ℣. Bienheureux l’homme qui craint le Seigneur, et qui a une grande affection pour ses commandements (Psaume 111, 1).]

    Evangiles
    Du dimanche : Luc (§ 26) VI, 31-36.
    Soyez donc pleins de miséricorde, comme votre Père est plein de miséricorde.
    [Du vénérable Père : Luc (§ 24) VI, 17-23.]

    Versets de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    Du vénérable Père : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

    Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche

    Programme de la Solennité du Très-Saint Rosaire de la Bienheureuse Vierge Marie

    La victoire de Lépante peinte par Paul VéronèseSaint-Eugène, le dimanche 6 octobre 2013, grand’messe de 11h.

    Cette fête de Notre-Dame du Très-Saint-Rosaire célèbre l’éclatante victoire navale obtenue le 7 octobre 1571 à Lépante (dans le golfe de Patras, en Grèce) par les armées chrétiennes de la Sainte Ligue, conduite par don Juan d’Autriche, contre les Turcs, pourtant très largement supérieurs en nombre, mais qui subissent une écrasante défaite : les Ottomans perdent plus de 30 000 hommes (sans compter ceux qui sont massacrés à terre par les Grecs révoltés), 192 de leurs vaisseaux sont capturés ou coulés (sur les 273 engagés) contre seulement une douzaine pour les chrétiens. 15 000 forçats chrétiens sont aussi libérés de leurs fers. Il s’agit probablement de la plus importante bataille navale de l’histoire.

    Avant la bataille, afin d’implorer la protection céleste sur la flotte, le pape saint Pie V avait ordonné un jubilé solennel, un jeûne et la prière publique du Rosaire.

    Le soir de la bataille, le pape va brusquement de son bureau à la fenêtre, où il semble contempler un spectacle. Puis il se retourne et dit aux prélats qui l’entourent : « Allons rendre grâce à Dieu : notre armée est victorieuse ». C’était le 7 octobre un peu avant 5 heures du soir, à l’heure où don Juan, victorieux, s’agenouillait sur le pont de son navire pour remercier Dieu de sa protection. La nouvelle de la victoire ne devait parvenir à Rome que 19 jours plus tard, le 26 octobre, confirmant ainsi la révélation faite au souverain pontife.

    En commémoration de la glorieuse victoire de Lépante, Pie V ajoute aux Litanies de la très Sainte Vierge, une invocation supplémentaire : Auxilium christianorum, ora pro nobis – Secours des chrétiens, priez pour nous. Le Pape institue aussi la fête liturgique de Notre-Dame de la Victoire et fait insérer au Martyrologe romain à la date du 7 octobre la mention suivante :

    « Mémoire de sainte Marie de la Victoire, que le souverain pontife Pie V ordonna de renouveler chaque année, à cause de l’insigne victoire navale remportée ce jour-là par les chrétiens sur les Turcs, grâce au secours de la Mère de Dieu. »

    Grégoire XIII renouvelle en 1573 l’ordonnance de saint Pie V, ajoutant que désormais la fête aura lieu tous les premiers dimanches d’octobre, dans toutes les églises où se trouve un autel ou une chapelle sous l’invocation de Notre-Dame du Saint-Rosaire, et qu’elle portera désormais ce même nom. Répondant à l’instante prière de la Reine Marie-Anne, le pape Clément X étend en 1671 la fête du Saint-Rosaire à toute l’Espagne, sans condition. Clément XI étend en 1716 la fête du Saint-Rosaire à toute l’Eglise, en mémoire de la victoire obtenue en 1715 par Charles VI sur les Turcs, en Hongrie. Le 11 septembre 1887, Léon XIII ordonne de célébrer dans toute l’Eglise, sous le rite de seconde classe, ladite solennité et l’office de Notre-Dame du Rosaire fixé au premier dimanche d’octobre, en sorte que cette fête ne puisse être transférée à un autre jour, si ce n’est en cas d’occurrence d’un office de rite supérieur. La réforme de saint Pie X la fixe au 7 octobre en 1914, mais le 1er dimanche d’octobre reste le jour propre de la solennité externe de la fête.

    Guglielmo Caccia (Il Moncalvo), Notre-Dame du Rosaire, circa 1608« Il est un rite pieux selon lequel, contre les dangers que court le monde, on récite l’Ave Maria autant de fois qu’il y a de psaumes de David, en faisant précéder chaque dizaine de l’Oraison dominicale. Avec notre Autorité apostolique, Nous approuvons ce Psautier de la Vierge. Chaque jour, le Rosaire procure des avantages aux chrétiens. » Urbain IV († 1264)
    « Le Rosaire est le fouet du démon. » Adrien VI († 1523).
    « Le Rosaire est un moyen donné par le Ciel pour apaiser la colère de Dieu. » Grégoire XIII (1573)
    « Le Rosaire est un moyen merveilleux pour détruire le péché et recouvrer la grâce de Dieu. » Grégoire XIV († 1591)
    « Le Rosaire est le trésor des grâces. » Paul V († 1621)
    « Le Rosaire est le remède souverain aux erreurs et aux vices. » Benoît XII († 1730)
    « Grande est la force d’une armée qui tient en main non l’épée mais le Rosaire. » Pie IX († 1878)
     

  • Procession d’entrée: Litanies de la Sainte Vierge – Chant de Besançon
  • Introït – Inclina Domine (ton i.)
  • Kyriale : Missa IX Cum Iubilo – mémoire du XVIIème dimanche après la Pentecôte
  • Epître : Proverbes VIII, 22-24 & 32-35 : Le Seigneur m’a possédée au commencement de ses voies ; avant qu’il créât aucune chose, j’étais dès lors.
  • Graduel – Propter veritatem (ton v.)
  • Alleluia – Solemnitas gloriosæ Virginis Mariæ (ton vii.)
  • Evangile : Luc I, 26-38 : L’ange étant entré où elle était, lui dit : Je vous salue, ô pleine de grâce ! le Seigneur est avec vous : vous êtes bénie entre les femmes.
  • Credo III
  • Et incarnatus est de la Missa syllabica de Jean de Bournonville (1585 † 1632), maître de chapelle de la collégiale de Saint-Quentin, des cathédrales d’Abbeville et d’Amiens, et de la Sainte Chapelle de Paris
  • Offertoire – In me gratia (ton viii.)
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Ave Maria – Tomás Luis de Victoria (1540 † 1611), maître de chapelle de l’impératrice Marie
  • Après la Consécration : O salutaris géorgien – Sur l’air de « Shen Khar Venakhi » – « Tu es la vigne » – chant géorgien de l’école de Kakhétie – adaptation : Henri de Villiers
  • Pendant la communion : Tu modo vinea – hymne géorgienne à la Mère de Dieu – « Shen Khar Venakhi » – chant géorgien de l’école de Kakhétie (XIIIème siècle) – poésie de saint Damien (1093 † 1157), dans le monde le roi Démètre Ier de Géorgie – traductions latine & française : Nicolas Nakhashidzé – adaptation musicale : Henri de Villiers
  • Tantum ergo « Vigilantium » – hymne du Saint Sacrement – texte de Saint Thomas d’Aquin – adaptation & harmonisation : Henri de Villiers

  • Communion – Florete flores (ton i.)
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est XI
  • Pendant le dernier Evangile : Inviolata
  • Procession de sortie : Reine de France, priez pour nous – cantique d’Aloys Kunc (1832 † 1895), maître de chapelle de la cathédrale de Toulouse & de Notre-Dame-des-Victoires
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Programme du XVIIème dimanche après la Pentecôte – Saints Phocas & Codrat – ton 8

    Saint hiéromartyr Phocas - fresque de la cathédrale Sainte-Sophie de Kiev du XIème siècleParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 5 octobre 2014 du calendrier grégorien – 22 septembre 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton VIII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint hiéromartyr Phocas, de la ville de Sinope dans le Pont.

    Certains auteurs distinguent trois saints Phocas : saint Phocas d’Antioche (fêté le 5 mars au rit romain), et les deux autres à Sinope : l’un évêque de cette ville au début du IInd siècle (mais les éléments sur ce saint font défaut avant le Xème siècle) et l’autre un simple jardinier de cette même ville sous la persécution de Dioclétien. D’autres auteurs ne font qu’un seul saint des deux de Sinope.

    Les éléments les plus certains sur la vie de saint Phocas proviennent d’une des homélies pour la fête de ce saint prononcée à la fin du IVème siècle par Astérius évêque d’Amasée (une autre cité de la même province ecclésiastique du Pont-Euxin), dans une église qui possédait une partie des reliques de ce saint.

    Saint Phocas était de la ville de Sinope, capitale du Pont (nord de la Turquie actuelle, sur la Mer Noire). Il possédait un jardin situé à l’entrée de l’isthme conduisant à cette ville, dont la production lui permettait de subvenir à ses besoins & de nourrir les pauvres, et accueillait dans sa maison tous ceux que la Providence lui envoyait. Dénoncé comme disciple de Jésus-Christ, on envoya un détachement militaire se saisir de lui. Arrivant à Sinope, la petite troupe de soldats demanda l’hospitalité à Phocas, ignorant l’identité de leur hôte. Celui-ci les reçut avec sa bonté ordinaire et leur servit un excellent repas. Mis en confiance par le festin, les soldats déclarèrent à leur hôte qu’ils avaient été dépêchés pour arrêter Phocas et le décapiter par surprise, sans autre forme de procès, car il était aimé du peuple. Notre saint leur déclara qu’il connaissait Phocas et qui le leur amènerait le lendemain matin. Tandis que les soldats dormaient dans sa maison, saint Phocas creusa lui-même sa tombe. Au matin, il se présenta aux soldats comme le Phocas qu’ils avaient reçu mission de tuer. Confus et surpris, les militaires furent gênés de devoir exécuter un ordre aussi abject, mais saint Phocas leur assura que la faute d’un tel crime ne retomberait pas sur eux mais sur ceux qui l’avaient commandité. Les soldats, revenus de leur surprise, lui tranchèrent la tête et le déposèrent dans la tombe qu’il s’était creusée.

    Cette action héroïque répandit la renommée de saint Phocas au loin. Une église magnifique fut édifiée sur son tombeau, et de nombreux miracles s’y produisirent, des portions de ses reliques furent envoyées dans diverses villes : Amasée mais également à Rome, ainsi que témoigne Astérius d’Amasée :

    « Phocas, depuis sa mort, est devenu l’appui & la colonne de l’Eglise ; qu’on vient de tous côtés au lieu de prière dans lequel il a le bonheur de parler ; que le magnifique temple procure de la consolation aux affligés et la santé aux malades ; qu’il est comme un magasin public toujours ouvert aux indigents ; que tous les lieux où il u a une relique du saint sont célèbres par des miracles, & l’objet de la vénération des chrétiens ; que les Romains, dont la capitale possède le cœur du martyr, l’honorent comme saint Pierre & saint Paul ; (…) que les mariniers de la plupart des mers chantent des hymnes à sa gloire ; que souvent le saint les délivre du danger ; qu’ils réservent pour les pauvres une partie de leur pain, & qu’ils l’appellent « la part de Phocas »« 

    Phocas est le patron des jardiniers & aussi des marins, ainsi que, nous venons de le voir, l’atteste Astérius d’Amasée (peut-être parce que son nom signifie phoque en grec).

    Il n’est pas absolument certain que ce soit le même saint Phocas dont les reliques furent transférées au Vème siècle à Constantinople, ce qui occasionna deux jours de fêtes au cours desquelles saint Jean Chrysostome prononça deux homélies. Dans l’une d’entre elles il qualifie saint Phocas de hiéromartyr (martyr prêtre ou évêque), ce qui ne figure pas dans les renseignements transmis par Astérius d’Amasée, mais fut gardé dans la tradition liturgique byzantine pour le saint fêté le 22 septembre (toutefois, on pourra noter que chez les Pères de l’Eglise, on trouve des personnages qualifiés également de hiéromartyrs qui n’étaient ni prêtre ni évêque). Le calendrier liturgique byzantin fait mémoire de la translation des reliques de saint Phocas le 23 juillet. Les reliques de saint Phocas furent emmenées par les latins de Constantinople à Vienne en Dauphiné.

    *

    Ce 22 septembre voit aussi la célébration de la mémoire de l’apôtre saint Codrat (ou Quadratus, Quadrat), l’un des 70 disciples du Christ. Son office était en effet originellement célébré le 21 septembre, mais il est perpétuellement reporté au lendemain en raison de la clôture de la fête de l’Exaltation de la sainte Croix.

    On ne sait rien de certain sur saint Codrat sinon qu’il fut l’un des 70 disciples du Christ, qu’il avait – aux dires d’Eusèbe de Césarée – le don de prophétie & qu’il reçut la couronne du martyre à Magnésie (en Asie mineure), sous Hadrien (vers l’an 117). Il a parfois été confondu avec un autre saint de ce nom qui fut évêque d’Athènes en 125 et fut martyrisé en 129, lequel adressa une apologie de la religion chrétienne à l’empereur, œuvre hélas perdue.

    Aux heures
    A tierce : Tropaire du dimanche, ton 8. Gloire au Père. Tropaire du hiéromartyr. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
    A sexte : Tropaire du dimanche, ton 8. Gloire au Père. Tropaire de l’Apôtre. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.

    Tropaires des Béatitudes : 8 tropaires du dimanche, ton 8 :
    1. Souviens-toi de nous, Christ Sauveur du monde, * comme sur la croix tu t’es souvenu du bon Larron, * & rends-nous dignes, seul Seigneur compatissant, ** d’avoir tous notre part en ton royaume, dans les cieux.
    2. Adam, écoute, avec Eve, réjouis-toi, * car celui qui jadis vous dépouilla tous les deux * & dont la ruse nous rendit captifs ** est anéanti par la Croix du Christ.
    3. Sur l’arbre de la croix, Sauveur, tu acceptas d’être cloué * pour sauver Adam de la malédiction méritée sous l’arbre défendu * et lui rendre la ressemblance à ton image, Dieu de bonté, ** ainsi que le bonheur d’habiter le Paradis.
    4. En ce jour le Christ est ressuscité du tombeau, * à tout fidèle accordant l’incorruptible vie ; * aux Myrrophores il donne l’annonce de la joie ** après ses Souffrances & sa divine Résurrection.
    5. Sages Myrrophores, réjouissez-vous * qui les premières avez vu la Résurrection du Christ * & qui à ses Apôtres avez annoncé ** la restauration du monde entier.
    6. Vous les Apôtres, amis du Christ en cette vie * & destinés à partager son trône dans la gloire du ciel, * comme Disciples intercédez auprès de lui ** pour que sans crainte devant son trône nous puissions nous présenter.
    7. Unité partageant même trône & Trinité sans commencement, * Etre sans division en qui la gloire est partagée, * Royauté qui par nature précèdes tous les temps, ** sauve les fidèles qui chantent pour toi.
    8. Réjouis-toi, vaste demeure de Dieu, * réjouis-toi, arche du nouveau Testament, * réjouis-toi, ciboire qui as renfermé ** pour tous les hommes la manne des cieux.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 8 : Tu es descendu des hauteurs, ô Plein de bonté ! * Tu as accepté l’ensevelissement de trois jours, * afin de nous délivrer de nos passions, ** ô notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi !p
    2. Tropaire de l’Apôtre, ton 3 : Saint apôtre Codrat, * intercède auprès du Dieu de miséricorde, ** pour qu’à nos âmes il accorde le pardon de nos péchés.
    3. Tropaire du hiéromartyr, ton 4 : Des Apôtres ayant partagé le genre de vie * et sur leur trône devenu leur successeur, * tu as trouvé dans la pratique des vertus * la voie qui mène à la divine contemplation ; * c’est pourquoi, dispensant fidèlement la parole de vérité, * tu luttas jusqu’au sang pour la défense de la foi ; * hiéromartyr, illustre Phocas, * intercède auprès du Christ notre Dieu, ** pour qu’il sauve nos âmes.
    4. Kondakion de l’Apôtre, ton 8 : Comme pontife vénérable et courageux martyr * l’univers te présente, Seigneur, le saint apôtre Codrat * et glorifie par des hymnes sa mémoire sacrée, * sans cesse demandant que soit accordée ** la rémission de leurs fautes à ceux qui te chantent, toi qui est miséricordieux.
    5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    6. Kondakion du hiéromartyr, ton 6 : Comme un soleil portant la divine clarté * le Seigneur t’a placé au firmament de l’Eglise * pour éclairer la multitude des croyants, * illustre martyr Phocas ; * et comme un parfum de bonne odeur * furent agréés ta vie, ta foi, tes combats ** par le seul qui possède la miséricorde infinie.
    7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    8. Kondakion du dimanche, ton 8 : Ressuscité du tombeau, Tu as relevé les morts * et ressuscité Adam ; * Eve exulte en ta résurrection ** et les confins du monde célèbrent ** ta résurrection d’entre les morts, ô Très-miséricordieux.

    Prokimen
    Du dimanche, ton 8 :
    ℟. Prononcez des vœux et accomplissez-les pour le Seigneur, notre Dieu (Psaume 75, 12).
    ℣. Dieu est connu en Judée, en Israël son Nom est grand (Psaume 75, 2).
    [Du hiéromartyr, ton 7 :
    ℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).]

    Epîtres
    Du dimanche : 2 Corinthiens (§ 182) VI, 16 – VII, 1.
    Car vous êtes le temple du Dieu vivant, comme Dieu dit lui-même : J’habiterai en eux, et je marcherai au milieu d’eux ; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple.
    [Du hiéromartyr : Hébreux (§ 311) IV, 14 – V, 6.]

    Alleluia
    Du dimanche, ton 8 :
    ℣. Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons le Dieu qui nous sauve (Psaume 94, 1).
    ℣. Allons devant lui en actions de grâces, au son des musiques, acclamons-le (Psaume 94, 2).
    [Du hiéromartyr :
    ℣. Que tes prêtres soient revêtus de justice, et que tes saints tressaillent de joie. (Psaume 131, 9) (Psaume 133, 1)]

    Evangile
    Du dimanche : Luc (§ 17) V, 1-11.
    Et ayant ramené leurs barques à bord, ils quittèrent tout, et le suivirent.
    [Du hiéromartyr : Jean (§ 36) X, 9-16.]

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    Du hiéromartyr : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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    Programme de la Solennité de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, patronne secondaire de la France

    Saint-Eugène, le dimanche 28 septembre 2014, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h.

    Mémoire du XVIème dimanche après la Pentecôte

    « Ayant lu dans la Sainte Écriture cette invitation : « Si quelqu’un est tout petit, qu’il vienne à moi », elle voulut, dans son désir de plaire davantage au Très-Haut, devenir petite selon l’esprit, et, avec une confiance toute filiale, elle se livra pour toujours à Dieu, comme au plus aimant des Pères. Cette « voie de l’enfance spirituelle » selon la doctrine de l’Évangile, elle l’enseigna aux autres, spécialement aux novices qu’elle était chargée, par obéissance, de former aux vertus religieuses ; et ainsi, toute remplie d’un zèle apostolique, elle montra le chemin de la simplicité évangélique à un monde enflé d’orgueil et attaché aux vanités. Jésus, son Époux, l’enflamma profondément du désir de souffrir et dans son âme et dans son corps. Bien plus, considérant avec une extrême douleur, combien l’amour de Dieu est universellement rejeté, deux ans avant sa mort, elle s’offrit en victime à l’Amour très miséricordieux de Dieu. Alors, comme elle le rapporte elle-même, elle fut blessée d’une flamme du céleste feu. Enfin, consumée d’amour, ravie en extase, et murmurant avec une ferveur extrême : « Mon Dieu, je vous aime ! » elle s’envola vers son Époux, le trente septembre de l’année mil huit cent quatre-vingt-dix-sept, étant âgée de vingt-quatre ans. La promesse qu’elle avait faite en mourant, de faire tomber sur la terre une perpétuelle pluie de roses, dès son entrée au Ciel elle l’a réalisée, et la réalise encore de nos jours, par d’innombrables miracles. C’est pourquoi le Souverain Pontife Pie XI l’a inscrite parmi les Vierges Bienheureuses et deux ans après, au cours du grand jubilé il l’a solennellement placée au nombre des Saintes, puis constituée et déclarée Patronne spéciale de tous les Missionnaires. Pie XII, accédant aux vœux de tous les évêques de France a établi et déclaré que sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus serait auprès de Dieu patronne secondaire de toute la France. »
    Vie de sainte Thérèse, VIème leçon des vigiles nocturnes de sa fête, au second nocturne.

     

  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa VIII De Angelis
  • Credo III
  • Préface des saints, au propre de l’archidiocèse de Paris
  • Après la Consécration : O salutaris hostia sur le ton de la préface – Henri de Villiers
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est VIII
  • Pendant le dernier Evangile : Salve Regina
  • Procession de sortie : Luce divina – Hymne des IIndes vêpres de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus – plain-chant normand tiré des livres de Coutances
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    Programme de la messe du samedi des Quatre-Temps de septembre

    Collégiale Notre-Dame de Mantes-La-JolieCollégiale Notre-Dame de Mantes-la-Jolie, le samedi 27 septembre 2014, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h.

    Mémoire des saints Côme & Damien, martyrs

    Depuis une haute antiquité – et comme l’attestent de nombreux & magnifiques sermons de saint Léon le Grand & de saint Grégoire le Grand, le rit romain sanctifie par trois jours de jeûne & d’abstinence le début de chacune des saisons : les mercredis, vendredis & samedis des Quatre-Temps. Les Quatre-Temps de septembre (ou d’automne) se célèbrent traditionnellement après la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix. Ils sont le souvenir de la fête des Tabernacles de l’Ancien Testament. La messe du samedi des Quatre-Temps – qui se dit après l’heure de none et durait autrefois une bonne partie de la nuit en raison des ordinations aux sept ordres ecclésiastiques qui y sont normalement conférées – a préservé les antiques caractères de la vigile de toute la nuit des premiers chrétiens, avec ses sept lectures, ses nombreux graduels et le chant des Bénédictions des Trois Enfants dans la fournaise, chant qui fait la transition entre l’Ancien & le Nouveau Testament, figurant les trois jours passés par le Christ au tombeau pour sceller la Nouvelle Alliance.

    Nous chantons cette messe à 11h dans la magnifique collégiale de Mantes, dans le cadre de notre sortie paroissiale de rentrée.
     

  • Plain-chant grégorien du propre du jour (l’introït, l’offertoire & la communion sont chantés avec leurs antiques versets)
  • Kyriale parisien des féries de pénitence.
  • A l’élévation : O salutaris Hostia en plain-chant ordinaire
  • Ite missa est XV
  • Après le dernier Evangile : Salve Regina
  • Procession de sortie : Bénédictions des Trois Enfants dans la fournaise
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    Programme du XVIème dimanche après la Pentecôte – dimanche après l’Exaltation de la sainte Croix – saint Nicétas le Goth – ton 7

    Saint Nicétas le Goth (Nikita) - fresque de l'église du Monastère de Gracanica (Serbie) du XIVème siècleParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 28 septembre 2014 du calendrier grégorien – 15 septembre 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton VII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour :
    – le dimanche après la fête de l’universelle Exaltation de la précieuse & vivifiante Croix, laquelle célèbre la restitution de la vraie Croix et sa réinstallation à Jérusalem en 627, la précieuse relique étant rendue par les Perses à l’Empereur Héraclius à la suite de sa victoire de Ninive,
    – la fête du mégalomartyr Nicétas le Goth, qui reçut la palme du martyre l’an 372.

    *

    Le dimanche après la fête de l’Exaltation de la Croix est caractérisé par un prokimenon, une épître, un alléluia et un évangile propres, qui exaltent par leur texte la Croix de Notre Seigneur et prolongent cette grande fête.

    *

    Goth de naissance, Nicétas (Νικήτας en grec, Никита / Nikita en russe) reçut le saint baptême au temps de l’empereur Constantin, de la main de Théophile, évêque des Scythes, des Sarmates & des Goths. Cet évêque ayant participé au premier Concile de Nicée, de là sans doute dérive le nom de baptême reçu par notre saint. Saint Nicétas participa à l’évangélisation de ses compatriotes goths qui étaient alors installés en Dacie, de l’autre côté du Danube (actuelle Roumanie).

    Soldat, Nicétas prit part à la guerre civile qui opposa les Goths chrétiens commandés par Fritigern avec les Goths restés païens commandés par le roi Athanaric. Lorsque ce dernier imposa enfin son pouvoir sur sa nation, il appliqua une persécution systématique contre les chrétiens. Il faisait promener une idole sur un chariot à travers les villes & villages, tous ceux qui refusaient de l’adorer étaient immédiatement mis à mort. Ce fut le cas de saint Nicétas, qui après diverses tortures, fut condamné au bûcher. Avec saint Nicétas reçurent le martyre ce même 15 septembre 372 deux prêtres, Barthus & Verca, un solitaire nommé Arpila & 23 autres chrétiens. Le corps de saint Nicétas ne se consuma pas dans les flammes mais, après sa mort, il irradiait d’une lumière surnaturelle. Ses restes furent recueillis par un de ses amis, comme lui soldat goth de religion chrétienne, Marianus, qui apporta par la suite son corps préservé du feu à Mopsueste en Cilicie, où on lui bâtit une église et où de nombreux miracles s’accomplirent. Une partie de ses reliques furent données ensuite à des églises de Constantinople, puis de là au monastère de Vissoki Detchani (Serbie).

    Plusieurs églises et monastères de Russie lui sont dédiés, comme le monastère Nikitsky de Pereslavl-Zalesski ou le monastère Nikitsky de Moscou, détruit dans les années 1930 par les communistes athées. Le prénom de Nikita est très répandu chez les Russes.

    Saint Nicétas est aussi le patron de la ville de Melendugno dans les Pouilles, en Italie, où une abbaye du XIIème siècle conserve une de ses reliques.

    Saint Nicétas est également fêté le 15 septembre dans le rit romain. Voici sa mention au Martyrologe romain à cette date :

    Le même jour, le Goth saint Nicétas, qui fut brûlé pour la défense de la foi catholique, par ordre du roi Athanaric.

    Aux heures
    A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du mégalomartyr. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du dimanche.
    A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : de la fête.

    Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du dimanche, ton 7, 4 tropaires de la 1ère ode du canon de la fête & 4 tropaires de la 6ème ode du canon du mégalomartyr.
    1. Il est beau à voir & bon à manger, * le fruit qui a causé mon trépas ; * mais le Christ est cet arbre de vie * dont je puis manger sans mourir ; * & je crie avec le bon Larron : ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
    2. Dieu de tendresse, mis en croix, tu effaças * la cédule de l’antique péché d’Adam ; * de l’erreur tu sauvas l’ensemble des mortels : ** aussi nous te chantons, Bienfaiteur & Seigneur.
    3. Sur le croix, Dieu de tendresse, tu clouas nos péchés, * par ta mort tu triomphas de la mort ; * d’entre les morts tu éveillas les trépassés ; * aussi nous nous prosternons devant ta sainte Résurrection.
    4. Dans les oreilles d’Eve le serpent injecta son venin, * mais le Christ sur l’arbre de la croix * fit jaillir pour le monde la douceur de la vie. ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
    5. Lorsque la Croix par Moïse * fut tracée de son bâton, la mer Rouge se fendit * pour le peuple d’Israël qui passa à pied sec ; * puis il ferma l’immense flot * parmi le fracas des chars de Pharaon, * inscrivant sur lui l’arme invincible ; * c’est pourquoi nous chantons le Christ notre Dieu, ** car il s’est couvert de gloire.
    6. En lui-même jadis * Moïse manifesta le signe de ta Passion immaculée, * lorsqu’au milieu des prêtres saints * il éleva de ses mains tendues, * comme s’il était en croix, le trophée * grâce auquel il brisa la force du funeste Amalec ; * c’est pourquoi nous chantons le Christ notre Dieu, ** car il s’est couvert de gloire.
    7. Moïse éleva sur un poteau * le remède délivrant * de la pernicieuse morsure du reptile venimeux ; * au bois, image de la Croix, * il attacha de biais le serpent qui rampe sur le sol * et par là triompha de la calamité ; * c’est pourquoi nous chantons le Christ notre Dieu, ** car il s’est couvert de gloire.
    8. Le ciel montra le trophée de la Croix * au chef très pieux, le sage empereur ; * par elle fut abattue * l’arrogante malveillance des ennemis ; * l’erreur fut mise en fuite, * jusqu’aux extrémités de la terre s’étendit la sainte foi ; * c’est pourquoi nous chantons le Christ notre Dieu, ** car il s’est couvert de gloire.
    9. Ton Eglise te crie à pleine voix : * Je t’offrirai le sacrifice de louange, Seigneur ; * dans ta compassion tu l’as purifiée * du sang offert aux démons ** par le sang qui coule de ton côté.
    10. Tu fus charmé par la beauté du Créateur, * illustre et bienheureux Martyr ; * ayant reçu les clartés de l’au-delà, * à tire-d’aile tu montas vers Dieu ** et, méprisant la mort, t’approchas de lui.
    11. Dans la sagesse de ton raisonnement * ayant préféré, martyr Nicétas, * à ceux qui passent les inépuisables trésors, * allègrement tu livras ton corps * aux supplices, dans la joie.
    12. Mère de Dieu, t’ayant seule trouvée * comme un oranger dans la forêt, * comme une fleur très-pure, comme un lis en la vallée, * le mystique Fiancé ** fit sa demeure en toi.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, * ouvert au Larron le Paradis ; * changé en joie les pleurs des myrrophores * et ordonné aux apôtres de prêcher. * Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, ** donnant au monde ta grande miséricorde !
    2. Tropaire de la fête, ton 1 : Sauve, Seigneur, ton peuple, * et bénis ton héritage, * accorde aux chrétiens orthodoxes * la victoire sur les ennemis, * et garde ton peuple ** par ta Croix.
    3. Tropaire du mégalomartyr, ton 4 : Ayant pris, telle une arme, la Croix du Christ, * de tout cœur tu courus combattre l’ennemi; * au milieu des flammes tu luttas pour le Christ * et remis ton âme au Seigneur; * c’est pourquoi tu reçus de lui le pouvoir des guérisons, * illustre martyr Nicétas; ** prie le Christ notre Dieu de sauver nos âmes.
    4. Kondakion du dimanche, ton 7 : Désormais la force de la mort est impuissante à retenir les mortels, * car le Christ est descendu, brisant et détruisant les puissances de la mort ; * l’Enfer est enchaîné, * les Prophètes tous ensemble se réjouissent. * Le Sauveur, disent-ils, est apparu à ceux qui demeurent dans la foi ; ** venez, fidèles, prendre part à la Résurrection.
    5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion du mégalomartyr, ton 2 : La force de l’erreur, par ta résistance tu l’as brisée * et pour ton martyre tu reçus la couronne du vainqueur; * des Anges tu partages l’allégresse, illustre et victorieux Nicétas, * et devant le Christ notre Dieu ** sans cesse avec eux tu intercèdes pour nous tous.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion de la fête, ton 4 : Toi qui t’es volontairement élevé sur la croix, * accorde tes miséricordes au nouveau peuple * au nouveau peuple appelé de ton nom * accorde tes miséricordes ô Christ Dieu ; * donne ta force aux chrrétiens orthodoxes, * donne-leur la victoire sur l’Ennemi ; que ton alliance leur soit une arme de paix, ** une invincible victoire.

    Prokimen
    Du dimanche après l’Exaltation (de la fête), ton 7 :
    ℟. Exaltez le Seigneur notre Dieu, prosternez-vous devant son marchepied, car il est saint (Psaume 98, 5).
    ℣. Le Seigneur règne, que les peuples en soient émus de colère (Psaume 98, 1).
    Du mégalomartyr, ton 7 :
    ℟. Le juste a sa joie dans le Seigneur, et en lui il se réfugie (Psaume 63, 11).

    Epîtres
    Du dimanche après l’Exaltation : Galates (§ 203) II, 16-20.
    Mais je suis mort à la loi par la loi même, afin de vivre pour Dieu. J’ai été crucifié avec le Christ.
    [Du dimanche : 2 Corinthiens (§ 181) VI, 1-10.
    Mais agissant en toutes choses comme des ministres de Dieu, nous nous rendons recommandables par une grande patience dans les maux, dans les nécessités, et dans les extrêmes afflictions.]
    [Du mégalomartyr : II Timothée (§ 292) II, 1-10.]

    Alleluia
    Du dimanche après l’Exaltation (de la fête), ton 1 :
    ℣. N’oublie pas ton peuple que tu as racheté dès l’origine (Psaume 72, 2).
    ℣. Dieu, qui est notre Roi depuis tant de siècles, a opéré notre salut au milieu de la terre (Psaume 72, 12).
    Du mégalomartyr :
    ℣. Le juste fleurira comme un palmier, il grandira comme un cèdre du Liban (Psaume 91, 13).

    Evangiles
    Du dimanche après l’Exaltation : Marc (§ 37) VIII, 34 – IX, 1.
    Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à soi-même, qu’il porte sa croix, et qu’il me suive.
    [Du dimanche : Matthieu (§ 105) XXV, 14-30.
    Son maître lui répondit : Ô bon et fidèle serviteur, parce que vous avez été fidèle en peu de chose, je vous établirai sur beaucoup : entrez dans la joie de votre seigneur.]
    [Du mégalomartyr : Matthieu (§ 36) X, 16-22.

    Mégalinaire à la Mère de Dieu durant l’anaphore, ton 8
    Magnifie, ô mon âme, * la très précieuse Croix du Seigneur !
    Mère de Dieu, tu es l’image du Paradis, * toi qui sans semailles ni labours as fait germer le Christ, * par qui la sainte Croix, le nouvel arbre de vie, fut plantée sur la terre. * Au jour de son exaltation, nous prosternant devant le Christ, ** nous te magnifions !

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
    Du mégalomartyr : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

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    Programme du XVème dimanche après la Pentecôte à Paris

    Saint-Eugène, le dimanche 21 septembre 2014, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h.

    La résurrection du fils de la veuve de Naïm.

    Une mère, veuve, fut dans la joie lors de la résurrection de ce jeune homme. Une mère, l’Église, est dans la joie chaque jour lors de la résurrection spirituelle des hommes. Celui-là était mort dans son corps mais ceux-ci, dans leur âme. La mort visible était pleurée par des larmes visibles. Quant à la mort invisible, nul n’en prenait souci, nul ne l’apercevait, Celui-là qui connaissait les morts prit souci d’eux. Celui-là seul connaissait les morts qui pouvait les rendre à la vie. S’il n’était pas venu pour ressusciter les morts, l’Apôtre ne dirait pas : « Éveille-toi, toi qui dors, lève-toi d’entre les morts, et sur toi luira le Christ ».
    Homélie de saint Augustin, évêque, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

     

  • Procession d’entrée : Veni Creator Spiritus – alternances polyphoniques de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la Sainte Chapelle
  • Introït – Inclina Domine (ton i.)
  • Kyriale : Missa XI Orbis factor
  • Epître : Galates V, 25-26 & VI, 1-10 : Si nous vivons par l’Esprit, conduisons-nous aussi par l’Esprit.
  • Graduel – Bonum est confiteri Domino (ton v.)
  • Alleluia – Quoniam Deus magnus Dominus (ton vii.)
  • Evangile : Luc VII, 11-16 : Le Seigneur l’ayant vue, fut touché de compassion envers elle, et lui dit : Ne pleurez point.
  • Credo I
  • Offertoire – Exspectans exspectavi Dominum (ton v.)
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Iste Confessor – Domenico Scarlatti (1685 † 1757), maître de chapelle de Saint-Pierre de Rome. Traduction de Pierre Corneille
  • A l’élévation : O salutaris Hostia de la veille des O (H. 36) – Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, du Dauphin, fils de Louis XIV, des Jésuites & de la Sainte Chapelle
  • Pendant la communion : Panis angelicus, motet d’Henry du Mont (1610 † 1684), maître de chapelle du roi Louis XIV, organiste de Saint Paul
  • Communion – Panis quem ego dedero (ton i.)
  • Prière pour la France, faux-bourdon parisien du Ier ton (d’après l’édition de 1739)
  • Ite missa est XI
  • Après le dernier Evangile : Sub tuum præsidium
  • Procession de sortie : Parle, commande, règne
  • Direction : Rose Laury & Bertrand Renard.

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    Iconographie & les 3 leçons des nocturnes de ce dimanche, sur notre page Facebook.

    Programme du XVème dimanche après la Pentecôte à Bollène

    01 La collégiale Saint-Martin de Bollène vue depuis le couvent des SacramentinesCollégiale Saint-Martin de Bollène (Vaucluse), le dimanche 1er septembre 2013, messe solennelle en rit romain traditionnel de 10h30.

    La résurrection du fils de la veuve de Naïm.

    Une mère, veuve, fut dans la joie lors de la résurrection de ce jeune homme. Une mère, l’Église, est dans la joie chaque jour lors de la résurrection spirituelle des hommes. Celui-là était mort dans son corps mais ceux-ci, dans leur âme. La mort visible était pleurée par des larmes visibles. Quant à la mort invisible, nul n’en prenait souci, nul ne l’apercevait, Celui-là qui connaissait les morts prit souci d’eux. Celui-là seul connaissait les morts qui pouvait les rendre à la vie. S’il n’était pas venu pour ressusciter les morts, l’Apôtre ne dirait pas : « Éveille-toi, toi qui dors, lève-toi d’entre les morts, et sur toi luira le Christ ».
    Homélie de saint Augustin, évêque, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

     

  • Procession d’entrée : Dixit Dominus (H. 197) de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, du Dauphin, fils de Louis XIV et de la Sainte Chapelle
  • Introït – Inclina Domine (ton i.)
  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa XI Orbis factor
  • Epître : Galates V, 25-26 & VI, 1-10 : Si nous vivons par l’Esprit, conduisons-nous aussi par l’Esprit.
  • Graduel – Bonum est confiteri Domino (ton v.)
  • Alleluia – Quoniam Deus magnus Dominus (ton vii.)
  • Evangile : Luc VII, 11-16 : Le Seigneur l’ayant vue, fut touché de compassion envers elle, et lui dit : Ne pleurez point.
  • Credo III
  • Offertoire – Exspectans exspectavi Dominum (ton v.)
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Laudate pueri – Psaume 112 – de Claudio Monteverdi (1567 † 1643), maître de chapelle à Mantoue puis de Saint-Marc de Venise
  • A l’élévation : O vere digna Hostia de Guillaume Bouzignac (c. 1587 † ap. 1643), maître de chapelle des cathédrales d’Angoulême, de Bourges, de Rodez et de Clermont-Ferrand
  • Pendant la communion : Tantum ergo sacramentum « mozarabe » – Sur le plain-chant des livres de Tolède – Tomás Luis de Victoria (1548 † 1611), maître de chapelle de l’impératrice Marie à Madrid
    Ave Maria – Tomás Luis de Victoria
  • Communion – Panis quem ego dedero (ton i.)
  • Prière pour la France, sur le VIème ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est XI
  • Après le dernier Evangile : Salve Regina
  • Procession de sortie : O vous qui sur terre n’aspirez qu’au ciel
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    Iconographie & les 3 leçons des nocturnes de ce dimanche, sur notre page Facebook.

    Programme de la fête de la Nativité de la Mère de Dieu

    Nativité de Notre Dame la Mère de Dieu & Très-Sainte Vierge Marie - 8 septembreParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le samedi 21 septembre 2014 du calendrier grégorien, 8 septembre 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Nous fêtons en ce jour la fête de la Nativité de notre Très-Sainte Dame la Mère de Dieu et toujours Vierge Marie.

    Cette fête, probablement d’origine hiérosolomytaine, a dû être introduite dans le synaxaire de Constantinople par l’empereur Maurice (582 † 602). Saint Jean Damascène (c. 676 † 749) en fait mention dans ses homélies, de même Saint André de Crète (660 † 740) :

    Aujourd’hui comme pour des noces, l’Eglise se pare de la perle inviolée, de la vraie pureté. Aujourd’hui, dans tout l’éclat de sa noblesse immaculée, l’humanité retrouve, grâce aux mains divines, son premier état et son ancienne beauté. Les hontes du péché avaient obscurci la splendeur et les charmes de la nature humaine ; mais, lorsque naît la Mère de celui qui est la Beauté par excellence, cette nature recouvre en elle ses anciens privilèges, elle est façonnée suivant un modèle parfait et entièrement digne de Dieu. Et cette formation est une parfaite restauration et cette restauration est une divinisation et cette divinisation, une assimilation à l’état primitif. Aujourd’hui, contre toute espérance, la femme stérile devient mère et cette mère, donnant naissance à une descendance qui n’a pas de mère, née elle-même de l’infécondité, a consacré tous les enfantements de la nature. Aujourd’hui est apparu l’éclat de la pourpre divine, aujourd’hui la misérable nature humaine a revêtu la dignité royale. Aujourd’hui, selon la prophétie, le sceptre de David a fleuri en même temps que le rameau toujours vert d’Aaron, qui, pour nous, a produit le Christ rameau de la force. Aujourd’hui, une jeune vierge est sortie de Juda et de David, portant la marque du règne et du sacerdoce de celui qui a reçu, suivant l’ordre de Melchisédech, le sacerdoce d’Aaron. Pour tout dire en un mot, aujourd’hui commence la régénération de notre nature, et le monde vieilli, soumis à une transformation divine, reçoit les prémices de la seconde création.

    Le Pape d’origine syrienne saint Serge Ier (c. 650 † 701) introduisit cette fête à Rome dans le rit romain, faisant précéder la messe d’une procession ; du reste le tropaire byzantin de la fête sert aussi d’antienne de Magnificat des secondes vêpres romaines. Saint Serge Ier mourut du reste le 8 septembre 701.

    Dans le rit byzantin, la fête de la Nativité de la Mère de Dieu est l’une des douze grandes fêtes de l’année liturgique. Elle est précédée d’un jour d’avant-fête (le 7 septembre) et de quatre jours d’après fête (clôture de la fête le 12 septembre).

    Ce dimanche est aussi le dimanche avant la fête de l’Exaltation de la sainte Croix, d’où un prokimen, un alleluia & des lectures propres.

    Aux heures
    A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Kondakion : du dimanche.
    A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Kondakion : de la fête.

    Tropaires des Béatitudes : six tropaires du ton dominical occurent (ton 6) et quatre tropaires de la 3ème ode du canon de la fête, œuvre de saint Jean Damascène (676 † 749) :
    1. Souviens-toi de moi, Dieu Sauveur, * quand tu entreras dans ton royaume, ** seul Ami des hommes, sauve-moi.
    2. Adam fut séduit par l’arbre défendu, * mais par celui de la Croix tu as sauvé * le bon Larron s’écriant : ** Dans ton royaume, Seigneur, souviens-toi de moi.
    3. Ayant brisé les portes & les verrous de l’Enfer, * tu as ressuscité, Source de vie, * Sauveur, tous ceux qui s’écrient : ** Gloire à ta sainte Résurrection.
    4. Souviens-toi de moi, Seigneur * qui par ta sépulture triomphas de la mort * & comblas de joie l’univers, ** Dieu de tendresse, par ta Résurrection.
    5. Les Myrophores venues au tombeau * entendirent l’Ange proclamer : * Il est vraiment ressuscité, ** le Christ qui illumine le monde entier.
    6. Le Christ qui fut cloué * sur le bois de la croix * & sauva le monde de l’erreur, ** chantons-le tous d’un même chœur.
    7. Ayant vécu sans reproche devant Dieu, * ils ont mis au monde le salut de tous, * les parents de celle qui enfanta ** notre divin Créateur.
    8. Le Seigneur qui fait jaillir la vie pour tous * d’une stérile a fait naître * la Vierge dont il fit le lieu de son séjour, ** la gardant sans faille après l’enfantement.
    9. En ce jour sainte Anne donne un fruit, et c’est Marie, * celle qui produit le vivifiant Raisin: * chantons-la comme la Mère de Dieu, ** le secours, la protection de l’univers.
    10. Seule Mère toujours-vierge, inépousée, * devenue l’encensoir d’or * de cette braise qu’est le Christ, ** sur mon cœur impur répands ton parfum.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Devant ton sépulcre les Puissances des cieux, * autant que les soldats furent frappés d’effroi ; * et Marie Madeleine se tenait près du tombeau, * cherchant ton corps immaculé ; * mais tu brisas l’Enfer sans te laisser vaincre par lui, * tu rencontras la Vierge et nous donnas la vie. * Ressuscité d’entre les morts, * Seigneur, gloire à toi.
    2. Tropaire de la fête, ton 4 : Ta nativité, Vierge Mère de Dieu, * a annoncé la joie à tout l’univers, * car de toi s’est levé le Soleil de Justice, le Christ notre Dieu, * qui, en détruisant la malédiction, nous a donné la bénédiction ; ** et en abolissant la mort, Il nous a donné la vie éternelle.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion du dimanche, ton 6 : De sa main vivifiante le Seigneur source-de-vie, * le Christ notre Dieu, * a fait surgir tous les morts des ténèbres de l’Enfer, * accordant la résurrection à tout le genre humain ; * il est vraiment notre Sauveur, * notre vie, notre résurrection et le Dieu de l’univers.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion de la fête, ton 4 : Joachim et Anne ont été délivrés de l’opprobre de la stérilité, * et Adam et Ève de la corruption de la mort, ô Immaculée, en ta sainte nativité ; * c’est elle que fête également ton peuple * libéré de la condamnation pour ses péchés, * en te criant : * « La stérile met au monde la Mère de Dieu, ** & la nourricière de notre vie ».

    Prokimen
    Du dimanche avant la Croix, ton 6 :
    ℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
    ℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).
    De la fête, ton 3 :
    ℟. Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur (Luc 1, 46).
    ℣. Il s’est penché sur son humble servante, désormais tous les âges me diront bienheureuse (Luc 1, 47).

    Epîtres
    Du dimanche avant la Croix: Galates (§ 215) VI, 11-18.
    Pour moi, à Dieu ne plaise que je me glorifie en autre chose qu’en la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est mort, crucifié pour moi, comme je suis mort, crucifié pour le monde !
    De la fête : Philippiens (§ 240) II, 5-11.
    Mais il s’est anéanti lui-même en prenant la forme et la nature de serviteur, en se rendant semblable aux hommes, et étant reconnu pour homme par tout ce qui a paru de lui au dehors.

    Alleluia
    Du dimanche avant la Croix, ton 1 :
    ℣. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
    ℣. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).
    De la fête, ton 8 :
    ℣. Ecoute, ma fille, regarde et tends l’oreille. (Psaume 44, 11).

    Evangiles
    Du dimanche avant la Croix : Jean (§ 9) III, 13-17.
    Et comme Moïse éleva dans le désert le serpent, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé en haut.
    De la fête : Luc (§ 54) X, 38-42; XI, 27-28.
    Jésus lui dit : Mais plutôt heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la pratiquent !

    A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique, mégalinaire de la Nativité
    Magnifie, ô mon âme, la très glorieuse nativité de la Mère de Dieu. Étrangère est aux impies la glorification de la Trinité sans commencement, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, la toute- puissance incréée par laquelle le monde entier a été fondé sur un signe de Sa puissance.

    Versets de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    De la fête : J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur (Psaume 115, 13). Alleluia, alleluia, alleluia.

    Fichier PDF du livret des choristes.