Enregistrement & photos : solennité de l’Epiphanie du Seigneur

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Ce dimanche 10 janvier voyait en France la célébration de la solennité de l’Epiphanie, renvoyée obligatoirement au dimanche qui suit le 6 janvier depuis que cette fête n’est plus fériée dans notre pays.

Le chant de l’évangile et la publication de la date de Pâques 2016 par le diacre :

Le chant des secondes vêpres de l’Epiphanie :

11-Epiphanie - chant des secondes vêpres

Le salut du Très-Saint Sacrement, après les secondes vêpres de l’Epiphanie :

12-Epiphanie - salut du Très-Saint Sacrement

Guillaume-Gabriel Nivers – Miserere des Ténèbres

Guillaume-Gabriel Nivers (c. 1632 † 1714), organiste de Saint-Sulpice, maître de musique de la Maison royale de Saint-Louis à Saint-Cyr.
Miserere pour l’office des Ténèbres.
3 voix égales (SSA ou TTB).
4 pages.

Ce Miserere est tiré des livres d’office divin composés par Nivers à l’attention des damoiselles de la Maison royale d’éducation de Saint-Cyr, fondée par Madame de Maintenon. Il est prévu pour être chanté à la fin de l’office des Ténèbres (nom que prend l’office nocturne des trois derniers jours de la Semaine Sainte). Ce moment de l’office des Ténèbres est tout particulièrement poignant, car l’église est alors plongée dans l’obscurité quasi totale. Le psaume 50 où David pleure ses péchés s’élève alors dans la ténèbre. Seule la flamme vacillante du 15ème cierge – qui symbolise le Christ – et qui est alors cachée derrière l’autel au coin de l’épître – jette quelques faibles lumières, représentant l’espérance ténue de la résurrection.

Nivers a magnifiquement composé les versets impairs du psaume 50 sur un riche plain-chant musical ornementé, destiné à être chanté par un chantre soliste. Le chœur y répond en chantant les versets pairs en faux-bourdon.

Les livres d’office imprimés pour Saint-Cyr en 1686 et réimprimé avec corrections en 1733 ne comportent que la première voix du faux-bourdon. Cependant, une version manuscrite desdits offices de Saint-Cyr datant des années 1700-1710 note la voix de basse du faux-bourdon en exemple juste pour le second verset. A l’aide de cet exemple, et connaissant les deux voix extrêmes, il était facile de reconstituer le faux-bourdon pour tous les versets pairs, en ajoutant la nécessaire troisième voix médiane qui permet de combler les quintes.

Notre transcription des versets pairs du chœur suit la notation de l’édition de 1733. Les notes liées doivent être rendues comme des ports de voix.

Outre notre partition – qui ne fournit que les versets pairs chantés par le chœur en faux-bourdon -, le lecteur trouvera aussi ici en téléchargement ce Miserere selon les éditions imprimés de 1686 et de 1733 des Offices de Saint-Cyr ainsi que le manuscrit datant des années 1700-1710 contenant la basse du faux-bourdon.

Les premières mesures de cette partition :
Guillaume Gabriel Nivers - Miserere des Ténèbres

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Guillaume-Gabriel Nivers, Ecce venimus adorare – Motet de la Feste de l’Epiphanie

Guillaume-Gabriel Nivers (c. 1632 † 1714), organiste de Saint-Sulpice, maître de musique de la Maison royale de Saint-Louis à Saint-Cyr.
Ecce venimus adorare – « Motet de la Feste de l’Epiphanie ».
2 voix égales (SA) et basse continue.
1 page.

Ce petit motet pour la fête de l’Epiphanie a été écrit par Nivers à l’attention des damoiselles de la Maison royale d’éducation de Saint-Cyr, fondée par Madame de Maintenon.

En voici le texte & la traduction :

Ecce vénimus adoráre
Regem regum,
in Oriénte stellam vídimus ;
Voici que nous venons adorer
le Roi des rois.
Nous avons vu l’étoile en Orient.
R/.  O lux, o lux miránda cœléstibus !
Perge, perge, duc nos ad præsepe.
O lumière admirable dans les cieux
Continue ! Conduis-nous vers la crèche.
Et tu Béthleem terra Juda,
non es mínima,
ex te Salvátor noster éxiit ;
Et toi Bethléem, terre de Juda,
Tu n’est pas la plus petite,
Car de toi sort notre Sauveur.

Les premières mesures de cette partition :

Guillaume-Gabriel Nivers - Ecce venimus adorare - Motet de la Feste de l’Epiphanie

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