Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.
Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.
Saint-Eugène, le dimanche 21 octobre 2018, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.
Rendez à César ce qui est à César, & à Dieu ce qui est à Dieu.
Connaissant le secret de leurs pensées, (car Dieu observe ce qui est caché au plus intime des hommes) Jésus se fait apporter un denier, et il s’informe de qui sont l’inscription et l’effigie. Les pharisiens répondent : « De César. » Il leur dit : « A César il faut rendre ce qui est à César, et à Dieu, ce qui est à Dieu. » Réponse vraiment admirable, et solution parfaite que cette parole céleste ! Le Seigneur équilibre si bien tout entre le mépris du siècle et l’injure blessante pour César, qu’il décharge les âmes consacrées à Dieu de tous les soucis et embarras humains en décrétant qu’il faut rendre à César ce qui lui appartient. Car s’il ne reste rien de lui chez nous nous ne serons pas obligés de lui rendre ce qui lui appartient. Homélie de saint Hilaire, évêque, VIIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.
A la messe :
Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa XI Orbis factor
Procession de sortie : Je mets ma confiance – Cantique et mélodie du R.P. Lambillotte – harmonisation de M. le chanoine Gaston Roussel, maître de chapelle de la cathédrale de Versailles
IIndes vêpres du XXIIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :
Saint-Eugène, le dimanche 23 septembre 2018, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.
La guérison du paralytique.
Alors, pourquoi refuse-t-il pour lui-même les services de la mer, et recourt-il à ceux d’un batelier pour traverser un si petit lac ? « Il monta dans une barque, dit l’Évangile, et il passa sur l’autre rive. » Et quoi d’étonnant, frères ? Le Christ est venu se charger de nos faiblesses et nous donner sa force, chercher ce qui est humain, accorder ce qui est divin, accepter des injures, rendre des dignités, porter des maux, apporter la guérison ; car le médecin qui ne porte pas l’infirmité ne sait pas guérir, et celui qui n’a pas été malade avec le malade ne peut pas apporter au malade la guérison. » Homélie de saint Pierre Chrysologue, évêque, VIIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.
A la messe :
Procession d’entrée : Regnávit Dóminus, hymne litanique du poète Sedulius (Vème siècle) – mélodie du XIIIème siècle
Procession de sortie : Mon esprit glorifie le Tout-Puissant – Paraphrase du Magnificat par Fernand Fouand, baron de La Tombelle (1854 † 1928), organiste à la Madeleine & à la Trinité
IIndes vêpres du XVIIIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :
Saint-Eugène, le dimanche 16 septembre 2018, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.
Dimanche du plus grand commandement.
Les sadducéens acculés au silence, les pharisiens reviennent à la charge. Ils auraient dû pourtant se tenir tranquilles. Les voici qui continuent la lutte des premiers et poussent en avant le docteur de la loi. Ils n’ont nullement l’intention de s’instruire, mais ils s’affairent à tendre un piège. Ils demandent : « Quel est le premier commandement ? » Comme le premier commandement était celui-ci : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu », ils proposent la question dans l’espoir que Jésus leur donnera prise en corrigeant ce commandement pour démontrer qu’il est Dieu. Que fait donc le Christ ? Il veut démasquer le motif de leur conduite : ils n’ont aucune charité, ils se rongent d’envie, ils sont captifs de la jalousie. Alors il dit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu. C’est là le premier, le grand commandement et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Homélie de saint Jean Chrysostome, évêque, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.
Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa XI Orbis factor
Procession d’entrée : L’Etendard du Roi des Rois – traduction versifiée du Vexilla Regis – Charles Gounod (1818 † 1893) – extrait de l’Oratorio « Rédemption » (1882), dédié à la Reine Victoria
Epître : Ephésiens 4, 1-6. Un Seigneur, une foi, et un baptême ; un Dieu, Père de tous, qui est au-dessus de tous, qui étend sa providence sur tous, et qui réside en nous tous.
Prière pour la France, faux-bourdon parisien du IInd ton (d’après l’édition de 1739)
Ite missa est XI
Après le dernier Evangile : Inviolata
Procession de sortie : La Croix ouvre l’entrée au trône de la gloire, cantique sur un texte de Pierre Corneille (1606 † 1684), de l’Académie française, tiré de sa traduction versifiée de l’Imitation de Jésus-Christ (livre II, chap. 12 : Du chemin royal de la sainte Croix) – mélodie de Charles Gounod – harmonisation à 4 voix Henri de Villiers
IIndes vêpres du XVIIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :
Motet d’exposition : Christum Regem adoremus – Invitatoire des matines de la Fête-Dieu avec des versets du Psaume 33 sur une ancienne psalmodie
A la Bienheureuse Vierge Marie : Salve Regina – solennel, du Ier ton
Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus du VIIème ton.
A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton.
Chant d’action de grâces : In voce exultationis, VIème ton (antienne de Antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème s. pour le second nocturne de la Fête-Dieu & psaume CXVI)
Saint-Eugène, le dimanche 9 septembre 2018, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.
La guérison de l’hydropique.
Voici d’abord la guérison d’un hydropique, en qui le poids de la chair accablait l’âme et éteignait l’ardeur de l’esprit. Puis vient une leçon d’humilité, quand le Seigneur condamne ceux qui, dans le banquet nuptial, choisissent les premières places : il le fait néanmoins avec douceur, voulant qu’une bonté persuasive tempère la sévérité de la réprimande, que la raison serve à la persuasion, et que la correction réprime la convoitise. Cette leçon d’humilité est accompagnée d’une leçon de miséricorde, et les paroles du Seigneur nous prouvent que la miséricorde doit se pratiquer envers les pauvres et les faibles ; car être hospitalier pour ceux qui en récompenseront, c’est plutôt de l’avarice que de la charité. Homélie de saint Ambroise, évêque, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.
A la messe :
Procession d’entrée : Cantate Domino (psaume 95) – cantique sur un thème de la renaissance – Henri de Villiers
Epître : Ephésiens III, 13-21 : afin que vous puissiez comprendre, avec tous les saints, quelle est la largeur, la longueur, la hauteur et la profondeur ; et connaître l’amour du Christ envers nous, qui surpasse toute connaissance
Après le dernier Evangile : Je vous salue avec amour – Angelus breton
IIndes vêpres du XVIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :
Motet d’exposition : Christum Regem adoremus – Invitatoire des matines de la Fête-Dieu avec des versets du Psaume 33 sur une ancienne psalmodie
A la Bienheureuse Vierge Marie : Salve Regina – solennel, du Ier ton
Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus du VIIème ton.
A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton.
Chant d’action de grâces : In voce exultationis, VIème ton (antienne de Antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème s. pour le second nocturne de la Fête-Dieu & psaume CXVI)
Saint-Eugène, le dimanche 19 août 2018, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.
La guérison des 10 lépreux.
On peut donc, sans absurdité, penser que les lépreux représentent ceux qui, sans avoir la science de la vraie foi, professent en conséquence les doctrines variées de l’erreur. Loin de cacher leur ignorance, ils la produisent au grand jour comme la science suprême et dans des discours pleins de jactance, ils en font étalage. Or, il n’est si fausse doctrine qui ne soit mêlée de quelque vérité. Dans une seule et même discussion ou récit d’un homme, les vérités s’entremêlent sans ordre aux erreurs comme si elles apparaissaient dans la coloration d’un seul corps. Ainsi en va-t-il de la lèpre, elle altère et flétrit les corps humains, mêlant aux teintes vraies des fausses couleurs. » Homélie de saint Augustin, évêque, VIIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.
A la messe :
Procession d’entrée : Laudate Dominum du IInd ton – plain-chant tiré du Processional de Bayeux & Lisieux de 1861
Prélude de l’introït à l’orgue : Office du XIIIème dimanche après la Pentecôte – Charles Tournemire (1870 – 1939), organiste de la basilique Sainte-Clotilde à Paris (L’Orgue mystique, cycle de la Pentecôte, 1927-1932)
Introït – Respice Domine in testamentum tuum (ton vii.)
Pendant les encensements de l’offertoire : Ave maris stella – hymne de la Sainte-Vierge, à vêpres – ton du rit eusébien (rit du diocèse de Verceil en Italie)
A l’élévation : O salutaris Hostia – chant des Visitandines composé par saint François de Sales (1567 † 1622), évêque de Genève
Pendant la communion : Laudate, pueri Dominum – Psaume CXII – psaume de communion des Visitandines – chant dit « de trois notes » composé par saint François de Sales, (1567 † 1622), évêque de Genève
Procession de sortie : Benedictiones – cantique des trois enfants dans la fournaise, tiré du Livre de Daniel – action de grâces après la messe de la liturgie de rit ambrosien – plain-chant milanais
IIndes vêpres du XIIIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :
Motet d’exposition : O salutaris du VIème ton de l’Abbé du Gué, maître de chapelle de Saint-Germain-L’Auxerrois (1768 -1780) puis de Notre-Dame de Paris (1780 – 1790)
A la Bienheureuse Vierge Marie : Ave Maria du Ier ton
Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus du VIIème ton
A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton
Chant d’action de grâces : Adoremus in æternum du VIème ton
Saint-Eugène, le dimanche 12 août 2018, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.
Le dimanche du bon Samaritain.
Mais voici qu’un docteur de la loi se leva pour le mettre à l’épreuve, en disant : « Maître, que dois-je faire pour posséder la vie éternelle ? » Il me semble que ce docteur de la loi qui voulait mettre le Seigneur à l’épreuve en le questionnant au sujet de la vie éternelle, a pris occasion pour ce faire des paroles mêmes du Seigneur : « Réjouissez-vous de ce que vos noms sont inscrits dans les cieux. » Mais par sa question même il proclama combien est vraie cette parole du Seigneur louant son Père « d’avoir caché cela aux sages et aux savants et de l’avoir révélé aux tout petits. » Homélie de saint Bède le Vénérable, prêtre, IXème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.
A la messe :
Introït – Deus in adjutorium meum intende (ton viii.) – Psaume LIX, 2-4
Kyriale : Missa XI Orbis factor
Epître : II Corinthiens III, 4-9 : Si le ministère de la lettre gravée sur des pierres, qui était un ministère de mort, a été accompagné d’une telle gloire, que les enfants d’Israël ne pouvaient regarder le visage de Moïse, à cause de la gloire dont il éclatait, laquelle devait néanmoins finir ; combien le ministère de l’Esprit doit-il être plus glorieux !
Graduel – Benedicam Dominum in omni tempore (ton vii.) – Psaume XXXIII, 2-3
Procession de sortie : Benedictiones – cantique des trois enfants dans la fournaise, tiré du Livre de Daniel – action de grâces de la liturgie de rit ambrosien – plain-chant milanais
IIndes vêpres du XIIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :
Motet d’exposition : Adoro te supplex, Vème ton
A la Bienheureuse Vierge Marie : Sicut Myrrha, du IVème ton (antienne de l’Antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème s. pour le premier nocturne l’Assomption & antique psalmodie ornée du psaume XLIV)
Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus du VIIème ton
A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton
Chant d’action de grâces : In voce exultationis, VIème ton (antienne de Antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème s. pour le second nocturne de la Fête-Dieu & psaume CXVI)
Dimanche du ton II de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour notre Vénérable Père Onuphre le Grand.
Le prénom Onuphre (en grec Ὀνούφριος, en latin Onuphrius, en copte Unnufer) vient de l’égyptien ancien wnn nfr (« éternellement beau ou bon »). Il a donné en italien Onofrio, en portugais et en espagnol Onofre et en anglais Humphrey.
Saint Onuphre le Grand vécut en Basse Thébaïde au IVème siècle. Sa vie nous nous est connue par le récit que fit le moine Paphnuce, lequel enquêtait sur la vie des solitaires du désert égyptien. Saint Onuphre dut naître sous le règne de Dioclétien et entra tout jeune au monastère d’Abage situé près d’Hermopolis Magna (Khemenou des anciens Egyptiens, près de l’actuelle El-Ashmounein, en Moyenne-Egypte). Ce cénobium comptait alors une centaine de moines et où l’on observait le silence entre les offices. Animé du désir de conformer sa vie à celles du prophète Elie et de saint Jean-Baptiste, et selon le cursus déjà classique à l’époque du passage à la vie érémitique après une expérience de vie en communauté, Onuphre quitta son monastère pour vivre la vie de solitaire au désert. Ne sachant vers où se diriger, il aperçut une lumière qui allait devant pour le conduire, ce qui le rendit perplexe. Il entendit une voix qui le tira de cette incertitude :
Ne crains rien, c’est ton ange gardien qui t’éclaire en ton entreprise, que Dieu a fort agréable.
Cette lumière le guida jusqu’à un ermite que le grand âge rendait vénérable, et auprès duquel il apprit les bases de la vie érémitique. Puis ce vieillard le conduisit jusqu’à une caverne à quatre jours de marche dans le désert, où une source et un dattier lui fournirent toute sa pitance pendant les soixante-dix ans qu’il passa là en prière sans voir personne. Lorsque le moine Paphnuce le rencontra à la fin de sa vie, celui-ci douta tout d’abord si c’était un homme ou une bête : ses vêtements étant depuis longtemps tombés en poussière, Onuphre n’était plus couvert que de ses cheveux et de ses poils, fort longs, ayant seulement autour des reins un tortillon de feuillage (comme nous le représentent la plupart des icônes). Paphnuce recueillit les nombreuses expériences et combats spirituels de l’ermite, et le lendemain de leur rencontre, Onuphre lui tint ce discours :
Ne craignez point, mon frère Paphnuce, car Notre Seigneur, qui est miséricordieux, vous a ici envoyé pour enterrer mon corps ; j’achève aujourd’hui le cours de ma vie et m’en vais au lieu de repos. Si vous allez en Egypte, avertissez les moines de ce que je vous ai dit & des grandes miséricordes que j’ai reçues de Dieu, en la bonté duquel je me confie, et qui ne refusera jamais ses faveurs à ceux qui se recommandent à lui, me prenant pour leur intercesseur, comme je l’en ai supplié ».
Ayant donné sa bénédiction à Paphnuce, Onuphre expira. C’était un 12 juin, vraisemblablement sous l’empereur Valens (364 – 378).
Monastère de Saint-Onuphre – Jérusalem
Saint Onuphre fut très tôt honoré en Orient comme en Occident. Un monastère qui lui est dédié est situé à Jérusalem dans la vallée de la Géhenne, sur le lieu que la tradition rapporte être le champ du Potier (ou Champ du Sang – Akeldama, acheté par le Sanhédrin avec les 30 deniers de Judas Iscariote pour la sépulture des étrangers). Les chapelles des cimetières byzantins sont d’ailleurs souvent dédiées à saint Onuphre. Antoine, archevêque de Novgorod, témoigne que de son temps (1200), la relique du chef de saint Onuphre était conservée dans l’église de Saint-Acindinus. A Rome, le titre cardinalice de Saint-Onuphre (Sant’Onofrio) est une belle église du Trastevere construite en 1439 sur le site d’un ancien hermitage de Hiéronymites. En Occident, saint Onuphre est le patron des tisserands (puisqu’il avait perdu ses vêtements et n’était plus vêtu que de ses cheveux et d’une ceinture de branchages !). Saint Onuphre est devenu co-patron de la ville de Palerme en 1650.
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Nous fêtons également en ce jour un second ermite, notre Vénérable Père Pierre l’Athonite.
Pierre l’Athonite vécut en ascète sur la Montagne Sainte au cours du IXème siècle. Sa vie appartient à la « préhistoire » encore mal connue du monachisme athonite, dont l’histoire proprement dite commence par la chrysobulle de l’empereur Basile Ier de 885 donnant la Sainte Montagne aux moines. La sainteté de Pierre, avérée par les nombreux miracles qu’il accomplit par ses reliques une fois mort, fut si évidente qu’un office en son honneur fut très tôt composé : le canon de matines est en effet de la main de saint Joseph l’Hymnographe, qui mourut en 886. Sa Vie, reprenant deux documents plus anciens, fut mise en forme entre 970 et 980 par un moine de l’Athos du nom de Nicolas et fut reprise au XIVème siècle par saint Grégoire Palamas dans son Discours sur la vie admirable et angélique de Pierre, qui est un éloge de la vie hésychaste.
Voici la vie de Pierre, racontée par le moine Nicolas. Notre saint fut d’abord soldat de la cinquième Schole dans l’armée impériale. Au cours d’une campagne contre les Arabes musulmans, il fut fait prisonnier et enfermé dans une prison à Samarra, au Nord de Bagdad, ville que le calife abbasside Al-Mutasim venait de reconstruire pour devenir la capitale du califat en 836. En méditant sur son sort, Pierre parvint à la conclusion qu’il avait été justement puni, car, ayant promis dans sa jeunesse de devenir moine, il n’avait pas tenu ses engagements. Il adresse alors ses prières à saint Nicolas, lui promettant que s’il venait à être libéré, il irait se faire tonsurer à Rome (il est vrai que l’Orient était alors infecté par l’hérésie iconoclaste jusqu’à la mort de l’empereur Théophile en 842). Libéré après avoir reçu trois apparitions de saint Nicolas dans sa prison, il tint parole et reçut à Rome la tonsure monastique des mains du pape lui-même.
Durant son voyage de retour vers l’Orient, Pierre accomplit son premier miracle en guérissant par ses prières une famille entière à l’article de la mort. Surtout, il reçut une apparition de la Vierge Marie qui lui prédit le sort merveilleux qui sera réservé au Mont-Athos et l’engage à aller s’établir en ce lieu. Ce qu’il fait en se retirant dans une grotte, où il va vivre cinquante-trois ans, sans voir un seul être humain. Privé de tout, il est constamment attaqué et tenté par le demon, mais sort vainqueur de cette rude lutte avec l’aide de la Mère de Dieu et revêt le manteau de l’impassibilité (hesychia). Au bout de ces cinquante trois ans de prière continuelle, un chasseur découvre Pierre et lui promet de revenir l’année suivante. Or lorsque l’homme revient accompagné de son frère et de deux moines, ils trouvent saint Pierre l’Athonite mort. Ayant transporté son corps tout d’abord au couvent de Klementos (futur Monastère d’Iviron), l’un des tous premiers monastères de l’Athos, les deux moines, devant le grand nombre de miracles qui s’accomplissaient, choisissent de voler les reliques et de s’enfuir avec elles de l’Athos. Mais ils n’exploitèrent pas longtemps leur trésor : arrivé dans une petite ville de Thrace du nom de Photokomi, les miracles y furent si abondants que l’évêque de la contrée obligea les deux voleurs à déposer le corps du saint dans sa cathédrale.
Il est vraisemblable que d’autres moines avaient précédé Pierre sur le Mont-Athos depuis l’Antiquité. Cependant, armé de la promesse de la Mère de Dieu d’en faire son jardin, on peut le regarder à bon droit comme le fondateur du mouvement monastique de la Sainte Montagne, toujours florissant. Son office a disparu des livres liturgiques grecs mais se conserve dans les Ménées russes.
Saint Pierre l’Athonite – fresque du monastère de Chevetogne (Belgique)
Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche, ton 2. Gloire au Père. Tropaire des Vénérables Pères. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche seulement.
Tropaires des Béatitudes :4 tropaires du dimanche, 4 tropaires de la 3ème ode du canon de Pierre, œuvre de saint Joseph l’Hymnographe (816 † 886), & 4 tropaires de la 6ème ode du canon d’Onuphre :
1. Reprenant la prière du bon Larron, * ô Christ, nous te disons : * Souviens-toi de nous, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Ta croix, nous te l’offrons * pour la rémission de nos péchés : * Seigneur, tu l’as supportée ** par amour pour les hommes.
3. Devant ta Sépulture & ta sainte Résurrection, * Maître, nous nous prosternons : * par elles tu rachetas de la corruption, ** Ami des hommes, le monde entier.
4. Seigneur, l’empire de la Mort * par ta mort fut englouti, * & par ta sainte Résurrection, ** Dieu sauveur, tu as sauvé l’univers.
5. Ayant mis à mort les passions sur la terre, * ô Vénérable, * tu vivifias ton âme par les commandements divins, ** et reçus la vie et l’éclat éternels.
6. Sur la terre tu fus fait concitoyen des choeurs d’en haut, * ô très bienheureux, * demeurant dans la paix spirituelle ** et contemplant la beauté divine.
7. Caché dans les montagnes, * tu te tins à l’écart du commerce des hommes, * et tu fis voler ton esprit tout entier jusqu’à la beauté céleste, ** en exultant de joie.
8. Te reconnaissant comme le palais qui abrita l’essence ineffable, ô Vierge, * nous te glorifions comme cela t’est dû, ** car nous fûmes sauvés par ton enfant, ô toute Immaculée.
9. Encerclé par l’abîme de mes péchés, * j’invoque l’abîme insondable de ta compassion : ** de la fosse, mon Dieu, relève-moi.
10. Poussé par les souffles de l’Esprit, * tu abordas, vénérable Père, au calme port, ** ayant secoué le poids de la chair dans la tempérance.
11. Divinisé par divine inclination, * tu devins un ange sur terre, Onuphre bienheureux, ** ayant imité la vie de Jean et d’Elie.
12. Entravé par mes fautes et déchiré par les passions, * je te prie délivre-moi du mal, ** ô Vierge qui mis au monde notre joie.
A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, ô Vie immortelle, * alors l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité . * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : * Donateur de vie, Christ notre Dieu, gloire à toi !
2. Tropaire des Vénérables Pères, ton 4 : Dieu de nos Pères, * qui nous traite depuis toujours selon ta mansuétude, * ne retire point de nous ta miséricorde, * mais, par leurs prières, ** gouverne notre vie dans la paix. (MP3)
3. Kondakion du Vénérable Père Onuphre, ton 3 : Illuminé par le rayonnement de l’Esprit Très-Saint, * ô divinement sage, * tu as abandonné tous les tumultes de la vie, * et, en arrivant au désert, ô Vénérable Père, tu as réjoui le Dieu & Créateur de toutes choses, * c’est pourquoi il te glorifie, ô Bienheureux, le Christ ** le grand donateur des biens.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Kondakion du Vénérable Père Pierre, ton 2 : T’étant soustrait de l’humaine société, tu as habité dans des grottes de pierre & des ravins profonds, * suivant ton désir divin, & par amour, Pierre, de ton Seigneur, * duquel tu as reçu la couronne. ** Prie sans relâche pour que nous soyons sauvés.
6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
7. Kondakion du dimanche, ton 2 : Tu es ressuscité du tombeau, tout-puissant Sauveur : * l’enfer, voyant ce prodige, est saisi de stupeur, * & les morts ressuscitent. * A cette vue, la création se réjouit avec toi ; * Adam s’unit à l’allégresse ** et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.
Prokimen Du dimanche, ton 2 : ℟. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14). ℣. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18).
[Des Vénérables Pères, ton 7 : ℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).]
Epîtres Du dimanche : Romains (§ 88) V, 1-10. Or cette espérance n’est point trompeuse, parce que l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné.
[Des Vénérables Pères : Galates (§ 213) V, 22 – VI, 2.]
Alleluia Du dimanche, ton 2 : ℣. Qu’il te réponde, le Seigneur, au jour d’angoisse, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob ! (Psaume 19, 1). ℣. Seigneur, sauve le roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquons (Psaume 19, 10).
[Des Vénérables Pères, ton 6 : ℣. Bienheureux l’homme qui craint le Seigneur, et qui a une grande affection pour ses commandements (Psaume 111, 1).]
Evangiles Du dimanche : Matthieu (§ 18) VI, 22-33. Pourquoi aussi vous inquiétez-vous pour le vêtement ? Considérez comment croissent les lis des champs : ils ne travaillent point, ils ne filent point : et cependant je vous déclare que Salomon même dans toute sa gloire n’a jamais été vêtu comme l’un d’eux.
[Des Vénérables Pères : Matthieu (§ 43) XI, 27-30.]
Verset de communion Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
[Des Vénérable Pères :Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.]
Saint-Eugène, le dimanche 13 novembre 2016, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.
Oraisons & lectures reprises du VIème dimanche après l’Epiphanie. Paraboles du grain de sénevé et du levain.
Le Royaume des Cieux, c’est la prédication de l’Évangile et la connaissance des Écritures qui conduit à la vie et dont le Seigneur dit aux Juifs : « Le Royaume de Dieu vous sera enlevé et il sera donné à une nation qui en produira les fruits. » Ce Royaume est donc comparable au grain de sénevé qu’un homme prend et sème dans son champ. Cet homme qui ensemence son champ, beaucoup ont compris que c’était le Sauveur parce qu’il ensemence l’âme des croyants ; selon d’autres, c’est l’homme lui-même qui ensemence son champ, c’est-à-dire soi-même, et son cœur. » Homélie de saint Jérôme, prêtre, VIIèmeleçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.
A la messe :
Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa XI Orbis factor
Epître : I Thessaloniciens I, 2-10 : La prédication que nous vous avons faite de l’Évangile, n’ayant pas été seulement en paroles, mais ayant été accompagnée de miracles, du Saint-Esprit, d’une pleine abondance. Et vous savez aussi de quelle manière j’ai agi parmi vous pour votre salut.
Evangile : Matthieu XIII, 31-35 : Il leur proposa une autre parabole, en leur disant : Le royaume des cieux est semblable à un grain de sénevé qu’un homme prend et sème en son champ.
Procession de sortie : Vers la mort qui vient – cantique du R. P. Jacques Bridaine ( 1701 † 1767) – texte de le Chanoine Eugène Blineau (1886 † 1959), du chapitre de la cathédrale de Nantes
IIndes vêpres du XXVIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :
Motet d’exposition : Panis angelicus, du Ier ton
A la Bienheureuse Vierge Marie : Salve regina, du Ier ton
Prière pour Notre Saint Père le Pape : Exaudi Christe – extrait des Laudes regiæ – ton de Reims.
Saint-Eugène, le dimanche 6 novembre 2016, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.
Oraisons & lectures reprises du Vème dimanche après l’Epiphanie. Le bon grain & l’ivraie.
Mais comme le Seigneur nous dit qu’ils ont été semés au milieu du blé, il semblerait bien qu’ils signifient ceux qui appartiennent à une même communion. D’autre part, le Seigneur interprète le champ comme étant non pas l’Église mais ce monde ; on peut aussi comprendre qu’il s’agit d’hérétiques car en ce monde, ils sont mêlés aux bons non pas dans la société d’une même Église ou dans celle d’une même foi, mais dans la société du seul nom chrétien. Quant à ceux qui, au sein d’une même foi, sont mauvais, il faut les regarder comme de la paille, plutôt que comme de l’ivraie, car la paille a la même souche que le blé et une racine commune. » Homélie de saint Augustin, évêque, VIIIèmeleçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.
Procession d’entrée : Laudáte Dóminum – Psaume CXVI du IInd ton – Henri de Villiers
Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa XI Orbis factor
Epître : Colossiens III, 12-17 : Instruisez-vous et exhortez-vous les uns les autres par des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels, chantant de cœur avec édification les louanges du Seigneur.
Evangile : Matthieu XIII, 24-30 : Le royaume des cieux est semblable à un homme qui avait semé de bon grain dans son champ.
Procession de sortie : Vers la mort qui vient – cantique du R. P. Jacques Bridaine ( 1701 † 1767) – texte de le Chanoine Eugène Blineau (1886 † 1959), du chapitre de la cathédrale de Nantes
IIndes vêpres du XXVIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :
Motet d’exposition : Panis angelicus, du Ier ton
A la Bienheureuse Vierge Marie : Salve regina, du Ier ton
Prière pour Notre Saint Père le Pape : Exaudi Christe – extrait des Laudes regiæ – ton de Reims.
Saint-Eugène, le dimanche 23 octobre 2016, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.
La guérison de l’hémoroïsse & la résurrection de la fille de Jaïre
Et voilà qu’une femme affligée d’une perte de sang depuis douze ans, s’approcha de lui par derrière, et toucha la frange de son vêtement. » Nous lisons dans l’Évangile selon saint Luc que la fille du prince de la synagogue avait douze ans. Cette femme, je veux dire le peuple gentil, commence donc à être malade au temps même où le peuple juif naissait à la foi. Ceci est à remarquer ; car un vice ne ressort que par le contraste des vertus. Homélie de saint Jérôme, prêtre, VIIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.
Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa XI Orbis factor
Epître : Philippiens III, 17-21 ; IV, 1-3 : Mais pour nous, nous vivons déjà dans le ciel, comme en étant citoyens ; et c’est de là aussi que nous attendons le Sauveur, notre Seigneur Jésus-Christ
Evangile : Matthieu IX, 18-26 : Car elle disait en elle-même : Si je puis seulement toucher son vêtement, je serai guérie.