Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du XXIIème dimanche après la Pentecôte – Les 33 martyrs de Mélitène – ton 5

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 20 novembre 2016 du calendrier grégorien – 7 novembre 2016 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton V de l’Octoèque. Nous fêtons en ce jour le glorieux trépas des 33 martyrs de Mélitène sous la persécution de Dioclétien & Maximien (l’an 290 selon certains, 298 selon d’autres).

L’empereur avait à cette époque dépêché en Cappadoce d’importants renforts de troupes commandées par Lysias afin d’y éradiquer le christianisme et aussi d’y faire recrues d’hommes forts & vigoureux. Hiéron (qui était de Tyane en Cappadoce), Hésychius, Nicandre et 16 autres s’étaient fait remarquer des recruteurs impériaux pour leur force physique et leur dextérité. Toutefois, comme chrétiens, ils refusèrent de joindre l’armée impériale afin de ne pas y être obligé à sacrifier aux idoles. Rattrapés et arrêtés alors qu’ils se cachaient dans une grotte, ils furent conduits à Mélitène, métropole de l’Arménie Seconde et forteresse militaire siège de la XIIème légion Fulminata, où, avec d’autres chrétiens déjà emprisonnés, ils subirent diverses tortures avant d’être décapités en dehors de la ville, non sans avoir confessé leur foi au Christ devant Lysias.

Les 33 martyrs marchèrent vers le lieu de leur exécution en chantant le psaume 118 :

Bienheureux ceux qui sont immaculés en leur voie, qui marchent dans la loi du Seigneur.

Voici les noms de ces 33 martyrs : Hieron, Hésychius, Nicandre, Athanase, Manias, Barachius, Callinicus, Theogènes, Nicon, Longin, Théodore, Valérius, Xanthius, Théodule, Callimachus, Eugène, Théodochus, Ostrychius, Epiphanius, Maximian, Ducitius, Claudian, Théophile, Gigantius, Dorothée, Théodote, Castrychius, Aniclet, Théomelius, Eutychius, Hilarion, Diodote & Amonitus.

Un riche chrétien, Chrysanthe, parvint à récupérer le chef de saint Hiéron en payant Lysias, tandis que les chrétiens de Mélitène parvenaient à enterrer en secret les corps des martyrs. Une église qui leur était dédiée fut construite à Mélitène sous le règne de Justinien (elle est évoquée dans la vie de saint Euthyme) ; on rapporte que leurs corps furent découverts intacts lorsqu’on les exhuma pour construire cette église. Ces martyrs sont aussi célébrés à la même date dans le rit romain, ainsi que l’atteste le Martyrologe romain au 7 novembre :

A Mélitène en Arménie, le supplice des saints Hiéron, Nicandre, Hésyque, et de trente autres, qui, sous le président Lysias, furent couronnés du martyre durant la persécution de Dioclétien ».

*

Nous fêtons également en ce jour saint Lazare le Thaumaturge, ermite au mont Galèse, près d’Ephèse († 1054). Né dans un petit village de Magnésie au sein d’une famille très chrétienne qui le fit initier aux Saintes Ecritures par un prêtre de la région, Lazare se donna à la contemplation et à l’ascèse dès qu’il le put. Puis il se rendit en Terre Sainte et se retira au monastère de Saint-Sabbas où il reçut la tonsure monastique. De retour à Ephèse au bout de dix ans, il s’installa sur le mont Galèse et y vécut une vie d’ascèse très rigoureuse sur une colonne, comme stylite. Le métropolite d’Ephèse dut lui demander de modérer sa vie ascétique tant était grand son désir d’imiter pleinement la Passion du Seigneur. Il tempéra quelque peu cette mortification excessive, peu favorable à l’édification de l’homme intérieur, ce qui toutefois ne l’empêcha pas de passer encore de longues heures sur sa colonne, perché entre ciel et terre. Il reçut le don de la clairvoyance et de prophétie et accomplit de nombreux miracles durant sa vie et après sa mort. L’empereur Constantin IX Monomaque avait pour lui le plus grand respect.

*

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Vénérable Père. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Martyrs. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : huit tropaires du ton dominical :
1. Le bon Larron sur la croix * eut foi en ta divinité, ô Christ ; * il te confessa d’un cœur sincère en s’écriant : ** De moi, Seigneur, en ton royaume souviens-toi.
2. Sur le bois de la croix * pour nous les hommes tu fis fleurir la vie * et se flétrir la malédiction de l’arbre défendu : ** Sauveur & Créateur, nous te chantons d’un même chœur.
3. Par ta mort, ô Christ, * tu as brisé la force de la mort, * ressuscitant tous les morts depuis Adam, ** qui te chantent comme vrai Dieu & Sauveur du genre humain.
4. Venues à ton sépulchre, Sauveur, * les saintes Femmes te cherchaient * pour embaumer la Source de vie, ** mais un Ange leur apparut pour leur dire : Il est ressuscité, le Seigneur !
5. O Christ, lorsque tu fus crucifié * au milieu de deux larrons, * l’un fut justement condamné pour t’avoir insulté, ** l’autre par sa confession devint l’hôte du Paradis.
6. Devant le chœur des Apôtres, * les saintes Femmes s’écriaient : * Le Christ est vraiment ressuscité, ** adorons en lui notre Maître & Créateur.
7. Unique & indivisible Trinité, Dieu créateur & tout-puissant, * Père, Fils & Saint-Esprit, ** nous te chantons comme Sauveur & vrai Dieu.
8. Réjouis-toi, porte infranchissable & temple vivant du Seigneur, * réjouis-toi, trône de feu non consumé, * réjouis-toi, ô Mère de l’Emmanuel, * le Christ notre Dieu est avec nous.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 5 : Les vertus angéliques sur ton tombeau, * les gardes pétrifiés de crainte, * Marie près de ton sépulcre cherchait ton corps très pur ; * Toi, Tu captives l’enfer sans être séduit. * Tu vas à la rencontre de la Vierge, ** Tu donnes la Vie, ô Ressuscité des morts, gloire à toi !
2. Tropaire des Martyrs, ton 4 : Tes Martyrs, Seigneur, * pour le combat qu’ils ont mené ont reçu la couronne d’immortalité de toi, notre Dieu ; * animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons ; ** par leurs prières sauve nos âmes.
3. Tropaire de saint Lazare de Galèse, ton 4 : Par tes prières de toute la nuit, * tu as fais pleuvoir sur ta colonne les flots de tes pleurs * et par tes profonds gémissements, * tu as fait produire à tes peines cent fois plus ; * en pasteur, tu accordes à qui t’approche le pardon ; ** vénérable père Lazare, prie le Christ notre Dieu de sauver nos âmes.
4. Kondakion des Martyrs, ton 8 : Le chœur radieux des martyrs en vêtements de fête * orne aujourd’hui l’Eglise par leur présence parmi nous. * Nous célébrons leur précieuse mémoire et te demandons, ô notre Sauveur, ** que par leur prières nous soyons préservés de tout dangers, afin que nous puissions te chanter : Alléluia.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion du Vénérable Père, ton 4 : Pour avoir été l’une de ses lumières, * l’Eglise du Christ te loue par un sacrifice de psaumes. ** Ne cesse pas tes prières au Christ, afin que nous obtenions la rémission de nos péchés.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion du dimanche, ton 5 : Tu es descendu aux enfers, ô mon Sauveur, * tu as brisé leurs portes, comme Tout-Puissant, * avec toi tu as ressuscité les morts, comme Créateur ; * et tu as brisé l’aiguillon de la mort * et Adam a été délivré de la malédiction, ô Ami des hommes. * Aussi te clamons-nous : ** Sauve-nous, Seigneur.

Prokimen
Du dimanche, ton 5 :
℟. Toi, Seigneur, tu nous prends en garde, tu nous protèges d’une telle engeance, à jamais (Psaume 11, 8).
℣. Sauve-moi, Seigneur, il n’est plus de saints (Psaume 11, 2).
[Du Vénérable Père, ton 4 :
℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).]

Epîtres
Du dimanche : Galates (§ 215) VI, 11-18.
Pour moi, à Dieu ne plaise que je me glorifie en autre chose qu’en la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est mort et crucifié pour moi, comme je suis mort crucifié pour le monde !
[Du Vénérable Père : Galates (§ 213) V, 22 – VI, 2.]

Alleluia
Du dimanche, ton 5 :
℣. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
℣. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).
[Du Vénérable Père, ton 6 :
℣. Bienheureux l’homme qui craint le Seigneur, et qui a une grande affection pour ses commandements (Psaume 111, 1).]

Evangile
Du dimanche : Luc (§ 39) VIII, 41-56.
Et Jésus lui dit : Ma fille, votre foi vous a guérie ; allez en paix.
[Du Vénérable Père : Matthieu (§ 10) IV, 25 – V, 12.]

Versets de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux (Psaume 148, 1).
[Du Vénérable Père : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6).] Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XXVIème dimanche après la Pentecôte

Mosaïques de l'abside de l'église Sainte-Constante à RomeSaint-Eugène, le dimanche 13 novembre 2016, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Oraisons & lectures reprises du VIème dimanche après l’Epiphanie.
Paraboles du grain de sénevé et du levain.

Le Royaume des Cieux, c’est la prédication de l’Évangile et la connaissance des Écritures qui conduit à la vie et dont le Seigneur dit aux Juifs : « Le Royaume de Dieu vous sera enlevé et il sera donné à une nation qui en produira les fruits. » Ce Royaume est donc comparable au grain de sénevé qu’un homme prend et sème dans son champ. Cet homme qui ensemence son champ, beaucoup ont compris que c’était le Sauveur parce qu’il ensemence l’âme des croyants ; selon d’autres, c’est l’homme lui-même qui ensemence son champ, c’est-à-dire soi-même, et son cœur. »
Homélie de saint Jérôme, prêtre, VIIèmeleçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

A la messe :

IIndes vêpres du XXVIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : Panis angelicus, du Ier ton
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Salve regina, du Ier ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Exaudi Christe – extrait des Laudes regiæ – ton de Reims.
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo nancéen – Ier ton
  • Chant d’action de grâces : Te laudamus Domine – Transitus (antienne de communion) de la liturgie ambrosienne pour le IVème dimanche après l’Epiphanie

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Programme du XXIème dimanche après la Pentecôte – saints Apôtres Stachys & ses compagnons – ton 4

Saints Apôtres Stachys, Amplias, Urbain, Aristobule, Narcisse & ApellèsParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 13 novembre 2016 du calendrier grégorien – 31 octobre 2016 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton IV de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour les saints apôtres Stachys, Amplias, Urbain Aristobule, Narcisse & Apellès.

Ces apôtres sont comptés au nombre des septante disciples du Christ (cf. Luc X, 1), ils sont salués par saint Paul à la fin de l’Epître aux Romains :
« Saluez Amplias, que j’aime particulièrement en notre Seigneur.
Saluez Urbain, qui a travaillé avec moi pour le service du Christ et mon cher Stachys.
Saluez Apellès, qui est un fidèle serviteur du Christ.
Saluez ceux qui sont de la famille d’Aristobule. (…)
Saluez ceux de la maison de Narcisse qui sont au Seigneur. » (Romains, XVI, 8-11).

La tradition nous fournit quelques éléments sur ces six saints disciples de la première heure, qui paraissent avoir été en relation avec saint Paul, mais surtout avec saint André qu’ils semblent avoir assisté dans sa prédication.

  • Saint Stachys (Στάχυς) devint le premier évêque de Byzance. Il fut installé dans l’épiscopat par l’Apôtre saint André. Il fit construire une Eglise à Argyropolis, située à peu de distance de Byzance, et y réunissait là plus de deux mille Chrétiens pour les enseigner et célébrer les Saints Mystères. Il fit paître le troupeau spirituel du Christ pendant seize ans (38-54), à l’issue desquels il s’endormit dans la paix.
  • Saint Apellès (Ἀπελλῆς) devint évêque d’Héraclée en Trachis (Grèce centrale, près de Thermopyles) et s’endormit dans la béatitude après avoir amené de grandes foules à la foi. Selon la liste des 70 apôtres du Christ dressée par saint Hippolyte, il aurait été évêque de Smyrne.
  • Saint Amplias (Ἀμπλίας) fut également consacré évêque d’Odyssopolis (en Macédoine, sur la Mer Noire, l’actuelle Varna) par saint André. Comme il prêchait avec zèle la foi au Dieu unique en trois Personnes révélé par Jésus-Christ, il fut mis à mort par les païens après de nombreuses souffrances.
  • Saint Urbain (Οὐρβανὸς) fut lui aussi consacré évêque en Macédoine par saint André. Il fut martyrisé par les païens et les juifs associés.
  • Saint Narcisse (Ναρκίσσος) fut consacré évêque d’Athènes par saint Philippe. La prédication de la Vérité lui valut à lui aussi les tortures et la glorieuse mort des martyrs.
  • Saint Aristobule (Ἀριστοβούλος) était le frère de saint Barnabé et comme lui juif chypriote. Après avoir prêché l’Evangile de Vie aux Celtibériens (celtes du Nord de l’Espagne), il devint le premier évêque de Bretagne (Angleterre actuelle), où il lutta sans relâche pour enseigner la parole vivifiante du Salut parmi les barbares et s’endormit dans la paix. Il laissa son nom à une contrée de ce pays qui devint par la suite un petit royaume au Moyen-Age, l’Arwystli.

De même ce jour voit la fête du saint martyr Epimaque d’Alexandrie. D’après Denys d’Alexandrie (rapporté par Eusèbe de Césarée, VI, 41), saint Epimaque est mort pour la foi à Alexandrie en 250 sous l’Empereur Dèce. Après un long séjour en prison avec son compagnon de martyre, saint Alexandre, il eut à subir d’innombrables tortures – peignes de fer et fouets -, et fut jeté finalement dans la chaux vive.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Martyr. Et maintenant. Théotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Apôtres. Et maintenant. Théotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.

A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

Béatitudes, ton 4. Tropaires des Béatitudes : 8 tropaires du ton dominical :
1. A cause de l’arbre défendu * Adam fut exilé du Paradis, mais par l’arbre de la croix le Larron y entra ; * car l’un, goûtant de son fruit, méprisa le commandement du Créateur, * l’autre, partageant ta crucifixion, confessa ta divinité : ** Souviens-toi de moi dans ton royaume.
2. Seigneur exalté sur la Croix, * tu as brisé la puissance de la mort, * effaçant la cédule écrite contre nous ; * accorde-nous la repentance du Larron * et donne à tes fidèles serviteurs, ô Christ notre Dieu, * de te crier comme lui : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
3. D’un coup de lance, sur la croix * tu as déchiré la cédule écrite contre nous ; * et, compté parmi les morts, tu as enchaîné le prince de l’Enfer, * délivrant tous les hommes des liens de la mort * par ta Résurrection, dont la lumière a brillé sur nous ; * Seigneur ami des hommes, nous te crions : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
4. Crucifié & ressuscité du tombeau, * Dieu tout-puissant, le troisième jour, * avec toi, seul Immortel, tu ressuscitas le premier homme, Adam ; * donne-moi, Seigneur, de prendre aussi la voie du repentir * afin que, de tout mon cœur * & dans l’ardeur de ma foi, je te crie : ** Souviens-toi de moi, Sauveur, en ton royaume.
5. Pour nous l’Impassible devient homme de douleur * et sur la croix se laisse clouer, * afin de nous ressusciter avec lui ; * aussi nous glorifions avec la Croix * les Souffrances & la sainte Résurrection * par lesquelles nous fûmes rénovés, * obtenant le salut en criant : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
6. Ressuscité d’entre les morts * et dépouillant l’empire de la Mort, * il apparut aux Myrrophores, leur annonçant la joie ; * et nous fidèles, prions-le * d’épargner à nos âmes la corruption, * lui répétant sans cesse la parole du bon Larron : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
7. Fidèles, glorifions d’un même cœur * le Père, le Fils & l’Esprit saint, * invoquons en trois personnes l’unique Divinité * indivisible, inaccessible, sans confusion, ** qui nous sauve des flammes du châtiment.
8. Ta mère, Seigneur, t’enfanta virginalement * et vierge elle est demeurée même après l’enfantement : * c’est elle que nous te présentons pour intercéder auprès de toi : * accorde à sa prière le pardon des péchés * pour ceux qui ne cessent de te crier : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Ayant appris de l’Ange la prédication lumineuse de la Résurrection, * et le terme de l’ancestrale condamnation, * les femmes disciples du Seigneur * dirent, pleines de fierté, aux Apôtres : * « Renversée est la mort ! * Le Christ Dieu est ressuscité, ** donnant au monde sa grande miséricorde ! »
2. Tropaire des Apôtres, ton 3 : Apôtres saints, * priez le Dieu de miséricorde * afin que le pardon de nos péchés, ** il l’accorde à nos âmes.
3. Tropaire du Martyr, ton 4 : Ton Martyr Epimaque, Seigneur, * pour le combat qu’il a mené a reçu la couronne d’immortalité de toi, notre Dieu ; * animé de ta force, il a terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons ; ** par ses prières sauve nos âmes.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Kondakion des Apôtres, ton 8 : Louons avec action de grâces ces trésors du Tout-Saint-Esprit* et ces rais du Soleil de gloire, les sages Apôtres * Apellès, Urbain et Aristobule, * Amplias, Narcisse et Stachys, ** qui ont été réunis ensemble par la grâce de notre Dieu.
6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
7. Kondakion du dimanche, ton 4 : Mon sauveur & mon libérateur, * au sortir du tombeau * a libéré et ressuscité tous les habitants de la terre, car il est Dieu. * Il a brisé les portes des enfers, ** et lui le Maître, il est ressuscité le troisième jour.

Prokimen
Du dimanche, ton 4 :
℟. Que tes œuvres sont grandes, Seigneur ! Toutes, avec sagesse tu les fis (Psaume 103, 24).
℣. Bénis le Seigneur, mon âme ! Seigneur, mon Dieu, tu es si grand ! (Psaume 103, 1).

Epître
Du dimanche : Galates (§ 203) II, 16-20.
Ce n’est plus moi qui vis, mais c’est le Christ qui vit en moi.

Alleluia
Du dimanche, ton 4 :
℣. Va, chevauche pour la cause de la vérité, de la piété & de la justice (Psaume 44, 5).
℣. Tu aimes la justice, tu hais l’impiété (Psaume 44, 8).

Evangile
Du dimanche : Luc (§ 38) VIII, 26-39.
Les démons étant donc sortis de cet homme, entrèrent dans les pourceaux ; et aussitôt le troupeau courut avec violence se précipiter dans le lac, où ils se noyèrent.

Hymne à la Mère de Dieu pendant l’anaphore
Il est digne en vérité, ton 4.

Versets de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Séquence de saint Martin – Adam de Saint-Victor

Gaude Sion - prose d'Adam de Saint-Victor pour la fête de saint Martin

Gaude Sion - prose d'Adam de Saint-Victor pour la fête de saint Martin

Gaude Sion - prose d'Adam de Saint-Victor pour la fête de saint Martin

Source : Abbe E. Misset & Pierre Aubry, Les proses d’Adam de Saint-Victor – texte & musique précédées d’une édition critique. Paris, H. Welter, 1900, p. 311-313.

Cette prose est due au célèbre hymnographe parisien Adam de Saint-Victor (c. 1112 † c. 1192), préchantre de la cathédrale de Paris, principal auteur du répertoire parisien des séquences dont il a renouvelé le genre en leur conférant une ampleur musicale et une richesse spirituelle par les images théologiques abordées. Ce répertoire victorin s’est très vite diffusé dans toute l’Europe Occidentale, on en chantait les séquences dès le XIIIème siècle à Palerme, Zagreb, Aix-la-Chapelle ou Dublin.

En voici une version moderne, sur le très beau plain-chant que l’Abbé d’Haudimont – maître de chapelle de la cathédrale de Châlons-sur-Saône puis de Notre-Dame de Paris et de Saint-Germain L’Auxerrois (avant 1790) – avait composé pour une autre séquence d’Adam de Saint-Victor, celle de la dédicace – Jerusalem & Sion filiæ –.

Le texte en est légèrement différent.

Prose de saint Martin - chant de l'Abbé d'Haudimont

Prose de saint Martin - chant de l'Abbé d'Haudimont

Prose de saint Martin - chant de l'Abbé d'Haudimont

Gaude, Sion, quæ diem récolis,
Qua Martínus, compar Apóstolis,
Mundum vincens, junctus cœlícolis
Coronátur.

Hic Martínus, pauper et módicus,
Servus prudens, fidélis víllicus,
Cœlo dives, civis angélicus,
Sublimátur.

Hic Martínus, jam catechúmenus
Nudum vestit, et nocte prótinus
Insequénti, hac veste Dóminus
Est indútus.

Hic Martínus, spernens milítiam
ínimicis inérmis óbviam
Ire parat, baptísmi grátiam
Assecútus.

Hic Martínus, dum offert hóstiam,
Intus ardet per Dei grátiam:
Supérsedens appáret étiam
Globus ignis.

Hic Martínus, qui cœlum réserat,
Mari præest et terris ímperat,
Morbos sanat et monstra súperat,
Vir insígnis.

Hic Martínus, nec mori tímuit,
Nec vivéndi labórem réspuit,
Sicque Dei se totum tríbuit
Voluntáti.

Hic Martínus, qui nulli nócuit,
Hic Martínus, qui cunctis prófuit,
Hic Martínus, qui trinæ plácuit
Majestáti.

Hic Martínus, qui fana déstruit,
Qui gentíles ad fidem ímbuit,
Et de quibus eos instítuit
Operatur.

Hic Martínus, qui tribus mórtuis
Méritis dat vitam præcípuis,
Nunc moméntis Deum contínuis
Contemplátur.

O Martíne, pastor egrégie,
O cœléstis consors milítiæ,
Nos a lupi deféndas rábie
Sæviéntis.

O Martíne, fac nunc quod gésseras,
Deo preces pro nobis ófferas,
Esto memor, quam nunquam déseras
Tuæ gentis.

Amen.

Programme du XXVème dimanche après la Pentecôte

Vème dimanche après l'Epiphanie : le bon grain & l'ivraieSaint-Eugène, le dimanche 6 novembre 2016, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Oraisons & lectures reprises du Vème dimanche après l’Epiphanie.
Le bon grain & l’ivraie.

Mais comme le Seigneur nous dit qu’ils ont été semés au milieu du blé, il semblerait bien qu’ils signifient ceux qui appartiennent à une même communion. D’autre part, le Seigneur interprète le champ comme étant non pas l’Église mais ce monde ; on peut aussi comprendre qu’il s’agit d’hérétiques car en ce monde, ils sont mêlés aux bons non pas dans la société d’une même Église ou dans celle d’une même foi, mais dans la société du seul nom chrétien. Quant à ceux qui, au sein d’une même foi, sont mauvais, il faut les regarder comme de la paille, plutôt que comme de l’ivraie, car la paille a la même souche que le blé et une racine commune. »
Homélie de saint Augustin, évêque, VIIIèmeleçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

IIndes vêpres du XXVIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : Panis angelicus, du Ier ton
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Salve regina, du Ier ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Exaudi Christe – extrait des Laudes regiæ – ton de Reims.
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo nancéen – mélodie du Ier ton en usage dans le diocèse de Nancy
  • Chant d’action de grâces : Te laudamus Domine – Transitus (antienne de communion) de la liturgie ambrosienne pour le IVème dimanche après l’Epiphanie

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Programme du XXème dimanche après la Pentecôte – Icône de Notre Dame, joie des affligés – ton 3

Icône de la Mère de Dieu, Joie des affligésParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 6 novembre 2016 du calendrier grégorien, 24 octobre 2016 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton III de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour la fête de l’icône de Notre-Dame, Joie des affligés.

Cette sainte icône, qui se trouvait à Moscou dans l’église paroissiale de la Transfiguration, fut glorifiée en 1688 à la suite de la guérison miraculeuse de la sœur du patriarche Joachim, Euphémie, qu’elle obtint le 24 octobre de cette année-là. Vers 1720, l’empereur Pierre Ier fit porter l’icône de Moscou à sa nouvelle capitale Saint-Pétersbourg, où elle fut vénérée dans la chapelle privée de la famille impériale. Une copie de l’icône accompagna Pierre Ier dans la guerre contre les Turcs. Il existe plusieurs modèles de cette icône dont le canon iconographique est assez tardif, puisque la première mention de cette icône remonte à 1688. La Mère de Dieu se tient debout, surmontée du Christ dans la gloire. A ses pieds de part et d’autre, accourent ceux qui prient et ceux qui viennent à elle pour être aidés et guéris. La Mère de Dieu peut être revêtue d’habits royaux et être couronnée. Si elle porte l’Enfant dans les bras, celui-ci est également couronné. Elle peut tenir dans les mains un phylactère déployé qui porte le message suivant :

  • « O Fils très miséricordieux, tourne ton regard vers ta Mère et écoute la prière de tes serviteurs. »

Les groupes de nécessiteux qui accourent vers la Mère de Dieu portent souvent des phylactères où figurent les suppliques suivantes :

  • « Visite-nous et secoure-nous dans la vieillesse et l’infirmité, ô Souveraine ! » ;
  • « Aide ceux qui sont dans les tourments du froid et de la nudité » ;
  • « Habille ceux qui sont nus » ;
  • « Vierge, Mère de Dieu, espérance et consolation des malades » ;
  • « Souveraine, guérison des malades et salut de tous » ;
  • « Donne la nourriture aux affamés » ;
  • « Voyage avec nous qui sommes en voyage » ;
  • « Refuge sûr des navigateurs » ;
  • « Souveraine consolation des pèlerins » ;
  • « Regarde-nous avec Tes yeux miséricordieux, ô Souveraine, joie des affligés, avocate des délaissés » ;
  • « Change notre affliction en joie, parce que nous sommes malheureux ».

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la Mère de Dieu. Kondakion : du dimanche.
A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la Mère de Dieu. Kondakion : de la Mère de Dieu.

Béatitudes, ton 3. Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche ton 3, & 4 tropaires de la 6ème ode du canon de la Mère de Dieu :
1. Adam, notre premier père, ayant transgressé ton commandement, * ô Christ, tu l’as chassé du Paradis ; * mais, compatissant, tu fis entrer le bon Larron * te confessant sur la croix et criant : * Souviens-toi de moi, Sauveur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Pour notre faute, tu nous condamnas * à la malédiction de la mort, Seigneur source-de-vie ; * mais, souffrant dans ton corps, Maître sans péché, * tu fis revivre les morts qui s’écrièrent : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Ressuscité d’entre les morts, tu nous sauvas de nos passions, * Seigneur, par ta sainte Résurrection ; * et, Sauveur, tu as détruit toute la puissance de la mort ; * c’est pourquoi nous, les fidèles, te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Par ta sépulture de trois jours tu éveillas, * Dieu, les morts qu’aux Enfers tu vivifias ; * et, dans ta bonté, tu fus la source de l’immortelle vie * pour nous tous, fidèles, qui sans cesse te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. Aux Myrophores tu apparus d’abord, * Sauveur ressuscité d’entre les morts, * leur criant : Réjouissez-vous ! * et par elles, ô Christ, tu révèles ton éveil à tes amis ; * aussi te crions-nous : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
6. Sur la montagne Moïse, étendant les bras, préfigurait la croix et triomphait d’Amalec ; * nous-mêmes, nous la prenons pour combattre les démons * et tous ensemble avec foi te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les Célestes soient en liesse ! * Que les terrestres se réjouissent ! * Car le Seigneur a établi son Règne par son bras, * terrassant la mort par la mort, * Lui le Premier-Né d’entre les morts. * Il nous libère du ventre de l’enfer, ** et offre au monde la grande miséricorde.
2. Tropaire de la Mère de Dieu, ton 4 : Auprès de la Mère de Dieu, * nous les pécheurs, accourrons humblement * et, pleins de repentir, devant elle nous prosternant, * crions-lui du fond de notre cœur : * Vierge de tendresse, viens à notre secours, * hâte-toi, car nous sommes perdus, * vois la multitude de nos péchés, * ne laisse pas sans aide tes serviteurs ; ** notre unique espérance repose en toi.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du dimanche, ton 3 : Tu es ressuscité aujourd’hui du tombeau, ô Miséricordieux, * et Tu nous as écartés des portes de la mort. * Aujourd’hui Adam exulte et Ève se réjouit ; * avec eux prophètes et patriarches ne cessent de chanter ** la force divine de ta puissance.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de la Mère de Dieu, ton 6 : Nous n’avons d’auxiliatrice que toi * ni d’autre espérance, ô Mère de Dieu : * tu viens à notre secours, * en toi repose notre espoir ; * et c’est en toi que nous pouvons nous glorifier : * nous qui sommes tes serviteurs, ** ne nous déçois pas.

Prokimen
Du dimanche, ton 3 :
℟. Sonnez pour notre Dieu, sonnez ; sonnez pour notre Roi, sonnez ! (Psaume 46, 7).
℣. Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ! (Psaume 46, 2).
De la Mère de Dieu, ton 3 :
Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur (Luc 1, 46).

Epîtres
Du dimanche : Galates (§ 200) I, 11-19.
Je vous déclare donc, frères, que l’Évangile que je vous ai prêché, n’a rien de l’homme.
De la Mère de Dieu : Philippiens (§ 240) II, 5-11.
Mais il s’est anéanti lui-même en prenant la forme et la nature de serviteur, en se rendant semblable aux hommes, et étant reconnu pour homme par tout ce qui a paru de lui au dehors.

Alleluia
Du dimanche, ton 3 :
℣. En toi, Seigneur, j’ai mon abri ; sur moi pas de honte à jamais (Psaume 30, 2).
℣. Sois pour moi un Dieu qui me défend, un lieu fort qui me sauve (Psaume 30, 3.)
De la Mère de Dieu, ton 8 :
℣. Ecoute, ma fille, regarde et tends l’oreille (Psaume 44, 11).

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 83) XVI, 19-31.
Abraham lui répondit : S’ils n’écoutent ni Moïse, ni les prophètes, ils ne croiront pas non plus, quand même quelqu’un des morts ressusciterait.
De la Mère de Dieu : Luc (§ 54) X, 38-42; XI, 27-28.
Jésus lui dit : Mais plutôt heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la pratiquent !

Hymne à la Mère de Dieu pendant l’anaphore
Il est digne en vérité, ton 3.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
De la Mère de Dieu : Je prendrai la coupe du salut et j’invoquerai le nom du Seigneur (Psaume 115, 13). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Commémoraison de tous les fidèles défunts

Messe de funéraillesSaint-Eugène, le mercredi 2 novembre 2016, Requiem de 19h.
Répétition pour les choristes à partir de 18h30.

Catéchisme sur le Purgatoire & sur la prière pour les morts

La prière pour les morts existe dès les premiers temps du christianisme. A côté de la célébration d’offices pour tel et tel défunt se développèrent par la suite des offices célébrés de façon plus générale (en particulier pour tous les bienfaiteurs défunts d’un monastère). Au VIIIème siècle, le monastère de Fulda célébrait chaque mois une commémoraison générale des fidèles défunts.

La célébration annuelle de l’office pour tous les fidèles défunts au 2 novembre, au lendemain de la Toussaint remonte à saint Odilon, abbé de Cluny. Celui-ci ordonne par un édit de 998 pour la centaine de monastères de sa congrégation que le 1er novembre, après les vêpres solennelles de la Toussaint, les cloches sonnent le glas funèbre et que les moines célèbrent au chœur l’office des défunts. Le lendemain, tous les prêtres doivent offrir à Dieu le divin sacrifice pro requiem omnium defunctorum. Diffusé dans toute l’Europe par les moines de Cluny, cet usage fut accueilli très vite par des diocèses (dès 1008 pour Liège) et finit par devenir général au XIVème siècle.

En raison des ravages causés dans la chrétienté par la Ière guerre mondiale, S.S. le Pape Benoît XV a autorisé tous les prêtres à célébrer le 2 novembre 3 messes pour les défunts, étendant un privilège que le Pape Benoît XIV avait accordé initialement aux états dépendants de la couronne d’Espagne. A cette occasion fut insérée dans le Missel Romain la préface pour les défunts, composition moderne inspirée d’une préface similaire en usage de longue date dans les diocèses français & qui figure au propre de Paris (hélas, de ce vénérable & antique texte, seule la sublime phrase vita mutatur non tollitur a été conservée intacte).

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Programme de la fête de tous les saints

Page de garde d'un martyrologe romainSaint-Eugène, le mardi 1er novembre 2016, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h.

Catéchisme sur la fête de tous les saints

Aujourd’hui, bien-aimés frères, nous célébrons, dans l’allégresse d’une solennité commune, la fête de tous les Saints. Leur société réjouit les cieux, leur protection console la terre, leur triomphe couronne la sainte Église. Plus la profession de leur foi a été ferme dans les tourments, plus ils ont d’éclat dans la gloire. Car la violence du combat s’augmentant, l’honneur des combattants s’est aussi accru. Les diverses tortures du martyre rehaussent le triomphe, et des souffrances plus affreuses ont procuré de plus délicieuses récompenses. Notre mère l’Église catholique, répandue au loin dans tout l’univers, à qui Jésus-Christ, son chef, apprit par son exemple à ne craindre ni les outrages, ni les croix, ni la mort, s’est de plus en plus fortifiée, non par la résistance, mais par la patience. Pour encourager toutes ces légions d’illustres athlètes, jetés en prison comme des criminels, et pour les animer tous à soutenir le combat avec la même ardeur et un courage égal, elle leur a inspiré la sainte ambition d’un glorieux triomphe.
Sermon de saint Bède le Vénérable, prêtre, IVème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au second nocturne.

  • Propre grégorien du jour – Kyriale IV – Cunctipotens Genitor Deus
  • Kyriale IV – Cuntipotens genitor Deus
  • Séquence parisienne : Sponsa Christi, quæ per orbem – selon la tradition, l’orgue figure les versets impairs
  • Credo III
  • Et incarnatus de la Missa syllabica de Jean de Bournonville (1585 † 1632), maître de chapelle de la Sainte Chapelle de Paris
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Laudáte Dóminum – Psaume CXVI du IInd ton – Henri de Villiers
  • Après la Consécration : O salutaris Hostia d’après Alexis V. Kastorsky (1869 † 1944), chantre de la chapelle impériale de Saint-Pétersbourg – adaptation Henri de Villiers
  • Pendant la communion : La prière du bon larron en croix & les béatitudes – tradition russe, chant de Kiev, VIème ton (Luc 23, 42 & Matthieu 5, 3-12)
  • Ite, missa est : de la Messe royale du Ier ton d’Henry du Mont
  • Pendant le dernier Evangile : Salve Regina
  • Procession de sortie : Chantons les combats – texte de l’Abbé Jean-Baptiste Marduel (1763 † 1848), vicaire de Saint-Roch, chanoine des cathédrales de Lyon & de Paris (in Nouveau Recueil de cantiques sur les principales vérités de la foi et de la morale à l’usage du diocèse de Lyon, 1805) – musique : Henri de Villiers

IIndes vêpres de la Toussaint suivies du salut du Très-Saint Sacrement et des vêpres des morts. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : ave verum, VIème ton – Prose du Très-Saint Sacrement du XIVème siècle, attribuée au pape Innocent VI († 1362)
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Ave Maria, du Ier ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Exaudi Christe – extrait des Laudes regiæ – ton de Reims.
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo nancéen – mélodie du Ier ton en usage dans le diocèse de Nancy
  • Chant d’action de grâces : O salutaris hostia sacra – motet au Très-Saint Sacrement, pour les défunts – plain-chant musical de François de La Feillée (Méthode de plain-chant de 1748)

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Programme de la fête de Notre Seigneur Jésus-Christ Roi

Christ en gloire, miniature du XIIIème siècleSaint-Eugène, le dimanche 30 octobre 2016, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

La fête du Christ-Roi a été instituée par le Pape Pie XI le 11 décembre de l’Année Sainte 1925 par l’encyclique Quas Primas, écrite non seulement dans le contexte de l’avènement du communisme athée en Russie mais aussi pour combattre le développement moderne du laïcisme occidental. Ainsi au Mexique, l’élection en 1924 de Plutarco Elías Calles sonnait le début de la persécution contre l’Eglise et les prémices d’une formidable résistance chrétienne, qui se concrétisera par la Guerre des Cristeros. La fête a été placée par le Pape Pie XI au dimanche qui précède la fête de la Toussaint, afin de montrer le lien existant entre la royauté du Christ et son épanouissement par la sainteté de ses fidèles.

Quel intérêt pour le Roi des siècles de devenir le roi des hommes ? Le Christ n’est pas roi d’Israël pour lever un tribut, pour équiper une armée ou pour combattre des ennemis visibles, mais pour gouverner les âmes, pour veiller à leur salut éternel, et pour conduire au royaume des cieux ceux qui croient, espèrent et aiment. Pour le Fils de Dieu égal au Père, Verbe « par qui tout fut fait », c’est donc une condescendance de consentir à être roi d’Israël et non une promotion. C’est la marque de sa miséricorde, bien loin d’être un accroissement de pouvoir. II est au ciel le Seigneur des anges celui qui reçoit sur terre le nom de roi des Juifs… Mais le Christ n’est-il que roi des Juifs ? Ne l’est-il pas de toutes les nations ? — Bien sûr que si ! Il l’avait dit prophétiquement : « J’ai été constitué par Dieu roi sur Sion, sa montagne sainte, je publierai le décret du Seigneur. » Mais, puisqu’il s’agit de la montagne de Sion, on pourrait dire qu’il a été constitué roi des Juifs seulement, aussi les versets suivants déclarent-ils : « Le Seigneur m’a dit : tu es mon fils, c’est moi qui t’engendre aujourd’hui ; demande et je te donnerai les nations pour héritage et pour ta possession les confins de la terre.
Homélie de saint Augustin, prêtre, VIIème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au troisième nocturne.

IIndes vêpres de la fête du Christ-Roi. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : Christum Regem adoremus – Invitatoire des matines de la Fête-Dieu – Psaume 33 sur une ancienne psalmodie
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Tota pulchra es Maria – prose du XIVème siècle, du Ier ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Exaudi Christe – extrait des Laudes regiæ – ton de Reims.
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo nancéen – mélodie du Ier ton en usage dans le diocèse de Nancy
  • Chant d’action de grâces : Christus vincit – plain-chant d’Aloys Kunc (1832 † 1895), maître de chapelle de la cathédrale de Toulouse.

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Programme du XIXème dimanche après la Pentecôte – saint André le Crétois – ton 2

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 30 octobre 2016 du calendrier grégorien, 17 octobre 2016 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton II de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour la fête du saint moine martyr André le Crétois († 767). Ce saint – qu’il ne faut pas confondre avec son contemporain l’évêque saint André de Crête († 740), l’auteur du Grand Canon – est un moine originaire de Crète venu en 767 à Constantinople pour prendre la défense des saintes images détruites par l’empereur iconoclaste Constantin V Copronyme (741 † 775) et faire des représentations à cet empereur sur sa cruauté envers les défenseurs des saintes images. A partir de l’année 761 en effet, les partisans des images furent persécutés par Constantin V Copronyme avec une cruauté qui rappelait le temps de Dioclétien et l’on voit percer une juste indignation dans tous les documents originaux que l’on a sur cette malheureuse époque. Le 20 novembre 766, l’empereur Copronyme fit traîner saint André les pieds liés à travers les rues de Constantinople avant de le faire jeter dans une sorte de voirie appelée Pelagia, lieu utilisé souvent pour la sépulture des malfaiteurs. Après avoir ainsi gagné les palmes du martyre, le corps de saint André le Crétois fut recueilli par de pieux fidèles qui l’ensevelirent en un lieu non loin de Constantinople qui s’appelait Crisis. Par la suite, un monastère de nonnes, Saint-André-in-Crisi, fut établi sur sa sépulture. L’église de ce monastère fut transformée en 1489 en mosquée et existe toujours de nos jours, sous le nom de mosquée Khodja Moustapha Pacha Djami.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Vénérable Père Martyr. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Vénérable Père Martyr. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : 8 tropaires du dimanche, ton 2 :
1. Reprenant la prière du bon Larron, * ô Christ, nous te disons : * Souviens-toi de nous, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Ta croix, nous te l’offrons * pour la rémission de nos péchés : * Seigneur, tu l’as supportée ** par amour pour les hommes.
3. Devant ta Sépulture & ta sainte Résurrection, * Maître, nous nous prosternons : * par elles tu rachetas de la corruption, ** Ami des hommes, le monde entier.
4. Seigneur, l’empire de la Mort * par ta mort fut englouti, * & par ta sainte Résurrection, ** Dieu sauveur, tu as sauvé l’univers.
5. Au plus profond de l’Enfer, * lorsqu’ils virent ta clarté, * ceux qui dormaient dans les ténèbres de la mort, ** ô Christ, se levèrent, ressuscités.
6. Ressuscité du tombeau, * tu vins au-devant des Myrophores, * et les Disciples reçurent la mission ** de proclamer ta Résurrection.
7. Glorifions le Père éternel, * prosternons-nous devant le Fils * et tous, avec foi célébrons ** la louange du Saint-Esprit.
8. Réjouis-toi, ô Trône flamboyant, * réjouis-toi, Epouse inépousée, * réjouis-toi, Vierge qui enfantas ** pour les hommes notre Dieu.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : * Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi !
2. Tropaire du vénérable père martyr, ton 4 : T’exerçant dans la montagne aux ascétiques combats, * tu brisas l’assaut des ennemis spirituels avec l’armure de la Croix ; * de même sur le stade tu luttas vaillamment * pour abattre le Copronyme grâce au glaive de la foi ; * pour l’un et l’autre de ces exploits tu fus par Dieu couronné doublement, ** bienheureux vénérable père martyr André.
3. Kondakion du vénérable père martyr, ton 3 : En ce jour la cité reine fête brillamment * ta mémoire porteuse de clarté ; * elle invite à l’allégresse toute ville & tout pays, * car ton corps aux multiples combats, * elle jubile de le posséder comme un immense trésor, ** martyr André, luminaire de l’orthodoxie.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Autre kondakion du vénérable père martyr, ton 8 : A celui dont le nom évoque le courage viril, * à l’enseignant des mystères de la piété, * nos hymnes profèrent des louanges en action de grâces * par amour pour toi, ô divinement béni. * Comme tu es intrépide devant le Seigneur, * sauve-nous de tous les maux, nous qui te chantons : ** Réjouis-toi, Père toujours mémorable.
6. Kondakion du dimanche, ton 2 : Tu es ressuscité du tombeau, tout-puissant Sauveur : * l’enfer, voyant ce prodige, est saisi de stupeur, * & les morts ressuscitent. * A cette vue, la création se réjouit avec toi ; * Adam s’unit à l’allégresse ** et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.

Prokimen
Du dimanche, ton 2 :
℟. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14).
℣. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18).

Epître
Du dimanche : 2 Corinthiens (§ 194) XI, 31 – XII, 9.
Ma grâce te suffit : car ma puissance éclate davantage dans la faiblesse. Je prendrai donc plaisir à me glorifier dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ habite en moi.

Alleluia
Du dimanche, ton 2 :
℣. Qu’il te réponde, le Seigneur, au jour d’angoisse, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob ! (Psaume 19, 1).
℣. Seigneur, sauve le roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquons (Psaume 19, 10).

Evangile
Du dimanche : Luc (§ 35) VIII, 5-15.
Enfin ce qui tombe dans la bonne terre, marque ceux qui ayant écouté la parole avec un cœur bon et excellent, la retiennent, la conservent, et portent du fruit par la patience.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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