Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du XVème dimanche après la Pentecôte à Bollène

01 La collégiale Saint-Martin de Bollène vue depuis le couvent des SacramentinesCollégiale Saint-Martin de Bollène (Vaucluse), le dimanche 1er septembre 2013, messe solennelle en rit romain traditionnel de 10h30.

La résurrection du fils de la veuve de Naïm.

Une mère, veuve, fut dans la joie lors de la résurrection de ce jeune homme. Une mère, l’Église, est dans la joie chaque jour lors de la résurrection spirituelle des hommes. Celui-là était mort dans son corps mais ceux-ci, dans leur âme. La mort visible était pleurée par des larmes visibles. Quant à la mort invisible, nul n’en prenait souci, nul ne l’apercevait, Celui-là qui connaissait les morts prit souci d’eux. Celui-là seul connaissait les morts qui pouvait les rendre à la vie. S’il n’était pas venu pour ressusciter les morts, l’Apôtre ne dirait pas : « Éveille-toi, toi qui dors, lève-toi d’entre les morts, et sur toi luira le Christ ».
Homélie de saint Augustin, évêque, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

 

  • Procession d’entrée : Dixit Dominus (H. 197) de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, du Dauphin, fils de Louis XIV et de la Sainte Chapelle
  • Introït – Inclina Domine (ton i.)
  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa XI Orbis factor
  • Epître : Galates V, 25-26 & VI, 1-10 : Si nous vivons par l’Esprit, conduisons-nous aussi par l’Esprit.
  • Graduel – Bonum est confiteri Domino (ton v.)
  • Alleluia – Quoniam Deus magnus Dominus (ton vii.)
  • Evangile : Luc VII, 11-16 : Le Seigneur l’ayant vue, fut touché de compassion envers elle, et lui dit : Ne pleurez point.
  • Credo III
  • Offertoire – Exspectans exspectavi Dominum (ton v.)
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Laudate pueri – Psaume 112 – de Claudio Monteverdi (1567 † 1643), maître de chapelle à Mantoue puis de Saint-Marc de Venise
  • A l’élévation : O vere digna Hostia de Guillaume Bouzignac (c. 1587 † ap. 1643), maître de chapelle des cathédrales d’Angoulême, de Bourges, de Rodez et de Clermont-Ferrand
  • Pendant la communion : Tantum ergo sacramentum « mozarabe » – Sur le plain-chant des livres de Tolède – Tomás Luis de Victoria (1548 † 1611), maître de chapelle de l’impératrice Marie à Madrid
    Ave Maria – Tomás Luis de Victoria
  • Communion – Panis quem ego dedero (ton i.)
  • Prière pour la France, sur le VIème ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est XI
  • Après le dernier Evangile : Salve Regina
  • Procession de sortie : O vous qui sur terre n’aspirez qu’au ciel
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Iconographie & les 3 leçons des nocturnes de ce dimanche, sur notre page Facebook.

    Programme de la fête de la Nativité de la Mère de Dieu

    Nativité de Notre Dame la Mère de Dieu & Très-Sainte Vierge Marie - 8 septembreParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le samedi 21 septembre 2014 du calendrier grégorien, 8 septembre 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Nous fêtons en ce jour la fête de la Nativité de notre Très-Sainte Dame la Mère de Dieu et toujours Vierge Marie.

    Cette fête, probablement d’origine hiérosolomytaine, a dû être introduite dans le synaxaire de Constantinople par l’empereur Maurice (582 † 602). Saint Jean Damascène (c. 676 † 749) en fait mention dans ses homélies, de même Saint André de Crète (660 † 740) :

    Aujourd’hui comme pour des noces, l’Eglise se pare de la perle inviolée, de la vraie pureté. Aujourd’hui, dans tout l’éclat de sa noblesse immaculée, l’humanité retrouve, grâce aux mains divines, son premier état et son ancienne beauté. Les hontes du péché avaient obscurci la splendeur et les charmes de la nature humaine ; mais, lorsque naît la Mère de celui qui est la Beauté par excellence, cette nature recouvre en elle ses anciens privilèges, elle est façonnée suivant un modèle parfait et entièrement digne de Dieu. Et cette formation est une parfaite restauration et cette restauration est une divinisation et cette divinisation, une assimilation à l’état primitif. Aujourd’hui, contre toute espérance, la femme stérile devient mère et cette mère, donnant naissance à une descendance qui n’a pas de mère, née elle-même de l’infécondité, a consacré tous les enfantements de la nature. Aujourd’hui est apparu l’éclat de la pourpre divine, aujourd’hui la misérable nature humaine a revêtu la dignité royale. Aujourd’hui, selon la prophétie, le sceptre de David a fleuri en même temps que le rameau toujours vert d’Aaron, qui, pour nous, a produit le Christ rameau de la force. Aujourd’hui, une jeune vierge est sortie de Juda et de David, portant la marque du règne et du sacerdoce de celui qui a reçu, suivant l’ordre de Melchisédech, le sacerdoce d’Aaron. Pour tout dire en un mot, aujourd’hui commence la régénération de notre nature, et le monde vieilli, soumis à une transformation divine, reçoit les prémices de la seconde création.

    Le Pape d’origine syrienne saint Serge Ier (c. 650 † 701) introduisit cette fête à Rome dans le rit romain, faisant précéder la messe d’une procession ; du reste le tropaire byzantin de la fête sert aussi d’antienne de Magnificat des secondes vêpres romaines. Saint Serge Ier mourut du reste le 8 septembre 701.

    Dans le rit byzantin, la fête de la Nativité de la Mère de Dieu est l’une des douze grandes fêtes de l’année liturgique. Elle est précédée d’un jour d’avant-fête (le 7 septembre) et de quatre jours d’après fête (clôture de la fête le 12 septembre).

    Ce dimanche est aussi le dimanche avant la fête de l’Exaltation de la sainte Croix, d’où un prokimen, un alleluia & des lectures propres.

    Aux heures
    A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Kondakion : du dimanche.
    A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Kondakion : de la fête.

    Tropaires des Béatitudes : six tropaires du ton dominical occurent (ton 6) et quatre tropaires de la 3ème ode du canon de la fête, œuvre de saint Jean Damascène (676 † 749) :
    1. Souviens-toi de moi, Dieu Sauveur, * quand tu entreras dans ton royaume, ** seul Ami des hommes, sauve-moi.
    2. Adam fut séduit par l’arbre défendu, * mais par celui de la Croix tu as sauvé * le bon Larron s’écriant : ** Dans ton royaume, Seigneur, souviens-toi de moi.
    3. Ayant brisé les portes & les verrous de l’Enfer, * tu as ressuscité, Source de vie, * Sauveur, tous ceux qui s’écrient : ** Gloire à ta sainte Résurrection.
    4. Souviens-toi de moi, Seigneur * qui par ta sépulture triomphas de la mort * & comblas de joie l’univers, ** Dieu de tendresse, par ta Résurrection.
    5. Les Myrophores venues au tombeau * entendirent l’Ange proclamer : * Il est vraiment ressuscité, ** le Christ qui illumine le monde entier.
    6. Le Christ qui fut cloué * sur le bois de la croix * & sauva le monde de l’erreur, ** chantons-le tous d’un même chœur.
    7. Ayant vécu sans reproche devant Dieu, * ils ont mis au monde le salut de tous, * les parents de celle qui enfanta ** notre divin Créateur.
    8. Le Seigneur qui fait jaillir la vie pour tous * d’une stérile a fait naître * la Vierge dont il fit le lieu de son séjour, ** la gardant sans faille après l’enfantement.
    9. En ce jour sainte Anne donne un fruit, et c’est Marie, * celle qui produit le vivifiant Raisin: * chantons-la comme la Mère de Dieu, ** le secours, la protection de l’univers.
    10. Seule Mère toujours-vierge, inépousée, * devenue l’encensoir d’or * de cette braise qu’est le Christ, ** sur mon cœur impur répands ton parfum.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Devant ton sépulcre les Puissances des cieux, * autant que les soldats furent frappés d’effroi ; * et Marie Madeleine se tenait près du tombeau, * cherchant ton corps immaculé ; * mais tu brisas l’Enfer sans te laisser vaincre par lui, * tu rencontras la Vierge et nous donnas la vie. * Ressuscité d’entre les morts, * Seigneur, gloire à toi.
    2. Tropaire de la fête, ton 4 : Ta nativité, Vierge Mère de Dieu, * a annoncé la joie à tout l’univers, * car de toi s’est levé le Soleil de Justice, le Christ notre Dieu, * qui, en détruisant la malédiction, nous a donné la bénédiction ; ** et en abolissant la mort, Il nous a donné la vie éternelle.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion du dimanche, ton 6 : De sa main vivifiante le Seigneur source-de-vie, * le Christ notre Dieu, * a fait surgir tous les morts des ténèbres de l’Enfer, * accordant la résurrection à tout le genre humain ; * il est vraiment notre Sauveur, * notre vie, notre résurrection et le Dieu de l’univers.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion de la fête, ton 4 : Joachim et Anne ont été délivrés de l’opprobre de la stérilité, * et Adam et Ève de la corruption de la mort, ô Immaculée, en ta sainte nativité ; * c’est elle que fête également ton peuple * libéré de la condamnation pour ses péchés, * en te criant : * « La stérile met au monde la Mère de Dieu, ** & la nourricière de notre vie ».

    Prokimen
    Du dimanche avant la Croix, ton 6 :
    ℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
    ℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).
    De la fête, ton 3 :
    ℟. Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur (Luc 1, 46).
    ℣. Il s’est penché sur son humble servante, désormais tous les âges me diront bienheureuse (Luc 1, 47).

    Epîtres
    Du dimanche avant la Croix: Galates (§ 215) VI, 11-18.
    Pour moi, à Dieu ne plaise que je me glorifie en autre chose qu’en la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est mort, crucifié pour moi, comme je suis mort, crucifié pour le monde !
    De la fête : Philippiens (§ 240) II, 5-11.
    Mais il s’est anéanti lui-même en prenant la forme et la nature de serviteur, en se rendant semblable aux hommes, et étant reconnu pour homme par tout ce qui a paru de lui au dehors.

    Alleluia
    Du dimanche avant la Croix, ton 1 :
    ℣. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
    ℣. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).
    De la fête, ton 8 :
    ℣. Ecoute, ma fille, regarde et tends l’oreille. (Psaume 44, 11).

    Evangiles
    Du dimanche avant la Croix : Jean (§ 9) III, 13-17.
    Et comme Moïse éleva dans le désert le serpent, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé en haut.
    De la fête : Luc (§ 54) X, 38-42; XI, 27-28.
    Jésus lui dit : Mais plutôt heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la pratiquent !

    A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique, mégalinaire de la Nativité
    Magnifie, ô mon âme, la très glorieuse nativité de la Mère de Dieu. Étrangère est aux impies la glorification de la Trinité sans commencement, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, la toute- puissance incréée par laquelle le monde entier a été fondé sur un signe de Sa puissance.

    Versets de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    De la fête : J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur (Psaume 115, 13). Alleluia, alleluia, alleluia.

    Fichier PDF du livret des choristes.

    La fête de l’Exaltation de la Sainte Croix avec nos frères chrétiens d’Orient persécutés

    Exaltation de la sainte Croix dans les camps de réfugiés chrétiens en Irak

    Traditionnellement, les chrétiens en Irak (en particulier dans les villes chrétiennes) ont coutume d’installer une croix lumineuse, qui s’allume dans la nuit et brille au-dessus de leurs maisons, à compter de la première semaine de septembre, afin de marquer la préparation à la grande fête de l’Exaltation de la Sainte Croix. Alors que de si nombreux chrétiens de ce pays ont été chassés iniquement de leurs maisons & qu’ils portent véritablement leur croix chaque jour, certains ont malgré tout tenu à maintenir cette tradition en plaçant une croix lumineuse au-dessus de leurs tentes, dans les camps de réfugiés, comme un vibrant témoignage de leur foi et un inébranlable attachement à la tradition. Que Dieu veille sur eux et fortifie leur foi dans ces épreuves ! Puisse l’Exaltation de la Croix de Jésus leur donner la lumière, la force et la vie au milieu des ténèbres, de la violence et de la mort qu’ils subissent tous les jours.

    Vous pouvez aider nos frères persécutés par vos prières.

    Vous pouvez soutenir les différentes associations de secours, comme l’association SOS Chrétiens d’Orient.

    Crédit photographique : Sœur Sara, o.p., sur Ave Crux Spes Unica, le blog de Sœur Anne Bentes.

    Programme de la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix

    L'Empereur Héraclius restitue la Vraie Croix à Jérusalem - école flamandeSaint-Eugène, le dimanche 14 septembre 2014, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h.

    Fête de l’Exaltation de la Sainte Croix

    Découverte par l’impératrice sainte Hélène en 326 après des fouilles, la sainte relique de la Vraie Croix du Christ avait été partagée en trois parts par celle-ci, entre Jérusalem, Constantinople et Rome.

    La part de Jérusalem avait été emporté par l’impie Chosroès II, empereur des Perses Sassanides au cours de la terrible guerre de 614 contre l’Empire, pendant laquelle ses troupes s’emparèrent de la ville sainte après un siège de 21 jours, emporté avec la complicité de la population juive. Dans un bain de sang, la ville fut pillée de ses trésors, la basilique de la Résurrection (Saint-Sépulchre) fut détruite, et de nombreuses reliques firent parties du butin perse, parmi lesquelles la relique de la Vraie Croix qui fut emportée à Séleucie-Ctésiphon (non loin de l’actuelle Bagdad), la capitale de l’Empire sassanide, avec d’autres reliques de la Passion du Christ, comme la sainte Eponge ou la sainte Lance. Les survivants du massacre de Jérusalem, dont le patriarche Zacharie, furent déportés en Mésopotamie. La prise de Jérusalem par ces païens mazdéens, soutenus par les Juifs qui préféraient les Perses aux Byzantins, causa un choc intense parmi les chrétiens.

    La fête de l’Exaltation de la Sainte Croix fut instituée dans l’Eglise universelle afin de commémorer le retour de la précieuse relique de la Vraie Croix chez les chrétiens, après la victorieuse croisade que mena l’empereur Héraclius de 624 à 631 contre les Perses.

    L’éclatante victoire de Ninive que remporta l’empereur Héraclius Ier sur les troupes perses de Chosroès II le 12 décembre 627 entraîna la chute de ce souverain & la restitution de la précieuse relique par le nouveau pouvoir perse. La Vraie Croix restituée fut apportée à Constantinople, ainsi que la relique de la sainte Eponge. Les deux précieuses reliques furent exaltées devant le peuple de Constantinople le 14 septembre 629.

    Les Perses occupaient toujours la Palestine, et ne se retirèrent qu’au cours de l’hiver 629-630. C’est alors qu’Héraclius, accompagné de son épouse l’impératrice Martine, partit pour Jérusalem au début de l’année 630 pour y rapporter la relique de la Vraie Croix reprise aux Perses. Il y fut accueilli le 21 mars par Modeste de Jérusalem, locum tenens du patriarcat, depuis l’exil du patriarche Zacharie. L’empereur entra dans la ville à pied, sans aucun insigne impérial, en portant lui-même la vénérable relique tout au long de la Via Dolorosa. Il fut le seul empereur qui se soit rendu à Jérusalem.

    La fête de l’Exaltation de la Sainte Croix fut fixée au 14 septembre pour commémorer cet exploit. Notons que cette fête suit immédiatement la fête de la dédicace de la basilique de la Résurrection (actuel Saint-Sépulcre) – édifiée sur le Golgotha et sur le tombeau du Christ, là même où fut redécouverte la Vraie Croix par sainte Hélène. La dédicace de cette basilique constantinienne fut en effet célébrée le 13 septembre 335.

    « A la vue du Christ élevé en croix, il ne faut pas, mes bien-aimés, que votre pensée s’arrête à ce seul aspect extérieur qui frappa les yeux des impies, auxquels il a été dit par Moïse : « Ta vie sera comme en suspens devant tes yeux, et tu craindras jour et nuit, et tu ne croiras pas à ta vie. » En effet, à la vue du Seigneur en Croix, les impies ne pouvaient apercevoir en lui autre chose que leur crime ; ils tremblèrent de crainte, non pas de la crainte qui justifie dans la vraie foi, mais de celle qui torture une conscience coupable. Pour nous, ayant l’intelligence éclairée par l’esprit de vérité, embrassons d’un cœur pur et libre la Croix dont la gloire resplendit au ciel et sur la terre, et appliquons toute l’attention de notre âme à pénétrer le mystère que le Seigneur, parlant de sa passion prochaine, annonçait ainsi : « C’est maintenant le jugement du monde, maintenant le prince de ce monde sera jeté dehors. Et moi, quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai tout à moi. »
    Homélie de saint Léon, pape, VIIème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au troisième nocturne.

     

  • Procession d’entrée : Les étendards du roi s’avancent, traduction versifiée du Vexilla Regis prodeunt – harmonisation du plain-chant traditionnel par Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris
  • Introït – Nos autem gloriari (ton iv.)
  • Kyrie : de la Messe royale du Ier ton d’Henry du Mont
  • Gloria : de la Messe royale du Ier ton d’Henry du Mont
  • Epître : Philippiens II, 5-11 : C’est pourquoi Dieu l’a élevé, et lui a donné un nom qui est au-dessus de tout nom
  • Graduel – Christus factus est pro nobis (ton v.)
  • Alleluia – Dulce lignum (ton viii.)
  • Evangile : Jean XII, 31-36 : Et pour moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tout à moi.
  • Credo : de la Messe royale du Ier ton d’Henry du Mont
  • Offertoire – Protege, Domine, plebem tuam (ton ii.)
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Vexilla Regis prodeunt – hymne du temps de la Passion, composé au VIème siècle par Saint Venance Fortunat lors de la susception à Poitiers des reliques de la vraie Croix par la reine de France Sainte Radegonde – mise en polyphonie d’Anthoine de Bertrand (1530 † 1581)
  • Sanctus : de la Messe royale du Ier ton d’Henry du Mont
  • A l’élévation : O salutaris sur le ton de Vexilla Regis prodeunt, d’après Antoine de Bertrand
  • Agnus Dei : de la Messe royale du Ier ton d’Henry du Mont
  • Pendant la communion : Dixit Dominus (H. 197) de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, du Dauphin, fils de Louis XIV et de la Sainte Chapelle
  • Communion – Per signum Crucis (ton iv.)
  • Prière pour la France sur le VIème ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite, missa est : de la Messe royale du Ier ton d’Henry du Mont
  • Après le dernier Evangile : Inviolata
  • Procession de sortie : La Croix ouvre l’entrée au trône de la gloire, cantique sur un texte de Pierre Corneille (1606 † 1684), de l’Académie française, tiré de sa traduction versifiée de l’Imitation de Jésus-Christ (livre II, chap. 12 : Du chemin royal de la sainte Croix) – mélodie de Charles Gounod – harmonisation à 4 voix Henri de Villiers
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Programme du XIVème dimanche après la Pentecôte – Indiction (Nouvel an) – saint Syméon Stylite – ton 5

    Saint Syméon le Stylite - icône russe de 1465Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 14 septembre 2014 du calendrier grégorien, 1er septembre 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton V de l’Octoèque. Ce jour – 1er septembre julien – est l’indiction c’est-à-dire le nouvel an byzantin.

    Le terme d’Indiction est d’origine latine (Indictio = annonce) et correspond sous la République romaine à une imposition en nature. Sous Dioclétien, la fiscalité de l’Empire fut réorganisée, l’imposition étant calculée sur la base foncière et les revenus des contribuables. L’évaluation de cette base est alors faite tous les cinq ans.

    C’est l’empereur saint Constantin le Grand qui décide en 312 que :
    – l’évaluation de cette base d’imposition se ferait désormais tous les 15 ans,
    – ce cycle de 15 ans commencerait le 23 septembre (dans l’Empire, jour férié marquant l’anniversaire de la naissance d’Auguste),
    – la mention de l’année de l’indiction (c’est-à-dire le numéro d’ordre dans le cycle des 15 ans) devait être obligatoire dans un acte juridique, afin que celui-ci soit valide.

    Par glissement de sens, le terme d’Indiction, qui désignait à l’origine l’impôt, signifia ce cycle de 15 ans puis la date de septembre, à laquelle on change d’année.

    La datation des actes juridiques par l’année de l’Indiction eut un grand succès dans l’Empire romain après 312 : on avait enfin un système stable de référencement des dates, plus pratique que l’indication du nom des consuls de l’année.

    La date du 23 septembre avait une signification particulière dans l’Empire romain : c’était en effet l’ancienne date de la fête de la naissance d’Auguste dans le calendrier impérial païen et ce jour était regardé comme le premier jour de l’année dans beaucoup de contrées de la partie orientale de l’empire. Après la suppression de la fête de la naissance d’Auguste, l’Indiction fut déplacée à une date plus commode : le 1er septembre (on estime que le changement se fit le 1er septembre 462). Pendant un temps, l’Eglise de Constantinople garda l’ancienne date du 23 septembre comme premier jour de l’année ecclésiastique, y célébrant la fête de la Conception de saint Jean Baptiste, qui se trouve être le premier mystère historique de l’économie de la Nouvelle Alliance. Puis, l’Eglise byzantine s’aligna sur le pouvoir civil et démarra son nouvel an également au 1er septembre.

    Le système organisé par Constantin se perpétua dans l’Empire byzantin mais fut également repris par Charlemagne en Occident à partir de l’an 800, mais le jour de l’an ne fut pas établi au 1er septembre (selon les époques & les régions, il fut placé au 1er janvier, au 25 décembre ou au 25 mars). Le cycle de l’Indiction est toujours utilisé par l’Eglise romaine pour la datation des documents officiels. L’Eglise byzantine démarre elle aujourd’hui encore sa nouvelle année au 1er septembre.

    La première Indiction ayant commencé en 312, la seconde débuta en 327, la troisième en 342, etc… Actuellement nous avons commencé un nouveau cycle d’Indiction en 2007 et donc 2014 est la 8ème année (Indiction 8).

    *

    Ce même jour est aussi commémoré notre vénérable Père Syméon le Stylite, appelé aussi « l’Ancien » ou « le Grand » (c. 390 † 459), moine en Syrie. L’appellation de Stylite vient du grec style, « colonne », cette mention est utilisée dans les synaxaires pour designer une catégorie particulière de saints, qui ont vécu sur une colonne, à l’instar de saint Syméon, le premier d’entre eux.

    Syméon est né dans une famille de bergers, dans le village Sisan en Syrie, non loin d’Antioche. Jeune, il fut très ému après avoir entendu les Béatitudes et décida de tout quitter pour suivre le Christ et s’en vint auprès d’un moine du nom d’Héliodore, supérieur d’une laure nommé Mandras. Sa passion pour l’ascèse et le jeûne grandit rapidement.

    Au bout de dix ans de vie cénobitique, Syméon s’en va poursuivre son ascèse en tant qu’ermite, vivant un temps dans un puits vide, près des montagnes.

    Des foules accourent à lui pour être guéries et pour entendre ses conseils sur la foi chrétienne, mais Syméon, pour les éviter, décide de monter sur une colonne, et commence à vivre là dans une petite cellule, en s’adonnant toujours à la prière et au jeûne. Il priait, assis ou debout, continuellement pendant des semaines. Mais il n’avait pas tout à fait coupé les liens avec le monde. Il écrivait des lettres et recevait même des visiteurs, qui montaient à lui par une échelle. Des foules énormes se déplacèrent au pied de sa colonne pour le voir, écouter ses enseignements et même recevoir le saint baptême par lui. Parmi ceux qui vinrent écouter ses enseignements figurent en particulier l’empereur Théodose II et sa femme, l’impératrice Aelia Eudocia. Sa lettre à l’empereur Léon de Constantinople en faveur du Concile œcuménique de Chalcédoine fut très respectée et contribua à l’acceptation des décisions du concile.

    Théodoret affirme qu’il était devenu tellement célèbre que des milliers d’arabes nomades crurent en Jésus Christ et furent baptisés grâce à lui ; le Roi de Perse envoya des messagers pour avoir des nouvelles sur son style de vie et la Reine demanda d’avoir de l’huile qui avait été bénite par lui. Importuné par cette affluence, Syméon change plusieurs fois de colonnes, les choisissant de plus en plus hautes. Après une vie de prières, d’efforts et d’accomplissements inouïs, il reposa en paix, âgé de 69 ans, en 459. Son corps fut descendu de la colonne trois jours après sa mort et ses reliques envoyées à Antioche.

    Aux heures
    A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du vénérable Père. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du vénérable Père.
    A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’Indiction. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.

    Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du dimanche, ton 5, 4 tropaires de la 3ème ode du canon de l’Indiction & 4 tropaires de la 6ème ode du canon du vénérable Père :
    1. Le bon Larron sur la croix * eut foi en ta divinité, ô Christ ; * il te confessa d’un cœur sincère en s’écriant : ** De moi, Seigneur, en ton royaume souviens-toi.
    2. Sur le bois de la croix * pour nous les hommes tu fis fleurir la vie * et se flétrir la malédiction de l’arbre défendu : ** Sauveur & Créateur, nous te chantons d’un même chœur.
    3. Par ta mort, ô Christ, * tu as brisé la force de la mort, * ressuscitant tous les morts depuis Adam, ** qui te chantent comme vrai Dieu & Sauveur du genre humain.
    4. Venues à ton sépulchre, Sauveur, * les saintes Femmes te cherchaient * pour embaumer la Source de vie, ** mais un Ange leur apparut pour leur dire : Il est ressuscité, le Seigneur !
    5. Affermis, Dieu de bonté, * la fructueuse vigne que par amour * sur terre ta droite a plantée ** et garde ton Eglise, Seigneur tout-puissant.
    6. Les fidèles te chantant * comme Dieu de l’univers, * rends-dignes de passer l’année qui vient ** en vaquant aux œuvres spirituelles qui te plaisent, Seigneur.
    7. Ô Christ, en ton amour accorde-moi * de parcourir en paix le cycle de l’année * et comble-moi des enseignements divins ** que tu prononçais devant les Juifs, les jours de sabbat.
    8. Toi qui seule, dépassant notre nature, as accueilli * la surnaturelle grâce dans ton sein, * lorsque le Christ notre Dieu y demeura sans changement, ** sans cesse nous te glorifions.
    9. Le Christ fit de toi, Bienheureux, * l’auteur de miracles prodigieux, ** comme un habitacle de la puissance de Dieu.
    10. Ton corps fut élevé, comme en croix, * sur la colonne, Siméon; c’est pourquoi ** tu fus glorifié avec le Christ qui pour toi fut élevé sur le bois.
    11. Toi qui frayas le suprême chemin, * fais monter vers la céleste hauteur ** les fidèles qui te chantent, admirable Siméon.
    12. Nous les fidèles, nous te chantons, * Vierge Mère, comme l’arche et le temple de Dieu, ** sa chambre nuptiale et la porte du ciel.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 5 : Les vertus angéliques sur ton tombeau, * les gardes pétrifiés de crainte, * Marie près de ton sépulcre cherchait ton corps très pur ; * Toi, Tu captives l’enfer sans être séduit. * Tu vas à la rencontre de la Vierge, ** Tu donnes la Vie, ô Ressuscité des morts, gloire à toi !
    2. Tropaire de l’Indiction, ton 2 : Auteur de l’entière création * qui as soumis à ton pouvoir les moments et les temps, * bénis la couronne de l’année * que ta bonté nous donne de commencer ; * garde en paix le peuple fidèle qui t’appartient ** et par l’intercession de ta Mère, Seigneur, sauve-nous.
    3. Tropaire du vénérable Père, ton 1 : Colonne de patience, tu imitas les Pères de jadis : * dans ses souffrances Job, dans ses épreuves Joseph ; * des Anges incorporels tu menas la vie en ton corps, * vénérable Père Siméon ; * intercède auprès du Christ notre Dieu, ** pour qu’il accorde à nos âmes le salut.
    4. Kondakion du dimanche, ton 5 : Des enfers où tu descendis, mon Sauveur, * tu as brisé les portes, Tout-Puissant, * pour ressusciter les morts, ô Créateur ; * et tu brisas l’aiguillon de la mort, * Adam fut délivré de la malédiction ; * et nous, Seigneur, nous te crions : ** sauve-nous, dans ton amour pour les hommes.
    5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    6. Kondakion du vénérable Père, ton 2 : Recherchant les choses d’en-haut, * conversant avec les êtres d’en-bas * et faisant de ta colonne un char de feu, * par elle tu devins un confident des Anges, Père saint ; * et sans cesse tu intercèdes avec eux ** pour nous tous auprès du Christ notre Dieu.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion de l’Indiction, ton 2 : Toi qui vis au plus haut des Cieux, Christ Roi, * Créateur et Fondement de tout ce qui est visible et invisible, * qui as créé les jours et les nuits, les temps et les années, ** veille sur Ta cité et Ton peuple et garde-les en paix, ô Très Miséricordieux.

    Prokimen
    de l’Indiction, ton 3 :
    ℟. Grand est le Seigneur, et infinie est sa puissance, et sa sagesse n’a pas de bornes (Psaume 146, 5).
    ℣. Louez le Seigneur parce qu’il est bon de le louer ; que la louange que l’on donne à Dieu lui soit agréable & digne de lui (Psaume 146, 1).
    du vénérable Père, ton 7 :
    ℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).

    Epître
    De l’Indiction : I Timothée (§ 282) II, 1-7.
    Je vous conjure donc avant toutes choses, que l’on fasse des supplications, des prières, des demandes et des actions de grâces pour tous les hommes, pour les rois, et pour tous ceux qui sont élevés en dignité ; afin que nous menions une vie paisible et tranquille, dans toute sorte de piété et d’honnêteté.
    Du dimanche : II Corinthiens (§ 170) I, 21 – II, 4.
    Du vénérable Père : Colossiens (§ 258) III, 12-16.

    Alleluia
    De l’Indiction, ton 4 :
    ℣. A toi est due la louange, Dieu, dans Sion ; et c’est à toi que l’on doit rendre des vœux dans Jérusalem. (Psaume 64, 2).
    ℣. Tu comblera de bénédictions tout le cours de l’année par les effets de ta miséricorde (Psaume 64, 12).
    Du vénérable Père :
    ℣. Bienheureux l’homme qui craint le Seigneur, et qui a une grande affection pour ses commandements (Psaume 111, 1).

    Evangile
    De l’Indiction : Luc (§ 13) IV, 16-22.
    L’Esprit du Seigneur sur moi ; c’est pourquoi il m’a consacré par son onction : il m’a envoyé pour prêcher l’Évangile aux pauvres, pour guérir ceux qui ont le cœur brisé ; pour annoncer aux captifs leur délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue ; pour mettre en liberté ceux qui sont brisés ; pour publier l’année favorable du Seigneur, et le jour où il se vengera.
    Du dimanche : Matthieu (§ 89) XXII, 1-14.
    Du vénérable Père : Matthieu (§ 43) XI, 27-30.

    Versets de communion
    De l’Indiction : Tu comblera de bénédictions tout le cours de l’année par les effets de ta miséricorde (Psaume 64, 12).
    Du vénérable Père : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

    Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche

    Programme du XIIIème dimanche après la Pentecôte

    Saint-Eugène, le dimanche 7 septembre 2014, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h.

    La guérison des 10 lépreux.

    « On peut donc, sans absurdité, penser que les lépreux représentent ceux qui, sans avoir la science de la vraie foi, professent en conséquence les doctrines variées de l’erreur. Loin de cacher leur ignorance, ils la produisent au grand jour comme la science suprême et dans des discours pleins de jactance, ils en font étalage. Or, il n’est si fausse doctrine qui ne soit mêlée de quelque vérité. Dans une seule et même discussion ou récit d’un homme, les vérités s’entremêlent sans ordre aux erreurs comme si elles apparaissaient dans la coloration d’un seul corps. Ainsi en va-t-il de la lèpre, elle altère et flétrit les corps humains, mêlant aux teintes vraies des fausses couleurs. »
    Homélie de saint Augustin, évêque, VIIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

    Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Iconographie & les 3 leçons des nocturnes de ce dimanche, sur notre page Facebook.

    Programme du XIIIème dimanche après la Pentecôte – saints Barthélémy & Tite – ton 4

    Saint Apôtre BarthélémyParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 7 septembre 2014 du calendrier grégorien – 25 août 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton IV de l’Octoèque. Nous faisons aussi mémoire de la translation des reliques du saint et illustre apôtre Barthélémy.

    Le préfixe Bar en araméen signifie « fils de ». Les sources syriaques l’appellent « Nathanaël bar Tolmay » et la tradition identifie notre Apôtre avec Nathanaël (« Don de Dieu », en araméen), l’ami de Philippe originaire de Cana en Galilée, que le Christ appelle à sa suite en déclarant qu’il est un vrai Israëlite (Jean I, 45-51) & auquel il promet : « vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l’homme », comme autrefois Jacob Israël avait vu l’échelle sainte des anges monter & descendre. Que s’était-il passé sous le figuier ? cela restera à jamais un secret entre le Christ et Nathanaël.

    Par la suite, il n’est plus fait mention spéciale de Nathanaël Bartholomée dans les Ecritures, sinon dans la liste des 12 apôtres, où son nom suit immédiatement celui de son ami Philippe.

    Après la Pentecôte, Barthélémy semble s’être associé au groupe apostolique formé par saint Thomas (comprenant aussi saint Jude Thaddée) qui partit évangéliser la Mésopotamie (et ses confins arméniens & arabes) puis l’Inde. Revenu des Indes, saint Barthélémy subit le martyre en Arménie mineure, dans la ville d’Albanopolis, où il fut écorché vif, crucifié et finalement décapité.

    Le rit byzantin fête une première fois saint Barthélémy le 11 juin (en même temps que saint Barnabé), comme le font les Syriens. La fête du 25 août est celle de la translation de ses reliques.

    Les reliques de saint Barthélémy furent transférées à Martyropolis par saint Maruthas vers 410, puis à Dara, en Mésopotamie, sur ordre de l’empereur Anastase en 507, où Justinien fit construire une église en l’honneur du saint Apôtre. C’est cette seconde translation qui serait l’objet de la fête de ce jour. Les marges de l’Empire byzantin se révélant peu sûres face à la menace perse, on mentionne leur présence en Phrygie dès 546. De là, les reliques du saint Apôtre furent transférées en 580 sur l’île de Lipari (Nord de la Sicile). Lors de la conquête arabe des îles Eoliennnes (vers 838), les reliques de saint Barthélémy furent mises à l’abri à Bénévent, grâce à l’intervention de marins d’Amalfi. Quelques portions furent alors données à diverses églises d’Italie (Mont-Cassin, Pise & Naples). De Bénévent, la partie principale de ces reliques fut enfin transférée à Rome en la petite église de Saint-Barthélémy sise sur l’île du Tibre, en l’an 983, où elles y sont toujours.

    Le calendrier romain fête saint Barthélémy le 24 août, mais au Moyen-Age, en certaines régions d’Occident, on le fêtait également aussi le 25 août, comme dans le rit byzantin, ce qui parait être la date primitive. Du reste, les basiliques romaines du Latran et du Vatican célébrèrent l’apôtre au 25 août jusqu’au XIXème siècle.

    *

    Saint Apôtre Tite, évêque de CrèteNous faisons aussi mémoire en ce jour du saint Apôtre Tite, évêque de Crète.

    « Quant à la figure de Tite, dont le nom est d’origine latine, nous savons qu’il était grec de naissance, c’est-à-dire païen (Galates II, 3). Paul le conduisit avec lui à Jérusalem pour participer au Concile apostolique, dans lequel fut solennellement acceptée la prédication de l’Évangile aux païens, sans les contraintes de la loi mosaïque. Dans la Lettre qui lui est adressée, l’Apôtre fait son éloge, le définissant comme son « véritable enfant selon la foi qui nous est commune » (Tite I, 4). Après le départ de Timothée de Corinthe, Paul y envoya Tite avec la tâche de reconduire cette communauté indocile à l’obéissance. Tite ramena la paix entre l’Église de Corinthe et l’Apôtre, qui écrivit à celle-ci en ces termes : « Pourtant, le Dieu qui réconforte les humbles nous a réconfortés par la venue de Tite, et non seulement par sa venue, mais par le réconfort qu’il avait trouvé chez vous : il nous a fait part de votre grand désir de nous revoir, de votre désolation, de votre amour ardent pour moi… En plus de ce réconfort, nous nous sommes réjouis encore bien davantage à voir la joie de Tite : son esprit a été pleinement tranquillisé par vous tous » (II Corinthiens VII, 6-7 & 13). Tite fut ensuite envoyé encore une fois à Corinthe par Paul – qui le qualifie comme « mon compagnon et mon collaborateur » (II Corinthiens VIII, 23) – pour y organiser la conclusion des collectes en faveur des chrétiens de Jérusalem (II Corinthiens VIII, 6). Des nouvelles supplémentaires provenant des Lettres pastorales le qualifient d’Évêque de Crète (Tite I, 5), d’où sur l’invitation de Paul, il rejoint l’Apôtre à Nicopolis en Épire (Tite III, 12). Il se rendit ensuite également en Dalmatie (2 Timothée IV, 10). Nous ne possédons pas d’autres informations sur les déplacements successifs de Tite et sur sa mort. »
    Pape Benoît XVI, catéchèse du 13 décembre 2006.

    Basilique Saint-Tite à Gortyne en CrèteSaint Paul a élevé à son disciple un digne monument, dans la magnifique épître pastorale qu’il lui a envoyée, l’Épître à Tite. Selon la tradition, saint Tite est décédé de vieillesse à 94 ans en tant qu’évêque de Crête à Gortyne, au sud de Cnossos. La ville possède encore aujourd’hui une belle basilique qui renferme son tombeau et remonte au moins au VIème siècle. Son chef est conservé dans une église d’Héraklion, actuelle capitale de la Crète. L’iconographie orientale le représente toujours en évêque, puisqu’en vérité il fut l’un des premiers d’entre eux à avoir été institué.

    A Rome, il n’était fait mention de saint Tite qu’au martyrologe du 4 janvier, avant que le Pape Pie IX n’institue en 1854 sa fête au 6 février pour toutes les Eglises suivant le rit romain.

    Aux heures
    A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Apôtres. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.

    Tropaires des Béatitudes : 8 tropaires du dimanche, ton 4 :
    1. A cause de l’arbre défendu * Adam fut exilé du Paradis, mais par l’arbre de la croix le Larron y entra ; * car l’un, goûtant de son fruit, méprisa le commandement du Créateur, * l’autre, partageant ta crucifixion, confessa ta divinité : ** Souviens-toi de moi dans ton royaume.
    2. Seigneur exalté sur la Croix, * tu as brisé la puissance de la mort, * effaçant la cédule écrite contre nous ; * accorde-nous la repentance du Larron * et donne à tes fidèles serviteurs, ô Christ notre Dieu, * de te crier comme lui : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
    3. D’un coup de lance, sur la croix * tu as déchiré la cédule écrite contre nous ; * et, compté parmi les morts, tu as enchaîné le prince de l’Enfer, * délivrant tous les hommes des liens de la mort * par ta Résurrection, dont la lumière a brillé sur nous ; * Seigneur ami des hommes, nous te crions : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
    4. Crucifié & ressuscité du tombeau, * Dieu tout-puissant, le troisième jour, * avec toi, seul Immortel, tu ressuscitas le premier homme, Adam ; * donne-moi, Seigneur, de prendre aussi la voie du repentir * afin que, de tout mon cœur * & dans l’ardeur de ma foi, je te crie : ** Souviens-toi de moi, Sauveur, en ton royaume.
    5. Pour nous l’Impassible devient homme de douleur * et sur la croix se laisse clouer, * afin de nous ressusciter avec lui ; * aussi nous glorifions avec la Croix * les Souffrances & la sainte Résurrection * par lesquelles nous fûmes rénovés, * obtenant le salut en criant : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
    6. Ressuscité d’entre les morts * et dépouillant l’empire de la Mort, * il apparut aux Myrrophores, leur annonçant la joie ; * et nous fidèles, prions-le * d’épargner à nos âmes la corruption, * lui répétant sans cesse la parole du bon Larron : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
    7. Fidèles, glorifions d’un même cœur * le Père, le Fils & l’Esprit saint, * invoquons en trois personnes l’unique Divinité * indivisible, inaccessible, sans confusion, ** qui nous sauve des flammes du châtiment.
    8. Ta mère, Seigneur, t’enfanta virginalement * et vierge elle est demeurée même après l’enfantement : * c’est elle que nous te présentons pour intercéder auprès de toi : * accorde à sa prière le pardon des péchés * pour ceux qui ne cessent de te crier : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Ayant appris de l’Ange la prédication lumineuse de la Résurrection, * et le terme de l’ancestrale condamnation, * les femmes disciples du Seigneur * dirent, pleines de fierté, aux Apôtres : * « Renversée est la mort ! * Le Christ Dieu est ressuscité, ** donnant au monde sa grande miséricorde ! »
    2. Tropaire des Apôtres, ton 3 : Saints Apôtres du Seigneur, * intercédez auprès du Dieu de miséricorde, * pour qu’il accorde le pardon des péchés à nos âmes.
    3. Kondakion de saint Barthélémy, ton 4 : En grand soleil tu parus sur le monde, * illuminant de tes splendides enseignements * et de tes miracles étonnants * ceux qui t’honorent, Barthélemy, saint apôtre du Seigneur.
    4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    5. Kondakion de saint Tite, ton 2 : Avec Paul, dont tu fus le compagnon, * tu nous annonças la parole de la grâce de Dieu, * bienheureux Tite, disciple choisi ; * c’est pourquoi nous te disons : * Ne cesse pas d’intercéder pour nous tous.
    6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    7. Kondakion du dimanche, ton 4 : Mon Sauveur & mon libérateur * a ressuscité tous les mortels, * les arrachant par sa force divine aux chaînes du tombeau ; * il a brisé les portes de l’Enfer * et en maître souverain il est ressuscité le troisième jour.

    Prokimen
    Du dimanche, ton 4 :
    ℟. Que tes œuvres sont grandes, Seigneur ! Toutes, avec sagesse tu les fis (Psaume 103, 24).
    ℣. Bénis le Seigneur, mon âme ! Seigneur, mon Dieu, tu es si grand ! (Psaume 103, 1).
    [Des Apôtres, ton 8 :
    ℟. Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5).

    Epîtres
    Du dimanche : I Corinthiens (§ 166) XVI, 13-24.
    Faites avec amour tout ce que vous faites.
    [Des Apôtres : Tite (§ 300) I, 1-4.]

    Alleluia
    Du dimanche, ton 4 :
    ℣. Va, chevauche pour la cause de la vérité, de la piété & de la justice (Psaume 44, 5).
    ℣. Tu aimes la justice, tu hais l’impiété (Psaume 44, 8).
    Des Apôtres :
    ℣. Les cieux rendent grâce pour tes merveilles, Seigneur, pour ta fidélité, dans l’assemblée des saints (Psaume 88, 6).

    Evangiles
    Du dimanche : Matthieu (§ 87) XXI, 33-42.
    Enfin il leur envoya son fils, disant en lui-même : Ils auront quelque respect pour mon fils.
    [Des Apôtres : Matthieu (§ 11) V, 14-19.]

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    Des Apôtres : Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5). Alleluia, alleluia, alleluia.

    Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

    Rejoindre la Schola Sainte Cécile

    Rejoignez la Schola Sainte Cécile 01

    Vous aimez chanter.
    Vous aimez la liturgie traditionnelle.
    Vous avez déjà eu une pratique musicale par le passé.
    REJOIGNEZ-NOUS !!!

    Contactez-nous :

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    Ou bien prenez contact à la fin d’une messe dominicale en montant à la tribune de Saint-Eugène – Sainte-Cécile.

    Nos répétitions ont lieu à Saint-Eugène chaque samedi de 18h à 19h45 (20h15 pour les hommes chantant le chant grégorien) et le dimanche à 10h30 (avant la messe de 11h).

    Le moment est idéal pour rejoindre la Schola, en ce début d’année scolaire, alors que nous commençons la mise en place de la Messe solennelle Sainte Cécile de Charles Gounod.

    Pèlerinage de la Schola Sainte Cécile en Ligurie – compte-rendu

    Du 25 au 30 août, votre Schola Sainte Cécile était en pèlerinage en Ligurie. Ce pèlerinage fut placé sous la protection & l’invocation de la Sainte Vierge Marie, puisque nous y avons successivement chanté la fête des 7 joies de la Vierge (Notre-Dame de La Rovere), la messe votive de la Sainte Vierge (messe de l’évêque d’Albenga), la messe votive de l’Immaculée Conception (chez les Bénédictins de l’Immaculée), les vêpres & la messe de la fête de Notre Dame della Guardia (patronne du diocèse de Gênes). Notre pèlerinage s’est conclu par un requiem solennel pour le R. P. Jean-Bernard de Langalerie (1940 † 2013), prêtre du diocèse de Gênes qui fut 6 ans notre vicaire à Saint-Eugène – Sainte-Cécile à Paris. Voici quelques photos de ce voyage riche en liturgies mais aussi en rencontres humaines lumineuses & aussi en découvertes artistiques.

    26 août – San Bartholomeo al Mare – sanctuaire de Nostra Signora della Rovere – fête des Sept joies de Marie.

    01 - Sanctuaire marial de Nostra Signora della Rovere - San Bartolomeo al Mare - Ligurie

    Refondée au XVIème siècle sur l’emplacement d’une église du XIVème siècle, Notre-Dame della Rovere (= « du Chêne roux ») est un lieu d’apparitions mariales du diocèse d’Albenga, situé sur la commune de San Bartolomeo al Mare, surplombant la Méditerranée. La Vierge Marie est apparue dans une fenêtre du clocher de l’église en 1608, puis elle s’est manifestée à deux reprises le 18 avril & le 10 mai 1671 à Giacinto Perato de Rollo, un paysan qu’elle guérit d’une infirmité. S’en suivirent les guérisons de neuf autres paralytiques en cette même année 1671, toutes authentifiées par l’évêque d’Albenga, Mgr Tommaso Pinello.

    10 - Procession d'entrée de la messe des 7 joies de la Vierge

    En ce 26 août, nous chantons la fête propre à l’Ordre franciscain des 7 joies de la Vierge Marie (une maison des Sœurs franciscaines de l’Immaculée est attachée au sanctuaire).

    15 - Messe des 7 joies de la Vierge - don Marco Cuneo, recteur du sanctuaire, donne l'homélie

    Nous y sommes accueillis par don Marco Cuneo, recteur du sanctuaire.

    La page Facebook du Sanctuaire de Nostra Signora della Rovere.
    Le Site web du sanctuaire della Rovere.

    26 août – Albenga – messe basse prélatice de S.E. Mgr Oliveri, évêque d’Albenga.

    05 - Messe basse prélatice de Mgr Oliveri, évêque d'Albenga, dans la chapelle de l'évêché - l'élévation du Corps du Seigneur

    L’après-midi, nous avons l’honneur & la grande joie d’assister à la messe basse prélatice privée de S.E. Mgr Mario Oliveri, évêque d’Albenga, célébrée dans la chapelle de son évêché. La messe est celle votive de la Sainte Vierge, & nous interprétons des motets à la Mère de Dieu & au Très-Saint Sacrement durant celle-ci.

    11 - Après la messe, la Schola Sainte Cécile & les grands clercs avec Mgr Oliveri, évêque d'Albenga

    Après la messe, la Schola Sainte Cécile & les grands clercs avec Mgr Oliveri. Tous furent touchés par la grande piété avec laquelle célèbra Monseigneur l’évêque, ainsi que sa rayonnante bonté envers tous à l’issue de celle-ci.

    12 - Après la messe, léquipe des Films du Lutrin, qui réalise un film sur la Schola Sainte Cécile

    Durant les 3 premiers jours de ce pèlerinage, nous sommes accompagnés par les Films du Lutrin, qui démarrent le tournage du film qu’ils consacrent à la Schola Sainte Cécile, lequel tournage à été rendu possible grâce à vos dons généreux.

    La page Facebook des Films du Lutrin.

    17 - Après la messe, visite privée de l'évêché d'Albenga

    Après la messe, visite privée de l’évêché d’Albenga et de son musée d’art sacrée, ainsi que de la cathédrale et de son baptistère paléo-chrétien du VIème siècle.

    27 août – Prieuré de Villatalla des Bénédictins de l’Immaculée – messe votive de l’Immaculée Conception

    01 - Perdu dans les montagnes ligures, le village de Villatalla, non loin d'Imperia

    Perdu tout en haut des montagnes ligures, loin des activités trépidantes de la côte, le petit village de Villatalla abrite depuis 2008 la communauté nouvelle des Bénédictins de l’Immaculée, communauté bénédictine traditionnelle de stricte observance fondée par deux moines du Barroux & liée aux Franciscains de l’Immaculée. La beauté saisissante de ces lieux ne peut porter qu’au recueillement & à la méditation.

    Site web des Bénédictins de l’Immaculée.

    08 - La messe depuis la tribune, avec les Bénédictins & les Films du Lutrin en pleine action

    Nous avons la joie de chanter avec les moines la messe, en présence des villageois et de plusieurs fidèles venus de loin. Les Films du Lutrin sont à l’œuvre durant la cérémonie.

    28 & 29 août – Gênes, fête de Notre-Dame de la Guardia, patronne du diocèse

    01 - L'église Santo Stefano de Gênes, la plus vieille de la ville

    Après avoir été basés trois jours à San Bartolomeo al Mare, nous poursuivons notre voyage à Gênes où nous sommes reçus à la paroisse de Santo Stefano. Cette ancienne abbatiale fut fondée en 972 par des moines colombaniens irlandais venus de Bobbio, sur les ruines d’une église remontant au Vème siècle. Le curé de l’actuelle paroisse porte du reste toujours par privilège le titre & les insignes d’Abbé. Santo Stefano est actuellement la plus ancienne église de Gênes, et les traditions locales veulent que Christophe Colomb y reçut le saint baptême (on montre sa maison natale sur le territoire de la paroisse). L’église recèle l’un des plus célèbres tableaux de la ville, la Lapidation de saint Etienne par Giulio Romano.

    08 - Messe de la fête de Notre-Dame della Guardia - au 3ème Confiteor avant la communion des fidèles

    Le 29 août 1490, la sainte Vierge apparut au berger Benedetto Pareto sur le Mont Figogna non loin de Gênes, lui demandant d’y bâtir un sanctuaire sous le nom de Notre-Dame de La Garde (Nostro Signora della Guardia). Le diocèse de Gênes est placé sous la protection de la Vierge della Guardia et sa fête au 29 août y est très solennelle, déplaçant même perpétuellement au 30 août la fête de la Décollation de saint Jean Baptiste (pourtant patron de la ville de Gênes). Santo Stefano a été érigée comme sanctuaire urbain de Notre-Dame de La Guardia dans Gênes (la statue représentant l’apparition à Benedetto Pareto surmonte l’autel de la Vierge dans la nef latérale de gauche). Nous y avons chanté les premières vêpres et la messe de cette fête typiquement génoise.

    16 - Dans le cloître du chapitre de la cathédrale de Gênes, devenu Musée diocésain

    Gênes la Superbe regorge de nombreux palais, églises & trésors. Nous avons eu la joie d’être accompagnés par don Marco Cuneo dans leur découverte.

    30 août – Requiem solennel pour le R.P. Jean-Bernard de Langalerie

    02 - Après la messe de Requiem solennel chantée pour le RP Jean-Bernard de Langalerie, prêtre du diocèse de Gênes, vicaire de Saint-Eugène - Sainte-Cécile

    Le 30 août, nous terminions ce pèlerinage à Gênes en célébrant un Requiem solennel pour le R.P. Jean-Bernard de Langalerie, qui fut notre aimé vicaire à Saint-Eugène – Sainte-Cécile pendant six ans, de 2001 à 2007. Le Père de Langalerie était prêtre du diocèse de Gênes, où il fut ordonné par S.E. le cardinal Siri en 1969 pour la Fraternité de la très-sainte Vierge Marie (une communauté nouvelle fondée par un grec d’origine orthodoxe, le Père Theodossios Marie de la Croix (1909-1989), et bénie par le cardinal archevêque de Gênes). Le R.P. de Langalerie fut mis à la disposition du diocèse de Paris en 1996. Son action à Saint-Eugène fut empreinte de douceur & de surnaturelle charité, il assistait en particulier inlassablement les malades, avant d’être lui-même enlevé par la maladie il y a un an, le 12 juillet 2013.

    C’est le cœur rempli des grâces du Seigneur et de la beauté de ces moments passés ensemble que nous rentrons à Paris. Nous remercions bien vivement le Révérend Abbé Paulo Roméo, curé-abbé de Santo Stefano, don Marco Cuneo, recteur du sanctuaire de Nostra Signora della Rovere et le R.P. Jehan de Belleville, prieur des Bénédictins de l’Immaculée, pour leur hospitalité chaleureuse & fraternelle.

    Crédit photographique : François N., Fanny B. & Henri de V.

    Programme du XIIème dimanche après la Pentecôte

    Saint-Eugène, le dimanche 30 août 2014, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h.

    Le dimanche du bon Samaritain.

    « Mais voici qu’un docteur de la loi se leva pour le mettre à l’épreuve, en disant : ‘Maître, que dois-je faire pour posséder la vie éternelle ?’ » Il me semble que ce docteur de la loi qui voulait mettre le Seigneur à l’épreuve en le questionnant au sujet de la vie éternelle, a pris occasion pour ce faire des paroles mêmes du Seigneur : « Réjouissez-vous de ce que vos noms sont inscrits dans les cieux. » Mais par sa question même il proclama combien est vraie cette parole du Seigneur louant son Père « d’avoir caché cela aux sages et aux savants et de l’avoir révélé aux tout petits. »
    Homélie de saint Bède le Vénérable, prêtre, IXème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

     

  • Procession d’entrée : orgue
  • Introït – Deus in adjutorium meum intende (ton viii.)
  • Kyriale : Missa XI Orbis factor
  • Epître : II Corinthiens III, 4-9 : Si le ministère de la lettre gravée sur des pierres, qui était un ministère de mort, a été accompagné d’une telle gloire, que les enfants d’Israël ne pouvaient regarder le visage de Moïse, à cause de la gloire dont il éclatait, laquelle devait néanmoins finir ; combien le ministère de l’Esprit doit-il être plus glorieux !
  • Graduel – Benedicam Dominum in omni tempore (ton vii.)
  • Alleluia – Domine Deus salutis meæ (ton iii.)
  • Evangile : Luc X, 23-37 : Mais un Samaritain, qui voyageait, étant venu à l’endroit où était cet homme, et l’ayant vu, en fut touché de compassion.
  • Credo I
  • Offertoire – Precatus est Moyses (ton viii.)
  • Après la Consécration : O Salutaris Hostia
  • Communion – De fructu operum tuorum (ton vi.)
  • Prière pour la France, sur le VIème ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est XI
  • Après le dernier Evangile : Sub tuum præsidium
  • Procession de sortie : O vous qui sur terre n’aspirez qu’au ciel (Laudate Mariam)
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    Iconographie & les 3 leçons des nocturnes de ce dimanche, sur notre page Facebook.