Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du XXXème dimanche après la Pentecôte – Dimanche des Pères – saint Jean de Cronstadt – Avant-fête de Noël – ton 3

Généalogie du Christ - dimanche des PèresParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 2 janvier 2022 du calendrier grégorien – 20 décembre 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton III de l’Octoèque. Dimanche des Pères. Carême de Noël (nourriture végétalienne avec usage de l’huile autorisé).

Le dimanche qui précède Noël est consacré, dans le rit byzantin, à la mémoire des saints & justes Pères & Patriarches qui ont précédé l’Incarnation du Messie. C’est pour cela que la généalogie du Christ selon saint Matthieu est chantée comme évangile à la divine liturgie de ce jour et que ce dimanche est parfois appelé « dimanche de la généalogie ».

Nous sommes aussi dans les jours d’avant-fête de Noël : l’avant-fête de Noël commence le 20 décembre dans le rit byzantin.

Saint Jean de CronstadtNous fêtons aussi en ce jour le Vertueux Jean, prêtre de Cronstadt, thaumaturge.

Jean Ilyitch Sergieff est né dans le village de Sura, dans la région d’Arkhangelsk le 19 octobre 1829, dans une famille pauvre mais très pieuse. Son père est sacristain d’église. Très médiocre élève, il reçoit une vision durant laquelle il voit un voile qui lui tombe des yeux ; à partir de ce moment il devient bon élève et entre ensuite au séminaire d’Arkhangelsk avant d’être admis à l’Académie théologique de Saint-Pétersbourg. Pendant ses études, Jean désire devenir missionnaire mais voit en rêve un jour la cathédrale Saint-André de Cronstadt. Alors qu’il finit ses études, il rencontre la fille de l’archiprêtre de la cathédrale et est invité à l’épouser. Sentant que c’est la volonté de Dieu qu’il devienne prêtre séculier dans cette cathédrale, il accepte et l’épouse. Jean est ordonné prêtre le 12 décembre 1855, en la cathédrale Saint-André de Cronstadt.

Port militaire ramassant de nombreuses détresses humaines, économiques et morales, le ministère fécond du prêtre Jean s’attache à évangéliser cette population en mettant en œuvre de nombreuses œuvres sociales. Ce ministère se fait avec une joie surnaturelle au milieu des pauvretés de la ville :

« La tristesse est une apostasie et la mort du cœur » écrira-t-il dans son journal.

Cette action sociale s’appuie de fait sur la célébration soignée de la divine liturgie, avec attention et sans précipitation :

« Il n’y a rien de plus vivifiant que la Liturgie »

Ses liturgies quotidiennes attirent des milliers de fidèles, d’autant que de nombreux miracles et guérisons sont obtenus par la prière de Jean. Sa réputation est telle que des milliers de gens lui envoient des courriers et télégrammes au point que la poste de Cronstadt doit ouvrir un service postal spécialement dédié. Le 17 octobre 1894, il est appelé au chevet de l’empereur mourant, Alexandre III, pour le faire communier et pour lui donner l’Onction des malades le 20 octobre.

Le 10 décembre 1908, très malade, il célèbre sa dernière Liturgie : ayant prédit la date de sa mort, il s’éteint le 20 décembre 1908 à 7 h 40 du matin. Ses funérailles, grandioses, sont célébrées par le métropolite Antoine de Saint-Pétersbourg, et l’énorme foule présente oblige les autorités à mettre en place un service d’ordre spécial pour laisser passer le convoi. Dès le 12 janvier 1909, le Tsar Nicolas II demande au Saint-Synode sa glorification.

Cependant, le processus de celle-ci est interrompu par la Révolution russe. L’Église russe hors frontières le canonise dès 1964 et le Patriarcat de Moscou dès 1990 dans une Russie fraîchement libérée du Communisme (saint Jean de Cronstadt, soit dit en passant, déclarait « Le paradis est un royaume, la démocratie est en enfer. »).

Voici quelques citations de saint Jean de Cronstadt tirées de son journal tenu fidèlement tout au long de sa vie et publié après sa mort sous le nom de « Ma vie en Christ » :

« Plus le coeur est pur, plus il est vaste, et plus il est capable d’accueillir en lui un grand nombre d’amis. Au contraire, plus il est impur, plus il se rétrécit et moins il y a de place en lui pour l’Amour, car Il est encombré par l’amour propre, et cet amour-là est un faux amour. »

« Prie pour tous comme tu prierais pour toi-même, avec la même sincérité, la même ferveur; regarde comme tiennes leurs souffrances et leurs misères; regarde comme tiennes leur ignorance spirituelle, leurs fautes et leurs passions; comme tiennes leurs tentations, leurs peines, la multitude de leurs souffrances. »

« T’irriter contre quelqu’un pour une question matérielle, c’est placer un objet matériel plus haut que ton frère. Mais quoi de plus haut que l’homme ? Rien, sur la terre, n’est plus noble que l’homme. »

« Le développement de l’intelligence sans celui du cœur, est une chose très nuisible pour l’éducation : c’est le cœur qu’il faut former avant tout. »

« T’irriter contre quelqu’un pour une question matérielle, c’est placer un objet matériel plus haut que ton frère. Mais quoi de plus haut que l’homme ? Rien, sur la terre, n’est plus noble que l’homme. »

Photographie de saint Jean de Cronstadt

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Vertueux Jean. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du Vertueux Jean.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Pères (« Combien sont sublimes »). Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : des Pères (« Prépare-toi, Bethléem »).

A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du ton dominical occurent, 4 tropaires de la 3ème ode du canon des saints Pères (œuvre de Clément l’Hymnographe, higoumène du monastère du Stoudion à Constantinople au IXème siècle) & 4 tropaires de la 6ème ode du canon du Vertueux Jean :
1. Adam, notre premier père, ayant transgressé ton commandement, * ô Christ, tu l’as chassé du Paradis ; * mais, compatissant, tu fis entrer le bon Larron * te confessant sur la croix et criant : * Souviens-toi de moi, Sauveur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Pour notre faute, tu nous condamnas * à la malédiction de la mort, Seigneur source-de-vie ; * mais, souffrant dans ton corps, Maître sans péché, * tu fis revivre les morts qui s’écrièrent : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Ressuscité d’entre les morts, tu nous sauvas de nos passions, * Seigneur, par ta sainte Résurrection ; * et, Sauveur, tu as détruit toute la puissance de la mort ; * c’est pourquoi nous, les fidèles, te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Par ta sépulture de trois jours tu éveillas, * Dieu, les morts qu’aux Enfers tu vivifias ; * et, dans ta bonté, tu fus la source de l’immortelle vie * pour nous tous, fidèles, qui sans cesse te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. Puisque l’Eglise des nations * enfante en sa stérilité * et que s’est affaiblie * la synagogue aux nombreux enfants, * à celui qui fait des merveilles chantons : ** Tu es saint, Seigneur notre Dieu.
6. De la montagne virginale Daniel * te voit, ô Verbe, comme pierre détachée, * par ta puissance aplatissant * les sanctuaires des faux-dieux ; * et pour cette raison ** nous te glorifions dans la crainte.
7. Les Mages venus de l’Orient, * ô Christ, t’apportent leurs présents ; * guidés par une étoile jusqu’à toi, * ils t’offrent comme au Roi de l’univers * l’encens, la myrrhe et l’or, ** étonnés de ta condescendance, Seigneur.
8. Marie, la terre sans labours, * porte le vivifiant Epi * qu’elle s’apprête à enfanter * dans la cité de Bethléem, * pour en nourrir les âmes des fidèles chantant : ** Tu es saint, Seigneur notre Dieu.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les Célestes soient en liesse ! * Que les terrestres se réjouissent ! * Car le Seigneur a établi son Règne par son bras, * terrassant la mort par la mort, * Lui le Premier-Né d’entre les morts. * Il nous libère du ventre de l’enfer, ** et offre au monde la grande miséricorde.
2. Tropaire des Pères, ton 2 : Combien sont sublimes les entreprises de la foi ! * Les trois Jeunes Gens exultaient dans la fournaise comme dans les eaux du repos ; * et le prophète Daniel dans la fosse avec les lions semblait le pâtre du troupeau. ** Par leurs prières, Christ-Dieu, sauve nos âmes.
3. Tropaire de l’avant-fête, ton 4 : Prépare-toi, Bethléem : * pour tout homme s’ouvre l’Eden ; * pare-toi, Ephratha : * en la grotte la Vierge fait fleurir l’arbre de vie ; * son propre sein devient le mystique Paradis * où pousse l’arbre divin * dont ceux qui en mangent vivront * au lieu d’en mourir comme Adam : ** le Christ vient au monde pour relever son image déchue.
4. Tropaire du Vertueux Jean, ton 4 : Toi qui vis en Christ dans les siècles, ô thaumaturge, * compatissant dans l’amour avec les hommes malheureux, * écoute tes enfants qui t’invoquent avec foi, * et qui attendent de toi une aide abondante, ** vertueux Jean, notre bien-aimé pasteur.
5. Kondakion des Pères, ton 1 : Réjouis-toi, Bethléem, * Ephratha, prépare-toi, * voici que la Brebis s’empresse d’enfanter le grand Pasteur qu’elle porte en son sein ; * à cette vue les Pères théophores se réjouissent ** et chantent avec les Bergers la Vierge qui allaite.
6. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
7. Kondakion du Vertueux Jean, ton 4 : Toi qui a été choisi par Dieu dès l’enfance, * qui dans ta jeunesse a miraculeusement reçu de Lui le don d’apprendre, * et dans un songe fut très glorieusement appelé à être prêtre : * tu es apparu comme un merveilleux pasteur pour l’Eglise du Christ ; * père Jean, homonyme de la grâce, * prie le Christ Dieu ** afin que nous soyons tous avec toi dans le royaume des cieux.
8. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
9. Kondakion de l’avant-fête, ton 3 : La Vierge en ce jour se prépare à enfanter * en une grotte ineffablement le Verbe prééternel. * Terre entière, à cette nouvelle chante & danse, * glorifie avec les Anges & les Bergers ** celui qui a voulu devenir un enfant nouveau-né, le Dieu d’avant les siècles.

Prokimen
Des Pères, ton 4 :
℟. Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères, & vénérable, & que ton Nom soit glorifié éternellement. (Daniel, 3, 26).
℣. Car tu es juste en toutes les œuvres accomplies pour nous. (Daniel, 3, 27).
Du Vertueux Jean, ton 7 :
℟. Le juste a sa joie dans le Seigneur, en lui il se réfugie (Psaume 63, 11).
(On ne dit pas le prokimen du dimanche).

Epîtres
Du dimanche avant la Nativité du Christ : Hébreux (§ 328) XI, 9-10, 17-23, 32-40.
Cependant toutes ces personnes, à qui l’Écriture rend un témoignage si avantageux à cause de leur foi, n’ont point reçu la récompense promise ; Dieu ayant voulu, par une faveur particulière qu’il nous a faite, qu’ils ne reçussent qu’avec nous l’accomplissement de leur bonheur.
Du Vertueux Jean : Hébreux (§ 311) IV, 14 – V, 6.
Allons donc nous présenter avec confiance devant le trône de la grâce, afin d’y recevoir miséricorde, et d’y trouver le secours de sa grâce dans nos besoins.

Alleluia
Des Pères, ton 4 :
℣. Dieu, nous avons entendu de nos oreilles, & nos pères nous ont fait connaître (Psaume 43, 2).
℣. Puisque c’est toi qui nous as sauvés de ceux qui nous affligeaient, et qui as confondu ceux qui étaient animés de haine contre nous (Psaume 43, 8).
Du Vertueux Jean, ton 4 :
℣. Le juste fleurira comme un palmier, il grandira comme un cèdre du Liban (Psaume 91, 13).
(On ne dit pas l’alleluia du dimanche).

Evangiles
Du dimanche avant la Nativité du Christ : Matthieu (§ 1) I, 1-25.
Une vierge concevra, et elle enfantera un fils, à qui on donnera le nom d’Emmanuel, c’est-à-dire, Dieu avec nous.
Du Vertueux Jean : Matthieu (§ 11) V, 14-19.
Celui donc qui violera l’un de ces moindres commandements, et qui apprendra aux hommes à les violer, sera regardé dans le royaume des cieux comme le dernier ; mais celui qui fera et enseignera, sera grand dans le royaume des cieux..

Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des Pères : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XXIXème dimanche après la Pentecôte – Dimanche des saints Ancêtres du Christ – saints Eustrate, Auxence, Eugène, Mardaire & Oreste – ton 2

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 26 décembre 2021 du calendrier grégorien – 13 décembre 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton II de l’Octoèque. Carême de Noël, l’usage du poisson est autorisé.

Avec le dimanche qui suit, ce jour constitue un dimanche de préparation à la fête de la Nativité du Christ puisque l’on y fête tous les saints ancêtres de notre Seigneur, selon la chair.

En fait, ce premier dimanche a reçu son appellation (en grec « Πропатόрων ») parce qu’il précède le second (« Παтέрων »), mais tous deux célèbrent, sans réelles différences, tous les justes de l’Ancien Testament qui ont précédé & préparé la venue du Messie.

*

Cinq martyrs de Sébaste : Eustrate, Mardaire, Auxence, Oreste & EugeneNous fêtons aussi en ce jour les saints martyrs Eustrate, Auxence, Eugène, Mardaire et Oreste, qui devinrent compagnons dans le martyre en souffrant pour le Christ sous l’empereur Dioclétien (284-305) à Sébaste, en Petite Arménie. Ils sont connus sous le nom des Cinq martyrs de Sébaste.

Eustrate, originaire de la petite ville d’Arauraca située entre Nicolpolis et Satala sur le Lycus en Petite Arménie, était notaire impérial. Il fut arrêté par le gouverneur Lysias pour avoir exhorté à la persévérance des prisonniers chrétiens conduits au martyre. Après avoir été lui-même soumis à la torture, il fut transféré dans les prisons de la ville de Sébaste. Là il fut visité et affermi par saint Blaise, évêque de la ville. Il eut pour compagnon de geôle le prêtre Auxence, originaire comme lui de la ville d’Arauraca. Leur confession inébranlable face aux tortures et au procès du juge entraîna la conversion de plusieurs témoins, dont un certain Eugène, un officier, tandis que d’autres déclaraient leur foi : quelqu’un du peuple de la ville d’Arauraca, Mardaire et un soldat nommé Oreste.

Après de nombreux tourments, Auxence et Eugène furent décapités (Eugène ayant eu au préalable la langue, la main et les pieds coupés). Mardaire succomba à ses tortures avant la décapitation finale, non sans avoir prononcé cette fameuse prière que l’Eglise byzantine récite encore trois fois dans ses offices : à l’office de minuit, à tierce et aux grandes complies :

Dieu notre Maître, Père tout-puissant, Seigneur, Fils unique, Jésus Christ, avec le Saint Esprit, une seule Divinité, une seule Puissance, aie pitié du pécheur que je suis et, selon les desseins connus de toi, sauve-moi, ton indigne serviteur. Car tu es béni dans les siècles des siècles. Amen.

Oreste meurt par le feu. De même Eustrate, qui avant de monter sur le bûcher prononça cette magnifique prière que l’Eglise byzantine récite à l’office de minuit du samedi (sauf en été) :

Oui, je te magnifie, Seigneur, car tu as regardé mon humilité, et ne m’as pas livré aux mains de l’ennemi ; mais tu as sauvé mon âme de l’angoisse. Maintenant, ô Maître, que ta main me protège et que vienne sur moi ta miséricorde, car mon âme est troublée et remplie de tristesse à la pensée de quitté ce corps misérable et souillé.
Que jamais le funeste dessein de l’adversaire ne se dresse contre elle et ne l’entrave à cause des péchés commis en cette vie, par ignorance ou consciemment.
Sois indulgent pour moi, ô Maître, et que jamais mon âme ne contemple le spectacle obscur et ténébreux des esprits malins, mais qu’elle soit accueillie par les anges brillants et lumineux.
Donne gloire à ton saint nom, et, par ta puissance, conduis-moi à ton divin tribunal.
Lors de mon jugement, que la main du prince de ce monde ne me saisisse pour m’attirer, moi pécheur, vers l’abîme infernal, mais tiens-toi près de moi, et sois pour moi sauveur et protecteur.
Seigneur, aie pitié de mon âme souillée par les passions de cette vie, et reçois-la, purifiée par le repentir et la confession, car tu es béni dans les siècles des siècles.
Amen.

Le culte des Cinq Saints fut fort répandu en Cappadoce, à Constantinople et jusqu’à Rome, en l’église de Saint-Apollinaire, où leur reliques furent déposées sous le pape Adrien Ier (772 † 795)

Les cinq Martyrs de Sébaste sont célébrés à la même date dans le rit romain :

En Arménie, le supplice des saints martyrs Eustrate, Auxence, Eugène, Mardaire et Oreste, mis à mort durant la persécution de Dioclétien. Eustrate, d’abord seul, sous le président Lysias, puis à Sébaste avec Oreste, endura des tourments très cruels sous le président Agricolaüs, qui le fit enfin jeter dans une fournaise, où il rendit l’esprit, tandis qu’Oreste, étendu sur un lit de fer embrasé, s’envola vers le Seigneur. Les autres, demeurés chez les Arabraques, y accomplirent leur martyre par divers genres de supplices. Leurs corps furent depuis transportés à Rome et déposés avec honneur dans l’église de Saint-Apollinaire.
Martyrologe romain au 13 décembre

Martyre des saints Eustrate, Mardaire, Auxence, Oreste & Eugene
Martyre des saints Eustrate, Mardaire, Auxence, Oreste & Eugene

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Martyrs. Et maintenant. Theotokion de l’heure.
Kondakion : des Martyrs.

A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Ancêtres. Et maintenant. Theotokion de l’heure.
Kondakion : des Ancêtres.

A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du ton dominical occurrent, 4 tropaires de la 3ème ode du canon des Ancêtres (œuvre de saint Joseph l’Hymnographe (816 † 886)) et 4 tropaire de la 6ème ode du canon des Martyrs (œuvre de saint Jean Damascène (676 † 749)) :
1. Reprenant la prière du bon Larron, * ô Christ, nous te disons : * Souviens-toi de nous, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Ta croix, nous te l’offrons * pour la rémission de nos péchés : * Seigneur, tu l’as supportée ** par amour pour les hommes.
3. Devant ta Sépulture & ta sainte Résurrection, * Maître, nous nous prosternons : * par elles tu rachetas de la corruption, ** Ami des hommes, le monde entier.
4. Seigneur, l’empire de la Mort * par ta mort fut englouti, * & par ta sainte Résurrection, ** Dieu sauveur, tu as sauvé l’univers.
5. Louons les Pères par des hymnes, * ceux qui brillèrent avant la Loi et sous la Loi * et servirent droitement le Seigneur * issu de la Vierge comme un soleil * et jouissent maintenant ** de sa lumière sans couchant.
6. Honorons Adam, le premier père * couronné d’honneur par la main du Créateur: * il est l’ancêtre sans prédécesseur de tout le genre humain * et repose avec tous les élus ** dans les tabernacles des cieux.
7. Le Seigneur et Dieu de l’univers * agréa les offrandes que son serviteur Abel * lui présentait dans la noblesse de son cœur ; * mis à mort par la main du meurtrier, * il est entré dans la clarté ** comme un témoin de notre Dieu.
8. Ecoutons les paroles inspirées * de qui annonce l’apparition du Christ: * voici que dans la grotte est enfanté * par une Vierge inépousée * celui dont l’astre prédisait aux Mages ** le merveilleux enfantement.
9. Ton Eglise te crie à pleine voix : * Je t’offrirai le sacrifice de louange, Seigneur ; * dans ta compassion tu l’as purifiée * du sang offert aux démons ** par le sang qui coule de ton côté.
10. Le Christ est tout pour moi, * disait Mardaire à haute voix ; * il est ma patrie et mon honneur, * le nom dont je suis appelé ; ** c’est par toi, Eustrate, qu’il avait appris cela.
11. Par tes pieds transpercés * tu fus pendu la tête en bas ; * on te brûla le dos * avec des broches rougies au feu ; ** et tu rendis l’esprit à ton Maître, Mardaire.
12. Ta langue arrachée ne cesse pas de chanter, * tes mains coupées s’élèvent encor, * Eugène, vers ton Dieu, * demandant le salut ** pour ceux qui célèbrent ta mémoire sacrée.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : ** Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi !
2. Tropaire des Ancêtres, ton 2 : Par la foi tu as justifié les Ancêtres, * en épousant d’avance par eux l’Eglise de la gentilité. * Ces saints sont fiers, dans la gloire, * car de leur lignée devait naître un fruit glorieux, * celle qui t’a engendré virginalement. ** Par leurs supplications, ô Christ Dieu, aie pitié de nous.
3. Tropaire des Martyrs, ton 4 : Tes Martyrs, Seigneur, * pour le combat qu’ils ont mené ont reçu la couronne d’immortalité de toi, notre Dieu ; * animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons ; ** par leurs prières sauve nos âmes.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Kondakion des Martyrs (saint Eustrate), ton 2 : Saint Martyr, tu apparus comme un flambeau resplendissant * pour ceux qui gisaient dans les ténèbres de l’erreur ; * avec la foi comme une lance dans ta main, * tu n’as pas craint l’audace des ennemis, ** Eustrate, plus éloquent que les habiles rhéteurs.
6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
7. Kondakion des Ancêtres, ton 6 : Jeunes gens trois fois heureux, vous n’avez point vénéré * l’image faite de main d’homme, * mais fortifiés par l’Essence indescriptible, * dans la fournaise de feu vous fûtes glorifiés, vous trois fois bienheureux. * Dans la flamme de feu irrésistible vous tenant, vous avez invoqué Dieu. * Hâte-Toi, ô Miséricordieux, ** viens vite, plein de pitié, à notre aide, car Tu le peux selon ta volonté.

Prokimen
Des Ancêtres, ton 4 :
℟. Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères, & vénérable, & que ton Nom soit glorifié éternellement. (Daniel, 3, 26).
℣. Car tu es juste en toutes les œuvres accomplies pour nous. (Daniel 3, 27).
(On ne dit pas le prokimen du dimanche).
em>Des Martyrs, ton 4 :
℟. Pour les saints qui sont sur sa terre, le Seigneur a rendu merveilleuse toutes ses volontés (Psaume 15, 3).

Epîtres
Du dimanche des Ancêtres : Colossiens (§ 257) III, 4-11 (du XXIXème dimanche après la Pentecôte).
Dépouillez le vieil homme avec ses œuvres, et revêtez-vous du nouveau.
Des Martyrs : Ephésiens (§ 233) VI, 10-17.
Prenez encore le casque du salut, et l’épée spirituelle qui est la parole de Dieu.

Alleluia
Des Ancêtres, ton 4 :
℣. Moïse et Aaron étaient ses prêtres, et Samuel était au nombre de ceux qui invoquaient son nom (Psaume 98, 6).
℣. Ils invoquaient le Seigneur, et le Seigneur les exauçait (Psaume 98, 6).
(On ne dit pas l’alleluia du dimanche).
em>Des Martyrs, ton 4 :
℣. Les justes ont crié, et le Seigneur les a exaucés ; et il les a délivrés de toutes leurs peines (Psaume 33, 18).

Evangiles
Du dimanche des saints Ancêtres : Luc (§ 76) XIV, 16-24 (du XXVIIIème dimanche après la Pentecôte).
Car je vous assure nul de ces hommes que j’avais conviés, ne goûtera de mon souper.
Des Martyrs : Luc (§ 106) XXI, 12-19.
Car je vous donnerai moi-même une bouche et une sagesse à laquelle tous vos ennemis ne pourront résister, et qu’ils ne pourront contredire.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des Ancêtres (et des Martyrs) : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XXVIème dimanche après la Pentecôte – saint Nicolas – ton 1

Saint Nicolas de Myre - fresque du XIVème siècle du Monastère de Visoki Dečani, Kosovo & Métochie, Serbie.Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 19 décembre 2021 du calendrier grégorien – 6 décembre 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15. Carême de la Nativité – dispense de poisson en ce jour. Après la divine liturgie, bénédiction d’icônes écrites par l’atelier d’iconographie paroissial.

Dimanche du ton I de l’Octoèque. Carême de Noël. Nous fêtons aussi en ce jour la fête de notre Père parmi les saints Nicolas, archevêque de Myre en Lycie, le thaumaturge.

Nicolas est né à Patare en Lycie vers 270 de parents chrétiens. Son père, Euphémius, était un homme riche, pieux et charitable. Sa mère, Anne, était la sœur de Nicolas l’Ancien, évêque de Myre. Nicolas fit présager dès l’enfance sa fidélité à la pratique du jeûne : il refusait le sein maternel tous les mercredis et vendredis, jours alors dévolus à la prière et au jeûne par les premiers Chrétiens.

La peste ayant enlevé ses parents et l’ayant laissé jeune à la tête d’un riche héritage, Nicolas consacra sa fortune à de bonnes œuvres. Un homme veuf de son voisinage ayant trois filles nubiles et, par suite de revers de fortune, ne pouvant leur assurer une honnête situation, résolut de les prostituer. Nicolas se fit à leur égard l’instrument de la Providence en leur procurant une riche dotation.

Son oncle l’évêque de Myre l’ordonna prêtre et le fit supérieur du monastère de Sainte-Sion, près de Myre. Quand son oncle vint à mourir, Dieu fit connaître aux évêques de la province que Nicolas était l’homme de son choix pour cet office.

Contraint d’accepter l’épiscopat, Nicolas réalisa tout ce qu’on attendait de l’évêque en ces temps primitifs. Il fut le guide doctrinal de son peuple, son défenseur dans les périls des persécutions, le sage administrateur des biens de la communauté chrétienne, un organisateur zélé des œuvres charitables. Jeté en prison durant les dernières années de la persécution de Dioclétien, il fut délivré à l’avènement de Constantin et revint à Myre. En un temps de famine, il s’ingénia à procurer les vivres nécessaires à son peuple. Nicolas, au cours de son épiscopat, combattit les erreurs d’Arius, et fut l’un des 318 évêques qui condamnèrent l’arianisme au premier concile de Nicée, au cours duquel il gifla cet hérésiarque blasphémateur.

L’idolâtrie restait encore vivace. L’évêque la combattit, renversant le temple d’Artémis dans sa ville. Sa mort arriva quelque temps après, et de son tombeau s’écoula depuis une huile miraculeuse.

Saint Nicolas de Myre est assurément un des saints les plus populaires tant en Orient qu’en Occident, et son culte, né dans l’Eglise grecque, était déjà très répandu en Orient & en Occident, lorsque soixante-deux corsaires de Bari enlevèrent en 1087 ses restes mortels abandonnés par les gens de Myre qui fuyaient les Turcs. Le culte de saint Nicolas se développa Occident à la fin du XIème siècle, après le transfert de ses reliques à Bari (9 mai 1087), pour connaître, à partir du XIIème siècle, un essor considérable, singulièrement en Italie et en Lorraine, dans l’Est et le Nord de la France et en Allemagne rhénane.

Parmi les miracles nombreux qui lui sont attribués, il faut mentionner celui que les artistes ont le plus fréquemment reproduit. Trois officiers de Constantin avaient été envoyés en Phrygie pour réprimer une sédition. En passant par Myre ils avaient été reçus par l’évêque et l’avaient vu tirer des mains du bourreau trois de ses concitoyens injustement condamnés. Rentrés à Constantinople les trois officiers tombèrent en disgrâce et furent condamnés à mort. Se souvenant de ce qu’avait fait l’évêque de Myre, ils s’adressèrent à Dieu pour obtenir que Nicolas manifestât sa puissance en leur faveur. Constantin, à qui le prélat apparut en songe, reconnut I’innocence des condamnés et les fit remettre en liberté. Tel est le thème que les artistes du Moyen Age ont représenté sous le titre des trois tribuns sauvés de la mort. Un trouvère du XIIème siècle a modifié ce récit dans un de ses poèmes, le transformant en l’histoire de trois clercs allant à l’école, mis à mort par un boucher à qui ils avaient demandé l’hospitalité, puis ressuscités par le saint évêque de Myre. La légende apocryphe des trois petits enfants qui s’en allaient glaner aux champs s’ancra dès lors profondément dans la croyance populaire occidentale.

*

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de Sa Sainteté. Et maintenant. Theotokion de l’heure.
Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de Sa Sainteté. Et maintenant. Theotokion de l’heure.
Kondakion : de Sa Sainteté.

A la divine liturgie

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 1 et 4 tropaires des 3ème ode du canon de Sa Sainteté (œuvre de saint Théophane le Marqué, l’Hymnographe, métropolite de Nicée (c. 778 † 845)) :
1. Du Paradis l’Ennemi fit chasser Adam * lorsqu’il eut mangé le fruit défendu, * mais par la croix le Christ y fit entrer le bon Larron qui lui criait : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Je me prosterne devant ta Passion * et je glorifie ta sainte Résurrection ; * avec Adam & le bon Larron * je te crie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Librement, Seigneur sans péché, * tu as souffert la croix & la mise au tombeau ; * mais, comme Dieu, tu es ressuscité, * faisant surgir avec toi * Adam qui s’écrie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Le temple de ton corps, tu l’as relevé * du tombeau le troisième jour ; * avec Adam, ô Christ notre Dieu, * tu as ressuscité le genre humain, * qui chante : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. A ton sépulchre se rendirent de bon matin * les Myrrophores tout en larmes, ô Christ notre Dieu : * elles y trouvèrent un Ange vêtu de blanc, * assis sur la pierre et disant : Que cherchez-vous ? ** Le Christ est ressuscité, ne pleurez plus.
6. Sur la montagne que tu leur avais indiquée * tes Apôtres arrivèrent, Seigneur ; * et, lorsqu’ils te virent, Sauveur, * ils se prosternèrent devant toi ; * vers les nations tu les envoyas ** pour les instruire et baptiser.
7. Portant couronne, pontife Nicolas, * près du trône du Christ * tu te tiens avec les Anges : * illumine les ténèbres de mon âme, * Bienheureux, afin que je célèbre ** dans la joie ta mémoire sacrée.
8. Le Seigneur qui donne gloire à qui le glorifie * a fait de toi, saint Nicolas, * un sûr abri pour les fidèles, * pour délivrer des tentations * ceux qui se mettent sous ta protection ** et t’invoquent avec foi et amour.
9. Ma bouche et mes lèvres sont prises au dépourvu * et c’est un bref éloge, une courte invocation * que je viens te présenter saint Nicolas, * comme au suprême imitateur de Dieu ; * mais dans ta richesse accorde- moi la faveur ** du Sauveur notre Dieu.
10. Homme céleste, tu l’étais, * comme un Ange sur la terre tu parus, * des veuves te montrant le défenseur, * réclamant justice pour les malheureux, * et dans les périls, saint Nicolas, ** secourant les aff1igés.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * « Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »
2. Tropaire de Sa Sainteté, ton 4 : Par tes actes, tu t’es montré * pour ton troupeau un modèle de foi, * un exemple de douceur * et un maître de tempérance ; * c’est pourquoi tu as obtenu par ton humilité l’exaltation * & par ta pauvreté la richesse. * Père hiérarque Nicolas, * prie le Christ Dieu, * afin qu’il sauve nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion de Sa Sainteté, ton 3 : A Myre tu t’es montré comme le ministre du sacrifice divin, * car, accomplissant l’Évangile du Christ, * tu donnas ta vie pour ton peuple * & sauvas des innocents de la mort. * C’est pourquoi tu fus sanctifié, comme grand pontife, ** de la grâce de Dieu.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, * tu as ressuscité le monde avec toi ; * la nature humaine te chante comme Dieu, * la mort s’évanouit, * Adam jubile, Seigneur, * & Eve, désormais libérée de ses liens, * proclame dans l’allégresse : ** O Christ, c’est toi qui accordes à tous la résurrection.

Prokimen
em>1. Du dimanche, ton 1 :
℟. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).

De Sa sainteté, ton 7 :

℟. Le juste se réjouira dans le Seigneur et espérera en lui (Psaume 63, 11).

Epîtres
Du dimanche :
Ephésiens (§ 229) V, 8-19.
Mais remplissez-vous du Saint-Esprit ; vous entretenant de psaumes, d’hymnes et de cantiques spirituels, chantant et psalmodiant du fond de vos cœurs au Seigneur.
De Sa Sainteté : Hébreux (§ 335) XIII, 17-21.
Obéissez à vos conducteurs, et soyez soumis à leur autorité : car ce sont eux qui veillent sur vos âmes, comme devant en rendre compte.

Alleluia
Du dimanche, ton 1 :
℣. C’est Dieu qui me donne les vengeances & prosterne les peuples sous moi (Psaume 17, 48).
℣. Il multiplie pour son roi les délivrances et montre de l’amour pour son Christ (Psaume 17, 51).
De Sa Sainteté, ton 2 :
℣. Que tes prêtres soient revêtus de justice, et que tes saints tressaillent de joie (Psaume 131, 9).

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 85) XVII, 12-19.
Alors Jésus dit : Tous les dix n’ont-ils pas été guéris ? Où sont donc les neuf autres ?
De Sa Sainteté : Luc (§ 24) VI, 17–23.
Et tout le peuple tâchait de le toucher, parce qu’il sortait de lui une vertu qui les guérissait tous.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Du pieux Prince : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.
Concert : Catavasies de la Nativité.

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Programme du XXVème dimanche après la Pentecôte – ton 8

Saint Paramon, martyrParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 12 décembre 2021 du calendrier grégorien – 29 novembre 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15. Carême de la Nativité – dispense de poisson en ce jour.

Dimanche du ton VIII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour saint Paramon et ses 370 compagnons, martyrs de la persécution de Dèce en 250. Dans le patriarcat de Moscou, ces saints sont commémorés à l’office mais pas à la divine liturgie, qui ne comportera donc – fait rarissime – que les pièces de la résurrection.

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Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Kondakion : du dimanche.

A la divine liturgie

Tropaires des Béatitudes : huit tropaires du dimanche, ton 8 :
1. Souviens-toi de nous, Christ Sauveur du monde, * comme sur la croix tu t’es souvenu du bon Larron, * & rends-nous dignes, seul Seigneur compatissant, ** d’avoir tous notre part en ton royaume, dans les cieux.
2. Adam, écoute, avec Eve, réjouis-toi, * car celui qui jadis vous dépouilla tous les deux * & dont la ruse nous rendit captifs ** est anéanti par la Croix du Christ.
3. Sur l’arbre de la croix, Sauveur, tu acceptas d’être cloué * pour sauver Adam de la malédiction méritée sous l’arbre défendu * et lui rendre la ressemblance à ton image, Dieu de bonté, ** ainsi que le bonheur d’habiter le Paradis.
4. En ce jour le Christ est ressuscité du tombeau, * à tout fidèle accordant l’incorruptible vie ; * aux Myrrophores il donne l’annonce de la joie ** après ses Souffrances & sa divine Résurrection.
5. Sages Myrrophores, réjouissez-vous * qui les premières avez vu la Résurrection du Christ * & qui à ses Apôtres avez annoncé ** la restauration du monde entier.
6. Vous les Apôtres, amis du Christ en cette vie * & destinés à partager son trône dans la gloire du ciel, * comme Disciples intercédez auprès de lui ** pour que sans crainte devant son trône nous puissions nous présenter.
7. Unité partageant même trône & Trinité sans commencement, * Etre sans division en qui la gloire est partagée, * Royauté qui par nature précèdes tous les temps, ** sauve les fidèles qui chantent pour toi.
8. Réjouis-toi, vaste demeure de Dieu, * réjouis-toi, arche du nouveau Testament, * réjouis-toi, ciboire qui as renfermé ** pour tous les hommes la manne des cieux.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 8 : Tu es descendu des hauteurs, ô Plein de bonté ! * Tu as accepté l’ensevelissement de trois jours, * afin de nous délivrer de nos passions, ** ô notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi !
2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
3. Kondakion du dimanche, ton 8 : Ressuscité du tombeau, Tu as relevé les morts * et ressuscité Adam ; * Eve exulte en ta résurrection ** et les confins du monde célèbrent ** ta résurrection d’entre les morts, ô Très-miséricordieux.

Prokimen
Du dimanche, ton 8 :
℟. Prononcez des vœux et accomplissez-les pour le Seigneur, notre Dieu (Psaume 75, 12).
℣. Dieu est connu en Judée, en Israël son Nom est grand (Psaume 75, 2).

Epîtres
Du dimanche : Ephésiens (§ 224) IV, 1-6.
Un Seigneur, une foi, un baptême.

Alleluia
Du dimanche, ton 8 :
℣. Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons le Dieu qui nous sauve (Psaume 94, 1).
℣. Allons devant lui en actions de grâces, au son des musiques, acclamons-le (Psaume 94, 2).

Evangile
Du dimanche : Luc (§ 71) XIII, 10-17.
Pourquoi donc ne fallait-il pas délivrer de ses liens, en un jour de sabbat, cette fille d’Abraham, que Satan avait tenue ainsi liée durant dix-huit ans ?

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XXIVème dimanche après la Pentecôte – Après-fête de l’Entrée au Temple de la Mère de Dieu – saint Philémon & compagnons – ton 7

Saints Archippe, Apphia et PhilémonParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 5 décembre 2021 du calendrier grégorien – 22 novembre 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15. Carême de la Nativité – dispense de poisson en ce jour.

Dimanche du ton VII de l’Octoèque. Les pièces du dimanches se combinent avec celles de l’après-fête de l’Entrée au Temple de notre très-sainte Dame la Mère de Dieu (la fête de la Présentation de la Vierge au Temple tombant la veille, le 21 novembre), ainsi qu’avec les saints apôtres Philémon, Apphia, Archippe & Onésime fêtés en ce jour.

Ces quatre saints sont cités dans l’Epître de saint Paul à Philémon et ont rang d’apôtres. Selon la Tradition, ils ont vécu à Colosses en Phrygie (cela se déduit de l’Epître aux Colossiens) et Apphia parait avoir été l’épouse de Philémon (et Archippe serait leur fils). Ils ont pu recevoir la foi à Colosses, probablement par Epaphas, disciple de saint Paul (et emprisonné avec lui à Rome), lequel annonça le premier l’évangile dans cette ville. Selon la tradition, Philémon était un riche bourgeois de Colosses, on comprend dès lors pourquoi l’Eglise de Colosses se réunissait dans sa maison, comme le laisse entendre saint Paul (Philémon, 2).

L’Epître à Philémon fut rédigée par Paul pendant son premier emprisonnement à Rome. Elle n’est composée que d’un seul chapitre et avec ses 25 versets, c’est le livre le plus court de l’Ecriture ; elle est intégralement lue à la liturgie de ce jour. Cette épître est considérée comme la plus personnelle de Paul. C’est en effet un billet privé concernant Onésime, esclave qui avait volé son maître, Philémon, et s’était enfui à Rome. Par un chemin tout providentiel, Onésime rencontre Paul à Rome, reçoit la foi et le saint baptême ; Paul le renvoya à son maître à Colosses en compagnie de Tychique, porteur de la lettre de Paul aux Colossiens. Paul demande que l’on pardonne à Onésime, qu’on l’accueille de nouveau comme un frère dans l’Évangile et qu’on le laisse revenir vers lui pour l’assister. Les 4 saints paraissent avoir subi le martyre à Colosses lors de la persécution de Néron.

Voici du reste la mention du Martyrologe du rit romain, qui commémore également saint Philémon et sa femme au 22 novembre :

A Colosses en Phrygie, saint Philémon et saint Appie, disciples de saint Paul, lesquels, sous l’empereur Néron, furent arrêtés, tandis que les autres s’enfuyaient, lorsque les Gentils envahirent l’église où étaient les fidèles, le jour de la fête de Diane ; puis, battus de verges, par l’ordre du président Artoclès, qui les fit enterrer jusqu’à la ceinture, et accabler de pierres.

En ce jour également, les Ménées byzantins font mémoire au 22 novembre – tout comme le Martyrologe romain – de la sainte martyre Cécile de Rome et de ses compagnons Valérien et Tiburce, martyrisés à Rome vers 230. L’occurence du dimanche, de l’après-fête de la Présentation de la Vierge et de la fête des saints Apôtres Philémon & compagnons ne laisse pas de place pour une célébration de sainte Cécile, cependant, voici à titre documentaire son tropaire & son kondakion :
Tropaire de sainte Cécile, ton 1 : Possédant comme époux véritable le Christ, * tu renonças à l’amour du terrestre fiancé ; * vers Dieu tu l’amenas par la foi, * au point qu’avec toi il lutta fermement * et remporta la couronne des vainqueurs ; ** avec lui, Cécile, souviens-toi de nous tous.
Kondakion de sainte Cécile, ton 4 : Multitude des fidèles, chantons divinement * l’épouse volontaire du Christ * qui orna son cœur de vertus * et confondit l’audace d’Almachius * en brillant comme un soleil * au milieu des persécuteurs ** et pour les hommes est devenue le soutien de la foi.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Apôtres. Kondakion : du dimanche.
A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Kondakion : de la fête.

A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

Tropaires des Béatitudes : six tropaires du dimanche, ton 7, et quatre tropaires de la 1ère ode du canon de la fête, œuvre de saint Georges l’Hymnographe, évêque de Nicomédie en Bithynie – IXème siècle :
1. Il est beau à voir & bon à manger, * le fruit qui a causé mon trépas ; * mais le Christ est cet arbre de vie * dont je puis manger sans mourir ; * & je crie avec le bon Larron : ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
2. Dieu de tendresse, mis en croix, tu effaças * la cédule de l’antique péché d’Adam ; * de l’erreur tu sauvas l’ensemble des mortels : ** aussi nous te chantons, Bienfaiteur & Seigneur.
3. Sur le croix, Dieu de tendresse, tu clouas nos péchés, * par ta mort tu triomphas de la mort ; * d’entre les morts tu éveillas les trépassés ; ** aussi nous nous prosternons devant ta sainte Résurrection.
4. Dans les oreilles d’Eve le serpent injecta son venin, * mais le Christ sur l’arbre de la croix * fit jaillir pour le monde la douceur de la vie. ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
5. Au sépulchre on te dépose comme un mortel, * ô Christ, universelle Vie, * mais de l’Enfer ayant brisé les verrous, * tu ressuscites le troisième jour * avec gloire & puissance, illuminant le monde entier : ** gloire, Seigneur, à ta sainte Résurrection.
6. Ressuscité d’entre les morts le troisième jour, * le Seigneur donne aux Disciples sa paix ; * les bénissants, il les envoie et leur dit : ** Amenez tous les hommes au royaume de Dieu.
7. Toute-pure, nous savons que tu es un trésor de sagesse * et une source intarissable de grâce ; * répands sur nous les eaux de la connaissance, ** afin que nous te chantions sans cesse, ô Souveraine.
8. Toute-pure, tu es plus haute que les cieux ; * tu es offerte dans le temple de Dieu, ** pour te préparer à être, lors de sa venue, sa divine demeure.
9. Tu resplendis de la lumière de la grâce, Mère de Dieu, * et tu nous as tous illuminés * et réunis pour embellir ta fête par nos chants ; ** venez, accourons vers elle.
10. La Porte glorieuse, infranchissable pour notre entendement, * a ouvert les portes du temple de Dieu * et nous invite aujourd’hui ** à goûter ensemble ses merveilles divines.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, * ouvert au Larron le Paradis ; * changé en joie les pleurs des myrrophores * et ordonné aux apôtres de prêcher. * Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, ** donnant au monde ta grande miséricorde !
2. Tropaire de la fête, ton 4 : Ce jour est le prélude de la bienveillance de Dieu * et le salut des hommes est proclamé. * Dans le Temple de Dieu la Vierge est présentée * pour annoncer à tous les hommes la venue du Christ. * En son honneur, nous aussi, à pleine voix chantons-lui : * Réjouis-toi, ** accomplissement du dessein du Créateur.
3. Tropaire des saints Apôtres, ton 3 : Apôtres Saints, * priez le Dieu de miséricorde * afin que, le pardon de nos péchés, ** il l’accorde à nos âmes.
4. Kondakion du dimanche, ton 7 : La puissance de la mort ne peut plus retenir les hommes, * car le Christ est descendu pour briser et détruire sa force. * Les enfers sont enchaînés, * les prophètes en chœur se réjouissent et disent : * Le Sauveur est apparu aux croyants. ** Venez, fidèles, prendre part à la Résurrection.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion des saints Apôtres, ton 2 : Telles des étoiles très brillantes, qui illuminent les confins de la terre, * louons les apôtres du Christ, * le glorieux Philémon, le saint Archippe, * ainsi que Onésime, Marc et Apollos, * et avec eux Apphia la très-sage, ** en nous écriant : priez sans cesse pour nous tous.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion de la fête, ton 4 : Le temple très pur du Sauveur, * la très précieuse chambre nuptiale, la Vierge, * le trésor sacré de la gloire de Dieu * est conduite en ce jour dans la maison du Seigneur * elle y introduit avec elle la grâce de l’Esprit Divin ; * les anges de Dieu lui chantent : ** « Elle est un tabernacle céleste ».

Prokimen
Du dimanche, ton 7 :
℟. Le Seigneur donne la puissance à son peuple, le Seigneur bénit son peuple dans la paix (Psaume 28, 11).
℣. Rendez au Seigneur, fils de Dieu, rendez au Seigneur la puissance & la gloire (Psaume 28, 1).
Des Apôtres, ton 8 :
℟. Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5).

Epîtres
Du dimanche : Ephésiens (§ 221) II, 14-22.
Car c’est par Lui que nous avons accès les uns et les autres auprès du Père dans un même Esprit.
Des Apôtres : Philémon (§ 302) I, 1-25.
Paul, prisonnier de Jésus-Christ ; et Timothée, son frère : à notre cher Philémon, notre coopérateur ; à notre très-chère sœur Appie ; à Archippe, le compagnon de nos combats, et a l’Église qui est en votre maison..

Alleluia
Du dimanche, ton 7 :
℣. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
℣. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).
Des Apôtres, ton 4 :
℣. Les cieux rendent grâce pour tes merveilles, Seigneur, pour ta fidélité, dans l’assemblée des saints (Psaume 88, 6).

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 66) XII, 16-21.
Mais Dieu dit à cet homme : Insensé que tu es ! on va te redemander ton âme cette nuit même ; et pour qui sera ce que tu as amassé ?
Des Apôtres : Luc (§ 50) X, 1-15.
Ensuite le Seigneur choisit encore soixante [et douze] autres, qu’il envoya devant lui, deux à deux, dans toutes les villes et dans tous les lieux où lui-même devait aller.

Mégalinaire à la Mère de Dieu, durant l’anaphore, ton 4 :
℣. Les Anges s’émerveillèrent, * devant l’Entrée au Temple de la Vierge ** s’étonnant de voir comme elle avançait 
jusqu’au Saint des saints.
Hirmos : Que de l’arche vivante de Dieu * aucune main profane n’ose s’approcher, * mais que nos lèvres fidèlement redisent sans cesse à la Mère de Dieu * le salut de l’ange Gabriel * et dans l’allégresse lui chantent: * Vierge pure, Dieu t’a élevée ** plus haut que toute créature.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
Des Apôtres : Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XXIIIème dimanche après la Pentecôte – saints martyrs & confesseurs Gourias, Samonas & Habib – ton 6

Saints Confesseurs d'Edesse : Samonas, Gourias, HabibParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 28 novembre 2021 du calendrier grégorien – 15 novembre 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15. Carême de la Nativité – dispense de poisson.

Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Ce jour marque le début du Carême de Noël. Nous fêtons aussi en ce jour les saints confesseurs d’Edesse : Gourias, Samonas & Habib.

Les saints martyrs Gourias et Samonas étaient deux prêtres de la région d’Edesse en Osrohène. Lors de la persécution de Dioclétien, accusés de porter secours aux Chrétiens dans les prisons et d’encourager les fidèles à tenir fermes dans la foi, ils comparurent devant le gouverneur qui tenta de les faire apostasier. « Nous ne trahirons pas – dirent-ils – le Dieu unique, qui est au ciel, nous ne le troquerons pas contre une image faite de main d’homme. Nous adorons le Christ Dieu, qui par bonté nous a sauvés de l’erreur ; Il est notre lumière, notre médecin et notre vie. Nous ne mourrons pas, comme tu le dis, mais nous vivrons, selon notre foi, si nous faisons la volonté de Celui qui nous a créé, répondirent-ils. Tes tourments ne nous font pas peur. Ils sont de courte durée et passent sans laisser de trace. Mais nous redoutons les peines éternelles qui sont réservées aux impies et aux apostats. Notre Dieu nous accordera de supporter les tortures qui ne font souffrir qu’un temps, puis disparaissent quand l’esprit a quitté le corps ». Après diverses tortures, la sentence de mort fut prononcée le 15 novembre 289. Avant de leur trancher la tête, le bourreau leur dit: « Priez pour moi, je vous en supplie, parce que je fais le mal devant Dieu». Samonas et Gourias se mirent à genoux, tournés vers l’Orient, et s’adressèrent à Dieu en disant: « Père de notre Seigneur Jésus-Christ, reçois nos esprits et garde nos corps pour la résurrection. » La population de la ville d’Edesse recueillit leurs précieux restes et jusqu’à la poussière qui avait bu leur sang.

Saint Habib, – dont le nom en syriaque signifie « aimé » – était, lui, diacre à l’époque où Licinius déclencha une nouvelle persécution contre les Chrétiens à partir de l’an 320, dans le contexte de son affrontement avec son co-empereur Constantin. Habib parcourait clandestinement les villages de la région d’Edesse pour y rassembler les fidèles dans l’église, leur lire les Ecritures et les encourager à persévérer dans la vérité de la foi, sans crainte des persécuteurs. Le gouverneur fit saisir sa famille et les gens de son village. A cette nouvelle, Habib partit pour Edesse, où il se livra au commandant de la garde du gouverneur.

Après avoir subi diverses tortures, le gouverneur lui demanda : « Ta religion t’enseigne-t-elle à haïr ton propre corps et à te complaire dans les souffrances ? » – « Nous ne haïssons pas nos corps, répliqua Habib, mais nous nous réjouissons en contemplant les réalités invisibles, confirmés par cette promesse que les souffrances de cette vie ne sont rien auprès de la gloire réservée à ceux qui aiment le Christ ». Comme la mort par le glaive lui semblait trop douce, le gouverneur ordonna qu’on brûle le Saint à petit feu. On l’emmena, en le traînant par une lanière qu’on lui avait fixée à la bouche. Sa mère, vêtue de blanc comme pour un jour de fête, marchait à ses côtés. Arrivé au lieu de l’exécution, Habib pria, puis, se retournant, bénit la foule qui était venue l’accompagner et qui lui souhaita de trouver la paix. Quand le feu commença de crépiter, il ouvrit la bouche et rendit l’âme aussitôt. Les Chrétiens le tirèrent alors du feu, l’oignirent et le parfumèrent, puis le déposèrent sur les fagots. Son martyre semble être survenu en 322. Son Saint corps fut enseveli dans le même tombeau où avait été déposés Gourias et Samonas, de là vient que ces trois martyrs sont célébrés ensembles. Saint Ephrem le Syrien, diacre d’Edesse, mentionne les trois confesseurs d’Edesse dans ses Chants de Nisibe. Ils sont mentionnés aussi dans un calendrier syriaque de 411.

Martyre de saint Habib d'Edesse - Ménologue de Basile II (c. 985) - Bibliothèque Apostolique Vaticane
Martyre de saint Habib d’Edesse – Ménologue de Basile II (c. 985) – Bibliothèque Apostolique Vaticane

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Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Martyrs. Kondakion : seulement du dimanche.

A la divine liturgie

Tropaires des Béatitudes : huit tropaires du dimanche, ton 6 :
1. Souviens-toi de moi, Dieu Sauveur, * quand tu entreras dans ton royaume, ** seul Ami des hommes, sauve-moi.
2. Adam fut séduit par l’arbre défendu, * mais par celui de la Croix tu as sauvé * le bon Larron s’écriant : ** Dans ton royaume, Seigneur, souviens-toi de moi.
3. Ayant brisé les portes & les verrous de l’Enfer, * tu as ressuscité, Source de vie, * Sauveur, tous ceux qui s’écrient : ** Gloire à ta sainte Résurrection.
4. Souviens-toi de moi, Seigneur * qui par ta sépulture triomphas de la mort * & comblas de joie l’univers, ** Dieu de tendresse, par ta Résurrection.
5. Les Myrrophores venues au tombeau * entendirent l’Ange proclamer : * Il est vraiment ressuscité, ** le Christ qui illumine le monde entier.
6. Le Christ qui fut cloué * sur le bois de la croix * & sauva le monde de l’erreur, ** chantons-le tous d’un même chœur.
7. Glorifions le Père & le Fils * & l’Esprit de sainteté, * disant à l’indivise Trinité : ** sauve nos âmes, nous t’en prions.
8. O Vierge qui a conçu de merveilleuse façon * & mis au monde en ces derniers temps * ton propre Créateur, ** sauve les fidèles qui te magnifient.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Les vertus angéliques sur ton tombeau, * les gardes pétrifiés de crainte, * Marie près de ton sépulcre cherchait ton corps très pur ; * Toi, Tu captives l’enfer sans être séduit. * Tu vas à la rencontre de la Vierge, ** Tu donnes la Vie, ô Ressuscité des morts, gloire à toi !
2. Tropaire des Martyrs, ton 5 : Tu nous as donné les miracles de Tes martyrs * comme une enceinte imprenable, Christ Dieu. * Par leurs prières, dissipe les desseins des infidèles, * affermis le règne de la foi, ** car tu es seul bon et Ami des hommes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion des Martyrs, ton 2 : Des hauteurs ayant reçu la grâce, ô sages, * vous protégez ceux qu’éprouvent les épreuves, vous, dignes de toute louange ; * c’est pourquoi vous avez épargné à la jeune fille une mort amère; ** car vous êtes, en vérité, la gloire d’Édesse, et la joie du monde.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 6 : De sa main, source de vie, * le Donateur de vie a ressuscité tous les morts du fond des ténèbres, * lui, le Christ Dieu, * qui a accordé la résurrection à l’homme qu’il avait façonné, * car il est le Sauveur, la résurrection et la Vie de tous, ** lui, le Dieu de l’univers.

Prokimen
Du dimanche, ton 6 :
℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et bénis ton héritage (Psaume 27, 9).
℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi. (Psaume 27, 1).
[Des Martyrs, ton 4 :
℟. Pour les saints qui sont sur sa terre, le Seigneur a rendu merveilleuse toutes ses volontés (Psaume 15, 3).]

Epîtres
Du dimanche : Ephésiens (§ 220) II, 4-10.
Et il nous a ressuscités avec lui, et nous a fait asseoir dans le ciel en Jésus-Christ.
[Des Martyrs : Ephésiens (§ 233) VI, 10-17.
Prenez encore le casque du salut, et l’épée spirituelle qui est la parole de Dieu.]

Alleluia
Du dimanche, ton 6 :
℣. Qui demeure à l’abri du Très-Haut, loge à l’ombre du Puissant (Psaume 90, 1),
℣. dit au Seigneur : « Mon rempart, mon refuge, mon Dieu en qui je me fie » (Psaume 90, 2).
[Des Martyrs, ton 2 :
℣. Les justes ont crié, et le Seigneur les a exaucés ; et il les a délivrés de toutes leurs peines (Psaume 33, 18).]

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 53) X, 25-37.
Il s’approcha donc de lui, versa de l’huile et du vin dans ses plaies, et les banda ; et l’ayant mis sur son cheval, il le mena dans une hôtellerie, et prit soin de lui.
[Des Martyrs : Luc (§ 64) XII, 8-12.
Or je vous déclare que quiconque me confessera devant les hommes, le Fils de l’homme le confessera aussi devant les anges de Dieu.]

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
[Des martyrs : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).] Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XXIIème dimanche après la Pentecôte – Synaxe de saint Michel et des autres puissances incorporelles – ton 5

Saint Michel ArchangeParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 21 novembre 2021 du calendrier grégorien – 8 novembre 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton V de l’Octoèque. Nous fêtons aussi aujourd’hui la synaxe du saint archistratège Michel & des autres puissances incorporelles, et en particulier des autres archanges Gabriel, Raphael, Uriel, Jegudiel, Barachiel & Jérémiel. Le terme de « synaxe », qui désigne ici l’assemblée, la réunion de toutes les puissances angéliques, est aussi utilisé pour désigner l’assemblée des croyants se réunissant pour célébrer Dieu avec les saints et les anges.

  • Michael en hébreu signifie « Qui est comme Dieu ? ». L’Archange saint Michel est cité trois fois dans les chapitres X & XII du Livre de Daniel, il y est désigné comme le prince du peuple des Hébreux. L’Epître de saint Jude, reprenant une tradition hébraïque, le montre en conflit avec le Diable au moment de la mort de Moïse. L’Apocalypse de saint Jean le montre dans la guerre contre le Mal dans les derniers temps : « Il y eut un grand combat dans le ciel : Michel et ses anges combattaient contre le dragon, et le dragon avec ses anges combattait contre lui » (Apocalypse XII, 7).
  • Gabriel signifie «Dieu est ma force» ou «la force de Dieu». Il est le héraut des mystères de Dieu, en particulier de l’Incarnation de Dieu et de tous les autres mystères qui y sont liés. Il apparait également dans le Livre de Daniel, où il annonce entre autres choses à ce prophète la venue du Christ.
  • Raphael signifie « Dieu guérit » ou « le remède de Dieu ». Cet Archange conduisit le jeune Tobie dans ses pérégrinations et lui donna le moyen de guérir son père, comme rapporté au Livre de Tobie.
  • Uriel signifie « Dieu est ma lumière », ou « Lumière de Dieu » (II Esdras IV, 1 & V, 20).
  • Selaphiel signifie « Intercesseur de Dieu ».
  • Jéhudiel signifie « Glorificateur de Dieu ».
  • Barachiel signifie « Béni par Dieu » ou « Bénédiction de Dieu ».
  • Jérémiel signifie « l’Exaltation de Dieu ». Il est parfois inclus dans la liste comme un huitième archange.

    *

    Aux heures
    A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Incorporels. Kondakion : du dimanche.
    A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Incorporels. Kondakion : des Incorporels.

    A la divine liturgie

    Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche ton V, 4 tropaires de la 3ème ode des Incorporels (œuvre de saint Jean Damascène (676 † 749)) :
    1. Le bon Larron sur la croix * eut foi en ta divinité, ô Christ ; * il te confessa d’un cœur sincère en s’écriant : ** De moi, Seigneur, en ton royaume souviens-toi.
    2. Sur le bois de la croix * pour nous les hommes tu fis fleurir la vie * et se flétrir la malédiction de l’arbre défendu : ** Sauveur & Créateur, nous te chantons d’un même chœur.
    3. Par ta mort, ô Christ, * tu as brisé la force de la mort, * ressuscitant tous les morts depuis Adam, ** qui te chantent comme vrai Dieu & Sauveur du genre humain.
    4. Venues à ton sépulchre, Sauveur, * les saintes Femmes te cherchaient * pour embaumer la Source de vie, ** mais un Ange leur apparut pour leur dire : Il est ressuscité, le Seigneur !
    5. O Christ, lorsque tu fus crucifié * au milieu de deux larrons, * l’un fut justement condamné pour t’avoir insulté, ** l’autre par sa confession devint l’hôte du Paradis.
    6. Devant le chœur des Apôtres, * les saintes Femmes s’écriaient : * Le Christ est vraiment ressuscité, ** adorons en lui notre Maître & Créateur.
    7. Seigneur immortel, tu as institué les puissants * capables d’accomplir ta sainte volonté, * ceux qui sans cesse devant toi ** se tiennent au plus haut des cieux.
    8. Des Anges qui ont annoncé, * ô Christ, ton incarnation * et ta sainte résurrection ** reçois la prière qu’ils t’adressent pour nous.
    9. Tu as donné aux hommes, * dans la tendresse de ton cœur, * ô Christ, des Anges gardiens ** assurant le salut de tes serviteurs.
    10. Ineffablement tu as conçu, * divine Epouse, le Seigneur et Sauveur * qui nous délivre de tout mal ** lorsqu’en vérité nous invoquons ton secours.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 5 : Le Verbe coéternel au Père et à l’Esprit, * né de la Vierge pour notre salut, * chantons-le, fidèles, et adorons-le, * car il a daigné dans sa chair monter sur la Croix * et supporter la mort, * afin de ressusciter les morts ** par sa glorieuse Résurrection.
    2. Tropaire des Incorporels, ton 4 : Archistratèges des célestes armées, * nous vous prions sans cesse, indignes que nous sommes : * par vos prières couvrez-nous * de l’ombre des ailes de votre gloire immatérielle * pour nous sauvegarder, nous qui nous prosternons devant vous avec ferveur et vous clamons : * « Délivrez-nous de tout danger, ** vous qui êtes le chef des puissances d’en haut ».
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion des puissances incorporelles, ton 2 : Archistratèges de Dieu, * serviteurs de la gloire divine, * princes des anges et guides des hommes, * demandez ce qui nous est utile et la grande miséricorde, ** car vous êtes les Archistratèges des incorporels.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion du dimanche, ton 5 : Tu es descendu aux enfers, ô mon Sauveur, * tu as brisé leurs portes, comme Tout-Puissant, * avec toi tu as ressuscité les morts, comme Créateur ; * et tu as brisé l’aiguillon de la mort * et Adam a été délivré de la malédiction, ô Ami des hommes. * Aussi te clamons-nous : ** Sauve-nous, Seigneur.

    Prokimen
    Du dimanche, ton 5 :
    ℟. Toi, Seigneur, tu nous prends en garde, tu nous protèges d’une telle engeance, à jamais (Psaume 11, 8).
    ℣. Sauve-moi, Seigneur, il n’est plus de saints (Psaume 11, 2).
    Des Incorporels, ton 4 :
    ℟. Il rend ses Anges comme du vent, ses serviteurs comme des flammes de feu (Psaume 103, 4).

    Epîtres
    Du dimanche : Galates (§ 215) VI, 11-18.
    Pour moi, à Dieu ne plaise que je me glorifie en autre chose qu’en la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est mort, crucifié pour moi, comme je suis mort, crucifié pour le monde !
    Des Incorporels : Hébreux (§ 305) II, 2–10.
    Car si la loi qui a été annoncée par les anges est demeurée ferme, et si tous les violements et toutes les désobéissances ont reçu la juste punition qui leur était due ; comment pourrons-nous l’éviter, si nous négligeons le véritable salut ?

    Alleluia
    Du dimanche, ton 5 :
    ℣. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
    ℣. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).
    Des Incorporels, ton 5 :
    ℣. Louez le Seigneur, tous ses Anges, louez-le, toutes ses puissances (Psaume 148, 2).

    Evangile
    Du dimanche : Luc (§ 39) VIII, 41-56.
    Et Jésus lui dit : Ma fille, votre foi vous a guérie ; allez en paix.
    Des Incorporels : Luc (§ 51) X, 16–21.
    Il leur répondit : Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair.

    Versets de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux (Psaume 148, 1).
    Des Incorporels/a> : Il rend ses Anges comme du vent, ses serviteurs comme des flammes de feu (Psaume 103, 4). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XXIème dimanche après la Pentecôte – saints thaumaturges anargyres Côme & Damien – ton 4

Saints anargyres Côme & DamienParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 14 novembre 2021 du calendrier grégorien – 1er novembre 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton IV de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour les saints thaumaturges anargyres & martyrs Côme & Damien.

Ces deux médecins, arabes de naissance, soignaient gratuitement (d’où leur surnom d’anargyres : sans argent) & miraculeusement les malades qui se présentaient à eux dans la ville d’Egée en Cilicie. Pendant les persécutions de Dioclétien, Côme et Damien furent arrêtés sur l’ordre de Lysias, Préfet de Cilicie. Il leur ordonna d’abjurer sous la torture, mais ceux-ci restèrent fidèles à leur foi en dépit de toute une série de tortures affreuses auxquelles ils restèrent insensibles ; finalement ils furent décapités. Leurs frères cadets Antime, Léonce et Euprepius, qui les suivaient partout, partagèrent leur martyre. Si les détails précis de la vie des deux frères thaumaturges ne nous sont guère connus, ils furent cependant très tôt l’objet de la large dévotion des peuples chrétiens – tant d’Orient que d’Occident -, et dès le IVème siècle, on voit fleurir des églises qui leur sont consacrées à Jérusalem, en Égypte et en Mésopotamie.

Leurs reliques furent une première fois translatées dans la ville de Cyr (Cyrrhus) en Syrie euphratésienne, entre la plaine d’Antioche et la Commagène, où elles étaient conservées dans une basilique magnifique (la ville gagna pour cette raison le surnom de Hagioupolis, la ville des saints). Il est possible que les deux saints fussent originaires de cette ville.

A Constantinople, une église dédiée aux saints Anargyres avait été fondée sous le règne de Théodose II le Jeune (408 † 450) à la pointe de la Corne d’Or, entre le quartier de Pera & celui des Blachernes, par Paulin, maître des offices (Magister officiorum) de l’Empire, la dédicace aurait été conduite par saint Proclus de Constantinople (434 † 446).

A la suite d’une guérison miraculeuse due à l’intercession de Côme et Damien (qui lui apparurent tandis qu’il était à l’article de la mort), l’empereur Justinien (527 † 565) fit reconstruire et redécorer en témoignage de gratitude cette église qui devint un lieu célèbre de pèlerinage. L’empereur fit transporter et déposer des reliques de saint Côme et de saint Damien dans la basilique reconstruite. Il fit également des embellissements dans la ville de Cyr.

A Rome le pape Félix IV (526 † 530) reconsacra en leur honneur vers l’an 528 la Bibliothèque de la Paix (Bibliotheca Pacis) sur le Forum de Vespasien, sur la Via Sacra, pour en faire la basilique Santi Cosma e Damiano ; celle-ci reste célèbre pour ses mosaïques du VIème siècle représentant les saints. La liturgie papale faisait station dans cette église le IVème jeudi de Carême et le second dimanche après Pâques.

Saint Grégoire de Tours (c. 538 † 594) rapporte de nombreuses guérisons obtenues par les prières des saints Côme et Damien, dont il fit placer des reliques dans la chapelle Saint-Martin de sa cathédrale de Tours.

Le second Concile de Nicée (787) de même cite un livre qui recensait les miracles et les guérisons obtenus par l’intercession de saint Côme et de saint Damien, et en rapporte trois d’entre eux.

De retour d’Orient, le croisé français Jean de Beaumont rapporta vers 1170 des reliques des saints Côme et Damien qu’il donna d’une part à Notre-Dame de Paris, d’autre part à la collégiale Saint-Côme-&-Damien de Luzarche (cette église était déjà dédiée à ces saints selon un diplôme de Charlemagne de l’an 775).

Les saints Anargyres sont fêtés trois fois dans le rit byzantin : le 1er juillet et le 1er novembre, à ces dates s’ajoute une mémoire le 17 octobre (ces différentes dates doivent représenter des anniversaires de translations de leurs reliques). Le rit romain les honore au 27 septembre et les cite au canon de la messe ainsi que dans les litanies des saints.

Abside de l'église Saint-Côme-Saint-Damien à Rome.
Abside de l’église Saint-Côme-Saint-Damien à Rome : Autour du Christ, les mozaïques figurent saint Pierre et saint Paul, saint Côme et saint Damien, et le saint Pape Félix (qui tient un modèle de l’église) ainsi que saint Théodore.

*

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche, ton 3. Gloire au Père. Tropaire des Anargyres. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche seulement.

A la divine liturgie

Tropaires des Béatitudes : six tropaires du dimanche, ton 3, quatre tropaires de la IIIème ode du canon des Anargyres, œuvre de saint Joseph l’Hymnographe (816 † 886) :
1. A cause de l’arbre défendu * Adam fut exilé du Paradis, mais par l’arbre de la croix le Larron y entra ; * car l’un, goûtant de son fruit, méprisa le commandement du Créateur, * l’autre, partageant ta crucifixion, confessa ta divinité : ** Souviens-toi de moi dans ton royaume.
2. Seigneur exalté sur la Croix, * tu as brisé la puissance de la mort, * effaçant la cédule écrite contre nous ; * accorde-nous la repentance du Larron * et donne à tes fidèles serviteurs, ô Christ notre Dieu, * de te crier comme lui : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
3. D’un coup de lance, sur la croix * tu as déchiré la cédule écrite contre nous ; * et, compté parmi les morts, tu as enchaîné le prince de l’Enfer, * délivrant tous les hommes des liens de la mort * par ta Résurrection, dont la lumière a brillé sur nous ; * Seigneur ami des hommes, nous te crions : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
4. Crucifié & ressuscité du tombeau, * Dieu tout-puissant, le troisième jour, * avec toi, seul Immortel, tu ressuscitas le premier homme, Adam ; * donne-moi, Seigneur, de prendre aussi la voie du repentir * afin que, de tout mon cœur * & dans l’ardeur de ma foi, je te crie : ** Souviens-toi de moi, Sauveur, en ton royaume.
5. Pour nous l’Impassible devient homme de douleur * et sur la croix se laisse clouer, * afin de nous ressusciter avec lui ; * aussi nous glorifions avec la Croix * les Souffrances & la sainte Résurrection * par lesquelles nous fûmes rénovés, * obtenant le salut en criant : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
6. Ressuscité d’entre les morts * et dépouillant l’empire de la Mort, * il apparut aux Myrrophores, leur annonçant la joie ; * et nous fidèles, prions-le * d’épargner à nos âmes la corruption, * lui répétant sans cesse la parole du bon Larron : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
7. Le monde chante chaque jour * vos bienfaits si nombreux * et la multitude de vos miracles, * thaumaturges guérisseurs * qui vraiment ** êtes devenus les égaux des Anges.
8. Vous, les deux astres lumineux * qui brillez mystiquement sur la voûte de l’Eglise, * saints Cosme et Damien, * répandez, nous vous prions, ** votre clarté sur tous les cœurs.
9. Voici, de tous côtés * se rassemble le peuple * pour chanter vos dons sublimes * dans votre temple, saints Martyrs ; * en retour, exaucez ** les prières de tous.
10. Toi qui par la parole donnas corps * au Verbe de suprême sainteté, * délivre-moi de mes passions * si peu conformes à la raison, * moi qui te chante par des cantiques divins, ** Vierge sainte et Souveraine immaculée.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Ayant appris de l’Ange la prédication lumineuse de la Résurrection, * et le terme de l’ancestrale condamnation, * les femmes disciples du Seigneur * dirent, pleines de fierté, aux Apôtres : * « Renversée est la mort ! * Le Christ Dieu est ressuscité, ** donnant au monde sa grande miséricorde ! »
2. Tropaire des Anargyres, ton 8 : Saints anargyres & thaumaturges Côme & Damien, * visitez-nous dans notre faiblesse : ** gratuitement vous avez reçu, gratuitement donnez-nous.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion des Anargyres, ton 2 : Ayant reçu la grâce des guérisons, * vous dispensez la vigueur à ceux qui en ont besoin : * médecins, thaumaturges très glorieux, * par votre visite brisez l’arrogance des ennemis, ** guérissez le monde par vos miracles.
6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
7. Kondakion du dimanche, ton 3 : Du tombeau tu es ressuscité * en ce jour, ô Dieu de miséricorde, * nous arrachant aux portes de la mort ; * en ce jour Adam tressaille d’allégresse et Eve danse de joie, * et tous ensemble les Patriarches & les Prophètes chantent inlassablement ** la force & la puissance de ta divinité.

Prokimen
Du dimanche, ton 4 :
℟. Que tes œuvres sont grandes, Seigneur ! Toutes, avec sagesse tu les fis (Psaume 103, 24).
℣. Bénis le Seigneur, mon âme ! Seigneur, mon Dieu, tu es si grand ! (Psaume 103, 1).
Des Anargyres, ton 4 :
℟. Pour les saints qui sont sur sa terre, le Seigneur a rendu merveilleuse toutes ses volontés (Psaume 15, 3).

Epîtres
Du dimanche : Galates (§ 203) II, 16-20.
Mais je suis mort à la loi par la loi même, afin de vivre pour Dieu. J’ai été crucifié avec le Christ.
Des Anargyres : I Corinthiens (§153) XII, 27 – XIII, 8.
Puis, ceux qui ont la grâce de guérir les maladies.

Alleluia
Du dimanche, ton 4 :
℣. Va, chevauche pour la cause de la vérité, de la piété & de la justice (Psaume 44, 5).
℣. Tu aimes la justice, tu hais l’impiété (Psaume 44, 8).
Des Anargyres :
℣. Voyez comme il est bon, comme il est doux d’habiter en frères tous ensemble ! (Psaume 133, 1).

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 38) VIII, 26-39.
Les démons étant donc sortis de cet homme, entrèrent dans les pourceaux ; et aussitôt le troupeau courut avec violence se précipiter dans le lac, où ils se noyèrent.
Des Anargyres : Matthieu (§34) X, 1, 5-8.
Rendez la santé aux malades, ressuscitez les morts, guérissez les lépreux, chassez les démons : donnez gratuitement ce que vous avez reçu gratuitement.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des Anargyres : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Saint Côme et saint Damien

Programme du XXème dimanche après la Pentecôte – saints Marcien & Martyrius – ton 3

Saints martyrs Marcien et MartyriusParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 7 novembre 2021 du calendrier grégorien, 25 octobre 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton III de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour les saints Marcien & Martyrius, notaires, martyrisés l’an 358.

Marcien était chantre (psalte) et lecteur, Martyrius (ou Martyrios, ou Martyr) lui était sous-diacre. Tous deux étaient notaires (i.e. secrétaires) auprès de saint Paul, archevêque de Constantinople, sous l’empereur arien Constance II. Quand saint Paul fut exilé en Arménie, où il mourut étranglé par les Ariens, ces saints martyrs, proches compagnons du pieux archevêque de Constantinople furent dénoncés à Philippe, préfet de la ville impériale par Macédonius, évêque des Ariens de la capitale : ils furent chargés de fausses accusations de crimes qu’ils n’avaient pas commis. Après un long interrogatoire, Marcien et Martyrius furent jetés dans un cachot privé de lumière. Affamés, on leur fit miroiter leur libération si ils professaient les erreurs d’Arius. Voyant qu’ils restaient fermes dans la profession de la foi véritable, Philippe les fit décapiter sous les murs de la ville, devant la porte dite Mélandissia (Mélandese) en 358. Il se fit rapidement de nombreux miracles sur leur tombe, et un grand nombre de possédés y trouvèrent leur délivrance, de sorte que saint Jean Chrysostome (398-404) fonda une église sur ce lieu, dont la construction fut achevée par Sisinios Ier (426-427). Ce martyrium devint rapidement un lieu de pèlerinages et de prière.

Saints martyrs Marcien et Martyrius de ConstanttinopleLe martyrologe romain les fête à la même date du 25 octobre :

A Constantinople, la passion des saints Martyre, sous-diacre, et Marcien, chantre, que les hérétiques massacrèrent sous l’empereur Constance.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Pères. Kondakion : des Pères.
A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Pères. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : 8 tropaires du dimanche, ton 3 :
1. Adam, notre premier père, ayant transgressé ton commandement, * ô Christ, tu l’as chassé du Paradis ; * mais, compatissant, tu fis entrer le bon Larron * te confessant sur la croix et criant : * Souviens-toi de moi, Sauveur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Pour notre faute, tu nous condamnas * à la malédiction de la mort, Seigneur source-de-vie ; * mais, souffrant dans ton corps, Maître sans péché, * tu fis revivre les morts qui s’écrièrent : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Ressuscité d’entre les morts, tu nous sauvas de nos passions, * Seigneur, par ta sainte Résurrection ; * et, Sauveur, tu as détruit toute la puissance de la mort ; * c’est pourquoi nous, les fidèles, te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Par ta sépulture de trois jours tu éveillas, * Dieu, les morts qu’aux Enfers tu vivifias ; * et, dans ta bonté, tu fus la source de l’immortelle vie * pour nous tous, fidèles, qui sans cesse te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. Aux Myrrophores tu apparus d’abord, * Sauveur ressuscité d’entre les morts, * leur criant : Réjouissez-vous ! * et par elles, ô Christ, tu révèles ton éveil à tes amis ; * aussi te crions-nous : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
6. Sur la montagne Moïse, étendant les bras, préfigurait la croix et triomphait d’Amalec ; * nous-mêmes, nous la prenons pour combattre les démons * et tous ensemble avec foi te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
7. Fidèles chantons le Père, le Fils, le Saint-Esprit, * un seul Dieu, un seul Seigneur, * car la Trinité, soleil unique au trine éclat, * illumine tous ceux qui lui crient : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
8. Réjouis-toi, divine Porte que franchit, * sans en briser les scellés, * le Créateur lorsqu’il prit chair de toi, * Nuée légère portant le Christ, divine ondée ; * réjouis-toi, Echelle et Trône des cieux ; ** réjouis-toi, Montagne sainte, fertile et n’ayant pas subi d’entaille.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les Célestes soient en liesse ! * Que les terrestres se réjouissent ! * Car le Seigneur a établi son Règne par son bras, * terrassant la mort par la mort, * Lui le Premier-Né d’entre les morts. * Il nous libère du ventre de l’enfer, ** et offre au monde la grande miséricorde.
2. Tropaire des Martyrs, ton 4 : Tes Martyrs, Seigneur, * pour le combat qu’ils ont mené ont reçu la couronne d’immortalité de toi, notre Dieu ; * animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons ; ** par leurs prières sauve nos âmes.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion des Martyrs, ton 4 : Ayant mené, dès la jeunesse, le bon combat, * Marcien & le sage Martyrius, * vous avez renversé Arius le félon, * sans faille conservant l’orthodoxe foi, * suivant l’enseignement de votre maître Paul ; * avec lui vous avez trouvé la vie, ** comme champions de la sainte Trinité.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 3 : Tu es ressuscité aujourd’hui du tombeau, ô Miséricordieux, * et Tu nous as écartés des portes de la mort. * Aujourd’hui Adam exulte et Ève se réjouit ; * avec eux prophètes et patriarches ne cessent de chanter ** la force divine de ta puissance.

Prokimen
Du dimanche, ton 3 :
℟. Sonnez pour notre Dieu, sonnez ; sonnez pour notre Roi, sonnez ! (Psaume 46, 7).
℣. Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ! (Psaume 46, 2).
[Des Martyrs, ton 7 :
℟. Dieu est admirable dans ses saints, lui le Dieu d’Israël (Psaume 67, 36).]

Epîtres
Du dimanche : Galates (§ 200) I, 11-19.
Je vous déclare donc, frères, que l’Évangile que je vous ai prêché, n’a rien de l’homme.
[Des Martyrs : Ephésiens (§ 224) IV, 7–13.
Lui-même donc a donné à quelques-uns pour être apôtres, d’autres pour être prophètes, d’autres évangélistes, d’autres pasteurs et docteurs.]

Alleluia
Du dimanche, ton 3 :
℣. En toi, Seigneur, j’ai mon abri ; sur moi pas de honte à jamais (Psaume 30, 2).
℣. Sois pour moi un Dieu qui me défend, un lieu fort qui me sauve (Psaume 30, 3).
[Des Martyrs, ton 4 :
℣. Les justes ont crié, et le Seigneur les a exaucés ; et il les a délivrés de toutes leurs peines (Psaume 33, 18).]

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 83) XVI, 19-31.
Abraham lui répondit : S’ils n’écoutent ni Moïse, ni les prophètes, ils ne croiront pas non plus, quand même quelqu’un des morts ressusciterait.
[Des Martyrs : Matthieu (§ 34) X, 1–8.
Rendez la santé aux malades, ressuscitez les morts, guérissez les lépreux, chassez les démons : donnez gratuitement ce que vous avez reçu gratuitement.]

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des Martyrs : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Martyre des saints martyrs Marcien et Martyrius de Constanttinople

Programme du XIXème dimanche après la Pentecôte – saint Luc – ton 2

Apôtre saint et Evangéliste Luc - Fresque du XVIème siècle par  Théophane Strelídzas le Crétois - Monasère Saint-Nicolas des MétéoresParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 31 octobre 2021 du calendrier grégorien, 18 octobre 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15. La divine liturgie sera suivie de la Slava à saint Luc selon la tradition serbe.

Dimanche du ton II de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour l’Apôtre saint & Evangéliste Luc.

Luc était originaire d’Antioche et était médecin (cf. Colossiens IV, 14 – il exerçait donc toujours son art au moment où saint Paul écrivit cette épître). Il est probable qu’il n’était pas juif mais prosélyte (les Pères l’ont déduit de la lecture du chapitre IV de l’Epitre aux Colossiens, où saint Paul, après avoir cité les noms de plusieurs disciples, dit au verset 11 que ceux-là sont du nombre des circoncis ; puis il énumère une nouvelle liste de disciples, dont saint Luc : de là saint Jean Chrysostome, comme beaucoup d’autres Pères au témoignage de saint Jérôme, ont inféré que Luc n’était pas juif de naissance).

Certains Pères de l’Eglise, à la suite d’Origène, ont identifié saint Luc avec Lucius qui est cité à la fin de l’Epître aux Romains (XVI, 21) et qui y est décrit par saint Paul comme l’un de ses parents (la latinisation du nom de Luc qu’on voit dans l’Epître aux Romains y trouverait son parallèle avec la latinisation dans le même texte de Silas en Sylvanus). Cette identification n’a toutefois pas été retenue par les Ménées grecs ni par la liste des 70 disciples de saint Hippolyte de Rome, qui font de ce Lucius parent de saint Paul un personnage distinct de l’Evangéliste, et premier évêque de Laodicée en Syrie (fête le 22 avril).

Les Ménées grecs font de saint Luc un des 70 disciples (« apôtres ») du Christ et on le trouve ainsi en 15ème position dans la liste qui parait avoir été établie par saint Hippolyte de Rome. Cette opinion est soutenue par Adamance au début du IVème siècle puis par saint Epiphane. Certains, comme saint Grégoire le Grand, estiment que Luc était le disciple compagnon de Cléophas auquel le Christ apparait à Emmaüs le jour de sa résurrection. Toutefois, saint Irénée l’appelle le disciple des Apôtres, et Tertullien précise qu’il a reçu l’Evangile par saint Paul, laissant entendre donc qu’il n’a pas été un disciple direct du Christ. Cette dernière opinion semble corroborée par les premiers versets de l’Evangile de Luc, où celui-ci précise qu’il s’est informé auprès de témoins oculaires directs avant d’écrire son évangile, ce qui laisse entendre qu’il ne fut pas lui-même un témoin direct de la prédication et de la résurrection du Christ. Cette dernière opinion est celle d’Eusèbe, de saint Jérôme, de saint Augustin et de Théodoret.

Après sa conversion, Luc devint le compagnon de saint Paul dans l’évangélisation. Dans les Actes des Apôtres, il se met à employer la première personne du pluriel à partir du verset 10 du chapitre XVI, ce qu’il n’avait pas fait antérieurement :

« Nous nous disposâmes à passer en Macédoine, ne doutant point que Dieu ne nous y appelât pour y prêcher l’Évangile. »

Luc a donc dû rejoindre Paul à Troade en l’an 51, peu de temps après le départ de saint Barnabé, juste avant donc que leur petite troupe apostolique ne passe en Macédoine. Saint Irénée, dénombrant les voyages que Luc fit en compagnon de Paul, met ce voyage en premier. Après avoir séjourné avec Paul à Philippe de Macédoine, ils parcoururent ensemble les villes de la Grèce. Saint Paul nomme plusieurs fois saint Luc comme le compagnon de ses travaux, comme son coopérateur (cf. Philémon 24 et II Timothée IV, 11). Parfois, Paul envoya Luc comme légat, comme vers l’an 56 où il l’envoie avec Tite à Corinthe pour régler les affaires complexes de cette Eglise.

Cultivé & lettré tant en grec qu’en araméen (n’oublions pas que son métier de médécin suppose une excellente éducation), Luc rédigea le IIIème évangile ainsi que sa suite, les Actes des Apôtres : le style y est exact, pur, élégant. Comme les Actes des Apôtres s’arrêtent deux ans après l’arrivée de Paul à Rome, il y a lieu de penser que les deux ouvrages ont été rédigés avant l’an 63. Selon la tradition romaine, l’église Sainte-Marie-in-via-Lata est édifiée sur l’emplacement où Paul et Luc résidaient à Rome lorsque les Actes des Apôtres furent achevés.

L’évangile de saint Luc, même s’il fut rédigé en tenant compte des témoins oculaires des évènements, reflète aussi probablement la prédication de saint Paul, donc Luc était l’assistant, de façon étroite. On notera une certaine conformité des expressions dont tous les deux se sont servis en rapportant le récit de l’institution de l’Eucharistie (Luc XXII, 17 et I Corinthiens XI, 23-25) et l’apparition de Jésus-Christ à saint Pierre (Luc XXIV, 34 & I Corinthiens XV, 5). Son évangile est riche des récits de l’Incarnation, ce qui corrobore la tradition selon laquelle la Sainte Vierge connut saint Luc (une tradition rapporte aussi l’existence de portraits de la Vierge peints par saint Luc – la plus ancienne mention en est faite par l’historien Théodore Lecteur vers l’an 518 qui rapporte qu’on envoya de Jérusalem à l’Impératrice Pulchérie un portrait de la Sainte Vierge peint par saint Luc). La parabole de l’Enfant prodigue lui est propre également.

L’évangile de Luc fut peut-être édité avant son envoi par Paul comme légat avec Tite à Corinthe vers 56, comme pourraient l’indiquer les versets 18 & 19 du chapitre VIII de la seconde Epître aux Corinthiens :

Nous avons envoyé aussi avec lui notre frère qui est devenu célèbre par l’Évangile dans toutes les Églises ; et qui de plus a été choisi par les Églises pour nous accompagner dans nos voyages, et prendre part au soin que nous avons de procurer cette assistance, pour la gloire du Seigneur, et pour seconder notre bonne volonté.

Outre l’évangile et les Actes des Apôtres – qui se présentent comme deux volets du même ouvrage destiné à un certain Théophile (l' »Ami de Dieu » – la plupart des Pères ont considéré très tôt qu’il s’agissait d’une figure de style et non d’un personnage réel), saint Clément d’Alexandrie et saint Jérôme ajoutent que saint Luc a également traduit en grec l’Epître de saint Paul aux Hébreux. Il est vrai que le style littéraire de cet ouvrage se démarque beaucoup des autres épîtres de saint Paul, mais c’est de fait un élément favorable en faveur de son authenticité : alors que les autres épîtres étaient dictées directement en grec par saint Paul (leur style plus simple témoignent d’une dictée orale), celle pour les Hébreux a vraisemblablement été dictée en araméen, puis posément et ultérieurement traduite en grec par un assistant de Paul (fort probablement saint Luc) : le traducteur ayant plus de temps pour l’établissement de son texte, celui-ci est plus ciselé et plus littéraire, au contraire du style plus oral des autres épîtres de saint Paul.

Après avoir accompagné Paul à Rome pour son ultime voyage, Luc mourut martyr en Grèce, selon certains en Achaïe, selon d’autres à Thèbes en Béotie, à un âge fort avancé (84 ans selon saint Jérôme & les Ménées).

Les Grecs comme les Latins font la fête de saint Luc le 18 octobre. Notons que l’antique martyrologe hiéronymien indique lui une fête de saint Luc le 21 septembre et marque le 18 octobre comme la date d’une translation de ses reliques en Orient

Pourtant ce n’est pas le 18 octobre mais le 3 mars 357 que l’empereur Constance, fils de Constantin, fit transporter le corps de saint Luc à Constantinople et le fit déposer sous l’autel de l’église des Saints-Apôtres, auprès des saintes reliques des Apôtres André et Timothée. On distribua alors quelques portions de ces reliques de saint Luc : saint Gaudence de Bresse en procura à son église, saint Paulin en mit dans l’église de Saint-Félix à Nole et dans une autre à Fondi. A Constantinople même, une reconnaissance de ces reliques eut lieu sous l’empereur Justinien lorsque ce dernier entrepris de reconstruire la basilique des Saints-Apôtres construite par l’empereur Constantin et achevée sous son fils Constance. Saint Grégoire le Grand, apocrisiaire à Constantinople, apporta le chef de saint Luc à Rome (avec un bras de saint André) et déposa ces précieuses reliques dans l’église du monastère de Saint-André. D’autres reliques de saint Luc furent partagées au Mont-Athos et en Italie. Toutefois, lorsque le fanatisme des Turcs s’attacha à détruire la basilique impériale des Saints-Apôtres de Constantinople en 1461, le restant des reliques de l’Apôtre et Evangéliste fut jeté dans le Bosphore (du côté européen) avec des centaines d’autres ossements provenant des nombreux tombeaux des empereurs, patriarches et notables qui ornaient cette basilique-nécropole, parmi lesquels les restes mortels des empereurs saint Constantin, Justinien et Basile II.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’Apôtre. Kondakion : du dimanche.
A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’Apôtre. Kondakion : de l’Apôtre.

A la divine liturgie

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche ton 2, et 4 tropaires de la 3ème ode du canon de l’Apôtre, œuvre de saint Théophane le Marqué, l’Hymnographe, métropolite de Nicée (c. 778 † 845) :
1. Reprenant la prière du bon Larron, * ô Christ, nous te disons : * Souviens-toi de nous, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Ta croix, nous te l’offrons * pour la rémission de nos péchés : * Seigneur, tu l’as supportée ** par amour pour les hommes.
3. Devant ta Sépulture & ta sainte Résurrection, * Maître, nous nous prosternons : * par elles tu rachetas de la corruption, ** Ami des hommes, le monde entier.
4. Seigneur, l’empire de la Mort * par ta mort fut englouti, * & par ta sainte Résurrection, ** Dieu sauveur, tu as sauvé l’univers.
5. Au plus profond de l’Enfer, * lorsqu’ils virent ta clarté, * ceux qui dormaient dans les ténèbres de la mort, ** ô Christ, se levèrent, ressuscités.
6. Ressuscité du tombeau, * tu vins au-devant des Myrrophores, * et les Disciples reçurent la mission ** de proclamer ta Résurrection.
7. Ton Evangile, admirable Luc, * présente l’Orient venu d’en haut ** pour rendre visite à l’humanité.
8. Toi qui en fus aussi l’acteur, * des Actes des Apôtres fidèlement, ** excellent Disciple, tu écrivis le récit.
9. Le bienheureux apôtre Paul * tressa la couronne de tes éloges en premier ** et dans ses épîtres fit ta louange, saint Luc.
10. Elles te disent bienheureuse désormais, * Vierge pure, comme tu l’as prophétisé, ** toutes les générations, qui, par toi ont trouvé le salut.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : ** Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi !
2. Tropaire de l’Apôtre, ton 5 : Le chroniqueur des Actes des Apôtres * et le brillant rédacteur de l’Evangile du Christ, * Luc le très-loué, * qui pour l’Eglise, fut un intarissable écrivain, * par des hymnes sacrées louons-le * comme saint apôtre, * comme excellent médecin guérissant les humaines infirmités, * les naturelles douleurs & les spirituelles passions ** & sans cesse intercédant pour nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion de l’Apôtre, ton 2 : Prédicateur de la piété véritable * et rhéteur du mystère ineffable, * étoile de l’Eglise, Luc fut la louange divine. * Le Verbe l’a élu avec Paul, le sage docteur des nations, ** lui l’Unique qui connaît les cœurs.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 2 : Tu es ressuscité du tombeau, tout-puissant Sauveur : * l’enfer, voyant ce prodige, est saisi de stupeur, * & les morts ressuscitent. * A cette vue, la création se réjouit avec toi ; * Adam s’unit à l’allégresse ** et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.

Prokimen
Du dimanche, ton 2 :
℟. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14).
℣. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18).
De l’Apôtre, ton 8 :
℟. Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5).

Epîtres
Du dimanche : II Corinthiens (§ 194) XI, 31 – XII, 9.
Ma grâce te suffit : car ma puissance éclate davantage dans la faiblesse. Je prendrai donc plaisir à me glorifier dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ habite en moi.
De l’Apôtre : Colossiens (§ 260) IV, 5–9, 14, 18.
Luc, médecin, notre très-cher frère, et Démas, vous saluent.

Alleluia
Du dimanche, ton 2 :
℣. Qu’il te réponde, le Seigneur, au jour d’angoisse, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob ! (Psaume 19, 1).
℣. Seigneur, sauve le roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquons (Psaume 19, 10).
De l’Apôtre, ton 1 :
℣. Qui demeure à l’abri du Très-Haut, loge à l’ombre du Puissant (Psaume 90, 1),

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 35) VIII, 5-15.
Enfin ce qui tombe dans la bonne terre, marque ceux qui ayant écouté la parole avec un cœur bon et excellent, la retiennent, la conservent, et portent du fruit par la patience.
De l’Apôtre : Luc (§ 51) X, 16–21.
Il leur répondit : Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des Apôtres : Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5). Alleluia, alleluia, alleluia.

Après la divine liturgie : slava de saint Luc selon la tradition serbe

Tropaire de l’Apôtre, ton 3 : Apôtre saints & Evangéliste Luc * prie le Dieu de miséricorde * afin que, le pardon de nos péchés, ** il l’accorde à nos âmes.

Tropaires :
Ton 7 : Vous, saints Martyrs, * qui avez souffert & avez été couronnés, * intercédez auprès du Seigneur, ** afin qu’il sauve nos âmes.
Ton 7 : Gloire à Toi, Christ-Dieu, * fierté des Apôtres, * & allégresse des Martyrs, ** qui préchèrent la consubstantielle Trinité.
Ton 5 : Isaïe, danse d’allégresse, * la Vierge a conçu en son sein * et mis au monde un Fils, l’Emmanuel, * Dieu même se fait homme ; * Orient est nom. * Et nous, qui le glorifions, ** Vierge, nous te disons bienheureuse.

Stichères des laudes :
Ton 1 : Fidèles, vénérons * par des hymnes l’apôtre Luc, * le disciple du Christ, le sage rédacteur de l’Evangile divin, * la vivante marque du Vase d’élection ; * toute Eglise le loue * d’avoir annoncé les étonnantes merveilles de Dieu ** en éclairant des rayons de sa connaissance, dans la grâce, les mortels.
Ton 1 : Bienheureux Luc, ayant appris * la médecine des âmes en plus de celle des corps, * dans l’une et l’autre tu excellas, * toi que remplit la sagesse de Dieu ; * en elle guérissant les âmes et les corps, * tu appelles à sa connaissance les mor-tels, * tu les élèves, comme sur des ailes, vers son amour, * chaque jour tu les fais monter vers le ciel ** et tu intercèdes pour tous ceux qui te louent.
Ton 1 : A l’hameçon de la parole tu repêchas * du gouffre de l’ignorance, comme poissons, * ceux qui s’y étaient enfoncés * et les hissas vers la connaissance de Dieu ; * au Christ tu les offris * comme pièces de choix pour son vivier * et ils reçurent la récompense méritée, * bienheureux Luc, l’éternelle vie ; * car tu fus, toi aussi, un apôtre du Sauveur, * tu as écrit l’Evangile du Christ ** et rédigé les Actes de la grâce, après lui.
Ton 7 : Venez, terre entière, chantons * le véritable guérisseur des esprits, * le disciple du Sauveur, l’admirable apôtre Luc. * La maladie des sans-Dieu, il l’a guérie en effet * au baptistère du Christ avec le chrême de l’onction, * il a fait jaillir les divins fleuves de l’Evangile sur le monde habité ; * son message par toute la terre a retenti ; ** désormais il intercède pour le salut de nos âmes.
Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
Ton 7 : Fidèles, tous ensemble réunis, * chantons à la manière de David * pour l’orateur mystique du Verbe, saint Luc : * Ta langue est le roseau d’un habile écrivain * illuminant les regards des païens * pour les amener à la connaissance de Dieu ; * ainsi tu as proclamé l’Evangile du Christ * et rédigé les Actes des Apôtres, tes compagnons ; * désormais en présence du seul Dieu, la Trinité, ** intercède pour le salut de nos âmes.
Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Ton 7 : Notre Dame, reçois la prière de tes serviteurs : ** délivre-nous de tout péril et de toute affliction.

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