Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du XXXIIIème dimanche après la Pentecôte – tous les saints néomartyrs & néoconfesseurs de Russie – ton 8

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 6 février 2022 du calendrier grégorien – 24 janvier 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VIII de l’Octoèque. En ce jour également, l’Eglise russe fête tous ses néomartyrs du XXème siècle victimes du communisme.

La persécution athée sans précédent qui s’est abattue sur l’Église de Russie après la Révolution bolchévique de 1917 jusqu’à la célébration du Millénaire du Baptême de la Russie en 1988 n’est pas parvenue à éteindre la foi dans ce pays, mais de nombreux martyrs ont témoigné de la victoire du Christ sur la mort, sur la peur et sur le mal. Une base de données de l’Université orthodoxe Saint-Tikhon de Moscou a recensé 500 000 néomartyrs & néoconfesseurs de la foi victimes du communisme. Parmi ceux-ci, les responsables de cette base de données ont réunis des dossiers personnels plus complets sur 35 000 individus. Si chaque année l’Eglise russe ajoute nommément à son calendrier de nombreux nouveaux saints néomartyrs, il a paru nécessaire de regrouper tous les néomartyrs en une fête. Un nouvel office fut composé en 2002. Celle-ci a été fixée au dimanche le plus proche du 25 janvier, pour la raison que c’est à cette date que fut martyrisé saint Vladimir, métropolite de Kiev, lequel fut la première victime de la persécution après la révolution d’Octobre. Le 25 janvier 1918 en effet, arrêté en pleine nuit, saint Vladimir de Kiev fut conduit hors de la Laure des Grottes de Kiev. Maltraité et injurié, il chanta et pria calmement jusqu’à son exécution, bénissant ses bourreaux avant d’être fusillé, leur disant : « Que Dieu vous pardonne ! ».

Il n’est certes pas possible d’énumérer tous les néomartyrs, mais rappelons ici la figure de la grande-duchesse sainte Elisabeth. Élisabeth Feodorovna naquit le 20 octobre 1864. Elle était l’épouse du grand duc Sergei Alexandrovitch, assassiné en 1905 dans un attentat terroriste. Elle rendit visite à l’assassin en prison pour l’exhorter au repentir et demanda sa grâce au tsar. Elle ne cessa de prier pour lui. Pendant la guerre russo-japonaise, elle se dévoua beaucoup, s’occupant des blessés et décida de se consacrer à Dieu.

Animée d’un esprit d’entraide, elle fonda à Moscou le Monastère de Marthe et Marie, moniales infirmières pour les pauvres et les malades. Personne au regard doux, sentant venir des moments durs pour son pays, elle encouragea les croyants à traverser ces moments terribles avec foi. Elle-même se montra une infirmière admirable, ne se ménageant jamais. Refusant d’être sauvée, elle fut arrêtée en 1918 avec deux consœurs dont sainte Barbara qui partagea son martyr. La nuit du 17 juillet 1918, elle fut jetée avec d’autres membres de la famille Romanov dans un puits des mines d’Alapaevsky profond de 60 mètres. Elle ne mourut pas de suite et on l’entendit chanter du fond du gouffre le tropaire de la Résurrection & l’hymne Acathiste. Son corps fut retrouvé intact sur un rebord à seize mètres de profondeur à côté du prince Constantinovitch dont elle avait encore pu soigner les blessures. Après un long périple par Irkoutsk, la Chine, Suez et la Palestine, ses reliques furent déposées dans l’Église du Monastère Sainte-Marie-Madeleine à Jérusalem, construit par l’empereur Alexandre III. Sainte Élisabeth est une des saintes néomartyres les plus vénérées en Russie où son icône est partout présente.

Par la prière des saints néomartyrs & néoconfesseurs, Seigneur notre Dieu, aie pitié de nous.

*

Ce dimanche est aussi le dimanche où se lit l’évangile de Zachée, puisque c’est le dernier dimanche après la Pentecôte, avant que ne débute la période du Triode (et de l’Avant-Carême en particulier, qui démarre dans une semaine).

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Néomartyrs. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Néomartyrs. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : des Néomartyrs.

A la divine liturgie

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche & 4 tropaires de la 3ème ode du canon des Néomartyrs :
1. Souviens-toi de nous, Christ Sauveur du monde, * comme sur la croix tu t’es souvenu du bon Larron, * & rends-nous dignes, seul Seigneur compatissant, ** d’avoir tous notre part en ton royaume, dans les cieux.
2. Adam, écoute, avec Eve, réjouis-toi, * car celui qui jadis vous dépouilla tous les deux * & dont la ruse nous rendit captifs ** est anéanti par la Croix du Christ.
3. Sur l’arbre de la croix, Sauveur, tu acceptas d’être cloué * pour sauver Adam de la malédiction méritée sous l’arbre défendu * et lui rendre la ressemblance à ton image, Dieu de bonté, ** ainsi que le bonheur d’habiter le Paradis.
4. En ce jour le Christ est ressuscité du tombeau, * à tout fidèle accordant l’incorruptible vie ; * aux Myrrophores il donne l’annonce de la joie ** après ses Souffrances & sa divine Résurrection.
5. Sages Myrrophores, réjouissez-vous * qui les premières avez vu la Résurrection du Christ * & qui à ses Apôtres avez annoncé ** la restauration du monde entier.
6. Vous les Apôtres, amis du Christ en cette vie * & destinés à partager son trône dans la gloire du ciel, * comme Disciples intercédez auprès de lui ** pour que sans crainte devant son trône nous puissions nous présenter.
7. Nous frappant la poitrine comme le Publicain * le cœur douloureux nous appelons * Dieu pardonne nous qui avons péché. ** Puissions nous recevoir son absolution.
8. Fidèles, prenons le chemin de la ferveur, * découvrons la douceur, menons une vie humble * dans le gémissement du cœur, l’imploration et la prière. ** Puissions nous recevoir de Dieu le pardon.
7. Souviens-toi, Seigneur, des affreux tourments * que les nouveaux porteurs-de-la-passion ont enduré pour
Toi, * qui ont maintenant germé pour notre race ; ** et accepte leurs suppliques pour notre salut.
 8. O juste Juge, tu as ouvert le royaume des cieux * aux confesseurs de l’Eglise de Russie. * Ecoute, Seigneur, leur justice, * et prête l’oreille à leur supplication ** pour le salut de nos âmes.
 9. Ô Très divine Trinité, * fais-nous revenir de notre captivité ! * Nous savons que le péché s’est accru dans notre pays plus que jamais auparavant ; * cependant la grâce a aussi brillé dans la lutte des nouveaux saints, * qui Te supplient également, Dieu trois fois saint, ** pour le salut de nos âmes.
10. Rassemble les dispersés ; * élève les faibles de cœur ; * appelle ceux qui ont renoncé à la sainte Foi et convertis-les, ô Vierge Marie, * gracieuse et pure, * implorant le Christ Sauveur, avec les saints nouveaux martyrs et confesseurs, ** pour le pardon et le salut de nos âmes.

A la petite entrée :

1. Tropaire du dimanche, ton 8 : Tu es descendu des hauteurs, ô Plein de bonté ! * Tu as accepté l’ensevelissement de trois jours, * afin de nous délivrer de nos passions, ** ô notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi !
2. Tropaire des Néomartyrs, ton 4 : Aujourd’hui, l’Eglise russe chante avec joie en chœur, * louant ses néomartyrs et confesseurs : * hiérarques et prêtres, * souverains ayant souffert la passion fermes dans la foi, * princes et princesses, * hommes vénérables et femmes, * et tous les chrétiens orthodoxes. * Après avoir donné leur vie pour la foi dans le Christ * pendant les jours de la persécution athée, * ils ont conservé la vérité par l’effusion de leur sang. * Par leur protection, O Seigneur, lent à la colère, * préserve notre pays dans l’orthodoxie ** jusqu’à la fin des temps.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion des Néomartyrs, ton 3 : Aujourd’hui, les Néomartyrs de Russie, * parviennent drapés de blanc devant l’Agneau de Dieu : * et chantent à Dieu le cantique victorieux des Anges : * bénédiction, gloire, sagesse, * louange, honneur, * puissance et force * à notre Dieu ** pour les siècles des siècles. Amen.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 8 : Ressuscité du tombeau, Tu as relevé les morts * et ressuscité Adam ; * Eve exulte en ta résurrection ** et les confins du monde célèbrent ** ta résurrection d’entre les morts, ô Très-miséricordieux.

Prokimen
Du dimanche, ton 8 :
℟. Prononcez des vœux et accomplissez-les pour le Seigneur, notre Dieu (Psaume 75, 12).
℣. Dieu est connu en Judée, en Israël son Nom est grand (Psaume 75, 2).
Des Néomartyrs, ton 7 :
℟. Dieu est notre refuge & notre force (Psaume 45, 2).

Epîtres
Du dimanche : 1 Timothée (§ 285) IV, 9-15. (du XXXIIème dimanche).
Ne négligez pas la grâce qui est en vous, qui vous a été donnée, suivant une révélation prophétique, par l’imposition des mains des prêtres.
Des néomartyrs : Romains (§ 99), VIII, 28-39.
Qui donc nous séparera de l’amour du Christ ? Sera-ce l’affliction, ou les déplaisirs, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou les périls, ou le fer, ou la violence ?

Alleluia
Du dimanche, ton 8 :
℣. Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons le Dieu qui nous sauve (Psaume 94, 1).
℣. Allons devant lui en actions de grâces, au son des musiques, acclamons-le (Psaume 94, 2).
Des Néomartyrs, ton 4 :
℣. Les justes ont crié, et le Seigneur les a exaucés ; et il les a délivrés de toutes leurs peines (Psaume 33, 18).

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 94) XIX, 1-10 (du XXXIIème dimanche, de Zachée).
Car le Fils de l’homme est venu pour chercher et pour sauver ce qui était perdu.
Des Néomartyrs : Luc (§ 105-106) XXI, 8-19.
Vous serez trahis et livrés par vos pères et vos mères, par vos frères, par vos parents, par vos amis ; et on fera mourir plusieurs d’entre vous.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des Néomartyrs : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

Programme du XXXIIème dimanche après la Pentecôte – Saint Antoine le Grand – ton 7

Saint Antoine et saint Paul, fondateurs du monachismeParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 30 janvier 2022 du calendrier grégorien – 17 janvier 2022 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour notre vénérable Père théophore saint Antoine le Grand (251 † 356).

La vie de saint Antoine a été écrite par le grand saint Athanase lui-même. Orphelin vers l’âge de 18 ans de ses parents, riches paysans chrétiens égyptiens d’un village au Sud de Memphis, il entend lire dans l’église le passage de l’évangile où Jésus dit au jeune homme : « va, vend tout ce que tu as » ; il quitte tout, donne ses terres aux villageois et son argent aux pauvres. Dans un premier temps il s’installe pour vivre et prier au milieu des tombeaux dans le cimetière de son village, jusqu’à l’âge de 35 ans environ, soit vers l’an 285, au commencement du règne de Dioclétien pour aller au désert.

Antoine devient ainsi le premier moine et le père des anachorètes.

Suite à une vision d’un ange, il s’applique à répartir son temps entre l’oraison et le travail manuel, répartition qui sera depuis la grande constance de la vie monastique. Antoine jeûnait tous les jours, ne mangeant qu’un peu de peu de pain qu’on lui apportait tous les six mois, un jour sur trois ou quatre.

La grande sainteté et l’héroïcité de sa vie attirèrent à Antoine des foules de disciples. L’un des tous premiers connus fut saint Hilarion de Gaza, alors étudiant de 15 ans à Alexandrie, qui laissa tout pour se faire moine et implanta ensuite le monachisme dans sa patrie de naissance, en Palestine.

Lors de la persécution que l’empereur Maximin renouvela en 311, saint Antoine vint à Alexandrie avec d’autres anachorètes, pour servir les Martyrs, espérant en acquérir aussi la couronne. Cependant la persécution se termina et Antoine retourna au désert. La rudesse des attaques des démons, qu’il y eut à subir toute sa vie, lui y fit vivre un autre genre de martyre, tout spirituel.

Antoine se retira dans un désert fort éloigné du Nil, vers la Mer Rouge, résolu à ne voir personne et à vivre de la prière, du labeur de ses mains, dans les mortifications, sans recevoir personne. Néanmoins, sa grande réputation de sainteté faisait toujours venir à lui de nombreux chrétiens, qui recevaient de Dieu, miracles, grâces et guérison sans qu’Antoine se laissait voir à eux, et même souvent sans leur parler.

L’empereur Constantin, a qui était parvenue la renommée de ses vertus, l’honora de plusieurs lettres, se déclarant à son service. Saint Antoine répondit de même plusieurs lettres à l’empereur.

En 355, fort âgé, il alla encore à Alexandrie pour combattre l’Arianisme et soutenir saint Athanase, Dieu y réalisant par lui plusieurs miracles.

Antoine vécut 105 ans et mourut le 17 janvier de l’an 356. Sa fête est célébrée à cette date par l’Eglise copte, grecque et latine.

Voulant montrer qu’il mourait dans la communion avec saint Athanase, il demanda qu’on envoya ses deux tuniques de poil après sa mort au saint évêque d’Alexandrie, qui était alors chassé de son siège par le parti arien. Il légua aussi une de ses tuniques à saint Sérapion de Thmuis et son bâton à son disciple saint Macaire.

On a de saint Antoine une vingtaine de lettres en copte.

Le corps de saint Antoine fut translaté à Alexandrie sous le règne de l’empereur Justinien au VIème siècle, où il fut déposé dans l’église de Saint-Jean-Baptiste qui avait été bâtie par le patriarche Théophile sur les ruines du temple de Sérapis. Après la conquête de l’Egypte par les Sarrasins, les reliques de saint Antoine furent mises à l’abris à Constantinople, d’où Josselin de Châteauneuf & son beau-frère Guigues Disdier les apportèrent dans le diocèse de Vienne en Dauphiné vers 1074, à la suite d’une apparition de saint Antoine leur enjoignant de le faire. Les reliques du saint abbé furent déposés dans le village de La Motte-aux-Bois, connu depuis sous le nom de Saint-Antoine-l’Abbaye, en raison de l’immense abbaye qui y fut construite pour honorer le saint égyptien. Une grande châsse abritant les reliques de saint Antoine y fut offerte en 1648 et placée sous le maître-autel.

Parmi les églises qui sont dédiées à saint Antoine, celle du Russicum, à Rome, présente des fresques d’une grande beauté.

Saint Antoine est aussi le saint patron de la Légion étrangère de l’Armée française.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Vénérable Père. Et maintenant. Theotokion de tierce.
Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Vénérable Père. Et maintenant. Theotokion de sexte.
Kondakion : du Vénérable Père.

A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

Tropaires des Béatitudes : six tropaires du ton dominical occurrent auxquels on ajoute quatre tropaires de la 3ème ode du canon de Vénérable Père, œuvre de saint Théophane le Marqué, l’Hymnographe, métropolite de Nicée (c. 778 † 845) :
1. Il est beau à voir & bon à manger, * le fruit qui a causé mon trépas ; * mais le Christ est cet arbre de vie * dont je puis manger sans mourir ; * & je crie avec le bon Larron : ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
2. Dieu de tendresse, mis en croix, tu effaças * la cédule de l’antique péché d’Adam ; * de l’erreur tu sauvas l’ensemble des mortels : ** aussi nous te chantons, Bienfaiteur & Seigneur.
3. Sur le croix, Dieu de tendresse, tu clouas nos péchés, * par ta mort tu triomphas de la mort ; * d’entre les morts tu éveillas les trépassés ; ** aussi nous nous prosternons devant ta sainte Résurrection.
4. Dans les oreilles d’Eve le serpent injecta son venin, * mais le Christ sur l’arbre de la croix * fit jaillir pour le monde la douceur de la vie. ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
5. Au sépulchre on te dépose comme un mortel, * ô Christ, universelle Vie, * mais de l’Enfer ayant brisé les verrous, * tu ressuscites le troisième jour * avec gloire & puissance, illuminant le monde entier : ** gloire, Seigneur, à ta sainte Résurrection.
6. Ressuscité d’entre les morts le troisième jour, * le Seigneur donne aux Disciples sa paix ; * les bénissants, il les envoie et leur dit : ** Amenez tous les hommes au royaume de Dieu.
7. Par ta force d’âme et l’application de tes pensées * ayant éteint la flamme des passions, * vénérable Antoine, tu as revêtu * le brillant habit des impassibles ** et le manteau du salut.
8. Alors que les démons s’enhardissaient * dans la force redoublée de leurs assauts * et qu’ils imitaient l’aspect des fauves, * tu méprisas, leurs efforts impuissants, ** car tu avais pour défenseur le Puissant-dans-les-combats.
9. Sur les principautés et les puissances des ténèbres * l’ayant emporté par la force de la tempérance, * il a gagné son trophée de vainqueur * Antoine le théophore, ** gloire des Ascètes et fierté des Moines saints.
10. Par la puissante vie qui de ton sein * s’est manifestée au monde, Vierge immaculée, * ressuscite mon esprit frappé de mort * et guide-le vers la vie, ** toi qui brisas les portes de la mort grâce à ton enfantement.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, * ouvert au Larron le Paradis ; * changé en joie les pleurs des myrrophores * et ordonné aux apôtres de prêcher. * Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, ** donnant au monde ta grande miséricorde !
2. Tropaire du Vénérable Père, ton 4 : Imitant par ta vie le zèle d’Elie * & du Baptiste suivant le droit chemin, Père Antoine, * tu peuplas le désert * & par tes prières affermis l’univers ; ** aussi prie le Christ notre Dieu de sauver nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Kondakion du Vénérable Père, ton 2 : Le tumulte de ce monde, tu l’as chassé loin de toi * pour mener une vie conforme à la paix, * imitant le Baptiste par tous les moyens ; * c’est pourquoi Père des Pères, avec lui ; ** vénérable Antoine, nous te glorifions.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 7 : La puissance de la mort ne peut plus retenir les hommes, * car le Christ est descendu pour briser et détruire sa force. * Les enfers sont enchaînés, * les prophètes en chœur se réjouissent et disent : * Le Sauveur est apparu aux croyants. ** Venez, fidèles, prendre part à la Résurrection.

Prokimen
Du dimanche, ton 7 :
℟. Le Seigneur donne la puissance à son peuple, le Seigneur bénit son peuple dans la paix (Psaume 28, 11).
℣. Rendez au Seigneur, fils de Dieu, rendez au Seigneur la puissance & la gloire (Psaume 28, 1).
Du Vénérable Père, ton 7 :
℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).

Epîtres
Du dimanche : 1 Timothée (§ 285) IV, 9-15 – (Du XXXIIème dimanche).
Ne négligez pas la grâce qui est en vous, qui vous a été donnée, suivant une révélation prophétique, par l’imposition des mains des prêtres.
Du vénérable Père : Hébreux (§ 335) XIII, 17-21.
Obéissez à vos conducteurs, et soyez soumis à leur autorité : car ce sont eux qui veillent sur vos âmes, comme devant en rendre compte.

Alleluia
Du dimanche, ton 7 :
℣. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
℣. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).
Du vénérable Père :
℣. Bienheureux l’homme qui craint le Seigneur, et qui a une grande affection pour ses commandements (Psaume 111, 1).

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 94) XIX, 1-10.
Car le Fils de l’homme est venu pour chercher et pour sauver ce qui était perdu.
Du vénérable Père : Luc (§ 24) VI, 17–23.
Et tout le peuple tâchait de le toucher, parce qu’il sortait de lui une vertu qui les guérissait tous.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Du pieux Prince : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

Programme du XXXIème dimanche après la Pentecôte – dimanche après la Théophanie – saint Grégoire de Nysse – ton 6

Saint Grégoire de NysseParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 23 janvier 2022 du calendrier grégorien – 10 janvier 2022 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Ce dimanche est aussi celui après la Théophanie, aussi plusieurs pièces de la liturgie du jour sont-elles propres à ce dimanche, qui se situe encore dans les 8 jours d’après-fête, laquelle se clôture le 14 janvier.

Nous fêtons aussi en ce jour Sa Sainteté Gregoire, évêque de Nysse.

Saint Grégoire nait dans une famille de saints – l’une des plus célèbres de l’histoire ! -, originaire de la ville de Néocésarée, dans la province du Pont, et appartenant à la noblesse sénatoriale.

Ayant eu des aïeuls martyrs, sa grand-mère sainte Macrine l’Ancienne et son mari avaient été en outre persécutés et obligés de fuir leur ville lors des persécutions de Dioclétien et de Maximien au début du IVème siècle. Sainte Macrine avait connu enfant le célèbre saint Grégoire le Thaumaturge, évêque de Néocésarée et disciple d’Origène, lequel avait converti tout le pays à la foi chrétienne.

Ses parents étaient saint Basile l’Ancien, rhéteur de son état, et sainte Emmelia, qui, une fois veuve, embrassa la vie monastique. Il avait un oncle évêque. Ses frères et sœurs étaient sainte Macrine la Jeune, moniale, saint Basile le Grand, évêque de Césarée de Cappadoce, Naucratios, qui se fit ermite mais mourut prématurément, saint Pierre, évêque de Sébaste, Théosebie, diaconesse.

Saint Grégoire naquit aux alentours de l’an 335. Après avoir gravi les premiers échelons des ordres ecclésiastiques, il abandonna cette voie pour aller vers une vie mondaine, devint rhéteur comme son père et se maria (vers 364, mais il devint veuf assez rapidement semble-t-il). Son grand frère saint Basile le Grand le ramène cependant assez vite vers une vie plus religieuse. Il compose en 371 un Eloge de la Virginité, et est élu – contre son gré et sur l’instigation expresse de son frère Basile – évêque de Nysse, petite cité de Cappadoce, en 372, afin de fortifier le nombre d’évêques catholiques dans la province, face aux poussées de l’Arianisme alors promu par l’empereur Valens. Du reste saint Grégoire est déposé du siège de Nysse en 376 par un synode arien, et il est exilé par l’empereur. Il rentre triomphalement dans son évêché en 378 à la mort de Valens. Le 1er janvier suivant voit la mort de son frère Basile de Césarée, dont il prononce le panégyrique ; il fait de même pour sa sœur aînée sainte Macrine la Jeune, dont il partage les derniers moments, lui inspirant un traité fameux sur la mort (le Dialogue sur l’âme et la résurrection).

Après la mort de son frère Basile, il est probable que saint Grégoire se soit senti investi du devoir de poursuivre l’œuvre de son frère comme guide et référence du parti catholique contre les anti-nicéens : il participe au concile local d’Antioche de 379 puis joue un rôle prépondérant au second concile œcuménique, celui de Constantinople, réunit l’an 381 par le nouvel empereur, Théodose Ier : Grégoire apparait comme la référence théologique du concile, où on lit publiquement les deux premiers livres de son traité Contre Eunome, vaste traité contre l’Arianisme. Il est ensuite chargé de missions en Arabie, à Jérusalem et en Arménie. Le 25 août 385, il prononce à Constantinople l’éloge funèbre de la princesse Pulchérie, morte à l’âge de 6 ans, unique enfant de l’empereur Théodose Ier, et peu après, celui de l’impératrice Flacilla : saint Grégoire apparait alors comme l’orateur officiel de la cour. Après l’installation de l’empereur à Milan en 386, saint Grégoire, eut alors loisir de regagner sa ville épiscopale de Nysse et enfin se consacrer à rédiger de brillants ouvrages de théologie, d’homélies, de traités monastiques, parmi lesquels la Grande Catéchèse (386) ou encore Sur les titres des psaumes (où il développe une théologie de la musique).

Saint Grégoire de Nysse meurt vers 395. Avec son frère saint Basile de Césarée et leur ami commun saint Grégoire de Naziance, il est compté comme l’un des trois saints et grands docteurs cappadociens.

Il faut toujours prier sans se décourager. Car c’est de l’acte de prier que naît le fait d’être avec Dieu, et celui qui est avec Dieu est séparé de l’adversaire. Même si nous étendons la conversation avec Dieu à toute notre vie dans l’action de grâces et la prière, nous sommes aussi éloignés d’une forme convenable de compensation que si nous n’avions pas eu l’intention de donner même le début d’une compensation à notre bienfaiteur.
Saint Grégoire de Nysse, Première homélie sur le Notre Père.

*

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de Sa Sainteté. Et maintenant. Theotokion de tierce.
Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de sexte.
Kondakion : de la fête.

A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du ton dominical occurrent, auxquels on ajoute 4 tropaires de la 5ème ode du canon de la fête – œuvre de saint Côme le Mélode, évêque de Maïouma (c. 675 † vers 787) et de saint Jean Damascène (676 † 749), & 4 tropaires de la 6ème ode du canon de Sa Sainteté, œuvre de saint Jean Damascène :
1. Souviens-toi de nous, Christ Sauveur du monde, * comme sur la croix tu t’es souvenu du bon Larron, * & rends-nous dignes, seul Seigneur compatissant, ** d’avoir tous notre part en ton royaume, dans les cieux.
2. Adam, écoute, avec Eve, réjouis-toi, * car celui qui jadis vous dépouilla tous les deux * & dont la ruse nous rendit captifs ** est anéanti par la Croix du Christ.
3. Sur l’arbre de la croix, Sauveur, tu acceptas d’être cloué * pour sauver Adam de la malédiction méritée sous l’arbre défendu * et lui rendre la ressemblance à ton image, Dieu de bonté, ** ainsi que le bonheur d’habiter le Paradis.
4. En ce jour le Christ est ressuscité du tombeau, * à tout fidèle accordant l’incorruptible vie ; * aux Myrrophores il donne l’annonce de la joie ** après ses Souffrances & sa divine Résurrection.
5. Une foule innombrable s’étant rassemblée * pour être baptisée par Jean, * celui-ci se tenait au milieu et disait : * Qui vous a appris, rebelles, à éviter la colère à venir ? * Produisez donc des fruits dignes du Christ ; ** déjà par sa présence il nous donne la paix.
6. Celui qui a planté la création, * au milieu de nous se tenant comme l’un de nous, * prend possession des cœurs et, tenant en main * le van purificateur, il vanne sagement, * brûlant ce qui est stérile sur l’aire du monde entier ** pour accorder la vie éternelle à qui porte du fruit.
7. Le Créateur, voyant dans les ténèbres du péché, * tenu par de solides liens, celui qu’il façonna de ses mains, * le hisse sur ses épaules, * pour le laver dans le bouillonnement des grandes eaux ** de l’antique déshonneur qu’Adam s’était causé par son méfait.
8. Courons de tout l’élan de notre foi * vers les sources immaculées de ce flot sauveur, * fixant nos yeux sur le Verbe qui nous offre * d’un sein pur le breuvage étanchant la soif de Dieu ** comme un doux remède pour guérir le monde de son mal.
9. Toi dont l’esprit était doué d’humilité * et qui manifestais envers tous de la douceur, * Grégoire, tu t’es montré combatif ** envers ceux qui voulaient diminuer la gloire du Christ.
10. L’étrange division de la Trinité * que prônait Arius en son bavardage effronté, * Grégoire, tu l’as renversée ** entièrement par tes sages discours.
11. Lui qui pensait, dans son ignorance, qu’en la Trinité * les personnes, au lieu d’être unies, sont confondues, * Sabellius fut réfuté en ennemi de Dieu ** par toi, Grégoire bienheureux.
12. Ô Vierge, tu as enfanté * et vierge après l’enfantement tu demeuras ; * Vierge et Mère, tu portas en vérité ** celui qui porte l’univers en ses mains.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Les vertus angéliques sur ton tombeau, * les gardes pétrifiés de crainte, * Marie près de ton sépulcre cherchait ton corps très pur ; * Toi, Tu captives l’enfer sans être séduit. * Tu vas à la rencontre de la Vierge, ** Tu donnes la Vie, ô Ressuscité des morts, gloire à toi !
2. Tropaire de la fête, ton 1 : Dans le Jourdain, lorsque tu fus baptisé, Seigneur, * fut manifestée l’adoration due à la Trinité : * car la voix du Père te rendit témoignage * en te désignant comme son Fils bien-aimé ; * et l’Esprit, sous forme de colombe * confirma l’irréfragable vérité de cette parole. * Tu t’es manifesté, Christ-Dieu, ** et tu as illuminé le monde, gloire à toi !
3. Tropaire de Sa Sainteté, ton 4 : Dieu de nos Pères, * dont la clémence agit toujours envers nous, * n’éloigne pas de nous ta miséricorde, * mais par leurs supplications * gouverne notre vie dans la paix.
4. Kondakion du dimanche, ton 6 : De sa main, source de vie, * le Donateur de vie a ressuscité tous les morts du fond des ténèbres, * lui, le Christ Dieu, * qui a accordé la résurrection à l’homme qu’il avait façonné, * car il est le Sauveur, la résurrection et la Vie de tous, ** lui, le Dieu de l’univers.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion de Sa Sainteté, ton 2 : De l’Eglise il fut un hiérarque divin, * de la Sagesse, l’hymnographe vénéré, de Nysse, l’esprit vigilant, * avec les Anges exultant * et jouissant de la divine lumière, ** prie sans cesse pour nous tous.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion de la fête, ton 4 : En ce jour de l’Epiphanie * l’univers a vu ta gloire * car, Seigneur, tu t’es manifesté * et sur nous resplendit ta lumière ; * c’est pourquoi en pleine connaissance nous te chantons : * Tu es venu et t’es manifesté, ** Lumière inaccessible.

Prokimen
Du dimanche après la Théophanie, ton 1 :
℟. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).
De Sa Sainteté, ton 7 :
℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).

Epîtres
Du dimanche après la Théophanie : Ephésiens (§ 224) IV, 7-13.
Or la grâce a été donnée à chacun de nous, selon la mesure du don du Christ.
Du Vénérable Père : I Corinthiens (§ 151) XII, 7-11.
Or c’est un seul et même Esprit qui opère toutes ces choses, distribuant à chacun selon qu’il lui plaît.

Alleluia
Du dimanche après la Théophanie, ton 5 :
℣. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
℣. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).
Du Vénérable Père, ton 6 :
℣. Bienheureux l’homme qui craint le Seigneur, et qui a une grande affection pour ses commandements (Psaume 111, 1).

Evangiles
Du dimanche après la Théophanie : Matthieu (§ 8) IV, 12-17.
Ce peuple qui était assis dans les ténèbres a vu une grande lumière, et la lumière s’est levée sur ceux qui étaient assis dans la région de l’ombre de la mort.
De Sa Sainteté : Matthieu (§ 11) V, 14-19.
Celui donc qui violera l’un de ces moindres commandements, et qui apprendra aux hommes à les violer, sera regardé dans le royaume des cieux comme le dernier ; mais celui qui fera et enseignera, sera grand dans le royaume des cieux..

A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique (de la fête)
Mégalynaire : Magnifie, mon âme, * la Toute-vénérable reine de l’armée des cieux, * la très sainte Vierge Mère de Dieu.
Hirmos : O merveille qui dépasse tout esprit, * ton enfantement, Epouse immaculée ; * par toi, Mère bénie, ayant trouvé le salut, * nous t’offrons un chant d’action de grâces mérité ** & comme bienfaitrice t’acclamons.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
De Sa Sainteté : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

Programme de la fête de la Théophanie

Fête de la Théophanie - baptême du Christ au JourdainParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le mardi 18 janvier 2022 du calendrier grégorien – 5 janvier 2022 du calendrier julien, grandes vêpres et bénédiction des eaux à 18h30, le mercredi 19 janvier 2022 du calendrier grégorien – 6 janvier 2022 du calendrier julien, matines à 10h30, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 12h.

La fête de l’Epiphanie (« manifestation ») est aussi appelée dans le rit byzantin fête de la Théophanie (« manifestation de Dieu »), car Dieu s’est manifesté dans sa gloire Trinitaire au jour du baptême du Christ dans le Jourdain (ce terme de Théophanie se retrouve aussi en Occident très fréquemment dans les manuscrits liturgiques latins médiévaux comme synonyme d’Epiphanie).

Cette fête est l’une des douze grandes fêtes de l’année liturgique byzantine.

A l’origine, les chrétiens orientaux fêtaient la Nativité du Christ le 6 janvier, et l’Eglise arménienne du reste est la seule à avoir conservé cette disposition primitive jusqu’à aujourd’hui. En Occident, et à Rome en particulier, on fêtait la Nativité du Christ le 25 décembre. Saint Jean Chrysostome nous enseigne que la date du 25 décembre choisie par les Romains avait été déterminée en consultant les archives impériales des recensements effectués sous le règne d’Auguste ; il témoigne qu’Antioche avait décidé de suivre Rome quelques années avant son épiscopat. Désormais, les Eglises d’Orient fêteraient Noël le 25 décembre et garderaient au 6 janvier la fête du baptême du Christ. En contrepartie, si l’on peut dire, les chrétiens d’Occident accueillaient la fête de l’Epiphanie, y célébrant l’adoration des mages (le Christ est manifesté comme Dieu à des païens), le baptême au Jourdain (le Christ est manifesté comme Dieu à son baptême par la voix du Père et la venue de l’Esprit Saint) et les noces de Cana (le Christ manifesté comme Dieu par son premier miracle).

Dans le rit byzantin, comme dans la plupart des autres rits chrétiens (éthiopien, copte, syriaque par exemple, et même romain, même si cela est tombé de l’usage commun), on procède à la bénédiction solennelle des eaux dans la nuit de la Théophanie (normalement celle-ci intervient après le chant des grandes vêpres). Les textes employés par la liturgie byzantine pour cette bénédiction ont été composés par saint Sophrone, patriarche de Jérusalem de 634 à 638.

Mais pourquoi n’est-ce pas le jour de la naissance du Sauveur plutôt que celui de son baptême qui est appelé Epiphanie ? Car c’est en ce jour qu’il fut baptisé et qu’il sanctifia les eaux. Aussi, dans cette solennité, vers le milieu de la nuit, tous vont puiser de l’eau qu’ils mettent en réserve dans leurs maisons, pour la garder l’année entière, en mémoire de ce qu’à pareil jour, les eaux ont été sanctifiées. Et par un miracle évident, le temps n’a aucune influence sur la nature de cette eau, car après un an, quelquefois deux et même trois, elle demeure pure et fraîche, et malgré cet espace de temps, on né la distingue pas de celle qui vient d’être prise à la source. Mais pour quelle cause ce jour est-il appelé manifestation ? Parce que Notre-Seigneur fut manifesté aux hommes, non le jour de sa naissance, mais le jour de son baptême, car jusque-là il était à peu près inconnu. Qu’il n’ait pas été généralement connu, et que la plupart aient ignoré qui il était, c’est ce qui ressort de ces paroles de Jean-Baptiste Il y a quelqu’un au milieu de vous que vous ne connaissez pas. (Jean, 1, 26.) Et faut-il s’étonner si les autres ne le connaissaient pas quand Jean-Baptiste lui-même l’ignorait jusqu’à ce jour ? Et je ne le connaissais pas moi-même, dit-il, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : Celui sur qui vous verrez descendre et demeurer le Saint-Esprit, est celui qui baptise dans le Saint-Esprit. (Jean, I, 33.)
Saint Jean Chrysostome, Homélie sur la Théophanie.

Aux grandes vêpres & à la bénédiction des eaux

Stichères du lucernaire, ton 2 :
1er & 2nd stichères (de saint Jean Damascène (676 † 749)) : Voyant notre Lumière qui éclaire tout homme * s’approcher de lui pour être baptisé, * le Précurseur se réjouit en son âme tandis que tremble sa main ; * il montre et dit aux peuples : * Voici le Rédempteur d’Israël, * celui qui nous libère de la corrupti-on ! * O Seigneur sans péché, ** O Christ notre Dieu, gloire à toi.
3ème & 4ème stichère (de saint Jean Damascène) : C’est un serviteur qui baptise le Rédempteur * et par sa présence l’Esprit lui rend témoignage ; * ce que voyant, les armées angéliques frémissent d’effroi ; * du ciel le Père fait entendre sa voix : * Celui sur qui le Précurseur impose la main, * c’est mon Fils bien-aimé, en lui je me complais ! ** Christ notre Dieu, gloire à toi.
5ème & 6ème stichère (de saint Jean Damascène) : Les flots du Jourdain * te reçurent, toi qui es la Source, * sous forme de colombe descendit le Paraclet ; * il incline la tête, celui qui fit pencher les cieux, * le limon de la terre crie à celui qui l’a façonné : * Pourquoi m’imposer ce qui est trop haut pour moi ? * C’est moi qui de ton Baptême ai besoin. * O Seigneur sans péché, ** Christ notre Dieu, gloire à toi.
7ème & 8ème stichère (de saint Jean Damascène) : Voulant sauver l’homme égaré, * tu n’as pas dédaigné de revêtir l’aspect du serviteur, * car il te convenait, Seigneur notre Dieu, * d’assumer pour nous l’humaine condition ; * Rédempteur, en te laissant baptiser dans ta chair, * tu nous as jugés dignes du pardon ; * c’est pourquoi nous te crions : ** Christ notre Dieu, gloire à toi.
Doxastikon (de Byzas, hymnographe du Xème siècle) : En inclinant la tête devant le Précurseur, * tu as écrasé la tête des démons, * descendu dans les flots, tu as illuminé l’univers, * pour qu’il te glorifie, Sauveur, ** illumination de nos âmes.

Prokimen du mardi

Premier tropaire & versets des Parémies : Toi qui fis le monde, dans le monde tu es apparu * afin d’illuminer ceux qui étaient assis dans les ténèbres ** Ami des hommes, gloire à toi.
Que Dieu nous prenne en grâce & nous bénisse, faisant luire sur nous sa face, & qu’il ait pitié de nous. Pour qu’on connaisse sur la terre ta voie, parmi toutes les nations ton salut.
Afin d’illuminer ceux qui étaient assis dans les ténèbres ** Ami des hommes, gloire à toi.
Que les peuples te confessent, ô Dieu, que les peuples te confessent. Que les nations soient dans la joie et l’allégresse, car tu juges les peuples avec droiture, et sur la terre tu guides les nations.
Afin d’illuminer ceux qui étaient assis dans les ténèbres ** Ami des hommes, gloire à toi.
Que les peuples te confessent, ô Dieu, que tous les peuples te confessent. La terre a donné son fruit ; que Dieu, notre Dieu, nous bénisse. Que Dieu nous bénisse, & que tous les confins de la terre le craignent.
Afin d’illuminer ceux qui étaient assis dans les ténèbres ** Ami des hommes, gloire à toi.

Second tropaire & versets des Parémies : C’est aux pécheurs, aux publicains * qu’en l’immensité de ton amour * tu as voulu te montrer ; * pour qui donc aurait brillé ta clarté, * si ce n’est pour qui hante les ténèbres ? ** gloire à toi.
Le Seigneur règne, il s’est revêtu de beauté ; le Seigneur s’est revêtu de puissance, il a mis une ceinture à ses reins. Car il affermis l’univers, et il ne sera pas ébranlé. Ton trône est préparé depuis l’origine ; depuis l’éternité, tu es.
Pour qui donc aurait brillé ta clarté, * si ce n’est pour qui hante les ténèbres ? ** gloire à toi.
Les fleuves ont élevé, Seigneur, les fleuves ont élevé leur voix ; les fleuves ont soulevé leurs flots dans le fracas des eaux inombrables.
Pour qui donc aurait brillé ta clarté, * si ce n’est pour qui hante les ténèbres ? ** gloire à toi.
Admirables sont les soulèvements de la mer ; admirable est le seigneur dans les hauteurs. Tes témoignages sont entièrement dignes de foi ; à ta maison convient la sainteté, Seigneur, pour la longueur des jours.
Pour qui donc aurait brillé ta clarté, * si ce n’est pour qui hante les ténèbres ? ** gloire à toi.

Prokimen
De la fête, ton 3 :
℟. Le Seigneur est ma lumière & mon salut, de qui aurai-je crainte ?
℣. Le Seigneur est le rempart de ma vie, devant qui tremblerai-je ?

A la bénédiction des eaux
Stichères idiomèles de saint Sophrone, patriarche de Jérusalem (c. 550 † 638) :
1. La voix du Seigneur retentit sur les eaux, disant : * « Venez, recevez tous * l’Esprit de sagesse, l’Esprit d’intelligence, * l’Esprit de la crainte de Dieu, ** du Christ qui s’est manifesté.
2. En ce jour, la nature de l’eau est sanctifiée, * et le Jourdain interrompt son cours * et retient ses propres eaux en voyant ** le Seigneur être baptisé.
3. En tant qu’homme, dans le fleuve, * tu descends, Christ-Roi, * et tu te hâtes de recevoir le baptême, toi qui es Bon, * des mains du Précurseur, * à cause de nos péchés, Ami des hommes.
Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Doxastikon : A la voix criant dans le désert : * « Préparez les chemins du Seigneur, » * toi qui as pris, Seigneur, * la forme d’un esclave * tu vins demander le baptême, sans avoir connu le péché. * Les eaux te virent & prirent peur, * le Précurseur fut saisi d’effroi, * et il s’écria : * Comment le chandelier éclairerait-il la lumière ? * Comment l’esclave imposerait-il les mains sur son Maître ? * Sanctifie-moi ainsi que les eaux, Sauveur, ** Toi qui ôtes les péchés du monde.

Prokimen
De la bénédiction des eaux, ton 3 :
℟. Le Seigneur est ma lumière & mon salut, de qui aurai-je crainte ?
℣. Le Seigneur est le rempart de ma vie, devant qui tremblerai-je ?

Alleluia
De la bénédiction des eaux, ton 4 :
℣. La voix du Seigneur retentit sur les eaux, sur les grandes eaux.

Après la consécration des eaux :
Tropaire de la fête, ton 1 : Dans le Jourdain, lorsque tu fus baptisé, Seigneur, * fut manifestée l’adoration due à la Trinité : * car la voix du Père te rendit témoignage * en te désignant comme son Fils bien-aimé ; * et l’Esprit, sous forme de colombe * confirma l’irréfragable vérité de cette parole. * Tu t’es manifesté, Christ-Dieu, ** et tu as illuminé le monde, gloire à toi !
Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Stichère final, ton 6 : Chantons, fidèles, * la grandeur de l’économie de Dieu pour nous, * il s’est fait homme pour accomplir * il s’est fait homme pour accomplir * notre purification dans le Jourdain, * Lui le seul pur et sans souillure, * il me sanctifie, ainsi que les eaux * et il brise les têtes des dragons dans cette eau. * Puisons donc de cette eau avec allégresse, frères ! * car la grâce de l’Esprit, aux fidèles, est donnée * invisiblement à ceux qui y puisent par le Christ Dieu, ** et le Sauveur de nos âmes.

A matines
Texte des hirmi du canon de saint Côme de Maïouma pour les matines de la Théophanie.

A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

Les psaumes des typiques ainsi que les Béatitudes, au début de la divine liturgie, sont remplacées par les trois antiennes suivantes :

Première antienne, ton 1 – Psaume CXIII
℣. Quand Israël sortit d’Egypte, * la maison de Jacob de chez un peuple barbare (Psaume 113, 1).
Ant. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
℣. Juda devint son peuple saint, * Israël son domaine (Psaume 113, 2).
Ant. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
℣. La mer le vit & s’enfuit, * le Jourdain retourna en arrière (Psaume 113, 3).
Ant. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
℣. Qu’as-tu, mer, à t’enfuir, * Jourdain, à retourner en arrière ? (Psaume 113, 5)
Ant. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit, * Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.

Seconde antienne, ton 2 – Psaume CXIV
℣. J’aime ! car le Seigneur * écoute les accents de ma prière (Psaume 114, 1).
Ant. Sauve-nous, Fils de Dieu, * qui fut baptisé dans le Jourdain, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
℣. Car il a incliné son oreille vers moi * & moi, je l’invoquerai chaque jour (Psaume 114, 2).
Ant. Sauve-nous, Fils de Dieu, * qui fut baptisé dans le Jourdain, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
℣. La mort m’avait enveloppé dans ses rets, * déjà m’avait saisi l’angoisse de la tombe. * En proie à la détresse & à la douleur, * j’ai invoqué le nom du Seigneur (Psaume 114, 3-4).
Ant. Sauve-nous, Fils de Dieu, * qui fut baptisé dans le Jourdain, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
℣. Le Seigneur est miséricordieux & juste, * & notre Dieu est plein de compassion (Psaume 114, 5).
Ant. Sauve-nous, Fils de Dieu, * qui fut baptisé dans le Jourdain, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit, * Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Fils unique & Verbe de Dieu, qui es immortel & qui, pour notre salut, as voulu t’incarner de la sainte Mère de Dieu & toujours Vierge Marie, qui, sans changer, t’es fait homme, as été crucifié, Christ-Dieu, et par ta mort as vaincu la mort, l’un de la sainte Trinité, glorifié avec le Père et le Saint-Esprit, sauve-nous.

Troisième antienne, ton 1 – Psaume CXVII
℣. Rendez grâce au Seigneur, car il est bon, car éternel est son amour (Psaume 117, 1).
Ant. Dans le Jourdain, lorsque tu fus baptisé, Seigneur, * fut manifestée l’adoration due à la Trinité : * car la voix du Père te rendit témoignage * en te désignant comme son Fils bien-aimé ; * et l’Esprit, sous forme de colombe * confirma l’irréfragable vérité de cette parole. * Tu t’es manifesté, Christ-Dieu, ** et tu as illuminé le monde, gloire à toi !
℣. Qu’elle le dise la maison de Jacob, car il est bon, car éternel est son amour (Psaume 117, 2).
Ant. Dans le Jourdain, lorsque tu fus baptisé, Seigneur, * fut manifestée l’adoration due à la Trinité : * car la voix du Père te rendit témoignage * en te désignant comme son Fils bien-aimé ; * et l’Esprit, sous forme de colombe * confirma l’irréfragable vérité de cette parole. * Tu t’es manifesté, Christ-Dieu, ** et tu as illuminé le monde, gloire à toi !
℣. Qu’elle le dise la maison d’Aaron, car il est bon, car éternel est son amour (Psaume 117, 3).
Ant. Dans le Jourdain, lorsque tu fus baptisé, Seigneur, * fut manifestée l’adoration due à la Trinité : * car la voix du Père te rendit témoignage * en te désignant comme son Fils bien-aimé ; * et l’Esprit, sous forme de colombe * confirma l’irréfragable vérité de cette parole. * Tu t’es manifesté, Christ-Dieu, ** et tu as illuminé le monde, gloire à toi !
℣. Qu’ils le disent ceux qui craignent le Seigneur, car il est bon, car éternel est son amour (Psaume 117, 4).
Ant. Dans le Jourdain, lorsque tu fus baptisé, Seigneur, * fut manifestée l’adoration due à la Trinité : * car la voix du Père te rendit témoignage * en te désignant comme son Fils bien-aimé ; * et l’Esprit, sous forme de colombe * confirma l’irréfragable vérité de cette parole. * Tu t’es manifesté, Christ-Dieu, ** et tu as illuminé le monde, gloire à toi !

A la petite entrée :
1. Tropaire de la fête, ton 1 : Dans le Jourdain, lorsque tu fus baptisé, Seigneur, * fut manifestée l’adoration due à la Trinité : * car la voix du Père te rendit témoignage * en te désignant comme son Fils bien-aimé ; * et l’Esprit, sous forme de colombe * confirma l’irréfragable vérité de cette parole. * Tu t’es manifesté, Christ-Dieu, ** et tu as illuminé le monde, gloire à toi !
2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
3. Kondakion de la fête, ton 4 : En ce jour de l’Epiphanie * l’univers a vu ta gloire * car, Seigneur, tu t’es manifesté * et sur nous resplendit ta lumière ; * c’est pourquoi en pleine connaissance nous te chantons : * Tu es venu et t’es manifesté, ** Lumière inaccessible.

A la place du Trisaghion :
℟. Vous tous qui avez été baptisés en Christ, * vous avez revêtu le Christ. * Alléluia. (3 fois)

Prokimen
De la fête, ton 4 :
℟. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! * Le Seigneur es Dieu, & il nous est apparu (Psaume 117, 26-27).
℣. Rendez grâce au Seigneur, car il est bon, car éternel est son amour. (Psaume 117, 1).

Epître
De la fête : Tite (§ 302) II, 11-14; III, 4-7.
Car la grâce de Dieu, notre Sauveur, a paru à tous les hommes.

Alleluia
De la fête, ton 1 :
℣. Apportez au Seigneur, enfants de Dieu, apportez au Seigneur les petits des béliers (Psaume 28, 1).
℣. La voix du Seigneur a retenti sur les eaux, le Dieu de gloire a tonné, le Seigneur est sur les eaux innombrables (Psaume 28, 3).

Evangile
De la fête : Matthieu (§ 6) III, 13-17.
Et au même instant une voix se fit entendre du ciel, qui disait : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, dans lequel j’ai mis toute mon affection.

A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique (de la fête)
Mégalynaire : Magnifie, mon âme, * la Toute-vénérable reine de l’armée des cieux, * la très sainte Vierge Mère de Dieu.
Hirmos : Toute langue hésite à te célébrer comme il convient, * & tout esprit, même élevé, est saisi de vertige à te chanter, Mère de Dieu ; * mais comme tu es bonne, reçois notre foi * car tu sais notre amour inspiré par Dieu : ** tu es la protectrice des chrétiens, nous te magnifions.

Verset de communion
De la fête : La grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, s’est manifestée (Tite, 2, 11). Alléluia, alléluia, alléluia.

Téléchargez le livret de partitions des choristes.

Programme du XXXème dimanche après la Pentecôte – Avant-Fête de la Théophanie – saints Malachie & Geneviève – ton 5

Saint prophète MalachieParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 16 janvier 2022 du calendrier grégorien – 3 janvier 2022 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton V de l’Octoèque. Nous sommes entrés la veille dans les jours d’avant-fête de la Théophanie. Ce dimanche est de plus celui qui précède la Théophanie (la liturgie de ce jour comporte des textes propres pour marquer l’attente de la fête, indépendamment de la succession des dimanches après la Pentecôte).

En ce jour se célèbre aussi la mémoire du saint Prophète Malachie, le douzième et dernier des petits prophètes, qui prophétisa au Vème siècle avant Jésus-Christ.

Malachie (מַלְאָכִי), dont le nom signifie en hébreu « Mon messager » (ce qui pourrait être un pseudonyme mettant en avant sa fonction de prophète) ne nous est connu qu’à travers son court livre de quatre chapitres. Il prophétisa alors que l’édit de Cyrus de 538 avant Jésus-Christ avait permis le retour des Juifs en Palestine, et après la reconstruction du Second Temple de Jérusalem par Zorobabel sous l’impulsion spirituel d’Esdras (les fondations en furent posées sur ordre de Cyrus le Grand en 535 avant Jésus-Christ).

C’est la dernière fois que Dieu parle à son peuple par un prophète avant la naissance de Notre Sauveur Jésus-Christ. Aussi le message du prophète Malachie est-il parfaitement messianique, annonçant à la fois saint Jean Baptiste le Précurseur et notre Seigneur Jésus-Christ, venant dans son temple prêcher, mais surtout consacrer un nouveau Temple par son sacrifice sur la Croix :

Je vais vous envoyer mon messager, qui préparera ma voie devant ma face ; et aussitôt le Dominateur que vous cherchez, l’Ange de l’alliance si désiré de vous, viendra dans son temple. Le voici qui vient, dit le Seigneur des armées (Malachie III, 1).

*

Sainte Geneviève, patronne de ParisNous faisons aussi mémoire de sainte Geneviève, vierge, patronne de notre ville, morte au début du VIème siècle.

« Contemporaine de Clovis et de saint Remi, Geneviève naît en 422 à Nanterre. À l’âge de sept ans, elle rencontre Germain, évêque d’Auxerre, et Loup, évêque de Troyes, qui faisaient halte dans cette bourgade avant de s’embarquer pour l’Angleterre pour y combattre, sur l’ordre du pape, l’hérésie de Pélage. La fillette est en prière dans l’église de Nanterre et Germain prophétise devant les parents de Geneviève le destin exceptionnel de l’enfant. Lorsque sa mère est frappée de cécité pour avoir donné un soufflet à Geneviève, celle-ci la guérit avec de l’eau qu’elle a bénite.

Geneviève promet à Germain de se consacrer au Christ, et, à quinze ans, elle reçoit le voile des vierges. À l’époque, en effet, il n’existait pas de monastères de femmes et celles qui souhaitaient se consacrer au Seigneur continuaient à vivre dans le monde, simplement distinguées par le voile de leur consécration. À la mort de ses parents, Geneviève vient habiter à Paris chez sa marraine. Elle vit dans le silence, la prière et la mortification, ne se nourrissant que deux fois par semaine. Elle est aussi favorisée de grâces extraordinaires, en lisant dans les consciences et en guérissant les corps au nom du Christ par des onctions d’huile.

Saint Germain la défend contre les calomnies. Geneviève fait construire la première basilique de Saint-Denis. Elle visite de nuit le chantier avec ses compagnes, quand le vent éteint le cierge qui éclairait le chemin du petit groupe. Geneviève prend le cierge, qui se rallume aussitôt, et sa flamme résiste à toutes les bourrasques.

En 451, Attila franchit le Rhin et envahit la Gaule. Les Parisiens prennent peur et veulent fuir. Geneviève les convainc de demeurer dans la ville. Elle rassemble les femmes de Paris dans l’église-baptistère près de Notre-Dame et leur demande de supplier le Ciel d’épargner leur ville. C’est ce qui se produit. Abandonnant la route de Paris, les Huns se dirigent vers Orléans qu’ils assiègent. Contraints par les armées du général romain Aetius, ils se replient vers le nord et sont définitivement vaincus aux Champs Catalauniques. Plus tard, lorsque les Francs assiègent Paris, Geneviève sauve cette fois la ville de la famine. Elle organise une expédition ingénieuse au moyen de bateaux qui, par la Seine, vont chercher le ravitaillement jusqu’en Champagne. Sa réputation s’étend jusqu’en Orient. Clovis et Clotilde lui voueront une grande vénération. Elle sera enterrée auprès du roi dans l’église des Saints-Apôtres que sainte Clotilde avait fait construire et qui prendra dès le VIIème siècle le nom de Sainte-Geneviève.

Geneviève meurt en 512 à près de 90 ans. Son corps est transporté en 845 à Marizy par crainte des Normands et rapporté à Paris en 890. À partir du XIIème siècle, la châsse contenant ses reliques est portée en procession à travers Paris. Des miracles ont lieu sur son passage en particulier lors du mal des ardents. Ses reliques sont brûlées par les révolutionnaires en 1793, mais son tombeau vide, transporté dans l’église Saint-Étienne-du-Mont continue d’être vénéré.

Sainte Geneviève est la patronne de Paris, et des gendarmes. »
Source : Introibo.

Voir aussi sur notre site la présentation des processions des reliques de sainte Geneviève.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’avant-fête. Et maintenant. Theotokion de tierce.
Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’avant-fête. Et maintenant. Theotokion de sexte.
Kondakion : de l’avant-fête.

A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

Tropaires des Béatitudes : Six tropaires du ton dominical occurrent auxquels on ajoute quatre tropaires de la 3ème ode du canon de l’avant-fête :
1. Le bon Larron sur la croix * eut foi en ta divinité, ô Christ ; * il te confessa d’un cœur sincère en s’écriant : ** De moi, Seigneur, en ton royaume souviens-toi.
2. Sur le bois de la croix * pour nous les hommes tu fis fleurir la vie * et se flétrir la malédiction de l’arbre défendu : ** Sauveur & Créateur, nous te chantons d’un même chœur.
3. Par ta mort, ô Christ, * tu as brisé la force de la mort, * ressuscitant tous les morts depuis Adam, ** qui te chantent comme vrai Dieu & Sauveur du genre humain.
4. Venues à ton sépulchre, Sauveur, * les saintes Femmes te cherchaient * pour embaumer la Source de vie, ** mais un Ange leur apparut pour leur dire : Il est ressuscité, le Seigneur !
5. O Christ, lorsque tu fus crucifié * au milieu de deux larrons, * l’un fut justement condamné pour t’avoir insulté, ** l’autre par sa confession devint l’hôte du Paradis.
6. Devant le chœur des Apôtres, * les saintes Femmes s’écriaient : * Le Christ est vraiment ressuscité, ** adorons en lui notre Maître & Créateur.
7. Que nul mortel se glorifie * en sa richesse ou son savoir, * mais en sa foi dans le Seigneur, * disant au Christ notre Dieu * conformément à la vraie foi * et sans cesse lui chantant: * Maître, veuille m’affermir ** sur le roc de tes commandements.
8. Celui qui dès avant les siècles * siège avec le Père et l’Esprit, * ayant pris chair, comme il le sait, * de la Vierge ces temps derniers, * le Christ, vient se faire baptiser * pour donner à tous ** l’immortalité par la divine immersion.
9. Désireux d’ensevelir * dans les ondes nos péchés, * le Christ notre Dieu * en la tendresse de son cœur * s’avance vers les flots * du Jourdain pour nous tirer * de notre corruption ** et nous recréer par le Baptême divin.
10. Du premier père voulant couvrir * l’infamante nudité, * tu te dépouilles librement * et toi-même t’enveloppes, ô Christ, * des flots du Jourdain, * toi qui bâtis sur les eaux * tes chambres hautes, Seigneur ** qui seul nous prends en pitié.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 5 : Le Verbe coéternel au Père et à l’Esprit, * né de la Vierge pour notre salut, * chantons-le, fidèles, et adorons-le, * car il a daigné dans sa chair monter sur la Croix * et supporter la mort, * afin de ressusciter les morts ** par sa glorieuse Résurrection.
2. Tropaire de l’avant-fête, ton 4 : Prépare-toi, Zabulon ; * dispose-toi, Nephtali. * Jourdain, arrête-toi, * pour accueillir avec des transports de joie le Seigneur qui vient se faire baptiser. * Réjouis-toi Adam avec notre première mère ; * ne vous cachez plus comme jadis au paradis ; * Celui qui vous voyait nus, apparaît pour vous revêtir de votre robe première. ** Le Christ est apparu, voulant renouveler toute la création.
3. Tropaire de sainte Geneviève, ton 1 : Flambeau de la foi & protectrice de ta cité, ô sainte Geneviève, * protège-nous aussi des assauts du péché, * sage intendante des biens de ce monde & nourricière des affamés, ** intercède auprès du Seigneur pour qu’il sauve nos âmes.
4. Kondakion du Prophète, ton 4 : Prophète riche en don de prophétie, * tu prédis la venue du Christ et le salut du monde ** dont l’éclat illumine celui-ci.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion de sainte Geneviève, ton 8 : Chantons l’illustre bergère qui délivra * du Fléau de Dieu les brebis de son troupeau, * renouvelant l’exploit de la courageuse Déborah et chastement la sainte audace de Judith, * puis nourrissant comme Joseph un peuple affamé * et jusqu’à nos jours tenant sa lampe allumée * sur l’illustre cité qui t’acclame ainsi : ** réjouis-toi, sainte patronne de Paris !
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion de l’avant-fête, ton 4 : Étant descendu en ce jour dans les flots du Jourdain, * le Seigneur crie à Jean : * « Ne crains point de me baptiser, * car Je suis venu sauver ** Adam, le premier père ».

Prokimen
Du dimanche avant la Théophanie, ton 6 :
℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).

Epître
Du dimanche avant la Théophanie : II Timothée (§ 298) IV, 5-8.
J’ai bien combattu ; j’ai achevé ma course ; j’ai gardé la foi.

Alleluia
Du dimanche avant la Théophanie, ton 8 :
℣. Que Dieu nous prenne en grâce, et nous comble de ses bénédictions : qu’il répande sur nous la lumière de son visage, et qu’il fasse éclater sur nous sa miséricorde (Psaume 66, 2).

Evangile
Du dimanche avant la Théophanie : Marc (§ 1) I, 1-8.
Pour moi, je vous ai baptisés dans l’eau : mais pour lui, il vous baptisera dans le Saint-Esprit.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XXXème dimanche après la Pentecôte – dimanche après Noël – saints Joseph, David & Jacques – ton 4

Saint Joseph époux de la Vierge, saint roi David et saint Jacques frère du SeigneurParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 9 janvier 2022 du calendrier grégorien – 27 décembre 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton IV de l’Octoèque. Ce dimanche est aussi celui après Noël & le rit byzantin y commémore saint Joseph, l’époux de la Vierge, le saint roi David et saint Jacques, frère du Seigneur, premier évêque de Jérusalem (de fait cousin germain du Christ), trois saints que la liturgie byzantine qualifie de « Pères divin » (ou « Pères de Dieu » – θεοπάτορες – Богоотцы).

Traditionnellement, c’est l’un des jours où la divine liturgie de saint Jacques, frère du Seigneur, peut être employée à la place de celle de saint Jean Chrysostome. Cette liturgie très antique représente les anciens usages de l’Eglise de Jérusalem et du Patriarcat d’Antioche. Elle fut progressivement abandonnée quand les patriarches de Jérusalem et d’Antioche se sont réfugiés en territoire byzantin après la conquête musulmane de l’Orient, et recrée (de façon quelque peu hypothétique) à partir du XIXème siècle, par l’évêque Denis de Zante († 1894).

Ce jour est aussi dans l’après-fête de Noël, d’où la reprise du tropaire et du kondakion de la fête à la petite entrée de la liturgie.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Saints. Et maintenant.
Kondakion : des Saints.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de sexte.
Kondakion : de la fête.

A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du ton dominical occurrent, auxquels on ajoute 4 tropaires des 4ème et 5ème odes du canon de la fête (œuvre de saint Côme le Mélode, évêque de Maïouma (c. 675 † vers 787)) & 4 tropaires de la 6ème ode du canon des Saints (œuvre de saint Joseph l’Hymnographe (816 † 886)):
1. A cause de l’arbre défendu * Adam fut exilé du Paradis, mais par l’arbre de la croix le Larron y entra ; * car l’un, goûtant de son fruit, méprisa le commandement du Créateur, * l’autre, partageant ta crucifixion, confessa ta divinité : ** Souviens-toi de moi dans ton royaume.
2. Seigneur exalté sur la Croix, * tu as brisé la puissance de la mort, * effaçant la cédule écrite contre nous ; * accorde-nous la repentance du Larron * et donne à tes fidèles serviteurs, ô Christ notre Dieu, * de te crier comme lui : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
3. D’un coup de lance, sur la croix * tu as déchiré la cédule écrite contre nous ; * et, compté parmi les morts, tu as enchaîné le prince de l’Enfer, * délivrant tous les hommes des liens de la mort * par ta Résurrection, dont la lumière a brillé sur nous ; * Seigneur ami des hommes, nous te crions : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
4. Crucifié & ressuscité du tombeau, * Dieu tout-puissant, le troisième jour, * avec toi, seul Immortel, tu ressuscitas le premier homme, Adam ; * donne-moi, Seigneur, de prendre aussi la voie du repentir * afin que, de tout mon cœur * & dans l’ardeur de ma foi, je te crie : ** Souviens-toi de moi, Sauveur, en ton royaume.
5. Ô Toi, que jadis Jacob annonça à l’avance * comme attente des nations, ô Christ, * Tu es sorti de la tribu de Juda * et Tu es venu enlever à Damas sa puissance * et à Samarie ses butins, * après avoir changé leur égarement * en foi agréable à Dieu. ** Gloire à Ta puissance, Seigneur !
6. Tu t’es élevé, ô Maître, * comme l’étoile de Jacob, * Tu as rempli de joie les sages observateurs des astres, * adeptes des enseignements de l’antique devin Barlaam ; * eux qui T’étaient amenés comme les prémices des nations, * Tu les reçus ouvertement. ** Gloire à Ta puissance, Seigneur !
7. Te soumettant au décret de César, * Tu t’es fait inscrire au nombre des esclaves, ô Christ, * et Tu nous as affranchis, esclaves de l’ennemi et du péché ; * T’étant totalement appauvri à notre image, * Tu as divinisé notre poussière ** par cette union même et cette participation.
8. Voici que la Vierge, comme il fut dit jadis, * a conçu dans son sein et mis au monde un Dieu devenu homme, * et elle demeure Vierge ; * réconciliés par elle avec Dieu, pécheurs que nous sommes, * nous la chantons avec foi, ** car elle est véritablement Mère de Dieu.
9. Par son étrange enfantement * de la jeune Servante de Dieu * parmi nous, les étrangers, * le Verbe du Père, le Dieu éternel * est descendu loger ; * et toi, bienheureux Joseph, tu le prends * et dans la joie tu fais avec lui * cette étrange descente en Egypte pour obéir ** aux ordres de Dieu.
10. Auprès du Dieu qui se fit enfant dans la chair, * Joseph, tu te tenais * comme un Ange, et le servais; * directement auprès de lui, * c’est clair, tu fus illuminé * de ses rayons immatériels * et te montras, Bienheureux, * tout à fait resplendissant ** dans ton âme et ton cœur.
11. Par le contact avec ton Dieu * entièrement sanctifié * en ton âme et ton corps, * tu partis vers les demeures immatérielles * et maintenant tu sanctifies * ceux qui célèbrent ta mémoire, Joseph, * toi le Juste plein de renommée * et le bienheureux époux ** de la sainte Mère de Dieu.
12. Sur terre tu as vu, * illustre Joseph, * comme enfant nouvelet * né de la Vierge immaculée * celui qui dépasse toute perfection * et qui naît du Père avant les siècles; * et tu entendis les Anges le chanter * à l’intérieur de la grotte, * lorsqu’il reposait ** dans la crèche.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Ayant appris de l’Ange la prédication lumineuse de la Résurrection, * et le terme de l’ancestrale condamnation, * les femmes disciples du Seigneur * dirent, pleines de fierté, aux Apôtres : * « Renversée est la mort ! * Le Christ Dieu est ressuscité, ** donnant au monde sa grande miséricorde ! »
2. Tropaire de la fête, ton 4 : Ta Nativité, ô Christ, notre Dieu, * a fait resplendir dans le monde la lumière de la connaissance. * Par elle en effet les adorateurs des astres * ont appris par l’astre à t’adorer, * toi, Soleil de Justice, * et à reconnaître en toi l’Orient d’en-haut ; ** Seigneur, gloire à toi !
3. Tropaire des Saints, ton 2 : Annonce, Joseph, la bonne nouvelle à David, * à l’ancêtre de Dieu les merveilles dont tu fus le témoin : * sous tes yeux une Vierge a enfanté, * avec les Mages tu t’es prosterné, * avec les Pâtres tu as rendu gloire au Seigneur * et par l’Ange tu fus averti. ** Prie le Christ notre Dieu de sauver nos âmes.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Kondakion des Saints, ton 3 : Le saint roi David est comblé d’allégresse en ce jour * et Jacques offre sa louange avec Joseph ; * ayant reçu couronne dans la parenté avec le Christ, * ils se réjouissent et chantent * celui qui sur terre est né de merveilleuse façon ** et s’écrient : Sauve dans ton amour ceux qui célèbrent ton Nom.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de la fête, ton 3 : La Vierge en ce jour met au monde l’Eternel, * et la terre offre une grotte à l’Inaccessible. * Les Anges et les Pasteurs chantent sa gloire. * Les Mages avec l’étoile s’avancent. * Car tu es né pour nous * enfant nouveau-né ** le Dieu d’avant les siècles.

Prokimen
Du dimanche, ton 4 :
℟. Que tes œuvres sont grandes, Seigneur ! Toutes, avec sagesse tu les fis (Psaume 103, 24).
℣. Bénis le Seigneur, mon âme ! Seigneur, mon Dieu, tu es si grand ! (Psaume 103, 1).
Des Pères divins, ton 4 :
℟. Dieu est admirable dans ses saints, lui le Dieu d’Israël (Psaume 67, 36).

Epître
Du dimanche après Noël : Galates (§ 200) I, 11-19.
Ainsi trois ans s’étant écoulés, je retournai à Jérusalem pour visiter Pierre ; et je demeurai quinze jours avec lui ; et je ne vis aucun des autres apôtres, sinon Jacques, frère du Seigneur.

Alleluia
Du dimanche, ton 4 :
℣. Va, chevauche pour la cause de la vérité, de la piété & de la justice (Psaume 44, 5).
℣. Tu aimes la justice, tu hais l’impiété (Psaume 44, 8).
Des Pères divins, ton 4 :
℣. Souviens-toi, Seigneur, de David, et de toute sa douceur (Psaume 131, 1).

Evangile
Du dimanche après Noël : Matthieu (§ 4) II, 13-23.
Joseph s’étant levé, prit l’enfant et sa mère durant la nuit, et se retira en Egypte.

Mégalinaire à la Mère de Dieu, durant l’anaphore :
De la fête, ton 1 : Magnifie, mon âme, celle qui est plus vénérable et plus glorieuse que les armées d’en-haut, la Vierge Très-Pure, Mère de Dieu.
Je vois un mystère étonnant, qui dépasse l’entendement * une grotte est devenue le ciel ; * la Vierge est devenue le trône des Chérubins ; * une crèche est devenue le lieu où repose * Celui que rien ne peut contenir, le Christ-Dieu. ** Chantons-le et magnifions-le.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des Saints : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Noël russe : vêpres & liturgie de saint Basile – matines & liturgie de saint Jean Chrysostome

Nativite de Notre Seigneur & Sauveur Jésus-ChristParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le jeudi 6 janvier 2022 du calendrier grégorien – 24 décembre 2021 du calendrier julien, vêpres & liturgie de saint Basile à 18h30 – le vendredi 7 janvier 2022 du calendrier grégorien – 25 décembre 2021 du calendrier julien, matines à 10h30 & liturgie de saint Jean Chrysostome à midi.

L’Eglise catholique russe suit le calendrier julien et non le calendrier grégorien. Le décalage entre les deux calendriers étant actuellement de 13 jours, Noël – le 25 décembre julien – tombe le 7 janvier grégorien. Le 6 janvier, la célébration de la fête de la Nativité s’ouvre par l’office des grandes vêpres sur lequel se greffe la divine liturgie de saint Basile le Grand.

Aux grandes vêpres & à la divine liturgie de saint Basile le Grand

Stichères du lucernaire, ton 2 :
1er stichère (de saint Germain de Constantinople, † 740) : Venez, réjouissons-nous dans le Seigneur, * en relatant le mystère de ce jour. * Le mur de séparation est renversé ; * l’épée flamboyante se retire * et les chérubins s’éloignent de l’arbre de vie. * Et moi, je goûte à la nourriture du paradis, * duquel m’avait chassé la désobéissance. * Car l’image immuable du Père, * l’empreinte de Son éternité, * prend forme d’esclave * en naissant d’une mère qui ne connut point le mariage, * et sans Lui-même subir de changement. * Ce qu’il était, Il l’est demeuré, * Dieu véritable ; * ce qu’Il n’était pas, il l’a assumé, * s’étant fait homme par amour pour le genre humain. * Chantons-Lui : ** Dieu né de la Vierge, aie pitié de nous.
2nd stichère (de saint Anatolius de Constantinople, † 458) : Le Seigneur Jésus étant né de la sainte Vierge, * toutes choses ont été illuminées. * Tandis que les pasteurs veillaient dans la plaine, * que les mages L’adoraient, * que les anges Le chantaient, * Hérode s’agitait * parce que Dieu était apparu dans la chair ** en Sauveur de nos âmes.
3ème stichère : Ton Royaume, Christ Dieu, * est un royaume de tous les siè̀cles * et Ta souveraineté dure de génération en génération. * Toi qui T’es incarné par le Saint-Esprit * et qui es devenu homme en naissant de la toujours Vierge Marie, * Tu fis briller la lumière pour nous, ô Christ Dieu, par Ton avènement. * Lumière de Lumière, * éclat du Père, * Tu as illuminé toute créature. * Tout souffle Te loue, * Toi qui es l’empreinte de la gloire du Père, * Toi qui es et as toujours été, * Toi qui à brillé d’une Vierge ** Dieu, aie pitié de nous.
4ème stichère : Que T’offririons-nous, ô Christ, * parce que Tu t’es fait voir sur terre comme homme ? * Chacune des créatures sorties de Toi Te présente en effet sa gratitude : les anges, leur chant ; * les cieux, l’étoile ; * les mages, leurs dons ; * les pasteurs, leur émerveillement, * la terre, la grotte ; * le désert, la crèche ; * mais nous, une Mère Vierge ! * Ô Toi qui es d’avant les siècles, ** Dieu, aie pitié de nous.
Despotikon (de sainte Cassienne de Constantinople, 810 † 865) : Auguste régnant seul sur le monde, * la pluralité des pouvoirs humains cessa, * et, lorsque Tu t’incarnas de l’Immaculée, * le polythéisme des idoles fut aboli. * C’est à un seul royaume universel que furent soumises les cités * et c’est dans la seule souveraineté de la Divinité que crurent les nations. * Les peuples furent recensés sur l’ordre de César ; * nous croyants, fûmes inscrits au nom de Ta Divinité, * ô notre Dieu incarné. ** Grande est Ta miséricorde, Seigneur, gloire à toi !

Prokimen
Du mercredi, ton 5 :
℟. Dieu par ton Nom, sauve-moi * et dans ta force fais-moi justice (Psaume 53, 3).
℣. Dieu, exauce ma prière, prête l’oreille aux paroles de ma bouche. (Psaume 53, 4).

Premier tropaire & versets des Parémies : Tu es né caché dans une grotte, * mais le ciel T’annonça à tous en employant, ô Sauveur, * l’étoile comme une bouche. * Et il T’amena les mages qui T’adorèrent avec foi ; * Comme Tu eus pitié d’eux, aie pitié de nous.
Ses fondations reposent sur les saintes montagnes ; * le Seigneur aime les portes de Sion plus que toutes les tentes de Jacob. * On a dit de toi des choses glorieuses, cité de Dieu. * Je ferai mémoire de Rahab et de Babylone devant ceux qui me connaissent.
Et il T’amena les mages qui T’adorèrent avec foi ; * Comme Tu eus pitié d’eux, aie pitié de nous.
Voici que les étrangers, et Tyr, et le peuple de l’Éthiopie, * tous y sont nés. * Mais Sion est notre mère, peut dire chacun, * car en elle tout homme est né, * et Lui-même, le Très-Haut, en a posé les fondements.
Et il T’amena les mages qui T’adorèrent avec foi ; * Comme Tu eus pitié d’eux, aie pitié de nous.
Le Seigneur inscrira au registre les peuples * et les princes qui y sont nés. * Car tous ceux qui exultent de joie ont leur demeure en toi.
Et il T’amena les mages qui T’adorèrent avec foi ; * Comme Tu eus pitié d’eux, aie pitié de nous.
Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
Et il T’amena les mages qui T’adorèrent avec foi ; * Comme Tu eus pitié d’eux, aie pitié de nous.
Et maintenant & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Et il T’amena les mages qui T’adorèrent avec foi ; * Comme Tu eus pitié d’eux, aie pitié de nous.
Tu es né caché dans une grotte, * mais le ciel T’annonça à tous en employant, ô Sauveur, * l’étoile comme une bouche. * Et il T’amena les mages qui T’adorèrent avec foi ; * Comme Tu eus pitié d’eux, aie pitié de nous.

Second tropaire & versets des Parémies : Tu as surgi d’une Vierge, ô Christ, Soleil spirituel de Justice ; * et une étoile T’a montré dans la grotte, Toi l’Incirconscriptible devenu circonscrit. * Tu as guidé les mages venus pour T’adorer. * Avec eux, nous Te magnifions : * Toi qui donnes la vie, gloire à Toi.
Le Seigneur a régné, Il s’est revêtu de beauté, * le Seigneur s’est revêtu de puissance, * Il a noué une ceinture à Ses reins. * Car Il a affermi l’univers, * et il ne sera pas ébranlé.
Tu as guidé les mages venus pour T’adorer. Avec eux, nous Te magnifions : * Toi qui donnes la vie, gloire à Toi.
Les fleuves ont élevé, Seigneur, * les fleuves ont élevé leur voix. * Les fleuves ont soulevé, * dans le fracas des eaux innombrables.
Tu as guidé les mages venus pour T’adorer. Avec eux, nous Te magnifions : * Toi qui donnes la vie, gloire à Toi.
Admirables sont les soulèvements de la mer ; * admirable est le Seigneur dans les hauteurs. * Tes témoignages sont entièrement dignes de foi ; * à Ta maison convient la sainteté, Seigneur pour la suite des jours.
Tu as guidé les mages venus pour T’adorer. Avec eux, nous Te magnifions : * Toi qui donnes la vie, gloire à Toi.
Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
Tu as guidé les mages venus pour T’adorer. Avec eux, nous Te magnifions : * Toi qui donnes la vie, gloire à Toi.
Et maintenant & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Tu as guidé les mages venus pour T’adorer. Avec eux, nous Te magnifions : * Toi qui donnes la vie, gloire à Toi.
Tu as surgi d’une Vierge, ô Christ, Soleil spirituel de Justice ; * et une étoile T’a montré dans la grotte, Toi l’Incirconscriptible devenu circonscrit. * Tu as guidé les mages venus pour T’adorer. * Avec eux, nous Te magnifions : * Toi qui donnes la vie, gloire à Toi.

Prokimen
De la fête, ton 1 :
℟. Le Seigneur m’a dit : Tu es mon Fils, * Moi, aujourd’hui, je T’ai engendré (Psaume 2, 8).
℣. Demande, et je Te donnerai les nations en héritage, pour domaine, les extrémités de la terre (Psaume 2, 9).

Epître
De la fête : Hébreux (§ 303) I, 1-12.
Dieu ayant parlé autrefois à nos pères en divers temps et en diverses manières par les prophètes, nous a enfin parlé en ces derniers jours par son propre Fils, qu’il a fait héritier de toutes choses, et par qui il a même créé les siècles.

Alleluia
De la fête, ton 5 :
℣. Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Siège à ma droite, jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis l’escabeau de tes pieds (Psaume 109, 1).
℣. Le Seigneur T’enverra de Sion le sceptre de Ta puissance (Psaume 109, 2).
℣. De mon sein je T’ai engendré avant l’étoile du matin. Le Seigneur l’a juré, et Il ne s’en repentira pas (Psaume 109, 3).

Evangile
De la fête : Luc (§ 5) II, 1-20.
C’est qu’aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur.

Verset de communion
De la fête : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.
Concert : Catavasies de la Nativité.

Tropaire apolytikion, ton 4
Ta Nativité, ô Christ notre Dieu, * a fait resplendir dans le monde la lumière de la connaissance. * Par elle en effet les adorateurs des astres * ont appris par l’astre à t’adorer, * toi, Soleil de justice, * & à reconnaître en toi l’Orient d’en-haut; ** Seigneur, gloire à toi !

Kondakion (de saint Romanos le Mélode), ton 3
La Vierge en ce jour met au monde l’Eternel, * et la terre offre une grotte à l’Inaccessible. * Les Anges et les Pasteurs chantent sa gloire. * Les Mages avec l’étoile s’avancent. * Car tu es né pour nous * enfant nouveau-né ** le Dieu d’avant les siècles.

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Aux matines

Canon des matines de Noël, de saint Côme de Maïouma

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A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

Les psaumes des typiques ainsi que les Béatitudes, au début de la liturgie, sont remplacées par les trois antiennes suivantes :

Première antienne, ton 2 – Psaume 110, 1-3
℣. Je Te confesserai de tout mon cœur Seigneur, * je raconterai toutes Tes merveilles.
℟. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
℣. Dans la société des justes, et dans l’assemblée * grandes sont les œuvres du Seigneur.
℟. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
℣. Elles sont proportionnées * à toutes ses volontés.
℟. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
℣. Tout ce qu’il a fait publie sa gloire, et annonce sa grandeur : * sa justice demeure éternellement.
℟. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit, * Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
℟. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.

Seconde antienne, ton 2 – Psaume 111, 1-4
℣. Heureux l’homme qui craint le Seigneur, * et qui a une grande affection pour ses commandements.
℟. Sauve-nous, Fils de Dieu, né de la Vierge, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
℣. Sa race sera puissante sur la terre : * la postérité des justes sera bénie.
℟. Sauve-nous, Fils de Dieu, né de la Vierge, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
℣. La gloire et les richesses sont dans sa maison ; * et sa justice demeure éternellement.
℟. Sauve-nous, Fils de Dieu, né de la Vierge, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
℣. Une lumière s’est levée dans les ténèbres pour les justes : * elle est miséricorde, tendresse et justice.
℟. Sauve-nous, Fils de Dieu, né de la Vierge, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit, * Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Fils unique & Verbe de Dieu, qui es immortel & qui, pour notre salut, as voulu t’incarner de la sainte Mère de Dieu & toujours Vierge Marie, qui, sans changer, t’es fait homme, as été crucifié, Christ-Dieu, et par ta mort as vaincu la mort, l’un de la sainte Trinité, glorifié avec le Père et le Saint-Esprit, sauve-nous.

Troisième antienne, ton 4 – Psaume 109, 1-3
℣. Le Seigneur a dit à mon Seigneur : * siège à ma droite.
℟. Ta Nativité, ô Christ notre Dieu, * a fait resplendir dans le monde la lumière de la connaissance. * Par elle en effet les adorateurs des astres * ont appris par l’astre à t’adorer, * toi, Soleil de justice, * & à reconnaître en toi l’Orient d’en-haut; ** Seigneur, gloire à toi !
℣. Jusqu’à ce que je réduise tes ennemis * à te servir de marchepied.
℟. Ta Nativité, ô Christ notre Dieu, * a fait resplendir dans le monde la lumière de la connaissance. * Par elle en effet les adorateurs des astres * ont appris par l’astre à t’adorer, * toi, Soleil de justice, * & à reconnaître en toi l’Orient d’en-haut; ** Seigneur, gloire à toi !
℣. Le Seigneur fera sortir de Sion le sceptre de ta puissance : * règne au milieu de tes ennemis.
℟. Ta Nativité, ô Christ notre Dieu, * a fait resplendir dans le monde la lumière de la connaissance. * Par elle en effet les adorateurs des astres * ont appris par l’astre à t’adorer, * toi, Soleil de justice, * & à reconnaître en toi l’Orient d’en-haut; ** Seigneur, gloire à toi !
℣. Le pouvoir est avec toi au jour de votre puissance, * dans la splendeur des saints.
℟. Ta Nativité, ô Christ notre Dieu, * a fait resplendir dans le monde la lumière de la connaissance. * Par elle en effet les adorateurs des astres * ont appris par l’astre à t’adorer, * toi, Soleil de justice, * & à reconnaître en toi l’Orient d’en-haut; ** Seigneur, gloire à toi !

A la petite entrée :
1. Isodikon de la fête : De mon sein je t’ai engendré avant l’étoile du matin. Le Seigneur l’a juré et Il ne s’en repentira pas : Tu es prêtre pour les siècles selon l’ordre de Melchisédech (Psaume 109, 3-4).
2. Tropaire de la fête, ton 4 : Ta Nativité, ô Christ notre Dieu, * a fait resplendir dans le monde la lumière de la connaissance. * Par elle en effet les adorateurs des astres * ont appris par l’astre à t’adorer, * toi, Soleil de justice, * & à reconnaître en toi l’Orient d’en-haut; ** Seigneur, gloire à toi !
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
4. Kondakion de la fête (de saint Romanos le Mélode, diacre du monastère des Blachernes à Constantinople au VIème siècle), ton 3 : La Vierge en ce jour met au monde l’Eternel, * et la terre offre une grotte à l’Inaccessible. * Les Anges et les Pasteurs chantent sa gloire. * Les Mages avec l’étoile s’avancent. * Car tu es né pour nous * enfant nouveau-né ** le Dieu d’avant les siècles.

A la place du Trisaghion :
℟. Vous tous qui avez été baptisés en Christ, * vous avez revêtu le Christ. * Alléluia. (3 fois)

Prokimen
De la fête, ton 8 :
℟. Que toute la terre t’adore et te chante, / qu’elle chante ton Nom, ô Très-Haut (Psaume 65, 4).
℣. Acclamez le Seigneur, toute la terre, chantez son Nom, célébrez sa gloire par la louange. (Psaume 65, 2).

Epître
De la fête : Galates (§ 209) IV, 4–7.
Mais lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, formé d’une femme, et assujetti a la loi, pour racheter ceux qui étaient sous la loi, et pour nous rendre enfants adoptifs.

Alleluia
De la fête, ton 1 :
℣. Les cieux racontent la gloire de Dieu, le firmament annonce l’œuvre de ses mains (Psaume 18, 2).
℣. Le jour au jour en proclame le récit ; la nuit à la nuit en annonce la connaissance (Psaume 18, 3).

Evangile
De la fête : Matthieu (§ 3) II, 1–12.
Et entrant dans la maison, ils trouvèrent l’enfant avec Marie, sa mère ; et se prosternant, ils l’adorèrent : puis ouvrant leurs trésors, ils lui offrirent pour présents de l’or, de l’encens et de la myrrhe.

A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique (de la fête)
Mégalynaire : Magnifie, * mon âme, * celle qui est plus vénérable et plus glorieuse * que les armées d’en-haut, * la Vierge Très-Pure, ** Mère de Dieu.
Hirmos : Je vois un mystère étonnant, * qui dépasse l’entendement, * une grotte est devenue le ciel ; * la Vierge est devenue le trône des Chérubins ; * une crèche est devenue le lieu où repose * Celui que rien ne peut contenir, * le Christ-Dieu, ** chantons-le, & magnifions-le !

Verset de communion
De la fête : Le Seigneur a envoyé la délivrance à Son peuple (Psaume 110, 9). Alleluia, alleluia, alleluia.
Concert : Catavasies de la Nativité.

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Programme du XXXème dimanche après la Pentecôte – Dimanche des Pères – saint Jean de Cronstadt – Avant-fête de Noël – ton 3

Généalogie du Christ - dimanche des PèresParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 2 janvier 2022 du calendrier grégorien – 20 décembre 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton III de l’Octoèque. Dimanche des Pères. Carême de Noël (nourriture végétalienne avec usage de l’huile autorisé).

Le dimanche qui précède Noël est consacré, dans le rit byzantin, à la mémoire des saints & justes Pères & Patriarches qui ont précédé l’Incarnation du Messie. C’est pour cela que la généalogie du Christ selon saint Matthieu est chantée comme évangile à la divine liturgie de ce jour et que ce dimanche est parfois appelé « dimanche de la généalogie ».

Nous sommes aussi dans les jours d’avant-fête de Noël : l’avant-fête de Noël commence le 20 décembre dans le rit byzantin.

Saint Jean de CronstadtNous fêtons aussi en ce jour le Vertueux Jean, prêtre de Cronstadt, thaumaturge.

Jean Ilyitch Sergieff est né dans le village de Sura, dans la région d’Arkhangelsk le 19 octobre 1829, dans une famille pauvre mais très pieuse. Son père est sacristain d’église. Très médiocre élève, il reçoit une vision durant laquelle il voit un voile qui lui tombe des yeux ; à partir de ce moment il devient bon élève et entre ensuite au séminaire d’Arkhangelsk avant d’être admis à l’Académie théologique de Saint-Pétersbourg. Pendant ses études, Jean désire devenir missionnaire mais voit en rêve un jour la cathédrale Saint-André de Cronstadt. Alors qu’il finit ses études, il rencontre la fille de l’archiprêtre de la cathédrale et est invité à l’épouser. Sentant que c’est la volonté de Dieu qu’il devienne prêtre séculier dans cette cathédrale, il accepte et l’épouse. Jean est ordonné prêtre le 12 décembre 1855, en la cathédrale Saint-André de Cronstadt.

Port militaire ramassant de nombreuses détresses humaines, économiques et morales, le ministère fécond du prêtre Jean s’attache à évangéliser cette population en mettant en œuvre de nombreuses œuvres sociales. Ce ministère se fait avec une joie surnaturelle au milieu des pauvretés de la ville :

« La tristesse est une apostasie et la mort du cœur » écrira-t-il dans son journal.

Cette action sociale s’appuie de fait sur la célébration soignée de la divine liturgie, avec attention et sans précipitation :

« Il n’y a rien de plus vivifiant que la Liturgie »

Ses liturgies quotidiennes attirent des milliers de fidèles, d’autant que de nombreux miracles et guérisons sont obtenus par la prière de Jean. Sa réputation est telle que des milliers de gens lui envoient des courriers et télégrammes au point que la poste de Cronstadt doit ouvrir un service postal spécialement dédié. Le 17 octobre 1894, il est appelé au chevet de l’empereur mourant, Alexandre III, pour le faire communier et pour lui donner l’Onction des malades le 20 octobre.

Le 10 décembre 1908, très malade, il célèbre sa dernière Liturgie : ayant prédit la date de sa mort, il s’éteint le 20 décembre 1908 à 7 h 40 du matin. Ses funérailles, grandioses, sont célébrées par le métropolite Antoine de Saint-Pétersbourg, et l’énorme foule présente oblige les autorités à mettre en place un service d’ordre spécial pour laisser passer le convoi. Dès le 12 janvier 1909, le Tsar Nicolas II demande au Saint-Synode sa glorification.

Cependant, le processus de celle-ci est interrompu par la Révolution russe. L’Église russe hors frontières le canonise dès 1964 et le Patriarcat de Moscou dès 1990 dans une Russie fraîchement libérée du Communisme (saint Jean de Cronstadt, soit dit en passant, déclarait « Le paradis est un royaume, la démocratie est en enfer. »).

Voici quelques citations de saint Jean de Cronstadt tirées de son journal tenu fidèlement tout au long de sa vie et publié après sa mort sous le nom de « Ma vie en Christ » :

« Plus le coeur est pur, plus il est vaste, et plus il est capable d’accueillir en lui un grand nombre d’amis. Au contraire, plus il est impur, plus il se rétrécit et moins il y a de place en lui pour l’Amour, car Il est encombré par l’amour propre, et cet amour-là est un faux amour. »

« Prie pour tous comme tu prierais pour toi-même, avec la même sincérité, la même ferveur; regarde comme tiennes leurs souffrances et leurs misères; regarde comme tiennes leur ignorance spirituelle, leurs fautes et leurs passions; comme tiennes leurs tentations, leurs peines, la multitude de leurs souffrances. »

« T’irriter contre quelqu’un pour une question matérielle, c’est placer un objet matériel plus haut que ton frère. Mais quoi de plus haut que l’homme ? Rien, sur la terre, n’est plus noble que l’homme. »

« Le développement de l’intelligence sans celui du cœur, est une chose très nuisible pour l’éducation : c’est le cœur qu’il faut former avant tout. »

« T’irriter contre quelqu’un pour une question matérielle, c’est placer un objet matériel plus haut que ton frère. Mais quoi de plus haut que l’homme ? Rien, sur la terre, n’est plus noble que l’homme. »

Photographie de saint Jean de Cronstadt

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Vertueux Jean. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du Vertueux Jean.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Pères (« Combien sont sublimes »). Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : des Pères (« Prépare-toi, Bethléem »).

A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du ton dominical occurent, 4 tropaires de la 3ème ode du canon des saints Pères (œuvre de Clément l’Hymnographe, higoumène du monastère du Stoudion à Constantinople au IXème siècle) & 4 tropaires de la 6ème ode du canon du Vertueux Jean :
1. Adam, notre premier père, ayant transgressé ton commandement, * ô Christ, tu l’as chassé du Paradis ; * mais, compatissant, tu fis entrer le bon Larron * te confessant sur la croix et criant : * Souviens-toi de moi, Sauveur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Pour notre faute, tu nous condamnas * à la malédiction de la mort, Seigneur source-de-vie ; * mais, souffrant dans ton corps, Maître sans péché, * tu fis revivre les morts qui s’écrièrent : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Ressuscité d’entre les morts, tu nous sauvas de nos passions, * Seigneur, par ta sainte Résurrection ; * et, Sauveur, tu as détruit toute la puissance de la mort ; * c’est pourquoi nous, les fidèles, te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Par ta sépulture de trois jours tu éveillas, * Dieu, les morts qu’aux Enfers tu vivifias ; * et, dans ta bonté, tu fus la source de l’immortelle vie * pour nous tous, fidèles, qui sans cesse te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. Puisque l’Eglise des nations * enfante en sa stérilité * et que s’est affaiblie * la synagogue aux nombreux enfants, * à celui qui fait des merveilles chantons : ** Tu es saint, Seigneur notre Dieu.
6. De la montagne virginale Daniel * te voit, ô Verbe, comme pierre détachée, * par ta puissance aplatissant * les sanctuaires des faux-dieux ; * et pour cette raison ** nous te glorifions dans la crainte.
7. Les Mages venus de l’Orient, * ô Christ, t’apportent leurs présents ; * guidés par une étoile jusqu’à toi, * ils t’offrent comme au Roi de l’univers * l’encens, la myrrhe et l’or, ** étonnés de ta condescendance, Seigneur.
8. Marie, la terre sans labours, * porte le vivifiant Epi * qu’elle s’apprête à enfanter * dans la cité de Bethléem, * pour en nourrir les âmes des fidèles chantant : ** Tu es saint, Seigneur notre Dieu.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les Célestes soient en liesse ! * Que les terrestres se réjouissent ! * Car le Seigneur a établi son Règne par son bras, * terrassant la mort par la mort, * Lui le Premier-Né d’entre les morts. * Il nous libère du ventre de l’enfer, ** et offre au monde la grande miséricorde.
2. Tropaire des Pères, ton 2 : Combien sont sublimes les entreprises de la foi ! * Les trois Jeunes Gens exultaient dans la fournaise comme dans les eaux du repos ; * et le prophète Daniel dans la fosse avec les lions semblait le pâtre du troupeau. ** Par leurs prières, Christ-Dieu, sauve nos âmes.
3. Tropaire de l’avant-fête, ton 4 : Prépare-toi, Bethléem : * pour tout homme s’ouvre l’Eden ; * pare-toi, Ephratha : * en la grotte la Vierge fait fleurir l’arbre de vie ; * son propre sein devient le mystique Paradis * où pousse l’arbre divin * dont ceux qui en mangent vivront * au lieu d’en mourir comme Adam : ** le Christ vient au monde pour relever son image déchue.
4. Tropaire du Vertueux Jean, ton 4 : Toi qui vis en Christ dans les siècles, ô thaumaturge, * compatissant dans l’amour avec les hommes malheureux, * écoute tes enfants qui t’invoquent avec foi, * et qui attendent de toi une aide abondante, ** vertueux Jean, notre bien-aimé pasteur.
5. Kondakion des Pères, ton 1 : Réjouis-toi, Bethléem, * Ephratha, prépare-toi, * voici que la Brebis s’empresse d’enfanter le grand Pasteur qu’elle porte en son sein ; * à cette vue les Pères théophores se réjouissent ** et chantent avec les Bergers la Vierge qui allaite.
6. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
7. Kondakion du Vertueux Jean, ton 4 : Toi qui a été choisi par Dieu dès l’enfance, * qui dans ta jeunesse a miraculeusement reçu de Lui le don d’apprendre, * et dans un songe fut très glorieusement appelé à être prêtre : * tu es apparu comme un merveilleux pasteur pour l’Eglise du Christ ; * père Jean, homonyme de la grâce, * prie le Christ Dieu ** afin que nous soyons tous avec toi dans le royaume des cieux.
8. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
9. Kondakion de l’avant-fête, ton 3 : La Vierge en ce jour se prépare à enfanter * en une grotte ineffablement le Verbe prééternel. * Terre entière, à cette nouvelle chante & danse, * glorifie avec les Anges & les Bergers ** celui qui a voulu devenir un enfant nouveau-né, le Dieu d’avant les siècles.

Prokimen
Des Pères, ton 4 :
℟. Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères, & vénérable, & que ton Nom soit glorifié éternellement. (Daniel, 3, 26).
℣. Car tu es juste en toutes les œuvres accomplies pour nous. (Daniel, 3, 27).
Du Vertueux Jean, ton 7 :
℟. Le juste a sa joie dans le Seigneur, en lui il se réfugie (Psaume 63, 11).
(On ne dit pas le prokimen du dimanche).

Epîtres
Du dimanche avant la Nativité du Christ : Hébreux (§ 328) XI, 9-10, 17-23, 32-40.
Cependant toutes ces personnes, à qui l’Écriture rend un témoignage si avantageux à cause de leur foi, n’ont point reçu la récompense promise ; Dieu ayant voulu, par une faveur particulière qu’il nous a faite, qu’ils ne reçussent qu’avec nous l’accomplissement de leur bonheur.
Du Vertueux Jean : Hébreux (§ 311) IV, 14 – V, 6.
Allons donc nous présenter avec confiance devant le trône de la grâce, afin d’y recevoir miséricorde, et d’y trouver le secours de sa grâce dans nos besoins.

Alleluia
Des Pères, ton 4 :
℣. Dieu, nous avons entendu de nos oreilles, & nos pères nous ont fait connaître (Psaume 43, 2).
℣. Puisque c’est toi qui nous as sauvés de ceux qui nous affligeaient, et qui as confondu ceux qui étaient animés de haine contre nous (Psaume 43, 8).
Du Vertueux Jean, ton 4 :
℣. Le juste fleurira comme un palmier, il grandira comme un cèdre du Liban (Psaume 91, 13).
(On ne dit pas l’alleluia du dimanche).

Evangiles
Du dimanche avant la Nativité du Christ : Matthieu (§ 1) I, 1-25.
Une vierge concevra, et elle enfantera un fils, à qui on donnera le nom d’Emmanuel, c’est-à-dire, Dieu avec nous.
Du Vertueux Jean : Matthieu (§ 11) V, 14-19.
Celui donc qui violera l’un de ces moindres commandements, et qui apprendra aux hommes à les violer, sera regardé dans le royaume des cieux comme le dernier ; mais celui qui fera et enseignera, sera grand dans le royaume des cieux..

Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des Pères : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XXIXème dimanche après la Pentecôte – Dimanche des saints Ancêtres du Christ – saints Eustrate, Auxence, Eugène, Mardaire & Oreste – ton 2

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 26 décembre 2021 du calendrier grégorien – 13 décembre 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton II de l’Octoèque. Carême de Noël, l’usage du poisson est autorisé.

Avec le dimanche qui suit, ce jour constitue un dimanche de préparation à la fête de la Nativité du Christ puisque l’on y fête tous les saints ancêtres de notre Seigneur, selon la chair.

En fait, ce premier dimanche a reçu son appellation (en grec « Πропатόрων ») parce qu’il précède le second (« Παтέрων »), mais tous deux célèbrent, sans réelles différences, tous les justes de l’Ancien Testament qui ont précédé & préparé la venue du Messie.

*

Cinq martyrs de Sébaste : Eustrate, Mardaire, Auxence, Oreste & EugeneNous fêtons aussi en ce jour les saints martyrs Eustrate, Auxence, Eugène, Mardaire et Oreste, qui devinrent compagnons dans le martyre en souffrant pour le Christ sous l’empereur Dioclétien (284-305) à Sébaste, en Petite Arménie. Ils sont connus sous le nom des Cinq martyrs de Sébaste.

Eustrate, originaire de la petite ville d’Arauraca située entre Nicolpolis et Satala sur le Lycus en Petite Arménie, était notaire impérial. Il fut arrêté par le gouverneur Lysias pour avoir exhorté à la persévérance des prisonniers chrétiens conduits au martyre. Après avoir été lui-même soumis à la torture, il fut transféré dans les prisons de la ville de Sébaste. Là il fut visité et affermi par saint Blaise, évêque de la ville. Il eut pour compagnon de geôle le prêtre Auxence, originaire comme lui de la ville d’Arauraca. Leur confession inébranlable face aux tortures et au procès du juge entraîna la conversion de plusieurs témoins, dont un certain Eugène, un officier, tandis que d’autres déclaraient leur foi : quelqu’un du peuple de la ville d’Arauraca, Mardaire et un soldat nommé Oreste.

Après de nombreux tourments, Auxence et Eugène furent décapités (Eugène ayant eu au préalable la langue, la main et les pieds coupés). Mardaire succomba à ses tortures avant la décapitation finale, non sans avoir prononcé cette fameuse prière que l’Eglise byzantine récite encore trois fois dans ses offices : à l’office de minuit, à tierce et aux grandes complies :

Dieu notre Maître, Père tout-puissant, Seigneur, Fils unique, Jésus Christ, avec le Saint Esprit, une seule Divinité, une seule Puissance, aie pitié du pécheur que je suis et, selon les desseins connus de toi, sauve-moi, ton indigne serviteur. Car tu es béni dans les siècles des siècles. Amen.

Oreste meurt par le feu. De même Eustrate, qui avant de monter sur le bûcher prononça cette magnifique prière que l’Eglise byzantine récite à l’office de minuit du samedi (sauf en été) :

Oui, je te magnifie, Seigneur, car tu as regardé mon humilité, et ne m’as pas livré aux mains de l’ennemi ; mais tu as sauvé mon âme de l’angoisse. Maintenant, ô Maître, que ta main me protège et que vienne sur moi ta miséricorde, car mon âme est troublée et remplie de tristesse à la pensée de quitté ce corps misérable et souillé.
Que jamais le funeste dessein de l’adversaire ne se dresse contre elle et ne l’entrave à cause des péchés commis en cette vie, par ignorance ou consciemment.
Sois indulgent pour moi, ô Maître, et que jamais mon âme ne contemple le spectacle obscur et ténébreux des esprits malins, mais qu’elle soit accueillie par les anges brillants et lumineux.
Donne gloire à ton saint nom, et, par ta puissance, conduis-moi à ton divin tribunal.
Lors de mon jugement, que la main du prince de ce monde ne me saisisse pour m’attirer, moi pécheur, vers l’abîme infernal, mais tiens-toi près de moi, et sois pour moi sauveur et protecteur.
Seigneur, aie pitié de mon âme souillée par les passions de cette vie, et reçois-la, purifiée par le repentir et la confession, car tu es béni dans les siècles des siècles.
Amen.

Le culte des Cinq Saints fut fort répandu en Cappadoce, à Constantinople et jusqu’à Rome, en l’église de Saint-Apollinaire, où leur reliques furent déposées sous le pape Adrien Ier (772 † 795)

Les cinq Martyrs de Sébaste sont célébrés à la même date dans le rit romain :

En Arménie, le supplice des saints martyrs Eustrate, Auxence, Eugène, Mardaire et Oreste, mis à mort durant la persécution de Dioclétien. Eustrate, d’abord seul, sous le président Lysias, puis à Sébaste avec Oreste, endura des tourments très cruels sous le président Agricolaüs, qui le fit enfin jeter dans une fournaise, où il rendit l’esprit, tandis qu’Oreste, étendu sur un lit de fer embrasé, s’envola vers le Seigneur. Les autres, demeurés chez les Arabraques, y accomplirent leur martyre par divers genres de supplices. Leurs corps furent depuis transportés à Rome et déposés avec honneur dans l’église de Saint-Apollinaire.
Martyrologe romain au 13 décembre

Martyre des saints Eustrate, Mardaire, Auxence, Oreste & Eugene
Martyre des saints Eustrate, Mardaire, Auxence, Oreste & Eugene

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Martyrs. Et maintenant. Theotokion de l’heure.
Kondakion : des Martyrs.

A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Ancêtres. Et maintenant. Theotokion de l’heure.
Kondakion : des Ancêtres.

A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du ton dominical occurrent, 4 tropaires de la 3ème ode du canon des Ancêtres (œuvre de saint Joseph l’Hymnographe (816 † 886)) et 4 tropaire de la 6ème ode du canon des Martyrs (œuvre de saint Jean Damascène (676 † 749)) :
1. Reprenant la prière du bon Larron, * ô Christ, nous te disons : * Souviens-toi de nous, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Ta croix, nous te l’offrons * pour la rémission de nos péchés : * Seigneur, tu l’as supportée ** par amour pour les hommes.
3. Devant ta Sépulture & ta sainte Résurrection, * Maître, nous nous prosternons : * par elles tu rachetas de la corruption, ** Ami des hommes, le monde entier.
4. Seigneur, l’empire de la Mort * par ta mort fut englouti, * & par ta sainte Résurrection, ** Dieu sauveur, tu as sauvé l’univers.
5. Louons les Pères par des hymnes, * ceux qui brillèrent avant la Loi et sous la Loi * et servirent droitement le Seigneur * issu de la Vierge comme un soleil * et jouissent maintenant ** de sa lumière sans couchant.
6. Honorons Adam, le premier père * couronné d’honneur par la main du Créateur: * il est l’ancêtre sans prédécesseur de tout le genre humain * et repose avec tous les élus ** dans les tabernacles des cieux.
7. Le Seigneur et Dieu de l’univers * agréa les offrandes que son serviteur Abel * lui présentait dans la noblesse de son cœur ; * mis à mort par la main du meurtrier, * il est entré dans la clarté ** comme un témoin de notre Dieu.
8. Ecoutons les paroles inspirées * de qui annonce l’apparition du Christ: * voici que dans la grotte est enfanté * par une Vierge inépousée * celui dont l’astre prédisait aux Mages ** le merveilleux enfantement.
9. Ton Eglise te crie à pleine voix : * Je t’offrirai le sacrifice de louange, Seigneur ; * dans ta compassion tu l’as purifiée * du sang offert aux démons ** par le sang qui coule de ton côté.
10. Le Christ est tout pour moi, * disait Mardaire à haute voix ; * il est ma patrie et mon honneur, * le nom dont je suis appelé ; ** c’est par toi, Eustrate, qu’il avait appris cela.
11. Par tes pieds transpercés * tu fus pendu la tête en bas ; * on te brûla le dos * avec des broches rougies au feu ; ** et tu rendis l’esprit à ton Maître, Mardaire.
12. Ta langue arrachée ne cesse pas de chanter, * tes mains coupées s’élèvent encor, * Eugène, vers ton Dieu, * demandant le salut ** pour ceux qui célèbrent ta mémoire sacrée.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : ** Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi !
2. Tropaire des Ancêtres, ton 2 : Par la foi tu as justifié les Ancêtres, * en épousant d’avance par eux l’Eglise de la gentilité. * Ces saints sont fiers, dans la gloire, * car de leur lignée devait naître un fruit glorieux, * celle qui t’a engendré virginalement. ** Par leurs supplications, ô Christ Dieu, aie pitié de nous.
3. Tropaire des Martyrs, ton 4 : Tes Martyrs, Seigneur, * pour le combat qu’ils ont mené ont reçu la couronne d’immortalité de toi, notre Dieu ; * animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons ; ** par leurs prières sauve nos âmes.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Kondakion des Martyrs (saint Eustrate), ton 2 : Saint Martyr, tu apparus comme un flambeau resplendissant * pour ceux qui gisaient dans les ténèbres de l’erreur ; * avec la foi comme une lance dans ta main, * tu n’as pas craint l’audace des ennemis, ** Eustrate, plus éloquent que les habiles rhéteurs.
6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
7. Kondakion des Ancêtres, ton 6 : Jeunes gens trois fois heureux, vous n’avez point vénéré * l’image faite de main d’homme, * mais fortifiés par l’Essence indescriptible, * dans la fournaise de feu vous fûtes glorifiés, vous trois fois bienheureux. * Dans la flamme de feu irrésistible vous tenant, vous avez invoqué Dieu. * Hâte-Toi, ô Miséricordieux, ** viens vite, plein de pitié, à notre aide, car Tu le peux selon ta volonté.

Prokimen
Des Ancêtres, ton 4 :
℟. Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères, & vénérable, & que ton Nom soit glorifié éternellement. (Daniel, 3, 26).
℣. Car tu es juste en toutes les œuvres accomplies pour nous. (Daniel 3, 27).
(On ne dit pas le prokimen du dimanche).
em>Des Martyrs, ton 4 :
℟. Pour les saints qui sont sur sa terre, le Seigneur a rendu merveilleuse toutes ses volontés (Psaume 15, 3).

Epîtres
Du dimanche des Ancêtres : Colossiens (§ 257) III, 4-11 (du XXIXème dimanche après la Pentecôte).
Dépouillez le vieil homme avec ses œuvres, et revêtez-vous du nouveau.
Des Martyrs : Ephésiens (§ 233) VI, 10-17.
Prenez encore le casque du salut, et l’épée spirituelle qui est la parole de Dieu.

Alleluia
Des Ancêtres, ton 4 :
℣. Moïse et Aaron étaient ses prêtres, et Samuel était au nombre de ceux qui invoquaient son nom (Psaume 98, 6).
℣. Ils invoquaient le Seigneur, et le Seigneur les exauçait (Psaume 98, 6).
(On ne dit pas l’alleluia du dimanche).
em>Des Martyrs, ton 4 :
℣. Les justes ont crié, et le Seigneur les a exaucés ; et il les a délivrés de toutes leurs peines (Psaume 33, 18).

Evangiles
Du dimanche des saints Ancêtres : Luc (§ 76) XIV, 16-24 (du XXVIIIème dimanche après la Pentecôte).
Car je vous assure nul de ces hommes que j’avais conviés, ne goûtera de mon souper.
Des Martyrs : Luc (§ 106) XXI, 12-19.
Car je vous donnerai moi-même une bouche et une sagesse à laquelle tous vos ennemis ne pourront résister, et qu’ils ne pourront contredire.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des Ancêtres (et des Martyrs) : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XXVIème dimanche après la Pentecôte – saint Nicolas – ton 1

Saint Nicolas de Myre - fresque du XIVème siècle du Monastère de Visoki Dečani, Kosovo & Métochie, Serbie.Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 19 décembre 2021 du calendrier grégorien – 6 décembre 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15. Carême de la Nativité – dispense de poisson en ce jour. Après la divine liturgie, bénédiction d’icônes écrites par l’atelier d’iconographie paroissial.

Dimanche du ton I de l’Octoèque. Carême de Noël. Nous fêtons aussi en ce jour la fête de notre Père parmi les saints Nicolas, archevêque de Myre en Lycie, le thaumaturge.

Nicolas est né à Patare en Lycie vers 270 de parents chrétiens. Son père, Euphémius, était un homme riche, pieux et charitable. Sa mère, Anne, était la sœur de Nicolas l’Ancien, évêque de Myre. Nicolas fit présager dès l’enfance sa fidélité à la pratique du jeûne : il refusait le sein maternel tous les mercredis et vendredis, jours alors dévolus à la prière et au jeûne par les premiers Chrétiens.

La peste ayant enlevé ses parents et l’ayant laissé jeune à la tête d’un riche héritage, Nicolas consacra sa fortune à de bonnes œuvres. Un homme veuf de son voisinage ayant trois filles nubiles et, par suite de revers de fortune, ne pouvant leur assurer une honnête situation, résolut de les prostituer. Nicolas se fit à leur égard l’instrument de la Providence en leur procurant une riche dotation.

Son oncle l’évêque de Myre l’ordonna prêtre et le fit supérieur du monastère de Sainte-Sion, près de Myre. Quand son oncle vint à mourir, Dieu fit connaître aux évêques de la province que Nicolas était l’homme de son choix pour cet office.

Contraint d’accepter l’épiscopat, Nicolas réalisa tout ce qu’on attendait de l’évêque en ces temps primitifs. Il fut le guide doctrinal de son peuple, son défenseur dans les périls des persécutions, le sage administrateur des biens de la communauté chrétienne, un organisateur zélé des œuvres charitables. Jeté en prison durant les dernières années de la persécution de Dioclétien, il fut délivré à l’avènement de Constantin et revint à Myre. En un temps de famine, il s’ingénia à procurer les vivres nécessaires à son peuple. Nicolas, au cours de son épiscopat, combattit les erreurs d’Arius, et fut l’un des 318 évêques qui condamnèrent l’arianisme au premier concile de Nicée, au cours duquel il gifla cet hérésiarque blasphémateur.

L’idolâtrie restait encore vivace. L’évêque la combattit, renversant le temple d’Artémis dans sa ville. Sa mort arriva quelque temps après, et de son tombeau s’écoula depuis une huile miraculeuse.

Saint Nicolas de Myre est assurément un des saints les plus populaires tant en Orient qu’en Occident, et son culte, né dans l’Eglise grecque, était déjà très répandu en Orient & en Occident, lorsque soixante-deux corsaires de Bari enlevèrent en 1087 ses restes mortels abandonnés par les gens de Myre qui fuyaient les Turcs. Le culte de saint Nicolas se développa Occident à la fin du XIème siècle, après le transfert de ses reliques à Bari (9 mai 1087), pour connaître, à partir du XIIème siècle, un essor considérable, singulièrement en Italie et en Lorraine, dans l’Est et le Nord de la France et en Allemagne rhénane.

Parmi les miracles nombreux qui lui sont attribués, il faut mentionner celui que les artistes ont le plus fréquemment reproduit. Trois officiers de Constantin avaient été envoyés en Phrygie pour réprimer une sédition. En passant par Myre ils avaient été reçus par l’évêque et l’avaient vu tirer des mains du bourreau trois de ses concitoyens injustement condamnés. Rentrés à Constantinople les trois officiers tombèrent en disgrâce et furent condamnés à mort. Se souvenant de ce qu’avait fait l’évêque de Myre, ils s’adressèrent à Dieu pour obtenir que Nicolas manifestât sa puissance en leur faveur. Constantin, à qui le prélat apparut en songe, reconnut I’innocence des condamnés et les fit remettre en liberté. Tel est le thème que les artistes du Moyen Age ont représenté sous le titre des trois tribuns sauvés de la mort. Un trouvère du XIIème siècle a modifié ce récit dans un de ses poèmes, le transformant en l’histoire de trois clercs allant à l’école, mis à mort par un boucher à qui ils avaient demandé l’hospitalité, puis ressuscités par le saint évêque de Myre. La légende apocryphe des trois petits enfants qui s’en allaient glaner aux champs s’ancra dès lors profondément dans la croyance populaire occidentale.

*

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de Sa Sainteté. Et maintenant. Theotokion de l’heure.
Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de Sa Sainteté. Et maintenant. Theotokion de l’heure.
Kondakion : de Sa Sainteté.

A la divine liturgie

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 1 et 4 tropaires des 3ème ode du canon de Sa Sainteté (œuvre de saint Théophane le Marqué, l’Hymnographe, métropolite de Nicée (c. 778 † 845)) :
1. Du Paradis l’Ennemi fit chasser Adam * lorsqu’il eut mangé le fruit défendu, * mais par la croix le Christ y fit entrer le bon Larron qui lui criait : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Je me prosterne devant ta Passion * et je glorifie ta sainte Résurrection ; * avec Adam & le bon Larron * je te crie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Librement, Seigneur sans péché, * tu as souffert la croix & la mise au tombeau ; * mais, comme Dieu, tu es ressuscité, * faisant surgir avec toi * Adam qui s’écrie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Le temple de ton corps, tu l’as relevé * du tombeau le troisième jour ; * avec Adam, ô Christ notre Dieu, * tu as ressuscité le genre humain, * qui chante : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. A ton sépulchre se rendirent de bon matin * les Myrrophores tout en larmes, ô Christ notre Dieu : * elles y trouvèrent un Ange vêtu de blanc, * assis sur la pierre et disant : Que cherchez-vous ? ** Le Christ est ressuscité, ne pleurez plus.
6. Sur la montagne que tu leur avais indiquée * tes Apôtres arrivèrent, Seigneur ; * et, lorsqu’ils te virent, Sauveur, * ils se prosternèrent devant toi ; * vers les nations tu les envoyas ** pour les instruire et baptiser.
7. Portant couronne, pontife Nicolas, * près du trône du Christ * tu te tiens avec les Anges : * illumine les ténèbres de mon âme, * Bienheureux, afin que je célèbre ** dans la joie ta mémoire sacrée.
8. Le Seigneur qui donne gloire à qui le glorifie * a fait de toi, saint Nicolas, * un sûr abri pour les fidèles, * pour délivrer des tentations * ceux qui se mettent sous ta protection ** et t’invoquent avec foi et amour.
9. Ma bouche et mes lèvres sont prises au dépourvu * et c’est un bref éloge, une courte invocation * que je viens te présenter saint Nicolas, * comme au suprême imitateur de Dieu ; * mais dans ta richesse accorde- moi la faveur ** du Sauveur notre Dieu.
10. Homme céleste, tu l’étais, * comme un Ange sur la terre tu parus, * des veuves te montrant le défenseur, * réclamant justice pour les malheureux, * et dans les périls, saint Nicolas, ** secourant les aff1igés.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * « Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »
2. Tropaire de Sa Sainteté, ton 4 : Par tes actes, tu t’es montré * pour ton troupeau un modèle de foi, * un exemple de douceur * et un maître de tempérance ; * c’est pourquoi tu as obtenu par ton humilité l’exaltation * & par ta pauvreté la richesse. * Père hiérarque Nicolas, * prie le Christ Dieu, * afin qu’il sauve nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion de Sa Sainteté, ton 3 : A Myre tu t’es montré comme le ministre du sacrifice divin, * car, accomplissant l’Évangile du Christ, * tu donnas ta vie pour ton peuple * & sauvas des innocents de la mort. * C’est pourquoi tu fus sanctifié, comme grand pontife, ** de la grâce de Dieu.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, * tu as ressuscité le monde avec toi ; * la nature humaine te chante comme Dieu, * la mort s’évanouit, * Adam jubile, Seigneur, * & Eve, désormais libérée de ses liens, * proclame dans l’allégresse : ** O Christ, c’est toi qui accordes à tous la résurrection.

Prokimen
em>1. Du dimanche, ton 1 :
℟. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).

De Sa sainteté, ton 7 :

℟. Le juste se réjouira dans le Seigneur et espérera en lui (Psaume 63, 11).

Epîtres
Du dimanche :
Ephésiens (§ 229) V, 8-19.
Mais remplissez-vous du Saint-Esprit ; vous entretenant de psaumes, d’hymnes et de cantiques spirituels, chantant et psalmodiant du fond de vos cœurs au Seigneur.
De Sa Sainteté : Hébreux (§ 335) XIII, 17-21.
Obéissez à vos conducteurs, et soyez soumis à leur autorité : car ce sont eux qui veillent sur vos âmes, comme devant en rendre compte.

Alleluia
Du dimanche, ton 1 :
℣. C’est Dieu qui me donne les vengeances & prosterne les peuples sous moi (Psaume 17, 48).
℣. Il multiplie pour son roi les délivrances et montre de l’amour pour son Christ (Psaume 17, 51).
De Sa Sainteté, ton 2 :
℣. Que tes prêtres soient revêtus de justice, et que tes saints tressaillent de joie (Psaume 131, 9).

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 85) XVII, 12-19.
Alors Jésus dit : Tous les dix n’ont-ils pas été guéris ? Où sont donc les neuf autres ?
De Sa Sainteté : Luc (§ 24) VI, 17–23.
Et tout le peuple tâchait de le toucher, parce qu’il sortait de lui une vertu qui les guérissait tous.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Du pieux Prince : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.
Concert : Catavasies de la Nativité.

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