Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme de la fête de la sainte Famille

La sainte Famille - gravure de Schelte Adams Bolswert, d'après RubensSaint-Eugène, le dimanche 13 janvier 2013, grand’messe de 11h.

D’abord fête de dévotion locale, la fête de la sainte Famille fut fixée par le Pape Benoît XV au dimanche dimanche de l’Octave de l’Epiphanie, dimanche où on lisait déjà depuis des temps immémoriaux l’évangile du recouvrement au Temple (Luc. 2, 42-52). Depuis 1955 seulement, la fête a préséance sur l’octave de l’Epiphanie lorsqu’elle tombe un 13 janvier, et elle supprime de ce fait la lecture de l’évangile du Baptême du Christ.

Quand vint le temps fixé par ses décrets pour l’accomplissement de la grande œuvre du relèvement de l’humanité, que les siècles depuis longtemps attendaient, le Dieu de miséricorde en disposa l’ordre et l’économie de telle sorte que les débuts de cette œuvre offrissent au monde l’auguste spectacle d’une famille divinement constituée, en laquelle tous les hommes pussent contempler l’exemplaire le plus parfait de la société domestique, ainsi que de toute vertu et sainteté. Telle fut en effet cette famille de Nazareth, où, (avant de répandre sur toutes les nations la splendeur de sa pleine lumière), le Soleil de justice, c’est-à-dire le Christ, Dieu, notre Sauveur, demeura caché avec la Vierge sa Mère et Joseph, l’homme très saint qui remplissait à l’égard de Jésus la charge paternelle. Quant aux mutuelles preuves d’amour, à la sainteté des mœurs, à l’exercice de la piété dans la société familiale et dans les rapports habituels de ceux qui vivent sous un même toit, on ne peut sans nul doute trouver à célébrer aucune vertu qui n’ait brillé en cette sainte famille destinée à en devenir le modèle pour les autres. Et la providence l’a ainsi établi selon son dessein plein de bonté, pour que tous les chrétiens quelle que soit leur condition ou leur patrie puissent facilement, s’ils tournent vers elle leur attention, avoir et l’exemple de a vertu, et une invitation à la pratiquer.
Des lettres de Léon XIII, pape, IVème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

  • Procession d’entrée : Adeste fideles – cantique du XVIIIème siècle, harmonisation de Théodore Dubois
  • Kyriale VIII – De Angelis
  • Credo III
  • Et incarnatus est de la Messe de Minuit pour Noël de Marc-Antoine Charpentier
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Hostis Herodes impie – Hymne de l’Epiphanie, à vêpres, texte du poëte Sedulius ( Vème siècle) – polyphonie (musique de Charles de Courbes – 1622)
  • Après la Consécration : O salutaris sur le vieux noël « A la venue de Noël » – Henri de Villiers
  • Pendant la communion : Stichères de l’ancien office grec de l’Epiphanie, traduits en latin avec leur mélodie grecque d’origine à la cour de Charlemagne pour servir à l’octave de l’Epiphanie
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est VIII
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Adressons nos hommages – cantique pour le temps de l’Epiphanie, sur le vieux noël « Or nous dites Marie«  – Chanoine Nicolas-Mammès Couturier (1840 † 1911), maître de chapelle de la cathédrale de Langres
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Programme du XXXIIème dimanche après la Pentecôte – dimanche après Noël – saints Joseph, David & Jacques – ton 7

    Saint Joseph époux de la Vierge, saint roi David et saint Jacques frère du SeigneurParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 13 janvier 2013 du calendrier grégorien – 31 décembre 2012 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton VII de l’Octoèque. Ce dimanche est aussi celui après Noël où l’on commémore saint Joseph, l’époux de la Vierge, le saint roi David et saint Jacques, frère du Seigneur, premier évêque de Jérusalem. En ce jour – 31 décembre – se clôt aussi l’après-fête de Noël.

    Aux heures
    A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des saints. Et maintenant. Theotokion de tierce.
    Kondakion : des saints.
    A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de sexte.
    Kondakion : de la fête.

    Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du ton dominical occurrent, auxquels on ajoute 4 tropaires de la 9ème ode du 1er canon de Noël & 4 tropaires de la 6ème ode du canon des saints :
    1. Voyant le cours inhabituel * d’un astre nouveau, sans précédent, * illuminant le ciel de son éclat récent, * les Mages à ce signe ont reconnu * le Christ notre Roi * né sur terre à Bethléem ** pour notre salut.
    2. Comme les Mages demandaient : * Où est l’enfant Roi nouveau-né * dont l’étoile nous est apparue, * car nous sommes venus nous prosterner devant lui ? * Hérode, cet ennemi de Dieu, * fut saisi de trouble & de folie, ** s’imaginant pouvoir faire disparaître le Christ.
    3. Hérode s’informa exactement * du temps où l’astre avait paru, * sous la conduite duquel * les Mages vinrent à Bethléem * se prosterner devant le Christ avec leurs dons ; * mais, reconduis par lui dans leur pays, ** ils laissèrent berné le cruel tueur d’enfant.
    4. La Vierge en ce jour * enfante le Seigneur à l’intérieur de la grotte. * Le Maître en ce jour * naît comme un enfant ** d’une Mère Vierge.
    5. Par son étrange enfantement * de la jeune Servante de Dieu * parmi nous, les étrangers, * le Verbe du Père, le Dieu éternel * est descendu loger ; * et toi, bienheureux Joseph, tu le prends * et dans la joie tu fais avec lui * cette étrange descente en Egypte pour obéir ** aux ordres de Dieu.
    6. Auprès du Dieu qui se fit enfant dans la chair, * Joseph, tu te tenais * comme un Ange, et le servais; * directement auprès de lui, * c’est clair, tu fus illuminé * de ses rayons immatériels * et te montras, Bienheureux, * tout à fait resplendissant ** dans ton âme et ton cœur.
    7. Par le contact avec ton Dieu * entièrement sanctifié * en ton âme et ton corps, * tu partis vers les demeures immatérielles * et maintenant tu sanctifies * ceux qui célèbrent ta mémoire, Joseph, * toi le Juste plein de renommée * et le bienheureux époux ** de la sainte Mère de Dieu.
    8. Sur terre tu as vu, * illustre Joseph, * comme enfant nouvelet * né de la Vierge immaculée * celui qui dépasse toute perfection * et qui naît du Père avant les siècles; * et tu entendis les Anges le chanter * à l’intérieur de la grotte, * lorsqu’il reposait ** dans la crèche.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, * ouvert au Larron le Paradis ; * changé en joie les pleurs des myrrophores * et ordonné aux apôtres de prêcher. * Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, ** donnant au monde ta grande miséricorde !
    2. Tropaire de la fête, ton 4 : Ta naissance, ô Christ, notre Dieu, * a fait resplendir dans le monde la lumière de la connaissance. * En elle, les serviteurs des astres * enseignés par l’astre apprennent à t’adorer, * toi, Soleil de Justice, * et à te connaître, Orient d’en-haut ; ** Seigneur, gloire à toi !
    3. Tropaire des saints, ton 2 : Annonce, Joseph, la bonne nouvelle à David, * à l’ancêtre de Dieu les merveilles dont tu fus le témoin : * sous tes yeux une Vierge a enfanté, * avec les Mages tu t’es prosterné, * avec les Pâtres tu as rendu gloire au Seigneur * et par l’Ange tu fus averti. ** Prie le Christ notre Dieu de sauver nos âmes.
    4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    5. Kondakion des saints, ton 3 : Le saint roi David est comblé d’allégresse en ce jour * et Jacques offre sa louange avec Joseph ; * ayant reçu couronne dans la parenté avec le Christ, * ils se réjouissent et chantent * celui qui sur terre est né de merveilleuse façon ** et s’écrient : Sauve dans ton amour ceux qui célèbrent ton Nom.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion de la fête, ton 3 : La Vierge en ce jour met au monde l’Eternel, * et la terre offre une grotte à l’Inaccessible. * Les Anges et les Pasteurs chantent sa gloire. * Les Mages avec l’étoile s’avancent. * Car tu es né pour nous * enfant nouveau-né ** le Dieu d’avant les siècles.

    Prokimen
    De la fête, ton 8 :
    ℟. Que toute la terre t’adore, et chante tes louanges ; qu’elle chante des cantiques à ton nom (Psaume 64, 4).
    ℣. Criez de joie pour Dieu, vous tous, habitants de la terre ; chantez des cantiques en son honneur ; rendez-lui par vos louanges la gloire qui lui est due. (Psaume 18, 1-2).
    Des saints, ton 4 :
    ℟. Dieu est admirable dans ses saints, lui le Dieu d’Israël (Psaume 67, 36).

    Epître
    Du dimanche après Noël : Galates (§ 209) IV, 4-7.

    Alleluia
    De la fête, ton 1 :
    ℣. Les cieux racontent la gloire de Dieu, et le firmament publie les ouvrages de ses mains (Psaume 18, 2).
    ℣. Le jour annonce cette vérité au jour ; et la nuit en donne la connaissance à la nuit (Psaume 18, 3).
    Des saints, ton 4 :
    ℣. Souviens-toi, Seigneur, de David, et de toute sa douceur (Psaume 131, 1)

    Evangile
    Du dimanche après Noël : Matthieu (§ 3) II, 1-12.

    Mégalinaire à la Mère de Dieu, durant l’anaphore :
    De la fête, ton 1 : Magnifie, mon âme, celle qui est plus vénérable et plus glorieuse que les armées d’en-haut, la Vierge, la Très-pure Mère de Dieu.
    Je vois un mystère étonnant, qui dépasse l’entendement * une grotte est devenue le ciel ; * la Vierge est devenue le trône des Chérubins ; * la crèche, un lieu où repose * Celui que rien ne peut contenir, le Christ-Dieu. ** Chantons-le et magnifions-le.

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    De la fête : Le Seigneur a envoyé la délivrance à Son peuple (Psaume 110, 9). Alléluia, alléluia, alléluia.

    Programme de la fête de l’Epiphanie

    Saint-Eugène, le dimanche 6 janvier 2013, grand’messe de 11h.

    > Catéchisme sur la fête de l’Epiphanie.

    Nous vénérons ce jour saint, orné de trois miracles : aujourd’hui l’étoile conduit les Mages à la crèche; aujourd’hui l’eau est transformée en vin au cours des noces ; aujourd’hui dans le Jourdain le Christ veut être baptisé, afin de nous sauver, alléluia.
    Antienne de Magnificat des secondes vêpres de l’Epiphanie.

  • Procession d’entrée : « Dans les cieux, quel astre radieux ? » Marche des rois – musique attribuée à Jean-Baptiste de Lully (1632 † 1687), surintendant de la musique de la Chambre du roi Louis XIV – texte traditionnel
  • Kyrie de la Messe de Minuit pour Noël (H . 9) de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704) maître de la musique de la Sainte Chapelle
    Kyrie sur le vieux noël « Joseph est bien marié »
    Christe sur le vieux noël « Or nous dites Marie »
    Kyrie sur le vieux noël « Une jeune pucelle de noble cœur »
  • Gloria de la Messe de Minuit pour Noël (H . 9) de Marc-Antoine Charpentier
    Laudamus te sur le vieux noël « Tous les bourgeois de Chastre »
    Quoniam tu solus sanctus sur le vieux noël « Où s’en vont ces gays bergers »
  • Séquence de l’Epiphanie : Ad Jesum accurite – Prose entrée au missel de Paris de 1685, mélodie du XIIème siècle – conformément à la tradition, l’orgue « chante » les versets impairs – traduction du Missel de Paris latin-français, 1764
  • Publication de la date de Pâques et de celles des fêtes mobiles qui en dépendent : selon une tradition remontant aux premiers temps de l’Eglise, on proclame aujourd’hui la date de Pâques et des principales fêtes en découlant, sur le même ton employé pour la bénédiction du cierge pascal dans la nuit de Pâques
  • Credo de la Messe de Minuit pour Noël (H . 9) de Marc-Antoine Charpentier
    Deum de Deo sur le vieux noël « Vous qui désirez sans fin »
    Crucifixus etiam pro nobis sur le vieux noël « Voici le jour solennel de Noël »
    Et in Spiritum Sanctum sur le vieux noël « A la venue de Noël »
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Ecce venimus – « Motet de la Feste de l’Epiphanie » – musique d’après Guillaume Gabriel Nivers (1632 † 1714), organiste de Saint Sulpice et des damoiselles de Saint-Cyr – harmonisation & arrangements à 4 voix : Henri de Villiers
  • Sanctus : Sanctus de la Messe de Minuit de Marc-Antoine Charpentier, sur le vieux noël « O Dieu que n’estois-je ne vie »
  • Après la Consécration : O salutaris sur le vieux noël « A la venue de Noël » – Henri de Villiers
  • Agnus Dei de la Messe de Minuit de Marc-Antoine Charpentier, sur le vieux noël « A Minuit fut fait un réveil »
  • Pendant la communion : Illuminare Jerusalem – Répons des matines de l’Epiphanie – Jeanne Barbey
    « Simphonie sur les Noëls » – arrangements sur les vieux noëls français – Henri de Villiers
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est IV
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • « Aliam viam » – conformément à une antique tradition, la procession de ce jour retourne à la sacristie par un chemin différent de celui habituel, afin de marquer symboliquement que les Mages, divinement avertis, retournèrent chez eux « par une autre voie ».
  • Pour sauver l’humanité – cantate sur le Noël « Bon Joseph écoutez-moi », d’après Louis-Claude d’Aquin (1694 † 1772), organiste de la chapelle royale et de Saint-Paul
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    Programme du XXXIème dimanche après la Pentecôte – Dimanche des Pères – Avant-fête de Noël – ton 6

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 6 janvier 2013 du calendrier grégorien – 24 décembre 2012 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Le dimanche qui précède Noël est consacré à la mémoire des saints & justes Pères & Patriarches qui ont précédé l’Incarnation du Messie. Nous sommes aussi dans les jours d’avant-fête de Noël : l’avant-fête de Noël commence le 20 décembre dans le rit byzantin.

    Aux heures
    A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’avant-fête. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : de l’avant-fête.
    A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Pères. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : des saints Pères.

    Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du ton dominical occurent, 4 tropaires de la 3ème ode du canon des saints Pères & 4 tropaires de la 6ème ode du canon de l’avant-fête :
    1. Adam, notre premier père, ayant transgressé ton commandement, * ô Christ, tu l’as chassé du Paradis ; * mais, compatissant, tu fis entrer le bon Larron * te confessant sur la croix et criant : * Souviens-toi de moi, Sauveur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
    2. Pour notre faute, tu nous condamnas * à la malédiction de la mort, Seigneur source-de-vie ; * mais, souffrant dans ton corps, Maître sans péché, * tu fis revivre les morts qui s’écrièrent : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
    3. « Seigneur qui suspendis la terre sur les eaux, * la création, te voyant suspendu à la croix, * trembla de frayeur et s’écria : ** Nul n’est saint comme toi, ô notre Dieu. »
    4. Après trois jours au sépulcre, par ta vivifiante Résurrection * tu ressuscitas les morts de jadis; * délivrés de la condamnation, dans l’allégresse ils chantaient : ** Tu es venu, Seigneur, te voici, ô Rédempteur.
    5. Sauvant la gloire de leur image et ressemblance avec Dieu, * les Jeunes Gens méprisèrent l’éclat de l’image dorée * et dans le feu de l’Esprit ils chantèrent avec foi : ** Nous ne connaissons d’autre Maître que toi.
    6. Par la Sagesse suprême et la puissance de l’Esprit * les Jeunes Gens confondirent les sages babyloniens * et pleins de courage ils s’écriaient : ** Nul n’est saint comme toi, ô notre Dieu.
    7. « De ses entrailles, comme il l’avait reçu, * le monstre a rejeté Jonas * comme du sein le nouveau-né; * et le Verbe pareillement * dans le sein de la Vierge est demeuré, * il prit chair et en sortit, * lui conservant son intégrité, * car il a préservé en celle qui l’enfanta ** sa virginité. »
    8. Notre Dame, en ciel nouveau, * tu feras bientôt lever * dans la grotte et dans la chair * de ton sein comme nuée * le Soleil de gloire, le Christ, * qui va faire resplendir * de son rayonnement * la terre et tous ses habitants ** par extrême bonté.
    9. Tu as vu, Seigneur Jésus, * notre misère et nos douleurs * et nous pris en compassion * sans détourner ton regard; * mais assumant notre néant, * sans quitter le sein du Père tu as demeuré * dans celui de l’Inépousée * qui, sans douleurs, ** va t’enfanter dans la grotte selon la chair.
    10. Montagnes et collines, exultez * avec les plaines et les vallées, * tous les peuples, les familles des nations * et tout ce qui respire, battez des mains, * comblés de la joie divine, * car voici la rédemption universelle, * le Verbe intemporel de Dieu * qui vient se mettre par amour ** sous les normes du temps.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Devant ton sépulcre les Puissances des cieux, * autant que les soldats furent frappés d’effroi ; * et Marie Madeleine se tenait près du tombeau, * cherchant ton corps immaculé ; * mais tu brisas l’Enfer sans te laisser vaincre par lui, * tu rencontras la Vierge et nous donnas la vie. * Ressuscité d’entre les morts, ** Seigneur, gloire à toi.
    2. Tropaire des Pères, ton 2 : Combien sont sublimes les entreprises de la foi ! * Les trois Jeunes Gens exultaient dans la fournaise comme dans les eaux du repos ; * et le prophète Daniel dans la fosse avec les lions semblait le pâtre du troupeau. ** Par leurs prières, Christ-Dieu, sauve nos âmes.
    3. Tropaire de l’avant-fête, ton 4 : Prépare-toi, Bethléem : * pour tout homme s’ouvre l’Eden ; * pare-toi, Ephratha : * en la grotte la Vierge fait fleurir l’arbre de vie ; * son propre sein devient le mystique Paradis * où pousse l’arbre divin * dont ceux qui en mangent vivront * au lieu d’en mourir comme Adam : ** le Christ vient au monde pour relever son image déchue.
    4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    5. Kondakion des Pères, ton 1 : Réjouis-toi, Bethléem, Ephratha, prépare-toi, * voici que la Brebis s’empresse d’enfanter * le suprême Pasteur qu’elle porte dans son sein ; * à cette vue les Pères théophores sont dans la joie * et chantent avec les Bergers ** la Vierge nourrissant le Créateur de son lait.
    6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    7. Kondakion de l’avant-fête, ton 3 : La Vierge en ce jour se prépare à enfanter * en une grotte ineffablement le Verbe d’avant les siècles. * Terre entière, à cette nouvelle chante & danse, glorifie avec les Anges & les Bergers * celui qui a voulu devenir * un enfant nouveau-né, le Dieu d’avant les siècles.

    Prokimen
    Des Pères, ton 4 :
    ℟. Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères, & vénérable, & que ton Nom soit glorifié éternellement (Daniel, 3, 26).
    ℣. Car tu es juste en toutes les œuvres accomplies pour nous (Daniel, 3, 27).

    Epître
    Du dimanche avant la Nativité du Christ : Hébreux (§ 328) XI, 9-10, 17-23, 32-40.
    Cependant toutes ces personnes, à qui l’Écriture rend un témoignage si avantageux à cause de leur foi, n’ont point reçu la récompense promise ; Dieu ayant voulu, par une faveur particulière qu’il nous a faite, qu’ils ne reçussent qu’avec nous l’accomplissement de leur bonheur.

    Alleluia
    Des Pères, ton 4 :
    ℣. Dieu, nous avons entendu de nos oreilles, & nos pères nous ont fait connaître (Psaume 43, 2).
    ℣. Puisque c’est toi qui nous as sauvés de ceux qui nous affligeaient, et qui as confondu ceux qui étaient animés de haine contre nous (Psaume 43, 8).

    Evangiles
    Du dimanche avant la Nativité du Christ : Matthieu (§ 1) I, 1-25.
    Une vierge concevra, et elle enfantera un fils, à qui on donnera le nom d’Emmanuel, c’est-à-dire, Dieu avec nous.

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    Des Pères : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

    Programme de la messe du dimanche dans l’octave de la Nativité

    Saint-Eugène, le dimanche 30 décembre 2012, grand’messe de 11h.

    La grandeur des œuvres divines est, mes très chers frères, bien au-dessus des ressources de l’éloquence humaine, et la difficulté de s’exprimer vient ici de la raison même qui nous défend de garder le silence ; car ces paroles du Prophète : « Qui racontera sa génération ? » se doivent entendre non seulement de la divine essence de Jésus-Christ, mais aussi de la nature humaine qui est en lui. Si la foi ne croit que ces deux natures sont unies dans une seule personne, la parole ne peut l’expliquer. Aussi ce sujet de louanges est-il intarissable, parce que le talent de celui qui loue reste toujours insuffisant.
    Sermon de saint Léon, pape, IVème leçon des vigiles nocturnes de Noël, au second nocturne.

  • Procession d’entrée : Adeste fideles – cantique du XVIIIème siècle, harmonisation de Théodore Dubois
  • Kyriale VIII – De Angelis
  • Séquence de Noël : Votis Pater annuis – prose du propre de Paris – selon la tradition, l’orgue chante les versets impairs – traduction du XVIIIème siècle
  • Credo III
  • Après la Consécration : O salutaris sur le vieux noël « A la venue de Noël » – Henri de Villiers
  • Pendant la communion : Puer natus in Bethleem – Joseph Rheinberger (1839 † 1901), organiste de Vaduz, op. 118 n°6
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est VIII
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Silence, ciel ! silence, terre ! – Noël de Normandie du XVIIIème siècle – harmonisation – Henri de Villiers
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    Programme du XXXème dimanche après la Pentecôte – Dimanche des saints Ancêtres du Christ – saint prophète Daniel – saints Ananias, Azarias & Misaël – ton 5

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 30 décembre 2012 du calendrier grégorien – 17 décembre du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton V de l’Octoèque. Avec le dimanche qui suit, ce jour constitue un dimanche de préparation à la fête de la Nativité du Christ puisque l’on y fête tous les saints ancêtres selon la chair de notre Seigneur. De plus, – comme souvent pendant le jeûne préparatoire de Noël – l’Eglise byzantine fait mémoire en ce jour de prophètes de l’Ancien Testament, savoir le saint Prophète Daniel et les trois saints Enfants dans la fournaise : Ananias, Azarias & Misaël. Du reste, le kondakion du dimanche des saints Ancêtres est tout simplement celui de la fête des trois saints Enfants dans la fournaise.

    Le prophète Daniel (דָּנִיֵּאל : Dieu est mon juge) est le 4ème grand prophète, avec Isaïe, Jérémie & Ezéchiel. Probablement membre de la famille royale de Juda, il est déporté à Babylone après la chute de Jérusalem en 606, encore enfant – tout comme Ananias, Azarias & Misaël – et tous quatre reçoivent une éducation chaldéenne, et en particulier des noms babyloniens (respectivement Baltassar, Sidrach, Misach et Abdénego (cf Daniel 1) mais persistent en secret à garder leur foi au Dieu véritable. Par sa sagesse, Daniel gagne la confiance du roi Nabuchodonosor en interprétant ses songes et devient fonctionnaire de cour. Ananias, Azarias & Misaël, ayant refusé d’adorer une idole, sont jetés dans une fournaise ardente (cf. Daniel 3). C’était un supplice courant chez les Babyloniens (le code d’Hammourabi mentionne ce type d’exécution capitale). Mais les trois enfants louent Dieu au milieu des flammes qui ne leur font aucun mal. Face à ce prodige, le roi Nabuchodonosor promulgue un édit de protection pour les Juifs et leur Dieu et promeut les 3 enfants dans l’appareil administratif de la province de Babylone. Après la chute de l’empire Babylonien en 539 avant notre ère, la réputation de Daniel est telle qu’il continue ses fonctions sous la nouvelle domination des Mèdes et des Perses. Le roi mède Darius apprécie ce conseiller perspicace mais des ennemis le font tomber en disgrâce et le monarque est contraint de le jeter dans la fosse aux lions. Fidèle à sa foi, Daniel écarte miraculeusement le supplice et se voit gracié. Le livre de Daniel se termine par des prophéties dont celle des 4 empires est la plus célèbre. Présente dès le chapitre 2 du livre de Daniel, elle se développe aux chapitres 7, 8 & 11. Cette prophétie prédit la succession des 4 empires babylonien, mède-perse, gréco-macédonien, romain (et les développements futurs de ce dernier).

    Les deux cantiques que chantèrent les trois Enfants dans la fournaise ont été repris par tous les rits chrétiens d’Orient & d’Occident à l’office du matin ou à la fin des prophéties lues lors des messes des vigiles nocturnes. Dans le rit byzantin, le premier de ces deux cantiques (Daniel 3, 6-57) forme la 7ème ode du canon de matines, le second (« Cantique des créatures » – Daniel 3, 57-88) constitue la huitième ode du canon de matines. Il est chanté aussi le samedi saint à la vigile pascale (après la 15ème prophétie). Dans le rit romain, ce même Cantique des créatures forme le cantique des dimanches & fêtes aux matines du rit romain, tandis que le premier cantique des trois Enfants est chanté à la fin des prophéties des anciennes messes des vigiles nocturnes (cf. les samedis des Quatre-Temps). Dans le rit byzantin tout comme dans le rit romain, la doxologie finale du Cantique des créatures n’est pas l’habituelle petite doxologie (« Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit) mais la suivante qui est dans le rit byzantin : Bénissons le Seigneur, Père, Fils et saint Esprit, et dans le rit romain (et aussi au rit ambrosien et à la vigile pascale byzantine) : Bénissons le Père le Fils avec le Saint-Esprit, louons le & exaltons le dans les siècles. Ce petit détail liturgique a certainement une haute antiquité.

    Aux heures
    A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Prophète et des Enfants. Et maintenant. Theotokion de l’heure.
    Kondakion : des saints Ancêtres.
    A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des saints Ancêtres. Et maintenant. Theotokion de l’heure.
    Kondakion : des saints Ancêtres.

    Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du ton dominical occurrent, 4 tropaires de la 3ème ode du canon des saints Ancêtres & 4 tropaires de la 3ème ode du canon du Prophète & des Enfants :
    1. Louons les Pères par des hymnes, * ceux qui brillèrent avant la Loi et sous la Loi * et servirent droitement le Seigneur * issu de la Vierge comme un soleil * et jouissent maintenant ** de sa lumière sans couchant.
    2. Honorons Adam, le premier père * couronné d’honneur par la main du Créateur: * il est l’ancêtre sans prédécesseur de tout le genre humain * et repose avec tous les élus ** dans les tabernacles des cieux.
    3. Le Seigneur et Dieu de l’univers * agréa les offrandes que son serviteur Abel * lui présentait dans la noblesse de son cœur ; * mis à mort par la main du meurtrier, * il est entré dans la clarté ** comme un témoin de notre Dieu.
    4. Ecoutons les paroles inspirées * de qui annonce l’apparition du Christ: * voici que dans la grotte est enfanté * par une Vierge inépousée * celui dont l’astre prédisait aux Mages ** le merveilleux enfantement.
    5. Possédant une conscience formée par Dieu, * les Jeunes Gens de la race de David ** observèrent sagement les lois de leurs Pères.
    6. La flamme ne put consumer * les corps très purs des Jeunes Gens : ** le jeûne, nourricier de l’âme, les avait couverts de rosée.
    7. Louange universelle aux chants nombreux, * celle qu’entonnent les Jeunes Gens ** couverts merveilleusement de rosée au milieu de la fournaise.
    8. Seigneur, afin de nous montrer * comment tu naîtras d’une Vierge, ** tu sauves dans la fournaise le corps vierge des Jeunes Gens.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 5 : Les vertus angéliques sur ton tombeau, * les gardes pétrifiés de crainte, * Marie près de ton sépulcre cherchait ton corps très pur ; * Toi, Tu captives l’enfer sans être séduit. * Tu vas à la rencontre de la Vierge, ** Tu donnes la Vie, ô Ressuscité des morts, gloire à toi !
    2. Tropaire du Prophète et des Enfants, ton 2 : Combien sont sublimes les entreprises de la foi ! * Les trois Jeunes Gens exultaient dans la fournaise comme dans les eaux du repos; * et le prophète Daniel dans la fosse avec les lions * semblait le pâtre du troupeau. ** Par leurs prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion du Prophète, ton 3 : Quand votre cœur pur a été purifié par l’Esprit, * tu es devenu un réceptacle de claire prophétie ; * tu as vu au loin des évènements comme si elles étaient à portée de main, * lorsque tu fus jeté dans leur fosse, tu apprivoisas les lions. ** Pour cela, nous t’honorons, bienheureux prophète, glorieux Daniel.
    6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    7. Kondakion des saints Ancêtres, ton 6 : Jeunes gens trois fois heureux, vous n’avez point vénéré * l’image faite de main d’homme, * mais fortifiés par l’Essence indescriptible, * dans la fournaise de feu vous fûtes glorifiés, vous trois fois bienheureux. * Dans la flamme de feu irrésistible vous tenant, vous avez invoqué Dieu. * Hâte-Toi, ô Miséricordieux, ** viens vite, plein de pitié, à notre aide, car Tu le peux selon ta volonté.

    Prokimen
    Des saints Ancêtres, ton 4 :
    ℟. Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères, & vénérable, & que ton Nom soit glorifié éternellement. (Daniel, 3, 26).
    Du Prophète & des Enfants, même ton :
    ℟. Dieu est admirable dans ses saints, lui le Dieu d’Israël (Psaume 67, 36).

    Epîtres
    Du dimanche des saints Ancêtres : Colossiens (§ 257) III, 4-11 (du 29ème dimanche après la Pentecôte).
    Du Prophète & des Enfants : Hébreux (§ 330) XI, 33 – XII, 2.

    Alleluia
    Des saints Ancêtres, ton 4 :
    ℣. Moïse et Aaron sont parmi ses prêtres et Samuel parmi ceux qui invoquent son Nom
    ℣. Ils ont invoqué le Seigneur et, et Celui-ci les a exaucés.
    Des saints, même ton :
    ℣. Le Seigneur est proche de ceux dont le cœur est affligé ; et il sauvera les humbles d’esprit.

    Evangiles
    Du dimanche des saints Ancêtres : Luc (§ 76) XIV, 16-24 (du 28ème dimanche après la Pentecôte).
    Du Prophète & des Enfants : Luc (§ 62) XI, 47 – XII, 1.

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    Des saints Ancêtres (et des saints) : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

    Programme de la messe du jour de Noël

    Saint-Eugène, le dimanche 25 décembre 2012, grand’messe de 11h.

  • Procession d’entrée : Adeste fideles – cantique du XVIIIème siècle, harmonisation de Théodore Dubois (1837 † 1924), maître de chapelle et organiste de La Madeleine
  • Kyriale VIII – De Angelis
  • Séquence de Noël : Votis Pater annuis – prose du propre de Paris – selon la tradition, l’orgue chante les versets impairs – traduction du XVIIIème siècle
  • Credo III
  • Et incarnatus : de la Messe de Minuit pour Noël de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, du Dauphin, fils de Louis XIV et de la Sainte Chapelle
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Tollite hostias, chœur final de l’Oratorio de Noël de Camille Saint-Saëns (1835 † 1921), organiste de La Madeleine
  • Après la Consécration : O salutaris sur le vieux noël « A la venue de Noël » – Henri de Villiers
  • Pendant la communion : Salve puerule, chœur final de l’oratorio de Noël « In Nativitatem Domini nostri Iesu Christi Canticum » (H. 414) de Marc Antoine Charpentier
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Il est né le divin enfant – Noël du XIXème siècle, sur une sonnerie du XVIIIème siècle – harmonisation de Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Programme de la messe de minuit

    Saint-Eugène, le lundi 24 décembre 2012, veillée de 23h30, grand’messe de minuit.

    C’est pourquoi, mes bien-aimés, rendons grâces à Dieu le Père, par son Fils, dans le Saint-Esprit : de ce que, « nous ayant aimés dans son infinie charité, il a eu pitié de nous, et comme nous étions morts par les péchés, il nous a vivifiés tous en Jésus-Christ », afin que nous fussions en lui une nouvelle créature et un ouvrage nouveau. « Dépouillons donc le vieil homme avec ses œuvres » ; et, admis à participer à la naissance du Christ, renonçons aux œuvres de la chair. Reconnais, ô Chrétien, ta dignité, et, « devenu participant de la nature divine », garde-toi de retomber, par une conduite indigne de cette grandeur, dans ta bassesse première. Souviens-toi de quel chef et de quel corps tu es membre. N’oublie jamais, « qu’arraché à la puissance des ténèbres », tu as été transporté à la lumière et au royaume de Dieu.
    Sermon de saint Léon, pape, VIème leçon des vigiles nocturnes de Noël, au second nocturne.

    MATINES DE NOEL (extraits)

  • Versets d’ouverture : Domine, labia mea aperies & Deus in adjutorium meum intende.
  • Invitatoire des matines de Noel : Christus natus est nobis, venite adoremus & Psaume 94. Musique d’Henry du Mont, abbé de Silly (1610 † 1684), maître et compositeur de la chapelle du roi Louis XIV, organiste et maître de musique de la reine Marie-Thérèse, organiste de Saint Paul
  • Hymne des matines de Noël : Christe, Redemptor omnium. Texte du VIème siècle – Musique d’après Michel Richard de Lalande (1657 † 1726), sous-maître de la chapelle des rois Louis XIV & Louis XV
  • Psalmodie : Cantate Domino canticum novum : Psaume 97 (VIème ton) & antienne : Notum fecit Dominus, alleluia, salutare suum, alleluia. Faux-bourdon d’après Maxime Kovalevsky (1903 † 1988)
  • Leçon tirée du prophète Isaïe (9, 1-6), cantilène spéciale des matines de Noël
  • Répons : O magnum mysterium – motet de Thomas Luis de Victoria (1540 † 1611), maître de chapelle de l’impératrice Marie, sur le texte du IVème répons des matines de Noël
  • Conclusion : Puer natus in Bethleem – Joseph Rheinberger (1839 † 1901), organiste de Vaduz, op. 118 n°6
  • A MINUIT – PROCESSION A LA CRECHE

  • Minuit chrétien – Texte de Placide Cappeau (1808 † 1877), musique d’Adolphe Adam (1803 † 1856)
  • Chant de l’évangile de la généalogie du Christ selon Matthieu
  • Procession vers l’autel : Les Anges dans nos campagnes – noël du Lanquedoc du XIXème siècle
  • Messe de minuit

  • Kyriale VIII – De Angelis
  • Credo III
  • Et incarnatus : de la Messe de Minuit pour Noël de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, du Dauphin, fils de Louis XIV et de la Sainte Chapelle
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Tollite hostias, chœur final de l’Oratorio de Noël de Camille Saint-Saëns (1835 † 1921), organiste de La Madeleine
  • Après la Consécration : Elévation de la Messe de Noël de Sébastien de Brossard
  • Pendant la communion : Adeste fideles – cantique du XVIIIème siècle, harmonisation de Théodore Dubois (1837 † 1924), maître de chapelle et organiste de La Madeleine
  • Ite missa est VIII
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Il est né le divin enfant – Noël du XIXème siècle, sur une sonnerie du XVIIIème siècle – harmonisation de Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris
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    Programme du quatrième dimanche de l’Avent

    Saint-Eugène, le dimanche 23 décembre 2012, grand’messe de 11h.

    « Vraiment aujourd’hui, selon les anciens Ordines Romani, il ne devrait pas y avoir station, — Dominicat vacat, — puisque la messe dominicale de ce jour était précisément celle qui mettait fin à la vigile nocturne à Saint-Pierre. Ainsi en était-il au début ; pourtant, avec le temps, la pannuchis dominicale ayant été réduite et célébrée par anticipation dans l’après-midi du samedi, il ne parut pas convenable de laisser passer le jour du Seigneur sans offrir le Sacrifice. Peu à peu, s’introduisit l’usage d’une seconde messe stationnale en la basilique des Saints-Apôtres, et cela aussi en conformité avec l’habitude des autres Églises, où l’on ne célébrait pas la vigile, mais où on avait pourtant la coutume d’offrir le sacrifice dominical pour satisfaire à la dévotion du peuple.

    Le choix de l’Église stationnale, où, deux jours plus tôt, s’est déjà tenue la synaxe eucharistique, n’a pas été fait par hasard. Nous savons que, dans un oratoire de l’Apostoleion de Narsès, l’on vénérait au moyen âge les reliques de sainte Eugénie, la célèbre martyre du cimetière d’Apronianus sur la voie Latine. Or, le Dies natalis de la sainte est le 25 décembre, et, comme on n’en peut célébrer aucune mémoire le jour de Noël, celle-ci, selon un antique usage romain, se fait pas anticipation le dimanche précédent.

    La messe — comme la synaxe à Saint-Eusèbe le IIe dimanche après l’Épiphanie, peu de jours avant la fête de saint Vincent, vénéré dans cet ancien titre — ne contient pas d’allusion à l’éponyme de l’oratoire, et n’est aucunement en relation avec elle. Il suffisait aux anciens que la synaxe eucharistique elle-même fût célébrée en son honneur, sans qu’il fût besoin d’ajouter de collecte ou autre chose en mémoire de la martyre.

    Une tradition très accréditée à Rome, attribuant la rédaction de l’antiphonaire de saint Grégoire à l’inspiration du divin Paraclet, a contribué à cette extrême réserve liturgique. Pour cette raison, l’œuvre était jugée intangible et n’admettait ni retouches ni additions. Par suite, les chants de la messe de ce jour furent empruntés à d’autres messes précédentes, en sorte que ce IVe dimanche de l’Avent n’a de propre que la première lecture de l’Apôtre, les trois collectes et l’offertoire. L’introït est celui du mercredi précédent. L’image de la rosée et de la pluie qui descend lentement pour rafraîchir le gazon aride est tirée de l’épisode bien connu de Gédéon ; elle fut utilisée fort à propos par le psalmiste, puis reprise par le prophète Isaïe, qui s’en servit même pour décrire le caractère tout de suavité et d’amour de la première apparition du Messie dans le monde. Le règne messianique ne se manifeste pas comme un tremblement de terre qui renverse avec impétuosité les maisons et détruit des provinces entières ; mais il est semblable à une petite plante fécondée par la rosée céleste, et qui, en dépit de tous les obstacles, croît et fleurit sous le baiser du soleil. Au contraire, la seconde venue de Jésus sur la terre se fera à l’improviste et soudainement. Alors, avec toute la puissance de son bras, II anéantira en un clin d’œil la gloire du règne de Satan, et le royaume de Dieu atteindra sa splendeur et son accroissement définitifs. »

    Bienheureux cardinal Schuster, archevêque de Milan. Liber Sacramentorum.

    Jean disait à ceux qui accouraient en foule pour être baptisés : « Race de vipères, qui vous a montré à fuir la colère à venir ? » Or, la colère à venir est le châtiment final, que ne pourra fuir alors le pécheur, s’il ne recourt maintenant aux gémissements de la pénitence. Et il faut remarquer que ces rejetons mauvais, imitant la manière d’agir de parents méchants, sont appelés : race de vipères ; parce qu’en portant envie aux bons, en les persécutant, en faisant du mal à leur prochain, en se vengeant du dommage qu’on leur porte, ils suivent en tout cela les voies de leurs pères selon la chair, et agissent comme des enfants envenimés, nés de parents remplis eux-mêmes de venin.
    Homélie de saint Grégoire, pape, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

    Catéchisme de l’Avent

  • Kyriale : selon les anciens usages parisiens
  • Procession d’entrée : Conditor alme siderum – hymne de l’Avent, à vêpres – texte du IXème siècle, polyphonie de Virgile Le Blanc (1592) extraite de « La Doctrine chrestienne » du R.P. Coyssard, s.j.
  • Kyrie du propre de Paris pour l’Avent
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Veni, veni Emmanuel, Hymne de l’Avent – texte du XVIIIème siècle sur un plain-chant du XVème siècle, polyphonie adaptée d’après Zoltan Kodaly (1882 + 1967) – cet hymne énumère les 7 noms divins chantés par les grandes antiennes d’O, antiennes qui se chantent aux Magnificat des vêpres des 7 derniers jours avant Noël
  • Préface de l’Avent au propre de l’archidiocèse de Paris
  • Sanctus XV
  • Après la Consécration : O salutaris hostia, pour le temps de l’Avent, sur le ton de Conditor alme siderum – musique de Virgile Le Blanc (1592)
  • Agnus Dei XV
  • Pendant la communion : Rorate cœli, plain-chant de l’Oratoire de France – 1615 – harmonisations du refrain : traditions de Langres et d’Avignon – chant des versets : tradition de Rouen
  • Antienne de communion & Magnificat du 1er ton (faux-bourdon parisien)
  • Prière pour la France, faux-bourdon du IInd ton à l’usage de l’Eglise de Paris (édition de 1739)
  • Ite missa est XV
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Venez, divin Messie – texte (1701) de l’abbé Simon-Joseph Pellegrin (1663 + 1745), sur le vieux noël « Laissez paistre vos bestes » ; harmonisation de M. l’abbé Lambert (Versailles, 1845)
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Programme du XXIXème dimanche après la Pentecôte – saints Menas, Hermogène & Eugraphe – ton 4

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 23 décembre 2012 du calendrier grégorien – 10 décembre 2012 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton IV de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour les saints martyrs Ménas, Hermogène et Eugraphe.

    A Alexandrie, ces saints martyrs ont souffert pour leur foi dans le Christ et furent décapités sous l’Empereur Maximien (305-313). Saint Menas, surnommé le Callicélade, avait pour secrétaire saint Eugraphe, et leur témoignage convertit le païen Hermogène. Les reliques de saint Ménas furent envoyées à plusieurs Eglises d’Orient et d’Occident, en particulier à Constantinople où l’empereur Justinien lui dédia une église au Vème siècle.

    Les saints Ménas, Hermogène et Eugraphe sont fêtés à la même date par l’Eglise byzantine, l’Eglise copte et l’Eglise romaine.

    Voici la notice que leur consacre le Martyrologe romain au 10 décembre :

    A Alexandrie, les saints martyrs Mennas, Hermogène et Eugraphe, qui souffrirent sous Galère Maximien.

    Synaxaire du rit byzantin pour le 10 décembre :

    Le 10 décembre, Passion des saints Martyrs du Christ Ménas à-la-belle-voix, Hermogène et Eugraphe.
    La langue retranchée, Ménas, bien que sans voix,
    ferme pourtant la bouche à la folie païenne.
    Rejetant l’impiété, le glorieux Hermogène
    sous le glaive devient un témoin de la foi.
    Eugraphe, supportant le tranchant du couteau,
    d’un scribe écrivant bien fut pour Dieu le roseau.
    C’est le dix que Ménas tend la nuque au bourreau.
    Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

    Aux heures
    Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des martyrs. Et maintenant. Theotokion de l’heure.
    Kondakion : du dimanche.

    Tropaires des Béatitudes : huit tropaires du ton dominical occurrent.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Ayant appris de l’Ange la prédication lumineuse de la Résurrection, * et le terme de l’ancestrale condamnation, * les femmes disciples du Seigneur * dirent, pleines de fierté, aux Apôtres : * « Renversée est la mort ! * Le Christ Dieu est ressuscité, ** donnant au monde sa grande miséricorde ! »
    2. Tropaire des martyrs, ton 8 : Ayant mortifié par le renoncement * l’ardeur et l’élan de leurs passions, * les Martyrs du Christ ont reçu le pouvoir * de chasser toute langueur et toute maladie * et de faire des miracles, vivants après leur mort. * Ô merveille étonnante, de simples ossements * deviennent une source de guérisons. ** Glorifions l’unique sagesse du Dieu créateur.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion des martyrs, ton 4 : T’arrachant à l’armée temporelle, * il te rendit cohéritier * des trésors incorruptibles * avec tes compagnons de lutte, Ménas, ** le Seigneur qui t’accorde l’immarcescible couronne dans les cieux.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion du dimanche, ton 4 : Mon Sauveur & mon libérateur * a ressuscité tous les mortels, * les arrachant par sa force divine aux chaînes du tombeau ; * il a brisé les portes de l’Enfer ** et en maître souverain il est ressuscité le troisième jour.

    Prokimen
    Du dimanche, ton 4 :
    ℟. Que tes œuvres sont grandes, Seigneur ! Toutes, avec sagesse tu les fis (Psaume 103, 24).
    ℣. Bénis le Seigneur, mon âme ! Seigneur, mon Dieu, tu es si grand ! (Psaume 103, 1).

    Epître
    Du dimanche : Colossiens (§ 258) III, 12-16 (Epître du 30ème dimanche après la Pentecôte).

    Alleluia
    Du dimanche, ton 4 :
    ℣. Va, chevauche pour la cause de la vérité, de la piété & de la justice (Psaume 44, 5).
    ℣. Tu aimes la justice, tu hais l’impiété (Psaume 44, 8).

    Evangile
    Du dimanche : Luc (§ 85) XVII, 12-19.

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux (Psaume 148, 1).
    Des saints : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.