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La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du XIVème dimanche après la Pentecôte – Dédicace de l’Anastasis (Saint-Sépulcre) & avant-fête de l’Exaltation de la sainte Croix – ton 5

Dédicace de l'Anastasis (Saint-Sépulcre) & avant-fête de l'Exaltation de la sainte CroixParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 26 septembre 2021 du calendrier grégorien, 13 septembre 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton V de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour la dédicace de la basilique de l’Anastasis (= de la Résurrection) à Jérusalem.

Lorsque l’impératrice sainte Hélène fit effectuer à Jérusalem le dégagement des constructions romaines afin de retrouver le saint sépulchre du Christ, la vraie croix fut retrouvée ainsi que le lieu de la crrucifixion, le Golgotha, ainsi que le tombeau.

A la suite des découvertes effectuées par les fouilles dirigées par sa mère, l’empereur saint Constantin ordonna la construction d’un vaste complexe comprenant :

  • une vaste basilique – appelée le Martyrium – possédant 5 nefs, faisant 56 mètres de long par 40 mètres de large ; cette basilique s’ouvrait à l’Est par trois grands portails sur un atrium à colonnes ; elle abritait la précieuse relique de la Vraie Croix redécouverte par sainte Hélène,
  • une rotonde de 36,5 mètres de diamètre, appelée Anastasis (« la Résurrection »), surmontée d’un dôme avec un oculus ouvert (sur le modèle du Panthéon à Rome) au dessus du sépulcre où fut déposé le corps de Jésus après la crucifixion, qui fut aussi le lieu de sa résurrection ; il fallut araser le rocher de la colline sur 11 mètres pour aplanir le sol de la rotonde de l’Anastasis ; le tombeau du Christ, surmonté d’un édicule, était au centre de cette rotonde,
  • une cour (appelé parfois le « Saint-Jardin » ou atrium occidental) à ciel ouvert et à double colonnade sur trois côtés qui formait un triportique, englobait en son sein le rocher du Golgotha – cette cour occidentale reliait la rotonde de l’Anastasis à la basilique du Martyrium.
  • La construction démarra en 350. Le 13 septembre 355, à l’occasion des tricennalia (trentième anniversaire de règne) de Constantin, la dédicace (ou encénies) de l’ensemble fut célébrée par saint Cyrille de Jérusalem ; la tradition disait que cette date avait été choisie car elle était celle de la dédicace du Temple de Jérusalem par Salomon : le Saint-Sépulchre devenait ainsi le nouveau Temple de la Nouvelle Alliance.

    La fête commémorant cette dédicace, comportant une octave, attirait un grand nombre de pélerins à Jérusalem chaque année, ainsi que le rapporte la pèlerine espagnole Egérie vers 381-384 :

    Quand advient donc ce jour des encénies (=dédicace), il est observé durant huit jours. Plusieurs jours auparavant, commencent d’affluer de toutes parts des foules de moines et d’apotactites, venus non seulement des diverses provinces telles que Mésopotamie, Syrie, Egypte, Thébaïde où les moines sont nombreux, mais aussi de tous lieux et de toutes provinces. Car il n’en est pas un seul qui, ce jour-là, ne se rende à Jérusalem pour une telle solennité et des fêtes si importantes. A cause de ce saint jour, des laïcs, tant hommes que femmes, se rassemblent de même avec esprit de foi ces jours-là à Jérusalem, venant de toutes les provinces. Les évêques, quand ils sont peu nombreux, sont ces jours-là à Jérusalem plus de quarante ou cinquante, et avec eux viennent un grand nombre de leurs clercs. Bref, on pense avoir commis un très grand péché, si l’on n’a pas pris part, en ces jours-là à une telle solennité, à moins qu’une nécessité contraire n’entrave votre bonne intention. Pendant ces fêtes de la dédicace, la splendeur de toutes les églises est la même qu’à Pâques et à l’Epiphanie, et chaque jour on se rassemble en des lieux saints divers. (Récit, 49, 1-3)

    Après avoir récupéré la vraie croix volée par les Perses, l’empereur Héraclius fit l’exaltation de celle-ci au lendemain de la fête de la dédicace de l’Anastasis, premier jour dans l’octave. La fête du 14 septembre de l’Exaltation de la Sainte Croix finit par éclipser la fête du 13 septembre de la dédicace du Saint-Sépulchre. L’octave de la Dédicace a disparu, et le 13 est devenu aussi le jourr d’avant-fête du 14 septembre.

    Détruit et restauré à de nombreuses reprises au cours des siècles (incendie lors de la prise de Jérusalem par les Perses en 614, reconstruction par le patriarche modeste vers 650, tremblement de terre de 746, restauration par le patriarche Thomas en 810, incendies accidentels de 841 et de 938, incendie par les musulmans en 966, destruction par le Calife Al Hakim en 1009, qui scandalisa l’Europe chrétienne et déclencha les Croisades, reconstruction par les Byzantins entre 1030 et 1048, agrandissement notable par les Croisés et reconsécration le 15 juillet 1149, dévastation par les Turcs khorezmiens en 1244, par les Turcs ottomans au XVème siècle, restaurations de l’édicule du tombeau en 1555 et de la rotonde entre 1648 et 1719, incendie de 1808, reconstruction notamment de la rotonde entre 1809 et 1868, restauration de l’édicule par le roi de Jordanie entre 2016 et 2017), le vaste ensemble construit par Constantin est l’actuel Saint-Sépulchre.

    *

    Le dimanche avant la fête de l’Exaltation de la Croix est caractérisé par un prokimenon, une épître, un alléluia et un évangile propres, qui exaltent par leurs textes la Croix de Notre Seigneur et préparent à la célébration de cette grande fête.

    *

    Aux heures
    A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la Dédicace. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
    A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la Dédicace. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : de la Dédicace.

    A la divine liturgie

    Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 5 & 4 tropaires de la troisième ode du canon de la fête, œuvre de saint Jean Damascène (676 † 749) :
    1. Le bon Larron sur la croix * eut foi en ta divinité, ô Christ ; * il te confessa d’un cœur sincère en s’écriant : ** De moi, Seigneur, en ton royaume souviens-toi.
    2. Sur le bois de la croix * pour nous les hommes tu fis fleurir la vie * et se flétrir la malédiction de l’arbre défendu : ** Sauveur & Créateur, nous te chantons d’un même chœur.
    3. Par ta mort, ô Christ, * tu as brisé la force de la mort, * ressuscitant tous les morts depuis Adam, ** qui te chantent comme vrai Dieu & Sauveur du genre humain.
    4. Venues à ton sépulchre, Sauveur, * les saintes Femmes te cherchaient * pour embaumer la Source de vie, ** mais un Ange leur apparut pour leur dire : Il est ressuscité, le Seigneur !
    5. O Christ, lorsque tu fus crucifié * au milieu de deux larrons, * l’un fut justement condamné pour t’avoir insulté, ** l’autre par sa confession devint l’hôte du Paradis.
    6. Devant le chœur des Apôtres, * les saintes Femmes s’écriaient : * Le Christ est vraiment ressuscité, ** adorons en lui notre Maître & Créateur.
    7. Ton Eglise, ô Christ, * en toi se réjouit et te crie: * Seigneur, tu es ma force, ** mon refuge et mon soutien.
    8. Sur terre tu as sanctifié, * ô Christ, ton Eglise par l’Esprit, * la consacrant en ce jour ** d’une huile d’allégresse.
    9. En toi l’Eglise possédant, * ô Christ, l’inébranlable fondement * est couronnée de ta Croix ** comme d’un diadème royal.
    10. Par ton œuvre de salut, * d’un temple bâti par les hommes tu as fait * en ce jour, Dieu de bonté, ** la demeure de ta gloire infinie.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 5 : Le Verbe coéternel au Père et à l’Esprit, * né de la Vierge pour notre salut, * fidèles, chantons-le et adorons-le, * car il a daigné dans sa chair monter sur la Croix * et supporter la mort, * afin de ressusciter les morts ** par sa glorieuse Résurrection.
    2. Tropaire de la Dédicace, ton 4 : Semblable à la splendeur des fondements du ciel, * tu as rendu la beauté de la sainte demeure terrestre de ta gloire, Seigneur, * affermis-la pour les siècles des siècles * et reçois les prières que nous T’y adressons sans cesse par l’intercession de la Mère de Dieu, ** Toi la vie et la résurrection de tous.
    3. Tropaire de l’Avant-fête, ton 4 : Ta Croix vivifiante, dans ta bonté, * Tu nous la donnas, à nous qui en sommes indignes, Seigneur, * nous te la présentons comme une prière : * « Sauve les chrétiens orthodoxes et ta cité qui t’implorent, par la Mère de Dieu, ** seul Ami des hommes. »
    4. Kondakion du dimanche, ton 5 : Tu es descendu aux enfers, ô mon Sauveur, * tu as brisé leurs portes, comme Tout-Puissant, * avec toi tu as ressuscité les morts, comme Créateur ; * et tu as brisé l’aiguillon de la mort * et Adam a été délivré de la malédiction, ô Ami des hommes. * Aussi te clamons-nous : ** Sauve-nous, Seigneur.
    5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion de la Dédicace, ton 2 : Accorde le renouvellement de l’Esprit dans nos cœurs * et l’illumination de ce qui est en nous, * à nous qui rénovons la sainte demeure de ton temple * qui fut fondé selon ta bienveillance et consacrée à ton nom, ** Toi qui seul parmi les saints est loué.

    Prokimen
    Du dimanche avant la Croix, ton 6 :
    ℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
    ℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).
    De la Dédicace, ton 3 :
    ℟. A ta demeure convient la sainteté, Seigneur, pour la suite des jours (Psaume 92, 5).

    Epîtres
    Du dimanche avant la Croix : Galates (§ 215) VI, 11-18.
    Pour moi, à Dieu ne plaise que je me glorifie en autre chose qu’en la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est mort, crucifié pour moi, comme je suis mort, crucifié pour le monde !
    [Du jour : II Corinthiens (§ 170) I, 21 – II, 4.
    Et c’est lui aussi qui nous a marqués de son sceau, et qui pour arrhes nous a donné le Saint-Esprit dans nos cœurs.]
    De la dédicace : Hébreux (§ 307) III, 1–4.
    Car il n’y a point de maison qui n’ait été bâtie par quelqu’un. Or celui qui est l’architecte, le créateur de toutes choses, est Dieu.

    Alleluia
    Du dimanche avant la Croix, ton 1 :
    ℣. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
    ℣. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).
    De la Dédicace, ton 8 :
    ℣. Ses fondements sont posés sur les saintes montagnes, le Seigneur aime les portes de Sion plus que toutes les tentes de Jacob (Psaume 86, 1-2).

    Evangiles
    Du dimanche avant la Croix : Jean (§ 9) III, 13-17.
    [Du jour : Matthieu (§ 89) XXII, 1-14.
    Car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus.]
    De la Dédicace : Matthieu (§ 67) XVI, 13–19..
    Et moi aussi, je vous dis que vous êtes Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle.

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    De la Dédicace : Seigneur, j’ai aimé la beauté de ta maison, et le lieu où habite ta gloire (Psaume 25, 8). Alléluia, alléluia, alléluia.

    Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

    Programme du XIIIème dimanche après la Pentecôte – Commémoraison du miracle de l’Archange Michel à Colosses – ton 4

    Miracle de Colosses de l'Archange saint Michel
    Le saint Archange Michel arrêtant les flots de son bâton, saint Archippe debout dans une attitude de prière, les mains levés vers le Ciel d’où l’Archistratège est venu manifester la puissance et la protection de Dieu. Icône de Novgorod du XVème siècle.
    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 19 septembre 2021 du calendrier grégorien, 6 septembre 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton IV de l’Octoèque. Nous commémorons aussi en ce jour le miracle de l’Archange Michel dans la ville de Colosses.

    La ville de Colosses, honorée d’une lettre par l’Apôtre saint Paul, était l’une des villes les plus importantes de Phrygie.

    Dans cette ville eut lieu les premières apparitions de l’Archange saint Michel de notre ère. Ces apparitions eurent lieu dans les premiers siècles, avant la conversion totale de l’Empire (380).

    Un habitant de la ville de Laodicée de Phrygie avait une fille muette. Saint Michel lui apparut pour lui dire de faire boire à sa fille l’eau d’une source près de la ville de Colosses et la jeune fille reçut en effet sa guérison ainsi. Le père et la fille, encore païens, reçurent le saint baptême et édifièrent en reconnaissance en ce lieu une église en l’honneur de saint Michel, l’Archistratège des Armées célestes. Le lieu devint un petit centre de pèlerinage pour les chrétiens de la région, et entraînaient beaucoup de conversions, ce qui attira l’animosité grandissante des païens.

    Quelques années plus tard, un ascète du nom d’Archippe vécut au service de cette église pendant 60 ans, amenant par l’exemple de sa vie de nombreux païens à la foi dans le Christ. Les païens résolurent de détruire l’église de Saint-Michel ; ils rompirent des barrages sur les rivières Lykokaperos et Kufos afin qu’une vague submerge l’église dans laquelle saint Archippe se tenait en prière. L’Archange Michel apparut près de l’église, tenant une lance, et d’un coup de celle-ci ouvrit une fosse dans un rocher de sorte que les torrents d’eau y furent détournés et se perdirent sous terre. L’endroit où les rivières se sont engouffrées a reçu le nom de « Chônae », qui signifie « plongeante », il se situe à environ 3 km au Sud de Colosses. C’est là autour de l’église de Saint-Michel que s’établirent au VIIIème siècle les habitants de la ville de Colosses, cette ville ayant été progressivement ruinée par différents tremblements de terre, et ce dès l’époque de Néron. La ville de Chônae fut un lieu de pèlerinage actif dans l’Empire byzantin, et une grande foire annuelle s’y tenait le 6 septembre pour la fête commémorant le miracle. Son évêché devint une métropole vers 950. L’empereur Manuel Ier Comnène y fait halte lors de sa campagne contre le sultanat d’Iconium en 1176 pour visiter en pèlerin l’église de Saint-Michel. Situés près des frontières, la ville et son sanctuaire de Saint-Michel furent ravagés de nombreuses fois par les Turcs dès 1070 et finirent par tomber définitivement en 1204.

    Monastère Tchoudov du Kremlin de Moscou lors du couronnement de Nicolas II
    Monastère Tchoudov du Kremlin de Moscou lors du couronnement de Nicolas II
    Le monastère Tchoudov (« du Miracle ») au Kremlin de Moscou, fondé en 1358 par le métropolite Alexis, reçut son nom de cette fête du 6 septembre. Ce monastère fut durant de longs siècles un des principaux centres intellectuels de Russie. Dans son catholicon, les membres de la famille impériale de Russie recevaient traditionnellement le saint baptême. Fermé en 1918, ce monastère fut détruit sur ordre de Staline en 1929 avec le monastère adjacent de l’Ascension et le Petit Palais de Nicolas Ier ; à leur place fut édifié le Præsidium du Soviet suprême de l’Union soviétique. Le Président Poutine a annoncé en 2014 la destruction du Præsidium du Kremlin (effectuée en 2016) et fait le vœu de la reconstruction à l’identique du monastère Tchoudov, du monastère de l’Ascension et du Petit Palais.

    Après les apparitions près de Colosses de l’Archange saint Michel, celui-ci apparut ensuite plusieurs fois, en voici quelques unes : en 490, 492 et 493 (en encore en 1656) au Mont Gargan dans les Pouilles en Italie, en 590 à Rome au pape saint Grégoire le Grand sur le Château Saint-Ange, le 16 octobre 708 au Mont-Tombe (qui deviendra l’actuel Mont-Saint-Michel), au XIIème siècle lors de la libération de la ville de Saragosse des Arabes, en 1424 à sainte Jeanne d’Arc, à qui l’Archange se présente ainsi : « Je suis Michel, le protecteur de la France », le 13 octobre 1884 au pape Léon XIII qui instaura à la suite la prière à saint Michel à la fin des messes du rit romain.

    Dans la liturgie byzantine, l’archange saint Michel est appelé l’archistratège, i.e. le chef des milices célestes.

    Aux heures
    A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’Archange. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche seulement.

    A la divine liturgie

    Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 4, & 4 tropaires de la 3ème ode du premier canon de l’Archange, œuvre de saint Joseph l’Hymnographe (816 † 886) :
    1. A cause de l’arbre défendu * Adam fut exilé du Paradis, mais par l’arbre de la croix le Larron y entra ; * car l’un, goûtant de son fruit, méprisa le commandement du Créateur, * l’autre, partageant ta crucifixion, confessa ta divinité : ** Souviens-toi de moi dans ton royaume.
    2. Seigneur exalté sur la Croix, * tu as brisé la puissance de la mort, * effaçant la cédule écrite contre nous ; * accorde-nous la repentance du Larron * et donne à tes fidèles serviteurs, ô Christ notre Dieu, * de te crier comme lui : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
    3. D’un coup de lance, sur la croix * tu as déchiré la cédule écrite contre nous ; * et, compté parmi les morts, tu as enchaîné le prince de l’Enfer, * délivrant tous les hommes des liens de la mort * par ta Résurrection, dont la lumière a brillé sur nous ; * Seigneur ami des hommes, nous te crions : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
    4. Crucifié & ressuscité du tombeau, * Dieu tout-puissant, le troisième jour, * avec toi, seul Immortel, tu ressuscitas le premier homme, Adam ; * donne-moi, Seigneur, de prendre aussi la voie du repentir * afin que, de tout mon cœur * & dans l’ardeur de ma foi, je te crie : ** Souviens-toi de moi, Sauveur, en ton royaume.
    5. Pour nous l’Impassible devient homme de douleur * et sur la croix se laisse clouer, * afin de nous ressusciter avec lui ; * aussi nous glorifions avec la Croix * les Souffrances & la sainte Résurrection * par lesquelles nous fûmes rénovés, * obtenant le salut en criant : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
    6. Ressuscité d’entre les morts * et dépouillant l’empire de la Mort, * il apparut aux Myrrophores, leur annonçant la joie ; * et nous fidèles, prions-le * d’épargner à nos âmes la corruption, * lui répétant sans cesse la parole du bon Larron : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
    7. Par divine puissance tu parcours, * illustre chef des angéliques armées : * la terre entière en délivrant du malheur ** ceux qui invoquent ton saint nom.
    8. Toi le divin héraut, * l’invincible protecteur des croyants, * tu es le maître et le guide des errants, ** Archistratège tout à fait semblable à Dieu.
    9. Tu es le pur miroir de la divine clarté * qui reçois très nettement * les réflexions de l’Esprit saint, ** archange Michel très-digne d’admiration.
    10. Celui qui par sa volonté * créa les purs esprits immatériels, * Toute-pure, a voulu demeurer corporellement dans ton sein ** et l’Invisible s’est laissé voir dans la chair.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Ayant appris de l’Ange la prédication lumineuse de la Résurrection, * et le terme de l’ancestrale condamnation, * les femmes disciples du Seigneur * dirent, pleines de fierté, aux Apôtres : * « Renversée est la mort ! * Le Christ Dieu est ressuscité, ** donnant au monde sa grande miséricorde ! »
    2. Tropaire de l’Archange, ton 4 : Archistratège des célestes armées, * nous te prions sans cesse, indignes que nous sommes : * par tes prières couvre-nous * de l’ombre des ailes de ta gloire immatérielle * pour nous sauvegarder, nous qui nous prosternons devant toi avec ferveur et te clamons : * « Délivre-nous de tout danger, ** toi qui es le chef des puissances d’en haut. »
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion de l’Archange, ton 2 : Archistratège de Dieu, * serviteur de la gloire divine, * prince des anges et guide des hommes, * demande ce qui nous est utile et la grande miséricorde, ** car tu es l’Archistratège des incorporels.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion du dimanche, ton 4 : Mon sauveur & mon libérateur, * au sortir du tombeau * a libéré et ressuscité tous les habitants de la terre, car il est Dieu. * Il a brisé les portes des enfers, ** et lui le Maître, il est ressuscité le troisième jour.

    Prokimen
    Du dimanche, ton 4 :
    ℟. Que tes œuvres sont grandes, Seigneur ! Toutes, avec sagesse tu les fis (Psaume 103, 24).
    ℣. Bénis le Seigneur, mon âme ! Seigneur, mon Dieu, tu es si grand ! (Psaume 103, 1).
    [Autre prokimen de l’Archange, ton 4 :
    ℟. Il rend ses Anges comme du vent, ses serviteurs comme des flammes de feu (Psaume 103, 4).]

    Epîtres
    Du dimanche : I Corinthiens (§ 166) XVI, 13-24.
    Faites avec amour tout ce que vous faites.
    [De l’Archange : Hébreux (§ 305) II, 2–10.
    Car si la loi qui a été annoncée par les anges est demeurée ferme, et si tous les violements et toutes les désobéissances ont reçu la juste punition qui leur était due ; comment pourrons-nous l’éviter, si nous négligeons le véritable salut ?]

    Alleluia
    Du dimanche, ton 4 :
    ℣. Va, chevauche pour la cause de la vérité, de la piété & de la justice (Psaume 44, 5).
    ℣. Tu aimes la justice, tu hais l’impiété (Psaume 44, 8).
    [De l’Archange, ton 5 :
    ℣. Louez le Seigneur, tous ses Anges, louez-le, toutes ses puissances (Psaume 148, 2).]

    Evangiles
    Du dimanche : Matthieu (§ 87) XXI, 33-42.
    Enfin il leur envoya son fils, disant en lui-même : Ils auront quelque respect pour mon fils.
    [De l’Archange : Luc (§ 51) X, 16–21.
    Il leur répondit : Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair.]

    Hymne à la Mère de Dieu pendant l’anaphore
    Il est digne en vérité, ton 4.

    Versets de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
    [De l’Archange : Il rend ses Anges comme du vent, ses serviteurs comme des flammes de feu (Psaume 103, 4).] Alleluia, alleluia, alleluia.

    Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche

    Programme du XIIème dimanche après la Pentecôte – Translation des reliques de saint Alexandre Nevski – ton 3

    Saint pieux prince Alexandre NevskiParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 12 septembre 2021 du calendrier grégorien – 30 août 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton III de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour la translation de Vladimir à Saint-Pétersbourg l’an 1724 des reliques du saint & grand prince Alexandre Iaroslavitch Nevski (= »de la Néva »), qui prit le nom d’Alexis lorsqu’il devint moine.

    Le Prince béni Alexandre Nevsky mourut durant son retour de son voyage à Saraï auprès de la Horde d’Or où il était allé obtenir un allègement des tribus que devaient payer les principautés russes aux Mongols. Epuisé et se voyant mourir, il fit profession monastique sous le nom d’Alexis et mourut revêtu du grand habit à Gorodtsa sur la Volga, le 14 novembre 1263. Le 23 novembre 1263, sa dépouille est inhumée dans l’église cathédrale du monastère de la Nativité dans la ville de Vladimir.

    Un culte local au pieux prince commença dès sa mise au tombeau, des miracles s’accomplissant auprès de celui-ci. Avant la bataille de Koulikovo (8 septembre 1380 contre les Mongols), le grand prince de Moscou et de Vladimir Dimitri Ier Donskoï, à la suite d’une vision, fit ouvrir le tombeau où l’on découvrit le corps incorrompu d’Alexandre Nevski, lequel fut placé dans une première châsse. Lors de l’incendie de la ville de Vladimir le 23 mai 1491, cette châsse souffrit les attaques du feu, mais les reliques subsistèrent.

    En 1547, le pieux prince est canonisé par l’Eglise russe. Lorsqu’il fallut restaurer la châsse après les incendies de 1681 et 1689, le métropolite Hilarion de Souzdal fit placer en 1695 les reliques dans une nouvelle châsse (appelée petite châsse), garnie de sculptures et recouverte de métaux précieux.

    Ouverture des reliques de saint Alexandre Nevski par les Bolcheviques en 1922 : la petite châsse de 1695
    Ouverture des reliques de saint Alexandre Nevski par les Bolcheviques en 1922 : la petite châsse de 1695

    Cette châsse fut réalisée par un maître artisan de Moscou du Palais des Armures et un orfèvre de Vladimir. Elle est réalisée dans le style baroque moscovite du XVIIème siècle. La châsse est recouverte d’une grande icône en bois représentant un saint en robe monastique. C’est un grand coffre en bois sur le bord supérieur duquel est placée une plaque en argent avec cette inscription :

    Dans cette châsse en argent sont placées les saintes reliques du bienheureux prince Alexandre Iaroslavitch aimant le Christ.

    Les bords de la châsse sont garnis de plaques superposées de cuivre doré sur lesquelles sont ciselés des motifs floraux (tournesols, lys et tulipes). Sur les faces latérales se trouvaient cinq grands médaillons de cuivre doré, ciselés d’inscriptions sur les faits d’armes du prince et des épisodes de sa vie. Figurait également la mention de la bénédiction de la châsse par le patriarche Adrien en 1695 (ces médaillons originaux ont disparu et ont été reproduits en 1913 par S. G. Rounkevitch).

    Le 30 Août 1721, Pierre Ier, après une guerre longue et épuisante contre les Suédois, conclut la Paix de Nishtad. Ce jour fut aussi décidé de transférer les reliques du saint prince Alexandre Nevsky de Vladimir jusqu’à la nouvelle capitale au nord, Saint-Pétersbourg, sur les bancs de la Neva. Pour honorer sa nouvelle capitale, le Tsar décida également la translation de Vladimir à Saint-Pétersbourg des reliques de saint Alexandre Nevski. Otées de Vladimir le 11 août 1723, les reliques furent accueillies à Shlisselburg le 20 septembre suivant et y demeurèrent jusqu’en 1724. Le 30 août 1724, elles furent placées dans la cathédrale de la Trinité de la Laure Alexandre Nevsky de Saint-Pétersbourg, où elles reposent jusqu’à présent. Un édit impérial du 2 septembre instaura la fête du 30 août pour commémorer cette translation. La rédaction de l’office fut confiée à l’Archimandrite Gabriel Buzhinsky (par la suite évêque de Ryazan, mort le 27 avril 1731).

    A Saint-Pétersbourg, la petite châsse de 1695 fut placée dans un nouveau monument fastueux, appelée la grande châsse, réalisée en argent, et considérée comme l’un des chefs-d’œuvre de l’art russe au XVIIIème siècle. Décidée par l’impératrice Elisabeth, cette grande châsse, destinée à enserrer la petite châsse, est réalisée de 1746 à 1753. Ce monument somptueux pèse environ 1500 kg d’argent.

    Grande châsse en argent de saint Alexandre Nevski dans la Laure de Saint-Pétersbourg : gravure du XVIIIème siècle.
    Grande châsse en argent de saint Alexandre Nevski dans la Laure de Saint-Pétersbourg : gravure du XVIIIème siècle.

    Profanées par les Communistes en 1922, les châsses furent d’abord placées au Musée d’état d’histoire de la religion et de l’athéisme (ancienne Cathédrale de Kazan) puis placées au Musées de l’Ermitage. A plusieurs reprises, le pouvoir bolchevique tenta de détruire le monument pour faire fondre l’argent, mais les conservateurs de l’Ermitage réussirent adroitement à déjouer ces projets. En 1989, les reliques de saint Alexandre Nevski furent restituées à la cathédrale de la Trinité de la laure Saint-Alexandre-Nevski de Saint-Pétersbourg. Il est convenu que la grande châsse d’Elisabeth reviendra aussi à la laure Saint-Alexandre-Nevski une fois sa restauration achevée et qu’une copie de l’original aura été réalisée pour le Musée de l’Ermitage.

    La Translation des reliques de saint Alexandre Nevski est la fête patronale de la cathédrale russe orthodoxe Saint-Alexandre-Nevski de Paris, sa dédicace ayant été célébrée par Mgr Léonce, le 30 août (julien soit le 12 septembre grégorien) 1861.

    Aux heures
    A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Prince béni. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
    A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Prince béni. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du Prince béni.

    A la divine liturgie

    Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 3, et 4 tropaires de la 3ème ode du canon du Prince béni :
    1. Adam, notre premier père, ayant transgressé ton commandement, * ô Christ, tu l’as chassé du Paradis ; * mais, compatissant, tu fis entrer le bon Larron * te confessant sur la croix et criant : * Souviens-toi de moi, Sauveur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
    2. Pour notre faute, tu nous condamnas * à la malédiction de la mort, Seigneur source-de-vie ; * mais, souffrant dans ton corps, Maître sans péché, * tu fis revivre les morts qui s’écrièrent : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
    3. Ressuscité d’entre les morts, tu nous sauvas de nos passions, * Seigneur, par ta sainte Résurrection ; * et, Sauveur, tu as détruit toute la puissance de la mort ; * c’est pourquoi nous, les fidèles, te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
    4. Par ta sépulture de trois jours tu éveillas, * Dieu, les morts qu’aux Enfers tu vivifias ; * et, dans ta bonté, tu fus la source de l’immortelle vie * pour nous tous, fidèles, qui sans cesse te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
    5. Aux Myrophores tu apparus d’abord, * Sauveur ressuscité d’entre les morts, * leur criant : Réjouissez-vous ! * et par elles, ô Christ, tu révèles ton éveil à tes amis ; * aussi te crions-nous : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
    6. Sur la montagne Moïse, étendant les bras, préfigurait la croix et triomphait d’Amalec ; * nous-mêmes, nous la prenons pour combattre les démons * et tous ensemble avec foi te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les Célestes soient en liesse ! * Que les terrestres se réjouissent ! * Car le Seigneur a établi son Règne par son bras, * terrassant la mort par la mort, * Lui le Premier-Né d’entre les morts. * Il nous libère du ventre de l’enfer, ** et offre au monde la grande miséricorde.
    2. Tropaire du Prince béni, ton 4 :Reconnais tes frères, nouveau Joseph, * toi qui ne règnes pas sur l’Egypte, mais au ciel avec le Christ, * bienheureux prince Alexandre, et multiplie le froment * à la prière des gens de ton pays ; * protège aussi ton héritage, le peuple chrétien, * et, dans les peines que leur inflige l’ennemi, ** viens en aide aux fils de la sainte Russie.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion du Prince béni, ton 4 : De même que tes lointains parents Boris & Gleb * du ciel apparurent pour t’aider * lorsque vaillamment tu combattais * contre le régent de Suède et ses guerriers, * de même encore maintenant * viens au secours de ta nation en triomphant de l’ennemi, ** qui veut asservir les fils de la sainte Russie.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion du dimanche, ton 3 : Tu es ressuscité aujourd’hui du tombeau, ô Miséricordieux, * et Tu nous as écartés des portes de la mort. * Aujourd’hui Adam exulte et Ève se réjouit ; * avec eux prophètes et patriarches ne cessent de chanter ** la force divine de ta puissance.

    Prokimen
    Du dimanche, ton 3 :
    ℟. Sonnez pour notre Dieu, sonnez ; sonnez pour notre Roi, sonnez ! (Psaume 46, 7).
    ℣. Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ! (Psaume 46, 2).
    Autre prokimen du Prince béni, ton 7 :
    ℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).

    Epîtres
    Du dimanche : I Corinthiens (§ 158) XV, 1-11.
    Car, premièrement, je vous ai donné ce que j’avais moi-même reçu ; savoir : Que le Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures ; qu’il a été enseveli, et qu’il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures.
    Du Prince béni : Galates (§ 213) V, 22 – VI, 2.
    Or ceux qui sont à Jésus-Christ, ont crucifié leur chair avec ses passions et ses désirs déréglés.

    Alleluia
    Du dimanche, ton 3 :
    ℣. En toi, Seigneur, j’ai mon abri ; sur moi pas de honte à jamais (Psaume 30, 2).
    ℣. Sois pour moi un Dieu qui me défend, un lieu fort qui me sauve (Psaume 30, 3).
    Du Prince béni, ton 6 :
    ℣. Bienheureux l’homme qui craint le Seigneur, et qui a une grande affection pour ses commandements (Psaume 111, 1).

    Evangiles
    Du dimanche : Matthieu (§ 79) XIX, 16-26.
    Et Jésus dit à ses disciples : Je vous dis en vérité, qu’il est bien difficile qu’un riche entre dans le royaume des cieux.
    Du Prince béni: Matthieu (§ 43) XI, 27-30.
    Prenez mon joug sur vous, et apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos de vos âmes.

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
    Du Prince béni : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

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    Programme du XIème dimanche après la Pentecôte – clôture de la fête de la Dormition de la Mère de Dieu – ton 2

    Fête de la Dormition de la Mère de DieuParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 5 septembre 2021 du calendrier grégorien – 23 août 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton II de l’Octoèque. Nous célébrons aussi en ce jour la clôture de la fête de la Dormition de la Mère de Dieu.

    Aujourd’hui le trésor de la vie, l’abîme de la grâce – je ne sais comment m’exprimer de mes lèvres audacieuses et intrépides – entre dans l’ombre d’une mort porteuse de vie, sans crainte elle s’en approche, elle qui a engendré son destructeur, si toutefois il est permis d’appeler mort son départ plein de sainteté et de vie.
    Car celle qui pour tous fut la source de la vraie vie, comment tomberait-elle au pouvoir de la mort ? Mais elle obéit à la loi établie par son propre enfant, et comme fille du vieil Adam, elle acquitte la dette paternelle, puisque son Fils même, qui est la vie en personne. ne l’a pas reniée. Mais comme Mère du Dieu vivant, il est juste qu’elle soit emportée auprès de lui.
    Saint Jean Damascène, Seconde homélie sur la Dormition

    La fête de la Dormition ou Assomption de la Mère de Dieu est l’une des douze grandes fêtes de l’année liturgique de l’Eglise byzantine. Elle est suivie de 7 jours d’après-fête (comparables à l’octave du rit romain) et se clôture au 8ème jour (le jour de la clôture reprend l’office de la fête, avec toutefois une moindre solennité).

    Aux heures
    A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
    A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : de la fête.

    A la divine liturgie

    Блаженны гласа – 6 и праздника, 1-го и 2-го канонов, песнь 9-я – 4.

    Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 2, et 4 tropaires de la 9ème ode des deux canons de la fête, œuvres respectivement de saint Côme le Mélode, évêque de Maïouma (c. 675 † vers 787) & de saint Jean Damascène (676 † 749) :
    1. Reprenant la prière du bon Larron, * ô Christ, nous te disons : * Souviens-toi de nous, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
    2. Ta croix, nous te l’offrons * pour la rémission de nos péchés : * Seigneur, tu l’as supportée ** par amour pour les hommes.
    3. Devant ta Sépulture & ta sainte Résurrection, * Maître, nous nous prosternons : * par elles tu rachetas de la corruption, ** Ami des hommes, le monde entier.
    4. Seigneur, l’empire de la Mort * par ta mort fut englouti, * & par ta sainte Résurrection, ** Dieu sauveur, tu as sauvé l’univers.
    5. Au plus profond de l’Enfer, * lorsqu’ils virent ta clarté, * ceux qui dormaient dans les ténèbres de la mort, ** ô Christ, se levèrent, ressuscités.
    6. Ressuscité du tombeau, * tu vins au-devant des Myrophores, * et les Disciples reçurent la mission ** de proclamer ta Résurrection.
    7. Les lois de la nature ont été vaincues en toi, ô Vierge immaculée ; * ton enfantement te garde vierge * et ta mort préfigure la vie. * Toi qui demeures vierge après l’enfantement * et vivante après ta mort, ** ô Mère de Dieu, sauve toujours ton héritage.
    8. Le chœur des apôtres entourait ton corps qui avait accueilli Dieu ; * il le contemplait dans la crainte et s’écriait d’une voix claire : * Toi qui es allée dans les demeures éternelles vers ton Fils, ** ô Mère de Dieu, sauve toujours ton héritage.
    9. Que tout homme se réjouisse illuminé par l’Esprit ; * que les êtres immatériels célèbrent dans la joie, * vénérant la sainte fête de la Mère de Dieu, * et qu’ils clament : Réjouis-toi, ** Toute-bienheureuse, Mère de Dieu très pure et toujours vierge.
    10. Reçois de nous ce chant d’adieu, ô Mère du Dieu vivant ; * et couvre-nous de l’ombre lumineuse de ta divine grâce ; * donne au peuple ami du Christ la victoire et la paix, ** et à ceux qui te chantent le pardon et le salut de leur âme.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : * Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi !
    2. Tropaire de la Dormition, ton 1 : Dans l’enfantement, tu as gardé la virginité ; * dans ta dormition, tu n’as pas abandonné le monde, ô Mère de Dieu. * Tu as été transférée à la Vie, étant Mère de la Vie, ** & par tes prières, tu délivres nos âmes de la mort.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion du dimanche, ton 2 : Tu es ressuscité du tombeau, tout-puissant Sauveur : * l’enfer, voyant ce prodige, est saisi de stupeur, * & les morts ressuscitent. * A cette vue, la création se réjouit avec toi ; * Adam s’unit à l’allégresse ** et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion de la Dormition, ton 2 : La Mère de Dieu qui jamais ne se lasse d’intercéder pour nous * et dont la protection ne pouvait cesser d’être notre espérance * ne se laissa pas vaincre par la mort ni le tombeau, * puisqu’elle est la Mère de la Vie et qu’elle a rejoint la Source de la vie : ** celui qui demeura dans son sein toujours virginal.

    Prokimen
    Du dimanche, ton 2 :
    ℟. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14).
    ℣. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18).
    Autre prokimen de la Dormition, ton 3 :
    ℟. Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur (Luc 1, 46).

    Epîtres
    Du dimanche : I Corinthiens (§ 141) IX, 2-12.
    Si nous avons semé parmi vous des biens spirituels, est-ce une grande chose que nous recueillions un peu de vos biens temporels ?
    De la Mère de Dieu : Philippiens (§ 240) II, 5-11.
    Mais il s’est anéanti lui-même en prenant la forme et la nature de serviteur, en se rendant semblable aux hommes, et étant reconnu pour homme par tout ce qui a paru de lui au dehors.

    Alleluia
    Du dimanche, ton 2 :
    ℣. En toi, Seigneur, j’ai mon abri ; sur moi pas de honte à jamais (Psaume 30, 2).
    ℣. Sois pour moi un Dieu qui me défend, un lieu fort qui me sauve (Psaume 30, 3).
    De la Dormition :
    ℣. Lève-toi, Seigneur, vers ton repos, toi & l’arche de ta sainteté (Psaume 131, 8).

    Evangiles
    Du dimanche : Matthieu (§ 77) XVIII, 23-35.
    C’est ainsi que mon Père qui est dans le ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne du fond de son cœur à son frère.
    De la Mère de Dieu : Luc (§ 54) X, 38-42; XI, 27-28.
    Jésus lui dit : Mais plutôt heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la pratiquent !

    A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique, mégalinaire de la Dormition, ton 4 & 1 :
    Lorsqu’ils virent la Dormition de la Toute-Sainte et Immaculée, * les anges furent émerveillés, ** admirant que la Vierge pût monter de la terre jusqu’aux cieux.
    Et en ton 1 : La nature et ses lois par ton mystère sont dépassées, * Vierge toute-sainte : * tu gardes la virginité dans ton enfantement * et ta mort est le prélude qui annonce la Vie. * Toujours vierge après l’enfantement * et vivante encore après la mort, * garde pour toujours sous ta protection ** ton héritage, ô Mère de Dieu !

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
    De la Dormition : J’élèverai le calice du salut & j’invoquerai le nom du Seigneur (Psaume 115, 13). Alleluia, alleluia, alleluia.

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    Programme du Vème dimanche après la Pentecôte – saint Michel Maleinos – ton 4

    Icône de saint Michel MaleinosParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 25 juillet 2021 du calendrier grégorien, 12 juillet 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton V de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour notre Vénérable Père Michel Maleinos.

    Notre saint de ce jour est né en 894 dans la puissante famille aristocratique des Maleinoi, fortement implantée en Anatolie, laquelle avait acquis sa renommée lors de la lutte contre les invasions musulmanes. Il reçut au saint baptême le prénom de Manuel (Μανουήλ Μαλεΐνος) et comptait dans sa parenté saint Eudocime Maleinos (probablement un grand oncle), officier militaire mort à 33 ans en odeur de sainteté, et sur le tombeau duquel à Constantinople se multipliaient les miracles. Le père de Manuel Maleinos s’appelait lui aussi Eudocime en honneur de ce saint membre de la famille, et sa mère Anastaso était parente de l’empereur Romain Ier Lecapène († 948). Le couple étant stérile, accomplit un pèlerinage à un sanctuaire marial à la suite duquel lui naquirent Manuel l’aîné et cinq autres frères et sœurs. L’une de ses sœurs épousa Bardas Phocas l’Ancien, père de l’empereur Nicéphore II Phocas († 969). L’un de ses frères, Constantin, fut un général fameux de l’armée impériale.

    Manuel Maleinos adolescent fut envoyé vers 909 à la cour impériale de Constantinople, où il fut revêtu de la dignité de despatharocandidat. Le mort de l’empereur Léon VI le Sage en 912 produisit sur lui un profond bouleversement : convaincu de la vanité des honneurs de ce monde, il résolut alors de se faire moine. Alors qu’il allait visiter ses parents en Cappadoce, il faussa la compagnie à son escorte tandis qu’ils traversaient la Bithynie et reçut la tonsure monastique par un ascète, prenant le nom monastique de Michel. Son père Eudocime, furieux de cette décision, le fait rechercher et capturer pour le contraindre à rejoindre la maison paternelle. Cependant, confronté à la volonté ferme de son fils de ne pas revenir à l’état laïc, le père finit par consentir à le laisser partir.

    Saint Michel reprit alors la route vers la Bithynie où il servit modestement trois ans à la table d’un monastère avant de recevoir, en 915, le grand habit en présence, cette fois-ci bienveillante, de son père et de sa mère (une fois veuve, celle-ci devint moniale). Michel passa quelques années d’exercices ascétiques dans la région de la Sainte Montagne de Kyminas (près de Pruse de l’Olympe, l’actuelle Brousse) puis, en 921, partit plus à l’est, dans les Bucellaires, fonder un monastère près de Pruse sur l’Hypios (Plousias). Puis en 925, il revint sur le Mont Kyminas et y fonda un second monastère. Ordonné prêtre, Michel dirigea cette laure qui portait son nom jusqu’à sa mort le 12 juillet 961. Il y reçut à de nombreuses reprises ses neveux, le futur empereur Nicéphore II et Léon Phocas, ainsi que d’autres personnages de la cour qui le pressaient de donner son avis sur la marche de l’Empire. Il prédit ainsi la défaite de son neveu Léon Phocas à la bataille d’Anchialos (917) contre les Bulgares et la chute de la dynastie des Lécapène. Un lointain parent, Athanase de Trébizonde, ami de Nicéphore Phocas, prend l’habit monastique dans la laure de Michel et y reçoit le nom d’Athanase. Disciple de saint Michel Maleinos, saint Athanase l’Athonite ira par la suite fonder la Sainte Montagne de l’Athos, sur le modèle de la Sainte Montagne de Kyminas en Bithynie.

    La Vie de saint Michel Maleinos fut écrite par un autre de ses disciples (cf. le texte grec et une traduction française).

    Michel Maleinos est le saint patron de l’empereur Michel Ier Fiodorovitch de Russie, le premier tsar de la dynastie des Romanov : il était né le 12 juillet 1596, et c’est l’usage courant en Russie de nommer l’enfant du nom du saint fêté le jour de sa naissance. De ce fait, saint Michel Maleinos fut particulièrement vénéré par la dynastie des Romanov et beaucoup de chapelles lui furent consacrées en Russie, en particulier au XVIIème siècle.

    Aux heures
    A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Vénérable Père. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche seulement.

    A la divine liturgie

    Tropaires des Béatitudes : 8 tropaires du dimanche, ton 4 :
    1. A cause de l’arbre défendu * Adam fut exilé du Paradis, mais par l’arbre de la croix le Larron y entra ; * car l’un, goûtant de son fruit, méprisa le commandement du Créateur, * l’autre, partageant ta crucifixion, confessa ta divinité : ** Souviens-toi de moi dans ton royaume.
    2. Seigneur exalté sur la Croix, * tu as brisé la puissance de la mort, * effaçant la cédule écrite contre nous ; * accorde-nous la repentance du Larron * et donne à tes fidèles serviteurs, ô Christ notre Dieu, * de te crier comme lui : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
    3. D’un coup de lance, sur la croix * tu as déchiré la cédule écrite contre nous ; * et, compté parmi les morts, tu as enchaîné le prince de l’Enfer, * délivrant tous les hommes des liens de la mort * par ta Résurrection, dont la lumière a brillé sur nous ; * Seigneur ami des hommes, nous te crions : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
    4. Crucifié & ressuscité du tombeau, * Dieu tout-puissant, le troisième jour, * avec toi, seul Immortel, tu ressuscitas le premier homme, Adam ; * donne-moi, Seigneur, de prendre aussi la voie du repentir * afin que, de tout mon cœur * & dans l’ardeur de ma foi, je te crie : ** Souviens-toi de moi, Sauveur, en ton royaume.
    5. Pour nous l’Impassible devient homme de douleur * et sur la croix se laisse clouer, * afin de nous ressusciter avec lui ; * aussi nous glorifions avec la Croix * les Souffrances & la sainte Résurrection * par lesquelles nous fûmes rénovés, * obtenant le salut en criant : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
    6. Ressuscité d’entre les morts * et dépouillant l’empire de la Mort, * il apparut aux Myrrophores, leur annonçant la joie ; * et nous fidèles, prions-le * d’épargner à nos âmes la corruption, * lui répétant sans cesse la parole du bon Larron : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
    7. Fidèles, glorifions d’un même cœur * le Père, le Fils & l’Esprit saint, * invoquons en trois personnes l’unique Divinité * indivisible, inaccessible, sans confusion, ** qui nous sauve des flammes du châtiment.
    8. Ta mère, Seigneur, t’enfanta virginalement * et vierge elle est demeurée même après l’enfantement : * c’est elle que nous te présentons pour intercéder auprès de toi : * accorde à sa prière le pardon des péchés * pour ceux qui ne cessent de te crier : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Ayant appris de l’Ange la prédication lumineuse de la Résurrection, * et le terme de l’ancestrale condamnation, * les femmes disciples du Seigneur * dirent, pleines de fierté, aux Apôtres : * « Renversée est la mort ! * Le Christ Dieu est ressuscité, ** donnant au monde sa grande miséricorde ! »
    2. Tropaire du Vénérable Père, ton 8 : L’image de Dieu a été vraiment conservée en toi, ô Père, * car tu as pris la croix et suivi le Christ. * En agissant ainsi, tu nous as appris à ne pas tenir compte de la chair, car elle passe, * mais à prendre soin de l’âme, puisqu’elle est immortelle. ** C’est pourquoi ton esprit, ô Vénérable Père Michel, se réjouit avec les anges.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion du Vénérable Père, ton 2 : Par tes actes tu as flétri l’arrogance de la chair, * par l’illumination tu as donné des ailes à ton agilité d’esprit. * Tu as été révélé comme une demeure de la Trinité, * que tu vois maintenant clairement, Bienheureux, ** prie sans cesse pour nous tous.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion du dimanche, ton 4 : Mon sauveur & mon libérateur, * au sortir du tombeau * a libéré et ressuscité tous les habitants de la terre, car il est Dieu. * Il a brisé les portes des enfers, ** et lui le Maître, il est ressuscité le troisième jour.

    Prokimen
    Du dimanche, ton 4 :
    ℟. Que tes œuvres sont grandes, Seigneur ! Toutes, avec sagesse tu les fis (Psaume 103, 24).
    ℣. Bénis le Seigneur, mon âme ! Seigneur, mon Dieu, tu es si grand ! (Psaume 103, 1).

    Epître
    Du dimanche : Romains (§ 103) X, 1-10.
    Parce que si vous confessez de bouche que Jésus est le Seigneur, et si vous croyez de cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, vous serez sauvé.

    Alleluia
    Du dimanche, ton 4 :
    ℣. Va, chevauche pour la cause de la vérité, de la piété & de la justice (Psaume 44, 5).
    ℣. Tu aimes la justice, tu hais l’impiété (Psaume 44, 8).

    Evangile
    Du dimanche : Matthieu (§ 28) VIII, 28 à IX, 1.
    Deux possédés qui étaient si furieux que personne n’osait passer par ce chemin-là, sortirent des sépulcres, et vinrent au-devant de lui ; ils se mirent en même temps à crier, et à lui dire : Jésus, fils de Dieu ! qu’y a-t-il entre vous et nous ?

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

    Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche

    Programme du IVème dimanche après la Pentecôte – invention des reliques de saint Serge de Radonège – ton 3

    Invention des reliques de saint Serge par saint Nikon le 5 juillet 1422Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 18 juillet 2021 du calendrier grégorien – 5 juillet 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton III de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour l’invention des reliques pures de notre Vénérable Père Serge, higoumène de Radonège, l’an 1422.

    Les Tatars qui dominaient la Russie depuis 1237, même après la grande victoire sur eux obtenue par saint Dimitri Donskoï, galvanisé par saint Serge de Radonège, en 1380, continuaient à se livrer à des incursions périodiques, incendiant et saccageant le pays. Cette situation continua après la mort de saint Serge de Radonège (25 septembre 1392) et se produisit en particulier lorsqu’en 1408, Edigu, commandant en chef des armées de la Horde d’or, incendia Nijni Novgorod, Gorodets, Rostov, avançant jusqu’aux alentours de Moscou qu’il n’assiégea pas mais mit le feu au monastère de la Trinité fondé à 70 km de Moscou par saint Serge de Radonège.

    La veille de l’arrivée des Tatars, saint Nikon, disciple de saint Serge qui était alors le supérieur de la communauté, reçut une vision des saints métropolites de Moscou Pierre et Alexis, qui lui annonçait la ruine du monastère, tout en indiquant que celui-ci renaîtrait de ses cendres et saurait s’épanouir et se développer encore plus, et qu’à l’avenir il serait préservé de toute destruction. Ainsi avertis, les moines purent s’enfuir dans les bois avant l’arrivée des Tatars musulmans, en emportant ce qu’ils pouvaient : des icônes, des vases sacrés, des livres et quelques objets particuliers ayant appartenu à saint Serge (en particulier les deux icônes qu’il gardait dans sa cellule, une de la Mère de Dieu et l’autre de saint Nicolas).

    Invention des reliques de saint Serge par saint Nikon le 5 juillet 1422Dès le départ des Tatars, saint Nikon et ses moines se mirent à reconstruire leur monastère. Etant donné que tout, y compris la première église dédiée à la Très-Sainte Trinité, construite par saint Serge, était en bois, rien n’avait survécu à l’incendie. Nikon entreprit une nouvelle église en bois comme la précédente (dédiée en 1411), mais, la prospérité promise dans la vision arrivant, il fit démonter et déplacer cette église et construisit à sa place une magnifique cathédrale en pierre dédiée à la Trinité et décorée par le fameux iconographe Andreï Roublev (qui réalisa en particulier l’iconostase que l’on peut toujours contempler aujourd’hui). Les fresques furent réalisées par ce grand artiste et par Daniel Le Noir. A cette occasion, sur les indications d’une vision de saint Serge à une pieuse femme des environs, on creusa et on découvrit le corps incorrompu du saint fondateur. Cette invention des reliques eut lieu le 5 juillet 1422, alors que saint Serge n’était pas encore canonisé (sa glorification par l’Eglise intervint en 1452).

    Le 11 avril 1919, les reliques de saint Serge dans la cathédrale de la Trinité de la Laure de Serguiev Possad furent odieusement profanées par las Bolcheviques qui y firent une autopsie. Une apparition miraculeuse de saint Serge s’est produite à l’époque au starets Alexis Zossima (Fedor Alexeïvitch Soloviev, 1846 † 1928), lui disant : « Je veux souffrir avec mon peuple, je me suis laissé profaner pour que ma ville survive à jamais ». La châsse en argent de 1737 fut ouverte mais les reliques ne furent toutefois pas détruites. On peut toujours les vénérer aujourd’hui dans la cathédrale de la Trinité de Serguiev Possad.

    (Note : l’office de saint Athanase l’Athonite, du 5 juillet également, est usuellement reporté par l’Eglise russe au 6 juillet.)

    Aux heures
    A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Vénérable Père. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
    A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Vénérable Père. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du Vénérable Père.

    A la divine liturgie

    Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 3 & 4 tropaires de la 3ème ode du canon du Vénérable Père :
    1. Adam, notre premier père, ayant transgressé ton commandement, * ô Christ, tu l’as chassé du Paradis ; * mais, compatissant, tu fis entrer le bon Larron * te confessant sur la croix et criant : * Souviens-toi de moi, Sauveur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
    2. Pour notre faute, tu nous condamnas * à la malédiction de la mort, Seigneur source-de-vie ; * mais, souffrant dans ton corps, Maître sans péché, * tu fis revivre les morts qui s’écrièrent : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
    3. Ressuscité d’entre les morts, tu nous sauvas de nos passions, * Seigneur, par ta sainte Résurrection ; * et, Sauveur, tu as détruit toute la puissance de la mort ; * c’est pourquoi nous, les fidèles, te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
    4. Par ta sépulture de trois jours tu éveillas, * Dieu, les morts qu’aux Enfers tu vivifias ; * et, dans ta bonté, tu fus la source de l’immortelle vie * pour nous tous, fidèles, qui sans cesse te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
    5. Aux Myrrophores tu apparus d’abord, * Sauveur ressuscité d’entre les morts, * leur criant : Réjouissez-vous ! * et par elles, ô Christ, tu révèles ton éveil à tes amis ; * aussi te crions-nous : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
    6. Sur la montagne Moïse, étendant les bras, préfigurait la croix et triomphait d’Amalec ; * nous-mêmes, nous la prenons pour combattre les démons * et tous ensemble avec foi te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les Célestes soient en liesse ! * Que les terrestres se réjouissent ! * Car le Seigneur a établi son Règne par son bras, * terrassant la mort par la mort, * Lui le Premier-Né d’entre les morts. * Il nous libère du ventre de l’enfer, ** et offre au monde la grande miséricorde.
    2. Tropaire du Vénérable Père, ton 8 : Depuis ta jeunesse tu as accueilli le Christ en ton âme, ô vénérable Père, * et plus que tout tu as désiré t’écarter de l’agitation du monde ; * courageusement tu es allé habiter dans le désert, * et là, tu as fait croître les fruits de l’humilité, les enfants de l’obéissance ; * ayant été la demeure de la Trinité, * tu as éclairé par tes miracles tous ceux qui accouraient vers toi avec foi, * accordant abondamment à tous la guérison ; ** ô Serge notre père, prie le Christ Dieu afin qu’Il sauve nos âmes.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion du Vénérable Père, ton 8 : Ayant vécu saintement dans l’épiscopat * et pris le chemin des martyrs, * pontife Eusèbe, tu as éteint les foyers de l’hérésie ; * par le crédit que tu possèdes auprès de du Christ Dieu ** prie le afin qu’il sauve nos âmes.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion du dimanche, ton 3 : Tu es ressuscité aujourd’hui du tombeau, ô Miséricordieux, * et Tu nous as écartés des portes de la mort. * Aujourd’hui Adam exulte et Ève se réjouit ; * avec eux prophètes et patriarches ne cessent de chanter ** la force divine de ta puissance.

    Prokimen
    Du dimanche, ton 3 :
    ℟. Sonnez pour notre Dieu, sonnez ; sonnez pour notre Roi, sonnez ! (Psaume 46, 7).
    ℣. Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ! (Psaume 46, 2).
    Du Vénérable Père, ton 7 :
    ℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).

    Epîtres
    Du dimanche : Romains (§ 93) VI, 18-23.
    Car la mort est la solde et le payement du péché ; mais la vie éternelle est une grâce et un don de Dieu, en Jésus-Christ notre Seigneur.
    Du Vénérable Père : Galates (§ 213) V, 22 – VI, 2.
    Or ceux qui sont à Jésus-Christ, ont crucifié leur chair avec ses passions et ses désirs déréglés.

    Alleluia
    Du dimanche, ton 4 :
    ℣. Va, chevauche pour la cause de la vérité, de la piété & de la justice (Psaume 44, 5).
    ℣. Tu aimes la justice, tu hais l’impiété (Psaume 44, 8).
    Du Vénérable Père, ton 6 :
    ℣. Bienheureux l’homme qui craint le Seigneur, et qui a une grande affection pour ses commandements (Psaume 111, 1).

    Evangiles
    Du dimanche : Matthieu (§ 25) VIII, 5-13.
    Mais le centenier lui répondit : Seigneur ! je ne suis pas digne que vous entriez dans ma maison ; mais dites seulement une parole, et mon serviteur sera guéri.
    Du Vénérable Père : Luc (§ 24) VI, 17–23.
    Et tout le peuple tâchait de le toucher, parce qu’il sortait de lui une vertu qui les guérissait tous.

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    Du Vénérable Père : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

    Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

    Programme du IIIème dimanche après la Pentecôte – translation des reliques des saints Cyr & Jean – ton 2

    Martyre par décapitation des saints Cyr Jean Anastasia Théodotè Théoctistè et EudoxiaParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 11 juillet 2021 du calendrier grégorien, 28 juin 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton II de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour la translation des reliques des martyrs anargyres et thaumaturges Cyr et Jean.

    Les saints Cyr et Jean sont tenus en haute estime par l’Eglise égyptienne. Saint Cyr était un médecin d’Alexandrie qui soignait gratuitement les malades (d’où le surnom d’anargyre (« sans argent ») qui, à l’instar des saints Côme et Damien, lui est attribué). Dénoncé au cours de la persécution de Dioclétien, il quitte Alexandrie pour se réfugier au Nord-Est dans la ville de Canope (Κάνωπος), ville qui porte désormais en son honneur le nom d’Aboukir (Abou-Kir : Père Cyr en Arabe). Là il embrasse la vie monastique en compagnie de son disciple Jean, un ancien militaire.

    Une chrétienne de Canope, Anastasia, et ses trois jeunes filles Théodotè, Théoctistè et Eudoxia ayant été arrêtées, saint Cyr & saint Jean décident de les accompagner à Alexandrie pour les soutenir dans leur foi, et les encourager durant le procès et les tourments qu’on leur inflige. Les deux saints sont finalement repérés, arrêtés et décapités à leur tour un 31 janvier (probablement de l’an 311), jour où est célébré leur martyre dans les liturgies byzantine et copte. Après leur glorieux martyre, leurs corps sont emportés et enterrés par les chrétiens de la ville dans l’église qui sera par la suite la cathédrale patriarcale Saint-Marc d’Alexandrie.

    Saint Cyr l'anargyre et le thaumaturgeEn 414, sous le règne de l’Empereur Théodose II le Jeune, le pape d’Alexandrie saint Cyrille eut une vision d’un ange lui ordonnant de transférer les reliques des deux saints dans l’église dédiés aux Saints Evangélistes à Ménouthis, près de Canope, afin d’y contrer le paganisme d’un temple d’Isis qui se maintenait là. On ouvrit le tombeau des saints dans la cathédrale patriarcale d’Alexandrie, et ont y trouva les corps incorrompus des deux martyrs. Saint Cyrille présida ensuite lui-même la grande procession solennelle des reliques d’Alexandrie à Canope/Menouthis (23 kilomètres séparent ces deux villes), à la tête de son clergé et d’un grand concours de peuple. Les corps des martyrs étaient placés sur un char, accompagnés de luminaires et d’encens, et d’un grand concert d’hymnes en l’honneur du Christ et de ses saints. Cette translation eut lieu un 28 juin et se signala par l’accomplissement de nombreux miracles, qui perdurèrent une fois les reliques installées dans l’église des Saints-Evangélistes de Ménouthis, ce qui ruina rapidement l’influence du culte d’Isis dans cette ville. On conserve trois discours prononcés par saint Cyrille d’Alexandrie au cours de cette translation solennelle.

    Saint Sophrone, futur patriarche de Jérusalem, reçut lui-même la grâce de la guérison de ses yeux lors d’un pèlerinage auprès des reliques des deux saints thaumaturges vers l’année 610. Reconnaissant, il écrivit un Eloge des saints Cyr et Jean et un recueil des miracles accomplis au sanctuaire de Ménouthis auprès de leurs reliques.

    Saint Cyr d’Alexandrie est aussi vénéré à Rome (où fut apportée une partie de ses reliques) et en Italie. On doit le distinguer toutefois de saint Cyr d’Antioche, très vénéré en France depuis que saint Amâtre d’Auxerre y apporta une part de ses reliques dans sa cathédrale au début du Vème siècle : de très nombreux lieux de France l’ont pour patron et il donne son nom à l’Académie militaire de l’Armée française.

    Aux heures
    A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Martyrs. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.

    A la divine liturgie

    Tropaires des Béatitudes : 8 tropaires du dimanche ton 2 :
    1. Reprenant la prière du bon Larron, * ô Christ, nous te disons : * Souviens-toi de nous, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
    2. Ta croix, nous te l’offrons * pour la rémission de nos péchés : * Seigneur, tu l’as supportée ** par amour pour les hommes.
    3. Devant ta Sépulture & ta sainte Résurrection, * Maître, nous nous prosternons : * par elles tu rachetas de la corruption, ** Ami des hommes, le monde entier.
    4. Seigneur, l’empire de la Mort * par ta mort fut englouti, * & par ta sainte Résurrection, ** Dieu sauveur, tu as sauvé l’univers.
    5. Au plus profond de l’Enfer, * lorsqu’ils virent ta clarté, * ceux qui dormaient dans les ténèbres de la mort, ** ô Christ, se levèrent, ressuscités.
    6. Ressuscité du tombeau, * tu vins au-devant des Myrrophores, * et les Disciples reçurent la mission ** de proclamer ta Résurrection.
    7. Glorifions le Père éternel, * prosternons-nous devant le Fils * et tous, avec foi célébrons ** la louange du Saint-Esprit.
    8. Réjouis-toi, ô Trône flamboyant, * réjouis-toi, Epouse inépousée, * réjouis-toi, Vierge qui enfantas ** pour les hommes notre Dieu.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, ô Vie immortelle, * alors l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité . * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : * Donateur de vie, Christ notre Dieu, gloire à toi !
    2. Tropaire des Martyrs, ton 5 : Les miracles de tes saints Martyrs, * tu nous les as donné comme rempart invincible, Christ Dieu ; * par leurs prières, ruine les complots des païens, * affermis le règne de la foi, ** car tu es le seul bon et ami de l’homme.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion des Martyrs, ton 3 : Recevant le don des miracles de la grâce divine, ô saints, * vous faites sans cesse des merveilles, * abattant toutes nos passions avec une habileté invisible, * Cyr le divinement sage et Jean le glorieux, *** car vous êtes de divins médecins.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion du dimanche, ton 2 : Tu es ressuscité du tombeau, tout-puissant Sauveur : * l’enfer, voyant ce prodige, est saisi de stupeur, * & les morts ressuscitent. * A cette vue, la création se réjouit avec toi ; * Adam s’unit à l’allégresse ** et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.

    Prokimen
    Du dimanche, ton 2 :
    ℟. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14).
    ℣. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18).

    Epître
    Du dimanche : Romains (§ 88) V, 1-10.
    Or cette espérance n’est point trompeuse, parce que l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné.

    Alleluia
    Du dimanche, ton 2 :
    ℣. Qu’il te réponde, le Seigneur, au jour d’angoisse, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob ! (Psaume 19, 1).
    ℣. Seigneur, sauve le roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquons (Psaume 19, 10).

    Evangile
    Du dimanche : Matthieu (§ 18) VI, 22-33.
    Pourquoi aussi vous inquiétez-vous pour le vêtement ? Considérez comment croissent les lis des champs : ils ne travaillent point, ils ne filent point : et cependant je vous déclare que Salomon même dans toute sa gloire n’a jamais été vêtu comme l’un d’eux.

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

    Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

    Programme du dimanche de tous les saints qui ont illuminé la terre de Russie – ton 1

    Tous les saints qui ont illuminé la terre de Russie (Toussaint russe)Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 4 juillet 2021 du calendrier grégorien – 21 juin 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    LE SECOND DIMANCHE APRES LA PENTECOTE
    MEMOIRE DE TOUS LES SAINTS QUI ONT ILLUMINE LA TERRE DE RUSSIE

    Le second dimanche après la Pentecôte, une semaine après avoir fêté tous les saints, l’Eglise russe célèbre une Toussaint russe.

    Cette célébration vit le jour au XVIème siècle sous le saint métropolite Macaire de Moscou & de toutes les Russies mais fut abandonnée au siècle suivant lors des réformes du Patriarche Nikon. Cette fête fut restaurée à la suite du concile local de Moscou le 26 août 1918.

    L’initiateur de la restauration de cette fête fut un professeur de l’Université de Saint-Pétersbourg, Boris Touraev. Il fut du reste le co-auteur avec le hiéromoine Athanase Sakharov de la première édition de l’office parue en 1918. Une seconde édition de cet office parut en 1956 et fut publiée par le Patriarcat de Moscou. Une révision de cet office fut effectuée en 2002 et fut intégrée aux Ménées du mois de mai (elle présente quelques variantes avec la version de 1956, en particulier pour le prokimenon de la liturgie).

    Curiosité liturgique, les différents stichères des vêpres ou des matines, ainsi que les tropaires des odes du canon du jour à matines énumèrent les noms d’un très grand nombre de saints russes. Des formules spéciales pour les prières de la litie énumèrent de même de longues listes de saints russes.

    L’office de tous les saints qui ont illuminé la terre de Russie se combine avec celui du dimanche, ton 1. Les lectures de la liturgie, qui s’ajoutent à celle du IInd dimanche après la Pentecôte, reprennent celles du dimanche de tous les saints de la semaine précédente.

    Notons que le dimanche suivant, IIIème après la Pentecôte, a vu se multiplier d’autres Toussaints : on y fête, selon les lieux, tous les saints de Pskov, de Novgorod, de Biélorussie, de Saint-Pétersbourg. Un phénomène similaire s’est observé en Occident où plusieurs ordres religieux ont des célébrations particulières de tous les saints de leur ordre après la Toussaint du 1er novembre.

    Par les prières de ta Mère immaculée et de tous les saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous, dans ton unique bonté & ton amour pour les hommes. Amen.

    Aux heures
    A tierce : Tropaire du dimanche, ton 1. Gloire au Père. Tropaire des saints russes. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du dimanche.
    A sexte : Tropaire du dimanche, ton 1. Gloire au Père. Tropaire des saints russes. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : de tous les saints de Russie.

    A la divine liturgie

    Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 1 & 4 tropaires propres à la fête de tous les saints de Russie, ton 8 :
    1. Du Paradis l’Ennemi fit chasser Adam * lorsqu’il eut mangé le fruit défendu, * mais par la croix le Christ y fit entrer le bon Larron qui lui criait : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
    2. Je me prosterne devant ta Passion * et je glorifie ta sainte Résurrection ; * avec Adam & le bon Larron * je te crie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
    3. Librement, Seigneur sans péché, * tu as souffert la croix & la mise au tombeau ; * mais, comme Dieu, tu es ressuscité, * faisant surgir avec toi * Adam qui s’écrie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
    4. Le temple de ton corps, tu l’as relevé * du tombeau le troisième jour ; * avec Adam, ô Christ notre Dieu, * tu as ressuscité le genre humain, * qui chante : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
    5. A ton sépulchre se rendirent de bon matin * les Myrrophores tout en larmes, ô Christ notre Dieu : * elles y trouvèrent un Ange vêtu de blanc, * assis sur la pierre et disant : Que cherchez-vous ? ** Le Christ est ressuscité, ne pleurez plus.
    6. Sur la montagne que tu leur avais indiquée * tes Apôtres arrivèrent, Seigneur ; * et, lorsqu’ils te virent, Sauveur, * ils se prosternèrent devant toi ; * vers les nations tu les envoyas ** pour les instruire et baptiser.
    7. Nous avons pas hérité de notre terre par l’épée, * mais par ta droite, et ta dextre élevée, et la lumière de ta face ; * et par les larmes de tes saints, leurs luttes et leur sueur, leur sang et leur enseignement, ** notre patrie est fermement établie.
    8. Lorsque nous nous sommes détournés loin de toi et n’avons pas accompli tes commandements, * alors tu nous as mis de côté et nous as humiliés ; * et nous sommes devenus la moindre parmi toutes les nations. * Mais aie pitié de nous, ô Dieu notre Sauveur, ** par les prières des saints.
    9. O tout-Sainte Trinité, fais nous revenir d’exil, * guéris notre maladie et notre chagrin, * et élève notre esprit de la paresse et du sommeil du péché, * que nous soyons dignes de nos pères et frères ** qui par leurs luttes ont glorifié ton nom dans notre pays.
    10. Rassemble les dispersés, * fais revenir ceux qui ont été séparés, * fais revenir ceux qui se sont éloignés de la foi orthodoxe, * réconforte les pleurs et la tristesse, * et guéris la dissolution de notre terre tourmentée, * O toi qui es pleine de grâce, * suppliant Dieu en notre nom ** avec les saints qui sont nos compatriotes.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * « Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »
    2. Tropaire de tous les saints qui ont illuminé la terre de Russie, ton 8 : Comme le bon fruit de tes salutaires semailles * la terre de Russie t’offre, Seigneur, * tous les Saints qui sur elle ont resplendi ; * à leur prière & par celle qui t’enfanta * garde les fidèles de son Eglise dans une profonde paix, ** Dieu de miséricorde.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion de tous les saints qui ont illuminé la terre de Russie, ton 3 : En ce jour, le chœur de tous les Saints * qui sur la terre de Russie furent agréables à Dieu * se tient parmi nous invisiblement et prie pour nous  * avec eux les Anges glorifient le Seigneur * et pour cette fête exultent les autres Saints de l’Eglise du Christ, ** intercédant tous ensemble auprès du Dieu d’avant les siècles.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion du dimanche, ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, * tu as ressuscité le monde avec toi ; * la nature humaine te chante comme Dieu, * la mort s’évanouit, * Adam jubile, Seigneur, * & Eve, désormais libérée de ses liens, * proclame dans l’allégresse : ** O Christ, c’est toi qui accordes à tous la résurrection.

    Prokimen
    Du dimanche, ton 1 :
    ℟. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
    ℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).
    Des saints russes, ton 4 :
    ℟. Pour les saints qui sont sur sa terre, le Seigneur a rendu merveilleuse toutes ses volontés (Psaume 15, 3).

    Epîtres
    Du dimanche : Romains (§ 81) II, 10-16.
    Dieu jugera par Jésus-Christ, selon l’Évangile que je prêche, tout ce qui est caché dans le cœur des hommes.
    Des saints russes : Hébreux (§ 330) XI, 33 – XII, 2..
    Puis donc que nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, dégageons-nous de tout le poids qui nous abat, et des pièges qui nous assiègent, et courons par la patience dans cette carrière qui nous est ouverte.

    Alleluia
    Du dimanche, ton 1 :
    ℣. C’est Dieu qui me donne les vengeances & prosterne les peuples sous moi. (Psaume 17, 48)
    ℣. Il multiplie pour son roi les délivrances et montre de l’amour pour son Christ. (Psaume 17, 51)
    Des saints russes :
    ℣. O Dieu ! nous avons entendu de nos oreilles, et nos pères nous l’ont annoncé. (Psaume 46, 1)

    Evangiles
    Du dimanche : Matthieu (§ 9) IV, 18-23.
    Et il leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes.
    Des saints russes : Matthieu (§ 38) X, 32-33, 37-38 ; XIX, 27-30..
    Quiconque donc me confessera et me reconnaîtra devant les hommes, je le reconnaîtrai aussi moi-même devant mon Père qui est dans les cieux.

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    Des saints russes : Le Seigneur a mis sa complaisance dans son peuple ; et il élèvera ceux qui sont doux, et les sauvera. (Psaume 149, 4) Alleluia, alleluia, alleluia.

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    Programme du dimanche de tous les saints – ton 8

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 27 juin 2021 du calendrier grégorien – 14 juin 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    LE DIMANCHE DE TOUS LES SAINTS
    ВСЕХ СВЯТЫХ

    Le Ier dimanche après la Pentecôte, le rit byzantin célèbre la fête de tous les saints.

    De même que c’est la dédicace du Panthéon en basilique Sainte-Marie-des-Martyrs au VIème siècle qui est à l’origine de la fête de tous les saints dans le rit romain, de même c’est la dédicace de l’église de Tous les Saints par l’empereur Léon VI le Sage (886 † 912) à Constantinople, près de l’église des Douze Apôtres, qui est à l’origine de la fête de ce dimanche dans le rit byzantin. Pour la petite histoire, cette église fut construite par Léon VI le Sage afin d’abriter les reliques de son épouse Théophanô, morte ascète au couvent des Blachernes en odeur de sainteté. Par ses reliques s’accomplissaient des miracles, mais l’empereur répugna à dédier la nouvelle église à sa première épouse.

    Le Synaxaire de Nicéphore Calliste Xanthopoulos (XIVème siècle) explique que la fixation de la fête de tous les saints au dimanche qui suit la Pentecôte exprime que l’Esprit-Saint est la source de toute sainteté. Il fait aussi remarquer que le cycle pascal se conclut par cette fête, ayant démarré par le récit de la création et de l’expulsion d’Adam au dimanche de la Tyrophagie ; puis, au travers de la croix, de la passion, de la résurrection, de la descente du Saint-Esprit et de la révélation de la Trinité, le cycle mobile du Triode a exposé le plan d’amour de Dieu pour sauver l’homme : l’économie du salut, laquelle voit sa conclusion naturelle par la sanctification des disciples du Christ.

    L’office de tous les saints se combine avec celui du dimanche, ton 8.

    Par les prières de ta Mère immaculée et de tous les saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous, dans ton unique bonté & ton amour pour les hommes. Amen.

    Aux heures
    A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de tous les saints. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion de tous les saints.

    A la divine liturgie

    Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du dimanche, ton 8 & 4 tropaires de la 6ème ode du canon de tous les saints :
    1. Souviens-toi de nous, Christ Sauveur du monde, * comme sur la croix tu t’es souvenu du bon Larron, * & rends-nous dignes, seul Seigneur compatissant, ** d’avoir tous notre part en ton royaume, dans les cieux.
    2. Adam, écoute, avec Eve, réjouis-toi, * car celui qui jadis vous dépouilla tous les deux * & dont la ruse nous rendit captifs ** est anéanti par la Croix du Christ.
    3. Sur l’arbre de la croix, Sauveur, tu acceptas d’être cloué * pour sauver Adam de la malédiction méritée sous l’arbre défendu * et lui rendre la ressemblance à ton image, Dieu de bonté, ** ainsi que le bonheur d’habiter le Paradis.
    4. En ce jour le Christ est ressuscité du tombeau, * à tout fidèle accordant l’incorruptible vie ; * aux Myrrophores il donne l’annonce de la joie ** après ses Souffrances & sa divine Résurrection.
    5. Comme pierre précieuse & choisie, * comme pierre d’angle en Sion, * les Saints, ô Christ, t’ont découvert * & sur ce roc inébranlable ils ont assis ** l’édifice de leurs pierres choisies.
    6. Les gouttes de ton sang, ô mon Dieu, * avec l’eau jaillissant de ton côté * ont fait surgir un monde nouveau * & convoqué auprès de toi ** la divine assemblée de touslalande les Saints.
    7. Pieusement nous chantons * la divine assemblée des Martyrs * rayonnante de grâce & de splendeur * dans leurs habits de sang vermeil ** & la pourpre de leurs rudes combats.
    8. Tous ensemble, nous te chantons * comme la Mère de Dieu en vérité : * grâce à toi la nature féminine fut affermie ; * pour le Christ elle a combattu ** & s’est illustrée par toutes sortes de vertus.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 8 : Tu es descendu du lieu très-haut, toi qui es compatissant. * Tu as souffert l’ensevelissement durant trois jours, * pour nous libérer des passions. ** Notre vie et notre résurrection, Seigneur, gloire à toi !
    2. Tropaire de tous les saints, ton 4 : Parée du sang de tes martyrs du monde entier * comme de pourpre et de lin, * ton Église te clame par leur intercession, ô Christ Dieu : * « Étends ta compassion sur tes fidèles ; ** accorde la paix à ton peuple et à nos âmes la grande miséricorde. »
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    4. Kondakion de tous les saints, ton 8 : Comme prémices de la nature, à Toi qui fais pousser la création, * le monde entier t’offre, Seigneur, les martyrs théophores ; * garde ton Église dans une paix profonde, par leurs supplications ** et par les prières de la Mère de Dieu, ô Très- miséricordieux.

    Prokimena
    Du dimanche, ton 8 :
    ℟. Rendez hommage et faites offrande au Seigneur notre Dieu. (Psaume 75, 12)
    ℣. Dieu est connu en Judée, en Israël grand est son nom. (Psaume 75, 1)
    De tous les saints, ton 4 :
    ℟. Dieu est admirable dans ses saints, le Dieu d’Israël. (Psaume 76, 36)

    Epître
    Du dimanche de tous les saints : Hébreux (§ 330) XI, 33 – XII, 2..
    Puis donc que nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, dégageons-nous de tout le poids qui nous abat, et des pièges qui nous assiègent, et courons par la patience dans cette carrière qui nous est ouverte.

    Alleluia
    De tous les saints, ton 4 :
    ℣. Par la Parole du Seigneur, les cieux ont été affermis, et par l’Esprit de sa bouche, toute leur puissance.
    ℣. Depuis les cieux, le Seigneur a regardé, il a vu tous les fils des hommes.

    Evangile
    Du dimanche de tous les saints : Matthieu (§ 38) X, 32-33, 37-38 ; XIX, 27-30..
    Quiconque donc me confessera et me reconnaîtra devant les hommes, je le reconnaîtrai aussi moi-même devant mon Père qui est dans les cieux.

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux (Psaume 148, 1).
    De tous les saints : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alléluia, alléluia, alléluia.

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    Programme de la sainte Pentecôte – Fête patronale de l’Eglise catholique russe de Paris

    La sainte Pentecôte est la fête patronale de la Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité:

    • le samedi 19 juin 2021 du calendrier grégorien – 6 juin 2021 du calendrier julien, vigile de toute la nuit (grandes vêpres & matines) à 18h.
    • le dimanche 20 juin 2021 du calendrier grégorien – 7 juin 2021 du calendrier julien, à 8h55, heures de tierce & sexte puis à 9h15 divine liturgie de saint Jean Chrysostome.
    • Pique-nique paroissial organisé ensuite dans les locaux de la paroisse.
    • A 15h, vêpres de l’agenouillement (fin du temps pascal).

    La Pentecôte est l’une des douze grandes fêtes de l’année. Le cinquantième jour après Pâques célèbre la descente du Saint-Esprit sur les disciples au Cénacle, à l’heure de Tierce.

    L’Eglise de Jérusalem, au témoignage de la pèlerine Egérie au IVème siècle, célébrait à la Pentecôte non seulement la descente du Saint-Esprit – en se rendant à Sion à la troisième heure – mais également l’Ascension en se rendant au Mont des Oliviers pour les vêpres. A la suite du second Concile œcuménique, à la fin du IVème siècle, la fête de l’Ascension fut célébrée au quarantième jour après Pâques. Cependant, comme l’atteste le Lectionnaire arménien au début du Vème siècle, la station au Mont des Oliviers fut maintenue à Jérusalem à la dixième heure où l’on faisait trois prières solennelles d’agenouillement après des lectures, ce qui est l’origine des actuelles vêpres de l’agenouillement au soir de la Pentecôte. Cet agenouillement solennel à la clôture du temps pascal rappelle que – conformément au dernier canon du Ier concile de Nicée de 325 -, les chrétiens ne doivent pas s’agenouiller lorsqu’ils célèbrent la résurrection du Christ, savoir les dimanches et durant tout le temps de la cinquantaine pascale.

    Dans le rit byzantin, la fête de la Pentecôte est également celle de la Très-Sainte Trinité, l’Esprit-Saint nous faisans adorer en vérité un seul Dieu en trois personnes par la révélation qu’il nous fait de la vie divine.

    De ce fait, c’est donc la fête patronale de la paroisse catholique russe de Paris, dont l’église est dédiée à la Très-Sainte Trinité.

    Par les prières de tes Apôtres, Christ notre Dieu, aie pitié de nous. Amen.

    VIGILE DE LA PENTECOTE : GRANDES VEPRES & MATINES – SAMEDI 19 JUIN A 18h

    Evangile de matines :
    De la fête :Jean (§ 65) XX, 19-23.
    Ayant dit ces mots, il souffla sur eux, et leur dit : Recevez le Saint-Esprit.

    Télécharger le livret des choristes pour la vigile de ce dimanche.

    DIVINE LITURGIE – DIMANCHE 20 JUIN A 9h15

    Aux heures
    Tropaire de la fête. Gloire au Père. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : de la fête.

    A la divine liturgie

    Les psaumes des typiques ainsi que les Béatitudes, au début de la liturgie dominicale, sont remplacées par les trois antiennes suivantes :

    Première antienne, ton 2 – Psaume XVIII
    ℣. Les cieux racontent la gloire de Dieu, * et l’œuvre de ses mains, le firmament l’annonce.
    ℟. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
    ℣. Le jour au jour proclame la Parole, * et la nuit à la nuit annonce la connaissance.
    ℟. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
    ℣. Leur son a retenti par toute la terre, * et leur parole jusqu’aux extrémités du monde.
    ℟. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
    ℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit, * Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    ℟. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.

    Seconde antienne, ton 2 – Psaume XIX
    ℣. Que le Seigneur t’exauce au jour de la tribulation, * que le Nom du Dieu de Jacob te protège.
    ℟. Sauve-nous, Consolateur, Dieu bon, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
    ℣. Que du sanctuaire, il t’envoie son secours, * et que de Sion il t’apporte son soutien.
    ℟. Sauve-nous, Consolateur, Dieu bon, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
    ℣. Qu’il te donne selon ton cœur * et qu’il accomplisse tous tes desseins.
    ℟. Sauve-nous, Consolateur, Dieu bon, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
    ℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit, * Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    Fils unique & Verbe de Dieu, qui es immortel & qui, pour notre salut, as voulu t’incarner de la sainte Mère de Dieu & toujours Vierge Marie, qui, sans changer, t’es fait homme, as été crucifié, Christ-Dieu, et par ta mort as vaincu la mort, l’un de la sainte Trinité, glorifié avec le Père et le Saint-Esprit, sauve-nous.

    Troisième antienne, ton 8 – Psaume XX
    ℣. Seigneur, en ta force le roi se réjouit ; * et pour ton salut, il exulte grandement.
    ℟. Béni es-tu, Christ, notre Dieu, * qui a rendu très-sages des pécheurs, * leur envoyant le Saint-Esprit, * & qui par eux, pris au filet le monde entier, ** Ami des hommes, gloire à toi.
    ℣. Tu lui as accordé ce que son cœur désirait ; * tu ne lui a pas refusé ce que souhaitaient ses lèvres.
    ℟. Béni es-tu, Christ, notre Dieu, * qui a rendu très-sages des pécheurs, * leur envoyant le Saint-Esprit, * & qui par eux, pris au filet le monde entier, ** Ami des hommes, gloire à toi.
    ℣. Car tu l’as prévenu de bénédictions pleines de douceur, * tu as posé sur sa tête une couronne de pierres précieuses.
    ℟. Béni es-tu, Christ, notre Dieu, * qui a rendu très-sages des pécheurs, * leur envoyant le Saint-Esprit, * & qui par eux, pris au filet le monde entier, ** Ami des hommes, gloire à toi.

    A la petite entrée :
    1. Isodikon de la fête : Sois exalté, Seigneur, dans ta puissance, nous chanterons et jouerons des psaumes pour tes grandes œuvres.
    2. Tropaire de la Pentecôte, ton 8 : Béni es-tu, Christ, notre Dieu, * qui a rendu très-sages des pécheurs, * leur envoyant le Saint-Esprit, * & qui par eux, pris au filet le monde entier, ** Ami des hommes, gloire à toi.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    4. Kondakion de la Pentecôte, ton 8 : Lorsque Tu descendis pour confondre les langues, * Tu dispersas les nations, ô Très-Haut ; * mais lorsque Tu distribuas les langues de feu, * Tu nous appelas tous à l’unité. ** Aussi d’une seule voix glorifions-nous le très saint Esprit.

    A la place du Trisaghion :
    ℟. Vous tous qui avez été baptisés en Christ, * vous avez revêtu le Christ. * Alléluia. (3 fois)

    Prokimenon :
    De la fête, ton 8 :
    ℟. Leur son a retenti par toute la terre, et leur parole jusqu’aux extrémités du monde (Psaume 18, 5).
    ℣. Les cieux racontent la gloire de Dieu, et l’œuvre de ses mains, le firmament l’annonce (Psaume 18, 2).

    Epître :
    De la fête :Actes des Apôtres (§ 3) II, 1-11.
    Aussitôt ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et ils commencèrent à parler diverses langues, selon que le Saint-Esprit leur mettait les paroles en la bouche.

    Alleluia :
    De la fête, ton 1 :
    ℣. Par la Parole du Seigneur, les cieux ont été affermis, et par l’Esprit de sa bouche, toute leur puissance.
    ℣. Depuis les cieux, le Seigneur a regardé, il a vu tous les fils des hommes.

    Evangile :
    De la fête :Jean (§ 27) VII, 37-52 ; VIII, 12.
    Ce qu’il entendait de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui : car l’Esprit n’avait pas encore été donné, parce que Jésus n’était pas encore glorifié.

    A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique (de la fête)
    Mégalynaire : Les Apôtres, contemplant la descente du Consolateur, étaient frappés d’admiration, lorsque, sous la forme de langues de feu, leur apparut le Saint-Esprit.
    Hirmos : Réjouis-toi, Reine, tu as la gloire d’être Vierge et Mère. Les langues les plus habiles et les plus éloquentes ne peuvent discourir ni te chanter dignement. Toute intelligence est impuissante à comprendre ton enfantement. Aussi te glorifions-nous d’une même voix.

    Verset de communion
    De la Pentecôte : Ton Esprit bon me conduira dans la terre de rectitude (Psaume 142, 10). Alléluia, alléluia, alléluia.

    Télécharger le livret des choristes pour la divine liturgie de ce dimanche.

    VEPRES DE L’AGENOUILLEMENT – DIMANCHE 20 JUIN A 15h

    Télécharger le livret des choristes pour les vêpres de l’agenouillement, lesquelles marquent la fin du Temps pascal.