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La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du XXème dimanche après la Pentecôte – saints Marcien & Martyrius – ton 3

Saints martyrs Marcien et MartyriusParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 7 novembre 2021 du calendrier grégorien, 25 octobre 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton III de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour les saints Marcien & Martyrius, notaires, martyrisés l’an 358.

Marcien était chantre (psalte) et lecteur, Martyrius (ou Martyrios, ou Martyr) lui était sous-diacre. Tous deux étaient notaires (i.e. secrétaires) auprès de saint Paul, archevêque de Constantinople, sous l’empereur arien Constance II. Quand saint Paul fut exilé en Arménie, où il mourut étranglé par les Ariens, ces saints martyrs, proches compagnons du pieux archevêque de Constantinople furent dénoncés à Philippe, préfet de la ville impériale par Macédonius, évêque des Ariens de la capitale : ils furent chargés de fausses accusations de crimes qu’ils n’avaient pas commis. Après un long interrogatoire, Marcien et Martyrius furent jetés dans un cachot privé de lumière. Affamés, on leur fit miroiter leur libération si ils professaient les erreurs d’Arius. Voyant qu’ils restaient fermes dans la profession de la foi véritable, Philippe les fit décapiter sous les murs de la ville, devant la porte dite Mélandissia (Mélandese) en 358. Il se fit rapidement de nombreux miracles sur leur tombe, et un grand nombre de possédés y trouvèrent leur délivrance, de sorte que saint Jean Chrysostome (398-404) fonda une église sur ce lieu, dont la construction fut achevée par Sisinios Ier (426-427). Ce martyrium devint rapidement un lieu de pèlerinages et de prière.

Saints martyrs Marcien et Martyrius de ConstanttinopleLe martyrologe romain les fête à la même date du 25 octobre :

A Constantinople, la passion des saints Martyre, sous-diacre, et Marcien, chantre, que les hérétiques massacrèrent sous l’empereur Constance.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Pères. Kondakion : des Pères.
A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Pères. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : 8 tropaires du dimanche, ton 3 :
1. Adam, notre premier père, ayant transgressé ton commandement, * ô Christ, tu l’as chassé du Paradis ; * mais, compatissant, tu fis entrer le bon Larron * te confessant sur la croix et criant : * Souviens-toi de moi, Sauveur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Pour notre faute, tu nous condamnas * à la malédiction de la mort, Seigneur source-de-vie ; * mais, souffrant dans ton corps, Maître sans péché, * tu fis revivre les morts qui s’écrièrent : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Ressuscité d’entre les morts, tu nous sauvas de nos passions, * Seigneur, par ta sainte Résurrection ; * et, Sauveur, tu as détruit toute la puissance de la mort ; * c’est pourquoi nous, les fidèles, te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Par ta sépulture de trois jours tu éveillas, * Dieu, les morts qu’aux Enfers tu vivifias ; * et, dans ta bonté, tu fus la source de l’immortelle vie * pour nous tous, fidèles, qui sans cesse te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. Aux Myrrophores tu apparus d’abord, * Sauveur ressuscité d’entre les morts, * leur criant : Réjouissez-vous ! * et par elles, ô Christ, tu révèles ton éveil à tes amis ; * aussi te crions-nous : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
6. Sur la montagne Moïse, étendant les bras, préfigurait la croix et triomphait d’Amalec ; * nous-mêmes, nous la prenons pour combattre les démons * et tous ensemble avec foi te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
7. Fidèles chantons le Père, le Fils, le Saint-Esprit, * un seul Dieu, un seul Seigneur, * car la Trinité, soleil unique au trine éclat, * illumine tous ceux qui lui crient : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
8. Réjouis-toi, divine Porte que franchit, * sans en briser les scellés, * le Créateur lorsqu’il prit chair de toi, * Nuée légère portant le Christ, divine ondée ; * réjouis-toi, Echelle et Trône des cieux ; ** réjouis-toi, Montagne sainte, fertile et n’ayant pas subi d’entaille.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les Célestes soient en liesse ! * Que les terrestres se réjouissent ! * Car le Seigneur a établi son Règne par son bras, * terrassant la mort par la mort, * Lui le Premier-Né d’entre les morts. * Il nous libère du ventre de l’enfer, ** et offre au monde la grande miséricorde.
2. Tropaire des Martyrs, ton 4 : Tes Martyrs, Seigneur, * pour le combat qu’ils ont mené ont reçu la couronne d’immortalité de toi, notre Dieu ; * animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons ; ** par leurs prières sauve nos âmes.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion des Martyrs, ton 4 : Ayant mené, dès la jeunesse, le bon combat, * Marcien & le sage Martyrius, * vous avez renversé Arius le félon, * sans faille conservant l’orthodoxe foi, * suivant l’enseignement de votre maître Paul ; * avec lui vous avez trouvé la vie, ** comme champions de la sainte Trinité.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 3 : Tu es ressuscité aujourd’hui du tombeau, ô Miséricordieux, * et Tu nous as écartés des portes de la mort. * Aujourd’hui Adam exulte et Ève se réjouit ; * avec eux prophètes et patriarches ne cessent de chanter ** la force divine de ta puissance.

Prokimen
Du dimanche, ton 3 :
℟. Sonnez pour notre Dieu, sonnez ; sonnez pour notre Roi, sonnez ! (Psaume 46, 7).
℣. Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ! (Psaume 46, 2).
[Des Martyrs, ton 7 :
℟. Dieu est admirable dans ses saints, lui le Dieu d’Israël (Psaume 67, 36).]

Epîtres
Du dimanche : Galates (§ 200) I, 11-19.
Je vous déclare donc, frères, que l’Évangile que je vous ai prêché, n’a rien de l’homme.
[Des Martyrs : Ephésiens (§ 224) IV, 7–13.
Lui-même donc a donné à quelques-uns pour être apôtres, d’autres pour être prophètes, d’autres évangélistes, d’autres pasteurs et docteurs.]

Alleluia
Du dimanche, ton 3 :
℣. En toi, Seigneur, j’ai mon abri ; sur moi pas de honte à jamais (Psaume 30, 2).
℣. Sois pour moi un Dieu qui me défend, un lieu fort qui me sauve (Psaume 30, 3).
[Des Martyrs, ton 4 :
℣. Les justes ont crié, et le Seigneur les a exaucés ; et il les a délivrés de toutes leurs peines (Psaume 33, 18).]

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 83) XVI, 19-31.
Abraham lui répondit : S’ils n’écoutent ni Moïse, ni les prophètes, ils ne croiront pas non plus, quand même quelqu’un des morts ressusciterait.
[Des Martyrs : Matthieu (§ 34) X, 1–8.
Rendez la santé aux malades, ressuscitez les morts, guérissez les lépreux, chassez les démons : donnez gratuitement ce que vous avez reçu gratuitement.]

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des Martyrs : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Martyre des saints martyrs Marcien et Martyrius de Constanttinople

Programme du XIXème dimanche après la Pentecôte – saint Luc – ton 2

Apôtre saint et Evangéliste Luc - Fresque du XVIème siècle par  Théophane Strelídzas le Crétois - Monasère Saint-Nicolas des MétéoresParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 31 octobre 2021 du calendrier grégorien, 18 octobre 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15. La divine liturgie sera suivie de la Slava à saint Luc selon la tradition serbe.

Dimanche du ton II de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour l’Apôtre saint & Evangéliste Luc.

Luc était originaire d’Antioche et était médecin (cf. Colossiens IV, 14 – il exerçait donc toujours son art au moment où saint Paul écrivit cette épître). Il est probable qu’il n’était pas juif mais prosélyte (les Pères l’ont déduit de la lecture du chapitre IV de l’Epitre aux Colossiens, où saint Paul, après avoir cité les noms de plusieurs disciples, dit au verset 11 que ceux-là sont du nombre des circoncis ; puis il énumère une nouvelle liste de disciples, dont saint Luc : de là saint Jean Chrysostome, comme beaucoup d’autres Pères au témoignage de saint Jérôme, ont inféré que Luc n’était pas juif de naissance).

Certains Pères de l’Eglise, à la suite d’Origène, ont identifié saint Luc avec Lucius qui est cité à la fin de l’Epître aux Romains (XVI, 21) et qui y est décrit par saint Paul comme l’un de ses parents (la latinisation du nom de Luc qu’on voit dans l’Epître aux Romains y trouverait son parallèle avec la latinisation dans le même texte de Silas en Sylvanus). Cette identification n’a toutefois pas été retenue par les Ménées grecs ni par la liste des 70 disciples de saint Hippolyte de Rome, qui font de ce Lucius parent de saint Paul un personnage distinct de l’Evangéliste, et premier évêque de Laodicée en Syrie (fête le 22 avril).

Les Ménées grecs font de saint Luc un des 70 disciples (« apôtres ») du Christ et on le trouve ainsi en 15ème position dans la liste qui parait avoir été établie par saint Hippolyte de Rome. Cette opinion est soutenue par Adamance au début du IVème siècle puis par saint Epiphane. Certains, comme saint Grégoire le Grand, estiment que Luc était le disciple compagnon de Cléophas auquel le Christ apparait à Emmaüs le jour de sa résurrection. Toutefois, saint Irénée l’appelle le disciple des Apôtres, et Tertullien précise qu’il a reçu l’Evangile par saint Paul, laissant entendre donc qu’il n’a pas été un disciple direct du Christ. Cette dernière opinion semble corroborée par les premiers versets de l’Evangile de Luc, où celui-ci précise qu’il s’est informé auprès de témoins oculaires directs avant d’écrire son évangile, ce qui laisse entendre qu’il ne fut pas lui-même un témoin direct de la prédication et de la résurrection du Christ. Cette dernière opinion est celle d’Eusèbe, de saint Jérôme, de saint Augustin et de Théodoret.

Après sa conversion, Luc devint le compagnon de saint Paul dans l’évangélisation. Dans les Actes des Apôtres, il se met à employer la première personne du pluriel à partir du verset 10 du chapitre XVI, ce qu’il n’avait pas fait antérieurement :

« Nous nous disposâmes à passer en Macédoine, ne doutant point que Dieu ne nous y appelât pour y prêcher l’Évangile. »

Luc a donc dû rejoindre Paul à Troade en l’an 51, peu de temps après le départ de saint Barnabé, juste avant donc que leur petite troupe apostolique ne passe en Macédoine. Saint Irénée, dénombrant les voyages que Luc fit en compagnon de Paul, met ce voyage en premier. Après avoir séjourné avec Paul à Philippe de Macédoine, ils parcoururent ensemble les villes de la Grèce. Saint Paul nomme plusieurs fois saint Luc comme le compagnon de ses travaux, comme son coopérateur (cf. Philémon 24 et II Timothée IV, 11). Parfois, Paul envoya Luc comme légat, comme vers l’an 56 où il l’envoie avec Tite à Corinthe pour régler les affaires complexes de cette Eglise.

Cultivé & lettré tant en grec qu’en araméen (n’oublions pas que son métier de médécin suppose une excellente éducation), Luc rédigea le IIIème évangile ainsi que sa suite, les Actes des Apôtres : le style y est exact, pur, élégant. Comme les Actes des Apôtres s’arrêtent deux ans après l’arrivée de Paul à Rome, il y a lieu de penser que les deux ouvrages ont été rédigés avant l’an 63. Selon la tradition romaine, l’église Sainte-Marie-in-via-Lata est édifiée sur l’emplacement où Paul et Luc résidaient à Rome lorsque les Actes des Apôtres furent achevés.

L’évangile de saint Luc, même s’il fut rédigé en tenant compte des témoins oculaires des évènements, reflète aussi probablement la prédication de saint Paul, donc Luc était l’assistant, de façon étroite. On notera une certaine conformité des expressions dont tous les deux se sont servis en rapportant le récit de l’institution de l’Eucharistie (Luc XXII, 17 et I Corinthiens XI, 23-25) et l’apparition de Jésus-Christ à saint Pierre (Luc XXIV, 34 & I Corinthiens XV, 5). Son évangile est riche des récits de l’Incarnation, ce qui corrobore la tradition selon laquelle la Sainte Vierge connut saint Luc (une tradition rapporte aussi l’existence de portraits de la Vierge peints par saint Luc – la plus ancienne mention en est faite par l’historien Théodore Lecteur vers l’an 518 qui rapporte qu’on envoya de Jérusalem à l’Impératrice Pulchérie un portrait de la Sainte Vierge peint par saint Luc). La parabole de l’Enfant prodigue lui est propre également.

L’évangile de Luc fut peut-être édité avant son envoi par Paul comme légat avec Tite à Corinthe vers 56, comme pourraient l’indiquer les versets 18 & 19 du chapitre VIII de la seconde Epître aux Corinthiens :

Nous avons envoyé aussi avec lui notre frère qui est devenu célèbre par l’Évangile dans toutes les Églises ; et qui de plus a été choisi par les Églises pour nous accompagner dans nos voyages, et prendre part au soin que nous avons de procurer cette assistance, pour la gloire du Seigneur, et pour seconder notre bonne volonté.

Outre l’évangile et les Actes des Apôtres – qui se présentent comme deux volets du même ouvrage destiné à un certain Théophile (l' »Ami de Dieu » – la plupart des Pères ont considéré très tôt qu’il s’agissait d’une figure de style et non d’un personnage réel), saint Clément d’Alexandrie et saint Jérôme ajoutent que saint Luc a également traduit en grec l’Epître de saint Paul aux Hébreux. Il est vrai que le style littéraire de cet ouvrage se démarque beaucoup des autres épîtres de saint Paul, mais c’est de fait un élément favorable en faveur de son authenticité : alors que les autres épîtres étaient dictées directement en grec par saint Paul (leur style plus simple témoignent d’une dictée orale), celle pour les Hébreux a vraisemblablement été dictée en araméen, puis posément et ultérieurement traduite en grec par un assistant de Paul (fort probablement saint Luc) : le traducteur ayant plus de temps pour l’établissement de son texte, celui-ci est plus ciselé et plus littéraire, au contraire du style plus oral des autres épîtres de saint Paul.

Après avoir accompagné Paul à Rome pour son ultime voyage, Luc mourut martyr en Grèce, selon certains en Achaïe, selon d’autres à Thèbes en Béotie, à un âge fort avancé (84 ans selon saint Jérôme & les Ménées).

Les Grecs comme les Latins font la fête de saint Luc le 18 octobre. Notons que l’antique martyrologe hiéronymien indique lui une fête de saint Luc le 21 septembre et marque le 18 octobre comme la date d’une translation de ses reliques en Orient

Pourtant ce n’est pas le 18 octobre mais le 3 mars 357 que l’empereur Constance, fils de Constantin, fit transporter le corps de saint Luc à Constantinople et le fit déposer sous l’autel de l’église des Saints-Apôtres, auprès des saintes reliques des Apôtres André et Timothée. On distribua alors quelques portions de ces reliques de saint Luc : saint Gaudence de Bresse en procura à son église, saint Paulin en mit dans l’église de Saint-Félix à Nole et dans une autre à Fondi. A Constantinople même, une reconnaissance de ces reliques eut lieu sous l’empereur Justinien lorsque ce dernier entrepris de reconstruire la basilique des Saints-Apôtres construite par l’empereur Constantin et achevée sous son fils Constance. Saint Grégoire le Grand, apocrisiaire à Constantinople, apporta le chef de saint Luc à Rome (avec un bras de saint André) et déposa ces précieuses reliques dans l’église du monastère de Saint-André. D’autres reliques de saint Luc furent partagées au Mont-Athos et en Italie. Toutefois, lorsque le fanatisme des Turcs s’attacha à détruire la basilique impériale des Saints-Apôtres de Constantinople en 1461, le restant des reliques de l’Apôtre et Evangéliste fut jeté dans le Bosphore (du côté européen) avec des centaines d’autres ossements provenant des nombreux tombeaux des empereurs, patriarches et notables qui ornaient cette basilique-nécropole, parmi lesquels les restes mortels des empereurs saint Constantin, Justinien et Basile II.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’Apôtre. Kondakion : du dimanche.
A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’Apôtre. Kondakion : de l’Apôtre.

A la divine liturgie

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche ton 2, et 4 tropaires de la 3ème ode du canon de l’Apôtre, œuvre de saint Théophane le Marqué, l’Hymnographe, métropolite de Nicée (c. 778 † 845) :
1. Reprenant la prière du bon Larron, * ô Christ, nous te disons : * Souviens-toi de nous, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Ta croix, nous te l’offrons * pour la rémission de nos péchés : * Seigneur, tu l’as supportée ** par amour pour les hommes.
3. Devant ta Sépulture & ta sainte Résurrection, * Maître, nous nous prosternons : * par elles tu rachetas de la corruption, ** Ami des hommes, le monde entier.
4. Seigneur, l’empire de la Mort * par ta mort fut englouti, * & par ta sainte Résurrection, ** Dieu sauveur, tu as sauvé l’univers.
5. Au plus profond de l’Enfer, * lorsqu’ils virent ta clarté, * ceux qui dormaient dans les ténèbres de la mort, ** ô Christ, se levèrent, ressuscités.
6. Ressuscité du tombeau, * tu vins au-devant des Myrrophores, * et les Disciples reçurent la mission ** de proclamer ta Résurrection.
7. Ton Evangile, admirable Luc, * présente l’Orient venu d’en haut ** pour rendre visite à l’humanité.
8. Toi qui en fus aussi l’acteur, * des Actes des Apôtres fidèlement, ** excellent Disciple, tu écrivis le récit.
9. Le bienheureux apôtre Paul * tressa la couronne de tes éloges en premier ** et dans ses épîtres fit ta louange, saint Luc.
10. Elles te disent bienheureuse désormais, * Vierge pure, comme tu l’as prophétisé, ** toutes les générations, qui, par toi ont trouvé le salut.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : ** Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi !
2. Tropaire de l’Apôtre, ton 5 : Le chroniqueur des Actes des Apôtres * et le brillant rédacteur de l’Evangile du Christ, * Luc le très-loué, * qui pour l’Eglise, fut un intarissable écrivain, * par des hymnes sacrées louons-le * comme saint apôtre, * comme excellent médecin guérissant les humaines infirmités, * les naturelles douleurs & les spirituelles passions ** & sans cesse intercédant pour nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion de l’Apôtre, ton 2 : Prédicateur de la piété véritable * et rhéteur du mystère ineffable, * étoile de l’Eglise, Luc fut la louange divine. * Le Verbe l’a élu avec Paul, le sage docteur des nations, ** lui l’Unique qui connaît les cœurs.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 2 : Tu es ressuscité du tombeau, tout-puissant Sauveur : * l’enfer, voyant ce prodige, est saisi de stupeur, * & les morts ressuscitent. * A cette vue, la création se réjouit avec toi ; * Adam s’unit à l’allégresse ** et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.

Prokimen
Du dimanche, ton 2 :
℟. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14).
℣. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18).
De l’Apôtre, ton 8 :
℟. Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5).

Epîtres
Du dimanche : II Corinthiens (§ 194) XI, 31 – XII, 9.
Ma grâce te suffit : car ma puissance éclate davantage dans la faiblesse. Je prendrai donc plaisir à me glorifier dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ habite en moi.
De l’Apôtre : Colossiens (§ 260) IV, 5–9, 14, 18.
Luc, médecin, notre très-cher frère, et Démas, vous saluent.

Alleluia
Du dimanche, ton 2 :
℣. Qu’il te réponde, le Seigneur, au jour d’angoisse, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob ! (Psaume 19, 1).
℣. Seigneur, sauve le roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquons (Psaume 19, 10).
De l’Apôtre, ton 1 :
℣. Qui demeure à l’abri du Très-Haut, loge à l’ombre du Puissant (Psaume 90, 1),

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 35) VIII, 5-15.
Enfin ce qui tombe dans la bonne terre, marque ceux qui ayant écouté la parole avec un cœur bon et excellent, la retiennent, la conservent, et portent du fruit par la patience.
De l’Apôtre : Luc (§ 51) X, 16–21.
Il leur répondit : Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des Apôtres : Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5). Alleluia, alleluia, alleluia.

Après la divine liturgie : slava de saint Luc selon la tradition serbe

Tropaire de l’Apôtre, ton 3 : Apôtre saints & Evangéliste Luc * prie le Dieu de miséricorde * afin que, le pardon de nos péchés, ** il l’accorde à nos âmes.

Tropaires :
Ton 7 : Vous, saints Martyrs, * qui avez souffert & avez été couronnés, * intercédez auprès du Seigneur, ** afin qu’il sauve nos âmes.
Ton 7 : Gloire à Toi, Christ-Dieu, * fierté des Apôtres, * & allégresse des Martyrs, ** qui préchèrent la consubstantielle Trinité.
Ton 5 : Isaïe, danse d’allégresse, * la Vierge a conçu en son sein * et mis au monde un Fils, l’Emmanuel, * Dieu même se fait homme ; * Orient est nom. * Et nous, qui le glorifions, ** Vierge, nous te disons bienheureuse.

Stichères des laudes :
Ton 1 : Fidèles, vénérons * par des hymnes l’apôtre Luc, * le disciple du Christ, le sage rédacteur de l’Evangile divin, * la vivante marque du Vase d’élection ; * toute Eglise le loue * d’avoir annoncé les étonnantes merveilles de Dieu ** en éclairant des rayons de sa connaissance, dans la grâce, les mortels.
Ton 1 : Bienheureux Luc, ayant appris * la médecine des âmes en plus de celle des corps, * dans l’une et l’autre tu excellas, * toi que remplit la sagesse de Dieu ; * en elle guérissant les âmes et les corps, * tu appelles à sa connaissance les mor-tels, * tu les élèves, comme sur des ailes, vers son amour, * chaque jour tu les fais monter vers le ciel ** et tu intercèdes pour tous ceux qui te louent.
Ton 1 : A l’hameçon de la parole tu repêchas * du gouffre de l’ignorance, comme poissons, * ceux qui s’y étaient enfoncés * et les hissas vers la connaissance de Dieu ; * au Christ tu les offris * comme pièces de choix pour son vivier * et ils reçurent la récompense méritée, * bienheureux Luc, l’éternelle vie ; * car tu fus, toi aussi, un apôtre du Sauveur, * tu as écrit l’Evangile du Christ ** et rédigé les Actes de la grâce, après lui.
Ton 7 : Venez, terre entière, chantons * le véritable guérisseur des esprits, * le disciple du Sauveur, l’admirable apôtre Luc. * La maladie des sans-Dieu, il l’a guérie en effet * au baptistère du Christ avec le chrême de l’onction, * il a fait jaillir les divins fleuves de l’Evangile sur le monde habité ; * son message par toute la terre a retenti ; ** désormais il intercède pour le salut de nos âmes.
Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
Ton 7 : Fidèles, tous ensemble réunis, * chantons à la manière de David * pour l’orateur mystique du Verbe, saint Luc : * Ta langue est le roseau d’un habile écrivain * illuminant les regards des païens * pour les amener à la connaissance de Dieu ; * ainsi tu as proclamé l’Evangile du Christ * et rédigé les Actes des Apôtres, tes compagnons ; * désormais en présence du seul Dieu, la Trinité, ** intercède pour le salut de nos âmes.
Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Ton 7 : Notre Dame, reçois la prière de tes serviteurs : ** délivre-nous de tout péril et de toute affliction.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche pour la divine liturgie.
Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche pour la slava de saint Luc.

Programme du XVIIIème dimanche après la Pentecôte – Pères du concile de Nicée II – ton 1

Pères du Concile de Nicée II de l'an 787Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 24 octobre 2021 du calendrier grégorien, 11 octobre 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton I de l’Octoèque. Nous fêtons en ce dimanche les saints Pères du septième concile œcuménique, second de Nicée, tenu en 787, réuni par l’impératrice Irène sous la présidence du patriarche de Constantinople Taraise, en présence des deux légats du pape Hadrien Ier pour régler la crise iconoclaste. Le concile réunit 365 évêques, dont 37 venaient d’Europe (principalement de Sicile). Les patriarches d’Alexandrie, d’Antioche et de Jérusalem – alors sous la domination musulmane – envoyèrent des locum tenens.

Le refus de l’icône par les iconoclastes n’était pas une hérésie anodine puisqu’elle équivalait de fait à un refus de l’Incarnation, puisque « le Christ est l’icône du Dieu invisible, le Premier Né de la création » (Colossiens I, 15). De plus la naissance de l’iconoclasme par la volonté impériale de Léon III l’Isaurien en 730 s’est faite probablement par contamination de la pensée islamique avec laquelle les byzantins étaient entrés en contact. Les Pères du second concile de Nicée demandent la restauration des images du Christ, de la Vierge et des saints qui aident la prière et permettent de communiquer avec le divin. L’image n’est pas le modèle qui y est figuré, mais la vénération rendue à l’image renvoie au modèle.

Voici la définition faite par les Pères du Concile de Nicée II :

Nous affirmons en toute certitude et justesse que, tout comme la représentation de la vénérable Croix source de vie, les icônes saintes et vénérables, qu’elles soient en peinture, en mosaïque ou en tout autre matériau approprié, devraient être exposées dans les saintes églises de Dieu, sur les objets et vêtements liturgiques, sur les murs ou sur des panneaux, dans les maisons et autres édifices, de même que les images de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, de la Vierge Marie, la sainte Mère de Dieu, des anges dignes d’honneur et de tous les saintes et dévotes personnes. Plus souvent celles-ci seront vues en tant que représentations figurées, plus les croyants s’élèveront et, se souvenant des personnes qui les ont inspirés, soupireront après leurs prototypes ; de telle sorte que celles-ci doivent faire l’objet de vénération (προσκύνησις) mais non d’adoration (λατρεία), chose réservée par notre foi à Dieu seul. Nous nous devons de leur offrir encens et cierges comme nous le faisons à l’endroit de la vénérable Croix source de vie, aux livres des Évangiles et aux autres objets consacrés suivant l’ancienne tradition. C’est ainsi que l’honneur rendu aux icônes se transmet à ce que les icônes représentent de telle sorte qu’en vénérant les icônes, nous vénérons aussi les originaux. »

L’hérésie iconoclaste ne fut toutefois définitivement réglée que 56 ans plus tard, au moment du Triomphe de l’Orthodoxie le 11 marc 843, lorsque l’impératrice Théodora et le patriarche Méthode rétablirent la vénération des saintes icônes.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Pères. Kondakion : des Pères.
A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Pères. Kondakion : du dimanche.

A la divine liturgie

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 1 & 4 tropaires de la 3ème du canon des saints Pères, œuvre de saint Théophane le Marqué, l’Hymnographe, métropolite de Nicée (c. 778 † 845) :
1. Du Paradis l’Ennemi fit chasser Adam * lorsqu’il eut mangé le fruit défendu, * mais par la croix le Christ y fit entrer le bon Larron qui lui criait : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Je me prosterne devant ta Passion * et je glorifie ta sainte Résurrection ; * avec Adam & le bon Larron * je te crie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Librement, Seigneur sans péché, * tu as souffert la croix & la mise au tombeau ; * mais, comme Dieu, tu es ressuscité, * faisant surgir avec toi * Adam qui s’écrie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Le temple de ton corps, tu l’as relevé * du tombeau le troisième jour ; * avec Adam, ô Christ notre Dieu, * tu as ressuscité le genre humain, * qui chante : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. A ton sépulchre se rendirent de bon matin * les Myrrophores tout en larmes, ô Christ notre Dieu : * elles y trouvèrent un Ange vêtu de blanc, * assis sur la pierre et disant : Que cherchez-vous ? ** Le Christ est ressuscité, ne pleurez plus.
6. Sur la montagne que tu leur avais indiquée * tes Apôtres arrivèrent, Seigneur ; * et, lorsqu’ils te virent, Sauveur, * ils se prosternèrent devant toi ; * vers les nations tu les envoyas ** pour les instruire et baptiser.
7. Les divins Pasteurs du troupeau, * ayant reçu du Christ cette révélation * que son Eglise indivise ne chancellera pas, * ont chassé, comme sectateurs de l’Antéchrist, ** de l’assemblée des croyants ceux qui voulaient l’ébranler.
8. Puisant aux sources du salut, * l’assemblée des Pères nettoya * les torrents troubles et chargés de boue ; * alors le peuple du Christ, assoiffé, ** put boire aux flots de leurs purs enseignements.
9. Dans l’illustre ville de Nicée, * contre les iconoclastes, ces gens détestables, * se tint le septième concile des amis du Christ * dont les empereurs Constantin et Irène ** se firent les défenseurs.
10. Qu’ils aillent au feu éternel, * les impies qui refusent de vénérer * la sainte icône de la Mère de Dieu * et de reconnaître qu’elle a mis au monde ** le Christ, homme et Dieu à la fois.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * « Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »
2. Tropaire des Pères, ton 8 : Tu es glorifié au-dessus de tout, ô Christ notre Dieu, * toi qui as établi nos Pères pour éclairer la terre ; * et par eux, Tu nous as tous guidés vers la vraie foi. ** Ô Très-miséricordieux, gloire à toi.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion des Pères, ton 6 : Le Fils qui a indiciblement resplendi du Père, * et qui en deux natures est né d’une femme, * nous le contemplons et ne refusons pas de représenter son visage, * mais le reproduisant avec piété, nous le vénérons avec foi. * C’est pourquoi, fidèle à la foi véritable, ** l’Église embrasse l’icône de l’Incarnation du Christ.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, * tu as ressuscité le monde avec toi ; * la nature humaine te chante comme Dieu, * la mort s’évanouit, * Adam jubile, Seigneur, * & Eve, désormais libérée de ses liens, * proclame dans l’allégresse : ** O Christ, c’est toi qui accordes à tous la résurrection.

Prokimen
Du dimanche, ton 1 :
℟. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).
Des saints Pères, ton 4 :
℟. Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères, & vénérable, & que ton Nom soit glorifié éternellement (Daniel 3, 26).

Epîtres
Du dimanche : II Corinthiens (§ 188) IX, 6-11.
Or je vous avertis que celui qui sème peu, moissonnera peu ; et que celui qui sème avec abondance, moissonnera aussi avec abondance.
Des Pères : Hébreux (§ 334) XIII, 7-16.
Souvenez-vous de vos conducteurs, qui vous ont prêché la parole de Dieu ; et considérant quelle a été la fin de leur vie, imitez leur foi.

Alleluia
Du dimanche, ton 1 :
℣. C’est Dieu qui me donne les vengeances & prosterne les peuples sous moi (Psaume 17, 48).
℣. Il multiplie pour son roi les délivrances et montre de l’amour pour son Christ (Psaume 17, 51).
Des saints Pères, ton 1 :
℣. Le Seigneur, le Dieu des dieux, a parlé, et il a appelé la terre depuis le lever du soleil jusqu’à son couchant. (Psaume 49, 1).

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 30) VII, 11-16.
En même temps le mort se leva en son séant, et commença à parler ; et Jésus le rendit à sa mère.
Des Pères : Jean (§ 56) XVII, 1-13.
J’ai fait connaître ton nom aux hommes que tu m’as donnés du monde.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des saints Pères : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange. (Psaume 32, 1) Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XVIème dimanche après la Pentecôte – Saint Pierre de Kroutitsy – ton 7

Icône de saint Pierre de KroutitsyParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 10 octobre 2021 du calendrier grégorien – 27 septembre 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le hiéromartyr Pierre de Kroutitsy, locum tenens du Patriarche de Moscou, martyrisé par les Bolcheviques.

Saint Pierre de Kroutitsy est né Pierre Polyansky, fils de Théodore (Pyotr Fyodorovich Polyansky / Пётр Фёдорович Поля́нский) le 28 juin (/ 10 juillet) 1862 dans le village de Storozhevoye, dans l’uyezd de Korotoyaksky, gouvernement de Voronej. Son père était prêtre de paroisse.

Pierre Polyansky fit des études poussées de théologie, d’abord au séminaire de Voronej puis à l’Académie de théologie de Moscou, où il soutint sa thèse de doctorat en 1897. Après celle-ci, il choisit de rester simple laïc au service de l’Eglise, et de ne pas recevoir les ordres ecclésiastiques. De 1906 à 1918, Pierre fut secrétaire du Comité pour l’Education du Saint Synode de l’Eglise russe (avec rang de « conseiller d’Etat véritable » – classe IV sur XIV de la Table des Rangs de l’Empire, équivalent d’un général major ou d’un contre-amiral). Sa fonction l’appelait à voyager en permanence dans l’Empire afin d’inspecter toutes les facultés de théologie. De cette époque date sa grande amitié avec le futur patriarche saint Tikhon, alors métropolite de Yaroslav (puis de Vilnius après 1913).

Lors des tourments de la Révolution russe, l’Eglise russe organisa le Concile de Moscou, premier concile depuis le XVIIème> siècle qui décida le 28 octobre 1917, quelques jours après la prise du pouvoir par les Bolcheviques à Saint-Pétersbourg, du rétablissement du patriarcat qui avait été supprimé par le tsar Pierre le Grand en 1721. Le concile élut alors saint Tikhon comme nouveau patriarche de Moscou et de toutes les Russies.

Le patriarche saint Tikhon et saint Pierre de Kroutitsy en 1924.
Le patriarche saint Tikhon et saint Pierre de Kroutitsy en 1924.
En 1920, tandis que démarrait les persécutions anti-chrétiennes des Communistes, le saint patriarche Tikhon demanda à Pierre Polyanski d’accepter – afin de rendre service à l’Eglise – de recevoir la tonsure monastique et l’épiscopat, afin de l’assister dans l’administration de l’Eglise. A cette occasion Pierre déclara au patriarche Tikhon :

« Je ne peux pas refuser. Si je refuse, je serai traître à l’Eglise, mais je sais qu’en acceptant, je signe ma propre peine de mort. »

Pierre reçut rapidement les degrés de l’ordre et fut consacré évêque de Podolsk par le patriarche Tikhon le 8 octobre 1920. Presque aussitôt, il fut arrêté par la police soviétique et passa les trois années suivantes en exil dans le Nord à Veliki Oustioug. De retour d’exil en 1923, il devint le principal soutien du patriarche Tikhon qui l’éleva au rang d’archevêque puis en 1924 de Métropolite titulaire de Kroutitsy (un monastère fondé en 1262 dans la banlieue Sud-Est de Moscou, qui devint au siècle suivant le siège d’un évêché par suite de la résidence de l’évêque de Saraï et de Podonski qui s’y était réfugié). La résidence de Kroutitsi en Russie – de par l’histoire de sa fondation – s’était vu attribuer un rôle particulier : être la représentante auprès du Seigneur de tous les chrétiens souffrant dans des pays étrangers. Elle assurait le lien entre l’Église orthodoxe russe et le monde extérieur, remplissant une mission originale dans le domaine spirituel.

Sentant sa fin venir, le saint patriarche Tikhon nomma à Noël 1924 trois possibles successeurs après sa mort. Cette procédure inédite, contraire aux canons ecclésiastiques et aux statuts de l’Eglise russe, était dictée par les circonstances, car une élection libre d’un nouveau patriarche par une assemblée ecclésiastique indépendante du pouvoir communiste paraissait alors improbable. Les trois successeurs possibles nommés par saint Tikhon étaient les métropolites Cyrille de Kazan, Agathange de Yaroslav et Pierre de Krutitsy. Comme Pierre était le seul des trois candidats qui n’était pas en prison ou en exil au moment de la mort de saint Tikhon le 25 mars 1925. Le jour des funérailles du patriarche, 12 avril 1925, Pierre de Kroutitsy fut confirmé comme Locum tenens patriarcal (Патриарший местоблюститель).

Saint métropolite Pierre de Kroutitsy
Saint métropolite Pierre de Kroutitsy
Assumant cette nouvelle fonction avec courage, le Métropolite Pierre subit immédiatement des pressions intenses du gouvernement soviétique et des services secrets, qui exigeaient de lui non seulement d’exprimer une loyauté inconditionnelle à l’Etat soviétique, mais encore de se réconcilier avec les schismatiques de la prétendue « Eglise vivante », une pseudo Eglise progressiste favorable à l’idéologie communiste et soutenue par le pouvoir, ce que Pierre refusa catégoriquement, sauf si une repentance des schismatiques intervenait. Le 28 juillet 1925, Pierre publia une lettre encyclique dans laquelle il confirmait les positions de l’Eglise sur la pseudo « Eglise vivante » des Rénovationistes schismatiques et communistes. Sentant que son bras de fer avec le pouvoir bolchevique allait lui être fatal, Pierre, imitant le patriarche Tikhon, désigna à son tour trois successeurs potentiels à la charge de Locum tenens au cas où il serait arrêté. Cette arrestation arriva le 10 décembre 1925, le métropolite Serge de Nijni-Novgorod devint alors vicaire du Locum tenens du Patriarche et Pierre passa le reste de sa vie en exil et en prison, épuisé par les dures conditions et le harcèlement constant des autorités soviétiques.

D’abord déporté dans l’Oural de 1926 à 1930, saint Pierre réprimanda alors son vicaire le Métropolite Serge des libertés qu’il avait prise dans la gouvernance de l’Eglise (Serge avait assuré de l’absolue loyauté de l’Eglise russe au gouvernement soviétique dans une lettre encyclique retentissante en juillet 1927), lui rappelant que tant qu’il était en vie, Pierre était toujours le chef de l’Eglise. Arrêté de nouveau, on lui proposa de devenir un agent de la police politique (Guépéou / ГПУ), ce qu’il refusa, lui valant encore six ans de prison à Verkhneouralsk. Les conditions de détention lui valurent de souffrir de paralysies partielles. En juillet 1936, on annonça officiellement sa mort, afin que le Métropolite Serge – plus malléable par le pouvoir – devienne le Locum tenens patriarcal et le chef de fait de l’Eglise.

Icône de saint Pierre de KroutitsySaint Pierre fut condamné à mort par la Troïka du NKVD de l’oblast de Tcheliabinsk le 2 octobre 1937. Il fut fusillé le 10 octobre suivant (27 septembre 1937 dans le calendrier julien) et enterré à Magnitogorsk, ville de l’oblast de Tcheliabinsk.

Il fut glorifié comme hiéromartyr et confesseur de la foi par le concile de l’Eglise russe le 23 février 1997, sa fête étant fixé le jour de sa naissance au ciel, lorsqu’il reçut les palmes du martyre. Depuis 2005, il est aussi fêté chaque 5 octobre à la fête commune des saints métropolites et patriarches de Moscou, thaumaturges de Russie.

*

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Hiéromartyr. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Hiéromartyr. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : du Hiéromartyr.

A la divine liturgie

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 7, 4 tropaires de la 3ème ode du canon du Hiéromatyr :
1. Il est beau à voir & bon à manger, * le fruit qui a causé mon trépas ; * mais le Christ est cet arbre de vie * dont je puis manger sans mourir ; * & je crie avec le bon Larron : ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
2. Dieu de tendresse, mis en croix, tu effaças * la cédule de l’antique péché d’Adam ; * de l’erreur tu sauvas l’ensemble des mortels : ** aussi nous te chantons, Bienfaiteur & Seigneur.
3. Sur le croix, Dieu de tendresse, tu clouas nos péchés, * par ta mort tu triomphas de la mort ; * d’entre les morts tu éveillas les trépassés ; ** aussi nous nous prosternons devant ta sainte Résurrection.
4. Dans les oreilles d’Eve le serpent injecta son venin, * mais le Christ sur l’arbre de la croix * fit jaillir pour le monde la douceur de la vie. ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
5. Au sépulchre on te dépose comme un mortel, * ô Christ, universelle Vie, * mais de l’Enfer ayant brisé les verrous, * tu ressuscites le troisième jour * avec gloire & puissance, illuminant le monde entier : ** gloire, Seigneur, à ta sainte Résurrection.
6. Ressuscité d’entre les morts le troisième jour, * le Seigneur donne aux Disciples sa paix ; * les bénissants, il les envoie et leur dit : ** Amenez tous les hommes au royaume de Dieu.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, * ouvert au Larron le Paradis ; * changé en joie les pleurs des myrrophores * et ordonné aux apôtres de prêcher. * Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, ** donnant au monde ta grande miséricorde !
2. Tropaire du Hiéromartyr, ton 2 : Selon le dessein divin, appelé au ministère épiscopal * par le saint patriarche Tikhon, * tu fus du troupeau du Christ, un gardien vigilant * et un défenseur intrépide * ô hiéromartyr Pierre ; * la violente incarcération et les exils lointains,* les souffrances et la mort, tu les subis de la part des ennemis de Dieu,* recevant la couronne du martyre,* tu te réjouis maintenant dans les cieux. * Prie le Dieu miséricordieux * qu’il préserve notre Église des troubles, * qu’il accorde la concorde et la paix à son peuple, ** et qu’il sauve nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du Hiéromartyr, ton 4 : Ayant acquis la paix et la douceur de l’esprit, * ayant un ferme espoir dans la miséricorde de Dieu,* tu veillas fidèlement sur l’Église de Russie, * et tu fus un confesseur du Christ,* ô hiéromartyr Pierre,* toi qui pries toujours pour nous auprès de Dieu ** et intercèdes pour nos âmes.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 7 : La puissance de la mort ne peut plus retenir les hommes, * car le Christ est descendu pour briser et détruire sa force. * Les enfers sont enchaînés, * les prophètes en chœur se réjouissent et disent : * Le Sauveur est apparu aux croyants. ** Venez, fidèles, prendre part à la Résurrection.

Prokimen
Du dimanche, ton 7 :
℟. Le Seigneur donne la puissance à son peuple, le Seigneur bénit son peuple dans la paix (Psaume 28, 11).
℣. Rendez au Seigneur, fils de Dieu, rendez au Seigneur la puissance & la gloire (Psaume 28, 1).
[Du Hiéromartyr, ton 7 :
Les justes jubilent de gloire, ils tressaillent sur leur couche (Psaume 149, 5).]

Epîtres
Du dimanche : II Corinthiens (§ 181) VI, 1-10.
Mais agissant en toutes choses comme des ministres de Dieu, nous nous rendons recommandables par une grande patience dans les maux, dans les nécessités, et dans les extrêmes afflictions.
[Du Hiéromartyr : Romains (§ 99) VIII, 28-39.
Qui donc nous séparera de l’amour du Christ ? Sera-ce l’affliction, ou les déplaisirs, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou les périls, ou le fer, ou la violence ?]

Alleluia
Du dimanche, ton 7 :
℣. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
℣. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).
[Du Hiéromartyr, ton 2 :
℣. Que tes prêtres soient revêtus de justice, et que tes saints tressaillent de joie. (Psaume 131, 9)]

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 17) V, 1-11.
Et ayant ramené leurs barques à bord, ils quittèrent tout, et le suivirent.
[Du Hiéromartyr : Luc (§ 106) XXI, 12-19.
Car je vous donnerai moi-même une bouche et une sagesse à laquelle tous vos ennemis ne pourront résister, et qu’ils ne pourront contredire]

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
[Du Précurseur : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6).] Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XVème dimanche après la Pentecôte – Après-fête de l’Exaltation de la sainte Croix – Saint Eustathe – ton 6

Mégalomartyr saint EustatheParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 3 octobre 2021 du calendrier grégorien, 20 septembre 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Nous sommes aussi dans les jours d’après-fête de l’universelle Exaltation de la précieuse & vivifiante Croix, laquelle célèbre la restitution de la vraie Croix et sa réinstallation à Jérusalem en 627, la précieuse relique étant rendue par les Perses à l’Empereur Héraclius à la suite de sa victoire de Ninive. Ce dimanche étant celui qui suit la grande fête de la Croix, il reçoit aussi un ensemble de textes particuliers : un prokimenon, une épître, un alleluia et un évangile propres.

Nous fêtons également le mégalomartyr Eustathe, son épouse Théopistè et leurs fils Agapios & Théopistos, qui reçurent les palmes du martyre vers l’an 117.

Saint Eustathe est connu en Occident sous le nom de saint Eustache. Avant son baptême, il portait le nom de Placide. Général de la cavalerie impériale, il parait avoir rendu de brillants services militaires aux empereurs Vespasien (69-79) et Tite (79-81) durant les guerres contre les Juifs (cf. Flavius Josèphe, La Guerre des Juifs, Livre III, chap. IV, 1, chap. VI, 1, chap. VII, 3 & 34 et Livre IV, chap. I, 8). Placide devint ensuite commandant en chef des légions romaines durant les guerres contre les Daces sous l’empereur Trajan (98-117).

Vision de la Croix et du Christ entre les bois du cerf par saint Eustathe ou saint EustacheUn jour que Placide chassait, et qu’il avait longtemps poursuivi un cerf, se coupant de ses compagnons de chasse, le Christ se révéla à lui dans une vision : entre les cornes du cerf apparut la Sainte Croix au-dessus d’une lumière splendide comme le soleil, et, au milieu, l’image de Notre Seigneur, le Sauveur Jésus-Christ.

Saint Jean Damascène, dans les controverses qu’il entretint au VIIIème siècle contre les iconoclastes, se servit de la vision de la croix et du Christ entre les cornes du cerf reçue par saint Eustathe : l’image avait en effet mis en relation Placide avec la grâce de Dieu (cf. Trois discours contre ceux qui rejettent les Images sacrées – Patrologie Grecque XCIV, col. 1231-1419).

Converti par cette vision, Placide reçut le saint baptême ainsi que sa femme Tatiana et leurs deux fils. Ils changèrent leurs noms de Placide et Tatiana en Eustathe et Théopistè, tandis que leurs fils reçurent les noms d’Agapios et de Théopistos. En raison de sa foi chrétienne, la famille subit diverses épreuves, ruine et séparation. Ils furent martyrisés sur ordre de l’empereur Hadrien (117-138) : les bêtes n’ayant pas voulu leur faire de mal, on les fit périr dans un taureau d’airain chauffé au rouge, leurs corps restant cependant intacts.

Le culte du mégalomartyr Eustathe est très ancien à Rome comme en Orient, tout particulièrement en Cappadoce et en Georgie. En Occident, la fête de saint Eustache, d’abord fixée au 21 septembre, passa au 20 (ou plus rarement au 19) lorsque la fête de saint Matthieu fut établie au IXème à cette date.

En Gaule, saint Eustache était fêté le 1er novembre jusqu’à l’établissement de la fête de la Toussaint par Louis le Pieux en 833. De là sa fête passa au 2 novembre, puis au 3 novembre après l’établissement du jour de prière pour les morts par saint Odilon de Cluny en 998. Elle finit par se placer à la date grecque & romaine du 20 septembre.

Martyre de saint Eustache et de sa famille : son épouse Théopistè et de leurs fils Agapios & Théopistos,
Martyre de saint Eustathe et de sa famille.
Au VIIIème siècle, une église dédiée à saint Eustache existait à Rome et était le siège d’une diaconie cardinalice. Le jour de la fête de saint Eustache était marqué par des agapes accompagnées de grandes libéralités envers les pauvres. Le corps de saint Eustache y était conservé jusqu’au XIIème siècle, où il fut translaté en France et déposé dans l’abbaye royale de Saint-Denis au temps de l’Abbé Suger. Celui-ci fit dédier l’une des chapelles rayonnantes du chœur à saint Eustache (la seconde côté évangile) et les reliques du saint furent déposées dans une châsse de bois couverte d’or, remplacée un siècle et demi après par une nouvelle châsse en argent enrichie d’or et de pierreries. Celle-ci fut détruite en 1567 par les Huguenots durant les Guerres de Religion, mais on avait auparavant tiré une partie des reliques du saint pour les déposer dans l’église Saint-Eustache de Paris alors en construction.

A Rome, les saints martyrs Eustache, Théopiste sa femme, et leurs deux enfants Agape et Théopiste, qui, sous l’empereur Adrien, furent exposés aux bêtes ; mais n’en ayant reçu aucun mal par l’assistance de Dieu, ils furent enfermés dans un bœuf d’airain brûlant, où ils consommèrent leur martyre. Martyrologe romain au 20 septembre.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Mégalomartyr. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du dimanche.
A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : de la fête.

A la divine liturgie

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du dimanche, ton 6, 4 tropaires de la 8ème ode du canon de la fête, œuvre de saint Côme le Mélode, évêque de Maïouma (c. 675 † vers 787), & 4 tropaires de la 6ème ode du canon du Mégalomartyr, œuvre de saint Théophane le Marqué, l’Hymnographe, métropolite de Nicée (c. 778 † 845).
1. Souviens-toi de moi, Dieu Sauveur, * quand tu entreras dans ton royaume, ** seul Ami des hommes, sauve-moi.
2. Adam fut séduit par l’arbre défendu, * mais par celui de la Croix tu as sauvé * le bon Larron s’écriant : ** Dans ton royaume, Seigneur, souviens-toi de moi.
3. Ayant brisé les portes & les verrous de l’Enfer, * tu as ressuscité, Source de vie, * Sauveur, tous ceux qui s’écrient : ** Gloire à ta sainte Résurrection.
4. Souviens-toi de moi, Seigneur * qui par ta sépulture triomphas de la mort * & comblas de joie l’univers, ** Dieu de tendresse, par ta Résurrection.
5. Jeunes gens en nombre égal à la Trinité, * bénissez Dieu le Père Créateur ; * chantez le Verbe * descendu qui a changé le feu en rosée, * et exaltez l’Esprit très saint ** qui donne à tous la vie, dans les siècles.
6. Pendant qu’est exalté le bois * aspergé du sang du Verbe de Dieu incarné, * chantez, toutes les Puissances des cieux * qui fêtez le rappel des mortels : * peuples adorez la Croix du Christ ** par laquelle la Résurrection a été donnée au monde dans les siècles.
7. Habitants de la terre, intendants de la Grâce, * élevez de vos mains et avec un respect sacré * la Croix sur laquelle se dressa le Christ * ainsi que la lance qui perça le corps de Dieu le Verbe. * Que toutes les nations voient le salut de Dieu ** et qu’elles Le glorifient dans les siècles.
8. Vous qui avez été élevés par un décret divin, * Rois croyants des chrétiens, réjouissez-vous ; * glori- fiez-vous de votre arme victorieuse, * vous qui avez reçu de Dieu la précieuse Croix ; * car par elle, les tribus ennemies avides et audacieuses ** sont dispersées pour les siècles.
9. Ton Eglise te crie à pleine voix : * Je t’offrirai le sacrifice de louange, Seigneur ; * dans ta compassion tu l’as purifiée * du sang offert aux démons ** par le sang qui coule de ton côté.
10. Tu aimas le Christ qui t’apparut, * illustre Martyr, * et fus épris de lui * au point d’apparaître resplendissant ** sous la pourpre de ton sang.
11. Suivant les traces de ses pas, * tu courus après le Christ * et communias à sa Passion, * puis à son royaume, saint Martyr ** avec toute ta famille couronné.
12. Nous servant des paroles de Gabriel, * Vierge tout-immaculée, * nous te disons : Réjouis-toi, * Mère entre toutes bénie, ** porte du Soleil de justice.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Les vertus angéliques sur ton tombeau, * les gardes pétrifiés de crainte, * Marie près de ton sépulcre cherchait ton corps très pur ; * Toi, Tu captives l’enfer sans être séduit. * Tu vas à la rencontre de la Vierge, ** Tu donnes la Vie, ô Ressuscité des morts, gloire à toi !
2. Tropaire de la fête, ton 1 : Sauve, Seigneur, ton peuple, * et bénis ton héritage, * accorde aux chrétiens orthodoxes * la victoire sur les ennemis, * et sauvegarde les tiens ** par ta Croix.
3. Tropaire du Mégalomartyr [& de ses compagnons], ton 4 : Tes Martyrs, Seigneur, * pour le combat qu’ils ont mené ont reçu la couronne d’immortalité de toi, notre Dieu ; * animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons ; ** par leurs prières sauve nos âmes.
4. Kondakion du dimanche, ton 6 : De sa main, source de vie, * le Donateur de vie a ressuscité tous les morts du fond des ténèbres, * lui, le Christ Dieu, * qui a accordé la résurrection à l’homme qu’il avait façonné, * car il est le Sauveur, la résurrection et la Vie de tous, ** lui, le Dieu de l’univers.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du Mégalomartyr, ton 2 : Imitant les souffrances du Christ * et buvant son calice avec foi, * Eustathe, tu communias à sa gloire, dont tu devins l’héritier, ** ayant reçu du Dieu de tous la divine rémission.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de la fête, ton 4 : Toi qui t’es volontairement élevé sur la Croix, * au nouveau peuple appelé de ton nom * accorde tes miséricordes ô Christ Dieu ; * donne ta force aux chrrétiens orthodoxes, * donne-leur la victoire sur l’Ennemi ; que ton alliance leur soit une arme de paix, ** une invincible victoire.

Prokimen
Du dimanche après l’Exaltation (de la fête), ton 7 :
℟. Exaltez le Seigneur notre Dieu, prosternez-vous devant son marchepied, car il est saint (Psaume 98, 5).
℣. Le Seigneur règne, que les peuples en soient émus de colère (Psaume 98, 1).
Du Mégalomartyr, ton 4 :
℟. Pour les saints qui sont sur sa terre, le Seigneur a rendu merveilleuse toutes ses volontés (Psaume 15, 3).]

Epîtres
Du dimanche après l’Exaltation : Galates (§ 203) II, 16-20.
Mais je suis mort à la loi par la loi même, afin de vivre pour Dieu. J’ai été crucifié avec le Christ.
Du dimanche : II Corinthiens (§ 176) IV, 6-15.
Portant toujours en notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus paraisse aussi dans notre corps.
[Du Mégalomartyr : Ephésiens (§ 233) VI, 10-17.
Prenez encore le casque du salut, et l’épée spirituelle qui est la parole de Dieu.]

Alleluia
Du dimanche après l’Exaltation (de la fête), ton 1 :
℣. N’oublie pas ton peuple que tu as racheté dès l’origine (Psaume 72, 2).
℣. Dieu, qui est notre Roi depuis tant de siècles, a opéré notre salut au milieu de la terre (Psaume 72, 12).
Du Mégalomartyr, ton 4 :
℣. Les justes ont crié, et le Seigneur les a exaucés ; et il les a délivrés de toutes leurs peines (Psaume 33, 18).

Evangiles
Du dimanche après l’Exaltation : Marc (§ 37) VIII, 34 – IX, 1.
Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à soi-même, qu’il porte sa croix, et qu’il me suive.
Du dimanche : Matthieu (§ 92) XXII, 35-46.
Jésus lui répondit : Vous aimerez le Seigneur, votre Dieu, de tout votre cœur, de toute votre âme et de tout votre esprit.
[Du Mégalomartyr : Luc (§ 106) XXI, 12-19.
Car je vous donnerai moi-même une bouche et une sagesse à laquelle tous vos ennemis ne pourront résister, et qu’ils ne pourront contredire]

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
Du Mégalomartyr : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

Concert
Tropaire de la fête, ton 1 « grec » : Sauve, Seigneur, ton peuple, * et bénis ton héritage, * accorde aux chrétiens orthodoxes * la victoire sur les ennemis, * et sauvegarde les tiens ** par ta Croix.

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Programme du XIVème dimanche après la Pentecôte – Dédicace de l’Anastasis (Saint-Sépulcre) & avant-fête de l’Exaltation de la sainte Croix – ton 5

Dédicace de l'Anastasis (Saint-Sépulcre) & avant-fête de l'Exaltation de la sainte CroixParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 26 septembre 2021 du calendrier grégorien, 13 septembre 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton V de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour la dédicace de la basilique de l’Anastasis (= de la Résurrection) à Jérusalem.

Lorsque l’impératrice sainte Hélène fit effectuer à Jérusalem le dégagement des constructions romaines afin de retrouver le saint sépulchre du Christ, la vraie croix fut retrouvée ainsi que le lieu de la crrucifixion, le Golgotha, ainsi que le tombeau.

A la suite des découvertes effectuées par les fouilles dirigées par sa mère, l’empereur saint Constantin ordonna la construction d’un vaste complexe comprenant :

  • une vaste basilique – appelée le Martyrium – possédant 5 nefs, faisant 56 mètres de long par 40 mètres de large ; cette basilique s’ouvrait à l’Est par trois grands portails sur un atrium à colonnes ; elle abritait la précieuse relique de la Vraie Croix redécouverte par sainte Hélène,
  • une rotonde de 36,5 mètres de diamètre, appelée Anastasis (« la Résurrection »), surmontée d’un dôme avec un oculus ouvert (sur le modèle du Panthéon à Rome) au dessus du sépulcre où fut déposé le corps de Jésus après la crucifixion, qui fut aussi le lieu de sa résurrection ; il fallut araser le rocher de la colline sur 11 mètres pour aplanir le sol de la rotonde de l’Anastasis ; le tombeau du Christ, surmonté d’un édicule, était au centre de cette rotonde,
  • une cour (appelé parfois le « Saint-Jardin » ou atrium occidental) à ciel ouvert et à double colonnade sur trois côtés qui formait un triportique, englobait en son sein le rocher du Golgotha – cette cour occidentale reliait la rotonde de l’Anastasis à la basilique du Martyrium.
  • La construction démarra en 350. Le 13 septembre 355, à l’occasion des tricennalia (trentième anniversaire de règne) de Constantin, la dédicace (ou encénies) de l’ensemble fut célébrée par saint Cyrille de Jérusalem ; la tradition disait que cette date avait été choisie car elle était celle de la dédicace du Temple de Jérusalem par Salomon : le Saint-Sépulchre devenait ainsi le nouveau Temple de la Nouvelle Alliance.

    La fête commémorant cette dédicace, comportant une octave, attirait un grand nombre de pélerins à Jérusalem chaque année, ainsi que le rapporte la pèlerine espagnole Egérie vers 381-384 :

    Quand advient donc ce jour des encénies (=dédicace), il est observé durant huit jours. Plusieurs jours auparavant, commencent d’affluer de toutes parts des foules de moines et d’apotactites, venus non seulement des diverses provinces telles que Mésopotamie, Syrie, Egypte, Thébaïde où les moines sont nombreux, mais aussi de tous lieux et de toutes provinces. Car il n’en est pas un seul qui, ce jour-là, ne se rende à Jérusalem pour une telle solennité et des fêtes si importantes. A cause de ce saint jour, des laïcs, tant hommes que femmes, se rassemblent de même avec esprit de foi ces jours-là à Jérusalem, venant de toutes les provinces. Les évêques, quand ils sont peu nombreux, sont ces jours-là à Jérusalem plus de quarante ou cinquante, et avec eux viennent un grand nombre de leurs clercs. Bref, on pense avoir commis un très grand péché, si l’on n’a pas pris part, en ces jours-là à une telle solennité, à moins qu’une nécessité contraire n’entrave votre bonne intention. Pendant ces fêtes de la dédicace, la splendeur de toutes les églises est la même qu’à Pâques et à l’Epiphanie, et chaque jour on se rassemble en des lieux saints divers. (Récit, 49, 1-3)

    Après avoir récupéré la vraie croix volée par les Perses, l’empereur Héraclius fit l’exaltation de celle-ci au lendemain de la fête de la dédicace de l’Anastasis, premier jour dans l’octave. La fête du 14 septembre de l’Exaltation de la Sainte Croix finit par éclipser la fête du 13 septembre de la dédicace du Saint-Sépulchre. L’octave de la Dédicace a disparu, et le 13 est devenu aussi le jourr d’avant-fête du 14 septembre.

    Détruit et restauré à de nombreuses reprises au cours des siècles (incendie lors de la prise de Jérusalem par les Perses en 614, reconstruction par le patriarche modeste vers 650, tremblement de terre de 746, restauration par le patriarche Thomas en 810, incendies accidentels de 841 et de 938, incendie par les musulmans en 966, destruction par le Calife Al Hakim en 1009, qui scandalisa l’Europe chrétienne et déclencha les Croisades, reconstruction par les Byzantins entre 1030 et 1048, agrandissement notable par les Croisés et reconsécration le 15 juillet 1149, dévastation par les Turcs khorezmiens en 1244, par les Turcs ottomans au XVème siècle, restaurations de l’édicule du tombeau en 1555 et de la rotonde entre 1648 et 1719, incendie de 1808, reconstruction notamment de la rotonde entre 1809 et 1868, restauration de l’édicule par le roi de Jordanie entre 2016 et 2017), le vaste ensemble construit par Constantin est l’actuel Saint-Sépulchre.

    *

    Le dimanche avant la fête de l’Exaltation de la Croix est caractérisé par un prokimenon, une épître, un alléluia et un évangile propres, qui exaltent par leurs textes la Croix de Notre Seigneur et préparent à la célébration de cette grande fête.

    *

    Aux heures
    A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la Dédicace. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
    A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la Dédicace. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : de la Dédicace.

    A la divine liturgie

    Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 5 & 4 tropaires de la troisième ode du canon de la fête, œuvre de saint Jean Damascène (676 † 749) :
    1. Le bon Larron sur la croix * eut foi en ta divinité, ô Christ ; * il te confessa d’un cœur sincère en s’écriant : ** De moi, Seigneur, en ton royaume souviens-toi.
    2. Sur le bois de la croix * pour nous les hommes tu fis fleurir la vie * et se flétrir la malédiction de l’arbre défendu : ** Sauveur & Créateur, nous te chantons d’un même chœur.
    3. Par ta mort, ô Christ, * tu as brisé la force de la mort, * ressuscitant tous les morts depuis Adam, ** qui te chantent comme vrai Dieu & Sauveur du genre humain.
    4. Venues à ton sépulchre, Sauveur, * les saintes Femmes te cherchaient * pour embaumer la Source de vie, ** mais un Ange leur apparut pour leur dire : Il est ressuscité, le Seigneur !
    5. O Christ, lorsque tu fus crucifié * au milieu de deux larrons, * l’un fut justement condamné pour t’avoir insulté, ** l’autre par sa confession devint l’hôte du Paradis.
    6. Devant le chœur des Apôtres, * les saintes Femmes s’écriaient : * Le Christ est vraiment ressuscité, ** adorons en lui notre Maître & Créateur.
    7. Ton Eglise, ô Christ, * en toi se réjouit et te crie: * Seigneur, tu es ma force, ** mon refuge et mon soutien.
    8. Sur terre tu as sanctifié, * ô Christ, ton Eglise par l’Esprit, * la consacrant en ce jour ** d’une huile d’allégresse.
    9. En toi l’Eglise possédant, * ô Christ, l’inébranlable fondement * est couronnée de ta Croix ** comme d’un diadème royal.
    10. Par ton œuvre de salut, * d’un temple bâti par les hommes tu as fait * en ce jour, Dieu de bonté, ** la demeure de ta gloire infinie.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 5 : Le Verbe coéternel au Père et à l’Esprit, * né de la Vierge pour notre salut, * fidèles, chantons-le et adorons-le, * car il a daigné dans sa chair monter sur la Croix * et supporter la mort, * afin de ressusciter les morts ** par sa glorieuse Résurrection.
    2. Tropaire de la Dédicace, ton 4 : Semblable à la splendeur des fondements du ciel, * tu as rendu la beauté de la sainte demeure terrestre de ta gloire, Seigneur, * affermis-la pour les siècles des siècles * et reçois les prières que nous T’y adressons sans cesse par l’intercession de la Mère de Dieu, ** Toi la vie et la résurrection de tous.
    3. Tropaire de l’Avant-fête, ton 4 : Ta Croix vivifiante, dans ta bonté, * Tu nous la donnas, à nous qui en sommes indignes, Seigneur, * nous te la présentons comme une prière : * « Sauve les chrétiens orthodoxes et ta cité qui t’implorent, par la Mère de Dieu, ** seul Ami des hommes. »
    4. Kondakion du dimanche, ton 5 : Tu es descendu aux enfers, ô mon Sauveur, * tu as brisé leurs portes, comme Tout-Puissant, * avec toi tu as ressuscité les morts, comme Créateur ; * et tu as brisé l’aiguillon de la mort * et Adam a été délivré de la malédiction, ô Ami des hommes. * Aussi te clamons-nous : ** Sauve-nous, Seigneur.
    5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion de la Dédicace, ton 2 : Accorde le renouvellement de l’Esprit dans nos cœurs * et l’illumination de ce qui est en nous, * à nous qui rénovons la sainte demeure de ton temple * qui fut fondé selon ta bienveillance et consacrée à ton nom, ** Toi qui seul parmi les saints est loué.

    Prokimen
    Du dimanche avant la Croix, ton 6 :
    ℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
    ℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).
    De la Dédicace, ton 3 :
    ℟. A ta demeure convient la sainteté, Seigneur, pour la suite des jours (Psaume 92, 5).

    Epîtres
    Du dimanche avant la Croix : Galates (§ 215) VI, 11-18.
    Pour moi, à Dieu ne plaise que je me glorifie en autre chose qu’en la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est mort, crucifié pour moi, comme je suis mort, crucifié pour le monde !
    [Du jour : II Corinthiens (§ 170) I, 21 – II, 4.
    Et c’est lui aussi qui nous a marqués de son sceau, et qui pour arrhes nous a donné le Saint-Esprit dans nos cœurs.]
    De la dédicace : Hébreux (§ 307) III, 1–4.
    Car il n’y a point de maison qui n’ait été bâtie par quelqu’un. Or celui qui est l’architecte, le créateur de toutes choses, est Dieu.

    Alleluia
    Du dimanche avant la Croix, ton 1 :
    ℣. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
    ℣. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).
    De la Dédicace, ton 8 :
    ℣. Ses fondements sont posés sur les saintes montagnes, le Seigneur aime les portes de Sion plus que toutes les tentes de Jacob (Psaume 86, 1-2).

    Evangiles
    Du dimanche avant la Croix : Jean (§ 9) III, 13-17.
    [Du jour : Matthieu (§ 89) XXII, 1-14.
    Car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus.]
    De la Dédicace : Matthieu (§ 67) XVI, 13–19..
    Et moi aussi, je vous dis que vous êtes Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle.

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    De la Dédicace : Seigneur, j’ai aimé la beauté de ta maison, et le lieu où habite ta gloire (Psaume 25, 8). Alléluia, alléluia, alléluia.

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    Programme du XIIIème dimanche après la Pentecôte – Commémoraison du miracle de l’Archange Michel à Colosses – ton 4

    Miracle de Colosses de l'Archange saint Michel
    Le saint Archange Michel arrêtant les flots de son bâton, saint Archippe debout dans une attitude de prière, les mains levés vers le Ciel d’où l’Archistratège est venu manifester la puissance et la protection de Dieu. Icône de Novgorod du XVème siècle.
    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 19 septembre 2021 du calendrier grégorien, 6 septembre 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton IV de l’Octoèque. Nous commémorons aussi en ce jour le miracle de l’Archange Michel dans la ville de Colosses.

    La ville de Colosses, honorée d’une lettre par l’Apôtre saint Paul, était l’une des villes les plus importantes de Phrygie.

    Dans cette ville eut lieu les premières apparitions de l’Archange saint Michel de notre ère. Ces apparitions eurent lieu dans les premiers siècles, avant la conversion totale de l’Empire (380).

    Un habitant de la ville de Laodicée de Phrygie avait une fille muette. Saint Michel lui apparut pour lui dire de faire boire à sa fille l’eau d’une source près de la ville de Colosses et la jeune fille reçut en effet sa guérison ainsi. Le père et la fille, encore païens, reçurent le saint baptême et édifièrent en reconnaissance en ce lieu une église en l’honneur de saint Michel, l’Archistratège des Armées célestes. Le lieu devint un petit centre de pèlerinage pour les chrétiens de la région, et entraînaient beaucoup de conversions, ce qui attira l’animosité grandissante des païens.

    Quelques années plus tard, un ascète du nom d’Archippe vécut au service de cette église pendant 60 ans, amenant par l’exemple de sa vie de nombreux païens à la foi dans le Christ. Les païens résolurent de détruire l’église de Saint-Michel ; ils rompirent des barrages sur les rivières Lykokaperos et Kufos afin qu’une vague submerge l’église dans laquelle saint Archippe se tenait en prière. L’Archange Michel apparut près de l’église, tenant une lance, et d’un coup de celle-ci ouvrit une fosse dans un rocher de sorte que les torrents d’eau y furent détournés et se perdirent sous terre. L’endroit où les rivières se sont engouffrées a reçu le nom de « Chônae », qui signifie « plongeante », il se situe à environ 3 km au Sud de Colosses. C’est là autour de l’église de Saint-Michel que s’établirent au VIIIème siècle les habitants de la ville de Colosses, cette ville ayant été progressivement ruinée par différents tremblements de terre, et ce dès l’époque de Néron. La ville de Chônae fut un lieu de pèlerinage actif dans l’Empire byzantin, et une grande foire annuelle s’y tenait le 6 septembre pour la fête commémorant le miracle. Son évêché devint une métropole vers 950. L’empereur Manuel Ier Comnène y fait halte lors de sa campagne contre le sultanat d’Iconium en 1176 pour visiter en pèlerin l’église de Saint-Michel. Situés près des frontières, la ville et son sanctuaire de Saint-Michel furent ravagés de nombreuses fois par les Turcs dès 1070 et finirent par tomber définitivement en 1204.

    Monastère Tchoudov du Kremlin de Moscou lors du couronnement de Nicolas II
    Monastère Tchoudov du Kremlin de Moscou lors du couronnement de Nicolas II
    Le monastère Tchoudov (« du Miracle ») au Kremlin de Moscou, fondé en 1358 par le métropolite Alexis, reçut son nom de cette fête du 6 septembre. Ce monastère fut durant de longs siècles un des principaux centres intellectuels de Russie. Dans son catholicon, les membres de la famille impériale de Russie recevaient traditionnellement le saint baptême. Fermé en 1918, ce monastère fut détruit sur ordre de Staline en 1929 avec le monastère adjacent de l’Ascension et le Petit Palais de Nicolas Ier ; à leur place fut édifié le Præsidium du Soviet suprême de l’Union soviétique. Le Président Poutine a annoncé en 2014 la destruction du Præsidium du Kremlin (effectuée en 2016) et fait le vœu de la reconstruction à l’identique du monastère Tchoudov, du monastère de l’Ascension et du Petit Palais.

    Après les apparitions près de Colosses de l’Archange saint Michel, celui-ci apparut ensuite plusieurs fois, en voici quelques unes : en 490, 492 et 493 (en encore en 1656) au Mont Gargan dans les Pouilles en Italie, en 590 à Rome au pape saint Grégoire le Grand sur le Château Saint-Ange, le 16 octobre 708 au Mont-Tombe (qui deviendra l’actuel Mont-Saint-Michel), au XIIème siècle lors de la libération de la ville de Saragosse des Arabes, en 1424 à sainte Jeanne d’Arc, à qui l’Archange se présente ainsi : « Je suis Michel, le protecteur de la France », le 13 octobre 1884 au pape Léon XIII qui instaura à la suite la prière à saint Michel à la fin des messes du rit romain.

    Dans la liturgie byzantine, l’archange saint Michel est appelé l’archistratège, i.e. le chef des milices célestes.

    Aux heures
    A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’Archange. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche seulement.

    A la divine liturgie

    Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 4, & 4 tropaires de la 3ème ode du premier canon de l’Archange, œuvre de saint Joseph l’Hymnographe (816 † 886) :
    1. A cause de l’arbre défendu * Adam fut exilé du Paradis, mais par l’arbre de la croix le Larron y entra ; * car l’un, goûtant de son fruit, méprisa le commandement du Créateur, * l’autre, partageant ta crucifixion, confessa ta divinité : ** Souviens-toi de moi dans ton royaume.
    2. Seigneur exalté sur la Croix, * tu as brisé la puissance de la mort, * effaçant la cédule écrite contre nous ; * accorde-nous la repentance du Larron * et donne à tes fidèles serviteurs, ô Christ notre Dieu, * de te crier comme lui : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
    3. D’un coup de lance, sur la croix * tu as déchiré la cédule écrite contre nous ; * et, compté parmi les morts, tu as enchaîné le prince de l’Enfer, * délivrant tous les hommes des liens de la mort * par ta Résurrection, dont la lumière a brillé sur nous ; * Seigneur ami des hommes, nous te crions : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
    4. Crucifié & ressuscité du tombeau, * Dieu tout-puissant, le troisième jour, * avec toi, seul Immortel, tu ressuscitas le premier homme, Adam ; * donne-moi, Seigneur, de prendre aussi la voie du repentir * afin que, de tout mon cœur * & dans l’ardeur de ma foi, je te crie : ** Souviens-toi de moi, Sauveur, en ton royaume.
    5. Pour nous l’Impassible devient homme de douleur * et sur la croix se laisse clouer, * afin de nous ressusciter avec lui ; * aussi nous glorifions avec la Croix * les Souffrances & la sainte Résurrection * par lesquelles nous fûmes rénovés, * obtenant le salut en criant : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
    6. Ressuscité d’entre les morts * et dépouillant l’empire de la Mort, * il apparut aux Myrrophores, leur annonçant la joie ; * et nous fidèles, prions-le * d’épargner à nos âmes la corruption, * lui répétant sans cesse la parole du bon Larron : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
    7. Par divine puissance tu parcours, * illustre chef des angéliques armées : * la terre entière en délivrant du malheur ** ceux qui invoquent ton saint nom.
    8. Toi le divin héraut, * l’invincible protecteur des croyants, * tu es le maître et le guide des errants, ** Archistratège tout à fait semblable à Dieu.
    9. Tu es le pur miroir de la divine clarté * qui reçois très nettement * les réflexions de l’Esprit saint, ** archange Michel très-digne d’admiration.
    10. Celui qui par sa volonté * créa les purs esprits immatériels, * Toute-pure, a voulu demeurer corporellement dans ton sein ** et l’Invisible s’est laissé voir dans la chair.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Ayant appris de l’Ange la prédication lumineuse de la Résurrection, * et le terme de l’ancestrale condamnation, * les femmes disciples du Seigneur * dirent, pleines de fierté, aux Apôtres : * « Renversée est la mort ! * Le Christ Dieu est ressuscité, ** donnant au monde sa grande miséricorde ! »
    2. Tropaire de l’Archange, ton 4 : Archistratège des célestes armées, * nous te prions sans cesse, indignes que nous sommes : * par tes prières couvre-nous * de l’ombre des ailes de ta gloire immatérielle * pour nous sauvegarder, nous qui nous prosternons devant toi avec ferveur et te clamons : * « Délivre-nous de tout danger, ** toi qui es le chef des puissances d’en haut. »
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion de l’Archange, ton 2 : Archistratège de Dieu, * serviteur de la gloire divine, * prince des anges et guide des hommes, * demande ce qui nous est utile et la grande miséricorde, ** car tu es l’Archistratège des incorporels.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion du dimanche, ton 4 : Mon sauveur & mon libérateur, * au sortir du tombeau * a libéré et ressuscité tous les habitants de la terre, car il est Dieu. * Il a brisé les portes des enfers, ** et lui le Maître, il est ressuscité le troisième jour.

    Prokimen
    Du dimanche, ton 4 :
    ℟. Que tes œuvres sont grandes, Seigneur ! Toutes, avec sagesse tu les fis (Psaume 103, 24).
    ℣. Bénis le Seigneur, mon âme ! Seigneur, mon Dieu, tu es si grand ! (Psaume 103, 1).
    [Autre prokimen de l’Archange, ton 4 :
    ℟. Il rend ses Anges comme du vent, ses serviteurs comme des flammes de feu (Psaume 103, 4).]

    Epîtres
    Du dimanche : I Corinthiens (§ 166) XVI, 13-24.
    Faites avec amour tout ce que vous faites.
    [De l’Archange : Hébreux (§ 305) II, 2–10.
    Car si la loi qui a été annoncée par les anges est demeurée ferme, et si tous les violements et toutes les désobéissances ont reçu la juste punition qui leur était due ; comment pourrons-nous l’éviter, si nous négligeons le véritable salut ?]

    Alleluia
    Du dimanche, ton 4 :
    ℣. Va, chevauche pour la cause de la vérité, de la piété & de la justice (Psaume 44, 5).
    ℣. Tu aimes la justice, tu hais l’impiété (Psaume 44, 8).
    [De l’Archange, ton 5 :
    ℣. Louez le Seigneur, tous ses Anges, louez-le, toutes ses puissances (Psaume 148, 2).]

    Evangiles
    Du dimanche : Matthieu (§ 87) XXI, 33-42.
    Enfin il leur envoya son fils, disant en lui-même : Ils auront quelque respect pour mon fils.
    [De l’Archange : Luc (§ 51) X, 16–21.
    Il leur répondit : Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair.]

    Hymne à la Mère de Dieu pendant l’anaphore
    Il est digne en vérité, ton 4.

    Versets de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
    [De l’Archange : Il rend ses Anges comme du vent, ses serviteurs comme des flammes de feu (Psaume 103, 4).] Alleluia, alleluia, alleluia.

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    Programme du XIIème dimanche après la Pentecôte – Translation des reliques de saint Alexandre Nevski – ton 3

    Saint pieux prince Alexandre NevskiParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 12 septembre 2021 du calendrier grégorien – 30 août 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton III de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour la translation de Vladimir à Saint-Pétersbourg l’an 1724 des reliques du saint & grand prince Alexandre Iaroslavitch Nevski (= »de la Néva »), qui prit le nom d’Alexis lorsqu’il devint moine.

    Le Prince béni Alexandre Nevsky mourut durant son retour de son voyage à Saraï auprès de la Horde d’Or où il était allé obtenir un allègement des tribus que devaient payer les principautés russes aux Mongols. Epuisé et se voyant mourir, il fit profession monastique sous le nom d’Alexis et mourut revêtu du grand habit à Gorodtsa sur la Volga, le 14 novembre 1263. Le 23 novembre 1263, sa dépouille est inhumée dans l’église cathédrale du monastère de la Nativité dans la ville de Vladimir.

    Un culte local au pieux prince commença dès sa mise au tombeau, des miracles s’accomplissant auprès de celui-ci. Avant la bataille de Koulikovo (8 septembre 1380 contre les Mongols), le grand prince de Moscou et de Vladimir Dimitri Ier Donskoï, à la suite d’une vision, fit ouvrir le tombeau où l’on découvrit le corps incorrompu d’Alexandre Nevski, lequel fut placé dans une première châsse. Lors de l’incendie de la ville de Vladimir le 23 mai 1491, cette châsse souffrit les attaques du feu, mais les reliques subsistèrent.

    En 1547, le pieux prince est canonisé par l’Eglise russe. Lorsqu’il fallut restaurer la châsse après les incendies de 1681 et 1689, le métropolite Hilarion de Souzdal fit placer en 1695 les reliques dans une nouvelle châsse (appelée petite châsse), garnie de sculptures et recouverte de métaux précieux.

    Ouverture des reliques de saint Alexandre Nevski par les Bolcheviques en 1922 : la petite châsse de 1695
    Ouverture des reliques de saint Alexandre Nevski par les Bolcheviques en 1922 : la petite châsse de 1695

    Cette châsse fut réalisée par un maître artisan de Moscou du Palais des Armures et un orfèvre de Vladimir. Elle est réalisée dans le style baroque moscovite du XVIIème siècle. La châsse est recouverte d’une grande icône en bois représentant un saint en robe monastique. C’est un grand coffre en bois sur le bord supérieur duquel est placée une plaque en argent avec cette inscription :

    Dans cette châsse en argent sont placées les saintes reliques du bienheureux prince Alexandre Iaroslavitch aimant le Christ.

    Les bords de la châsse sont garnis de plaques superposées de cuivre doré sur lesquelles sont ciselés des motifs floraux (tournesols, lys et tulipes). Sur les faces latérales se trouvaient cinq grands médaillons de cuivre doré, ciselés d’inscriptions sur les faits d’armes du prince et des épisodes de sa vie. Figurait également la mention de la bénédiction de la châsse par le patriarche Adrien en 1695 (ces médaillons originaux ont disparu et ont été reproduits en 1913 par S. G. Rounkevitch).

    Le 30 Août 1721, Pierre Ier, après une guerre longue et épuisante contre les Suédois, conclut la Paix de Nishtad. Ce jour fut aussi décidé de transférer les reliques du saint prince Alexandre Nevsky de Vladimir jusqu’à la nouvelle capitale au nord, Saint-Pétersbourg, sur les bancs de la Neva. Pour honorer sa nouvelle capitale, le Tsar décida également la translation de Vladimir à Saint-Pétersbourg des reliques de saint Alexandre Nevski. Otées de Vladimir le 11 août 1723, les reliques furent accueillies à Shlisselburg le 20 septembre suivant et y demeurèrent jusqu’en 1724. Le 30 août 1724, elles furent placées dans la cathédrale de la Trinité de la Laure Alexandre Nevsky de Saint-Pétersbourg, où elles reposent jusqu’à présent. Un édit impérial du 2 septembre instaura la fête du 30 août pour commémorer cette translation. La rédaction de l’office fut confiée à l’Archimandrite Gabriel Buzhinsky (par la suite évêque de Ryazan, mort le 27 avril 1731).

    A Saint-Pétersbourg, la petite châsse de 1695 fut placée dans un nouveau monument fastueux, appelée la grande châsse, réalisée en argent, et considérée comme l’un des chefs-d’œuvre de l’art russe au XVIIIème siècle. Décidée par l’impératrice Elisabeth, cette grande châsse, destinée à enserrer la petite châsse, est réalisée de 1746 à 1753. Ce monument somptueux pèse environ 1500 kg d’argent.

    Grande châsse en argent de saint Alexandre Nevski dans la Laure de Saint-Pétersbourg : gravure du XVIIIème siècle.
    Grande châsse en argent de saint Alexandre Nevski dans la Laure de Saint-Pétersbourg : gravure du XVIIIème siècle.

    Profanées par les Communistes en 1922, les châsses furent d’abord placées au Musée d’état d’histoire de la religion et de l’athéisme (ancienne Cathédrale de Kazan) puis placées au Musées de l’Ermitage. A plusieurs reprises, le pouvoir bolchevique tenta de détruire le monument pour faire fondre l’argent, mais les conservateurs de l’Ermitage réussirent adroitement à déjouer ces projets. En 1989, les reliques de saint Alexandre Nevski furent restituées à la cathédrale de la Trinité de la laure Saint-Alexandre-Nevski de Saint-Pétersbourg. Il est convenu que la grande châsse d’Elisabeth reviendra aussi à la laure Saint-Alexandre-Nevski une fois sa restauration achevée et qu’une copie de l’original aura été réalisée pour le Musée de l’Ermitage.

    La Translation des reliques de saint Alexandre Nevski est la fête patronale de la cathédrale russe orthodoxe Saint-Alexandre-Nevski de Paris, sa dédicace ayant été célébrée par Mgr Léonce, le 30 août (julien soit le 12 septembre grégorien) 1861.

    Aux heures
    A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Prince béni. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
    A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Prince béni. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du Prince béni.

    A la divine liturgie

    Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 3, et 4 tropaires de la 3ème ode du canon du Prince béni :
    1. Adam, notre premier père, ayant transgressé ton commandement, * ô Christ, tu l’as chassé du Paradis ; * mais, compatissant, tu fis entrer le bon Larron * te confessant sur la croix et criant : * Souviens-toi de moi, Sauveur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
    2. Pour notre faute, tu nous condamnas * à la malédiction de la mort, Seigneur source-de-vie ; * mais, souffrant dans ton corps, Maître sans péché, * tu fis revivre les morts qui s’écrièrent : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
    3. Ressuscité d’entre les morts, tu nous sauvas de nos passions, * Seigneur, par ta sainte Résurrection ; * et, Sauveur, tu as détruit toute la puissance de la mort ; * c’est pourquoi nous, les fidèles, te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
    4. Par ta sépulture de trois jours tu éveillas, * Dieu, les morts qu’aux Enfers tu vivifias ; * et, dans ta bonté, tu fus la source de l’immortelle vie * pour nous tous, fidèles, qui sans cesse te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
    5. Aux Myrophores tu apparus d’abord, * Sauveur ressuscité d’entre les morts, * leur criant : Réjouissez-vous ! * et par elles, ô Christ, tu révèles ton éveil à tes amis ; * aussi te crions-nous : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
    6. Sur la montagne Moïse, étendant les bras, préfigurait la croix et triomphait d’Amalec ; * nous-mêmes, nous la prenons pour combattre les démons * et tous ensemble avec foi te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les Célestes soient en liesse ! * Que les terrestres se réjouissent ! * Car le Seigneur a établi son Règne par son bras, * terrassant la mort par la mort, * Lui le Premier-Né d’entre les morts. * Il nous libère du ventre de l’enfer, ** et offre au monde la grande miséricorde.
    2. Tropaire du Prince béni, ton 4 :Reconnais tes frères, nouveau Joseph, * toi qui ne règnes pas sur l’Egypte, mais au ciel avec le Christ, * bienheureux prince Alexandre, et multiplie le froment * à la prière des gens de ton pays ; * protège aussi ton héritage, le peuple chrétien, * et, dans les peines que leur inflige l’ennemi, ** viens en aide aux fils de la sainte Russie.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion du Prince béni, ton 4 : De même que tes lointains parents Boris & Gleb * du ciel apparurent pour t’aider * lorsque vaillamment tu combattais * contre le régent de Suède et ses guerriers, * de même encore maintenant * viens au secours de ta nation en triomphant de l’ennemi, ** qui veut asservir les fils de la sainte Russie.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion du dimanche, ton 3 : Tu es ressuscité aujourd’hui du tombeau, ô Miséricordieux, * et Tu nous as écartés des portes de la mort. * Aujourd’hui Adam exulte et Ève se réjouit ; * avec eux prophètes et patriarches ne cessent de chanter ** la force divine de ta puissance.

    Prokimen
    Du dimanche, ton 3 :
    ℟. Sonnez pour notre Dieu, sonnez ; sonnez pour notre Roi, sonnez ! (Psaume 46, 7).
    ℣. Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ! (Psaume 46, 2).
    Autre prokimen du Prince béni, ton 7 :
    ℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).

    Epîtres
    Du dimanche : I Corinthiens (§ 158) XV, 1-11.
    Car, premièrement, je vous ai donné ce que j’avais moi-même reçu ; savoir : Que le Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures ; qu’il a été enseveli, et qu’il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures.
    Du Prince béni : Galates (§ 213) V, 22 – VI, 2.
    Or ceux qui sont à Jésus-Christ, ont crucifié leur chair avec ses passions et ses désirs déréglés.

    Alleluia
    Du dimanche, ton 3 :
    ℣. En toi, Seigneur, j’ai mon abri ; sur moi pas de honte à jamais (Psaume 30, 2).
    ℣. Sois pour moi un Dieu qui me défend, un lieu fort qui me sauve (Psaume 30, 3).
    Du Prince béni, ton 6 :
    ℣. Bienheureux l’homme qui craint le Seigneur, et qui a une grande affection pour ses commandements (Psaume 111, 1).

    Evangiles
    Du dimanche : Matthieu (§ 79) XIX, 16-26.
    Et Jésus dit à ses disciples : Je vous dis en vérité, qu’il est bien difficile qu’un riche entre dans le royaume des cieux.
    Du Prince béni: Matthieu (§ 43) XI, 27-30.
    Prenez mon joug sur vous, et apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos de vos âmes.

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
    Du Prince béni : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

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    Programme du XIème dimanche après la Pentecôte – clôture de la fête de la Dormition de la Mère de Dieu – ton 2

    Fête de la Dormition de la Mère de DieuParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 5 septembre 2021 du calendrier grégorien – 23 août 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton II de l’Octoèque. Nous célébrons aussi en ce jour la clôture de la fête de la Dormition de la Mère de Dieu.

    Aujourd’hui le trésor de la vie, l’abîme de la grâce – je ne sais comment m’exprimer de mes lèvres audacieuses et intrépides – entre dans l’ombre d’une mort porteuse de vie, sans crainte elle s’en approche, elle qui a engendré son destructeur, si toutefois il est permis d’appeler mort son départ plein de sainteté et de vie.
    Car celle qui pour tous fut la source de la vraie vie, comment tomberait-elle au pouvoir de la mort ? Mais elle obéit à la loi établie par son propre enfant, et comme fille du vieil Adam, elle acquitte la dette paternelle, puisque son Fils même, qui est la vie en personne. ne l’a pas reniée. Mais comme Mère du Dieu vivant, il est juste qu’elle soit emportée auprès de lui.
    Saint Jean Damascène, Seconde homélie sur la Dormition

    La fête de la Dormition ou Assomption de la Mère de Dieu est l’une des douze grandes fêtes de l’année liturgique de l’Eglise byzantine. Elle est suivie de 7 jours d’après-fête (comparables à l’octave du rit romain) et se clôture au 8ème jour (le jour de la clôture reprend l’office de la fête, avec toutefois une moindre solennité).

    Aux heures
    A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
    A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : de la fête.

    A la divine liturgie

    Блаженны гласа – 6 и праздника, 1-го и 2-го канонов, песнь 9-я – 4.

    Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 2, et 4 tropaires de la 9ème ode des deux canons de la fête, œuvres respectivement de saint Côme le Mélode, évêque de Maïouma (c. 675 † vers 787) & de saint Jean Damascène (676 † 749) :
    1. Reprenant la prière du bon Larron, * ô Christ, nous te disons : * Souviens-toi de nous, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
    2. Ta croix, nous te l’offrons * pour la rémission de nos péchés : * Seigneur, tu l’as supportée ** par amour pour les hommes.
    3. Devant ta Sépulture & ta sainte Résurrection, * Maître, nous nous prosternons : * par elles tu rachetas de la corruption, ** Ami des hommes, le monde entier.
    4. Seigneur, l’empire de la Mort * par ta mort fut englouti, * & par ta sainte Résurrection, ** Dieu sauveur, tu as sauvé l’univers.
    5. Au plus profond de l’Enfer, * lorsqu’ils virent ta clarté, * ceux qui dormaient dans les ténèbres de la mort, ** ô Christ, se levèrent, ressuscités.
    6. Ressuscité du tombeau, * tu vins au-devant des Myrophores, * et les Disciples reçurent la mission ** de proclamer ta Résurrection.
    7. Les lois de la nature ont été vaincues en toi, ô Vierge immaculée ; * ton enfantement te garde vierge * et ta mort préfigure la vie. * Toi qui demeures vierge après l’enfantement * et vivante après ta mort, ** ô Mère de Dieu, sauve toujours ton héritage.
    8. Le chœur des apôtres entourait ton corps qui avait accueilli Dieu ; * il le contemplait dans la crainte et s’écriait d’une voix claire : * Toi qui es allée dans les demeures éternelles vers ton Fils, ** ô Mère de Dieu, sauve toujours ton héritage.
    9. Que tout homme se réjouisse illuminé par l’Esprit ; * que les êtres immatériels célèbrent dans la joie, * vénérant la sainte fête de la Mère de Dieu, * et qu’ils clament : Réjouis-toi, ** Toute-bienheureuse, Mère de Dieu très pure et toujours vierge.
    10. Reçois de nous ce chant d’adieu, ô Mère du Dieu vivant ; * et couvre-nous de l’ombre lumineuse de ta divine grâce ; * donne au peuple ami du Christ la victoire et la paix, ** et à ceux qui te chantent le pardon et le salut de leur âme.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : * Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi !
    2. Tropaire de la Dormition, ton 1 : Dans l’enfantement, tu as gardé la virginité ; * dans ta dormition, tu n’as pas abandonné le monde, ô Mère de Dieu. * Tu as été transférée à la Vie, étant Mère de la Vie, ** & par tes prières, tu délivres nos âmes de la mort.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion du dimanche, ton 2 : Tu es ressuscité du tombeau, tout-puissant Sauveur : * l’enfer, voyant ce prodige, est saisi de stupeur, * & les morts ressuscitent. * A cette vue, la création se réjouit avec toi ; * Adam s’unit à l’allégresse ** et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion de la Dormition, ton 2 : La Mère de Dieu qui jamais ne se lasse d’intercéder pour nous * et dont la protection ne pouvait cesser d’être notre espérance * ne se laissa pas vaincre par la mort ni le tombeau, * puisqu’elle est la Mère de la Vie et qu’elle a rejoint la Source de la vie : ** celui qui demeura dans son sein toujours virginal.

    Prokimen
    Du dimanche, ton 2 :
    ℟. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14).
    ℣. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18).
    Autre prokimen de la Dormition, ton 3 :
    ℟. Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur (Luc 1, 46).

    Epîtres
    Du dimanche : I Corinthiens (§ 141) IX, 2-12.
    Si nous avons semé parmi vous des biens spirituels, est-ce une grande chose que nous recueillions un peu de vos biens temporels ?
    De la Mère de Dieu : Philippiens (§ 240) II, 5-11.
    Mais il s’est anéanti lui-même en prenant la forme et la nature de serviteur, en se rendant semblable aux hommes, et étant reconnu pour homme par tout ce qui a paru de lui au dehors.

    Alleluia
    Du dimanche, ton 2 :
    ℣. En toi, Seigneur, j’ai mon abri ; sur moi pas de honte à jamais (Psaume 30, 2).
    ℣. Sois pour moi un Dieu qui me défend, un lieu fort qui me sauve (Psaume 30, 3).
    De la Dormition :
    ℣. Lève-toi, Seigneur, vers ton repos, toi & l’arche de ta sainteté (Psaume 131, 8).

    Evangiles
    Du dimanche : Matthieu (§ 77) XVIII, 23-35.
    C’est ainsi que mon Père qui est dans le ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne du fond de son cœur à son frère.
    De la Mère de Dieu : Luc (§ 54) X, 38-42; XI, 27-28.
    Jésus lui dit : Mais plutôt heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la pratiquent !

    A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique, mégalinaire de la Dormition, ton 4 & 1 :
    Lorsqu’ils virent la Dormition de la Toute-Sainte et Immaculée, * les anges furent émerveillés, ** admirant que la Vierge pût monter de la terre jusqu’aux cieux.
    Et en ton 1 : La nature et ses lois par ton mystère sont dépassées, * Vierge toute-sainte : * tu gardes la virginité dans ton enfantement * et ta mort est le prélude qui annonce la Vie. * Toujours vierge après l’enfantement * et vivante encore après la mort, * garde pour toujours sous ta protection ** ton héritage, ô Mère de Dieu !

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
    De la Dormition : J’élèverai le calice du salut & j’invoquerai le nom du Seigneur (Psaume 115, 13). Alleluia, alleluia, alleluia.

    Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

    Programme du Vème dimanche après la Pentecôte – saint Michel Maleinos – ton 4

    Icône de saint Michel MaleinosParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 25 juillet 2021 du calendrier grégorien, 12 juillet 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton V de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour notre Vénérable Père Michel Maleinos.

    Notre saint de ce jour est né en 894 dans la puissante famille aristocratique des Maleinoi, fortement implantée en Anatolie, laquelle avait acquis sa renommée lors de la lutte contre les invasions musulmanes. Il reçut au saint baptême le prénom de Manuel (Μανουήλ Μαλεΐνος) et comptait dans sa parenté saint Eudocime Maleinos (probablement un grand oncle), officier militaire mort à 33 ans en odeur de sainteté, et sur le tombeau duquel à Constantinople se multipliaient les miracles. Le père de Manuel Maleinos s’appelait lui aussi Eudocime en honneur de ce saint membre de la famille, et sa mère Anastaso était parente de l’empereur Romain Ier Lecapène († 948). Le couple étant stérile, accomplit un pèlerinage à un sanctuaire marial à la suite duquel lui naquirent Manuel l’aîné et cinq autres frères et sœurs. L’une de ses sœurs épousa Bardas Phocas l’Ancien, père de l’empereur Nicéphore II Phocas († 969). L’un de ses frères, Constantin, fut un général fameux de l’armée impériale.

    Manuel Maleinos adolescent fut envoyé vers 909 à la cour impériale de Constantinople, où il fut revêtu de la dignité de despatharocandidat. Le mort de l’empereur Léon VI le Sage en 912 produisit sur lui un profond bouleversement : convaincu de la vanité des honneurs de ce monde, il résolut alors de se faire moine. Alors qu’il allait visiter ses parents en Cappadoce, il faussa la compagnie à son escorte tandis qu’ils traversaient la Bithynie et reçut la tonsure monastique par un ascète, prenant le nom monastique de Michel. Son père Eudocime, furieux de cette décision, le fait rechercher et capturer pour le contraindre à rejoindre la maison paternelle. Cependant, confronté à la volonté ferme de son fils de ne pas revenir à l’état laïc, le père finit par consentir à le laisser partir.

    Saint Michel reprit alors la route vers la Bithynie où il servit modestement trois ans à la table d’un monastère avant de recevoir, en 915, le grand habit en présence, cette fois-ci bienveillante, de son père et de sa mère (une fois veuve, celle-ci devint moniale). Michel passa quelques années d’exercices ascétiques dans la région de la Sainte Montagne de Kyminas (près de Pruse de l’Olympe, l’actuelle Brousse) puis, en 921, partit plus à l’est, dans les Bucellaires, fonder un monastère près de Pruse sur l’Hypios (Plousias). Puis en 925, il revint sur le Mont Kyminas et y fonda un second monastère. Ordonné prêtre, Michel dirigea cette laure qui portait son nom jusqu’à sa mort le 12 juillet 961. Il y reçut à de nombreuses reprises ses neveux, le futur empereur Nicéphore II et Léon Phocas, ainsi que d’autres personnages de la cour qui le pressaient de donner son avis sur la marche de l’Empire. Il prédit ainsi la défaite de son neveu Léon Phocas à la bataille d’Anchialos (917) contre les Bulgares et la chute de la dynastie des Lécapène. Un lointain parent, Athanase de Trébizonde, ami de Nicéphore Phocas, prend l’habit monastique dans la laure de Michel et y reçoit le nom d’Athanase. Disciple de saint Michel Maleinos, saint Athanase l’Athonite ira par la suite fonder la Sainte Montagne de l’Athos, sur le modèle de la Sainte Montagne de Kyminas en Bithynie.

    La Vie de saint Michel Maleinos fut écrite par un autre de ses disciples (cf. le texte grec et une traduction française).

    Michel Maleinos est le saint patron de l’empereur Michel Ier Fiodorovitch de Russie, le premier tsar de la dynastie des Romanov : il était né le 12 juillet 1596, et c’est l’usage courant en Russie de nommer l’enfant du nom du saint fêté le jour de sa naissance. De ce fait, saint Michel Maleinos fut particulièrement vénéré par la dynastie des Romanov et beaucoup de chapelles lui furent consacrées en Russie, en particulier au XVIIème siècle.

    Aux heures
    A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Vénérable Père. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche seulement.

    A la divine liturgie

    Tropaires des Béatitudes : 8 tropaires du dimanche, ton 4 :
    1. A cause de l’arbre défendu * Adam fut exilé du Paradis, mais par l’arbre de la croix le Larron y entra ; * car l’un, goûtant de son fruit, méprisa le commandement du Créateur, * l’autre, partageant ta crucifixion, confessa ta divinité : ** Souviens-toi de moi dans ton royaume.
    2. Seigneur exalté sur la Croix, * tu as brisé la puissance de la mort, * effaçant la cédule écrite contre nous ; * accorde-nous la repentance du Larron * et donne à tes fidèles serviteurs, ô Christ notre Dieu, * de te crier comme lui : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
    3. D’un coup de lance, sur la croix * tu as déchiré la cédule écrite contre nous ; * et, compté parmi les morts, tu as enchaîné le prince de l’Enfer, * délivrant tous les hommes des liens de la mort * par ta Résurrection, dont la lumière a brillé sur nous ; * Seigneur ami des hommes, nous te crions : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
    4. Crucifié & ressuscité du tombeau, * Dieu tout-puissant, le troisième jour, * avec toi, seul Immortel, tu ressuscitas le premier homme, Adam ; * donne-moi, Seigneur, de prendre aussi la voie du repentir * afin que, de tout mon cœur * & dans l’ardeur de ma foi, je te crie : ** Souviens-toi de moi, Sauveur, en ton royaume.
    5. Pour nous l’Impassible devient homme de douleur * et sur la croix se laisse clouer, * afin de nous ressusciter avec lui ; * aussi nous glorifions avec la Croix * les Souffrances & la sainte Résurrection * par lesquelles nous fûmes rénovés, * obtenant le salut en criant : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
    6. Ressuscité d’entre les morts * et dépouillant l’empire de la Mort, * il apparut aux Myrrophores, leur annonçant la joie ; * et nous fidèles, prions-le * d’épargner à nos âmes la corruption, * lui répétant sans cesse la parole du bon Larron : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
    7. Fidèles, glorifions d’un même cœur * le Père, le Fils & l’Esprit saint, * invoquons en trois personnes l’unique Divinité * indivisible, inaccessible, sans confusion, ** qui nous sauve des flammes du châtiment.
    8. Ta mère, Seigneur, t’enfanta virginalement * et vierge elle est demeurée même après l’enfantement : * c’est elle que nous te présentons pour intercéder auprès de toi : * accorde à sa prière le pardon des péchés * pour ceux qui ne cessent de te crier : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Ayant appris de l’Ange la prédication lumineuse de la Résurrection, * et le terme de l’ancestrale condamnation, * les femmes disciples du Seigneur * dirent, pleines de fierté, aux Apôtres : * « Renversée est la mort ! * Le Christ Dieu est ressuscité, ** donnant au monde sa grande miséricorde ! »
    2. Tropaire du Vénérable Père, ton 8 : L’image de Dieu a été vraiment conservée en toi, ô Père, * car tu as pris la croix et suivi le Christ. * En agissant ainsi, tu nous as appris à ne pas tenir compte de la chair, car elle passe, * mais à prendre soin de l’âme, puisqu’elle est immortelle. ** C’est pourquoi ton esprit, ô Vénérable Père Michel, se réjouit avec les anges.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion du Vénérable Père, ton 2 : Par tes actes tu as flétri l’arrogance de la chair, * par l’illumination tu as donné des ailes à ton agilité d’esprit. * Tu as été révélé comme une demeure de la Trinité, * que tu vois maintenant clairement, Bienheureux, ** prie sans cesse pour nous tous.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion du dimanche, ton 4 : Mon sauveur & mon libérateur, * au sortir du tombeau * a libéré et ressuscité tous les habitants de la terre, car il est Dieu. * Il a brisé les portes des enfers, ** et lui le Maître, il est ressuscité le troisième jour.

    Prokimen
    Du dimanche, ton 4 :
    ℟. Que tes œuvres sont grandes, Seigneur ! Toutes, avec sagesse tu les fis (Psaume 103, 24).
    ℣. Bénis le Seigneur, mon âme ! Seigneur, mon Dieu, tu es si grand ! (Psaume 103, 1).

    Epître
    Du dimanche : Romains (§ 103) X, 1-10.
    Parce que si vous confessez de bouche que Jésus est le Seigneur, et si vous croyez de cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, vous serez sauvé.

    Alleluia
    Du dimanche, ton 4 :
    ℣. Va, chevauche pour la cause de la vérité, de la piété & de la justice (Psaume 44, 5).
    ℣. Tu aimes la justice, tu hais l’impiété (Psaume 44, 8).

    Evangile
    Du dimanche : Matthieu (§ 28) VIII, 28 à IX, 1.
    Deux possédés qui étaient si furieux que personne n’osait passer par ce chemin-là, sortirent des sépulcres, et vinrent au-devant de lui ; ils se mirent en même temps à crier, et à lui dire : Jésus, fils de Dieu ! qu’y a-t-il entre vous et nous ?

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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