Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du Xème dimanche après la Pentecôte

Saint-Eugène, le dimanche 9 août 2020, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Le pharisien & le publicain.

Le Seigneur est le Très-Haut et il regarde l’humilité. Mais les hommes hautains, – et le pharisien était l’un d’eux –, il ne les connaît que de loin. Leurs actes hautains, Dieu les connaît de loin, mais il ne méconnaît pas leur faute. Écoute encore l’humilité du publicain. Non content de se tenir à distance, il ne levait même pas les yeux vers le ciel. Afin d’être regardé, lui ne regardait pas. Il n’osait pas relever les yeux. Sa conscience l’opprimait, l’espérance le soulevait. Écoute encore : « Il se frappait la poitrine. » De lui-même, il exige un châtiment. Aussi le Seigneur épargne-t-il celui qui confesse sa faute. « Il se frappait la poitrine en disant : Mon Dieu, sois indulgent au pécheur que je suis. » Le voilà, celui qui prie ! Pourquoi t’étonner ? La faute qu’il reconnaît, Dieu, lui, ne veut plus la connaître.
Homélie de saint Augustin, évêque, IXème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

A la sainte messe :

IIndes vêpres du Xème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : ave verum, VIème ton
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Ave Maria, du Ier ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus du VIIème ton
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton
  • Chant d’action de grâces : Adoremus in æternum Sanctissimum Sacramentum, VIème ton

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Programme du IXème dimanche après la Pentecôte

IXème dimanche après la Pentecôte - Jésus chasse les marchands du TempleSaint-Eugène, le dimanche 2 août 2020, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Jésus pleure sur Jérusalem & chasse les marchands du temple.

Quiconque a lu l’histoire de la chute de Jérusalem survenue sous les chefs romains Vespasien et Titus, reconnaît cette ruine que le Seigneur a décrite en pleurant. N’est-ce pas les chefs romains qu’il dénonce quand il dit : « Car des jours viendront sur toi, où tes ennemis t’entoureront de tranchées » ? Et ces paroles aussi : « Ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre », témoignent du déplacement même de cette ville. Car si maintenant elle a été reconstruite en dehors de la porte, là où le Seigneur fut crucifié, c’est que la Jérusalem antérieure a été renversée de fond en comble, comme il est dit.
Sermon de saint Grégoire, pape, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

A la sainte messe :

IIndes vêpres du IXème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : Ave verum, VIème ton
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Ave Maria, du Ier ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus du VIIème ton
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton
  • Chant d’action de grâces : Adoremus in æternum Sanctissimum Sacramentum, VIème ton

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Carl Heinrich Bloch : Jésus chasse les marchands du Temple

Programme du VIIIème dimanche après la Pentecôte

Saint-Eugène, le dimanche 26 juillet 2020, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

L’économe infidèle.

On comprend la suite : Celui qui est fidèle pour très peu de chose, ce qui veut dire pour le plan charnel, sera fidèle aussi pour beaucoup, ce qui veut dire pour le plan spirituel. Mais celui qui est malhonnête pour très peu qui ne met pas au service de ses frères ce que Dieu a créé pour tous, celui-là sera malhonnête aussi dans le partage des richesses spirituelles, car il ne dispensera pas la doctrine selon les besoins, mais selon les personnes. « Or, dit le Seigneur, si vous ne dispensez pas bien les richesses matérielles et caduques, qui donc vous confiera les vraies et éternelles richesses de la doctrine divine ? »
Homélie de saint Jérôme, prêtre, IXème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

L’introït de la messe de ce dimanche, – Suscepimus, Deus, misericordiam tuam, in medio templi tui – Nous avons reçu, Dieu, ta miséricorde au milieu de ton temple -, tiré du psaume 47, a été ultérieurement réutilisé au VIIIème siècle pour servir également d’introït à la messe de la Purification le 2 février, lorsque cette fête fut instituée à Rome.

Par ailleurs, l’antienne de communion de ce dimanche – Gustate & videte quoniam suavis est Dominus – Goutez & voyez combien doux est le Seigneur – est tirée du psaume 33. Au IVème siècle, ce psaume eucharistique par excellence était universellement chanté à la communion, tant en Orient comme en Occident, et il en subsiste des traces nombreuses dans les différents rits de toute la Chrétienté. Il est possible que l’antienne de ce jour soit un témoin pour le rit romain de cet usage primitif.

A la messe :

IIndes vêpres du VIIIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : Ave verum, VIème ton
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Salve Regina – solennel, du Ier ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus du VIIème ton.
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton.
  • Chant d’action de grâces : Hymne Te decet hymnus – hymne de la liturgie byzantine à matines, vêpres & complies, employée par saint Benoît à la fin du troisième nocturne des dimanches dans l’office monastique (cf. Règle de saint Benoît XI, 10)

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Programme du VIIème dimanche après la Pentecôte

Saint-Eugène, le dimanche 19 juillet 2020, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Vous les reconnaitrez à leurs fruits

Le Seigneur nous recommande d’évaluer aux fruits des œuvres les paroles de flatterie et les apparences de douceur et de n’apprécier personne tel qu’il se dépeint en paroles, mais bien tel qu’il se présente par ses actes ; car la rage du loup se couvre chez plus d’un de la peau du mouton. Les épines ne produisent pas de raisins, ni les chardons des figues, et les arbres mauvais ne donnent pas de bons fruits : le Seigneur nous enseigne par là que la réalité des bonnes œuvres ne consiste pas en de telles apparences, et qu’il faut donc reconnaître chacun à ses fruits. Car ce n’est pas uniquement le zèle en paroles qui obtiendra le Royaume des Cieux et ce n’est pas celui qui dit : « Seigneur, Seigneur » qui en recueillera l’héritage.
Homélie de saint Hilaire, évêque, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

A la sainte messe :

IIndes vêpres du VIIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : Ave verum, VIème ton – Prose du Très-Saint Sacrement du XIVème siècle, attribuée au pape Innocent VI († 1362)
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Ave Maria, du Ier ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus du VIIème ton
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton
  • Chant d’action de grâces : Adoremus in æternum du VIème ton

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Programme du VIème dimanche après la Pentecôte

Victor Matorin, La Multiplication des painsSaint-Eugène, le dimanche 12 juillet 2020, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

La Multiplication des pains

Outre la très belle épître baptismale de saint Paul aux Romains, la liturgie de ce jour nous fait lire le récit de la multiplication des pains dans Marc au chapitre VIII.

C’est après que cette femme qui figurait l’Église, eut été guérie d’un flux de sang ; c’est après que les Apôtres eurent été choisis pour prêcher l’Évangile du royaume de Dieu, que Jésus-Christ distribua l’aliment de la grâce céleste. Et remarquez à qui il le dispense : ce n’est point à ceux qui demeurent oisifs, à ceux qui restent dans la ville, c’est-à-dire à ceux qui s’attardent dans la synagogue ou se complaisent dans les honneurs du siècle ; mais c’est à ceux qui, pour chercher le Christ, pénètrent jusqu’au désert. Ceux qui surmontent toute répugnance, ceux-là sont accueillis par le Christ, c’est avec eux que le Verbe de Dieu s’entretient, non des affaires de ce monde, mais du royaume de Dieu. Et si parmi eux il en est qui soient affligés de quelque infirmité corporelle, il leur accorde d’abord le bienfait de la guérison.
Homélie de saint Ambroise, évêque, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

A la sainte messe :

IIndes vêpres du VIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : Christum Regem adoremus – Invitatoire des matines de la Fête-Dieu avec des versets du Psaume 33 sur une ancienne psalmodie
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Salve Regina – solennel, du Ier ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus du VIIème ton
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton
  • Chant d’action de grâces : Psaume 150 – Laudate Dominum in sanctis ejus – plain-chant patriarchin

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Programme du IVème dimanche après la Pentecôte – saint Eusèbe de Samosate – ton 3

Saint Eusèbe de SamosateParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 5 juillet 2020 du calendrier grégorien – 22 juin 2020 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton III de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint hiéromartyr Eusèbe de Samosate.

Saint Eusèbe était natif de Samosate (Σαμόσατα), appelée aussi Antioche de Commagène, ville du Nord de la Syrie sur l’Euphrate (la Samsat des Turcs, engloutie sous les eaux du barrage Atatürk créé en 1989) et ancienne capitale du petit royaume de Commagène, absorbé en 72 dans la province romaine de Syrie.

Saint Eusèbe était devenu évêque de sa ville natale de Samosate. On ne sait rien de sa vie avant l’an 361 où il participa au concile d’Antioche réuni pour élire le patriarche de cette ville. Les évêques étaient divisés entre les deux tendances nicéennes & ariennes, et on se résolut à élire saint Mélèce, personnage que les Ariens estimaient faible et indécis et qu’ils pensaient être dans leurs rangs. Le décret canonique de cette élection fut remis à saint Eusèbe de Samosate. Une fois élu, saint Mélèce proclama un courageux discours en faveur de la foi catholique devant l’empereur arien Constance II, qui ulcéré, l’exila aussitôt et chercha à annuler canoniquement son élection. L’empereur envoya un messager à Samosate demander à Eusèbe de remettre le décret canonique de l’élection de Mélèce. Eusèbe refusa, répondant qu’ayant reçu ce dépôt de la main des évêques, il ne pouvait le rendre qu’à eux-mêmes & qu’il fallait les réunir pour ce sujet. L’empereur Constance, irrité, envoya une seconde délégation lui ordonnant de rendre le décret canonique, sous peine de se voir couper la main droite. Le saint évêque, ayant lu la lettre sans s’effrayer, présenta ses deux mains, disant qu’on pouvait les couper, mais qu’il ne rendrait jamais cet acte, qui était une conviction manifeste de l’impiété des Ariens. Cette réponse courageuse fut admirée de l’empereur lui-même.

Julien l’Apostat (361-363), ayant succédé à Constance II, s’emploie à restaurer le culte des idoles. Saint Eusèbe, déguisé en soldat et portant une tiare, parcourt alors la Syrie, la Phénicie & la Palestine ravagées par la persécution, exhortant les chrétiens à la fidélité et ordonnant clandestinement des clercs, des diacres, des prêtres et des évêques.

En 363, Eusèbe participe à un concile de 27 évêques syriens réuni à Antioche autour de saint Mélèce et y signe le Symbole de Nicée, à la suite d’une lettre synodale que le concile adresse au nouvel empereur Jovien, un chrétien qui a succédé à Julien l’Apostat. Cette lettre met l’accent sur le terme « consubstantiel », mais l’explique en disant qu’il est un équivalent de « semblable en substance », dans une volonté manifeste de réconciliation avec les franges les moins hérétiques du parti arien.

Ayant montré son courage lors de la persécution arienne de Constance et celle païenne de Julien l’Apostat, Eusèbe est tenu en haute estime par les chrétiens de son temps. C’est ainsi que saint Basile le Grand, encore jeune prêtre, lui écrit en 368 (Lettre 27) et le considère comme un père spirituel, estimant que la Sagesse personnifiée du livre des Proverbes au chapitre IX figure l’image de l’Esprit Saint qui habite ce confesseur de la foi.

Justement, en 370, le siège de Césarée de Cappadoce devient vacant, et saint Grégoire de Naziance l’Ancien, le père du Théologien, appelle saint Eusèbe pour présider à l’élection du nouvel évêque de Césarée, quoique cette ville ne soit pas de sa province ecclésiastique. L’assemblée des évêques choisit d’élire saint Basile et l’amitié des deux saints continua de grandir. Basile écrivit de très nombreuses lettres à Eusèbe, allant lui rendre visite à Samosate pour y goûter « le miel si doux et si agréable de cette Eglise » (cf. Lettres 145 & 157). Ces nombreuses lettres de saint Basile témoignent du zèle apostolique de saint Eusèbe. Malheureusement, aucune des lettres d’Eusèbe n’a été conservée. Saint Basile l’appelle « le généreux défenseur de la foi et le protecteur infatigable des Eglises ». Grégoire le Théologien – qui entretint également une correspondance importante avec saint Eusèbe – salue en lui « la colonne et le fondement de l’Église, le luminaire du monde, la règle de la foi et l’ambassadeur de la vérité. »

Saint Eusèbe était resté sur son siège au milieu de la persécution du nouvel empereur Valens (364-378), qui cherchait à imposer l’arianisme. Cependant ce prince fit exiler Mélèce en Arménie et, en 374, choisit de déposer Eusèbe de son siège de Samosate et de l’exiler en Thrace. Aux messagers de l’empereur qui lui apportaient cet ordre, Eusèbe dit de cacher le motif de leur venue, « car si le peuple, dit-il, en avait connaissance, comme il a été élevé dans le zèle de la religion, il vous noierait dans le fleuve, & on me rendrait responsable de votre mort ». Eusèbe célébra les vêpres dans sa cathédrale comme à l’ordinaire puis partit de nuit avec les envoyés de l’empereur et descendit le fleuve jusqu’à Zeugma. Dès le lendemain, tous les habitants de Samosate se jetèrent dans des barques à la poursuite de saint Eusèbe pour le retenir et refusèrent de le laisser partir plus loin. Le saint évêque leur lut alors le passage de l’Apôtre qui commande d’obéir aux princes. On le laissa partir, non sans avoir tenté de le combler de cadeaux, qu’il refusa. Exilé en Thrace, saint Eusèbe continua une correspondance active avec ses amis saint Basile le Grand et saint Grégoire de Naziance le Théologien. Il échappa en particulier aux massacres perpétrés par les Goths qui envahirent plusieurs fois cette province. Successivement, deux évêques ariens furent nommé par l’empereur pour occuper le siège de Samosate mais le peuple manifesta sa parfaite fidélité à l’orthodoxie. Le premier évêque arien s’appelait Eunome, personnage plutôt doux, mais aucun habitant de la ville ne voulut se tenir dans une assemblée liturgique en sa présence, ni même lui adresser la parole ou le fréquenter, de sorte que, découragé, il démissionna. Le second s’appelait Lucius et tenta d’employer des manières plus contraignantes, exilant les prêtres & clercs fidèles à la foi catholique orthodoxe exprimée au concile de Nicée, mais ne parvint pas davantage à rallier les habitants, qui évitaient soigneusement tout contact avec lui, le considérant comme impur.

Fin 377 – début 378, le pape Damase réunit un concile à Rome en présence de saint Pierre d’Alexandrie qui avait été chassé de son siège patriarcal par les Ariens. Au cours des débats, saint Pierre d’Alexandrie compta au rang des hérétiques ariens saint Mélèce d’Antioche et saint Eusèbe de Samosate, ce qui provoqua la stupeur puis la colère du prêtre Dorothée, légat de saint Basile de Césarée auprès du Pape. Saint Pierre d’Alexandrie retenait que saint Mélèce avait été élu par une partie des évêques ariens, et citait la profession de foi du concile d’Antioche de 363. Saint Basile lui-même dut intervenir auprès de saint Pierre d’Alexandrie, assurant de l’orthodoxie de Mélèce et d’Eusèbe et rappelant que les souffrances & l’exil que ces deux saints souffraient des Ariens étaient la meilleure preuve de leur catholicité (Lettre 263).

En 378 enfin, le nouvel empereur Gratien rétablit la liberté de l’Église et rappela tous les nombreux évêques qui avaient été exilés par Valens pour leur foi. Eusèbe revint à Samosate et assista au concile d’Antioche de 379 où il est marqué le premier après saint Mélèce d’Antioche dans la liste des pères conciliaires.

Dès son retour d’exil, le soucis constant d’Eusèbe fut de placer de nouveaux pasteurs sur les sièges resté vacants par suite de la persécution de Valens, soit en les sacrant lui-même, soit en assistant à leur élection.

Le 22 juin 379, comme il entrait dans la ville de Dolique (Dolikha, petite cité de Commagène à 41 miles de Samosate, alors infectée fortement par l’arianisme) pour y introniser Maris, le nouvel évêque qu’il avait déjà ordonné, il reçut une tuile sur la tête lancée par une adepte de l’arianisme du haut d’un toit. Avant de mourir, priant pour ses ennemis, il exhorta le peuple à ne pas poursuivre la coupable, leur rappelant les paroles de Notre Seigneur sur la croix : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font », ainsi que celles de saint Etienne le Protomartyr : « Seigneur, ne leur impute pas ce péché ».

Les officiers de la justice impériale tentèrent de poursuivre la coupable, mais c’est le peuple catholique qui obtint en effet qu’elle ne soit point punie, conformément à la demande du saint pasteur.

« Telle fut, dit Théodoret (Histoire ecclésiastique, livre V, chapitre 4), la fin de la vie sainte et de tant de combats et de si glorieux travaux du grand Eusèbe, qu’il avait endurés. Après avoir échappé à la fureur des barbares dans la Thrace, il ne put éviter la cruauté des hérétiques : mais leur inhumanité ne servit qu’à lui acquérir la couronne du martyre ».

Saint Eusèbe de Samosate est fêté au 21 juin dans le rit romain :

Le même jour, saint Eusèbe, évêque de Samosate ; qui du temps de l’Empereur Constance, Arien, visitait secrètement les Eglises des Orthodoxes, déguisé sous l’habit de soldat, pour les affermir en la foi catholique ; ensuite sous Valens, il fut exilé en Thrace ; mais la paix ayant été rendue à l’Eglise du temps de Théodose, il fut rappelé de son exil ; & s’étant remis à visiter les Eglises, une femme arienne lui jeta une tuile du haut d’une maison, dont il eut la tête fracassée, & ainsi mourut martyr.
Martyrologe romain

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche, ton 3. Gloire au Père. Tropaire du Hiéromartyr. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : 8 tropaires du dimanche, ton 3 :
1. Adam, notre premier père, ayant transgressé ton commandement, * ô Christ, tu l’as chassé du Paradis ; * mais, compatissant, tu fis entrer le bon Larron * te confessant sur la croix et criant : * Souviens-toi de moi, Sauveur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Pour notre faute, tu nous condamnas * à la malédiction de la mort, Seigneur source-de-vie ; * mais, souffrant dans ton corps, Maître sans péché, * tu fis revivre les morts qui s’écrièrent : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Ressuscité d’entre les morts, tu nous sauvas de nos passions, * Seigneur, par ta sainte Résurrection ; * et, Sauveur, tu as détruit toute la puissance de la mort ; * c’est pourquoi nous, les fidèles, te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Par ta sépulture de trois jours tu éveillas, * Dieu, les morts qu’aux Enfers tu vivifias ; * et, dans ta bonté, tu fus la source de l’immortelle vie * pour nous tous, fidèles, qui sans cesse te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. Aux Myrrophores tu apparus d’abord, * Sauveur ressuscité d’entre les morts, * leur criant : Réjouissez-vous ! * et par elles, ô Christ, tu révèles ton éveil à tes amis ; * aussi te crions-nous : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
6. Sur la montagne Moïse, étendant les bras, préfigurait la croix et triomphait d’Amalec ; * nous-mêmes, nous la prenons pour combattre les démons * et tous ensemble avec foi te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
7. Fidèles chantons le Père, le Fils, le Saint-Esprit, * un seul Dieu, un seul Seigneur, * car la Trinité, soleil unique au trine éclat, * illumine tous ceux qui lui crient : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
8. Réjouis-toi, divine Porte que franchit, * sans en briser les scellés, * le Créateur lorsqu’il prit chair de toi, * Nuée légère portant le Christ, divine ondée ; * réjouis-toi, Echelle et Trône des cieux ; ** réjouis-toi, Montagne sainte, fertile et n’ayant pas subi d’entaille.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les Célestes soient en liesse ! * Que les terrestres se réjouissent ! * Car le Seigneur a établi son Règne par son bras, * terrassant la mort par la mort, * Lui le Premier-Né d’entre les morts. * Il nous libère du ventre de l’enfer, ** et offre au monde la grande miséricorde.
2. Tropaire du Hiéromartyr, ton 4 : Comme tu as pris part aux travaux des Apôtres et que tu as siégé sur leur trône, * tu as ainsi expérimenté que leur activité était une voie vers la vision divine, O divinement inspiré ! * C’est pourquoi, témoignant de la parole de vérité, * tu as souffert pour la Foi jusqu’à l’effusion de ton sang, * O hiéromartyr Eusèbe ! * prie le Christ-Dieu ** afin qu’il sauve nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du Hiéromartyr, ton 4 : Ayant vécu saintement dans l’épiscopat * et pris le chemin des martyrs, * pontife Eusèbe, tu as éteint les foyers de l’hérésie ; * par le crédit que tu possèdes auprès de du Christ Dieu ** prie le afin qu’il sauve nos âmes.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 3 : Tu es ressuscité aujourd’hui du tombeau, ô Miséricordieux, * et Tu nous as écartés des portes de la mort. * Aujourd’hui Adam exulte et Ève se réjouit ; * avec eux prophètes et patriarches ne cessent de chanter ** la force divine de ta puissance.

Prokimen
Du dimanche, ton 3 :
℟. Sonnez pour notre Dieu, sonnez ; sonnez pour notre Roi, sonnez ! (Psaume 46, 7).
℣. Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ! (Psaume 46, 2).

Epître
Du dimanche : Romains (§ 93) VI, 18-23.
Car la mort est la solde et le payement du péché ; mais la vie éternelle est une grâce et un don de Dieu, en Jésus-Christ notre Seigneur.

Alleluia
Du dimanche, ton 4 :
℣. Va, chevauche pour la cause de la vérité, de la piété & de la justice (Psaume 44, 5).
℣. Tu aimes la justice, tu hais l’impiété (Psaume 44, 8).

Evangile
Du dimanche : Matthieu (§ 25) VIII, 5-13.
Mais le centenier lui répondit : Seigneur ! je ne suis pas digne que vous entriez dans ma maison ; mais dites seulement une parole, et mon serviteur sera guéri.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1) Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

Programme du IVème dimanche après la Pentecôte

Saint-Eugène, le dimanche 28 juin 2020, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h : première messe de M. l’Abbé Gauthier Guillaume, fssp, ancien cérémoniaire de Saint-Eugène, ordonné le 27 juin en la cathédrale de Laon. Premières vêpres de la fête de saint Pierre & saint Paul, & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

La Pêche miraculeuse

Du moment que le Seigneur, par des miracles divers, eut rendu la santé à beaucoup de malades, la foule de ceux qui désiraient ardemment des guérisons ne se laissa plus arrêter par les difficultés de temps et de lieux. La soirée s’avançait et ils le suivaient encore ; près du lac, la foule accourt, le presse ; si bien qu’il se voit obligé de monter dans la barque de Pierre. Cette barque, saint Matthieu nous la représente battue des flots, et saint Luc nous la montre remplie de poissons ; ce qui vous dépeint les fluctuations de l’Église à son berceau, et sa prodigieuse fécondité dans la suite. Les poissons figurent ceux qui naviguent sur l’océan de cette vie. Dans le premier cas, le Christ sommeille encore pour ses disciples ; dans le second, il commande en maître : Jésus dort en effet dans les âmes tièdes, et il veille dans les âmes parfaites.
Homélie de saint Ambroise, évêque, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

A la sainte messe :

Vêpres de la fête de saint Pierre et saint Paul. Au salut du Très-Saint Sacrement :

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Programme du IIIème dimanche après la Pentecôte – saint Jonas de Moscou – ton 2

Saint Jonas de MoscouParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 28 juin 2020 du calendrier grégorien, 15 juin 2020 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton II de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour notre Père parmi les saints Jonas, métropolite de Moscou et de toutes les Russies, le Thaumaturge.

Saint Jonas naquit dans la ville de Galitch (oblast de Kostroma), dans une pieuse famille chrétienne. Il reçut la tonsure monastique dans un des monastères de Galich alors qu’il n’avait que 12 ans. De là, il partit pour le monastère Saint-Simon (Симонов – Simonov) de Moscou.
Un jour que saint Photius, métropolite de Moscou (de droit métropolite de Kiev, le siège de Kiev a été transféré à Moscou en 1408) visitait le monastère Simonov, il trouva après le Moleben d’action de grâces saint Jonas dormant dans la boulangerie du monastère, épuisé de travail. Saint Jonas dormait avec les doigts de sa main formant le signe de la bénédiction. Saint Photius ne dit rien, bénit le moine endormi et prédit à ceux présents que ce moine serait un grand hiérarque de l’Église russe, et qu’il guiderait nombre de gens sur le chemin du salut.

Plusieurs années après, saint Jonas fut sacré évêque de Ryazan et Mourom. Après la mort du métropolite saint Photius en 1431, Basile II, grand prince de Moscou (1415 † 1462) choisit saint Jonas pour lui succéder à la tête de l’Eglise russe, mais ce choix fut refusé par le patriarche Joseph II de Constantinople (1360 † 1439) qui imposa Isidore sur le siège métropolitain de Kiev. Isidore fut déposé par Basile II en 1441 à son retour du Concile de Florence, et le siège métropolitain de Kiev (de fait transféré à Moscou) resta vacant pendant 7 ans, ce que Jonas appela le « veuvage » de l’Eglise russe : « Voyez mes enfants, – écrit-il dans une lettre pastorale – combien de temps a duré le veuvage de notre Eglise, qui a vécu sans primat, sans métropolite ! Vous n’ignorez pas les maux et les malheurs innombrables qui en sont résultés pour les chrétiens de notre pays ! ».

Jonas fut élu par l’assemblée des évêques de la principauté de Moscou comme métropolitain le 15 décembre 1448, sans avoir reçu le consentement du patriarcat de Constantinople. Cette élection marque de fait le début de l’autocéphalie de l’Eglise russe, qui se constitue indépendamment de Rome comme de Constantinople, selon la théorie de la IIIème Rome. En 1458, le patriarche légitime de Constantinople (de l’Union de Florence) Grégoire III Mammas institua un autre métropolite, Grégoire, sur le siège de Kiev, marquant la séparation en deux de la Russie historique, entre la Moscovie indépendante et la Kiévie, sous domination lituano-polonaise. En 1469, le patriarche orthodoxe Denys de Constantinople (nommé par le Sultan) déclare schismatique l’Eglise russe de Moscou, et invalides les élections indépendantes de ses métropolites depuis celle de Jonas. Dans une lettre aux habitants de Novgorod de 1470, le Grand Duc de Moscou Ivan III écrit au sujet de Denys de Constantinople : « Nous tenons ce patriarche pour dégradé et privé de tout droit sur nous ». Le patriarche orthodoxe de Constantinople Syméon Ier nomma en 1475 un métropolite pour la Russie, Spyridon de Tver, qui fut surnommé Satan par les Russes, ce qui fit que trois hiérarques réclamaient simultanément le titre de métropolite de Kiev et de toutes les Russies.

Dans ce contexte fort complexe d’incertitudes canoniques, Jonas montra toutefois un zèle pastoral envers son troupeau qu’il guida vers la vertu et la piété par son propre exemple. En 1451, les Tatars firent une progression inattendue vers Moscou ; ils brûlèrent la région avoisinante et préparèrent la prise de la ville. Le métropolite Jonas mena le 2 juillet 1451 une procession le long des murs de la ville, suppliant Dieu dans les larmes, afin qu’Il sauve la ville et le peuple. Au cours de cette procession fut portée le précieux vêtement de la Mère de Dieu que la Russie avait reçu de Constantinople à la fin du siècle précédent. La sainte Robe de la Mère de Dieu, qui avait tant de fois sauvé Constantinople, accomplit le même miracle à Moscou : le siège fut miraculeusement levé, et, pour rendre grâces, saint Jonas fit construire au Kremlin de Moscou l’église de la Déposition du vêtement de la Mère de Dieu.

Saint Jonas rendit son âme à Dieu le 31 mars 1461 et fut enseveli dans la cathédrale de l’Assomption, au Kremlin de Moscou. Des guérisons miraculeuses commencèrent bientôt à s’accomplir sur sa tombe. En 1472, son corps fut exhumé et trouvé incorrompu, il fut placé dans un reliquaire dans la cathédrale. Saint Jonas fut proclamé saint par le métropolite Macaire de Moscou, lors du concile de l’Eglise russe de 1547.

Reliquaire contenant le corps de saint Jonas de Moscou dans la cathédrale de l'Assomption au Kremlin
Reliquaire contenant le corps de saint Jonas de Moscou dans la cathédrale de l’Assomption au Kremlin

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche, ton 3. Gloire au Père. Tropaire de Sa Sainteté. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche, ton 3. Gloire au Père. Tropaire de Sa Sainteté. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : de Sa Sainteté.

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche ton 2, & 4 tropaires de la 3ème ode du canon de Sa Sainteté.
1. Reprenant la prière du bon Larron, * ô Christ, nous te disons : * Souviens-toi de nous, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Ta croix, nous te l’offrons * pour la rémission de nos péchés : * Seigneur, tu l’as supportée ** par amour pour les hommes.
3. Devant ta Sépulture & ta sainte Résurrection, * Maître, nous nous prosternons : * par elles tu rachetas de la corruption, ** Ami des hommes, le monde entier.
4. Seigneur, l’empire de la Mort * par ta mort fut englouti, * & par ta sainte Résurrection, ** Dieu sauveur, tu as sauvé l’univers.
5. Au plus profond de l’Enfer, * lorsqu’ils virent ta clarté, * ceux qui dormaient dans les ténèbres de la mort, ** ô Christ, se levèrent, ressuscités.
6. Ressuscité du tombeau, * tu vins au-devant des Myrrophores, * et les Disciples reçurent la mission ** de proclamer ta Résurrection.
7. Tu es monté au sommet des vertus, ô saint hiérarque, * et recevant l’onction sacrée de la vie supérieure, * sur une cathèdre élevée ** tu as servi Dieu comme grand prêtre.
8. T’ayant acquis comme phare, ô très sage et saint hiérarque, * l’Eglise du Christ est illuminé par tes instructions vertueuses, * disant : Toi, Seigneur, tu es ma force et ma confirmation !
9. Après avoir retranché tout désir charnel grâce au désir divin, * tu as brillé ensuite dans une vie parfaite ; ** c’est pourquoi, tu es donc passé dans éclat sans déclin.
10. O pincette étincelante du charbon divin, * O buisson qui n’a pas été consommé par le Divinité ; ** brûle jusqu’à l’amadou de mes passions, ** et sauve-moi du feu éternel.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, ô Vie immortelle, * alors l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité . * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : * Donateur de vie, Christ notre Dieu, gloire à toi !
2. Tropaire de Sa Sainteté, ton 4 : Depuis ta jeunesse, t’ayant entièrement consacré au Seigneur, * tu fus un modèle de vertu par la prière, le jeûne et les travaux ; * c’est pourquoi, Dieu voyant ton intention sincère, * t’a nommé le hiérarque et pasteur de son Eglise ; * et pour cela, ton corps précieux * a été conservé entier et intact après ton repos. * Ô Sainteté Jonas, * prie le Christ Dieu, ** afin qu’Il sauve nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion de Sa Sainteté, ton 8 : Dès l’enfance, tu t’es toi-même mis au service du Seigneur, ô sage, * domptant ton corps par le jeûne et la tenue de veilles ; * c’est pourquoi, tu as été désigné pour être le vase pur et la demeure du Très-Saint Esprit. * C’est pourquoi tu as été ordonné hiérarque et pasteur de son Eglise ; * et l’ayant conduite vers le bien, tu est retourné vers le Seigneur que tu aimais. * Nous te prions donc : Souviens-toi de nous qui honorons ta sainte mémoire avec foi, ** que nous puissions tous crier vers toi : Réjouis-toi, père Jonas, très honorée Sainteté !
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 2 : Tu es ressuscité du tombeau, tout-puissant Sauveur : * l’enfer, voyant ce prodige, est saisi de stupeur, * & les morts ressuscitent. * A cette vue, la création se réjouit avec toi ; * Adam s’unit à l’allégresse ** et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.

Prokimen
Du dimanche, ton 2 :
℟. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14).
℣. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18).
De Sa Sainteté, ton 1 :
℟. Ma bouche annonce la sagesse, & le murmure de mon cœur, l’intelligence (Psaume 48, 4).

Epîtres
Du dimanche : Romains (§ 88) V, 1-10.
Or cette espérance n’est point trompeuse, parce que l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné.
De Sa Sainteté : Hébreux (§ 335) XIII, 17-21.
Obéissez à vos conducteurs, et soyez soumis à leur autorité : car ce sont eux qui veillent sur vos âmes, comme devant en rendre compte.

Alleluia
Du dimanche, ton 2 :
℣. Qu’il te réponde, le Seigneur, au jour d’angoisse, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob ! (Psaume 19, 1).
℣. Seigneur, sauve le roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquons (Psaume 19, 10).
De Sa Sainteté, ton 2 :
℣. La bouche du juste méditera la sagesse ; et sa langue parlera selon l’équité et la justice (Psaume 36, 30).

Evangiles
Du dimanche : Matthieu (§ 18) VI, 22-33.
Pourquoi aussi vous inquiétez-vous pour le vêtement ? Considérez comment croissent les lis des champs : ils ne travaillent point, ils ne filent point : et cependant je vous déclare que Salomon même dans toute sa gloire n’a jamais été vêtu comme l’un d’eux.
De Sa Sainteté : Jean (§ 36) X, 9-16.
Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
De Sa Sainteté : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XXVIème dimanche après la Pentecôte – saint prophète Habacuc – ton 1

Le saint prophète HabacucParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 15 décembre 2019 du calendrier grégorien – 2 décembre 2019 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton I de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint Prophète Habacuc.

Durant la période de jeûne avant Noël (laquelle commence le 15 novembre en la fête de saint Philippe – aussi est-il appelé populairement le « jeûne de Philippe »), le rit byzantin commémore à de nombreuses reprises les prophètes de l’Ancien Testament qui ont annoncé la venue du Sauveur.

Habacuc (en hébreux : חֲבַקּוּק) est le 8ème des douze petits prophètes. Il prophétisa probablement aux jours de Joachim, roi de Juda (608 † 598 avant Jésus-Christ). Le livre des prophéties d’Habacuc rapporte en 2 courts chapitres cinq oracles sur l’invasion des Chaldéens et la déportation des Juifs à Babylone, et se conclut au 3ème chapitre par un cantique (ou prière d’Habacuc).

Ce cantique d’Habacuc (« Seigneur ! j’ai entendu ta parole, et j’ai été saisi de crainte »), qui forme le 3ème et dernier chapitre de son livre, a été utilisé – très tôt et universellement – par les liturgies chrétiennes à l’office de matines (office du matin). Dans le rit byzantin, ce cantique constitue le 4ème du canon de l’orthros (il n’est plus figuré en général de nos jours que par les tropaires de la 4ème ode du canon). Dans le rit romain traditionnel (et dans l’office bénédiction qui en dépend sur ce point), il est employé à l’office des laudes de chaque vendredi. Dans le rit ambrosien, c’est le cantique du troisième nocturne de l’office nocturne du dimanche. Dans le rit mozarabe, il est chanté à l’office du matin des dimanches.

En dehors de ce livre de prophétie, Habacuc est également cité dans la Bible au livre de Daniel (14, 32-38) :

32 Or le prophète Habacuc était en Judée ; après avoir fait cuire une bouillie et émietté du pain dans un vase, il allait aux champs le porter à ses moissonneurs.
33 L’ange du Seigneur dit à Habacuc : « Porte le repas que tu tiens à Babylone, à Daniel, qui est dans la fosse aux lions. »
34 Habacuc dit : « Seigneur, je n’ai jamais vu Babylone, et je ne connais pas la fosse. »
35 Alors l’ange le prit par le haut de la tête, le porta, par les cheveux de sa tête, et le déposa à Babylone, au-dessus de la fosse, avec toute l’agilité de sa nature spirituelle.
36 Et Habacuc cria : « Daniel, serviteur de Dieu, prends le repas que Dieu t’envoie. »
37 Daniel répondit : « Vous vous êtes, en effet, souvenu de moi, ô Dieu, et vous n’avez pas abandonné ceux qui vous aiment. »
38 Et Daniel se leva et mangea. Et l’ange du Seigneur remit aussitôt Habacuc en son lieu.

L’historien ecclésiastique Sozomène (Historia Ecclesiastica VII, 29) rapporte au Vème siècle que les reliques d’Habacuc (et celles du prophète Michée) ont été découvertes à Qeïla au IVème siècle sous le règne de Théodose le Grand, suite à une révélation faite à Zebennus, évêque d’Eleuthéropolis.

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du prophète. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du dimanche seulement.

Tropaires des Béatitudes : huit tropaires du ton dominical occurent :
1. Du Paradis l’Ennemi fit chasser Adam * lorsqu’il eut mangé le fruit défendu, * mais par la croix le Christ y fit entrer le bon Larron qui lui criait : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Je me prosterne devant ta Passion * et je glorifie ta sainte Résurrection ; * avec Adam & le bon Larron * je te crie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Librement, Seigneur sans péché, * tu as souffert la croix & la mise au tombeau ; * mais, comme Dieu, tu es ressuscité, * faisant surgir avec toi * Adam qui s’écrie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Le temple de ton corps, tu l’as relevé * du tombeau le troisième jour ; * avec Adam, ô Christ notre Dieu, * tu as ressuscité le genre humain, * qui chante : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. A ton sépulchre se rendirent de bon matin * les Myrrophores tout en larmes, ô Christ notre Dieu : * elles y trouvèrent un Ange vêtu de blanc, * assis sur la pierre et disant : Que cherchez-vous ? ** Le Christ est ressuscité, ne pleurez plus.
6. Sur la montagne que tu leur avais indiquée * tes Apôtres arrivèrent, Seigneur ; * et, lorsqu’ils te virent, Sauveur, * ils se prosternèrent devant toi ; * vers les nations tu les envoyas ** pour les instruire et baptiser.
7. Devant le Père prosternons-nous, * glorifions le Fils & l’Esprit Saint ; * ensemble chantons d’une même voix : ** Trinité sainte, sauve-nous.
8. Ton peuple te présente, ô Christ, * ta Mère pour intercéder devant toi ; * par ses prières, Dieu de bonté, * montre-nous ta compassion ; * ainsi nous pourrons glorifier, ** Seigneur, ta sainte résurrection.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * « Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »
2. Tropaire du prophète, ton 2 : Célébrant, Seigneur, la mémoire de ton prophète Habacuc, * par ses prières, ** nous t’en supplions, sauve nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du prophète, ton 8 : O Habacuc divinement éloquent qui a annoncé au monde que Dieu viendrait du midi, c’est-à-dire de la Vierge, * et qui, se tenant sous l’assistance divine, a reçu cette nouvelle de l’ange radieux: * tu as proclamé la résurrection du Christ au monde, * c’est pourquoi, dans la joie, nous crions vers toi : * Réjouis-toi, splendide parure des prophètes.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, * tu as ressuscité le monde avec toi ; * la nature humaine te chante comme Dieu, * la mort s’évanouit, * Adam jubile, Seigneur, * & Eve, désormais libérée de ses liens, * proclame dans l’allégresse : ** O Christ, c’est toi qui accordes à tous la résurrection.

Prokimen
1. Du dimanche, ton 1 :
℟. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).

Epître
Du dimanche : Ephésiens (§ 229) V, 8-19.
Mais remplissez-vous du Saint-Esprit ; vous entretenant de psaumes, d’hymnes et de cantiques spirituels, chantant et psalmodiant du fond de vos cœurs au Seigneur.

Alleluia
Du dimanche, ton 1 :
℣. C’est Dieu qui me donne les vengeances & prosterne les peuples sous moi (Psaume 17, 48).
℣. Il multiplie pour son roi les délivrances et montre de l’amour pour son Christ (Psaume 17, 51).

Evangile
En raison du dimanche des Ancêtres avant Noël, c’est l’évangile du 30ème dimanche après la Pentecôte qui est lu en ce jour.
Du dimanche : Luc (§ 91) XVIII, 18-27.
Et ceux qui l’écoutaient, lui dirent : Qui peut donc être sauvé ? Il leur répondit : Ce qui est impossible aux hommes, est possible à Dieu.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.

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Programme du XXIIème dimanche après la Pentecôte – saint Joannice le Grand – Saints Nicandre & Hermée – ton 5

Notre vénérable Père Joannice le Grand, ermite au mont OlympeParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 17 novembre 2019 du calendrier grégorien – 4 novembre 2019 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton V de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour notre vénérable Père Joannice le Grand, ermite au Mont Olympe.

Saint Joannice est né en 754 dans le village de Marycate, près de la ville d’Apolloniade en Bithynie. D’origine très modeste, il gardait les porcs et ne reçut qu’une instruction très rudimentaire. Il professait initialement l’hérésie des iconoclastes. Il s’engagea dans la carrière militaire, et c’est au cours d’une campagne près du Mont Olympe de Bithynie qu’il rencontra un vieil ascète qui le convainquit de son erreur iconoclaste. Le jeune homme se repentit et vénéra l’icône du Christ. Après 20 ans passés dans l’armée, il quitta la carrière des armes après la campagne de 795 contre les Bulgares pour devenir moine dans un monastère, afin d’y recevoir l’instruction & la formation religieuse. Il se retira ensuite comme anachorète sur les pentes du Mont Olympe de Bithynie, non loin de Brousse. Les colonies monastique du Mont Olympe de Bithynie étaient entre 727 & 843 l’un des principaux foyers de résistances à la politique impie des empereurs iconoclastes.

Saint Joannice ne resta pas toujours ermite sur le Mont Olympe de Bithynie. Il se déplaça en Lycie puis en Cilicie de 804 à 808 avant de revenir en Bithynie. Vers 810, il se sentit appelé à faire profiter autrui de son expérience ascétique et quitta la vie érémitique pour s’installer dans une cellule du monastère de Trichalika sur le Mont Olympe. Le Saint recevait là de nombreux visiteurs : il consolait les âmes troublées, redressait les pécheurs et les hérétiques iconoclastes dans la voie de la vérité et de la vertu, guérissait les malades. Il était tout pour tous, sans pourtant jamais perdre la quiétude et l’impassibilité que Dieu lui avait accordées en récompense de ses labeurs. Saint Joannice brillait particulièrement par le don de prophétie. Il prédit, entre autres, la chute de l’empereur Michel I Rangabé (813), la prise de pouvoir par Léon V l’Arménien (813-820) et la terrible persécution que ce dernier entreprendrait contre les Orthodoxes. A l’avènement de ce dernier, il alla en Lycie et y fonda trois monastères. A la mort de Léon l’Arménien en 820, il retourna à son monastère du Mont Olympe de Bithynie.

En 824, un groupe d’une centaine des personnages ecclésiastiques les plus illustres du temps (parmi lesquels se trouvaient les Métropolites de Chalcédoine et de Nicée, St Théodore Studite, Clément le Notaire etc) vint rendre visite au Saint et ils lui demandèrent de leur dire quelle est la plus grande des vertus. Joannice répondit que c’est l’humilité. Car c’est par humilité que le Verbe de Dieu s’est anéanti lui-même et a accepté de prendre la forme d’esclave (cf. Philippiens II, 5-11) pour nous délivrer de la mort, dans laquelle est tombé notre premier père Adam par orgueil. Il renvoya ensuite ses hôtes, sans manquer de prédire l’avenir de certains sous forme énigmatique.

En 829, l’empereur Théophile monta sur le trône. Ce fut le plus fanatique des empereurs iconoclastes. Il persécuta violemment l’Eglise et en particulier les moines défenseurs des Saintes Icônes. Toutefois, vers les dernières années de sa vie, il commença à douter de la justesse de ses convictions. En 841, il envoya quelques émissaires auprès de saint Joannice, afin de recevoir ses conseils. Le bienheureux fut catégorique. Il leur dit: « Celui qui ne rend pas l’honneur qui leur est dû aux images du Christ, de la Mère de Dieu et des Saints, ne pourra pas être reçu dans le Royaume des cieux, même s’il a vécu une vie impeccable. De même que ceux qui méprisent ton image, ô empereur, sont sévèrement châtiés, de même, ceux qui se moquent de l’image du Christ, seront-ils jetés dans le feu éternel. » L’année suivante, allongé sur son lit de mort, Théophile fit apporter une icône du Christ et la baisa avec larmes avant d’expirer. Son épouse Théodora fit immédiatement consacrer saint Méthode Patriarche de Constantinople, conformément à la prophétie de Joannice, et rétablit définitivement le culte des Saintes Icônes (Triomphe de l’Orthodoxie : premier dimanche de Carême – 11 mars 843). Joannice appuya la politique apaisante de Méthode qui choisissait de ne pas user de sévérité envers ceux qui étaient tombés dans l’iconoclasme, tandis que saint Théodore Studite et les moines du Studion de Constantinople prônait une politique plus sévère. Agé de 90 ans, il alla soutenir son ami Méthode à Constantinople et mourut à son retour sur le Mont Olympe, le 4 novembre 846.

Translation du chef de saint Joannice le GrandLe chef de saint Joannice, qui était conservé au monastère d’Osios Loukas en Béotie, a été solennellement translaté le 4 novembre 2013 en l’église Saint-Joannice-et-Saint-Nicandre d’Aridaia, près d’Édessa en Macédoine. Cette translation célébrait alors le 99ème anniversaire de la libération de cette ville de la tyrannie turque.

Nous fêtons aussi en ce jour les saints hiéromartyrs Nicandre, premier évêque de Myre en Lycie et Hermée (ou Hermas), prêtre. Tous deux furent ordonnés par saint Tite, lui-même collaborateur et compagnon de saint Paul & premier évêque de Crête. Ils souffrirent leur passion par ordre du préfet Libanius.

Martyre des saints hiérmoartyrs Nicandre, premier évêque de Myre en Lycie, et Hermée, prêtre
Martyre des saints hiéromartyrs Nicandre, premier évêque de Myre en Lycie, et Hermée, prêtre.

Tant saint Joannice que les saints Nicandre & Hermée sont également inscrits au Martyrologe romain à la date du 4 novembre.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Hiéromartyr. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du vénérable Père. Kondakion : du dimanche.

A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome :

Tropaires des Béatitudes : huit tropaires du ton dominical :
1. Le bon Larron sur la croix * eut foi en ta divinité, ô Christ ; * il te confessa d’un cœur sincère en s’écriant : ** De moi, Seigneur, en ton royaume souviens-toi.
2. Sur le bois de la croix * pour nous les hommes tu fis fleurir la vie * et se flétrir la malédiction de l’arbre défendu : ** Sauveur & Créateur, nous te chantons d’un même chœur.
3. Par ta mort, ô Christ, * tu as brisé la force de la mort, * ressuscitant tous les morts depuis Adam, ** qui te chantent comme vrai Dieu & Sauveur du genre humain.
4. Venues à ton sépulchre, Sauveur, * les saintes Femmes te cherchaient * pour embaumer la Source de vie, ** mais un Ange leur apparut pour leur dire : Il est ressuscité, le Seigneur !
5. O Christ, lorsque tu fus crucifié * au milieu de deux larrons, * l’un fut justement condamné pour t’avoir insulté, ** l’autre par sa confession devint l’hôte du Paradis.
6. Devant le chœur des Apôtres, * les saintes Femmes s’écriaient : * Le Christ est vraiment ressuscité, ** adorons en lui notre Maître & Créateur.
7. Unique & indivisible Trinité, Dieu créateur & tout-puissant, * Père, Fils & Saint-Esprit, ** nous te chantons comme Sauveur & vrai Dieu.
8. Réjouis-toi, porte infranchissable & temple vivant du Seigneur, * réjouis-toi, trône de feu non consumé, * réjouis-toi, ô Mère de l’Emmanuel, ** le Christ notre Dieu est avec nous.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 5 : Le Verbe coéternel au Père et à l’Esprit, * né de la Vierge pour notre salut, * chantons-le, fidèles, et adorons-le, * car il a daigné dans sa chair monter sur la Croix * et supporter la mort, * afin de ressusciter les morts ** par sa glorieuse Résurrection.
2. Tropaire du vénérable Père, ton 8 : Par les flots de tes larmes tu as fait refleurir le stérile désert, * par tes profonds gémissements tu fis produire à tes peines cent fois plus, * tu devins un phare éclairant le monde entier en resplendissant de miracles ; ** Joannice notre Père, prie le Christ Dieu, de sauver nos âmes.
3. Tropaire du hiéromartyr Nicandre, ton 4 : Ton Martyr, Seigneur, Nicandre, * pour le combat qu’il a mené, a reçu la couronne d’immortalité de toi, notre Dieu ; * animé de ta force, il a terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons ; ** par ses prières sauve nos âmes.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Kondakion du vénérable Père Joannice, ton 8 : Tu parus sur la terre comme un astre resplendissant, * éclairant ceux qui gisaient dans les ténèbres des passions, * en habile médecin de ceux qu’afflige la maladie ; * toi qui as reçu le don des guérisons, * accorde cette grâce aux fidèles t’en priant, * afin que nous puissions te dire à haute voix : ** Réjouis-toi, Joannice, Père saint.
6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
7. Kondakion du dimanche, ton 5 : Tu es descendu aux enfers, ô mon Sauveur, * tu as brisé leurs portes, comme Tout-Puissant, * avec toi tu as ressuscité les morts, comme Créateur ; * et tu as brisé l’aiguillon de la mort * et Adam a été délivré de la malédiction, ô Ami des hommes. * Aussi te clamons-nous : ** Sauve-nous, Seigneur.

Prokimen
Du dimanche, ton 5 :
℟. Toi, Seigneur, tu nous prends en garde, tu nous protèges d’une telle engeance, à jamais (Psaume 11, 8).
℣. Sauve-moi, Seigneur, il n’est plus de saints (Psaume 11, 2).
[Du vénérable Père, ton 7 :
℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).]

Epîtres
Du dimanche : Galates (§ 203) II, 16-20.
Ce n’est plus moi qui vis, mais c’est le Christ qui vit en moi.
[Du Vénérable Père : Galates (§ 213), V, 22 – VI, 2.
Les fruits de l’Esprit sont la charité, la joie, la paix, la patience, l’humanité, la bonté, la longanimité, la douceur, la foi, la modestie, la continence, la chasteté.]

Alleluia
Du dimanche, ton 5 :
℣. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
℣. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).
[Du vénérable Père, ton 2 :
℣. Heureux l’homme qui craint le Seigneur, et qui a une grande affection pour ses commandements (Psaume 111, 1).]

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 39) VIII, 41-56.
Et Jésus lui dit : Ma fille, ta foi t’a guérie ; vas en paix.
[Du vénérable Père : Matthieu (§ 10), IV, 25 – V, 12.
Réjouissez-vous, et tressaillez de joie ; parce qu’une grande récompense vous est réservée dans les cieux.]

Versets de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux (Psaume 148, 1).
[Du Vénérable Père : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6).] Alleluia, alleluia, alleluia.

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