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La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Henry du Mont – Ab initio & ante sæcula

Henry du Mont (1610 † 1684), sous-maître de la chapelle royale, maître de la musique de la Reine, organiste de Saint-Paul & du duc d’Anjou.
Ab initio & ante sæcula – petit motet à deux voix pour la Sainte Vierge
2 voix mixtes ou égales (AT ou SA) & basse continue.
4 pages.

Parmi ses fameux Cantica Sacra, véritables petits bijoux publiés chez Ballard en 1652 et réédités en 1662, Henry du Mont met en musique ici un texte tiré de l’Ecclésiastique, chapitre XXIV, verset 14, qui chante la Sagesse de Dieu, & que la liturgie romaine applique aux fêtes de la Sainte Vierge. Ce verset constitue en particulier le capitule des vêpres de la Bienheureuse Vierge Marie.

Voici le texte de ce petit motet et sa traduction française :

Ab inítio & ante sæcula creáta sum, & usque ad futúrum sæculum non désinam, & in habitatióne sancta coram ipso ministrávi. Alleluya. Dès le commencement & avant les siècles j’ai été créée, & jusque dans la suite des siècles je ne cesserai point d’être, & dans la maison sainte, devant lui, j’ai exercé mon ministère. Alleluia.

Nous vous proposons la partition d’Henry du Mont dans sa tonalité originelle de Ut Majeur pour Altus & Tenor, ainsi que dans une transposition un ton plus haut en Ré Majeur.

Les premières mesures de cette partition :

Ab initio et ante sæcula - Henry du Mont

 
Cliquer sur ce lien pour ouvrir & télécharger la partition en fichier PDF – ton originel en La mineur – Ut Majeur
Cliquer sur ce lien pour ouvrir & télécharger la partition en fichier PDF – un ton plus haut – Ré Majeur

 

Ab initio et ante sæcula d'Henry du Mont - Cantica Sacra - édition de 1652
Ab initio et ante sæcula d’Henry du Mont – Cantica Sacra – édition de 1652 – La partie de l’Altus vel Superius.

Domine, salvam fac Galliam – Prière pour la France du IIIème ton en faux-bourdon parisien

Arrangements Henri de Villiers.
Prière pour la France : Domine, salvam fac Galliam du IIIème ton en faux-bourdon parisien.
3 voix égales (TBB) ou 4 voix mixtes (SATB).
1 page – Mi bémol Majeur.

Sous l’Ancien Régime, la prière pour les autorités publiques utilisait le dernier verset du Psaume 19 : Domine, salvum fac Regem, & exaudi nos in die qua invocaverimus te. L’Empire transforma ce verset en Domine, salvum fac imperatorem nostrum Napoleonem, la République en Domine, salvam fac Rem Publicam. Le XXème siècle a chanté également Domine, salvum fac gentem Francorum. Le texte que nous utilisons, Domine, salvam fac Galliam – Seigneur, sauvez la France était déjà en usage au XIXème siècle.

De tradition, ce verset est chanté le dimanche à la grand’messe à la fin de la communion, les dimanches et certaines fêtes (comme le jour Noël selon le Cérémonial parisien de Martin Sonnet de 1662), ainsi qu’aux saluts du Très-Saint Sacrement. Il a été psalmodié sur divers tons, les Vème & VIème tons ayant eu aux XVIIIème & XIXème siècles les plus grandes faveurs. A Saint-Eugène, nous chantons ordinairement le Domine salvam fac dans le ton de l’antienne de communion qui le précède immédiatement (sauf aux grandes fêtes et aux temps festifs, où nous employons en général le VIème ton royal).

Le rythme de cette prière pour la France s’inspire directement de celui utilisé par Charles Gounod dans sa Messe solennelle de sainte Cécile (où le te final est considéré comme enclitique et déplace l’accent tonique d’invocavérimus). D’autres solutions rythmiques ont été utilisées du XVIIème au XIXème siècle pour la cadence finale.

Dans le faux-bourdon à 4 voix, les parties de dessus et de taille sont interchangeables à volonté. Le faux-bourdon parisien employé se retrouve dans de nombreuses éditions liturgiques de ce diocèse depuis le XVIIIème siècle. Il est néanmoins beaucoup plus ancien.

Voici le plain-chant sur lequel est établi ce faux-bourdon :

Domine, salvam fac Galliam - Prière pour la France du IIIème ton en plain-chant parisien

Les premières mesures de cette partition :

 
Domine salvam fac Galliam du 3ème ton en faux-bourdon parisien
 

Dómine, salvam fac Gálliam : *
Et exáudi nos in die qua invocavérimus te. (ter).
Seigneur, sauve la France, *
Et exauce-nous au jour où nous t’invoquerons.
(trois fois)

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Padre Martini – Populum humilem

Padre Giovanni Baptista Martini (1706 † 1784), o.f.m.
Populum humilem – Offertoire du VIIIème dimanche après la Pentecôte.
4 voix mixtes (SATB).
3 pages – La mineur.

Le fameux franciscain musicien de Bologne a mis en musique l’offertoire de la messe du VIIIème dimanche après la Pentecôte. La tonalité choisie de La mineur n’a cependant pas de rapport avec le Vème ton employé par le plain-chant pour cet offertoire.

En voici le texte latin & la traduction :

Pópulum húmilem salvum fácies, Dómine, et óculos superbórum humiliábis : quóniam quis Deus præter te, Dómine ? Tu sauves le peuple qui s’humilie, Seigneur, et tu humilies les yeux des superbes. Car qui donc est Dieu sinon toi, Seigneur ?

Les premières mesures de cette partition :

Padre Martini - Populum hominem - offertoire du VIIIème dimanche après la Pentecôte

 
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Henry du Mont – Aurea luce / O Felix Roma

Henry du Mont (1610 † 1684), sous-maître de la chapelle royale, maître de la musique de la Reine, organiste de Saint-Paul & du duc d’Anjou.
Aurea luce / O Felix Roma – Hymnus in Festo SS. Apostolorum Petri & Pauli.
2 voix mixtes ou égales (AT ou SA) & basse continue.
2 pages.

Parmi ses fameux Cantica Sacra, véritables petits bijoux publiés chez Ballard en 1652 et réédités en 1662, Henry du Mont propose une mise en musique de la troisième strophe de l’hymne des vêpres des saints Apôtres Pierre & Paul sous forme de petit motet à deux voix. Cette hymne ne comporte que quatre strophes, et Henry du Mont prend soin de préciser que sa strophe en musique s’insère dans l’alternance régulière entre l’orgue & le plain-chant du chœur de la façon suivante :

  • Primus versus. Aurea luce. pro Organo.
  • Secundus versus. Ianitor cæli, pro Choro.
  • Tertius versus. O felix Roma. [pro Musica].
  • Quartus versus. Sit Trinitati. pro Choro.
  • Amen. pro Organo.

Cette hymne est du IVème ton, aussi très logiquement Henry du Mont écrit-il sa strophe en musique en La mineur, tonalité la plus proche de ce ton ecclésiatique. Voici du reste le plain-chant de cette hymne d’après une édition du XVIIème siècle :

AureaLuce

Voici le texte de cette hymne et sa traduction française :

Aurea luce, & decore róseo,
Lux lucis omne perfudisti sæculum,
Decorans cœlos inclyto martyrio
Hac sacra die, quæ dat reis véniam.
La brillante lumière de l’éternité baigne de ses bienfaisants rayons ce jour glorieux, qui couronne le martyre illustre, et ouvre aux pécheurs une source de grâces célestes.
Janitor cœli, Doctor orbis pariter,
Judices sæcli, vera mundi lúmina ;
Per crucem alter, alter ense triumphans,
Vitæ senatum laureati possident.
Porteur des clefs du ciel et Docteur du monde, juges des siècles, lumières véritables pour le monde, vous êtes vainqueurs, le premier par la croix, le second par le glaive : ceints de lauriers immortels, vous prenez place au sénat de la vie.
O Felix Roma, quæ tantorum Principum
Es purpurata pretioso sanguine !
Non laude tua, sed ipsorum meritis
Excellis omnem mundi pulchritudinem.
O heureuse Rome, qui a été consacrée par la pourpre précieuse du sang de ces deux Princes ! Non par ta beauté, mais par leurs mérites, tu surpasses toutes les cités du monde.
Sit Trinitati sempiterna glória ;
Honor, potestas, atque jubilátio,
In unitate, cui manet imperium
Ex tunc, et modo, per æterna sæcula.
A la Trinité éternelle soient gloire, honneur, puissance & jubilation, à elle qui, dans l’unité, gouverne toutes choses, maintenant & à travers les siècles.
Amen. Ainsi soit-il

Nous vous proposons la partition d’Henry du Mont dans sa tonalité originelle de La mineur (pour Altus & Tenor) ainsi que dans une transposition une quarte plus haut (pour Superius & Cantus).

Les premières mesures de cette partition :

Henry du Mont - O felix Roma

 
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La partie de l’Altus vel Superius dans la réédition de 1662.
La partie de l’Altus vel Superius dans la réédition de 1662.

Nicolas-Mammès Couturier – Parce Domine

Chanoine Nicolas-Mammès Couturier (1840 † 1911), maître de chapelle de la cathédrale de Langres.
Parce Domine.
9 voix mixtes (SATBB/SATB).
2 pages – Fa mineur.

Ce motet pour le Carême utilise la supplication bien connue, Parce Domine, parce populo tuo, laquelle est tirée du livre du prophète Joël, chapitre II, verset 17. Le chanoine Couturier le combine ici de manière originale avec le 4ème verset du psaume 62 : Quóniam mélior est misericórdia tua super vitas, lábia mea laudábunt te.

Ce motet gagnera a être pensé à deux temps lents.

Voici le texte & sa traduction :

℟.   Parce Dómine, parce pópulo tuo,
ne in ætérnum irascáris nobis.
℟.   Epargne, Seigneur, épargne ton peuple, ne sois point à jamais en colère contre nous.
℣.   Quóniam mélior est misericórdia tua super vitas, lábia mea laudábunt te. ℣.   Parce que ta miséricorde vaut mieux que la vie, mes lèvres te loueront.

Les premières mesures de cette partition :

Chanoine Nicolas-Mammès Couturier - Parce Domine

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ParceDomine

Guillaume-Gabriel Nivers – Miserere des Ténèbres

Guillaume-Gabriel Nivers (c. 1632 † 1714), organiste du roi Louis XIV & de Saint-Sulpice, maître de musique de la Reine et de la Maison royale de Saint-Louis à Saint-Cyr.
Miserere pour l’office des Ténèbres.
3 voix égales (SSA ou TTB).
4 pages.

Ce Miserere est tiré des livres d’office divin composés par Nivers à l’attention des damoiselles de la Maison royale d’éducation de Saint-Cyr, fondée par Madame de Maintenon. Il est prévu pour être chanté à la fin de l’office des Ténèbres (nom que prend l’office nocturne des trois derniers jours de la Semaine Sainte). Ce moment de l’office des Ténèbres est tout particulièrement poignant, car l’église est alors plongée dans l’obscurité quasi totale. Le psaume 50 où David pleure ses péchés s’élève alors dans la ténèbre. Seule la flamme vacillante du 15ème cierge – qui symbolise le Christ – et qui est alors cachée derrière l’autel au coin de l’épître – jette quelques faibles lumières, représentant l’espérance ténue de la résurrection.

Nivers a magnifiquement composé les versets impairs du psaume 50 sur un riche plain-chant musical ornementé, destiné à être chanté par un chantre soliste. Le chœur y répond en chantant les versets pairs en faux-bourdon.

Les livres d’offices imprimés pour Saint-Cyr en 1686 et réimprimé avec corrections en 1733 ne comportent que la première voix du faux-bourdon. Cependant, une version manuscrite desdits offices de Saint-Cyr datant des années 1700-1710 note la voix de basse du faux-bourdon en exemple juste pour le second verset. A l’aide de cet exemple, et connaissant les deux voix extrêmes, il était facile de reconstituer le faux-bourdon pour tous les versets pairs, en ajoutant la nécessaire troisième voix médiane qui permet de combler les quintes.

Notre transcription des versets pairs du chœur suit la notation de l’édition de 1733. Les notes liées doivent être rendues comme des ports de voix.

Outre notre partition – qui ne fournit que les versets pairs chantés par le chœur en faux-bourdon -, le lecteur trouvera aussi ici en téléchargement ce Miserere selon les éditions imprimés de 1686 et de 1733 des Offices de Saint-Cyr ainsi que le manuscrit datant des années 1700-1710 contenant la basse du faux-bourdon.

Les premières mesures de cette partition :
Guillaume Gabriel Nivers - Miserere des Ténèbres

 
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Ce Miserere dans l’Office divin pour Saint-Cyr imprimé en 1686
Ce Miserere dans les Offices manuscrits de Saint-Cyr circa 1700-1710
Ce Miserere dans l’Office divin pour Saint-Cyr imprimé en 1733
 

Nicolas-Mammès Couturier – Miserere

Chanoine Nicolas-Mammès Couturier (1840 † 1911), maître de chapelle de la cathédrale de Langres.
Miserere mei Deus (Psaume L) – à 3 chœurs.
9 voix mixtes (SATBB/SATB).
12 pages – Sol mineur.

Couturier a disposé les 20 versets de son Miserere en prenant modèle sur celui d’Allegri : le premier chœur est un faux-bourdon à 5 parties (dont trois d’hommes), il dialogue avec un second chœur en faux-bourdon à 4 parties (un petit chœur de solistes). Entre deux versets polyphoniques, les autres versets sont chantés en plain-chant (sur le ton parisien traditionnel du Miserere) par un troisième chœur (ou un soliste). Les chœurs se réunissent pour le verset final, « Tunc acceptabis sacrificium justitiæ »« Alors vous accepterez le sacrifice de justice » écrit avec plus d’ampleur & de majesté.

Il pourra être chanté à la fin d’un des trois office de Ténèbres (ou pendant tout le Carême).

Les premières mesures de cette partition :

Nicolas-Mammès Couturier - Miserere à 3 chœurs

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R.P. Louis Lambillotte – O ma Reine, ô Vierge Marie

R.P. Louis Lambillotte, s.j. (1797 † 1855), maître de chapelle.
O ma Reine, ô Vierge Marie.
4 voix mixte (SATB).
2 pages – Sol Majeur.

Le R.P. Lambillotte, de la Compagnie de Jésus, laissa de très nombreux cantiques de dévotion pour les différents collèges de la Compagnie dont il fut maître de chapelle. Il fut aussi l’un des premiers au XIXème siècle à parcourir les bibliothèques européennes à la recherche des plus anciens manuscrits de chants grégorien, afin d’en proposer une restauration.

Voici le texte de ce cantique :

℟. O ma Reine, ô Vierge Marie,
Je vous donne mon cœur,
Je vous consacre pour la vie,
Mes peines, mon bonheur.

1. Je me donne à vous, ô ma Mère
Je me jette en vos bras
Marie, exaucez ma prière,
Ne m’abandonnez pas. (bis)

2. Je vous donne mon corps , mon âme
Aujourd’hui pour jamais
Marie, et de vous je réclame
Un doux regard de paix.

3. Je vous donne toute espérance,
Tout souhait, tout désir ;
Marie, ah ! consolez d’avance
Mes peines à venir. (bis)

4. Je vous donne toutes mes larmes
Je les mêle à vos pleurs ;
Marie, ah ! vous donnez des charmes
Aux plus grandes douleurs. (bis)

5. Je vous donne la dernière heure
Du dernier de mes jours.
Marie, ah ! faites que je meure
En vous aimant toujours. (bis)

6. A Jésus, à sa douce Mère,
Gloire, amour en tous lieux !
Marie, en nos cœurs sur la terre
Régnez ainsi qu’aux cieux. (bis)

Nous vous proposons une harmonisation de ce cantique à 4 voix.

Les premières mesures de cette partition :

RP Lambillotte - O ma Reine, ô Vierge Marie

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Louis-Nicolas de Clérambault – Motet pour le dimanche de la Quinquagésime : Domine, ante te

Louis-Nicolas de Clérambault (1676 † 1749), organiste de Saint-Sulpice & de la Maison royale de Saint-Cyr.
Motet pour le dimanche de la Quinquagésime : Domine, ante te.
2 voix égales & basse continue.
4 pages – Mi mineur.

Ce motet pour le dimanche de la Quinquagésime a été composé par Clérambault pour être chanté par les demoiselles de la Maison royale de Saint-Cyr. Il est le premier d’une série de trois motets prévus pour être chantés aux saluts du Très-Saint Sacrement des trois jours qui précèdent le Carême.

Ce motet de la Quinquagésime assemble trois versets de trois psaumes différents (traduction de Pierre Thomas du Fossé (1634 † 1698) pour la Bible de Port-Royal) :

Dómine, ante te omne desidérium meum : * et gémitus meus a te non est abscónditus. Seigneur ! tout mon désir est exposé à vos yeux ; et mon gémissement ne vous est point caché (Psaume 37, 10).
Delíctum meum cógnitum tibi feci : * et injustítiam meam non abscondi. Je vous ai fait connaître mon péché, et je n’ai point caché mon injustice (Psaume 31, 5).
Vide humilitátem meam, & labórem meum : * et dimítte univérsa delícta mea. Regardez l’état si humilié et si pénible où je me trouve ; et remettez-moi tous mes péchés (Psaume 24, 18).

Chaque verset est introduit par une soliste, avant d’être repris en chœur. Dans ses conseils d’exécution, Clérambault indique une grande latitude d’adaptation en fonctions des effectifs. Nous proposons, outre la version à deux voix de femmes, une partition pour deux voix d’hommes.

Ce motet de Clérambault prend la suite d’un motet sur le même texte & pour la même destination, en ré mineur, qu’avait composé pour Saint-Cyr son prédécesseur Guillaume-Gabriel Nivers (1632 † 1714). Ce motet ne comportait une voix seule alternant avec le chœur à une voix. Ce précédent motet était lui-même un remaniement d’un motet plus ancien écrit par Nivers pour une voix seule, en sol mineur (le texte du dernier verset était toutefois différent) pour être chanté aux saluts quel que soit le temps de l’année (in Motets à voix seule, accompagnée de la basse continue, et quelques autres motets à deux voix, propres pour les religieuses, avec l’art d’accompagner sur la basse continue, pour l’orgue et le clavecin, par le sieur Nivers, organiste de la Chapelle du roy et de l’église Saint-Sulpice. A Paris, chez l’auteur, 1689).

Les premières mesures de cette partition :

Louis-Nicolas de Clérambault - Motet pour le dimanche de la Quinquagésime - Domine, ante te

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Cliquer sur ce lien pour ouvrir & télécharger la partition en fichier PDF (voix féminines).
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Eustache du Caurroy – Messe de Requiem, dite des Rois de France

Eustache du Caurroy (1549 † 1609), sous-maître de la chapelle royale d’Henri IV et compositeur de la Chambre du roi, chanoine de la Sainte-Chapelle de Dijon.
Missa pro defunctis quinque vocum.
5 voix mixtes (SATBB).
40 pages.

Surnommé en son temps le « Prince des musiciens », Eustache du Caurroy servit trois rois de France et accumula les prix et les honneurs. On peut le regarder comme le dernier maître de la tradition contrapuntique franco-flamande en France, son œuvre multiforme s’ouvre par ailleurs au langage harmonique plus moderne, comme en témoigne beaucoup de ses motets à deux chœurs qui annoncent les prémices du grand motet à la française.

Sa messe de Requiem à 5 voix servit constamment à toutes les funérailles royales à Saint-Denis depuis celles d’Henri IV pour laquelle elle fut employée en 1610 (un an après la mort d’Eustache du Caurroy) jusqu’à la Révolution. De ce fait elle a été surnommée « Messe de funérailles des rois de France ». Ecrite dans un contrepoint sévère et traditionnel, chaque pièce de l’ouvrage conserve la modalité du plain-chant dont les lignes servent fréquemment à l’architecture de la composition.

L’œuvre fut imprimée par Pierre Ballard en 1636. Des pièces de la messe des morts, Du Caurroy met en musique l’introït, le Kyrie, le graduel, l’offertoire, le Sanctus, le Benedictus, l’Agnus Dei, la communion & le répons de l’absoute Libera me. Notons que le graduel n’est pas le Requiem æternam des livres romains, mais le beau Si ambulem in umbra mortis : vieille tradition gallicane conservée à la Chapelle royale, mais aussi dans les livres parisiens et dans ceux d’une large majorité de diocèses français. Par l’entremise du rit parisien, le rit dominicain conserve encore aujourd’hui l’usage de ce graduel.

Notre édition suit celle de Ballard de 1636, transposée un ton plus haut (outre le téléchargement de notre édition, vous pourrez aussi télécharger un fac similé de cette édition de 1636). Nous y avons ajoutée le Pie Jesu en canon à 6 voix qui ne fait pas techniquement partie de cette messe. Cette œuvre nous est transmise par les écrits du R.P. Mersenne. On sait par les relations de l’époque qu’un Pie Jesu d’Eustache du Caurroy fut chanté à l’élévation aux funérailles d’Henri IV, il s’agit probablement de cette œuvre.

Le frontispice de l’édition Ballard de 1636 :

Page de titre de l'édition Ballard de 1636

Le Kyrie de l’édition Ballard de 1636 – les 5 voix sont disposées côte à côte, selon la disposition habituelle des livres de chœur polyphoniques :

Kyrie du Requiem des Rois de France d'Eustache du Caurroy

PDF de l’édition Ballard de 1636 : Eustache du Caurroy – Missa pro Defunctis

Les premières mesures de cette partition :

Messe de Requiem des rois de France d'Eustache du Caurroy

 
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Cliquer sur ce lien pour ouvrir & télécharger le fac-similé de l’édition Ballard de 1636
 

Quelques enregistrements en ligne :