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La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Henri de Villiers – Réponses polyphoniques aux récitatifs liturgiques de la sainte messe

Henri de Villiers (arrangements).
Réponses polyphoniques aux récitatifs liturgiques de la sainte messe.
4 voix (SATB).
8 pages.

Voici les réponses polyphoniques aux récitatifs de la sainte messe que nous avons coutume d’employer à Saint-Eugène uniquement les dimanches et fêtes. Lors des féries et des messes des temps de pénitence (Avent, Carême, Quatre-Temps, Vigiles) ou des Requiem pour les morts, le chœur n’utilise pas ces polyphonies et ne répond en effet qu’à l’unisson, sauf aux versets de l’aspersion dominicale (où le ton simple est employé).

De nombreuses sources anciennes indiquent qu’on répondait dans certaines églises en polyphonies dans les dialogues liturgiques entre le célébrant et le chœur : Et cum spiritu tuo. Amen. Etc…

On trouve déjà ce type de compositions dans les œuvres de Roland de Lassus (1532 † 1594). Nous avons travaillé principalement à partir de 5 sources anciennes :

  • la messe du premier ton de R.P Jean-Baptiste Geoffroy, s.j. (1601 † 1675), maître de musique de la maison professe des Jésuites à Paris,
  • le Graduale Parisiense de Mgr de Harlay (1689),
  • les Faux Bourdon à l’usage de l’Eglise paroissiale de Saint-Jean de Troyes (publiés à Troyes, chez la Veuve Gobelet, c. 1765)
  • les Faux-bourdons pour les fêtes solennelles (à Paris, chez J. Th. Hérissant, 1771)
  • un Manuel narbonnais (du début du XIXème siècle).

Il existe de très nombreuses autres sources anciennes françaises contenant ici & là des réponses liturgiques en 3 ou 4 parties polyphoniques. Substantiellement, on remarquera une grande proximité des formules employées, en particulier pour le dialogue de la préface. Notre travail aura consisté à réadapter & réagencer ces formules anciennes sur le chant liturgique désormais reçu, universel depuis les réformes du pontificat de saint Pie X. Nous avons complété quelques réponses pour des tons peu ou pas employés dans les traditions françaises – mais présents dans les éditions vaticanes du début du XXème siècle – à partir de formules développées par le compositeur & musicologue Maxime Kovalevsky (1903 † 1988).

Cette partition comprend les réponses suivantes :

  • Réponses aux versets de l’Aspersion dominicale : ton simple (ce ton peut s’employer aussi pour les versets de l’office divin & des saluts du Très-Saint Sacrement).
  • Réponses aux versets de l’Aspersion dominicale : ton solennel (pour les dimanches de grandes fêtes, le temps pascal et du dimanche dans l’octave de Noël au 2 février – ce ton est aussi traditionnellement celui employé à Paris pour les versets de l’absoute des Requiem solennels) – ce ton est le seul à confier le chant à l’altus
  • Réponses aux oraisons (Et cum spiritu tuo. Amen) pour les 3 tons suivants :
    • Ton antique simple
    • Ton festival ad libitum
    • Ton antique solennel
  • Réponse au chant de l’Evangile (Gloria tibi Domine) pour les 2 tons suivants :
    • Tous les tons
    • Ton antique solennel
  • Dialogue de la préface en ton solennel
  • Amen conclusif du canon
  • Réponse au Pater noster (Sed libera nos a malo) & au Pax Domini sit semper vobiscum de la Paix

Ordinairement, à Saint-Eugène, le Superius du chœur chante le chant liturgique (ce qui facilite la participation des fidèles). Traditionnellement pourtant, les sources anciennes françaises confiaient le chant liturgique au Tenor. Les parties du Superius et de Tenor sont à vrai dire interchangeables sans danger ni difficulté dans ces formules de faux-bourdon. On trouvera cependant plus bas en téléchargement les deux dispositions : chant au Superius & chant au Tenor.

Comme les communautés traditionnelles françaises n’emploient très largement de nos jours que le ton antique solennel, aux oraisons et à l’évangile des messes (et que les tons antique simple et festival sont rarement employés de nos jours), un troisième fichier téléchargeable ne présentera par commodité que ce ton (avec le chant liturgique au superius).

Les premières mesures de la partition :

Réponses polyphoniques aux récitatifs liturgiques de la sainte messe - chant au Tenor

 
Cliquer sur ce lien pour ouvrir & télécharger la partition en fichier PDF : chant au Superius

Cliquer sur ce lien pour ouvrir & télécharger la partition en fichier PDF : chant au Tenor

Cliquer sur ce lien pour ouvrir & télécharger la partition en fichier PDF : ton antique solennel seul – chant au Superius
 

 

Claudio Casciolini – Missa sine nomine ad tres voces

Claudio Casciolini (1697 † 1760), chantre de Saint-Laurent in Damaso à Rome.
Missa sine nomine ad tres voces.
3 voix (SSA ou TTB).
8 pages – Fa ou Sol majeur.

Claudio Casciolini est l’un des meilleurs témoins de la reviviscence du stile antico au XVIIIème siècle à Rome. Son style est proche des compositions contemporaines du Padre Martini de Bologne : retour à un contrepoint mesuré a capella sans basse continue après les excès du baroque de la fin du XVIIème siècle, homorythmie quasi systématiques pour assurer la clarté du texte, préférence accordée aux effectifs à 3 voix (propre aux petites chapelles de musique, dépourvues d’enfants pour assurer les dessus).

Cette messe brève à 3 voix a capella, sans nom, constitue l’illustration parfaite de ce style qui fleurit en Italie au XVIIIème siècle & qui entend renouer avec le langage harmonique du stile antico tout en évitant son contrepoint complexe.

Il s’agit d’une messe brève sans Credo, qui ne présente pas de difficultés et peut se monter très aisément. Elle peut se donner à 3 voix d’hommes (manifestement l’effectif d’origine), mais aussi à 3 voix de femmes. En chœur mixte, la combinaison : ténors 1ère ligne – femmes 2nde ligne – basses 3ème ligne – peut également fonctionner (et évite aussi quelques passages de fausse basse dans lesquels la seconde voix passe sous la troisième).

Nous offrons deux versions de la partition, en sol majeur et en fa majeur.

Les premières mesures de la partition :

Messe à 3 voix de Claudio Casciolini - Kyrie

 
Cliquer sur ce lien pour ouvrir & télécharger la partition en fichier PDF : tonalité de Sol majeur

Cliquer sur ce lien pour ouvrir & télécharger la partition en fichier PDF : tonalité de Fa majeur
 

Jean-Baptiste Moreau – Tout l’Univers est plein de sa magnificence – chœur d’Athalie de Racine

Jean-Baptiste Moreau (1656 † 1733), maître de musique de la Maison royale de Saint-Cyr.
Tout l’Univers est plein de sa magnificence – premier chœur de la tragédie Athalie de Jean Racine
3 voix (SAB), 2 instruments & basse continue.
2 pages.

Après le succès rencontré par son Esther, Racine réitère en publiant en 1691 une nouvelle tragédie sur un sujet biblique, Athalie. Comme Esther, Athalie a été écrite pour les damoiselles de la Maison royale de Saint-Cyr, l’institution fondée par Madame de Maintenon pour pourvoir à l’éducation des jeunes filles de la noblesse pauvre & ruinée. La mise en musique des chœurs fut confiée à nouveau à Jean-Baptiste Moreau qui avait déjà écrit celle d’Esther. Toutefois, la musique dans Athalie joue un rôle moins fondamental, les chœurs n’intervenant qu’à la fin des actes.

Voici le texte de ce premier chœur de cette tragédie de Racine :

Tout l’univers est plein de sa magnificence,
Qu’on l’adore ce Dieu, qu’on l’invoque à jamais,
Son empire a des temps précédé la naissance,
Chantons, publions ses bienfaits.

En vain l’injuste violence
Au peuple qui le loue
Imposerait silence
Son Nom ne finira jamais.

Le jour annonce au jour sa gloire & sa puissance,
Tout l’univers est plein de sa magnificence,
Chantons, publions ses bienfaits.

Quoique non liturgique, ce chœur pourra être utilisé à l’entrée ou à la sortie du clergé (les règles traditionnelles prohibant l’emploi d’une autre langue que le latin durant la messe elle-même). Moreau a écrit sa partition pour un chœur à deux voix, – dessus & basse -, mais il était aisé d’y adjoindre une troisième voix à partir du matériel d’orchestre (les lignes instrumentales suivent toujours les parties vocales).

Le manuscrit de l’œuvre :

Premier chœur d'Athalie de Racine & Moreau

Les premières mesures de la partition :

Tout l'univers est plein de sa magnificence

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Cliquer sur ce lien pour ouvrir & télécharger la partition en fichier PDF : tonalité de la mineur (ton originel)

Cliquer sur ce lien pour ouvrir & télécharger la partition en fichier PDF : tonalité de mi mineur

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Messe du 3 août 2014 (VIIIème dimanche après la Pentecôte) à Saint-Eugène – Sainte Cécile (Paris IX) :

Dirigatur du IVème ton

Réalisation : Henri de Villiers .
Pendant les encensements de l’offertoire : Dirigatur du IVème ton.
4 voix mixtes (SATB).
1 page.

Plusieurs provinces de France (Normandie, Champagne) connaissaient sous l’Ancien Régime l’usage de psalmodier avec antienne par le chœur les versets du psaume 140 que le Missel romain fait réciter secrètement au célébrant pendant que celui-ci encense l’autel & les oblats à l’offertoire. Nous avons repris cet usage (encore bien vivant en Normandie au XXème siècle) à Saint-Eugène – Sainte-Cécile pour les dimanches après la Pentecôte, en faisant en sorte que le ton sur lequel nous chantons le Dirigatur s’accorde avec celui de l’offertoire de la messe du jour. Les antiennes – facilement reprises par le peuple – sont celles transmises par la tradition normande (de simples psalmodies un peu plus ornées), ou bien – à leur instar – ont été recomposées à partir d’anciens tons de psalmodies ornées autrefois en usage en France (comme ici pour ce Dirigatur du IVème ton). Les versets du psaume sont chantés en faux-bourdons parisiens à quatre parties, dans lesquels la teneur grégorienne est chanté par l’une des voix (ici celle du dessus, mais on peut échanger également les parties de dessus & de taille). Ce faisant, les fidèles sont progressivement familiarisés avec les huit tons de l’octoèque grégorien, surtout dans les paroisses où ils ont peu l’habitude de psalmodier les offices.

Plain chant, texte & traduction :
Dirigatur du 4ème ton

℟. Que ma prière, Seigneur, s’élève comme l’encens devant toi.
(les fidèles sont invités à reprendre ce répons avec la schola).
℣. Elevátio mánuum meárum * sacrifícium vespertínum. ℣. L’élévation de mes mains soit un sacrifice vespéral.
℣. Pone, Dómine, custódiam ori meo * et óstium circumstántiæ lábiis meis. ℣. Mets Seigneur une garde à ma bouche, et une barrière sur la porte de mes lèvres.
℣. Non declínes cor meum in verba malítiæ * ad excusándas excusatiónes in peccátis. ℣. Ne laisse pas dévier mon cœur à des paroles de malice, cherchant des excuses aux œuvres d’iniquité.
℣. Glória Patri, et Fílio, * & Spirítui Sancto. ℣. Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit.
℣. Sicut erat in princípio, & nunc, & semper : * & in sæcula sæculórum. Amen. ℣. Comme il était au commencement, & maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Les premières mesures de cette partition :

Dirigatur du 4ème ton

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Messe du 20 juillet 2014 (VIème dimanche après la Pentecôte) à Saint-Eugène – Sainte Cécile (Paris IX) :

Psaume 150 – Laudate Dominum in sanctis ejus – mélodie de Valaam

Henri de Villiers (Adaptation) .
Psaume 150 – Laudate Dominum in sanctis ejus – plain-chant du monastère de Valaam (Russie)
4 voix mixtes (SATB).
4 pages.

Le fameux monastère de Valaam (Валаамский монастырь), dont la fondation remonte probablement au Xème-XIème siècles est situé sur l’île du même nom, sur le lac Ladoga en Carélie russe. Il possède sa propre tradition de plain-chant, dérivée du plain-chant Znammenny, avec usage d’ison.

Le plain-chant utilisé ici est employé à Valaam pour le chant du polyéléos (l’équivalent des psaumes du 3ème nocturne des matines des dimanches & fêtes).

Il a été adapté sur le psaume 150 de la Vulgate et constitue une conclusion possible pour une messe latine (rappelons que le psaume 150 est traditionnellement dit dans les prières d’action de grâces après la messe).

On pourra varier les intensités sonores d’un verset à l’autre de ce psaume, ou faire chanter tel verset par deux des quatre voix (cf. l’enregistrement YouTube plus bas).

Texte & traduction :

Laudáte Dóminum in sanctis ejus, alleluia : *
Laudáte eum in firmaménto virtútis ejus, alleluia.
Louez le Seigneur dans son sanctuaire ; louez-le sur le trône inébranlable de sa puissance.
Laudáte eum in virtútibus ejus, alleluia : *
laudáte eum secúndum multitúdinem magnitúdinis ejus, alleluia.
Louez-le dans les effets de sa vertu ; louez-le dans sa grandeur qui est infinie.
Laudáte eum in sono tubæ, alleluia : *
laudáte eum in psaltério & cíthara, alleluia.
Louez-le au son de la trompette ; louez-le avec l’instrument à dix cordes & avec la harpe.
Laudáte eum in tympano & choro, alleluia : *
laudáte eum in chordis & órgano, alleluia.
Louez-le avec le tambour & la flûte ; louez-le avec le luth & avec l’orgue.
Laudáte eum in cymbalis benesonántibus, alleluia : † laudáte eum in cymbalis jubilatiónis, alleluia : *
omnis spíritus laudet Dóminum, alleluia.
Louez-le avec des timbales éclatantes ; louez-le avec des timbales de jubilation. Que tout ce qui a souffle loue le Seigneur.
Glória Patri, & Fílio, alleluia *
& Spirítui Sancto, alleluia.
Gloire au Père, & au Fils, & au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, & nunc, & semper, alleluia *
& in sæcula sæculórum. Amen, alleluia.
Comme il était au commencement, & maintenant & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Les premières mesures de cette partition :

Psaume150 - Laudate Dominum in sanctis ejus - plain-chant de Valaam

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Messe du 20 juillet 2014 (VIème dimanche après la Pentecôte) à Saint-Eugène – Sainte Cécile (Paris IX) :

Marc-Antoine Charpentier – Veni Creator pour un dessus seul pour le catéchisme (H. 70)

Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, du Dauphin, fils de Louis XIV, des Jésuites & de la Sainte Chapelle.
Veni Creator pour un dessus seul pour le catéchisme (H. 70)
1 voix (S) & basse continue.
1 page.

Ce Veni Creator à voix seule fait partie d’un ensemble de compositions de Marc-Antoine Charpentier destinées à être chantées lors des pauses des leçons de catéchisme. L’insertion de chants facile à mémoriser dans les catéchismes avait été promue dès le début du XVIIème siècle par les Pères de la Doctrine chrétienne, rapidement suivis par les Jésuites. La simplicité de l’air écrit par Charpentier (propre à être chanté par des enfants) n’exclue pourtant pas une grâce & une élégance certaines.

Charpentier utilise le ton de mi mineur (« efféminé, amoureux & plaintif » selon le tableau des énergie des modes de Charpentier) pour cette hymne du Saint-Esprit, propre à représenter les soupirs de l’âme désirant la venue du Paraclet. Nous fournissons la partition dans quatre tonalités différentes : mi mineur (ton original), ré mineur, do mineur & si mineur.

Voici le texte ancien de cette hymne, en usage en France jusqu’au début du XXème siècle :

Veni Creátor Spíritus,
Mentes tuórum vísita,
Imple supérna grátia
Quæ tu creásti péctora.
Viens, Esprit Créateur,
Visite les âmes des tiens,
Emplis de la grâce d’en-haut
Les cœurs que tu as créés.
Qui Paráclitus díceris,
Donum Dei altíssimi,
Fons vivus, ignis, cáritas,
Et spiritális únctio.
Toi qui est dit le Paraclet,
Don du Dieu Très-Haut,
Source vive, feu, amour,
Et spirituelle onction.
Tu septifórmis múnere,
Dextræ Dei tu dígitus,
Tu rite promíssum Patris,
Sermóne ditans gúttura.
Tu est l’Esprit aux sept dons,
Le doigt de la dextre de Dieu,
L’Esprit promis par le Père,
Qui inspire nos paroles.
Accénde lumen sénsibus,
Infúnd(e) amórem córdibus,
Infírma nostri córporis
Virtúte firmans pérpeti.
Allume en nos sens ta lumière,
Déverse ton amour en nos cœurs,
Guéris nos corps
En leur conférant ta force.
Hostem repéllas lóngius,
Pacémque dones prótinus :
Ductóre sic te prævio
Vitémus omne nóxium.
Repousse l’ennemi au loin,
Et donne-nous la paix bien vite ;
Sous ta conduite & ton conseil
Nous éviterons tout danger.
Per te sciámus da Patrem,
Noscámus atque Fílium,
Te utriúsque Spíritum
Credámus omni témpore.
Donne-nous par toi de connaître le Père,
Que nous connaissions aussi le Fils ;
Et qu’en toi, leur commun Esprit
Nous croyions en tout temps.
Glória Patri Dómino,
Natóque qui a mórtuis
Surréxit, ac Paráclito,
In sæculórum sæcula. Amen.
Gloire au Seigneur : au Père
Et au Fils, qui des morts
Est ressuscité, et au Paraclet,
Dans les siècles des siècles. Amen.

Hors du temps pascal, la doxologie finale devient :

Sit laus Patri cum Fílio,
Sancto simul Paráclito,
Nobísque mittat Fílius
Charísma Sancti Spíritus. Amen.

Louange soit au Père & au Fils,
De même qu’au Saint Paraclet,
Et que le Fils nous envoie
Les charismes du Saint-Esprit. Amen.

Les premières mesures de la partition :

Marc-Antoine Charpentier - Veni Creator pour un dessus seul pour le catéchisme (H. 70)

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Cliquer sur ce lien pour ouvrir & télécharger la partition en fichier PDF : tonalité de mi mineur (ton originel).

Cliquer sur ce lien pour ouvrir & télécharger la partition en fichier PDF : tonalité de ré mineur.

Cliquer sur ce lien pour ouvrir & télécharger la partition en fichier PDF : tonalité d’ut mineur.

Cliquer sur ce lien pour ouvrir & télécharger la partition en fichier PDF : tonalité de si mineur.
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Louis Lazare Perruchot, Vidi aquam en faux-bourdon

Mgr Louis Lazare Perruchot (1852 † 1930), maître de chapelle de la cathédrale de Monaco
Vidi aquam
Faux-bourdon – 4 voix mixtes (SATB).
3 pages – Si bémol majeur.

Mgr Perruchot fut successivement maître de chapelle de la cathédrale d’Autun, du petit séminaire de Rimont, puis à Paris, de Notre-Dame des Blancs-Manteaux et de Saint-François-Xavier ; il finit sa carrière à partir de 1904 à la cathédrale de Monaco. C’est à Langres qu’il reçut la révélation de la musique ancienne auprès du chanoine Couturier ; il influença par la suite Mgr Moissennet à Dijon.

Mgr Perruchot composa de nombreuses formules de faux-bourdons sur les huit tons ecclésiastiques. Ce Vidi aquam est conçu en utilisant cette technique du faux-bourdon non mesuré. Il pourra être utilisé comme alternative au plain-chant, à la reprise de l’antienne après le Gloria Patri.

L’antienne Vidi aquam remplace l’antienne Asperges me durant tout le temps pascal pour l’aspersion dominicale avant la grand’messe de paroisse. Son texte est tiré du prophète Ezéchiel (47, 1 & 9) et constitue une allusion prophétique au côté ouvert du Christ sur la croix, source de notre rédemption.

Avec le faux-bourdon de Mgr Perruchot, nous joignons aussi le Vidi aquam en plain-chant grégorien, avec son verset & sa doxologie, ainsi que le texte des versets et de l’oraison qui suivent.

Le texte de l’antienne :

Vidi aquam egrediéntem de templo, a látere dextro, alleluia : & omnes, ad quos pervénit aqua ista, salvi facti sunt, & dicent, alleluia, alleluia.
Ps 117, 1. Confitémini Dómino quóniam bonus : * quóniam in sæculum misericórdia ejus.
Dox. Glória Patri, & Fílio, & Spirítui Sancto. * Sicut erat in princípio, & nunc, & semper, & in sæcula sæculórum. Amen.
J’ai vu de l’eau jaillir du temple, du côté droit, alléluia ; & tous ceux que cette eau atteignait étaient sauvés & disaient : alléluia, alléluia.
Ps. 117, 1. Louez le Seigneur, car il est bon : * car sa miséricorde est éternelle.
Dox. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit, * comme il était au commencement, & maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Les premières mesures de cette partition :

Mgr Perruchot - Vidi aquam en faux-bourdon

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František Picka – Crucem tuam adoramus Domine

František PickaFrantišek Picka (1873 † 1918), organiste, chef d’orchestre & compositeur à Prague.
Crucem tuam adoramus Domine
Antienne pour l’adoration de la Croix – 4 voix mixtes (SATB).
2 pages – Mi bémol majeur.

Organiste de formation (comme son père), le tchèque František Picka eut beaucoup de succès comme directeur d’opéra au Théâtre National de Prague. Pourtant il s’est surtout intéressé à la musique d’Eglise : dans son « Etat actuel de la musique d’église en général et à Prague en particulier », il appelle au renouveau de celle-ci, et met en pratique ses aspirations en composant 9 messes, 2 Te Deum et deux très intéressants cycles de motets pour le temps de la Passion & pour les offices de la Semaine Sainte. C’est de ce dernier qu’est extraite cette antienne a capella pour l’adoration de la Croix le Vendredi saint, chantée au cours de la messe des Présanctifiés. Ce texte de la liturgie latine remonte à une haute antiquité, du reste le texte de la première partie de cette antienne est également chanté au rit byzantin pour la cérémonie de l’adoration de la Croix au IIIème dimanche de Carême de ce rit.

Le texte de l’antienne :

Crucem tuam adorámus, Dómine : et sanctam resurrectiónem tuam laudámus, et glorificámus : ecce enim propter lignum venit gáudium in univérso mundo.

Ps. 26, 2. Deus misereátur nostri, et benedícat nobis : illúminet vultum suum super nos, et misereátur nostri.

Crucem tuam adorámus, Dómine : et sanctam resurrectiónem tuam laudámus, et glorificámus : ecce enim propter lignum venit gáudium in univérso mundo.

  Ta croix, nous l’adorons, Seigneur, ta sainte résurrection, nous la chantons et nous la glorifions. Voici en effet que, par le bois, la joie est venue dans le monde entier.

Ps. 26, 2. Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse, que son visage s’illumine pour nous et qu’il ait pitié de nous.

Ta croix, nous l’adorons, Seigneur, ta sainte résurrection, nous la chantons et nous la glorifions. Voici en effet que, par le bois, la joie est venue dans le monde entier.

Les premières mesures de cette partition :

František Picka - Crucem tuam

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Guillaume Bouzignac – Ecce homo

Guillaume Bouzignac (c. 1587 † ap. 1643), maître de chapelle des cathédrales d’Angoulème, de Bourges, de Rodez, de Clermont-Ferrand & de la collégiale Saint-André de Grenoble.
Ecce homo
Scène sacrée sur la Passion – 5 voix mixtes (SATBB).
4 pages – Ré mineur.

Avec son talent habituel, Guillaume Bouzignac dramatise un épisode du récit de la Passion de Notre Seigneur en instaurant un dialogue entre Pilate (représenté par une taille soliste) & la populace (le chœur à 5 voix à la française). Le contraste est saisissant entre les lentes déclamations désolées de Pilate et les invectives haletantes de la foule. Cette scène sacrée pour le temps de la Passion annonce l’arrivée postérieure de l’oratorio.

Le texte du motet :

℣. Ecce homo ! ℣. Voici l’homme !
℟. Crucifíge eum ! ℟. Crucifie-le !
℣. Regem vestrum crucifígam ? ℣. Vais-je crucifier votre roi ?
℟. Tolle, crucifíge eum ! ℟. Prends-le, crucifie-le !
℣. Quid enim mali fecit ? ℣. Qu’a-t-il fait de mal ?
℟. Crucifíge eum ! ℟. Crucifie-le !
℣. Ecce Rex vester ! ℣. Voici votre Roi !
℟. Non habémus Regem nisi Cæsarem ! ℟. Nous n’avons pas d’autre Roi que César !
℣. Dimíttam illum in Pascha ? ℣. Dois-je le libérer pour Pâques ?
℟. Non hunc, sed Bárrabam ! ℟. Pas lui, mais Barrabas !
℣. Quid fáciam de Jesu ? ℣. Que vais-je faire de Jésus ?
℟. Tolle, crucifíge eum ! ℟. Prends-le, crucifie-le !
℣. Quid enim mali fecit ? ℣. Qu’a-t-il fait de mal ?
℟. Crucifíge eum ! ℟. Crucifie-le !

Les premières mesures de cette partition :

Guillaume Bouzignac - Ecce homo

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François Cosset – Missa Exsultate Deo (1659)

Missa Exsultate Deo de François Cosset - Frontispice de l'édition de 1659 par BallardFrançois Cosset (c. 1600 † c. 1664), maître de chapelle de la cathédrale de Reims.
Missa Exsultate Deo.
Sébastien de Brossard (1655 † 1730), maître de chapelle des cathédrales de Strasbourg, puis de Meaux (sous Bossuet).
2 Domine, salvum fac Regem ajoutés à la Missa Exsultate Deo de François Cosset.
4 voix mixtes (SATB).
20 pages – La mineur.

La biographie de François Cosset (le t final de son nom était vraisemblablement prononcé car on trouve la graphie Cossette ou Cozette) comporte de nombreuses zones d’ombre. En voici cependant les principaux faits connus. Probablement rémois d’orgine, François Cosset prend la direction de la musique de Notre-Dame de Paris à la mort de Jean Veillot en 1643, mais dû démissionner de ce poste prestigieux en 1646, ayant fortement déplu à la reine Anne d’Autriche à la suite d’une exécution malheureuse d’un Te Deum. Il retourne diriger la psallette de la cathédrale de Reims (au moins à partir de 1650), avant de prendre celle de la cathédrale d’Amiens après 1659. En 1664, on le retrouve une dernière fois se consacrant à la composition pour la psallette de Saint-Quentin.

La première édition chez Ballard des différentes Messes de Cosset semble dater de 1649, même si nous ne possédons plus, datée de cette année, que la Missa Gaudeamus omnes, éditée sur ce site ; les autres messes de Cosset ne nous sont connues que par des rééditions ultérieurs de la Maison Ballard. Ainsi la plus ancienne édition qui nous soit parvenue d’Exsultate Deo fut publiée en 1659 (il s’agit probablement de la seconde édition). On signale une troisième édition (perdue) en 1682, une quatrième édition en 1687 et une « nova editio » par Jean-Baptiste Christophe Ballard en 1729. Quoiqu’il en soit, une délibération du chapitre de la Collégiale Notre-Dame de Beaune d’octobre 1650 montre le paiement de cette messe avec d’autres de Cosset, d’où l’on déduit que celles-ci étaient déjà éditées à cette date.

La musique de Cosset, en dépit de sa disgrâce parisienne de 1643, connut néanmoins un succès certain. Les messes de Cosset (on en connait huit, l’une est perdue) étaient fort goûtées de Louis XIV. On sait par Brossard que l’une d’entre elles – la missa Gaudeamus omnes – était la messe préférée du roi, qui la demandait souvent. Les manuscrits musicaux de Sébastien de Brossard contiennent les messes de Cosset et conservent du reste les traces des exécutions qu’il dirigea probablement à Meaux : il y ajoute une basse continue, voire des parties instrumentales tissées à partir des parties vocales écrites par Cosset, selon une pratique courante à l’époque. Sébastien de Brossard a également ajouté des Domine salvum fac Regem écrits pour les messes de Cosset. Nous avons mis à la suite de notre édition les deux qu’il a composés pour Exsultate Deo (avec un texte adapté à l’exécution liturgique actuelle).

La messe Exsultate Deo témoigne à la fois de la permanence en France du style de la messe polyphonique a capella issue de l’école franco-flamande de la Renaissance, mais aussi des mutations stylistiques qui y sont apportées au cours du XVIIème siècle : un contrepoint moins sévère et moins fleuri disparait devant langage harmonique plus moderne et rendant le texte sacré plus perceptible, selon les demandes du Concile de Trente.

Les premières mesures de cette partition :

Kyrie de la messe Exsultate Deo de François Cosset

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