Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du Grand & Saint Jeudi

La Cène du Seigneur - Grand & Saint JeudiParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 17 avril 2014 du calendrier grégorien – 4 avril 2014 du calendrier julien, vêpres et divine liturgie de saint Basile le Grand de 12h.

On célèbre aujourd’hui la divine liturgie de saint Basile le Grand, unie avec les vêpres. La liturgie de ce jour nous rappelle la dernière Cène avec le lavement des pieds des Apôtres & l’institution de la Sainte Eucharistie. En outre, elle porte son attention sur la trahison de Judas, qui osa participer à ce dernier repas, tout en ayant au cœur la volonté de livrer son Maître & qui ne le quitta que pour aller consommer son forfait.

Dans le rit byzantin, le lavement des pieds est une cérémonie à part qui a lieu après la liturgie & qui n’est pas célébré au sanctuaire (comme dans le rit romain avant les réformes de 1955). Cette cérémonie n’est accomplie que par les évêques.

Au lucernaire des vêpres, ton 2
1er stichère : L’assemblée des Juifs n’a plus qu’à se précipiter pour livrer à Pilate le Démiurge & Créateur de toutes choses. O les sans-loi ! O les sans-foi ! Ils font mettre en jugement celui qui est venu juger les vivants & les morts ; ils préparent un supplice pour celui qui guérit les souffrances. Longanime Seigneur, grande est ta miséricorde ! Gloire à toi !
Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Doxastikon : Tu étais en vérité, Judas, de la race des vipères, de ces gens qui, au désert, mangeaient la manne & murmuraient contre leur nourricier ! La nourriture était encore dans leur bouche qu’ils déblatéraient contre Dieu, les ingrats ! Et cet impie, ayant encore en bouche le pain céleste, consommait sa trahison contre le Sauveur ! Esprit insatiable & audace inhumaine ! Il vendait celui qui le nourrissait, & le Maître qu’il baisait, il le livrait à la mort ! Vraiment, il est le fils prévaricateur de ces gens-là &, comme eux, il gagna bien sa perte. Mais toi, Seigneur, préserve nos âmes de cette inhumanité, toi qui es le seul incomparable en magnanimité.

Procession avec l’évangéliaire & Chant de l’hymne vespérale Joyeuse Lumière.

Premier Prokimen, ton 1
℟. Seigneur, préserve-moi de l’homme pervers * et de l’homme injuste délivre-moi, (Psaume 139, 1)
℣. de ceux qui méditent l’injustice en leur cœur et fomentent la guerre tout le jour. (Psaume 139, 2)

Première parémie
Exode XIX, 10-19.

Second Prokimen, ton 7
℟. Seigneur, délivre-moi de mes ennemis * et de mes adversaires sauve-moi. (Psaume 58, 2)
℣. Délivre-moi de qui fait le mal, et sauve-moi des hommes de sang. (Psaume 58, 1)

Seconde parémie
Job XXXVIII, 1-21 & XLII, 1-5.

Troisième parémie
Isaïe L, 4-11.

Petite synaptie & Trisaghion.

Troisième Prokimen, ton 7
℟. Les princes des peoples s’unissent pour conspirer * contre le Seigneur & contre son Christ. (Psaume 2, 2)
℣. Pourquoi ce tumulte parmi les nations, ce vain grondement parmi les peuples ? (Psaume 2, 1)

Epitre
1 Corinthiens (§ 149), XI, 23-32

Alleluia, ton 6
℣. Heureux qui pense au pauvre & au faible : au jour de malheur, le Seigneur le délivre. (Psaume 40, 2)
℣. Mes ennemis disent de moi méchamment : Quand va-t-il mourir, pour que périsse son nom ? (Psaume 40, 10)
℣. Celui qui mangeait mon pain se vante de me faire tomber. (Psaume 40, 11)

Evangile
Dit « de la Nouvelle Alliance : combinaison de Matthieu (§ 107), XXVI, 1-20 – Jean (§ 44), XIII, 3-17 – Matthieu (§ 108) XXVI, 21-39 – Luc (§ 109), XXII, 43-45 – Matthieu (§ 108), XXVI, 40 – XXVII, 2.

A la Grande Entrée
Au lieu de l’hymne des chérubins ordinaire, on chante l’hymne du Jeudi Saint :
A ta Cène mystique, fais-moi participer en ce jour, ô Fils de Dieu. Je ne révèlerai pas ton mystère à tes ennnemis ; je ne te donnerai pas un baiser comme Judas ; mais avec le larron, je te confesserai. Souviens-toi de moi, Seigneur, quand tu viendras dans ton Royaume. Alléluia, alléluia, alléluia.

Mégalinaire à la Mère de Dieu durant l’anaphore :
Fidèles, venez dans la chambre haute * jouissons de l’hospitalité du Maître et de la Table immortelle * Elevons nos cœurs. Apprenons la parole suprême ** du Verbe que nous exaltons.

Verset de communion
On chante à nouveau l’hymne du Jeudi Saint : A ta Cène mystique, comme à la Grande entrée. On le répète encore une fois après la communion à la place du stichère de la Pentecôte Nous avons vu la vraie lumière, lequel ne se dit plus du reste jusqu’à la Pentecôte.

Les matines du Vendredi Saint – matines des 12 évangiles – sont célébrée ce jeudi 17 avril 2014 à 19h.

Programme du dimanche des Rameaux

Saint-Eugène, le dimanche 13 avril 2014, grand’messe de 11h.
La répétition du samedi 12 avril est précédée à 17h40 du chant à dévotion des vêpres de la Sainte Vierge.

> Catéchisme sur la Semaine Sainte

« Le dimanche des Rameaux est la porte d’entrée monumentale qui nous introduit dans les saints mystères de Pâques. » (Dom Pius Parsch).

« Le diable fut donc trompé par sa propre malignité ; il fit souffrir au Fils de Dieu un supplice qui est devenu le remède de tous les enfants des hommes. Il répandit le sang innocent qui devait être le prix de la réconciliation du monde, et notre breuvage. Le Seigneur souffrit le genre de mort qu’il avait librement choisi, conformément à ses desseins. Il permit à des hommes furieux de porter sur lui leurs mains impies, et, en accomplissant un crime énorme, elles ont servi à l’exécution des desseins du Rédempteur. La tendresse de son amour était si grande, même envers ses meurtriers, que, suppliant son Père du haut de la croix, il lui demanda non pas de le venger, mais de leur pardonner. »
Homélie de saint Léon, pape, VIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

 

  • Avant la bénédiction des rameaux : antienne Hosanna Filio David
  • Pendant la distribution des rameaux : antiennes Pueri Hebræorum
  • Procession des Rameaux : Antiennes processionnelles : Cum appropinquaret Dominus – Cum audisset – Ante sex dies – Occurrunt turbæ – Cum Angelis – Turba multa
  • Station devant les portes de l’église : Hymne de Théodulphe, évêque d’Orléans (IXème siècle) : Gloria laus
  • Ouverture de la porte de l’église : dialogue Attollite portas entre les chantres & le célébrant
  • Entrée processionnelle dans l’église : répons Ingrediente Domino
  • Kyrie XVII – Kyrie Salve
  • Trait : Faux-bourdon du 2nd ton à l’usage de l’Eglise de Paris (édition de 1739)
  • Passion de Notre Seigneur-Jésus-Christ selon Matthieu – Répons de la Synagogue en polyphonie – Henri de Villiers
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Vexilla Regis prodeunt – hymne du temps de la Passion, composé au VIème siècle par Saint Venance Fortunat lors de la susception à Poitiers des reliques de la vraie Croix par la reine de France Sainte Radegonde – mise en polyphonie d’Anthoine de Bertrand (1530 † 1581)
  • Sanctus XVII
  • A l’élévation : O Salutaris sur le ton de Vexilla Regis prodeunt, d’après Antoine de Bertrand
  • Agnus Dei de la Missa Ad Majorem Dei Gloriam (1699) d’André Campra (1660 † 1744), maître de cha-pelle de Notre-Dame de Paris et de Louis XV à Versailles
  • Pendant la communion : Miserere de Gregorio Allegri (1582 † 1652), maître de la Chapelle Sixtine, chanté à la fin des offices des Ténèbres célébrés devant le Pape à la Sixtine
  • Prière pour la France – faux-bourdon parisien du VIIIème ton (édition de 1739)
  • Ite missa est XV
  • Au dernier Evangile : Ave Regina cœlorum
  • Procession de sortie : Au sang qu’un Dieu va répandre – cantique sur un texte de François de Salignac de La Mothe-Fénelon (1651 † 1715), archevêque de Cambrai, de l’Académie française – mélodie d’Amédée Gastoué – harmonisation Henri de Villiers
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Programme du dimanche des Rameaux

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 13 avril 2014 du calendrier grégorien – 31 mars 2014 du calendrier julien, matines puis divine liturgie de saint Jean Chrysostome de 9h.

    Le dimanche des Rameaux est une fête du Seigneur, l’une des 12 grandes fêtes de l’année liturgique byzantine. Sa célébration supprime donc l’office habituel du dimanche dans l’Octoèque.

    La bénédiction des rameaux se fait après l’évangile de matines et la distribution de ceux-ci pendant les stichères du psaume 50 et le canon de la fête.

    Evangile de matines
    De la fête : Matthieu (§ 83), XXI, 1-11, 15-17
    Une grande multitude de peuple étendit aussi ses vêtements le long du chemin ; les autres coupaient des branches d’arbres, et les jetaient par où il passait.

    Aux heures
    A tierce & à sexte : 1er tropaire de la fête. Gloire au Père. 2nd tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : de la fête.

    A LA DIVINE LITURGIE DE SAINT JEAN CHRYSOSTOME

    Première antienne, Psaume 114, ton 2
    J’ai aimé, car le Seigneur entend la voix de ma prière.
    ℟. Par les prières de la Mère de Dieu, Sauveur, sauve-nous.
    Car il a incliné vers moi son oreille, et je l’invoquerai tous les jours de ma vie.
    Les douleurs de la mort m’ont environné et les périls de l’enfer sont venus sur moi.
    J’ai trouvé la tribulation et la douleur et j’ai invoqué le Nom du Seigneur.
    Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

    Seconde antienne, Psaume 115, ton 2
    J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé ; et je me suis profondément humilié.
    ℟. Sauve-nous, ô Fils de Dieu, qui trônes sur un ânon, nous qui te chantons : Alléluia !
    Que rendrai-je au Seigneur pour tout ce qu’il m’a donné ?
    Je prendrai le calice du salut et j’invoquerai le Nom du Seigneur.
    J’acquitterai mes vœux au Seigneur, devant tout son peuple.
    Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

    Troisième antienne, Psaume 117, ton 1
    Confessez le Seigneur car il est bon, car éternelle est sa miséricorde.
    Tropaire, ton 1 : Manifestant la vérité de la résurrection générale avant ta passion, tu as relevé Lazare des morts, ô Christ Dieu. C’est pourquoi nous aussi, portant, comme les enfants, les signes de victoire, nous t’acclamons, vainqueur de la mort : « Hosanna au plus haut des cieux, béni soit Celui qui vient au Nom du Seigneur ! »
    Que la maison d’Israël le dise : il est bon, car éternelle est sa miséricorde.
    Que la maison d’Aaron le dise : il est bon, car éternelle est sa miséricorde.
    Que tous ceux qui craignent le Seigneur le disent : il est bon, car éternelle est sa miséricorde.

    A la petite entrée :
    1. Isodikon de la fête : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! * Soyez béni de la maison du Seigneur, le Seigneur est Dieu, et il nous est apparu.
    2. Tropaire de la fête, ton 1 : Manifestant la vérité de la résurrection générale avant ta passion, tu as relevé Lazare des morts, ô Christ Dieu. C’est pourquoi nous aussi, portant, comme les enfants, les signes de victoire, nous t’acclamons, vainqueur de la mort : « Hosanna au plus haut des cieux, béni soit Celui qui vient au Nom du Seigneur ! »
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Tropaire de la fête, ton 4 : Ensevelis avec Toi par le baptême, ô Christ notre Dieu, Tu nous as rendus digne de la vie éternelle par ta résurrection, et, par nos chants, nous te clamons : « Hosanna au plus haut des cieux, béni soit Celui qui vient au Nom du Seigneur ! »
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion de la fête, ton 6 : Toi qui es porté, ô Christ Dieu, sur le Trône dans le ciel et sur un ânon sur la terre, tu as reçus la louange des anges et les acclamations des enfants qui te chantaient : « Tu es béni, qui viens rappeler Adam ! »

    Prokimen
    De la fête, ton 4 :
    ℟. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! * Le Seigneur est Dieu & il nous est apparu. (Psaume 117, 26-27).
    ℣. Rendez grâce au Seigneur, car il est bon, car éternel est son amour. (Psaume 117, 1).

    Epître
    De la fête : Philippiens (§ 247) IV, 4-9
    Réjouissez-vous dans le Seigneur, je vous le répète, réjouissez-vous dans le Seigneur.

    Alleluia
    De la fête, ton 1 :
    ℣. Chantez au Seigneur un cantique nouveau, car le Seigneur a fait des merveilles. (Psaume 97, 1)
    ℣. Toutes les extrémités de la terre ont vu le salut de notre Dieu. (Psaume 97, 3)

    Evangile
    De la fête : Jean (§ 41), XII, 1-18
    Une grande multitude de Juifs ayant su qu’il était là, y vinrent, non-seulement pour Jésus, mais aussi pour voir Lazare, qu’il avait ressuscité d’entre les morts.

    Mégalinaire à la Mère de Dieu durant l’anaphore :
    Le Seigneur est Dieu et il nous est apparu. Convoquez une fête et venez vous réjouir, faisons au Christ un triomphe de nos palmes, de nos branches et de nos chants, l’acclamant : « Béni soit Celui qui vient au Nom du Seigneur, notre Sauveur ! »

    Verset de communion
    De la fête : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Le Seigneur est Dieu & il nous est apparu. (Psaume 117, 26-27) Alleluia, alleluia, alleluia.

    Horaires des offices de la Semaine Sainte 2014 à Saint-Eugène

    Venez vivre avec nous les jours les plus saints de l’année liturgique, où sont commémorés les évènements majeurs de notre salut !

    • Dimanche des Rameaux 13 avril – 11h – Bénédiction des rameaux, chant de la Passion selon saint Matthieu.
    • Mercredi Saint 16 avril – vers 20h (après la messe basse de 19h) – Office des Ténèbres. Répons de Ténèbres du Padre Martini
    • Jeudi Saint 17 avril – 21h – Messe de la Cène – Lavement des pieds – Dépouillements des autels suivis vers 23h de l’Office des Ténèbres (Répons de Ténèbres du Padre Martini).
    • Vendredi Saint 18 avril – 19h – Messe des Présanctifiés – chant de la Passion selon saint Jean – Adoration de la Croix, (Miserere d’Allegri à la communion) suivis vers 21h de l’Office des Ténèbres (Répons de Ténèbres du Padre Martini).
    • Samedi Saint 19 avril – 21h – Vigile Pascale.
    • Dimanche de Pâques 20 avril – 11h – Messe solennelle de la Résurrection (avec ensemble de sacqueboutes – cuivres anciens). Messe Exsultate Deo de François Cosset – Victimæ Pascali du chanoine Revert – Dextera Domini de César Franck.

    L’évènement sur Facebook

    Octave de Pâques

    • Lundi de Pâques 21 avril – 19h – messe chantée
    • Mardi de Pâques 22 avril – 19h – messe chantée
    • Mercredi de Pâques 23 avril – 19h – messe chantée
    • Jeudi de Pâques 24 avril – 19h – messe chantée
    • Vendredi de Pâques 25 avril – 19h – messe chantée
    • Samedi de Pâques 26 avril – 9h30 – messe chantée

    Horaires de la Semaine Sainte à la paroisse byzantine de la Très-Sainte Trinité

    Descente aux Enfers & résurrectionCette année, les calendriers julien et grégorien coïncident, tous les chrétiens fêtent Pâques en même temps.

    La Semaine Sainte ou Grande Semaine est le sommet de l’année liturgique et nous fait revivre les mystères de notre Rédemption. Nous sommes heureux de vous accueillir à cette occasion pour prier avec nous à l’un ou l’autre de nos offices célébrés dans le rit byzantin et partager avec vous la grande joie de Pâques.

    Voici les horaires des offices célébrés à la Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité :

    13 avril – DIMANCHE DES RAMEAUX
    8h55 : matines (distribution des rameaux) & liturgie de saint Jean Chrysostome

    14 avril – LUNDI SAINT
    18h15 : Typiques
    18h30 : vêpres & liturgie des présanctifiés

    15 avril – MARDI SAINT
    18h15 : Typiques
    18h30 : vêpres & liturgie des présanctifiés

    16 avril – MERCREDI SAINT
    18h15 : Typiques
    18h30 : vêpres & liturgie des présanctifiés

    17 avril – JEUDI SAINT
    12h : vêpres & liturgie de saint Basile le Grand (liturgie de la Cène)
    19h : matines des 12 évangiles (matines des souffrances du Christ)

    18 avril – VENDREDI SAINT
    10h : heures royales
    12h : vêpres de l’ensevelissement
    19h : matines devant le tombeau du Christ (office des myrophores)

    19 avril – SAMEDI SAINT
    10h : vêpres & liturgie de saint Basile le Grand (vigile pascale)

    20 avril – NUIT DE LA RESURRECTION
    ПАСХА – СВЕТЛОЕ ХРИСТОВО ВОСКРЕЦЕНИЕ
    21h30 : petit office de la nuit
    22h : matines de Pâques – heure pascale – liturgie de Pâques de saint Jean Chrysostome.

    A l’issue de la liturgie de Pâques, un grand festin ou Trapeza (avec spécialités russes) réunit tous les paroissiens (merci de signaler au préalable sa présence à ce repas pour aider celles qui le préparent à apprécier au mieux les quantités).

    Programme du dimanche de la Passion

    CanonPontifical-CrucifixionSaint-Eugène, le dimanche 6 avril 2014, grand’messe de 11h.
    (Répétition samedi 5 avril à 18h, précédée du chant des vêpres de la Vierge à 17h40)

    Avec les premières vêpres de ce dimanche, nous entrons dans le temps de la Passion. La première partie du Carême avait jusqu’alors été surtout consacrée à notre ascèse personnelle, à la contrition de nos péchés. Désormais, le rit romain nous fait méditer sur la Passion & sur la Croix de notre Seigneur. Ce deuil où nous pleurons l’Epoux divin est marqué par un symbole très fort : à compter des premières vêpres de ce dimanche, les saintes images et les croix sont désormais voilées de violet, en signe de deuil. Les derniers chants joyeux de la messe cessent de se faire entendre : le Gloria Patri disparaît à l’Introït, au Lavabo et dans les répons de l’Office divin. De même, le psaume 42 des prières au bas de l’autel n’est plus récité jusqu’à Pâques. Dans les leçons des vigiles nocturnes, on quitte la lecture des livres de Moïse pour prendre celle du prophète Jérémie, l’une des plus importantes figures du Messie souffrant. L’admirable texte du chapitre IX de l’épître aux Hébreux qui est lu à la messe de ce dimanche est commun au rits romain & byzantin : il s’agit d’une parfaite préface au temps de la Passion.

    A Rome, la station se fait en la basilique Saint-Pierre : l’importance de ce dimanche, qui ne cède la place à aucune fête, quelque solennelle qu’elle soit, demandait que la réunion des fidèles eût lieu dans l’un des plus augustes sanctuaires de la ville sainte.

    Notons une belle particularité en ce dimanche dans l’ancien rit parisien : au début de la communion, le prêtre présentait au peuple la sainte hostie tout en entonnant – exceptionnellement – l’antienne de communion « Hoc corpus, * quod pro vobis tradetur ». Ce rite particulier à ce dimanche s’observait aussi dans de nombreux autres diocèses français au Moyen-Age.

    « Nous n’ignorons pas, mes bien-aimés, que le mystère pascal occupe le premier rang parmi toutes les solennités chrétiennes. Notre manière de vivre durant l’année tout entière doit, il est vrai, par la réforme de nos mœurs, nous disposer à le célébrer d’une manière digne et convenable ; mais les jours présents exigent au plus haut degré notre dévotion, car nous savons qu’ils sont proches de celui où nous célébrons le mystère très sublime de la divine miséricorde. C’est avec raison et par l’inspiration de l’Esprit-Saint, que les saints Apôtres ont ordonné pour ces jours des jeûnes plus austères, afin que par une participation commune à la croix du Christ, nous fassions, nous aussi, quelque chose qui nous unisse à ce qu’il a fait pour nous. Comme le dit l’Apôtre : « Si nous souffrons avec lui, nous serons glorifiés avec lui. » Là où il y a participation à la passion du Seigneur, on peut regarder comme certaine et assurée l’attente du bonheur qu’il a promis. »
    Homélie de saint Léon, pape, IVème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

     

  • Procession d’entrée : Les étendards du roi s’avancent, traduction versifiée du Vexilla Regis prodeunt – harmonisation du plain-chant traditionnel par Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris
  • Kyrie XVII – Kyrie Salve
  • Epître : Hébreux IX, 11-14 : Il y est entré, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, nous ayant acquis une rédemption éternelle.
  • Trait : Faux-bourdon du 8ème ton à l’usage de l’Eglise de Paris (édition de 1739)
  • Evangile : Jean VIII, 46-59 : En vérité, en vérité je vous le dis : si quelqu’un garde ma parole, il ne mourra jamais.
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Vexilla Regis prodeunt – hymne du temps de la Passion, composé au VIème siècle par Saint Venance Fortunat lors de la susception à Poitiers des reliques de la vraie Croix par la reine de France Sainte Radegonde – mise en polyphonie d’Anthoine de Bertrand (1530 † 1581)
  • Sanctus XV
  • Après la Consécration : O Salutaris sur le ton de Vexilla Regis prodeunt, d’après Antoine de Bertrand
  • Agnus Dei XV
  • Pendant la communion : Stabat Mater pour des religieuses (H. 15) de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la Sainte Chapelle – complainte de la Très Sainte Vierge au pied de la Croix du Sauveur – texte de Jacques de Todi († 1306)
  • Prière pour la France – faux-bourdon parisien du VIIIème ton (édition de 1739)
  • Ite missa est XV
  • Au dernier Evangile : Ave Regina cœlorum
  • Procession de sortie : Au sang qu’un Dieu va répandre – cantique sur un texte de François de Salignac de La Mothe-Fénelon (1651 † 1715), archevêque de Cambrai, de l’Académie française – mélodie d’Amédée Gastoué – harmonisation Henri de Villiers
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Programme du Vème dimanche de Carême – Avant-fête de l’Annonciation – ton 8

    Annonciation de la Très-Sainte Mère de Dieu - icône byzantine du XIVème siècleParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 6 avril 2014 du calendrier grégorien – 24 mars 2014 du calendrier julien, divine liturgie de saint Basile le Grand de 9h15.

    Dimanche du ton VIII de l’Octoèque. En ce jour, Vème dimanche de Carême, le rit byzantin fait ordinairement mémoire de sainte Marie l’Egyptienne, modèle de la pénitence. Cependant, cette année voit l’occurence en ce dimanche de l’Avant-Fête de l’Annonciation (24 mars). En conséquence, l’office de sainte Marie l’Egyptienne disparait complètement en faveur de celui de l’avant-fête (le canon de sainte Marie l’Egytienne est reporté aux grandes complies de mardi).

    Les lectures sont celles du Vème dimanche de Carême. L’admirable texte du chapitre IX de l’épître aux Hébreux qui est lu à la messe de ce dimanche est commun au rits romain & byzantin.

    Aux heures
    A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’Avant-fête de l’Annonciation. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du dimanche.
    A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’Avant-fête de l’Annonciation. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : de l’Avant-fête de l’Annonciation.

    Tropaires des Béatitudes : six tropaires du ton dominical occurrent & quatre tropaires de la 3ème ode du canon de l’Avant-fête de l’Annonciation :
    1. Souviens-toi de nous, Christ Sauveur du monde, * comme sur la croix tu t’es souvenu du bon Larron, * & rends-nous dignes, seul Seigneur compatissant, ** d’avoir tous notre part en ton royaume, dans les cieux.
    2. Adam, écoute, avec Eve, réjouis-toi, * car celui qui jadis vous dépouilla tous les deux * & dont la ruse nous rendit captifs ** est anéanti par la Croix du Christ.
    3. Sur l’arbre de la croix, Sauveur, tu acceptas d’être cloué * pour sauver Adam de la malédiction méritée sous l’arbre défendu * et lui rendre la ressemblance à ton image, Dieu de bonté, ** ainsi que le bonheur d’habiter le Paradis.
    4. En ce jour le Christ est ressuscité du tombeau, * à tout fidèle accordant l’incorruptible vie ; * aux Myrrophores il donne l’annonce de la joie ** après ses Souffrances & sa divine Résurrection.
    5. Sages Myrrophores, réjouissez-vous * qui les premières avez vu la Résurrection du Christ * & qui à ses Apôtres avez annoncé ** la restauration du monde entier.
    6. Vous les Apôtres, amis du Christ en cette vie * & destinés à partager son trône dans la gloire du ciel, * comme Disciples intercédez auprès de lui ** pour que sans crainte devant son trône nous puissions nous présenter.
    7. Terre ayant tristement produit les épines des passions, * exulte et danse de joie : * voici que l’immortel Jardinier ** vient te soustraire à la malédiction.
    8. Divine toison, prépare-toi, * car sur toi, ô Vierge immaculée, * le Seigneur va descendre comme pluie ** pour assécher le flot de nos péchés.
    9. Prépare-toi, livre divin, * car le doigt du Père en toi * inscrira le Verbe incarné ** pour effacer ma déraisonnable transgression.
    10. Chandelier d’or, reçois le feu de la divinité * resplendissant grâce à toi * et donnant au monde la clarté ** qui dissipera les ténèbres de nos maux.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 8 : Tu es descendu des hauteurs, ô Plein de bonté ! * Tu as accepté l’ensevelissement de trois jours, * afin de nous délivrer de nos passions, ** ô notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi !
    2. Tropaire de l’Avant-fête de l’Annonciation, ton 4 : En ce jour d’avant-fête nous chantons * le début de l’universelle jubilation ; * voici que s’avance, en effet, Gabriel * pour annoncer à la Vierge la bonne nouvelle en disant : ** Réjouis-toi, Pleine de grâce, le Seigneur est avec toi.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion du dimanche, ton 8 : Ressuscité du tombeau, Tu as relevé les morts * et ressuscité Adam ; * Eve exulte en ta résurrection ** et les confins du monde célèbrent ** ta résurrection d’entre les morts, ô Très-miséricordieux.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion de l’Avant-fête de l’Annonciation, ton 8 : Tu es le commencement du salut de nous tous mortels, O Vierge Mère de Dieu ; * Gabriel, le grand chef suprême, le serviteur de Dieu, * est envoyé du ciel pour se tenir devant toi, et t’offrir une joyeuse salutation. ** C’est pourquoi, nous te crions tous : Réjouis-toi, Epouse inépousée !

    Prokimen
    Du dimanche, ton 8 :
    ℟. Prononcez des vœux et accomplissez-les pour le Seigneur, notre Dieu (Psaume 75, 12).
    ℣. Dieu est connu en Judée, en Israël son Nom est grand (Psaume 75, 2).

    Epître
    Du cinquième dimanche de Carême : Hébreux (§ 321) IX, 11-14.
    Il y est entré, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, nous ayant acquis une rédemption éternelle.

    Alleluia
    Du dimanche, ton 8 :
    ℣. Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons le Dieu qui nous sauve (Psaume 94, 1).
    ℣. Allons devant lui en actions de grâces, au son des musiques, acclamons-le (Psaume 94, 2).

    Evangile
    Du cinquième dimanche de Carême : Marc (§ 47), X, 32-45.
    Nous allons, comme vous voyez, à Jérusalem ; et le Fils de l’homme sera livré aux princes des prêtres, aux scribes et aux sénateurs ; ils le condamneront à la mort, et le livreront aux gentils.

    Mégalinaire de la liturgie de saint Basile le Grand :
    En toi se réjouissent, * ô Pleine de grâce, * toute la création, * la hiérarchie des anges * et la race des hommes. * Ô Temple sanctifié, * ô Jardin spirituel, * ô Gloire virginale, * c’est en toi que Dieu s’est incarné, * en toi qu’est devenu petit enfant * Celui qui est notre Dieu avant tous les siècles. * De ton sein il a fait un trône, * il l’a rendu plus vaste que les cieux. * Ô Pleine de grâce, * toute la création se réjouit en toi, ** gloire à toi.

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

    Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche

    Programme du IVème dimanche de Carême – dimanche de Lætare

    Victor Matorin, La Multiplication des painsSaint-Eugène, le dimanche 30 mars 2014, grand’messe de 11h.

    > Catéchisme sur le Carême

    A Rome, la messe stationnale de ce jour se tient en la basilique de Sainte-Croix-de-Jérusalem. Cette basilique, l’une des sept basiliques du pèlerinage romain, fut construite autour d’une pièce du palais impérial de sainte Hélène, le palais du Sessorium, qu’elle avait transformée en chapelle vers l’an 320. Sainte Hélène fit répandre une grande quantité de la terre du Golgotha sur le sol des fondations de ce sanctuaire, où elle fit déposer plusieurs reliques insignes de la Passion qui y sont toujours. Quelques décennies plus tard, cette chapelle est transformée en une véritable basilique, appelé Heleniana ou Sessoriana. Lorsqu’il récupéra la vraie croix volée par les Perses, l’empereur Héraclius fit partager celle-ci en trois morceaux : Jérusalem conserva le principal d’entre eux, mais l’empereur fit envoyer les deux autres parties à Constantinople et à Rome, qui l’accueillit tout naturellement en la Basilique de Sainte-Croix de Jérusalem (cette partie insigne du bois de la vraie Croix fut transféré en 1629 sur ordre du pape Urbain VIII dans la basilique Saint-Pierre où elle est conservée près de la statue monumentale de sainte Hélène).

    La basilique de Sainte-Croix de Jérusalem représente symboliquement à Rome la sainte cité de Jérusalem. C’est pour cette raison que les textes de la messe de ce jour y font allusion :

    • Lætare, Jerusalem – Réjouis-toi Jérusalem (introït),
    • Sina enim mons est in Arabia, qui conjunctus est ei, quæ nunc est Jerusalem – le mon Sinaï se trouve en Arabie ; elle correspond à la Jérusalem actuelle (saint Paul, dans l’épître de ce jour, aux Galates)
    • Lætátus sum in his, quæ dicta sunt mihi : in domum Dómini íbimus – Je me suis réjoui de ce qu’on m’a dit : Nous allons à la maison du Seigneur (graduel),
    • Qui confídunt in Dómino, sicut mons Sion : non commovébitur in ætérnum, qui hábitat in Jerúsalem – Qui se confie en le Seigneur sera comme le Mont Sion : jamais il ne sera ébranlé, celui qui habite Jérusalem (trait).
    • Jerúsalem, quæ ædificátur ut cívitas, cuius participátio eius in idípsum – Jérusalem, qui est édifiée comme une cité où toutes les parties ne font qu’une (communion)

    Comme la liturgie byzantine qui célèbre joyeusement la vénération de la Croix au IIIème dimanche de Carême[1], le rit romain, méditant en ce milieu du Carême devant les reliques de la Croix & de la Passion, n’y associe nullement les sentiments de la tristesse mais bien au contraire ceux de la joie : la Croix, autrefois symbole de la mort la plus vile réservée aux criminels, est devenue par le sacrifice du Christ le glorieux Arbre de vie qui nous réconcilie avec le Père et nous rouvre les portes du ciel.

    Aussi répondant à l’appel de l’introït de ce jour – Lætare Jerusalem – le rit romain suspend-il en ce jour les rigueurs du Carême : les ornements de la messe ne sont plus violet mais roses, on fleurit les autels, le diacre & le sous-diacre laissent les chasubles pliées pour prendre la dalmatique & la tunique qui sont des vêtements de joie, l’orgue – muet depuis le Mercredi des Cendres – fait tonner ces accents glorieux et joyeux.

    Il est possible que le fleurissement des croix à Byzance en ce dimanche ait influé sur l’usage des fleurs dans la liturgie occidentale en ce même dimanche. A Rome, le pape bénit en ce jour la rose d’or qu’il offre ensuite à une princesse catholique ou à un sanctuaire. Cette coutume est attestée depuis au moins le XIème siècle. Voici le texte de la bénédiction employé à cette occasion :

    « O Dieu, dont la parole et la puissance ont tout créé, dont la volonté gouverne toutes choses, vous qui êtes la joie et l’allégresse de tous les fidèles ; nous supplions votre majesté de vouloir bien bénir et sanctifier cette Rose, si agréable par son aspect et son parfum, que nous devons porter aujourd’hui dans nos mains, en signe de joie spirituelle : afin que le peuple qui vous est consacre, étant arraché au joug de la captivité de Babylone par la grâce de votre Fils unique qui est la gloire et l’allégresse d’Israël, représente d’un cœur sincère les joies de cette Jérusalem supérieure qui est notre mère. Et comme votre Église, à la vue de ce symbole, tressaille de bonheur, pour la gloire de votre Nom ; vous, Seigneur, donnez-lui un contentement véritable et parfait. Agréez la dévotion, remettez les pèches, augmentez la foi : guérissez par votre pardon, protégez par votre miséricorde ; détruisez les obstacles, accordez tous les biens : afin que cette même Église vous offre le fruit des bonnes œuvres, marchant à l’odeur des parfums de cette Fleur qui, sortie et de la tige de Jessé, est appelée mystiquement la fleur des champs et le lis des vallées, et qu’elle mérite de goûter une joie sans fin au sein de la gloire céleste, dans la compagnie de tous les saints, avec cette Fleur divine qui vit et règne avec vous, en l’unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. Amen. »

    L’évangile chanté ce jour est le récit de la multiplication des cinq pains & deux poissons. Il fait partie du cycle de préparation des catéchumènes au baptême lors de la vigile pascale et figure l’Eucharistie, où le Christ, en son action de grâce au Père, se donne lui-même en une nourriture qui ne s’épuise jamais.

    Car c’est un plus grand miracle de gouverner le monde entier que de rassasier de cinq pains cinq mille personnes. Et pourtant, nul ne s’étonne du premier prodige, tandis que l’on est rempli d’admiration pour le second, non parce qu’il est plus grand, mais parce qu’il est rare. Qui, en effet, maintenant encore, nourrit le monde entier, sinon celui qui, de quelques grains, fait sortir les moissons ? Jésus a donc agi à la manière de Dieu. En effet, par cette même puissance qui d’un petit nombre de grains multiplie les moissons, il a multiplié entre ses mains les cinq pains. Car la puissance était entre les mains du Christ. Ces cinq pains étaient comme des semences non plus confiées à la terre, mais multipliées par celui qui a fait la terre.
    Homélie de saint Augustin, évêque, VIIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

     

  • Procession d’entrée : Audi benigne Conditor, hymne du Carême, à vêpres – alternances polyphoniques de Jean de Bournonville (1585 † 1632), maître de chapelle des cathédrales d’Abbeville et d’Amiens, et de la Sainte Chapelle de Paris
  • Ordinaire : messe Exsultate Deo (1659) de François Cosset (c. 1600 † c. 1664), maître de chapelle de la cathédrale de Reims
  • Epître : Galates IV, 22-31 : Au lieu que la Jérusalem d’en haut est vraiment libre ; et c’est elle qui est notre mère.
  • Trait : Faux-bourdon du 8ème ton à l’usage de l’Eglise de Paris (édition de 1739)
  • Evangile : Jean VI, 1-15 : Ils les ramassèrent donc, et emplirent douze paniers des morceaux qui étaient restés des cinq pains d’orge, après que tous en eurent mangé.
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Ecce homo – scène sacrée de Guillaume Bouzignac (c. 1587 † ap. 1643), maître de chapelle des cathédrales d’Angoulême, de Bourges, de Rodez et de Clermont-Ferrand
  • Après la Consécration : Benedictus de la messe Exsultate Deo de François Cosset
  • Pendant la communion : Crucem tuam – Frantisek Picka (1873 † 1918), organiste, chef d’orchestre et compositeur à Prague
  • Prière pour la France ajouté à la Missa Exsultate Deo de François Cosset par Sébastien de Brossard (1655 † 1730), maître de chapelle des cathédrales de Strasbourg, puis de Meaux (sous Bossuet)
  • Ite missa est XV
  • Au dernier Evangile : Ave Regina cœlorum
  • Procession de sortie : improvisation à l’orgue sur Attende Domine/li>
     
    Télécharger le livret de cette messe au format PDF.
    Télécharger le livret des chants des dimanches de la Septuagésime aux Rameaux au format PDF.

    ***********************

    Notes :    (↵ reviens au texte)

    1. Le IIIème dimanche de Carême byzantin correspond de fait exactement au IVème dimanche de Carême romain, la façon de compter étant différente : en Orient on compte pour premier dimanche de Carême celui qui arrive au bout de la première semaine complète de jeûne, alors qu’à Rome celui-ci est compté pour IInd dimanche de Carême.↵
  • Programme du IVème dimanche de Carême – Saint Jean Climaque – ton 7

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 30 mars 2014 du calendrier grégorien – 17 mars 2014 du calendrier julien, divine liturgie de saint Basile le Grand de 9h15.

    Dimanche du ton VII de l’Octoèque. Le concile de Laodicée de 364, dans son 51ème canon, ordonnait de ne pas célébrer la mémoire des martyrs pendant la sainte Quarantaine, mais de commémorer leur fête les samedis et dimanches, jours qui n’appartiennent pas aux jours de jeûne & de pénitence. Dans l’esprit de ce canon, le rit byzantin continue de célébrer les samedis & dimanches pendant le Carême certains saints importants dont la mémoire tombe systématiquement pendant la sainte Quarantaine. C’est le cas de celle de saint Jean Climaque, dont la fête tombe le 30 mars. A partir du XIVème siècle, sous l’influence des moines hésychastes, le IVème dimanche de Carême fit mémoire de saint Jean Climaque, moine syrien du VIème siècle au monastère de Sainte-Catherine du Sinaï & auteur spirituel célèbre pour son ouvrage, l’Echelle sainte, ou les degrés pour monter au ciel. Dans cet ouvrage, saint Jean le Sinaïte marque en 30 chapitres les 30 degrés pour progresser dans la vie spirituelle, du renoncement à la paix de l’âme, à l’image de l’échelle de Jacob qui allait de la terre au ciel. Le mot échelle se dit κλῖμαξ / klimax en grec, d’où le surnom attribué au saint. L’Echelle de saint Jean Climaque est lue aux petites heures de l’office divin byzantin pendant le Carême.

    Par les prières de notre saint Père Jean Climaque, Seigneur Jésus-Christ, aie pitié de nous.

    Aux heures
    A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Triode (du vénérable Jean Climaque). Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du dimanche.
    A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Triode (du vénérable Jean Climaque). Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : du Triode (du vénérable Jean Climaque).

    Tropaires des Béatitudes : huit tropaires du ton dominical occurrent :
    1. Il est beau à voir & bon à manger, * le fruit qui a causé mon trépas ; * mais le Christ est cet arbre de vie * dont je puis manger sans mourir ; * & je crie avec le bon Larron : ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
    2. Dieu de tendresse, mis en croix, tu effaças * la cédule de l’antique péché d’Adam ; * de l’erreur tu sauvas l’ensemble des mortels : ** aussi nous te chantons, Bienfaiteur & Seigneur.
    3. Sur le croix, Dieu de tendresse, tu clouas nos péchés, * par ta mort tu triomphas de la mort ; * d’entre les morts tu éveillas les trépassés ; ** aussi nous nous prosternons devant ta sainte Résurrection.
    4. Dans les oreilles d’Eve le serpent injecta son venin, * mais le Christ sur l’arbre de la croix * fit jaillir pour le monde la douceur de la vie. ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
    5. Au sépulchre on te dépose comme un mortel, * ô Christ, universelle Vie, * mais de l’Enfer ayant brisé les verrous, * tu ressuscites le troisième jour * avec gloire & puissance, illuminant le monde entier : ** gloire, Seigneur, à ta sainte Résurrection.
    6. Ressuscité d’entre les morts le troisième jour, * le Seigneur donne aux Disciples sa paix ; * les bénissants, il les envoie et leur dit : ** Amenez tous les hommes au royaume de Dieu.
    7.Lumière est le Père, lumière le Fils, * lumière aussi le Saint-Esprit, * mais une seule lumière est en eux trois, * car en trois personnes il n’y a qu’un seul Dieu * consubstantiel & coéternel ** sans division ni confusion depuis toujours & à jamais.
    8. Tu mis au monde dans la chair * le Fils & Verbe du Père éternel * d’une manière que lui seul connaît ; * aussi, Vierge Mère de Dieu, * nous qui par toi fûmes divinisés, ** nous te crions : Réjouis-toi, espérance des chrétiens.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, * ouvert au Larron le Paradis ; * changé en joie les pleurs des myrrophores * et ordonné aux apôtres de prêcher. * Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, ** donnant au monde ta grande miséricorde !
    2. Tropaire de saint Jean Climaque, ton 1 : Habitant du désert tel un ange dans ton corps, * tu fis des miracles, ô Jean, notre père théophore ; * par le jeûne, les veilles et la prière, tu as reçu des dons célestes ; * tu guéris les malades et les âmes * de ceux qui accourent vers toi avec foi. * Gloire à celui qui t’a donné la force, * gloire à celui qui t’a couronné, ** gloire à celui qui par toi accomplit pour tous des guérisons.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion de saint Jean Climaque, ton 4 : En vérité, le Seigneur t’a placé au sommet de l’abstinence, * comme un astre fixe qui éclaire les confins de l’univers, ** ô Jean notre guide et notre père.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion du dimanche, ton 7 : Désormais la force de la mort est impuissante à retenir les mortels, * car le Christ est descendu, brisant et détruisant les puissances de la mort ; * l’Enfer est enchaîné, * les Prophètes tous ensemble se réjouissent. * Le Sauveur, disent-ils, est apparu à ceux qui demeurent dans la foi ; ** venez, fidèles, prendre part à la Résurrection.

    Prokimen
    Du dimanche, ton 7 :
    ℟. Le Seigneur donne la puissance à son peuple, le Seigneur bénit son peuple dans la paix (Psaume 28, 11).
    ℣. Rendez au Seigneur, fils de Dieu, rendez au Seigneur la puissance & la gloire (Psaume 28, 1).
    De saint Jean Climaque, ton 7 :
    ℟. Les saints seront loués dans la gloire, et ils exulteront sur leur couche. (Psaume 149,5)

    Epîtres
    Du quatrième dimanche de Carême : Hébreux (§ 314) VI, 13–20.
    L’espérance sert à notre âme comme d’une ancre ferme et assurée, et qui pénètre jusqu’au [sanctuaire qui est au] dedans du voile, où Jésus comme précurseur est entré pour nous, ayant été établi pontife éternel selon l’ordre de Melchisédech.
    De saint Jean Climaque : Ephésiens (§ 229), V, 8-19.
    Recherchez avec soin ce qui est agréable à Dieu.

    Alleluia
    Du dimanche, ton 7 :
    ℣. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
    ℣. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).
    De saint Jean Climaque, ton 2 :
    ℣. Plantés dans la maison du Seigneur, ils fleuriront dans les parvis de notre Dieu. (Psaume 91,14)

    Evangiles
    Du quatrième dimanche de Carême : Marc (§ 40), IX, 17-31.
    Cependant il instruisait ses disciples, et leur disait : Le Fils de l’homme sera livré entre les mains des hommes, et ils le feront mourir, et il ressuscitera le troisième jour après sa mort.
    De saint Jean Climaque : Matthieu (§ 10), IV, 25 – V, 12.
    Réjouissez-vous, et tressaillez de joie ; parce qu’une grande récompense vous est réservée dans les cieux.

    Mégalinaire de la liturgie de saint Basile le Grand :
    En toi se réjouissent, * ô Pleine de grâce, * toute la création, * la hiérarchie des anges * et la race des hommes. * Ô Temple sanctifié, * ô Jardin spirituel, * ô Gloire virginale, * c’est en toi que Dieu s’est incarné, * en toi qu’est devenu petit enfant * Celui qui est notre Dieu avant tous les siècles. * De ton sein il a fait un trône, * il l’a rendu plus vaste que les cieux. * Ô Pleine de grâce, * toute la création se réjouit en toi, ** gloire à toi.

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    De saint Jean Climaque : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

    *

    La divine Liturgie de saint Grégoire le Grand des saints dons présanctifiés sera célébrée – comme chaque mercredi de Carême – ce mercredi 2 avril 2014 à 18h.

    Programme de l’Annonciation

    Saint-Eugène, le mardi 25 mars 2014, messe de 19h.

    > Catéchisme sur l’Annonciation.

    « Lors donc, bien-aimés frères, qu’arrivent les temps, marqués d’avance pour la rédemption des hommes, notre Seigneur Jésus-Christ descend du ciel et vient ici-bas, sans quitter la gloire de son Père : c’est un prodige nouveau que sa génération, un prodige nouveau que sa nativité. Prodige nouveau : lui qui est invisible de sa nature, il s’est rendu visible dans la nôtre ; lui qui est immense et insaisissable, il a voulu être saisi et limité ; lui qui subsiste ayant les siècles, il a commencé d’être au cours des siècles ; lui, souverain maître de l’univers, il a voilé l’éclat de sa majesté et revêtu la forme d’un esclave ; lui, Dieu impassible et immortel, il n’a point dédaigné de se faire homme passible, de s’assujettir aux lois de la mortalité ! »

    Homélie de saint Léon, pape, VIème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au troisième nocturne.

     

  • Procession d’entrée : Ave maris stella – hymne des fêtes de la Sainte-Vierge, à vêpres – ancien plain-chant parisien, en usage jusqu’en 1922
  • Kyriale IV – Cunctipotens Genitor Deus
  • Credo III
  • Et incarnatus est, extrait de la Messe Exultate Deo de François Cosset (c. 1610 † c. 1664), maître de chapelle des cathédrales de Laon, Reims et Paris
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Ave Maria, scène sacrée sur l’Annonciation – Guillaume Bouzignac (c. 1587 † ap. 1643), maître de chapelle des cathédrales d’Angoulême, de Bourges, de Rodez et de Clermont-Ferrand
  • Après la Consécration : O salutaris géorgien – Sur l’air de « Shen Khar Venakhi » – « Tu es la vigne » – chant géorgien de l’école de Kakhétie – adaptation : Henri de Villiers
  • Pendant la communion : Tu modo vinea – hymne géorgienne à la Mère de Dieu – « Shen Khar Venakhi » – chant géorgien de l’école de Kakhétie (XIIIème siècle) – poésie de saint Damien (1093 † 1157), dans le monde le roi Démètre Ier de Géorgie – traductions latine & française : Nicolas Nakhashidzé – adaptation musicale : Henri de Villiers
  • Ite missa est IV
  • Au dernier Evangile : Ave Regina cœlorum
  • Procession de sortie : Salve Regina cœlitum – harmonisation : Henri de Villiers
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.