Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme de la fête de Notre Seigneur Jésus-Christ Roi

Christ en gloire, miniature du XIIIème siècleSaint-Eugène, le dimanche 26 octobre 2025, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

La fête du Christ-Roi a été instituée par le Pape Pie XI le 11 décembre de l’Année Sainte 1925 par l’encyclique Quas Primas, écrite non seulement dans le contexte de l’avènement du communisme athée en Russie mais aussi pour combattre le développement moderne du laïcisme occidental. Ainsi au Mexique, l’élection en 1924 de Plutarco Elías Calles sonnait le début de la persécution contre l’Eglise et les prémices d’une formidable résistance chrétienne, qui se concrétisera par la Guerre des Cristeros. La fête a été placée par le Pape Pie XI au dimanche qui précède la fête de la Toussaint, afin de montrer le lien existant entre la royauté du Christ et son épanouissement par la sainteté de ses fidèles.

Quel intérêt pour le Roi des siècles de devenir le roi des hommes ? Le Christ n’est pas roi d’Israël pour lever un tribut, pour équiper une armée ou pour combattre des ennemis visibles, mais pour gouverner les âmes, pour veiller à leur salut éternel, et pour conduire au royaume des cieux ceux qui croient, espèrent et aiment. Pour le Fils de Dieu égal au Père, Verbe « par qui tout fut fait », c’est donc une condescendance de consentir à être roi d’Israël et non une promotion. C’est la marque de sa miséricorde, bien loin d’être un accroissement de pouvoir. II est au ciel le Seigneur des anges celui qui reçoit sur terre le nom de roi des Juifs… Mais le Christ n’est-il que roi des Juifs ? Ne l’est-il pas de toutes les nations ? — Bien sûr que si ! Il l’avait dit prophétiquement : « J’ai été constitué par Dieu roi sur Sion, sa montagne sainte, je publierai le décret du Seigneur. » Mais, puisqu’il s’agit de la montagne de Sion, on pourrait dire qu’il a été constitué roi des Juifs seulement, aussi les versets suivants déclarent-ils : « Le Seigneur m’a dit : tu es mon fils, c’est moi qui t’engendre aujourd’hui ; demande et je te donnerai les nations pour héritage et pour ta possession les confins de la terre.
Homélie de saint Augustin, prêtre, VIIème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au troisième nocturne.

A la messe :

IIndes vêpres de la fête du Christ-Roi. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : Christum Regem adoremus – Invitatoire des matines de la Fête-Dieu – Psaume 33 sur une ancienne psalmodie – IVème ton
  • Litanies du Sacré Cœur – mélodie de la litanie Kyrie rex sæculorum du XIIème, du Ier ton
  • Acte de consécration du genre humain au Sacré Cœur du Christ-Roi – indulgence plénière aux conditions ordinaires
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Tota pulchra es Maria – prose du XIVème siècle, du Ier ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Exaudi Christe – extrait des Laudes regiæ – ton de Reims.
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo nancéen – mélodie du Ier ton en usage dans le diocèse de Nancy
  • Chant d’action de grâces : Christus vincit – plain-chant d’Aloys Kunc (1832 † 1895), maître de chapelle de la cathédrale de Toulouse

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Programme du XXème dimanche après la Pentecôte – Pères du concile de Nicée II – Icône de Notre Dame des Ibères – ton 3

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 26 octobre 2025 du calendrier grégorien, 13 octobre 2025 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton III de l’Octoèque. Nous fêtons en ce jour les saints Pères du septième concile œcuménique, second de Nicée, tenu en 787, réuni par l’impératrice Irène en présence des légats du pape Adrien pour régler la crise iconoclaste. Les Pères de Nicée demandent la restauration des images du Christ, de la Vierge et des saints qui aident la prière et permettent de communiquer avec le divin. L’image n’est pas le modèle qui y est figuré, mais la vénération rendue à l’image renvoie au modèle.

Icône originale de Notre Dame des Ibères, conservée à l'entrée du monastère d'Iviron au Mont-AthosNous fêtons aussi en ce jour la translation en Russie d’une copie de l’icône miraculeuse de Notre Dame des Ibères (Marie Porte du Ciel), l’an 1648.

La Providence veut que cette année la fête du concile de Nicée II qui rétablit la vénération des icônes soit concomitante à celle de l’icône de la Mère de Dieu des Ibères, qui subit les attaques des iconoclastes, et qui était vénérée justement dans la ville de Nicée, d’où elle est originaire.

Précisons tout d’abord que les Ibères dont il s’agit ne sont pas Espagnols, mais les Géorgiens établis dans le monastère d’Iviron au Mont-Athos, lequel occupe le troisième rang selon l’ordre de préséance qui prévaut sur la Sainte Montagne.

L’icône de Notre-Dame des Ibères remonte au moins au IXème siècle. Celle-ci, selon la tradition, fut cachée par une pieuse veuve habitant la ville de Nicée, durant la persécution iconoclaste qui eut lieu sous le règne de l’empereur Théophile (829-842). L’un des iconoclastes, ayant découvert la sainte icône, la transperça de sa lance. L’icône se mit à saigner (depuis lors, on représente toujours cette icône avec une petite marque noire sur la joue de la Vierge). La veuve soudoya les soldats et obtint que l’image sainte ne fût pas détruite avant le lendemain. Durant la nuit, elle mit l’icône à la mer et celle-ci navigua, dressée sur les flots, jusqu’au Mont-Athos. Les moines, ayant aperçu, pendant plusieurs jours, une colonne de feu allant de la mer jusqu’au ciel, descendirent sur la plage et trouvèrent l’icône, dressée sur l’eau. Les moines la placèrent immédiatement dans l’église, mais l’icône, chaque matin, se retrouvait à la porte du monastère. La Mère de Dieu révéla au frère Gabriel l’Ibère qui l’avait recueillie qu’elle entendait elle-même assurer la garde du monastère et son icône est, depuis, placée à l’entrée du monastère des Ibères et surnommée « portaitissa », ce qui signifie « portière » ou « tourière ».

Icône russe de Notre-Dame des Ibères sortie du Musée historique pour être vénérée au monastère NovodiévitchiUne copie de cette icône miraculeuse, écrite par le moine Jamblique, fut transportée à Moscou, le 13 octobre 1648, à la demande de celui qui devait devenir le patriarche Nikon et qui était alors l’higoumène du monastère Novodiévitchi de Moscou. Cette copie, elle-même miraculeuse (de nombreux miracles se manifestèrent lors de son arrivée au monastère Novodiévitchi de Moscou), est l’une des icônes les plus vénérées de Russie. La fête liturgique de sa translation est depuis fixée, dans le calendrier de l’Eglise russe, au 13 octobre. L’icône est conservée de nos jours au Musée historique de Moscou, mais est régulièrement proposée à la vénération des fidèles au monastère Novodiévitchi pour les jours de fête.

En pèlerinage à Moscou, les grands clercs de Saint-Eugène passent les portes de la Résurrection qui donnent accès à la Place Rouge - A gauche, la chapelle de Notre-Dame des IbèresUne copie de l’icône fut réalisée à Moscou pour la chapelle qui lui fut dédiée en 1680 à l’entrée de la Place Rouge, devant les Portes de la Résurrection (appelées aussi depuis Portes d’Ibérie). Notre-Dame d’Ibérie gardait ainsi l’entrée de la Place Rouge et du Kremlin et fut considérée comme la protectrice de Moscou. Tout voyageur arrivant dans la ville avait coutume de se recueillir devant elle. Cette chapelle fut détruite par Staline en 1931 avec les Portes de le Résurrection (afin de permettre le passage des chars pour les parades militaires sur la Place Rouge). La chapelle est maintenant heureusement reconstruite, avec les Portes de la Résurrection, et est ornée d’une nouvelle copie écrite au Mont-Athos en 1995 ; des office s’y déroulent en permanence, devant un flot incessant de pèlerins (et de touristes !).

Icône de Notre-Dame des Ibères (Marie Porte du Ciel) de MontréalEn 1981 un des moines du Mont-Athos avait écrit une copie de l’ancienne icône d’Iviron. Cette copie fut donnée à José Munoz, un moine qui habitait à Montréal. Une nuit de novembre 1982, cette icône a commencé à suinter abondamment – de façon miraculeuse – une huile parfumée (icône myrrhoblyte de Montréal). L’icône fut placée dans la petite cathédrale orthodoxe de Montréal, proposée à la vénération des fidèles. Cette icône miraculeuse de « Marie Porte du Ciel » devint extrêmement célèbre et voyagea avec son dépositaire un peu partout dans le monde. L’icône suintait de la myrrhe en permanence, plus ou moins abondamment selon les circonstances, mais le miracle cessait tous les ans durant la Semaine Sainte, à partir du Grand et Saint Lundi pour reprendre au cours des matines de la Résurrection dans la nuit de Pâques. Le moine José fut cependant assassiné à Athènes dans sa chambre d’hôtel le 31 octobre 1997 et l’icône fut volée & disparut.

L'icône myrroblite de Notre-Dame des Ibères d'HawaiiUne copie de l’icône de Montréal commença toutefois à nouveau à exsuder miraculeusement de la myrrhe à Honolulu, Hawaii, de façon régulière depuis 2007. En Juin 2008, cette copie de l’icône des Ibères a été reconnue comme miraculeuse & digne de vénération par l’Eglise orthodoxe russe hors frontières, et a reçu la bénédiction de voyager dans différentes églises et monastères. Son « propriétaire » d’origine, le lecteur Nectaire, a été chargé par l’Eglise orthodoxe russe d’être son tuteur, et d’assurer la sécurité et l’entretien de cette icône miraculeuse.

Depuis Juin 2008, cette icône a visité plus de 1000 églises de toutes les juridictions canoniques en Amérique du Nord, et a été vénérée par un million de personnes à travers les États-Unis. De nombreux miracles et guérisons ont été rapportés, comme pour l’icône de Montréal.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la Mère de Dieu. Kondakion : de la Mère de Dieu.
A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des saints Pères. Kondakion : des saints Pères.

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du dimanche ton 3, 4 tropaires de la 3ème ode du canon de la Mère de Dieu & 4 tropaires de la 6ème du canon des saints Pères :
1. Adam, notre premier père, ayant transgressé ton commandement, * ô Christ, tu l’as chassé du Paradis ; * mais, compatissant, tu fis entrer le bon Larron * te confessant sur la croix et criant : * Souviens-toi de moi, Sauveur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Pour notre faute, tu nous condamnas * à la malédiction de la mort, Seigneur source-de-vie ; * mais, souffrant dans ton corps, Maître sans péché, * tu fis revivre les morts qui s’écrièrent : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Ressuscité d’entre les morts, tu nous sauvas de nos passions, * Seigneur, par ta sainte Résurrection ; * et, Sauveur, tu as détruit toute la puissance de la mort ; * c’est pourquoi nous, les fidèles, te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Par ta sépulture de trois jours tu éveillas, * Dieu, les morts qu’aux Enfers tu vivifias ; * et, dans ta bonté, tu fus la source de l’immortelle vie * pour nous tous, fidèles, qui sans cesse te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. Jean criait en gémissant avec sa mère, * et versait une fontaine de larmes : * « Réjouis-toi, porte spirituelle ! * Maintenant tu enlèves mes portes ; ** sans toi, comment pouvons-nous vivre ici-bas ? »
6. Vomissant du venin contre toi, * l’empereur avec le sénat a déchaîné le châtiment contre les Saints. * Réjouis-toi, porte spirituelle & ouvre celles du Paradis, ** car sans toi nous ne pouvons pas les franchir.
7. Etant allée au bord de la mer, * la veuve mêlait son chant à ses larmes : « Réjouis-toi, porte spirituelle et calme les tempêtes, ** car sans toi nous ne pouvons leur échapper. »
8. La sage veuve inondait ses joues d’un fleuve de larmes * et déchirait sans pitié sa poitrine ; * « Réjouis-toi, porte spirituelle, crie-t-elle, ** souviens-toi de nous, car nous n’avons pas d’autre refuge que toi. »
9. Sauveur, accorde-moi ton pardon, * malgré le nombre de mes péchés ; * de l’abîme du mal retire-moi, je t’en supplie ; * c’est vers toi que je crie ; ** Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi.
10. Que les montagnes distillent * la douceur et la joie, * car la multitude des hérétiques est rejetée, * elle qui répandait cet âpre venin, ** le rejet des images sacrées.
11. Que le ciel et la terre, d’un même chœur, * célèbrent comme une fête * la magnificence de la fille de Dieu, * car elle s’est grandie en renversant ** ceux qui cherchaient à l’amoindrir.
12. Le Fils que sans mère le Père engendre tout d’abord * sans père est né d’une Mère divinement * et m’a fait naître de nouveau ; * c’est pourquoi je vénère l’image ** de celle qui enfante et du fruit de son sein.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les Célestes soient en liesse ! * Que les terrestres se réjouissent ! * Car le Seigneur a établi son Règne par son bras, * terrassant la mort par la mort, * Lui le Premier-Né d’entre les morts. * Il nous libère du ventre de l’enfer, ** et offre au monde la grande miséricorde.
2. Tropaire des saints Pères de Nicée, ton 8 : Sois glorifié par-dessus tout, ô Christ notre Dieu * qui sur terre as établi nos Pères saints comme des flambeaux * et grâce à eux nous as tous conduits vers la vraie foi : ** Plein de miséricorde, gloire à toi.
3. Tropaire de la Mère de Dieu, ton 1 : L’audace de ceux qui haïssaient l’image du Seigneur * et la puissance des ennemis de Dieu parvinrent jusqu’à Nicée ; * leurs envoyés questionnèrent sans pitié * la veuve qui honorait l’icône de la Mère de Dieu ; * mais, de nuit, avec l’aide de son fils * elle confia l’icône à la mer en disant : * « Gloire à toi, Vierge pure, car l’infranchissable flot a renversé son cours * & tu as pris la bonne direction, seule Mère inépousée ».
4. Kondakion du dimanche, ton 3 : Du tombeau tu es ressuscité * en ce jour, ô Dieu de miséricorde, * nous arrachant aux portes de la mort ; * en ce jour Adam tressaille d’allégresse et Eve danse de joie, * et tous ensemble les Patriarches & les Prophètes chantent inlassablement ** la force & la puissance de ta divinité.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion des saints Pères, ton 6 : Le Fils qui s’est levé du Père comme un soleil * en deux natures est né d’une femme ineffablement ; * l’ayant connu, nous ne pouvons renier l’empreinte de ses traits, * mais la reproduisons pour la vénérer fidèlement; * c’est pourquoi l’Eglise, conservant la vraie foi, ** baise l’icône du Christ incarné.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion de la Mère de Dieu, ton 8 : Même si ta sainte icône a été jeté à la mer par la veuve qui ne pouvait la sauver de l’ennemi, ô Mère de Dieu, * elle est devenue la gardienne du Mont-Athos * et la portière du monastère d’Iveron, mettant en fuite l’ennemi, * et dans la Russie orthodoxe, ** elle garde de tous malheurs et de tous dangers ceux qui t’honorent.

Prokimen
Des saints Pères, ton 4 :
℟. Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères, & vénérable, & que ton Nom soit glorifié éternellement (Daniel 3, 26).
℣. Car tu es juste en toutes tes œuvres (Daniel 3, 27).
De la Mère de Dieu, ton 3 :
℟. Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur (Luc 1, 46).

Epîtres
Du dimanche : Galates (§ 200) I, 11-19.
Des saints Pères : Hébreux (§ 334) XIII, 7-16.
[De la Mère de Dieu : Philippiens (§ 240) II, 5-11.]

Alleluia
Des saints Pères, ton 1 :
℣. Le Seigneur, le Dieu des dieux, a parlé, et il a appelé la terre depuis le lever du soleil jusqu’à son couchant. (Psaume 49, 1).
℣. Assemblez devant lui tous ses saints, qui font alliance avec lui pour lui offrir des sacrifices. (Psaume 49, 5).
De la Mère de Dieu :
℣. Ecoute, ma fille, regarde & tends l’oreille (Psaume 44, 11).

Evangile
Du dimanche : Luc (§ 35) VIII, 5-15.
Des saints Pères : Jean (§ 56) XVII, 1-13.
[De la Mère de Dieu : Luc (§ 54) X, 38-42; XI, 27-28.]

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
De la Mère de Dieu : J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur (Psaume 115, 13). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XIXème dimanche après la Pentecôte

19ème dimanche après la Pentecôte - Facit Rex nuptias Filio - Un roi fit les noces de son Fils (Matthieu 22, 1-14)Saint-Eugène, le dimanche 19 octobre 2025, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

La parabole du festin des noces

Le Royaume des Cieux est donc l’Église des justes : car déjà le Seigneur règne en eux comme dans les cieux : du fait qu’ils soupirent après les choses d’en haut, leur cœur ne recherche rien sur la terre. On peut donc dire : « Le Royaume des Cieux est comparable à un roi qui célébra les noces de son fils. » Votre charité comprend déjà qui est ce Roi, père du Fils Roi. N’est-il pas celui à qui le psalmiste dit : « Dieu, donne au Roi ton jugement, et ta justice au fils du Roi ». « Il célébra les noces de son fils. » Dieu le Père célébra les noces de Dieu son Fils, quand il l’unit à la nature humaine dans le sein de la Vierge ; quand celui qui est Dieu dès avant les siècles, il a voulu le faire devenir homme à la fin des temps. Mais, bien que, normalement, cette union nuptiale se fasse entre deux personnes, qu’il soit banni de nos esprits de croire que la personne du Dieu-homme notre Rédempteur Jésus Christ, soit l’union de deux personnes.
Homélie de saint Grégoire, pape, VIIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

Dimanche des Missions (3ème dimanche d’octobre) : les oraisons pour la propagation de la foi sont ajoutées aux oraisons du XXIIème dimanche après la Pentecôte, sous la même conclusion.

A la sainte messe :

  • Procession d’entrée : Antienne Lauda Jerusalem du Chanoine Noël Darros († 1954), maître de chapelle de Lourdes – versets du psaume 147, psalmodie du Vème ton de l’Oratoire
  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa XI Orbis factor
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : chant du Dirigatur du VIIIème ton – faux-bourdon parisien (d’après l’édition de 1739)
  • A l’élévation : O salutaris sur le ton du récitatif liturgique de la préface – Henri de Villiers
  • Domine salvam fac Galliam – Prière pour la France, faux-bourdon parisien du Vème ton (d’après l’édition de 1739)
  • Ite missa est XI
  • Après le dernier Evangile : Salve Regina
  • Procession de sortie : En ce jour, ô Marie, daigne écouter nos chants

IIndes vêpres du XIXème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

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Programme du XIXème dimanche après la Pentecôte – Saint Thomas – ton 2

Saint Thomas apôtre - école russe du XIVème siècle - Musée russe de Saint-PétersbourgParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 19 octobre 2025 du calendrier grégorien, 6 octobre 2025 du calendrier julien, office de matines de la Résurrection à 9h.

Dimanche du ton II de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour l’illustre & saint apôtre Thomas.

Les quatre évangiles citent Thomas parmi la liste des Douze Apôtres, mais seul celui de Jean nous fournis quelques renseignements qui peuvent aider à dessiner sa personnalité. Saint Thomas (ce nom araméen signifie « Jumeau ») était sans doute courageux (ne déclare-t-il pas : « Allons nous aussi & mourrons avec lui », lorsque le Christ annonce son passage en Judée alors que les Juifs de cette province ont résolu de le mettre à mort – Jean 11, 16) & surtout il fait preuve d’un pragmatisme certain (à la dernière Cène, lorsque Jésus annonce : « Quant au lieu où je vais, vous en connaissez le chemin », Thomas l’interrompt : « Seigneur, nous ne savons où tu vas, comment en connaitrions-nous le chemin ? » – Jean 14, 5).

La foi de Thomas - reconnaissance du Christ ressuscité par saint ThomasC’est sans doute en raison de ce pragmatisme que Thomas refuse de croire en la réalité physique de la résurrection s’il ne peut toucher les plaies de Jésus. Le Christ ressuscité lui apparait en lui montrant ses plaies glorifiées et lui disant : « Cesse d’être incrédule mais croyant ». Même si la foi de Thomas fut tardive, sa réponse est une profession de foi d’une vigueur théologique impressionnante : « Mon Seigneur & mon Dieu ». Thomas confesse ainsi solidement la réalité du mystère de l’Incarnation du Verbe, la réalité de l’union hypostatique des deux natures, humaine & divine, dans le Christ.

Après la Pentecôte, rempli de l’Esprit Saint et avec le courage qui le caractérisait déjà, Thomas partit prêcher l’Evangile aux extrémités de la terre.

En compagnie des saints Apôtres Jude Thaddée et Barthélémy, il établit l’Eglise dans la Mésopotamie (où l’on parlait alors l’araméen comme en Palestine). Thaddée & Thomas concentrent leur prédication sur l’Assyrie, assistés par Addaï, l’un des 72 disciples, lequel continue leur travail une fois qu’ils partiront pour l’Arménie & l’Inde, tandis que Thaddée évangélise la Chaldée plus au Sud, assisté par un autre des 72 disciples, Aggaï puis par leur disciple Mari. L’Eglise ainsi fondée dans la Mésopotamie sous domination perse s’intitula l’Eglise de l’Orient (toutes les chrétientés de l’Empire romain étaient en effet pour eux l’Eglise d’Occident, y compris les Byzantins, les Syriaques, les Coptes). Les héritiers de cette Eglise de l’Orient sont les chrétiens appelés de nos jours Assyriens & Chaldéens (sans que ces appellations actuelles ne recoupent des identités ethniques réelles mais une simple distinction entre chrétiens séparés (nestoriens) & catholiques).

Une fois l’Evangile prêché en Mésopotamie & les premières Eglises affermies, Thomas, suivant la route de la soie s’arrête au royaume indo-grec du Ghandara (Pakistan actuel) à la cour du roi Gondopharès Ier, qu’il quitte en 51 pour revenir à Jérusalem. En 52 Thomas s’embarque pour l’Inde du Sud en suivant cette fois la route maritime de la soie. Il séjourne dans l’île de Socotora (Golfe d’Aden), où il établit l’Eglise. Cette antique chrétienté, dépendant du catholicos de l’Eglise de l’Orient dura jusqu’au XIVème siècle avant d’être éradiquée par l’Islam.

Thomas débarque aux Indes à Muziris (l’actuelle Cangranore) sur la côte de Malabar, où vivait une importante communauté juive araménophone, mais sa prédication obtient plus de succès auprès des indiens, et Thomas baptise de nombreux membres de la haute caste et de la famille royale, qui forment alors le noyau de la première communauté chrétienne en Inde. De 52 à 63, Thomas fonde des Églises sur les côtes du Malabar & de Coromandel, ainsi qu’à Ceylan. Ces communautés ont été dénommées depuis « Chrétiens de saint Thomas », leurs Eglises – de tradition araméenne – sont toujours florissantes aujourd’hui dans l’actuel état du Kérala, où la population est devenue de nos jours majoritairement chrétienne. La chrétienté indienne fondée par Thomas (comme les premières chrétienté de Socotora et de Chine) resta longtemps la fille de celle de Mésopotamie, partageant avec elle la même liturgie (l’anaphore d’Addaï et Mari).

Croix du tombeau de saint Thomas à Méliapour (Madras), datée du VIème ou VIIème siècleEn 64, Thomas s’embarque pour la Chine qu’il évangélise jusqu’en 68 avant de revenir aux Indes. Il reçoit la palme du martyre l’an 72 (probablement un 21 décembre selon la tradition malabare locale) dans le petit royaume tamoul de Méliapour (Mylapore, cité actuellement intégrée dans la ville de Madras) sur la côte de Coromandel. Pour avoir converti la femme et le fils du roi, Thomas fut percé de plusieurs lances. Les restes de l’une d’elles furent retrouvés par les Portugais lors de l’ouverture de son tombeau et de la reconnaissance de ses reliques (des os et une fiole de sang) qu’ils firent en 1523. Une croix datée du VIème ou VIIème siècle retrouvée sur son tombeau et comportant une inscription en langue parthe est devenue le symbole des Chrétiens de saint Thomas (des croix de forme similaire et de même époque ont été aussi retrouvées au Kérala).

Frise de Kong Wang Shan - l'Apôtre Thomas portant la croix et un acolyteLa prédication de Thomas au Ghandara et en Chine avait été abondamment contestée par les critiques rationalistes occidentaux à partir de l’époque moderne, celle des Indes paraissait plus certaine en raison de la manifeste ancienneté des chrétientés qui y sont toujours établies. Pourtant, les études archéologiques récentes tendant à confirmer les éléments reçus de la tradition. Le roi Gondopharès Ier du Ghandara avait été prétendu légendaire jusqu’à ce qu’on retrouve des pièces à son effigie en 1834 à Calcutta, puis de nombreuses inscriptions qui ont pu confirmer les dates de règne de ce souverain, compatibles avec le séjour de Thomas. De même, les études récentes d’un groupe sculpté en Chine (la frise de Kong Wang Shan, dans le port de Lianyungang où Thomas aurait pu débarquer) tendent à montrer qu’elles pourraient décrire l’arrivée de Thomas en Chine. D’autres sculptures funéraires de style mésopotamien et manifestement d’inspiration bibliques datées de l’an 86 ont été retrouvées en Chine.

Le corps de saint Thomas repose toujours aux Indes dans son tombeau à Méliapour (Madras, Etat du Tamil Nadu, Inde). En 232 cependant, une translation d’une partie importante de ses reliques avait été faite depuis Méliapour jusqu’à Edesse en Osroène (Mésapotamie), ville qu’il avait évangélisée. Ces reliques furent apportées des Indes par les soins d’un marchant syriaque du nom de Khabin. La pèlerine Egérie qui visita Edesse du 19 au 21 avril 384 note dans son journal de voyage :

Dès notre arrivée, nous nous sommes rendus aussitôt à l’église et au martyrium de saint Thomas. Selon notre habitude, nous avons fait des prières et tout ce que nous avions coutume de faire dans les lieux saints ; nous avons lu aussi quelques textes de saint Thomas. L’église qui est là est immense et très belle, agencée de neuf, de sorte qu’elle est vraiment digne d’être la maison de Dieu.
Itinéraire 19, 2-3.

En 394 (vraisemblablement un 3 juillet), les reliques d’Edesse furent tirée du martyrium primitif décrit par Egérie (manifestement un petit édicule distinct de la cathédrale de la ville dont parle surtout notre pèlerine) pour être solennellement déposées dans une nouvelle et grande église spécialement édifiée pour les recevoir (Chronique d’Edesse 38).

Pierre tombale de saint Thomas, de facture mésopotamienne, conservée à Ortona avec les reliques du crâne de saint ThomasCes reliques d’Edesse quittèrent la ville au cours du Moyen-Age en raison des vicissitudes dues aux invasions perses puis arabes, et furent elles-mêmes divisées : une partie serait conservée dans une église de Mossoul, une autre part (des os du crâne) avait été mise à l’abri des invasions musulmanes dans l’île grecque de Chios, d’où le 6 septembre 1258 des Italiens la transférèrent à Ortona dans les Abruzzes ; la cathédrale Saint-Thomas de cette ville les conserve ainsi qu’une pierre tombale de facture mésopotamienne. Une reconnaissance scientifique de ces reliques a déterminé qu’elles appartenaient à un homme d’environ 1m60, âgé entre 50 et 70 ans, qui avait reçut des coups correspondant à ceux d’une lance.

A matines

Versets du matin, ton 2
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : ** Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi ! (deux fois)
2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
3. Tropaire de l’Apôtre, ton 2 : Tu as été un disciple du Christ * et membre du divin collège des Apôtres. * Faible dans la foi, t’as douté de la Résurrection du Christ, * mais après avoir touché Ses blessures tu as cru à sa très-pure Passion : ** prie-Le à présent, glorieux Thomas, pour qu’Il nous donne sa paix et sa grande miséricorde.
4. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
5. Théotokion du même ton : Ton mystère très glorieux dépasse tout entendement, ô Mère de Dieu : * ta pureté demeurant scellée et ta virginité intacte, * tu t’es fait connaître véritablement Mère, en enfantant le vrai Dieu ; ** prie-le de sauver nos âmes.

Polyeleos.
Mégalinaire : Nous te magnifions, * apôtre du Christ Thomas, * et nous honorons tes souffrances et tes labeurs, * par lesquels tu as peiné **pour l’annonce de l’Évangile du Christ.

Tropaires eulogétaires de la Résurrection, ton 5

Hypakoï du dimanche, ton 2
Après ta passion, ô Christ Dieu, * les femmes venues à ton sépulcre pour embaumer ton corps * virent les anges dans le tombeau * et furent frappés de stupeur ; * car elles entendirent d’eux cette parole : * Le Seigneur est ressuscité, ** en accordant au monde la grande miséricorde.

Prokimen
Du dimanche, ton 2 :
℟. Eveille-toi, Seigneur mon Dieu, selon le précepte que Tu as prescrit, * et l’assemblée des peuples t’entourera (Psaume VII, 7).
℣. Seigneur mon Dieu, en toi j’ai mis mon espérance, sauve-moi. (Psaume VII, 8).

VIIIer évangile de la Résurrection : Jean (§ 64) XX, 11-18.
Je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu.

Chant de la Résurrection. Psaume 50. Stichères du Psaume 50, ton 6.

Canon

Canon du dimanche (4 tropaires), œuvre de saint Jean Damascène (676 † 749), de la Croix & de la Résurrection (2 tropaires), de la Mère de Dieu alphabétique (2 tropaires) et de l’Apôtre (6 tropaires), œuvre de saint Théophane le Marqué, l’Hymnographe, métropolite de Nicée (c. 778 † 845), avec l’acrostiche : J’admire, saint Thomas, tes miracles nombreux. Catavasies de la Mère de Dieu, ton 4 (ton grec, tradition de Valaam).

Après la 3ème ode : Kondakion de l’Apôtre, ton 4 : Celui que la grâce divine a comblé, * l’Apôtre du Christ et son fidèle serviteur, * plein de repentir, s’est écrié: * Tu es en vérité ** mon Seigneur et mon Dieu.

Après la 6ème ode : Kondakion du dimanche, ton 2 : Tu es ressuscité du tombeau, tout-puissant Sauveur : * l’enfer, voyant ce prodige, est saisi de stupeur, * & les morts ressuscitent. * A cette vue, la création se réjouit avec toi ; * Adam s’unit à l’allégresse ** et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.

Les Laudes, ton 2

Grande doxologie
Tropaire du dimanche (pair), ton 2

Conclusion des matines

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Programme de la fête de sainte Marguerite Marie Alacoque, vierge, & bénédiction du nouveau Cadran de l’Archiconfrérie de la Garde d’Honneur du Sacré Cœur

Sainte Marguerite Marie Alacoque et l'image du Sacré CœurSaint-Eugène, le vendredi 17 octobre 2025, grand’messe de 19h. La messe sera suivie de la bénédiction du nouveau Cadran de l’Archiconfrérie de la Garde d’Honneur du Sacré Cœur de Jésus

Sainte Marguerite Marie Alacoque, à qui le Christ apparut à Paray-le-Monial pour lui montrer l’étendue de la miséricorde de son Sacré Cœur, mourut le 17 octobre 1690. Elle fut canonisée en 1920, et sa fête fut instituée en 1929 au 17 octobre, en son dies natalis. Les textes retenus pour composer sa nouvelle messe furent tout particulièrement heureux.

Marguerite-Marie Alacoque, née d’une famille honorable dans un bourg du diocèse d’Autun, donna dès son enfance des signes de sa sainteté future. Brûlant d’amour pour la Vierge Mère de Dieu et pour l’auguste sacrement de l’Eucharistie, la jeune adolescente voua à Dieu sa virginité. Avant toute chose, elle s’efforce de réaliser dans sa vie l’exercice des vertus chrétiennes. Elle a le plaisir de dépenser des heures dans les prières et dans la méditation sur les choses du ciel. Elle était humble et patiente dans l’adversité. Elle a exercé la pénitence physique. Elle a montré sa charité envers son prochain, en particulier les pauvres. Par tous les moyens dans les limites de son pouvoir, elle s’employa avec diligence à imiter les plus saints exemples laissés par notre divin Rédempteur.
IVème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au second nocturne.

Entrée dans l’Ordre de la Visitation, elle commença aussitôt à resplendir du rayonnement de la vie religieuse. Elle fut gratifiée par Dieu d’un don d’oraison très élevée, d’autres faveurs spirituelles et de visions fréquentes. La plus célèbre fut celle où, tandis qu’elle priait devant le Saint-Sacrement, Jésus se présenta lui-même à sa vue, lui montra, sur sa poitrine ouverte, son Divin Cœur tout embrasé et entouré d’épines et lui ordonna de faire en sorte, en raison d’un tel amour et pour réparer les outrages des hommes ingrats, qu’un culte public fût institué en l’honneur de son Cœur ; il promettait en retour de grandes récompenses puisées dans le trésor céleste. Lorsque, par l’humilité, elle a hésité d’entreprendre une telle tâche, son Sauveur très aimant l’a encouragé. En même temps, il a désigné Claude de La Colombière, un homme de grande sainteté, comme celui qui pourrait la guider et l’aider. Notre Seigneur l’a également conforté avec l’assurance qu’une très grande bénédiction s’étendrait sur l’Eglise grâce au culte de son divin Coeur.
Vème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au second nocturne.

Marguerite s’est ardemment dépensée à accomplir l’ordre du Rédempteur. Vexations, insultes ne lui manquèrent pas de la part de certains qui maintenaient qu’elle faisait l’objet d’aberrations mentales. Elle a non seulement porté ces souffrances patiemment, elle a même tiré profit, s’offrant elle-même dans l’angoisse et les douleurs comme une victime agréable à Dieu, supportant toute ces choses comme un moyen plus sûr de réaliser son but. Très estimée pour la perfection de sa vie religieuse et chaque jour plus unie au céleste Époux par la contemplation des réalités éternelles, elle s’envola vers lui, en la quarante-troisième année de son âge, l’an 1690 de la Rédemption. Elle fut glorifiée par des miracles ; Benoît XV l’inscrivit parmi les saints et Pie XI étendit son Office à l’Église universelle.
VIème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au second nocturne.

A la sainte messe

  • Propre grégorien du jour
  • Kyriale VIII – De Angelis
  • A l’élévation : O salutaris Hostia
  • Au dernier Evangile : Salve Regina
  • Procession jusqu’à l’autel du Sacré Cœur : En, ut superba criminum – hymne des matines de la fête du Sacré Cœur – plain-chant français
  • Invocation au Sacré Cœur : Cor Jesu sacratissimum, miserere nobis – plain-chant français
  • Bénédiction du Cadran
  • Procession de sortie : Dieu de clémence – « Cantique du Vœu national au Sacré Cœur » – texte composé en 1872 par Joannes Blanchon (1819 † 1897), musique révisée par Aloys Kunc (1832 † 1895), maître de chapelle de la cathédrale de Toulouse

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Programme de la solennité de saint Denys, premier évêque de Paris, & ses compagnons Rustique, prêtre, & Eleuthère, diacre, martyrs

saint Denis portant sa tête - Maître de Sir John Fastoff (c. 1430 - 1440), Getty MuseumSaint-Eugène, le dimanche 12 octobre 2025, messe solennelle de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Saint Denis est le premier évêque de Paris, il mourut martyr avec ses compagnons saint Rustique, prêtre, et saint Eleuthère, diacre.

Selon le texte le plus ancien de sa Passion, mise en forme vers l’an 500, Denys a été envoyé de Rome en Gaule comme évêque missionnaire par le pape saint Clément, troisième successeur de saint Pierre, de 88 à 97. Denys parvient à Paris avec un groupe de disciples évangélisateurs, parmi lesquels on compte saint Rustique, saint Eleuthère, saint Eugène (martyrisé à Deuil-la-Barre) et saint Yon (martyrisé à Chastres-sous-Montlhéry, aujourd’hui Arpajon). A Paris, Denys construit la première cathédrale, prêche la foi véritable aux habitants et les convertit au Christ. Les autorités romaines ne tardent pas à remarquer son action. Soumis à un interrogatoire, Denys et ses compagnons se déclarent chrétiens et sont mis à mort, décapités par le glaive du bourreau. Selon la tradition, les trois saints souffrirent le martyre à Montmartre (= le Mont des Martyrs). Pour empêcher que leurs dépouilles ne soient jetés dans la Seine, une aristocrate romaine encore païenne, Catulla, décide de s’en emparer par la ruse et de les ensevelir dans un champ de sa propriété au Nord de Lutèce. La tombe de saint Denys devint très tôt lieu de pèlerinage et de nombreux chrétiens se firent ensevelir au plus près de celle-ci dès la paix de l’Eglise survenue au IVème siècle sous le règne de Constantin. Sainte Geneviève fit construire vers 520 une première église sur la sépulture de saint Denys, qui devint par la suite l’Abbaye royale de Saint-Denis, lieu de sépulture des rois de France.

Fête double de 1ère classe dans l’archidiocèse de Paris, elle surpasse le XVIIIème dimanche après la Pentecôte, dont on fait mémoire.

A la messe :

IIndes vêpres de la solennité de saint Denys avec mémoire du XVIIIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

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Programme du XVIIIème dimanche après la Pentecôte – saint Cyriaque – ton 1

saint Cyriaque l'anachorèrte - fresque du monastère saint Paul du Mont-Athos datée de 1552Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 12 octobre 2025 du calendrier grégorien – 29 septembre 2025 du calendrier julien, office de matines de la Résurrection à 9h.

Dimanche du ton I de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour notre vénérable Père saint Cyriaque l’Anachorète.

Saint Cyriaque naquit à Corinthe le 9 janvier 448 sous le règne de Théodose II le Jeune, d’un prêtre de cette Eglise nommé Jean et de son épouse Eudoxie. Il fut ordonné lecteur encore enfant par son oncle Pierre, évêque de cette ville. La lecture des Saintes Ecritures éveilla dans son cœur le désir de Dieu. Alors qu’il n’avait pas 18 ans, Cyriaque entendit au cours d’un office ce passage de saint Matthieu :

« Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à soi-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive. » (Matthieu XVI, 24).

Violemment bouleversé, sans même rentrer chez lui, Cyriaque quitte immédiatement Corinthe et s’embarque par le premier navire partant pour la Palestine. Ayant visité les Lieux Saints, il passe quelques mois dans un monastère près de Jérusalem gouverné par un certain Abba Eustorge. Avec la bénédiction de celui-ci, il rejoint le désert de la Grande Laure fondé par saint Euthyme le Grand.

Euthyme lui confère la tonsure monastique et l’envoie dans la laure tenue par son disciple saint Gérasime près du Jourdain.

Notre jeune moine suivait diligemment l’obéissance monastique, priait avec ferveur, dormait peu, jeûnait beaucoup. Cyriaque s’acquittait de sa tâche de cuisinier et progressait si rapidement dans les saintes vertus ascétiques et dans la prière que saint Gérasime le prit en affection et choisit de l’emmener avec lui prier chaque année dans le désert de Rouba, depuis la clôture de la Théophanie jusqu’au dimanche des Palmes. C’est de là que Gérasime eut la révélation du départ pour le ciel de l’âme de Saint Euthyme, et qu’il partit avec Cyriaque pour ensevelir son corps.

Après la mort de saint Gérasime et désormais âgé de 27 ans, Cyriaque rejoignit la laure fondée par saint Euthyme. Il y demeura quelque temps dans la solitude, tout en favorisant la transformation de cette laure en cœnobium. A l’âge de 37 ans, il fut ordonné diacre.

Mais la charité s’étant refroidie parmi les moines, il advint que le monastère fondé par saint Euthyme entra dans des querelles continuelles avec celui qu’avait fondé saint Théoctiste, situé un peu plus bas. Fuyant le scandale et le trouble, Cyriaque partit s’installer dans la laure de saint Chariton à Soukas, où il fut reçu comme simple postulant et traité comme un débutant, ce que notre saint accepta avec grande humilité.

Parvenu à l’âge de 40 ans, il fut ordonné prêtre et prit la charge de skevophylax (sacristain, responsable du trésor & de l’organisation matérielle des offices et des liturgies). Il fut aussi nommé canonarque (c’est-à-dire premier chantre) de sa communauté. Il devait avoir un talent musical certain car il conserva longtemps cette charge. Dans le canon de sa fête, rédigé deux siècles après par saint Etienne le Sabbaïte, il y est décrit comme « chantant harmonieusement dans les vigiles. » Saint Cyriaque dut composer un certain nombre de compositions pour l’office divin, il n’en reste qu’un kondakion de 14 oiki incomplet qui chante la résurrection de Lazare, identifié par le Père S. Pétridès.

Pendant toutes ces années, le bienheureux ne se mit pas une seule fois en colère et le soleil ne le vit jamais prendre sa nourriture. Parvenu à l’âge de 70 ans, il se retira pour vivre en anachorète avec un disciple nommé Jean dans le désert de Natouphas, souffrant là toutes sortes de tourments pour l’amour du Christ et ne se nourrissant que d’oignons sauvages et d’herbes que Dieu, à la prière du saint, avait miraculeusement privés de leur amertume. Comme un grand nombre de fidèles & aussi de moines accouraient de toutes parts vers cette retraite, les uns pour être délivrés d’esprits mauvais, les autres pour entendre une parole de salut, Cyriaque dut, quoique âgé de 90 ans, partir pour des lieux de plus en plus reculés, le dernier d’entre eux s’appelait Sousakim.

Saint Cyriaque dut cependant quitter son désert de Sousakim pour intervenir dans les monastères palestiniens afin d’y affermir la foi des moines qui était alors égarée par les Origénistes. Il reçut aussi une vision de la Vierge Marie qui lui apparut avec saint Jean Baptiste et saint Jean l’Evangéliste : la Vierge refusait d’entrer dans sa cellule car il s’y trouvait un livre contenant les discours hérétiques de Nestorius.

A l’âge de 99 ans, Cyriaque put revenir dans sa solitude de Sousakim, où il vécut seul avec un énorme lion apprivoisé qui veillait sur son petit jardin et le protégeait des brigands. Le lion recevait sa nourriture de la main de saint Cyriaque. Notre saint mourut le 29 septembre 556 à l’âge avancé de 109 ans, après avoir convoqué & béni ses disciples.

La Vie de saint Cyriaque fut rédigée de façon très détaillée par Cyrille de Scythopolis qui fut témoin de plusieurs de ses prophéties et de leur accomplissement. Une traduction française en fut réalisée par le R.P. Festugière, op, et publiée aux Editions du Cerf en 1963.

A matines

Versets du matin, ton 1
1. Tropaire du dimanche, ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * « Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! » (deux fois)
2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
3. Tropaire du vénérable Père, ton 1 : Le désert fut ta cité, dans la chair tu fus un Ange, * tes miracles signalèrent, notre Père Cyriaque théophore ; * par le jeûne, les veilles et l’oraison tu as reçu les charismes du ciel * pour guérir les malades * et les âmes des fidèles qui accourent vers toi. * Gloire à celui qui t’a donné ce pouvoir, * gloire à celui qui t’a couronné, ** gloire à celui qui opère en tous le salut, par tes prières.
4. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
5. Théotokion, même ton : O Vierge, alors que Gabriel t’annonçait : « Réjouis-toi », * à sa voix le Maître de toutes choses s’incarnait en toi, l’Arche sainte, * comme l’avait annoncé le juste David ; * tu es apparue plus vaste que les cieux, * toi qui as porté ton Créateur. * Gloire à celui qui a fait sa demeure en toi, ** gloire à celui qui est sorti de toi, * gloire à celui qui nous a libéré par ton enfantement.

Polyeleos.

Tropaires eulogétaires de la Résurrection, ton 5

Hypakoï du dimanche, ton 1
Par son repentir le larron a ravi le paradis, * et par leurs lamentations les femmes myrrhophores ont annoncé la joie, * car Tu es ressuscité, Christ Dieu, ** en accordant au monde la grande miséricorde.

Prokimen
Du dimanche, ton 1 :
℟. Maintenant Je ressuscite, dit le Seigneur, * Je serai leur salut, Je le resterai fidèlement (Psaume 11, 6).
℣. Loue le Seigneur, ô mon âme ! * Je louerai le Seigneur toute ma vie, je chanterai mon Dieu tant que je serai. (Psaume 11, 7).

VIIer évangile de la Résurrection : Jean (§ 63) XX, 1-10.
Alors donc cet autre disciple qui était arrivé le premier au sépulcre, y entra aussi ; et il vit, et il crut.

Chant de la Résurrection (une fois). Psaume 50. Stichères du Psaume 50, ton 6.

Canon

Canon du dimanche (4 tropaires), œuvre de saint Jean Damascène (676 † 749), de la Croix & de la Résurrection (2 tropaires), de la Mère de Dieu alphabétique (2 tropaires) et du Vénérable Père(6 tropaires), œuvre d’Etienne le Sabbaïte, (725 † 794 ou 807) avec l’acrostiche (à l’exception des théotokia) : Cyriaque, auprès de Dieu sois mon intercesseur.. Joseph. Catavasies de la Mère de Dieu, ton 4 (ton grec, tradition de Valaam).

Après la 3ème ode : Kondakion du vénérable Père, ton 8 : Comme un défenseur puissant et un protecteur, * la sainte laure, qui t’honore sans cesse, célèbre ta mémoire en ce jour. * Mais toi, ayant grande assurance auprès du Seigneur, * préserve-nous des ennemis qui nous assaillent, * afin que nous te chantions : ** réjouis-toi, père trois fois bienheureux.

Après la 6ème ode : Kondakion du dimanche, ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, * tu as ressuscité le monde avec toi ; * la nature humaine te chante comme Dieu, * la mort s’évanouit, * Adam jubile, Seigneur, * & Eve, désormais libérée de ses liens, * proclame dans l’allégresse : ** O Christ, c’est toi qui accordes à tous la résurrection.

Les Laudes, ton 1

Grande doxologie
Tropaire du dimanche (pair), ton 1

Conclusion des matines

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Programme de la fête du Très-Saint Rosaire de la Bienheureuse Vierge Marie

La victoire de Lépante peinte par Paul VéronèseCathédrale Saint-Gervais-&-Saint-Protais de Soissons, le samedi 4 octobre, premières vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 16h. Saint-Eugène, le dimanche 5 octobre 2025, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Cette fête de Notre-Dame du Très-Saint-Rosaire célèbre l’éclatante victoire navale obtenue le 7 octobre 1571 à Lépante (dans le golfe de Patras, en Grèce) par les armées chrétiennes de la Sainte Ligue, conduite par don Juan d’Autriche, contre les Turcs, pourtant très largement supérieurs en nombre, mais qui subissent une écrasante défaite : les Ottomans perdent plus de 30 000 hommes (sans compter ceux qui sont massacrés à terre par les Grecs révoltés), 192 de leurs vaisseaux sont capturés ou coulés (sur les 273 engagés) contre seulement une douzaine pour les chrétiens. 15 000 forçats chrétiens sont aussi libérés de leurs fers. Il s’agit probablement de la plus importante bataille navale de l’histoire.

Avant la bataille, afin d’implorer la protection céleste sur la flotte, le pape saint Pie V avait ordonné un jubilé solennel, un jeûne et la prière publique du Rosaire.

Le soir de la bataille, le pape va brusquement de son bureau à la fenêtre, où il semble contempler un spectacle. Puis il se retourne et dit aux prélats qui l’entourent : « Allons rendre grâce à Dieu : notre armée est victorieuse ». C’était le 7 octobre un peu avant 5 heures du soir, à l’heure où don Juan, victorieux, s’agenouillait sur le pont de son navire pour remercier Dieu de sa protection. La nouvelle de la victoire ne devait parvenir à Rome que 19 jours plus tard, le 26 octobre, confirmant ainsi la révélation faite au souverain pontife.

En commémoration de la glorieuse victoire de Lépante, Pie V ajoute aux Litanies de la très Sainte Vierge, une invocation supplémentaire : Auxilium christianorum, ora pro nobis – Secours des chrétiens, priez pour nous. Le Pape institue aussi la fête liturgique de Notre-Dame de la Victoire et fait insérer au Martyrologe romain à la date du 7 octobre la mention suivante :

« Mémoire de sainte Marie de la Victoire, que le souverain pontife Pie V ordonna de renouveler chaque année, à cause de l’insigne victoire navale remportée ce jour-là par les chrétiens sur les Turcs, grâce au secours de la Mère de Dieu. »

Grégoire XIII renouvelle en 1573 l’ordonnance de saint Pie V, ajoutant que désormais la fête aura lieu tous les premiers dimanches d’octobre, dans toutes les églises où se trouve un autel ou une chapelle sous l’invocation de Notre-Dame du Saint-Rosaire, et qu’elle portera désormais ce même nom. Répondant à l’instante prière de la Reine Marie-Anne, le pape Clément X étend en 1671 la fête du Saint-Rosaire à toute l’Espagne, sans condition. Clément XI étend en 1716 la fête du Saint-Rosaire à toute l’Eglise, en mémoire de la victoire obtenue en 1715 par Charles VI sur les Turcs, en Hongrie. Le 11 septembre 1887, Léon XIII ordonne de célébrer dans toute l’Eglise, sous le rite de seconde classe, ladite solennité et l’office de Notre-Dame du Rosaire fixé au premier dimanche d’octobre, en sorte que cette fête ne puisse être transférée à un autre jour, si ce n’est en cas d’occurrence d’un office de rite supérieur. La réforme de saint Pie X la fixe au 7 octobre en 1914, mais le 1er dimanche d’octobre reste le jour propre de la solennité externe de la fête.

Guglielmo Caccia (Il Moncalvo), Notre-Dame du Rosaire, circa 1608« Il est un rite pieux selon lequel, contre les dangers que court le monde, on récite l’Ave Maria autant de fois qu’il y a de psaumes de David, en faisant précéder chaque dizaine de l’Oraison dominicale. Avec notre Autorité apostolique, Nous approuvons ce Psautier de la Vierge. Chaque jour, le Rosaire procure des avantages aux chrétiens. » Urbain IV († 1264)
« Le Rosaire est le fouet du démon. » Adrien VI († 1523).
« Le Rosaire est un moyen donné par le Ciel pour apaiser la colère de Dieu. » Grégoire XIII (1573)
« Le Rosaire est un moyen merveilleux pour détruire le péché et recouvrer la grâce de Dieu. » Grégoire XIV († 1591)
« Le Rosaire est le trésor des grâces. » Paul V († 1621)
« Le Rosaire est le remède souverain aux erreurs et aux vices. » Benoît XII († 1730)
« Grande est la force d’une armée qui tient en main non l’épée mais le Rosaire. » Pie IX († 1878)

Ières vêpres de la solennité du Très-Saint Rosaire avec mémoire des secondes vêpres de saint François d’Assise, confesseur, et des premières vêpres du XVIIème dimanche après la Pentecôte, dans la cathédrale de Soissons. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : O sacrum convivium du VIIème ton, tiré du processional de Bayeux & Lisieux de 1830.
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Tota pulchra es Maria, prose du Ier ton.
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Pastor ovium du Ier ton.
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton.
  • Chant d’action de grâces : Laudate Dominum – Psaume CXVI du IInd ton, tiré du processional de Bayeux & Lisieux de 1861.

A la sainte messe :

  • Procession d’entrée: Marche en sol majeur – Louis Lefébure-Wély ( 1817 † 1869 ), organiste de Saint-Roch puis de la Madeleine et de Saint-Sulpice
  • Introït – Inclina Domine (ton i.)
  • Kyriale : Missa IX Cum Iubilo – mémoire du XVIIème dimanche après la Pentecôte
  • Epître : Proverbes VIII, 22-24 & 32-35 : Le Seigneur m’a possédée au commencement de ses voies ; avant qu’il créât aucune chose, j’étais dès lors.
  • Graduel – Propter veritatem (ton v.)
  • Alleluia – Solemnitas gloriosæ Virginis Mariæ (ton vii.)
  • Evangile : Luc I, 26-38 : L’ange étant entré où elle était, lui dit : Je vous salue, ô pleine de grâce ! le Seigneur est avec vous : vous êtes bénie entre les femmes.
  • Credo III
  • Offertoire – In me gratia (ton viii.)
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Propter veritatem – offertoire de la Messe du sacre de Charles X par Marie-Louis Cherubini (1760 † 1842), maître de la Chapelle Royale des rois Louis XVIII & Charles X
  • Sanctus
  • Après la Consécration : O salutaris Hostia de la Messe brève « Aux Chapelles » de Charles Gounod (1818 † 1893)
  • Pendant la communion : Fugue de Jean-François d’Andrieu (1682 † 1738), organiste de Saint-Barthélémy et du Roi à Versailles
  • Communion – Florete flores (ton i.)
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est XI
  • Au dernier Evangile : Salve Regina
  • Procession de sortie : Reine de France, priez pour nous – cantique d’Aloys Kunc (1832 † 1895), maître de chapelle de la cathédrale de Toulouse & de Notre-Dame-des-Victoires – harmonisation : Nicolas Vardon

IIndes vêpres de la solennité du Très-Saint Rosaire avec mémoire du XVIIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : O sacrum convivium du VIIème ton, tiré du processional de Bayeux & Lisieux de 1830.
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Tota pulchra es Maria, prose du Ier ton.
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Pastor ovium du Ier ton.
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton.
  • Chant d’action de grâces : Laudate Dominum – Psaume CXVI du IInd ton, tiré du processional de Bayeux & Lisieux de 1861.

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Programme du XVIIème dimanche après la Pentecôte – Saints Phocas & Codrat – ton 8

Saint hiéromartyr PhocasParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 5 octobre 2025 du calendrier grégorien – 22 septembre 2025 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VIII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint hiéromartyr Phocas, de la ville de Sinope dans le Pont.

Certains auteurs distinguent trois saints Phocas : saint Phocas d’Antioche (fêté le 5 mars au rit romain), et les deux autres à Sinope : l’un évêque de cette ville au début du IInd siècle (mais les éléments sur ce saint font défaut avant le Xème siècle) et l’autre un simple jardinier de cette même ville sous la persécution de Dioclétien. D’autres auteurs ne font qu’un seul saint des deux de Sinope (la liste des saints du patriarcat de Moscou les distingue, tout en les fêtant à la même date).

Les éléments les plus certains sur la vie de saint Phocas proviennent d’une des homélies pour la fête de ce saint prononcée à la fin du IVème siècle par Astérius évêque d’Amasée (une autre cité de la même province ecclésiastique du Pont-Euxin), dans une église qui possédait une partie des reliques de ce saint.

Saint Phocas était de la ville de Sinope, capitale du Pont (nord de la Turquie actuelle, sur la Mer Noire). Il possédait un jardin situé à l’entrée de l’isthme conduisant à cette ville, dont la production lui permettait de subvenir à ses besoins & de nourrir les pauvres, du reste accueillait-il dans sa maison tous ceux que la Providence lui envoyait. Dénoncé comme disciple de Jésus-Christ, on envoya un détachement militaire se saisir de lui. Arrivant à Sinope, la petite troupe de soldats demanda l’hospitalité à Phocas, ignorant l’identité de leur hôte. Celui-ci les reçut avec sa bonté ordinaire et leur servit un excellent repas. Mis en confiance par le festin, les soldats déclarèrent à leur hôte qu’ils avaient été dépêchés pour arrêter Phocas et le décapiter par surprise, sans autre forme de procès, car il était aimé du peuple. Notre saint leur déclara qu’il connaissait Phocas et qui le leur amènerait le lendemain matin. Tandis que les soldats dormaient dans sa maison, saint Phocas creusa lui-même sa tombe. Au matin, il se présenta aux soldats comme le Phocas qu’ils avaient reçu mission de tuer. Confus et surpris, les militaires furent gênés de devoir exécuter un ordre aussi abject, mais saint Phocas leur assura que la faute d’un tel crime ne retomberait pas sur eux mais sur ceux qui l’avaient commandité. Les soldats, revenus de leur surprise, lui tranchèrent la tête et le déposèrent dans la tombe qu’il s’était creusée.

Cette action héroïque répandit la renommée de saint Phocas au loin. Une église magnifique fut édifiée sur son tombeau, et de nombreux miracles s’y produisirent, des portions de ses reliques furent envoyées dans diverses villes : Amasée mais également à Rome, ainsi que témoigne Astérius d’Amasée :

« Phocas, depuis sa mort, est devenu l’appui & la colonne de l’Eglise ; qu’on vient de tous côtés au lieu de prière dans lequel il a le bonheur de parler ; que le magnifique temple procure de la consolation aux affligés et la santé aux malades ; qu’il est comme un magasin public toujours ouvert aux indigents ; que tous les lieux où il u a une relique du saint sont célèbres par des miracles, & l’objet de la vénération des chrétiens ; que les Romains, dont la capitale possède le cœur du martyr, l’honorent comme saint Pierre & saint Paul ; (…) que les mariniers de la plupart des mers chantent des hymnes à sa gloire ; que souvent le saint les délivre du danger ; qu’ils réservent pour les pauvres une partie de leur pain, & qu’ils l’appellent « la part de Phocas »« 

Phocas est le patron des jardiniers & aussi des marins, ainsi que, nous venons de le voir, l’atteste Astérius d’Amasée (peut-être parce que son nom signifie phoque en grec).

Il n’est pas absolument certain que ce soit le même saint Phocas dont les reliques furent transférées au Vème siècle à Constantinople, ce qui occasionna deux jours de fêtes au cours desquelles saint Jean Chrysostome prononça deux homélies. Dans l’une d’entre elles il qualifie saint Phocas de hiéromartyr (martyr prêtre ou évêque), ce qui ne figure pas dans les renseignements transmis par Astérius d’Amasée, mais fut gardé dans la tradition liturgique byzantine pour le saint fêté le 22 septembre (toutefois, on pourra noter que chez les Pères de l’Eglise, on trouve des personnages qualifiés également de hiéromartyrs qui n’étaient ni prêtre ni évêque). Le calendrier liturgique byzantin fait mémoire de la translation des reliques de saint Phocas le 23 juillet. Les reliques de saint Phocas furent emmenées par les latins de Constantinople à Vienne en Dauphiné.

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Saint Codrat, des 70 apôtres du ChristCe 22 septembre voit aussi la célébration de la mémoire de l’apôtre saint Codrat (ou Quadratus, Quadrat), l’un des 70 disciples du Christ. Son office était en effet originellement célébré le 21 septembre, mais il est perpétuellement reporté au lendemain en raison de la clôture de la fête de l’Exaltation de la sainte Croix.

On ne sait rien de certain sur saint Codrat sinon qu’il fut l’un des 70 disciples du Christ, qu’il avait – aux dires d’Eusèbe de Césarée – le don de prophétie & qu’il reçut la couronne du martyre à Magnésie (en Asie mineure), sous Hadrien (vers l’an 117). Il a parfois été confondu avec un autre saint de ce nom qui fut évêque d’Athènes en 125 et fut martyrisé en 129, lequel adressa une apologie de la religion chrétienne à l’empereur, œuvre hélas perdue.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche, ton 8. Gloire au Père. Tropaire du hiéromartyr. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche, ton 8. Gloire au Père. Tropaire de l’Apôtre. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : 8 tropaires du dimanche, ton 8 :
1. Souviens-toi de nous, Christ Sauveur du monde, * comme sur la croix tu t’es souvenu du bon Larron, * & rends-nous dignes, seul Seigneur compatissant, ** d’avoir tous notre part en ton royaume, dans les cieux.
2. Adam, écoute, avec Eve, réjouis-toi, * car celui qui jadis vous dépouilla tous les deux * & dont la ruse nous rendit captifs ** est anéanti par la Croix du Christ.
3. Sur l’arbre de la croix, Sauveur, tu acceptas d’être cloué * pour sauver Adam de la malédiction méritée sous l’arbre défendu * et lui rendre la ressemblance à ton image, Dieu de bonté, ** ainsi que le bonheur d’habiter le Paradis.
4. En ce jour le Christ est ressuscité du tombeau, * à tout fidèle accordant l’incorruptible vie ; * aux Myrrophores il donne l’annonce de la joie ** après ses Souffrances & sa divine Résurrection.
5. Sages Myrrophores, réjouissez-vous * qui les premières avez vu la Résurrection du Christ * & qui à ses Apôtres avez annoncé ** la restauration du monde entier.
6. Vous les Apôtres, amis du Christ en cette vie * & destinés à partager son trône dans la gloire du ciel, * comme Disciples intercédez auprès de lui ** pour que sans crainte devant son trône nous puissions nous présenter.
7. Unité partageant même trône & Trinité sans commencement, * Etre sans division en qui la gloire est partagée, * Royauté qui par nature précèdes tous les temps, ** sauve les fidèles qui chantent pour toi.
8. Réjouis-toi, vaste demeure de Dieu, * réjouis-toi, arche du nouveau Testament, * réjouis-toi, ciboire qui as renfermé ** pour tous les hommes la manne des cieux.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 8 : Tu es descendu des hauteurs, ô Plein de bonté ! * Tu as accepté l’ensevelissement de trois jours, * afin de nous délivrer de nos passions, ** ô notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi !p
2. Tropaire de l’Apôtre, ton 3 : Apôtre saint Codrat, * prie le Dieu de miséricorde * afin que, le pardon de nos péchés, ** il l’accorde à nos âmes.
3. Tropaire du hiéromartyr, ton 4 : Émule des Apôtres dans leur vie, et leur successeur sur leurs trônes, * tu as trouvé dans la pratique des vertus, ô inspiré de Dieu, la voie qui mène à la contemplation. * Aussi, dispensant fidèlement la parole de vérité, * tu as lutté pour la foi jusqu’au sang, * hiéromartyr Phocas, * prie le Christ Dieu ** afin qu’il sauve nos âmes.
4. Kondakion de l’Apôtre, ton 8 : Comme pontife vénérable et martyr très ferme, * l’univers T’offre, Seigneur, Ton apôtre Codrat, * et honore par des chants la mémoire de son combat, * Te demandant sans cesse, *** d’accorder le pardon des péchés à ceux qui le célèbrent, ô Toi plein de bonté.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion du hiéromartyr, ton 6 : Comme prêtre, tu offrais, ô père, les sacrifices,* et à la fin tu t’es offert toi-même en sacrifice vivant, * rendant un témoignage légitime au Christ Dieu, * fortifié par un Ange et acceptant la mort. * C’est pourquoi tu entends ceux qui te crient : ** viens, Phocas, sois avec nous, et nul ne prévaudra contre nous.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion du dimanche, ton 8 : Ressuscité du tombeau, Tu as relevé les morts * et ressuscité Adam ; * Eve exulte en ta résurrection ** et les confins du monde célèbrent ** ta résurrection d’entre les morts, ô Très-miséricordieux.

Prokimen
Du dimanche, ton 8 :
℟. Prononcez des vœux et accomplissez-les pour le Seigneur, notre Dieu (Psaume 75, 12).
℣. Dieu est connu en Judée, en Israël son Nom est grand (Psaume 75, 2).
[Du hiéromartyr, ton 7 :
℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).]

Epîtres
Du dimanche : 2 Corinthiens (§ 182) VI, 16 – VII, 1.
Car vous êtes le temple du Dieu vivant, comme Dieu dit lui-même : J’habiterai en eux, et je marcherai au milieu d’eux ; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple.
[Du hiéromartyr : Hébreux (§ 311) IV, 14 – V, 6.]

Alleluia
Du dimanche, ton 8 :
℣. Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons le Dieu qui nous sauve (Psaume 94, 1).
℣. Allons devant lui en actions de grâces, au son des musiques, acclamons-le (Psaume 94, 2).
[Du hiéromartyr :
℣. Que tes prêtres soient revêtus de justice, et que tes saints tressaillent de joie. (Psaume 131, 9) (Psaume 133, 1)]

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 17) V, 1-11.
Et ayant ramené leurs barques à bord, ils quittèrent tout, et le suivirent.
[Du hiéromartyr : Jean (§ 36) X, 9-16.]

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Du hiéromartyr : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Fête de la dédicace et vénération des reliques de saint Charles Acutis

Saint Charles AcutisSaint-Eugène, le mercredi 1er octobre 2025, grand’messe de 19h, suivie de la vénération des reliques de saint Charles Acutis.

Saint Charles Acutis (Carlo Acutis) – né au ciel le 12 octobre 2006 à l’âge de 15 ans – a été canonisé par Sa Sainteté le Pape Léon XIV le dimanche 7 septembre 2025.

A la sainte messe

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