Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme de la solennité de sainte Cécile, Vierge & Martyre, patronne de la paroisse, de notre schola & des musiciens

Solennité de sainte Cécile 2025 : Messe du Sacre de Charles X par Cherubini

Saint-Eugène, le dimanche 23 novembre 2025, messe solennelle de 11h avec la « Troisième Messe solennelle en La majeur pour grand orchestre et chœur, créée pour le Sacre de Sa Majesté Charles X » de Marie Louis Cherubini (1760 † 1842), chantée avec orchestre. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Sainte Cécile est l’une des plus illustres parmi les vierges-martyres de Rome. C’est à la fin du IIIème siècle qu’elle joignit à la couronne des vierges celle des martyrs. Mariée de force au païen Valérien, elle le convertit à la foi véritable ainsi que son beau-frère Tiburce. Les Actes de sainte Cécile nous rapportent que le jour de son mariage forcé, tandis que résonnait la musique païenne des noces, Cécile chantait en son cœur une hymne au Christ, le priant de la garder immaculée. Pour cette raison Cécile est devenue patronne des musiciens. Valérien, Tiburce et Cécile recevront tous les trois la palme du martyre, proclamant jusque dans leur mort leur fidélité au Christ Rédempteur. Cécile fut ébouillantée, puis reçut les trois coups de glaives légaux, auxquels elle survivra néanmoins trois jours encore, agonisant péniblement dans sa maison qu’elle laissa en héritage au Pape Urbain ; plus tard cette maison fut dédicacée comme église un 22 novembre, et placée sous son patronage. En octobre 1599, lorsque, sous les ordres du cardinal Sfondate, on y ouvrit le sarcophage de la sainte, son corps était encore intact. Le nom de sainte Cécile figure au Canon de la Messe romaine.

*

Pour fêter notre patronne, la Schola Sainte Cécile interprète donc aujourd’hui la Troisième Messe solennelle en La majeur pour grand orchestre et chœur, créée pour le Sacre de Sa Majesté Charles X, composée il y a 200 ans en 1825 par Marie Louis Cherubini (1760 † 1842), surintendant de la Chapelle royale. Commandée pour la cérémonie du sacre à Reims qui eut lieu le 29 mai 1825, fête de la Trinité, cette messe fut écrite pour un déploiement liturgique et musical d’une exceptionnelle magnificence, où l’art français de la Restauration se mêle à la tradition héritée des siècles précédents. Cherubini y cons-truit un vaste édifice sonore, qui porte l’enthousiasme et l’allégresse du peuple de France venu à Reims acclamer son roi.
Compositeur de très large renommée européenne, directeur du Conservatoire de Paris – alors situé en face de notre église -, maître d’une écriture à la fois stricte et expressive, Cherubini sut mettre son gé-nie au service de la prière et de la tradition catholique.

Nombre de témoins présents au sacre de 1825 ont souligné la manière dont Cherubini sut unir grandeur solennelle et intériorité, conférant à la liturgie du sacre une ardeur toute particulière. Présents à la cérémonie dans la cathédrale de Reims, Chateaubriant, Victor Hugo et Charles Nodier y puisèrent sans doute quelque inspiration dans leurs contributions ultérieures au romantisme naissant.

Placé au cœur de notre solennité paroissiale comme hommage liturgique à sainte Cécile, la Messe du Sacre de Cherubini fait ainsi dialoguer l’héritage musical de la France royale et la ferveur toujours vivante de l’Église. Puissent la beauté et la noblesse de ces pages soutenir notre action de grâce en cette fête de la patronne céleste des musiciens.

A la sainte messe :

  • Mémoire du XXIVème & dernier dimanche après la Pentecôte – Propre du jour chanté en vieux plain-chant parisien – Messe polyphonique : Marie Louis Cherubini (1760 † 1842), Troisième Messe solennelle en La majeur pour grand orchestre et chœur, créée pour le Sacre de Sa Majesté Charles X
  • Réponses polyphoniques aux récitatifs liturgiques de la sainte messe – Henri de Villiers
  • Procession & station à la statue de sainte Cécile : improvisation Vincent Rigot
  • Suite de la procession d’entrée : Sedenti in throno – Charles Gounod, extrait de l’oratorio Mors & Vita – Seconde partie : Judicium – n° 4 : Judex – texte tiré de l’Apocalypse V, 13
  • Introït – Loquebar (ton v.)
  • Kyrie & Gloria : de la Messe du Sacre de Charles X par Marie Louis Cherubini
  • Epître : Ecclésiastique LI, 13-17 : C’est pourquoi je veux te rendre grâces et te chanter tes louanges, Seigneur, notre Dieu.
  • Graduel – Audi filia (ton vii.)
  • Alleluia – Quinque prudentes virgines (ton v.)
  • Evangile : Matthieu XXV, 1-13 : L’époux vint, et celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui aux noces, et la porte fut fermée.
  • Credo : de la Messe du Sacre de Charles X par Marie Louis Cherubini
  • Offertoire – Afferentur (ton iv.)
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Propter veritatem – offertoire de la Messe du sacre de Charles X par Marie Louis Cherubini, sur le texte du psaume XLIV
  • Préface des Saints au propre de l’archidiocèse de Paris, ton solemnior
  • Sanctus : de la Messe du Sacre de Charles X par Marie Louis Cherubini
  • A l’élévation : O salutaris de la Messe du Sacre de Charles X par Marie Louis Cherubini
  • Agnus Dei : de la Messe du Sacre de Charles X par Marie Louis Cherubini
  • Pendant la communion : Marche religieuse, pour la communion du Roy, de la Messe du sacre de Charles X par Che-rubini, puis improvisation : Vincent Rigot
  • Communion – Confundantur (ton i.)
  • Prière pour la France, sur le VIème ton royal – faux-bourdon, harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris, orchestration de Nicolas Vardon. Lors du Sacre de 1825, Cherubini ne composa pas de Domine salvum fac Regem mais celui-ci fut chanté en faux-bourdon par la musique de la Chapelle
  • Ite missa est VIII
  • Pendant le dernier Evangile : Salve Regina
  • Fin de la procession de sortie : Fiat misericordia tua – Chœur final du Troisième Te Deum de Jean François Le Sueur (1760 † 1837), maître de cha-pelle de Notre-Dame de Paris et compositeur de la Chapelle Royale sous Charles X

IIndes vêpres de la solennité de sainte Cécile suivies du salut du Très-Saint Sacrement. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : ave verum, VIème ton – Prose du Très-Saint Sacrement du XIVème siècle, attribuée au pape Innocent VI († 1362)
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Ave Maria, du Ier ton
  • En l’honneur de sainte Cécile : Tuba cum citharis, du Ier ton – prose du XVème siècle
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es pastor ovium du Ier ton
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du Vème ton « Moderne »
  • Chant d’action de grâces : Christus vincit – plain-chant d’Aloys Kunc (1832 † 1895), maître de chapelle de la cathédrale de Toulouse.

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Télécharger le livret des IIndes vêpres de la solennité de sainte Cécile et du salut du Très-Saint Sacrement.

Précédentes Céciliades :

  • Messe solennelle Sainte Cécile de Charles Gounod (2001 & 2002),
  • Messe de sainte Cécile de Touve Ratovondrahety (2003),
  • Vêpres en musique de sainte Cécile avec psaumes & antiennes de Marc-Antoine Charpentier et Henry du Mont (2004, dans le cadre de l’année Charpentier),
  • Missa secunda de Hans Leo Hassler (2005),
  • Missa Salve Regina de Jean Langlais (2006),
  • Messe à 4 voix et deux dessus (H.1) de Marc-Antoine Charpentier (2007),
  • Messe Gaudete in Domino semper, du Sacre de Louis XVI, de François Giroust (2008),
  • Missa Octava de Hans Leo Hassler (2009),
  • Missa secunda de Hans Leo Hassler (2010),
  • Messe solennelle Sainte Cécile de Charles Gounod (2012),
  • Messe Gaudete in Domino semper, du Sacre de Louis XVI, de François Giroust (2013)
  • Messe solennelle Sainte Cécile de Charles Gounod (2014),
  • Messe à 4 chœurs (H.4) de Marc-Antoine Charpentier (2015),
  • Missa secunda de Hans Leo Hassler (2016),
  • Missa Decantabat populus à deux chœurs de Giovanni Croce (2017),
  • Messe solennelle Sainte Cécile de Charles Gounod (2018),
  • Messe Gaudete in Domino semper, du Sacre de Louis XVI, de François Giroust (2019),
  • Messe royale du IInd ton, d’Henry du Mont (2020),
  • Messe à 4 chœurs (H.4) de Marc-Antoine Charpentier (2021),
  • Missa Gaudeamus omnes de François Cosset (2021).
  • Messe de sainte Cécile d’Augustin D’Oliveira (2022),
  • Missa Assumpta est Maria (H. 11) de Marc-Antoine Charpentier (2023)
  • Messe solennelle Sainte Cécile de Charles Gounod (2024),

Programme du XXIVème dimanche après la Pentecôte – saints Eraste, Olympas, Rhodion, Sosipatros, Quartus & Tertius – ton 7

Martyre des saints Apôtres  Eraste, Olympas, Rhodion, Sosipatros, Quartus & Tertius - des 70 Disciples du ChristParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 23 novembre 2025 du calendrier grégorien – 10 novembre 2025 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour les saints Apôtres Eraste, Olympas, Rhodion, Sosipatros, Quartus & Tertius.

Ces différents saints sont des disciples et compagnons des voyages apostoliques de saint Paul, qui sont cités par différents écrits du Nouveau Testament, en particulier dans l’adresse finale de l’Epître aux Romains. La tradition les place parmi les 70 Disciples du Christ, en dépit de leurs noms aux consonances grecques ou romaines. Néanmoins, deux d’entre eux, Rhodion et Sosipatros, sont des parents de saint Paul, probablement juifs comme lui.

Celui sur lequel nous possédons le plus d’informations est saint Eraste de Corinthe. Converti à la foi en Jésus-Christ par saint Paul lors de son premier séjour à Corinthe (vers la fin de l’an 52), il mérita de lui être associé pour ses travaux d’évangélisation et pour ses voyages apostoliques. Avec Paul il parcourut la Judée et la Syrie (l’an 54) puis la Galatie & la Phrygie. A Ephèse, Eraste fut associé à la prédication de saint Paul avec Timothée. De là il les envoya tous deux en Macédoine, avec mission de l’y attendre :

« Et ayant envoyé en Macédoine deux de ceux qui le servaient dans son ministère, Timothée et Éraste, il demeura encore quelque temps en Asie. » Actes XIX, 22.

Saint Paul l’y rejoignit l’année suivante et ils partirent pour l’Achaïe et Corinthe, d’où écrivant aux Romains, il les salue de la part d’Eraste :

« Éraste, trésorier de la ville, vous salue. » Romains XVI, 23.

Inscription retrouvée à Corinthe avec la mention de saint Eraste, édile de la villeEraste possédait donc une fonction municipale de premier plan à Corinthe. Or il se trouve qu’au cours de fouilles archéologiques réalisées dans cette ville en 1929, on dégagea près de l’ancien théâtre une dalle gravée en gros caractères – datée de la moitié du Ier siècle de notre ère – qui porte le texte suivant : « ERASTVS PRO. AED. S. P. STRAVIT », ce qui peut se traduire par : « Erastus, procurateur et édile, posa cette pierre avec ses deniers ».

Mais lorsque saint Paul retourna à Rome pour y souffrir le martyre, Eraste demeura à Corinthe :

« Éraste est demeuré à Corinthe. J’ai laissé Trophime malade à Milet. » 2 Timothée IV, 20.

Les autres saints de ce jour nous sont connus par de brèves mentions de saint Paul :

Saint Olympas était un chrétien de Rome salué dans l’Epître aux Romains :

« Saluez Philologue et Julie, Nérée et sa sœur, et Olympas, et tous les saints qui sont avec eux. » Romains XVI, 15.

Saint Rhodion ou Hérodion était un parent de saint Paul, aussi présent à Rome :

« Saluez ceux qui sont de la famille d’Aristobule. Saluez Hérodion, mon cousin. Saluez ceux de la maison de Narcisse, qui sont nos frères dans le Seigneur. » Romains XVI, 15.

Selon la tradition, les saints Olympas et Hérodion furent décapités à Rome le même jour où mourut crucifié saint Pierre, le Prince des Apôtres, au cours de la persécution ordonnée par Néron.

Saint Sosipatros était aussi un cousin de saint Paul. Il aussi fit partie de ses voyages apostoliques, comme saint Eraste :

« [Paul] fut accompagné par Sosipatros, [fils] de Pyrrhus, de Bérée ; par Aristarque et par Second, qui étaient de Thessalonique ; par Gaïus, de Derbe, et par Timothée ; et par Tychique et Trophime, qui étaient tous deux d’Asie. » Actes XX, 4.

Il était à Corinthe avec Paul lorsque celui-ci écrit aux Romains :

« Timothée, qui est le compagnon de mes travaux, vous salue ; comme aussi Lucius, Jason et Sosipatre, qui sont mes parents. » Romains XVI, 21.

De même que saint Quartus :

« Caïus, qui est mon hôte, et toute l’Église, vous saluent. Éraste, trésorier de la ville, vous salue, et le frère Quartus. » Romains XVI, 23.

Enfin, saint Tertius est le scribe qui copia l’épître envoyée de Corinthe aux Romains sous la dictée de saint Paul :

« Je vous salue au nom du Seigneur, moi Tertius, qui ai écrit cette lettre. » Romains XVI, 22.

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Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Apôtres. Kondakion : du dimanche.

A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

Tropaires des Béatitudes : huit tropaires du ton dominical :
1. Il est beau à voir & bon à manger, * le fruit qui a causé mon trépas ; * mais le Christ est cet arbre de vie * dont je puis manger sans mourir ; * & je crie avec le bon Larron : ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
2. Dieu de tendresse, mis en croix, tu effaças * la cédule de l’antique péché d’Adam ; * de l’erreur tu sauvas l’ensemble des mortels : ** aussi nous te chantons, Bienfaiteur & Seigneur.
3. Sur le croix, Dieu de tendresse, tu clouas nos péchés, * par ta mort tu triomphas de la mort ; * d’entre les morts tu éveillas les trépassés ; ** aussi nous nous prosternons devant ta sainte Résurrection.
4. Dans les oreilles d’Eve le serpent injecta son venin, * mais le Christ sur l’arbre de la croix * fit jaillir pour le monde la douceur de la vie. ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
5. Au sépulchre on te dépose comme un mortel, * ô Christ, universelle Vie, * mais de l’Enfer ayant brisé les verrous, * tu ressuscites le troisième jour * avec gloire & puissance, illuminant le monde entier : ** gloire, Seigneur, à ta sainte Résurrection.
6. Ressuscité d’entre les morts le troisième jour, * le Seigneur donne aux Disciples sa paix ; * les bénissants, il les envoie et leur dit : ** Amenez tous les hommes au royaume de Dieu.
7. Lumière est le Père, lumière le Fils, * lumière aussi le Saint-Esprit, * mais une seule lumière est en eux trois, * car en trois personnes il n’y a qu’un seul Dieu * consubstantiel & coéternel ** sans division ni confusion depuis toujours & à jamais.
8. Tu mis au monde dans la chair * le Fils & Verbe du Père éternel * d’une manière que lui seul connaît ; * aussi, Vierge Mère de Dieu, * nous qui par toi fûmes divinisés, ** nous te crions : Réjouis-toi, espérance des chrétiens.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, * ouvert au Larron le Paradis ; * changé en joie les pleurs des myrrophores * et ordonné aux apôtres de prêcher. * Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, ** donnant au monde ta grande miséricorde !
2. Tropaire des Apôtres, ton 3 : Apôtres Saints, * priez le Dieu de miséricorde * afin que, le pardon de nos péchés, ** il l’accorde à nos âmes.
3. Kondakion des Apôtres, ton 4 : Des Apôtres en ce jour est apparue la sainte festivité * qui procure notoirement * la rémission de leurs péchés ** aux fidèles célébrant leur mémoire sacrée.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Autre kondakion des Apôtres, ton 2 : Après avoir illuminé votre esprit avec la lumière divine, * vous avez par votre sagesse détruit les ruses des orateurs ; * et pour avoir pêché tous les païens, O glorieux apôtres, * vous les avez amené au salut, ** en leur apprenant à glorifier la Trinité divine.
6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
7. Kondakion du dimanche, ton 7 : Désormais la force de la mort est impuissante à retenir les mortels, * car le Christ est descendu, brisant et détruisant les puissances de la mort ; * l’Enfer est enchaîné, * les Prophètes tous ensemble se réjouissent. * Le Sauveur, disent-ils, est apparu à ceux qui demeurent dans la foi ; ** venez, fidèles, prendre part à la Résurrection.

Prokimen
Du dimanche, ton 7 :
℟. Le Seigneur donne la puissance à son peuple, le Seigneur bénit son peuple dans la paix (Psaume 28, 11).
℣. Rendez au Seigneur, fils de Dieu, rendez au Seigneur la puissance & la gloire (Psaume 28, 1).

Epître
Du dimanche : Ephésiens (§ 221) II, 14-22.
Car c’est par Lui que nous avons accès les uns et les autres auprès du Père dans un même Esprit.

Alleluia
Du dimanche, ton 7 :
℣. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
℣. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).

Evangile
Du dimanche : Luc (§ 53) X, 25-37.
Il s’approcha donc de lui, versa de l’huile et du vin dans ses plaies, et les banda ; et l’ayant mis sur son cheval, il le mena dans une hôtellerie, et prit soin de lui.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

Fichier PDF du livret des choristes.

Programme de la solennité de saint Eugène, premier évêque de Tolède & martyr, patron

Le martyre de saint Eugène - fresque de Francisco Bayeu y Subías (1734 † 1795) - cloître de la cathédrale de TolèdeSaint-Eugène, le dimanche 16 novembre 2025, procession des reliques de saint Eugène, puis messe solennelle de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Saint Eugène est mis au nombre des disciples ou des compagnons de saint Denys Ier, évêque de Paris, dans plusieurs actes des martyrs. Ce saint évêque l’envoya dans plusieurs lieux pour visiter les Eglises confiées à ses soins. Revenu de ses visites après le martyr de saint Denys, lorsque la persécution était encore des plus vives, il fut pris dans un village qu’on appelle Deuil, qui est à trois lieues de Paris ; et là, après avoir donné des marques éclatantes de sa foi, il fut condamné à avoir la tête tranchée, par la sentence du gouverneur Sisinnius Fescenninus. Son corps fut jeté par les gentils dans un certain lac, dit le lac Marchais. Hercold, homme d’une grande considération, qui avait déjà fait bâtir une église sur le tombeau de saint Denys, le chercha dans ce lac, et l’ayant trouvé, l’ensevelit honorablement, à l’endroit même où il avait souffert le martyre, et il y fit élever un magnifique oratoire. Son corps ayant été transporté, avant le Xe siècle, dans le monastère de saint Denys en France, plusieurs portions de ses reliques furent envoyées dans différentes églises de France et d’Espagne, où elles sont en grande vénération.
Du Propre de Paris, au 15 novembre, IVe leçon du IInd nocturne de l’office de la nuit, en la fête de saint Eugène.

A la sainte messe :

IIndes vêpres de la solennité de saint Eugène – mémoire des IIndes vêpres du XXIIIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

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Télécharger le livret des secondes vêpres & du salut au format PDF.
Télécharger le feuillet de la mémoire des secondes vêpres du XXIIIème dimanche après la Pentecôte au format PDF.

Histoire de saint Eugène et de ses reliques

Programme du XXIIIème dimanche après la Pentecôte – ton 6

Dimanche ton 6 - icône de la résurrection du ChristParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 16 novembre 2025 du calendrier grégorien – 3 novembre 2025 du calendrier julien, office de matines de la Résurrection à 9h.

Dimanche du ton VI de l’Octoèque.

A matines

Versets du matin, ton 6
1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Les vertus angéliques sur ton tombeau, * les gardes pétrifiés de crainte, * Marie près de ton sépulcre cherchait ton corps très pur ; * Toi, Tu captives l’enfer sans être séduit. * Tu vas à la rencontre de la Vierge, ** Tu donnes la Vie, ô Ressuscité des morts, gloire à toi ! (deux fois)
2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
3. Théotokion, ton 6 : Toi qui as appelé ta mère « la Toute-bénie », * Tu es venu, par ta propre volonté, souffrir la Passion, * Tu as resplendi sur la Croix voulant rechercher Adam / et Tu as dit aux anges : * réjouissez-vous avec moi, car la drachme perdue a été retrouvée. ** Toi qui as tout ordonné avec sagesse, gloire à toi.

Polyeleos.
Tropaires eulogétaires de la Résurrection, ton 5

Hypakoï du dimanche, ton 6
Par ta mort volontaire et vivifiante, ô Christ, * Tu as brisé les portes des enfers, car Tu es Dieu ; * Tu nous as ouvert l’antique paradis ** et, ressuscité des morts, Tu as délivré notre vie de la corruption.

Prokimen
Du dimanche, ton 6 :
℟. Seigneur, réveille ta puissance, * et viens nous sauver (Psaume LXXIX, 3).
℣. Pasteur d’Israël, sois attentif, toi qui mènes Joseph comme une brebis (Psaume LXXIX, 2).

Ier évangile de la Résurrection : Matthieu (§ 116) XXVIII, 16-20.
Allez donc, et instruisez tous les peuples, les baptisant au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.

Chant de la Résurrection. Psaume 50. Stichères du Psaume 50, ton 6.

Canon

Canon du dimanche (4 tropaires), œuvre de saint Jean Damascène (676 † 749), de la Mère de Dieu alphabétique (2 tropaires), des Martyrs (4 tropaires) et du Mégalomartyr Georges (4 tropaires). Catavasies de la Mère de Dieu, ton 4 (ton grec, tradition de Valaam).

Après la 6ème ode : em>Kondakion du dimanche, ton 6 : De sa main, source de vie, * le Donateur de vie a ressuscité tous les morts du fond des ténèbres, * lui, le Christ Dieu, * qui a accordé la résurrection à l’homme qu’il avait façonné, * car il est le Sauveur, la résurrection et la Vie de tous, ** lui, le Dieu de l’univers.

Les Laudes, ton 6

Grande doxologie
Tropaire du dimanche (pair), ton 6

Conclusion des matines

Télécharger le livret des matines de la résurrection du 6ème ton au format PDF

Programme de la fête de la dédicace de l’Archibasilique du Très-Saint-Sauveur

Basilique et palais du Latran avant 1735 par Giuseppe VasiSaint-Eugène, le dimanche 9 novembre 2025, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h. Secondes vêpres, salut du Très-Saint Sacrement & vêpres des morts à 17h45

Nous fêtons en ce jour la dédicace de l’Archibasilique du Très-Saint-Sauveur, plus connue sous le nom de Saint-Jean-de-Latran, cathédrale du pape à Rome, qui est considérée de ce fait comme la première de toutes les églises de la Ville éternelle et du monde :

Sacrosancta Lateranensis Ecclesia
Omnium Vrbis et Orbis
Ecclesiarum Mater et Caput
.

La très-sainte Eglise du Latran
Mère et cheffe
de toutes les Eglises de la Ville & du Monde
.

Sacrosancta Lateranensis Ecclesia Omnium Vrbis et Orbis Ecclesiarum Mater et Caput

L’empereur Constantin le Grand, après la paix de l’Eglise de 313, offrit au pape Miltiade († 314) le palais du Latran, vaste domaine de la famille des Laterani qui lui était échu suite à son mariage avec Fausta, sœur de Maxence. L’empereur y démarra la construction d’une somptueuse basilique, qui fut sans doute la première église en Occident dont on célébra solennellement la dédicace. Celle-ci fut accomplie le 9 novembre 324 par le pape saint Sylvestre Ier, qui y dressa sa cathèdre – le Saint Siège Apostolique -, la basilique devenant dès lors la cathédrale de Rome, centre de l’enseignement & du gouvernement de l’Eglise, et foyer de la liturgie catholique romaine. Son palais devint la résidence des papes. Dans le maître-autel, le pape saint Sylvestre Ier fit inclure les restes de l’autel eucharistique de se servit saint Pierre et après lui tous les papes martyrs des trois premiers siècles. Sur cet autel – l’autel papal – ne peut célébrer que le pape.

Donation de saint Constantin au pape saint SylvestreLa basilique constantinienne fut placée sous le vocable du Très-Saint-Sauveur (sa fête patronale est fixée au 6 août, jour de la Transfiguration), en action de grâces pour la victoire de Constantin à la bataille du Pont Milvius. Au cours des siècles, on la désigna plus couramment sous le nom de Saint-Jean-de-Latran, en raison du baptistère annexé – l’un des plus vieux de la chrétienté – et qui était dédié depuis le IVème siècle à saint Jean Baptiste.

La basilique fut richement dotée par les premiers empereurs chrétiens. Ces richesses furent néanmoins pillées par les Wizigoths d’Alaric en 410 & la basilique fut ruinée par les Vandales de Genséric en 455, mais elle fut reconstruite par saint Léon le Grand († 461), et saint Grégoire le Grand († 604) témoigne de sa splendeur retrouvée lorsqu’il l’appelle la Basilica Aurea, la Basilique d’Or.

Entre le IVème et le VIème siècle, s’organise la liturgie stationnale romaine : à certains jours de l’année liturgique, le peuple romain se ressemble autour du pape à une église (l’église de la collecte) pour aller en procession à une autre église (l’église de la station) où le pape, entouré du clergé, célébrait solennellement le Saint Sacrifice de la messe. Le Missel romain de saint Pie V a conservé la mention de ces stations liturgiques en tête des différentes messes stationnales. La station à Saint-Jean-de-Latran – « Statio ad S. Joannem in Laterano » – se retrouve à des dates majeures de l’année liturgique :

  • au début et à la fin du carême, du moins à ses dates antiques, tel qu’il se présentait avant saint Grégoire le Grand : le premier dimanche de carême et le Jeudi-Saint,
  • au dimanche des Rameaux,
  • à la vigile pascale,
  • au samedi in Albis qui clôturait l’octave pascale,
  • au mardi des Rogations,
  • à la vigile de la Pentecôte.

Les stations de la vigile pascale et de la vigile de la Pentecôte s’expliquent par le fait que l’on baptisait les catéchumènes à Rome au cours de ces deux cérémonies et que très longtemps le baptistère du Latran fut le seul de toute la Ville. De même celle du samedi in Albis, puisque les néophytes y déposaient après vêpres le vêtement blanc qu’ils avaient reçus au baptême.

Restaurée sous Adrien Ier († 795), l’archibasilique subit un terrible tremblement de terre en 896, mais fut reconstruite par le pape Serge III († 911).

A cette occasion, Serge III fit une nouvelle consécration de l’archibasilique qui fut dédiée de façon complémentaire à saint Jean-Baptiste. Une troisième dédicace fut accomplie par le pape Lucius II († 1145) qui la plaça cette fois sous le co-patronage complémentaire de saint Jean l’Evangéliste.

Façade latérale du Latran vers 1752 par Giuseppe VasiDepuis lors, le titre officiel complet de la cathédrale de Rome devint : Archibasilica Sanctissimi Salvatoris et Sanctorum Iohannes Baptista et Evangelista in Laterano, ce qui peut se traduire par : Archibasilique du Très-Saint-Sauveur et des saints Jean le Baptiste et l’Evangéliste du Latran.

En dépit de ces vicissitudes du bâtiment, cette première période de l’histoire du Latran est l’une des plus glorieuses. Du haut de l’Episcopium lateranense, 160 papes gouvernèrent l’Eglise, de saint Sylvestre à Boniface VIII († 1303).

Dans ses murs se réunirent plus de 250 conciles, dont cinq des vingt-et-un conciles œcuméniques : Latran I (1123), Latran II (1139) – Latran III (1179) – Latran IV (1215) & Latran V (1512).

L’installation de Clément V en Avignon en 1307 arrêta brusquement cette ère glorieuse. Le long séjour des papes en France (1307-1377) laissa déserts leur basilique et palais du Latran, qui subirent pendant ce temps plusieurs outrages graves.

L'autel papal de Saint-Jean-de-Latran surmonté de son ciborium, abritant les reliquaires des chefs de saint Pierre & de saint PaulIncendiée en effet à une première reprise en 1307, la vénérable basilique fut réédifiée par ordre depuis Avignon de Clément V († 1314) et de Jean XXII († 1334). Endommagée par un séisme en 1349 et un second incendie en 1361, elle fut restaurée par Urbain V († 1370) et Grégoire XI († 1378) sous la direction de l’architecte Giovanni Stefani.

C’est le pape Urbain V qui depuis Avignon fit construire un nouveau ciborium qui surmonte aujourd’hui encore l’autel papal. Dans ce ciborium ont été placés les reliques les plus précieuses de Rome : les chefs sacrés mêmes des saints Apôtres Pierre & Paul, placés ainsi dans deux reliquaires au dessus de l’autel papal.

A leur retour à Rome en 1377, les papes ne s’établissent plus au Latran, qui en dépit des travaux, n’avait pas retrouvé son ancienne splendeur. C’est le palais du Vatican en hiver, et celui du Quirinal en été, qui deviennent les résidences pontificales habituelles. Dès lors, la basilique Saint-Pierre vit son importance symbolique s’affirmer, sans que pour autant les droits à la primauté de l’antique cathédrale du Latran ne disparaissent. En témoigne la cérémonie de la prise de possession du Latran par les papes, qui suit toujours immédiatement leur couronnement : après une remise des clefs au souverain pontife par le clergé de l’archibasilique, le pape célèbre la sainte messe sur l’autel papal puis donne sa bénédiction Urbi & Orbi depuis la loggia de l’impressionnante façade.

Archibasilique du Très-Saint-Sauveur (Saint-Jean-de-Latran)En prévision du jubilé de l’an 1650, le pape Innocent X confia à Francesco Borromini la restauration de la basilique. Le pape imposa à l’architecte de respecter le plus possible la forme antique de l’église et de laisser le grand plafond de la nef centrale datant du XVIème siècle. Borromini garda donc les dimensions de l’antique basilique (135 mètres de long et 65 mètres de large), ainsi que la disposition générale des cinq nefs, datant de l’époque constantinienne. Il fit installer les portes centrales en bronze qui sont celles originales de la Curie romaine. Il restaura l’intérieur en lui donnant un nouveau lustre baroque. Dans les niches qu’il prépara le long de l’allée centrale furent placées les statues monumentales des douze apôtres qui furent ajoutées au début du XVIIIème siècle.

L'intérieur de l'Archibasilique du Latran, avec les statues des 12 apôtres et l'autel papal surmonté de son ciborium du XIVème siècleAprès la spoliation de Rome par l’état italien, les accords du Latran signés le 11 février 1929 reconnaissent l’existence de l’Etat du vatican. L’archibasilique du Latran et son palais apostolique, ainsi que leurs annexes (Baptistère du Latran, Scala Santa) bénéficient de l’extraterritorialité et son rattachés au nouvel état.

Pour finir, notons que l’archibasilique a aussi de longue date un lien privilégié avec la France. En 1482, le roi de France Louis XI avait accordé des droits au chapitre du Latran sur l’abbaye de Clairac en Aquitaine. En contrepartie, le chapitre lui attribua le titre de chanoine d’honneur de Saint-Jean-de-Latran, titre que tous les rois de France reçurent par la suite. En remerciement de la protection des chanoines du Latran accordée par le roi Henri IV (leur abbaye française de Clairac avait subi les affres de la religion prétendue réformée), le chapitre du Latran fait aussi célébrer chaque année depuis 1604 une messe pour la prospérité de la France le 13 décembre, jour anniversaire de la naissance d’Henri.

 

IIndes vêpres de la fête de la dédicace de l’Archibasilique du Très-Saint-Sauveur suivies du salut du Très-Saint Sacrement. Au salut du Très-Saint Sacrement :

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Programme du XXIIème dimanche après la Pentecôte – ton 5

Dimanche ton 5 - la résurrection de Notre Seigneur Jésus-ChristParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 9 novembre 2025 du calendrier grégorien – 27 octobre 2025 du calendrier julien, office de matines de la Résurrection à 9h.

Dimanche du ton V de l’Octoèque.

A matines

Versets du matin, ton 5
1. Tropaire du dimanche, ton 5 : Le Verbe coéternel au Père et à l’Esprit, * né de la Vierge pour notre salut, * chantons-le, fidèles, et adorons-le, * car il a daigné dans sa chair monter sur la Croix * et supporter la mort, * afin de ressusciter les morts ** par sa glorieuse Résurrection. (deux fois)
2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
3. Théotokion, ton 5 : Réjouis-toi, porte infranchissable du Seigneur ; * réjouis-toi, rempart et protection de ceux qui accourent vers toi ; * réjouis-toi, havre qui nous abrite des tempêtes, * toi, l’Inépousée qui as enfanté dans la chair ton Créateur et ton Dieu ; ** ne cesse pas d’intercéder pour ceux qui chantent et vénèrent ton enfant.

Tropaires eulogétaires de la Résurrection, ton 5

Hypakoï du dimanche, ton 5
L’esprit troublé par la vue de l’ange * et l’âme illuminée par la divine résurrection, * les femmes myrrhophores portèrent la bonne nouvelle aux apôtres : * Annoncez parmi les nations la résurrection du Seigneur ** qui nous assiste par des miracles et nous accorde la grande miséricorde.

Prokimen
Du dimanche, ton 5 :
℟. Lève-toi, Seigneur mon Dieu, que ta main soit exaltée, * car Tu régneras pour les siècles (Psaume IX, 33 & 37).
℣. Je te confesserai, Seigneur, de tout mon cœur, je raconterai toutes tes merveilles (Psaume IX, 1).

XIer évangile de la Résurrection : Jean (§ 67) XXI, 15-25.
Jésus lui dit : Paissez mes agneaux.

Chant de la Résurrection. Psaume 50. Stichères du Psaume 50, ton 6.

Canon

Canon du dimanche (4 tropaires), œuvre de saint Jean Damascène (676 † 749), de la Croix & de la Résurrection (3 tropaires), de la Mère de Dieu alphabétique (3 tropaires) et du Martyr (4 tropaires). Catavasies de la Mère de Dieu, ton 4 (ton grec, tradition de Valaam).

Après la 6ème ode : Kondakion du dimanche, ton 5 : Tu es descendu aux enfers, ô mon Sauveur, * tu as brisé leurs portes, comme Tout-Puissant, * avec toi tu as ressuscité les morts, comme Créateur ; * et tu as brisé l’aiguillon de la mort * et Adam a été délivré de la malédiction, ô Ami des hommes. * Aussi te clamons-nous : ** Sauve-nous, Seigneur.

A la 9ème ode : chant du Magnificat.

Les Laudes, ton 5

Grande doxologie
Tropaire du dimanche (impair)

Conclusion des matines

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Commémoraison de tous les fidèles défunts

Messe de funéraillesSaint-Eugène, le lundi 3 novembre 2025, Requiem solennel de 19h.

Catéchisme sur le Purgatoire & sur la prière pour les morts

La prière pour les morts existe dès les premiers temps du christianisme. A côté de la célébration d’offices pour tel et tel défunt se développèrent par la suite des offices célébrés de façon plus générale (en particulier pour tous les bienfaiteurs défunts d’un monastère). Au VIIIème siècle, le monastère de Fulda célébrait chaque mois une commémoraison générale des fidèles défunts.

La célébration annuelle de l’office pour tous les fidèles défunts au 2 novembre, au lendemain de la Toussaint remonte à saint Odilon, abbé de Cluny. Celui-ci ordonne par un édit de 998 pour la centaine de monastères de sa congrégation que le 1er novembre, après les vêpres solennelles de la Toussaint, les cloches sonnent le glas funèbre et que les moines célèbrent au chœur l’office des défunts. Le lendemain, tous les prêtres doivent offrir à Dieu le divin sacrifice pro requiem omnium defunctorum. Diffusé dans toute l’Europe par les moines de Cluny, cet usage fut accueilli très vite par des diocèses (dès 1008 pour Liège) et finit par devenir général au XIVème siècle.

En raison des ravages causés dans la chrétienté par la Ière guerre mondiale, S.S. le Pape Benoît XV a autorisé tous les prêtres à célébrer le 2 novembre 3 messes pour les défunts, étendant un privilège que le Pape Benoît XIV avait accordé initialement aux états dépendants de la couronne d’Espagne. A cette occasion fut insérée dans le Missel Romain la préface pour les défunts, composition moderne inspirée d’une préface similaire en usage de longue date dans les diocèses français & qui figure au propre de Paris (hélas, de ce vénérable & antique texte, seule la sublime phrase vita mutatur non tollitur a été conservée intacte).

A la sainte messe :

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Programme du XXIème dimanche après la Pentecôte

Saint-Eugène, le dimanche 2 novembre 2025, grand’messe de 11h. Secondes vêpres, salut du Très-Saint Sacrement & vêpres des morts à 17h45

La Parabole du débiteur impitoyable

Pour plus de clarté, prenons un exemple. Si l’un de nous commet un adultère, un homicide, un sacrilège, eh bien, ces crimes plus importants que la dette de 10.000 talents, sont remis à ceux qui implorent, pour autant qu’eux-mêmes remettent à ceux qui leur doivent beaucoup moins. Mais si pour une injure reçue nous sommes implacables, si pour une parole amère nous gardons rancune sans fin, ne reconnaîtrons-nous pas que nous méritons d’être incarcérés et que par l’exemple de notre action nous nous fermons la possibilité du pardon pour nos fautes plus graves ?
Homélie de saint Jérôme, prêtre, VIIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

A la sainte messe :

  • Procession d’entrée : Dialogue à deux chœurs de Michel Corrette (1707 † 1795), organiste de Sainte-Marie-du-Temple et de Saint-Louis des Jésuites à Paris
  • Réponses polyphoniques aux récitatifs liturgiques de la sainte messe – Henri de Villiers
  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa XI Orbis factor
  • Epître : Ephésiens VI, 10-17 : Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, pour pouvoir vous défendre des embûches, des artifices du diable.
  • Evangile : Matthieu XVIII, 23-35 : C’est ainsi que mon Père qui est dans le ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne du fond de son cœur à son frère.
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : orgue
  • Après la Consécration : O Salutaris de l’Abbé du Gué, maître de chapelle de Saint-Germain-L’Auxerrois (1768 -1780) puis de Notre-Dame de Paris (1780 – 1790) – Harmonisation d’Amédée Gastoué (1873 † 1943), maître de chapelle de Saint-Jean-Baptiste-de-Belleville, commandeur de Saint Grégoire le Grand
  • Pendant la communion :
    • Anima Christi – prière des livres d’Heures du XIVème siècle, dite prière de saint Ignace car celui-ci l’a placée au début de ses « Exercices spirituels » – polyphonie de l’abbé Auguste Chérion (1854 † 1904), maître de chapelle de La Madeleine
    • Fugue de la suite du 3ème ton de Jean-François d’Andrieu (1682 † 1738), organiste de Saint-Barthélémy et du Roi à Versailles
  • Prière pour la France, faux-bourdon parisien du Ier ton (d’après l’édition de 1739)
  • Ite missa est XI
  • Pendant le dernier Evangile : Sub tuum præsidium
  • Procession de sortie : Je vous salue avec amour – Angelus breton

IIndes vêpres du XXIème dimanche après la Pentecôte. Les vêpres du dimanche sont suivies du chant des vêpres des morts à 17h45. Au salut du Très-Saint Sacrement :

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Programme du XXIème dimanche après la Pentecôte – saint Artème – ton 4

Saint Artème d'Antioche, le mégalomartyrParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 2 novembre 2025 du calendrier grégorien – 20 octobre 2025 du calendrier julien, office de matines de la Résurrection à 9h.

Dimanche du ton IV de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint mégalomartyr Artème.

Artème était gouverneur militaire d’Alexandrie et de l’Egypte sous l’empereur Constantin. Lors des persécutions de l’empereur Julien l’Apostat qui était retourné au paganisme et qui restituait aux idoles les temples qui avaient été transformés en églises, il fut arrêté et condamné par l’impie empereur pour avoir détruit des idoles en Egypte.

Théodoret nous rapporte les circonstances de son arrestation : Julien l’Apostat avait fait installer un autel à côté de son trône et commandé à tous ses soldats qu’en recevant d’une main l’argent de leur solde, ils missent de l’autre de l’encens sur les charbons ardents qui étaient disposés sur cet autel. Plusieurs ne s’aperçurent pas de cette malice, mais beaucoup protestèrent contre cette tromperie. « Alors Artème, homme considérable dans l’armée en parla librement à Julien, qui sachant d’ailleurs qu’il avait brisé plusieurs idoles, lui fit couper la tête ».

Artème fut décapité à Antioche. L’empereur joignit à la peine de mort qu’il avait prononcé contre son général celle de la confiscation de tous ses biens.

A matines
Versets du matin, ton 4
1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Ayant appris de l’Ange la prédication lumineuse de la Résurrection, * et le terme de l’ancestrale condamnation, * les femmes disciples du Seigneur * dirent, pleines de fierté, aux Apôtres : * « Renversée est la mort ! * Le Christ Dieu est ressuscité, ** donnant au monde sa grande miséricorde ! » (deux fois)
2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
3. Tropaire du Mégalomartyr, ton 4 : Ton Martyr, Seigneur, Artème, * pour le combat qu’il a mené, a reçu la couronne d’immortalité de toi, notre Dieu ; * animé de ta force, il a terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons ; ** par ses prières sauve nos âmes.
4. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
5. Théotokion, même ton : Le mystère caché depuis les siècles et inconnu des Anges * par toi est apparu aux hommes, ô Mère de Dieu ; * Dieu s’est incarné par une union sans confusion * et il a volontairement accepté la Croix pour nous ; * par elle ayant ressuscité le premier homme, ** Il a sauvé nos âmes de la mort.

Polyeleos. Tropaires eulogétaires de la Résurrection, ton 5

Hypakoï du dimanche, ton 4
Accourues les premières, * les femmes myrrhophores portèrent aux apôtres * l’annonce de ta merveilleuse résurrection, ô Christ, * car Tu es ressuscité en tant que Dieu, ** accordant au monde la grande miséricorde.

Prokimen
Du dimanche, ton 4 :
℟. Lève-toi, Seigneur, viens à notre aide, * et délivre-nous à cause de ton Nom (Psaume XLII, 27).
℣. Dieu, nous avons entendu de nos oreilles, et nos pères nous ont raconté (Psaume XLIII, 2).

Xer évangile de la Résurrection : Jean (§ 66) XX1, 1-14.
Alors le disciple que Jésus aimait, dit à Pierre : C’est le Seigneur. Et Simon-Pierre ayant appris que c’était le Seigneur, mit son habit (car il était nu), et il se jeta dans la mer.

Chant de la Résurrection. Psaume 50. Stichères du Psaume 50, ton 6.

Canon

Canon du dimanche (4 tropaires), œuvre de saint Jean Damascène (676 † 749), de la Croix & de la Résurrection (2 tropaires), de la Mère de Dieu alphabétique (2 tropaires) et du Mégalomartyr (6 tropaires), œuvre de saint Joseph l’Hymnographe (816 † 886), avec l’acrostiche : Donne-moi, Bienheureux, ton abondante grâce. Joseph. Catavasies de la Mère de Dieu, ton 4 (ton grec, tradition de Valaam).

Après la 3ème ode : Kondakion du mégalomartyr, ton 2 : Le pieux et couronné martyr, * qui triompha en remportant la victoire sur les ennemis * Artème, célébrons-le dignement par nos chants * lui qui est très grand parmi les martyrs * et très riche dispensateur de miracles, ** car il prie le Seigneur pour nous tous.

Après la 6ème ode : Kondakion du dimanche, ton 4 : Mon sauveur & mon libérateur, * au sortir du tombeau * a libéré et ressuscité tous les habitants de la terre, car il est Dieu. * Il a brisé les portes des enfers, ** et lui le Maître, il est ressuscité le troisième jour.

Les Laudes, ton 4

Grande doxologie
Tropaire du dimanche (pair), ton 4

Conclusion des matines

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Télécharger le livret des choristes pour les matines de la fête du mégalomartyr Artème.

Programme de la fête de tous les saints

Page de garde d'un martyrologe romainSaint-Eugène, le samedi 1er novembre 2025, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Catéchisme sur la fête de tous les saints

Aujourd’hui, bien-aimés frères, nous célébrons, dans l’allégresse d’une solennité commune, la fête de tous les Saints. Leur société réjouit les cieux, leur protection console la terre, leur triomphe couronne la sainte Église. Plus la profession de leur foi a été ferme dans les tourments, plus ils ont d’éclat dans la gloire. Car la violence du combat s’augmentant, l’honneur des combattants s’est aussi accru. Les diverses tortures du martyre rehaussent le triomphe, et des souffrances plus affreuses ont procuré de plus délicieuses récompenses. Notre mère l’Église catholique, répandue au loin dans tout l’univers, à qui Jésus-Christ, son chef, apprit par son exemple à ne craindre ni les outrages, ni les croix, ni la mort, s’est de plus en plus fortifiée, non par la résistance, mais par la patience. Pour encourager toutes ces légions d’illustres athlètes, jetés en prison comme des criminels, et pour les animer tous à soutenir le combat avec la même ardeur et un courage égal, elle leur a inspiré la sainte ambition d’un glorieux triomphe.
Sermon de saint Bède le Vénérable, prêtre, IVème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au second nocturne.

A la messe :

  • Vénération des reliques de l’église : antienne Angeli, archangeli
  • Procession d’entrée : Judex – Charles Gounod, extrait de l’oratorio Mors & Vita – Seconde partie : Judicium – n° 4 : Judex – Apocalypse V, 13
  • Propre grégorien du jour
  • Kyrie IV – Cunctipotens Genitor Deus
  • Gloria IV
  • Epître : Apocalypse VII, 2-12 : Je vis ensuite une grande multitude que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple et de toute langue. Ils se tenaient debout devant le trône et devant l’Agneau, vêtus de robes blanches, et ayant des palmes dans leurs mains.
  • Séquence parisienne : Sponsa Christi, quæ per orbem – selon la tradition, l’orgue figure les versets impairs
  • Evangile : Matthieu V, 1-12 : Bienheureux ceux qui souffrent persécution pour la justice ; parce que le royaume des cieux est à eux.
  • Credo III
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Offertoire de la suite du 2nd ton de Jean-François d’Andrieu (1682 † 1738), organiste de Saint-Barthélémy et du Roi à Versailles
  • Sanctus IV
  • Après la Consécration :
  • Agnus Dei IV
  • Pendant la communion : Basse de trompette du 1er livre d’orgue de Pierre du Mage (1674 † 1751), conseiller du Roi, organiste de la collégiale royale de Saint-Quentin puis de la cathédrale de Laon
  • Ite missa est IV
  • Après le dernier Evangile : Salve Regina
  • Procession de sortie : Chantons les combats – texte de l’Abbé Jean-Baptiste Marduel (1763 † 1848), vicaire de Saint-Roch, chanoine des cathédrales de Lyon & de Paris (in Nouveau Recueil de cantiques sur les principales vérités de la foi et de la morale à l’usage du diocèse de Lyon, 1805) – musique : Henri Adam de Villiers

https://www.youtube.com/channel/UCIz1_vK-gfwd26Q3cIvDxPg

IIndes vêpres de la Toussaint suivies du salut du Très-Saint Sacrement. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : ave verum, VIème ton – Prose du Très-Saint Sacrement du XIVème siècle, attribuée au pape Innocent VI († 1362)
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Ave Maria, du Ier ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Exaudi Christe – extrait des Laudes regiæ – ton de Reims.
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo nancéen – mélodie du Ier ton en usage dans le diocèse de Nancy
  • Chant d’action de grâces : O salutaris hostia sacra – motet au Très-Saint Sacrement, pour les défunts – plain-chant musical de François de La Feillée (Méthode de plain-chant de 1748)

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