Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du XXVème dimanche après la Pentecôte

Vème dimanche après l'Epiphanie : le bon grain & l'ivraieSaint-Eugène, le dimanche 10 novembre 2013, grand’messe de 11h.

Oraisons & lectures reprises du Vème dimanche après l’Epiphanie.
Le bon grain & l’ivraie.

Mais comme le Seigneur nous dit qu’ils ont été semés au milieu du blé, il semblerait bien qu’ils signifient ceux qui appartiennent à une même communion. D’autre part, le Seigneur interprète le champ comme étant non pas l’Église mais ce monde ; on peut aussi comprendre qu’il s’agit d’hérétiques car en ce monde, ils sont mêlés aux bons non pas dans la société d’une même Église ou dans celle d’une même foi, mais dans la société du seul nom chrétien. Quant à ceux qui, au sein d’une même foi, sont mauvais, il faut les regarder comme de la paille, plutôt que comme de l’ivraie, car la paille a la même souche que le blé et une racine commune. »
Homélie de saint Augustin, évêque, VIIIèmeleçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

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Programme du XXème dimanche après la Pentecôte – saints Térence & Néonile – Saint Etienne le Sabbaïte – ton 3

Martyre des saints Térence & Néonile et de leurs sept enfants Sarbèle, Photos, Théodule, Hiérax, Nitas, Vilos & EunicéeParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 10 novembre 2013 du calendrier grégorien, 28 octobre 2013 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton III de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour les saints martyrs Térence & Néonile et leurs sept enfants : leurs 6 fils Sarbèle, Photos, Théodule, Hiérax, Nitas, Vilos & leur fille Eunicée. Ils furent décapités en Syrie sous la persécution de Dèce au IIIème siècle, non sans avoir subi des tortures multiples et raffinées. Prions cette sainte famille syrienne en nos temps troublées tant pour la famille que pour la Syrie !

Nous fêtons aussi en ce jour notre vénérable Père saint Etienne le Sabbaïte, compositeur de canons et neveu de saint Jean Damascène.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du vénérable Père. Kondakion : du dimanche.
A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des martyrs. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : huit tropaires du ton dominical :
1. Adam, notre premier père, ayant transgressé ton commandement, * ô Christ, tu l’as chassé du Paradis ; * mais, compatissant, tu fis entrer le bon Larron * te confessant sur la croix et criant : * Souviens-toi de moi, Sauveur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Pour notre faute, tu nous condamnas * à la malédiction de la mort, Seigneur source-de-vie ; * mais, souffrant dans ton corps, Maître sans péché, * tu fis revivre les morts qui s’écrièrent : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Ressuscité d’entre les morts, tu nous sauvas de nos passions, * Seigneur, par ta sainte Résurrection ; * et, Sauveur, tu as détruit toute la puissance de la mort ; * c’est pourquoi nous, les fidèles, te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Par ta sépulture de trois jours tu éveillas, * Dieu, les morts qu’aux Enfers tu vivifias ; * et, dans ta bonté, tu fus la source de l’immortelle vie * pour nous tous, fidèles, qui sans cesse te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. Aux Myrophores tu apparus d’abord, * Sauveur ressuscité d’entre les morts, * leur criant&nbsp: Réjouissez-vous ! * et par elles, ô Christ, tu révèles ton éveil à tes amis ; * aussi te crions-nous : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
6. Sur la montagne Moïse, étendant les bras, préfigurait la croix et triomphait d’Amalec ; * nous-mêmes, nous la prenons pour combattre les démons * et tous ensemble avec foi te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
7. Fidèles chantons le Père, le Fils, le Saint-Esprit, * un seul Dieu, un seul Seigneur, * car la Trinité, soleil unique au trine éclat, * illumine tous ceux qui lui crient : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
8. Réjouis-toi, divine Porte que franchit, * sans en briser les scellés, * le Créateur lorsqu’il prit chair de toi, * Nuée légère portant le Christ, divine ondée ; * réjouis-toi, Echelle et Trône des cieux ; ** réjouis-toi, Montagne sainte, fertile et n’ayant pas subi d’entaille.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les Célestes soient en liesse ! * Que les terrestres se réjouissent ! * Car le Seigneur a établi son Règne par son bras, * terrassant la mort par la mort, * Lui le Premier-Né d’entre les morts. * Il nous libère du ventre de l’enfer, ** et offre au monde la grande miséricorde.
2. Tropaire des martyrs, ton 4 : Tes Martyrs, Seigneur, * pour le combat qu’ils ont mené ont reçu la couronne d’immortalité de toi, notre Dieu ; * animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons ; ** par leurs prières sauve nos âmes.
3. Tropaire du vénérable Père, ton 8 : Guide de l’Orthodoxie, maître de piété et de sainteté * luminaire de l’univers, ornement des pontifes, inspiré par Dieu, * saint Etienne, tu nous as tous illuminés par tes sages enseignements, * toi qui fus comme une lyre vibrant au souffle de l’Esprit. * Intercède auprès du Christ notre Dieu pour qu’Il sauve nos âmes.
4. Kondakion des martyrs, ton 4 : Pour la Joie du monde entier, * revient en ce jour la sainte mémoire des martyrs * Térence, Néonile, et leurs enfants: * accourons donc avec ferveur * pour recevoir les guérisons, * car l’Esprit Saint leur a donné le pouvoir * de guérir les maux et les passions de nos âmes.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion du vénérable Père, ton 4 : Ayant planté le paradis des vertus * et l’ayant arrosé sous les flots de tes pleurs, * illustre Père, toi qui as trouvé l’Arbre de Vie, * sauve de la ruine, par tes prières, tout ton troupeau; * délivre du péril ceux qui te vénèrent avec ardeur, * car en toi, sage Etienne, nous possédons, * nous les fidèles, un très grand protecteur.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion du dimanche, ton 3 : Du tombeau tu es ressuscité * en ce jour, ô Dieu de miséricorde, * nous arrachant aux portes de la mort ; * en ce jour Adam tressaille d’allégresse et Eve danse de joie, * et tous ensemble les Patriarches & les Prophètes chantent inlassablement ** la force & la puissance de ta divinité.

Prokimen
Du dimanche, ton 3 :
℟. Sonnez pour notre Dieu, sonnez ; sonnez pour notre Roi, sonnez ! (Psaume 46, 7).
℣. Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ! (Psaume 46, 2).

Epître
Du dimanche : Galates (§ 200) I, 11-19.

Alleluia
Du dimanche, ton 3 :
℣. En toi, Seigneur, j’ai mon abri ; sur moi pas de honte à jamais (Psaume 30, 2).
℣. Sois pour moi un Dieu qui me défend, un lieu fort qui me sauve (Psaume 30, 3.)

Evangile
Du dimanche : Luc (§ 38) VIII, 26-39.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

Programme du XXIVème dimanche après la Pentecôte

4ème dimanche après l'EpiphanieSaint-Eugène, le dimanche 3 novembre 2013, grand’messe de 11h.

Oraisons & lectures reprises du IVème dimanche après l’Epiphanie.
La tempête apaisée.

Lui, cependant, dormait. Mais ils vinrent l’éveiller en disant : ‘Seigneur, sauve nous.’ » Nous lisons dans Jonas une figure de ce miracle : alors que tous les autres sont en danger, lui-même dort, tranquille ; on le réveille ; par son ordre et par le signe symbolique de sa passion, il délivre ceux qui l’ont réveillé. « Alors, se levant, il menaça les vents et la mer. » Ce passage nous donne à comprendre que toutes les créatures reconnaissent le Créateur. On les gronde, on leur commande ; elles reconnaissent le maître non parce que toutes choses sont animées, comme le pensent à tort certains hérétiques, mais parce que la majesté du Créateur lui rend sensibles les choses qui pour nous sont insensibles.
Homélie de saint Jérôme, prêtre, VIIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

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Programme du XIXème dimanche après la Pentecôte – Saint Hilarion le Grand – ton 2

Saint Hilarion le GrandParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 3 novembre 2013 du calendrier grégorien, 21 octobre 2013 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton II de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour notre vénérable Père saint Hilarion le Grand.

Saint Hilarion le Grand est l’un des disciples de saint Antoine le Grand et l’un des Pères des origines du monachisme au IVème siècle. Sa vie a été écrite par saint Jérôme, qui nous donne de nombreux détails sur les nombreux miracles qu’il opéra.

Hilarion est né de parents païens vers l’an 291 dans le village palestinien de Tabatha, non loin de Gaza. Envoyé à Alexandrie pour y étudier, il y découvre le Christ et demande le baptême. Après avoir entendu un compte rendu de la vie angélique de saint Antoine le Grand, Hilarion se mit quelques mois à son école et devint son disciple. Revenu avec quelques compagnons en sa terre natale pour découvrir que ses parents étaient morts, il distribue son héritage aux pauvres & à ses frères moines et se retire dans le désert près de la ville de Maïouma (le port de Gaza). Il n’était alors âgé que de 15 ans.

Pratiquant des jeunes austère au désert, il triomphe des tourments que les démons tentaient de l’affliger ; on dit de lui qu’il pouvait réciter toute l’Ecriture par cœur. Un jour que des brigands l’abordaient en disant : « Que ferais-tu si des voleurs venaient à toi ? », il répondit « Un homme qui n’a rien n’a point peur des voleurs. » Ceux-ci renchérirent : « Mais ils te peuvent tuer ! » – « Ils le peuvent sans doute, répliqua le saint, mais cela ne fait pas que je les craigne, parce que je suis tout préparé à la mort ». Confondus, les brigands promirent au saint de changer de vie.

A partir de 22 ans, saint Hilarion commença à opérer de nombreux miracles par le nom de Jésus-Christ: il guérit les malades, rend la vue aux aveugles & délivre les possédés du démon. Autour de sa hutte dans le désert de Maïouma se forme une importante communauté monastique et les foules accourent au désert ! Lors des terribles années du règne de Julien l’Apostat, son monastère est ruiné par les habitants de Gaza et commence pour Hilarion une longue pérégrination, initialement pour fuir la persécution des païens, mais aussi pour fuir les foules des fidèles qui cherchent auprès de lui à recevoir miracles & guérison. Le saint se réfugie en Lybie puis en Sicile, en Dalmatie et enfin à Chypre. Il y rendit à Dieu l’esprit, à plus de 80 ans, et ses dernières paroles avant d’expirer furent : « Sors mon âme, que crains-tu ? Sors mon âme, de quoi as-tu peur ? Tu as servi Jésus-Christ près de soixante-dix ans, & tu crains la mort ? »

Il est aussi fêté à la même date du 21 octobre par le rit romain :

En Chypre, l’anniversaire de saint Hilarion, abbé. Saint Jérôme a écrit sa vie pleine de vertus et de miracles.
Martyrologe romain du 21 octobre.

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du vénérable Père. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : six tropaires du ton dominical et 4 tropaires de la 3ème ode du canon du vénérable Père :
1. Reprenant la prière du bon Larron, * ô Christ, nous te disons : * Souviens-toi de nous, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Ta croix, nous te l’offrons * pour la rémission de nos péchés : * Seigneur, tu l’as supportée ** par amour pour les hommes.
3. Devant ta Sépulture & ta sainte Résurrection, * Maître, nous nous prosternons : * par elles tu rachetas de la corruption, ** Ami des hommes, le monde entier.
4. Seigneur, l’empire de la Mort * par ta mort fut englouti, * & par ta sainte Résurrection, ** Dieu sauveur, tu as sauvé l’univers.
5. Au plus profond de l’Enfer, * lorsqu’ils virent ta clarté, * ceux qui dormaient dans les ténèbres de la mort, * ô Christ, se levèrent, ressuscités.
6. Ressuscité du tombeau, * tu vins au-devant des Myrophores, * et les Disciples reçurent la mission ** de proclamer ta Résurrection.
7. Ayant guéri l’enflure des passions, * bienheureux Hilarion, par ton ascèse continue * tu les fis dépérir en t’écriant : * Nul n’est saint comme toi, ô notre Dieu, ** nul n’est juste comme toi, Seigneur.
8. Avec le glaive de la tempérance tu as déchiré * les tuniques de peau, symboles de la mort * et tu as tissé le vêtement du salut * en disant au Créateur : Tu es mon Dieu, ** nul n’est juste comme toi, Seigneur.
9. Fortifié par l’espérance de l’éternité, * Père théophore, tu fus conduit vers Dieu * par les mains du bienheureux Antoine ; * l’ayant imité, toi-même tu devins un flambeau ** rayonnant de miracles, vénérable Hilarion.
10. Celui qui façonna toute chose par sa seule volonté * a daigné prendre notre forme * et se laisser façonner, divine Mère, dans ton sein ; * nous lui disons : Tu es notre Dieu, ** nul n’est saint comme toi, Seigneur.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : * Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi !
2. Tropaire du vénérable Père, ton 8 : Par les flots de tes larmes tu as fait fleurir le stérile désert, * par tes profonds gémissements tu fis produire à tes peines cent fois plus, * par tes miracles étonnants tu devins un phare éclairant le monde entier: * vénérable Père Hilarion, prie le Christ notre Dieu ** de sauver nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du vénérable Père, ton 3 : Comme un astre sans déclin, du mystique Soleil * tous ensemble nous, * t’acclamons par des hymnes en ce jour : * sur ceux qui gisaient dans les ténèbres de l’ignorance tu as brillé, * faisant monter vers la hauteur divine les fidèles s’écriant : ** Réjouis-toi, Père Hilarion, en qui les moines ont un appui.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 2 : Lorsque tu es ressuscité du tombeau, Sauveur tout-puissant, * l’Enfer à la vue de ce miracle fut saisi de frayeur ; * les morts se sont levés et, te voyant, la création partage ta joie, * Adam s’unit à l’allégresse ; ** et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.

Prokimen
Du dimanche, ton 2 :
℟. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14).
℣. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18).
Du vénérable Père, ton 7 :
℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).

Epîtres
Du dimanche : 2 Corinthiens (§ 194) XI, 31 – XII, 9.
Ma grâce te suffit : car ma puissance éclate davantage dans la faiblesse. Je prendrai donc plaisir à me glorifier dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ habite en moi.
[Du vénérable Père : 2 Corinthiens (§ 188) IX, 6-11.]

Alleluia
Du dimanche, ton 2 :
℣. Qu’il te réponde, le Seigneur, au jour d’angoisse, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob ! (Psaume 19, 1).
℣. Seigneur, sauve le roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquons (Psaume 19, 10).
Du vénérable Père :
℣. Heureux l’homme qui craint le Seigneur, et qui a une grande affection pour ses commandements. (Psaume 111, 1)

Evangile
Du dimanche : Luc (§ 83) XVI, 19-31.
Mais Abraham lui répondit : Fils, souvenez-vous que vous avez reçu vos biens dans votre vie, et que Lazare n’y a eu que des maux ; c’est pourquoi il est maintenant dans la consolation, et vous dans les tourments.
[Du vénérable Père : Luc (§ 24) VI, 17-23.]

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Du vénérable Père : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

Commémoraison de tous les fidèles défunts

Messe de funéraillesSaint-Eugène, le samedi 2 novembre 2013, Requiem de 11h.
Répétition pour les choristes à partir de 10h30.

Catéchisme sur le Purgatoire & sur la prière pour les morts

La prière pour les morts existe depuis les premiers temps du christianisme. A côté de la célébration d’offices pour tel et tel défunt se développèrent par la suite des offices célébrés de façon plus générale (en particulier pour tous les bienfaiteurs défunts d’un monastère). Au VIIIème siècle, le monastère de Fulda célébrait chaque mois une commémoraison générale des fidèles défunts. La célébration annuelle de l’office pour tous les fidèles défunts au 2 novembre, au lendemain de la Toussaint remonte à saint Odilon, abbé de Cluny. Celui-ci ordonne par un édit de 998 pour la centaine de monastère de sa congrégation que le 1er novembre, après les vêpres solennelles de la Toussaint, les cloches sonnent le glas funèbre et que les moines célèbrent au chœur l’office des défunts. Le lendemain, tous les prêtres doivent offrir à Dieu le divin sacrifice pro requiem omnium defunctorum. Diffusé dans toute l’Europe par les moines de Cluny, cet usage fut accueilli très vite par des diocèses (dès 1008 pour Liège) et finit par devenir général au XIVème siècle. En raison des ravages causés dans la chrétienté par la Ière guerre mondiale, S.S. le Pape Benoît XV a autorisé tous les prêtres à célébrer le 2 novembre 3 messes pour les défunts, étendant un privilège que le Pape Benoît XIV avait accordé initialement aux états dépendants de la couronne d’Espagne. A cette occasion fut insérée dans le Missel Romain la préface pour les défunts, composition moderne inspirée d’une préface similaire en usage de longue date dans les diocèses français (hélas, de ce vénérable & antique texte, seule la sublime phrase vita mutatur non tollitur a été conservée intacte).

  • Messe de requiem en plain-chant grégorien
  • Procession d’entrée: De profundis parisien – psaume 129 – faux-bourdon attribué à André Campra (1660 † 1744), maître de chapelle de Notre-Dame de Paris et de Louis XV à Versailles
  • Après la Consécration : Pie Jesu (H. 263) de la Messe des Morts à 4 voix (H. 7) de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704) maître de la musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, du Dauphin, fils de Louis XIV, & de la Sainte Chapelle
  • Pendant la communion : Miseremini – plainte des âmes du Purgatoires – Texte tiré du livre de Job lu aux matines des défunts (Job XIX, 21 – 3ème nocturne, 8ème leçon) – motet jésuite anonyme du XVIIème siècle
  • Procession de sortie : Languentibus in Purgatorio – prose à la Très-sainte Vierge Marie pour les défunts, composée par Jean de Langoueznou, abbé de Landevenec au XIVème siècle – plain-chant musical en usage dans le diocèse de Coutances
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    Programme de la fête de tous les saints

    Page de garde d'un martyrologe romainSaint-Eugène, le vendredi 1er novembre 2013, messe solennelle en rit romain traditionnel de 11h.
    2ndes Vêpres de la Toussaint suivies des Vêpres des Morts à 17h.

    Pour les choristes: pas de répétitions le jeudi soir mais répétition le vendredi 1er novembre exceptionnellement à 10h.

    Catéchisme sur la fête de tous les saints

    « Aujourd’hui, bien-aimés frères, nous célébrons, dans l’allégresse d’une solennité commune, la fête de tous les Saints. Leur société réjouit les cieux, leur protection console la terre, leur triomphe couronne la sainte Église. Plus la profession de leur foi a été ferme dans les tourments, plus ils ont d’éclat dans la gloire. Car la violence du combat s’augmentant, l’honneur des combattants s’est aussi accru. Les diverses tortures du martyre rehaussent le triomphe, et des souffrances plus affreuses ont procuré de plus délicieuses récompenses. Notre mère l’Église catholique, répandue au loin dans tout l’univers, à qui Jésus-Christ, son chef, apprit par son exemple à ne craindre ni les outrages, ni les croix, ni la mort, s’est de plus en plus fortifiée, non par la résistance, mais par la patience. Pour encourager toutes ces légions d’illustres athlètes, jetés en prison comme des criminels, et pour les animer tous à soutenir le combat avec la même ardeur et un courage égal, elle leur a inspiré la sainte ambition d’un glorieux triomphe. »
    Sermon de saint Bède le Vénérable, prêtre, IVème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au second nocturne.

  • Propre grégorien du jour
  • Kyriale IV – Cuntipotens genitor Deus
  • Séquence parisienne : Sponsa Christi, quæ per orbem – selon la tradition, l’orgue figure les versets impairs
  • Credo III
  • Et incarnatus de la Missa syllabica de Jean de Bournonville (1585 † 1632), maître de chapelle de la Sainte Chapelle de Paris
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Angeli, Archangeli – grand motet sur le texte de l’antienne de Magnificat des Ières vêpres de la Toussaint – Jean Veillot († 1662), chanoine et maître de chapelle de Notre-Dame de Paris, du roi Louis XIV et des Bénédictines de Montmartre
  • A l’élévation : O salutaris hostia – François Giroust (1737 † 1799), maître de chapelle du roi Louis XVI
  • Pendant la communion : La prière du bon larron en croix & les béatitudes – tradition russe, chant de Kiev, VIème ton (Luc 23, 42 & Matthieu 5, 3-12)
  • Ite missa est IV
  • Pendant le dernier Evangile : Salve Regina
  • Procession de sortie : Exultáte justi in Domino, motet sur le psaume 32 de Ludovico Grossi da Viadana (1564 † 1627), maître de chapelle de la cathédrale de Mantoue
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    Programme du XXIIème dimanche après la Pentecôte

    Saint-Eugène, le dimanche 20 octobre 2013, grand’messe de 11h.

    Dimanche des Missions (3ème dimanche d’octobre) : les oraisons pour la propagation de la foi sont ajoutées aux oraisons du XXIIème dimanche après la Pentecôte

  • Procession d’entrée : Laudate, pueri, Dominum – Psaume 112 – Faux-bourdon parisien du Vème ton
  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa XI Orbis factor
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Magnificat du Ier ton à 8 voix – Giovanni Pierluigi da Palestrina (c. 1525 † 1594), maître de chapelle papale de Saint-Pierre du Vatican, de Saint-Jean de Latran & de Sainte-Marie-Majeure
  • Après la Consécration : O salutaris – François Giroust (1737 † 1799), maître de chapelle du roi Louis XVI
  • Pendant la communion : Nos autem – plain-chant du IVème ton & polyphonie à trois chœurs – Henri de Villiers (Galates 6, 14 & Psaume 66, 2-4)
  • Prière pour la France, faux-bourdon parisien du VIIIème ton (d’après l’édition de 1739)
  • Ite missa est XI
  • Après le dernier Evangile : Ave Maria – Tomás Luis de Victoria (1540 † 1611), maître de chapelle de l’impératrice Marie
  • Procession de sortie : Exultáte justi in Domino, motet sur le psaume 32 de Ludovico Grossi da Viadana (1564 † 1627), maître de chapelle de la cathédrale de Mantoue
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    Programme du XVIIème dimanche après la Pentecôte – saints Serge & Bacchus – ton 8

    Saints Serge & Bacchus : icône du VIIème siècleParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 20 octobre 2013 du calendrier grégorien – 7 octobre 2013 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton VIII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour les saints martyrs Serge & Bacchus.

    Serge était un officier militaire supérieur romain, commandant (primicerius) avec son officier adjoint Bacchus (secundarius) une troupe d’élite composée de Barbares, appelée la Schola Gentilium, sur la frontière orientale de l’Empire, face à l’empire Parthe.

    Martyre des saints Serge & BacchusAux alentours de l’an 303, durant la persécution de Dioclétien, le co-empereur Maximien en visite en Commagène (petite région au Nord-Est de l’ancien royaume d’Edesse, l’Osrhoène) voulut offrir des libations à Jupiter, mais Serge et Bacchus refusèrent d’y accompagner l’empereur du fait qu’ils étaient chrétiens. Ils confessèrent courageusement leur foi. Bacchus succomba assez rapidement sous la violence de la flagellation & des coups ; Serge subit de longs tourments. Parmi ceux-ci, il fut condamné à courir 18 miles chaussé de sandales dont la semelle intérieure avait été hérissée de pointes acérées. Pendant ce supplice, Bacchus lui apparut et l’encouragea à persévérer, lui disant qu’ils seraient rapidement réunis au ciel. Serge fut décapité à Resafa en Euphratésie de Syrie (à 200 km à l’Est d’Alep).

    Leur martyre fut rapidement célèbre dans toute l’Eglise, comme en témoigne la présence de leur fête dans de nombreux martyrologes antiques et la grande vénération qui entoura leur reliques, ainsi que l’intérêt que leur porta plusieurs historiens ecclésiastiques, en particulier Théodoret.

    Icône arabe des saints Serge & BacchusDès la paix de l’Eglise, la tombe des saints Serge & Bacchus dans la ville de Resafa devint rapidement le plus important centre de pèlerinage d’Orient : une magnifique basilique fortifiée fut élevée sur la tombe des martyrs & la ville pris le nom de Sergiopolis. Elle devint siège d’un évêché vers 431 et au début du VIème siècle c’était le siège d’un archevêché métropolitain avec 5 évêques suffragants. Sous le règne de Justinien, la ville était centre de pèlerinage d’une richesse inouïe ; on y édifia des murailles magnifiques, des citernes et autres bâtiments imposants encore visibles. Une muraille de trois mètres d’épaisseur formant un rectangle de 500 mètres sur 100 mètres fut même construite pour protéger des voleurs les dons magnifiques que faisaient les pèlerins. Le pèlerinage attirait en particulier les tribus arabes chrétiennes du royaume des Ghassanides. La ville fut assiégée en 543 & pillée en 616 par les Perses & déclina après la conquête musulmane, mais le pèlerinage chrétien subsista jusqu’au XIIIème siècle et les ruines encore visibles aujourd’hui sont imposantes.

    Corfou - icône des saints Serge, Bacchus & Justine peinte par Michel Damaskenos après la bataille de Lépante de 1571Serge & Bacchus étaient universellement vénérés dans l’Empire byzantin, et tenus comme protecteurs de l’armée ; l’empereur Justinien (527 † 565) bâtit en leur honneur des basiliques magnifiques à Constantinople et à Saint-Jean d’Acre. Celle de Constantinople, devenue hélas une mosquée après la chute de la Ville, est un chef d’œuvre de l’art byzantin. Sa construction dura de 527 à 536 sous la conduite des architectes Isidore de Millet & Anthemius de Tralles, qui édifièrent ensuite sur son modèle la basilique Sainte-Sophie.

    Le monastère Saint-Serge-et-Saint-Bacchus dans la ville araménophone à majorité chrétienne de Maaloula en Syrie remonte au moins au Vème siècle et serait l’un des plus anciens du Moyen-Orient encore en activité. Son église daterait de 313-325 et fut édifiée à l’emplacement d’un ancien temple païen ; cette église serait la plus ancienne du monde encore en activité. Le 4 septembre 2013, ce monastère de Maaloula a été attaqué & incendié par les rebelles islamistes du front al-Nosra, ses icônes (certaines du Xème siècle), de renommée mondiale, ont été brûlées, volées ou détruites, dans l’indifférence générale.

    Les saint Serge et Bacchus sont particulièrement vénérés par l’Eglise arménienne, qui fait précéder leur fête de trois jours de jeûne préparatoire.

    Leur culte se développa également assez tôt en Occident. Le Sacramentaire Gélasien contient une messe pour leur fête, et 5 lieux de culte leur furent dédiés dans Rome ; le plus ancien fut établi dans le forum romain en 678 par le pape saint Agathon (678 † 681), il fut le siège de l’une des 7 diaconies cardinales de Rome. L’actuelle église des Saints-Serge-&-Bacchus-des-Monts est la paroisse romaine des Ukrainiens catholiques.

    Des reliques de saint Serge parvinrent en Gaule dès le VIIème siècle et il existe toujours à Angers une basilique gothique qui lui est dédiée.

    Aux heures
    A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche, ton 8. Gloire au Père. Tropaire des Martyrs. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.

    Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 8, & 4 tropaires de la 3ème ode du canon du hiéromartyr :
    1. Souviens-toi de nous, Christ Sauveur du monde, * comme sur la croix tu t’es souvenu du bon Larron, * & rends-nous dignes, seul Seigneur compatissant, ** d’avoir tous notre part en ton royaume, dans les cieux.
    2. Adam, écoute, avec Eve, réjouis-toi, * car celui qui jadis vous dépouilla tous les deux * & dont la ruse nous rendit captifs ** est anéanti par la Croix du Christ.
    3. Sur l’arbre de la croix, Sauveur, tu acceptas d’être cloué * pour sauver Adam de la malédiction méritée sous l’arbre défendu * et lui rendre la ressemblance à ton image, Dieu de bonté, ** ainsi que le bonheur d’habiter le Paradis.
    4. En ce jour le Christ est ressuscité du tombeau, * à tout fidèle accordant l’incorruptible vie ; * aux Myrophores il donne l’annonce de la joie ** après ses Souffrances & sa divine Résurrection.
    5. Sages Myrophores, réjouissez-vous * qui les premières avez vu la Résurrection du Christ * & qui à ses Apôtres avez annoncé ** la restauration du monde entier.
    6. Vous les Apôtres, amis du Christ en cette vie * & destinés à partager son trône dans la gloire du ciel, * comme Disciples intercédez auprès de lui ** pour que sans crainte devant son trône nous puissions nous présenter.
    7. Le Dieu qui seul connaît * tous les êtres avant leur création, * voyant vos dispositions envers lui, * abondamment vous a pourvus * de sagesse en vos propos, * de connaissance divine et de fermes sentiments, ** bienheureux soldats du Christ.
    8. Ayant choisi de lutter * selon les règles, serviteurs du Christ, * après sage réflexion * et par amour du Créateur, * vous avez dédaigné l’éphémère gloire qui se corrompt, * le prince de ce monde et tout ce qui lui appartient, ** victorieux Athlètes martyrs.
    9. Maintenant que devant Dieu * vous vous tenez, en la pure application de votre esprit, * comblés par la splendeur de l’au-delà, * et que vous jouissez clairement * de l’ineffable béatitude, saints Martyrs, * de toute épreuve délivrez ** les fidèles qui vous glorifient.
    10. Jadis sous l’empire de la mort, * Adam est libre désormais * grâce à ton enfantement, divine Epouse immaculée, * car toi seule, tu as enfanté, * en dépassant la nature et la raison, * par l’union de sa personne avec la chair ** la véritable Vie personnifiée.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 8 : Tu es descendu des hauteurs, ô Plein de bonté ! * Tu as accepté l’ensevelissement de trois jours, * afin de nous délivrer de nos passions, ** ô notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi !p
    2. Tropaire des Martyrs, ton 5 : Ornements de ceux qui ont souffert pour le Christ, * vous qui fûtes les yeux de l’Église du Christ, * illuminez les yeux de nos âmes, * Serge le très-éprouvés et Bacchus le très-glorieux. * Priez le Seigneur, pour que nous fuyions les ténèbres du péché * et que nous devenions participants à la lumière sans déclin ** par vos saintes prières.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion des Martyrs, ton 2 : Avec courage ayant affronté les ennemis, * vous avez fait détruit leur tromperie * et d’en haut ayant reçu la victoire, illustres Martyrs, * d’un même cœur vous vous êtes écriés : ** il est bon et agréable d’habiter avec Dieu.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion du dimanche, ton 8 : Ressuscité du tombeau, Tu as relevé les morts * et ressuscité Adam ; * Eve exulte en ta résurrection ** et les confins du monde célèbrent ** ta résurrection d’entre les morts, ô Très-miséricordieux.

    Prokimen
    Du dimanche, ton 8 :
    ℟. Prononcez des vœux et accomplissez-les pour le Seigneur, notre Dieu (Psaume 75, 12).
    ℣. Dieu est connu en Judée, en Israël son Nom est grand (Psaume 75, 2).
    Des Martyrs, ton 4 :
    ℟. Pour les saints qui sont sur sa terre, le Seigneur a rendu merveilleuse toutes ses volontés (Psaume 15, 3).

    Epîtres
    Du dimanche : 2 Corinthiens (§ 182) VI, 16 – VII, 1.
    Car vous êtes le temple du Dieu vivant, comme Dieu dit lui-même : J’habiterai en eux, et je marcherai au milieu d’eux ; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple.
    [Des Martyrs : Hébreux (§ 330) XI, 33 – XII, 2.]

    Alleluia
    Du dimanche, ton 8 :
    ℣. Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons le Dieu qui nous sauve (Psaume 94, 1).
    ℣. Allons devant lui en actions de grâces, au son des musiques, acclamons-le (Psaume 94, 2).
    Des Martyrs :
    ℣. Voyez comme il est bon, comme il est doux d’habiter en frères tous ensemble ! (Psaume 133, 1)

    Evangile
    Du dimanche : Luc (§ 30) VII, 11-16.
    En même temps le mort se leva en son séant, et commença à parler ; et Jésus le rendit à sa mère.
    [Des Martyrs : Luc (§ 106) XXI, 12-19.
    Car je vous donnerai moi-même une bouche et une sagesse à laquelle tous vos ennemis ne pourront résister, et qu’ils ne pourront contredire]

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    Des Martyrs : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

    Programme de la solennité de saint Denys, premier évêque de Paris, & ses compagnons Rustique, prêtre, & Eleuthère, diacre, martyrs

    Saint-Eugène, le dimanche 14 octobre 2012, grand’messe de 11h.

    Saint Denis est le premier évêque de Paris, il mourut martyr avec ses compagnons saint Rustique, prêtre, et saint Eleuthère, diacre.

    Selon la Passion la plus ancienne, écrite vers 500, Denys a été envoyé de Rome en Gaule comme évêque missionnaire par le pape saint Clément, troisième successeur de saint Pierre, de 88 à 97. Parvenu à Paris avec deux disciples, Rustique & Eleuthère, Denys y construit la première cathédrale, prêche la foi véritable aux habitants et les convertit au Christ. Les autorités romaines ne tardent pas à remarquer son action. Soumis à un interrogatoire, Denys et ses compagnons se déclarent chrétiens et sont mis à mort, décapités par le glaive du bourreau. Selon la tradition, les trois saints souffrirent le martyre à Montmartre (= le mont des Martyrs). Pour empêcher que leurs dépouilles ne soient jetés dans la Seine, une aristocrate romaine encore païenne, Catulla, décide de s’en emparer par la ruse et de les ensevelir dans un champ de sa propriété au Nord de Lutèce. La tombe de saint Denys devint très tôt lieu de pèlerinage et de nombreux chrétiens se firent ensevelir au plus près de celle-ci dès la paix de l’Eglise survenue au IVème siècle sous le règne de Constantin. Sainte Geneviève fit construire vers 520 une première église sur la sépulture de saint Denys, qui devint par la suite l’Abbaye royale de Saint-Denis, lieu de sépulture des rois de France.

    Fête double de 1ère classe dans l’archidiocèse de Paris, la solennité extérieure en est transférée au dimanche qui suit le 9 octobre.

  • Propre du jour chanté en vieux plain-chant parisien – Kyriale de la messe VIII – De Angelis
  • Procession d’entrée: Beatus vir qui timet Dominum – Psaume 111 – Faux-bourdon parisien du IVème ton
  • Introït – Annuntiate inter gentes (ton iii.)
  • Graduel – Gloria vestra sumus (ton i.)
  • Alleluia – Beatus vir sanctus Dyonisius (ton v.)
  • Prose parisienne – Gaude prole, Græcia (ton i) – prose attribuée au roi Robert II le Pieux (972 † 1031) – selon la tradition, l’orgue figure les versets impairs
  • Credo de la Messe Royale du Ier ton d’Henry du Mont (1610 † 1684), organiste de Saint-Paul et de la reine, sous-maître de la chapelle du roi Louis XIV – propre du jour chanté en vieux plain-chant parisien
  • Offertoire – Tradidimus vobis (ton ii.)
  • Pendant les encensements de l’offertoire, Exultáte justi in Domino, motet sur le psaume 32 de Ludovico Grossi da Viadana (1564 † 1627), maître de chapelle de la cathédrale de Mantoue
  • Préface parisienne de saint Denys & de ses compagnons
  • Benedictus polyphonique – alternance du chanoine Nicolas-Mammès Couturier (1840 † 1911), maître de chapelle de la cathédrale de Langres
  • Après la Consécration : O salutaris hostia – François Giroust (1737 † 1799), maître de chapelle du roi Louis XVI
  • Pendant la communion : Adoramus te, Christe – élévation de la Missa Galeazescha, de Loyset Compère (c. 1445 † 1518), maître de la chapelle de Galeazzo Maria Sfoza, duc de Milan
  • Communion – In benedictione justorum (ton i.)
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est sur le chant du Ier Kyrie de la Messe royale du Ier ton d’Henry du Mont
  • Pendant le dernier Evangile : Ave Maria – Tomás Luis de Victoria (1540 † 1611), maître de chapelle de l’impératrice Marie
  • Procession de sortie : Christus vincit – Plain-chant d’Aloys Kunc (1832 † 1895), maître de chapelle de la cathédrale de Toulouse, harmonisation du chanoine Gaston Roussel (1913 † 1985), curé de Port-Marly, maître de chapelle de la cathédrale de Versailles
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    Programme du XVIème dimanche après la Pentecôte – saint Grégoire l’Illuminateur de la Grande Arménie – ton 7

    Saint Grégoire l'Illuminateur et le baptême de l'ArménieParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 13 octobre 2013 du calendrier grégorien – 30 septembre 2013 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton VII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint hiéromartyr Grégoire, illuminateur de la Grande Arménie.

    Saint Grégoire l’Illuminateur (en arménien Գրիգոր Ա Լուսաւորիչ, en grec Γρηγόριος Φωστήρ) (c. 257 † 331) est le saint qui a évangélisé l’Arménie et qui en a été le premier catholicos. Issu de la noblesse, et proche parent du roi d’Arménie, Grégoire reçut le saint baptême dans la ville de Césarée de Cappadoce, où il fut par la suite sacré évêque pour l’Arménie par le métropolite Léonce de Césarée. Ayant quité Césarée avec les reliques de saint Jean-Baptiste et du saint martyr Athanagène, Grégoire fut persécuté pour sa foi dès son retour dans son pays & connut d’abord près de quinze ans de cachot, mais à la suite d’une maladie du roi, il revint en grâce auprès du souverain, obtenant de Dieu sa guérison corporelle, ce qui entraîna la guérison de son âme par la conversion & le baptême. La conversion du roi Tiridate entraîna la conversion rapide et massive de la population. En 301, le Christianisme est déclaré religion d’état, ce qui fait de l’Arménie la première nation au monde (si on omet l’éphémère royaume d’Edesse du roi Agbar) à adopter le christianisme comme religion d’Etat, 75 ans avant l’empire romain. En 303, Saint Grégoire construisit une cathédrale dans la ville de Vagharshapat, la nommant Echmiadzin. Il s’agit toujours de nos jours du siège du catholicosat arménien. Après ses multiples travaux apostoliques, Grégoire se retira dans une grotte, au nord du confluent des deux branches de l’Euphrate et y mourut en paix, vers 326, reconnu comme l’apôtre de l’Arménie. L’histoire de saint Grégoire et de la conversion du roi Tiridate fut mise très tôt par écrit par l’historien Agathange.

    Pendant plus d’un siècle, la direction de l’Eglise arménienne se transmis dans la descendance de saint Grégoire. Afin d’assurer la vie de l’Église, Grégoire avait consacré évêque son fils Aristakès, auquel succéda son autre fils Vertanès. Les deux fils de ce dernier furent évêques, l’aîné Houssik fut catholicos d’Arménie, puis à sa suite son petit-fils saint Nersès le Grand & son arrière petit-fils Sahak.

    Reliquaire de la dextre de saint Grégoire l'IlluminateurL’Église Arménienne a consacré trois fêtes à saint Grégoire l’Illuminateur : celle de son supplice et de son entrée dans le cachot, celle de la sortie du cachot profond et celle de l’invention des reliques de Saint Grégoire l’Illuminateur, le samedi avant le 4e dimanche après la Pentecôte.

    Le canon de matines de la fête de saint Grégoire dans le rit byzantin chante également au dernier tropaire de chaque ode, outre saint Grégoire l’Illuminateur lui-même, la sainte martyre Rhipsimé (ou Hripsimé, en arménien Հռիփսիմէ). Vierge romaine convoitée par le roi arménien Tiridate IV, celui-ci, devant son refus, la fit mettre à mort en 301. La langue de Rhipsimé fut arrachée, son estomac ouvert, elle fut aveuglée puis tuée, et son corps fut taillé en morceaux. Le Christ apparut ensuite à saint Grégoire l’Illuminateur, lui indiquant l’endroit du martyre de Rhipsimé, où Grégoire fit alors élever un martyrium, détruit au VIIème siècle et remplacé par l’actuelle église Sainte-Hripsimé d’Etchmiadzin.

    Aux heures
    A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche, ton 7. Gloire au Père. Tropaire du hiéromartyr. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.

    Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 7, & 4 tropaires de la 3ème ode du canon du hiéromartyr :
    1. Il est beau à voir & bon à manger, * le fruit qui a causé mon trépas ; * mais le Christ est cet arbre de vie * dont je puis manger sans mourir ; * & je crie avec le bon Larron : ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
    2. Dieu de tendresse, mis en croix, tu effaças * la cédule de l’antique péché d’Adam ; * de l’erreur tu sauvas l’ensemble des mortels : ** aussi nous te chantons, Bienfaiteur & Seigneur.
    3. Sur le croix, Dieu de tendresse, tu clouas nos péchés, * par ta mort tu triomphas de la mort ; * d’entre les morts tu éveillas les trépassés ; * aussi nous nous prosternons devant ta sainte Résurrection.
    4. Dans les oreilles d’Eve le serpent injecta son venin, * mais le Christ sur l’arbre de la croix * fit jaillir pour le monde la douceur de la vie. ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
    5. Au sépulchre on te dépose comme un mortel, * ô Christ, universelle Vie, * mais de l’Enfer ayant brisé les verrous, * tu ressuscites le troisième jour * avec gloire & puissance, illuminant le monde entier : * gloire, Seigneur, à ta sainte Résurrection.
    6. Ressuscité d’entre les morts le troisième jour, * le Seigneur donne aux Disciples sa paix ; * les bénissants, il les envoie et leur dit : * Amenez tous les hommes au royaume de Dieu.
    7. Par les soufflets qu’ont reçus tes joues * tu brisas les mâchoires des lions spirituels * et par les flots de ton sang * tu arrêtas le sang offert aux démons ; * de fond en comble tu renversas ** les stèles des idoles, Père digne d’admiration.
    8. Ni l’intensité de tes malheurs * ni les pires châtiments * ni ta longue captivité * dans la fosse ténébreuse ne vinrent à bout * de ton âme bien trempée, ** admirable Martyr.
    9. A tes yeux tu n’as donné, * saint Martyr, de repos * que tu n’aies converti en fils du jour * ceux qu’avait pris misérablement * le sommeil du péché ** et qu’ils chantent : Seigneur, tu es saint.
    10. La martyre Rhipsimé, * sachant que tu étais * la virginale Mère de Dieu, * fut charmée par ta beauté * et dans la splendeur de ses combats ** à ta suite fut présentée au Christ.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, * ouvert au Larron le Paradis ; * changé en joie les pleurs des myrrophores * et ordonné aux apôtres de prêcher. * Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, ** donnant au monde ta grande miséricorde !
    2. Tropaire du hiéromartyr, ton 4 : Émule des Apôtres dans leur vie, et leur successeur sur leurs trônes, * tu as trouvé dans la pratique des vertus, ô inspiré de Dieu, la voie qui mène à la contemplation. * Aussi, dispensant fidèlement la parole de vérité, * tu as lutté pour la foi jusqu’au sang, * hiéromartyr Grégoire, * prie le Christ Dieu ** afin qu’il sauve nos âmes.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    5. Kondakion du hiéromartyr, ton 2 : L’illustre hiérarque qui souffrit pour la vérité, * en ce jour, fidèles, célébrons-le par des cantiques & des hymnes, * ce pasteur vigilant et docteur Grégoire, * ce flambeau qui éclaire le monde et ce champion : ** car il prie le Christ pour que nous soyons sauvés.
    6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    7. Kondakion du dimanche, ton 7 : Désormais la force de la mort est impuissante à retenir les mortels, * car le Christ est descendu, brisant et détruisant les puissances de la mort ; * l’Enfer est enchaîné, * les Prophètes tous ensemble se réjouissent. * Le Sauveur, disent-ils, est apparu à ceux qui demeurent dans la foi ; ** venez, fidèles, prendre part à la Résurrection.

    Prokimen
    Du dimanche, ton 7 :
    ℟. Le Seigneur donne la puissance à son peuple, le Seigneur bénit son peuple dans la paix (Psaume 28, 11).
    ℣. Rendez au Seigneur, fils de Dieu, rendez au Seigneur la puissance & la gloire (Psaume 28, 1).
    [Du hiéromartyr, ton 7 :
    ℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).]

    Epîtres
    Du dimanche : 2 Corinthiens (§ 181) VI, 1-10.
    Mais agissant en toutes choses comme des ministres de Dieu, nous nous rendons recommandables par une grande patience dans les maux, dans les nécessités, et dans les extrêmes afflictions.
    [Du hiéromartyr : 1 Corinthiens (§ 166) XVI, 13-24.]

    Alleluia
    Du dimanche, ton 7 :
    ℣. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
    ℣. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).
    [Du hiéromartyr
    ℣. Que tes prêtres soient revêtus de justice, et que tes saints tressaillent de joie (Psaume 131, 9).]

    Evangile
    Du dimanche : Luc (§ 26) VI, 31-36.
    Mais pour vous, aimez vos ennemis, faites du bien à tous, et prêtez sans en rien espérer ; et alors votre récompense sera très-grande ; et vous serez les enfants du Très-Haut, parce qu’il est bon aux ingrats mêmes et aux méchants.
    [Du hiéromartyr : Matthieu (§ 103) XXIV, 42-47.]

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    Du hiéromartyr : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.