Programme du troisième dimanche de l’Avent – dimanche de Gaudete

Saint-Eugène, le samedi 11 décembre 2021, premières vêpres à 17h30, le dimanche 12 décembre 2021, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45. Couleur liturgique : rose (rit romain) / blanc (rit parisien).

Ce dimanche est appelé dimanche de Gaudete en raison des premiers mots de l’introït, qui est aussi le premier verset de l’épître lue aujourd’hui (Philippiens IV, 4). Comme pour le dimanche de Lætare pendant le Carême, ce dimanche marque une pause pendant la pénitence de l’Avent, dont l’austérité est tempérée en ce jour par la liturgie : on orne de fleurs les autels, l’orgue peut se faire entendre seul, on peut user d’ornements roses au lieu des violets, le diacre et le sous-diacre déposent les chasubles pliées des temps de pénitence pour revêtir la dalmatique et la tunique qui sont des ornements de joie, de même les évêques usent de la mitre précieuse. Néanmoins, tant le Te Deum aux vigiles nocturnes que le Gloria à la messe restent supprimés jusqu’à Noël. Autrefois, au dimanche de Gaudete, on bénissait les fiançailles de ceux qui se devaient marier après Noël ainsi que les oriflammes et les bannières. A matines, on annonce par la leçon suivante tirée d’une homélie de saint Léon le Grand le jeûne solennel des Quatre-Temps du dixième mois (=décembre).

Nous vous avertissons publiquement, mes très chers frères, et avec une sollicitude pastorale d’observer le jeûne du dixième mois. Le temps où nous sommes et la coutume de notre dévotion nous y engagent. Par ce jeûne, qu’on célèbre lorsque la récolte de tous les fruits de la terre est terminée, on offre à Dieu, qui nous a donné ces fruits, un très juste sacrifice de continence. En effet, que peut-il y avoir de plus utile que le jeûne ? Par son observance, nous nous approchons de Dieu, et, résistant au démon, nous surmontons les attraits des vices.
Sermon de saint Léon, pape, IVème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

Catéchisme de l’Avent

Ières vêpres du IIIème dimanche de l’Avent.

A la sainte messe :

IIndes vêpres du IIIème dimanche de l’Avent. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : O Salutaris Hostia – sur le ton de Conditor Alme siderum, hymne des vêpres de l’Avent
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Alma Redemptoris Mater – Vème ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Pastor ovium – Ier ton
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo – Ton « moderne »
  • Chant final, de l’Avent : Rorate cœli desuper – Ier ton

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Programme de la fête de sainte Cécile, Vierge & Martyre, patronne de la paroisse, de notre schola & des musiciens

Sainte Cécile par Nicolas Colombel (1646 - 1717) Musée des beaux-arts de RouenSaint-Eugène, le lundi 22 novembre 2021, messe solennelle de 19h.

Sainte Cécile est l’une des plus illustres parmi les vierges-martyres de Rome. C’est à la fin du IIIème siècle qu’elle joignit à la couronne des vierges celle des martyrs. Mariée de force au païen Valérien, elle le convertit à la foi véritable ainsi que son beau-frère Tiburce. Les Actes de sainte Cécile nous rapportent que le jour de son mariage forcé, tandis que résonnait la musique païenne des noces, Cécile chantait en son cœur une hymne au Christ, le priant de la garder immaculée. Pour cette raison Cécile est devenue patronne des musiciens. Valérien, Tiburce et Cécile recevront tous les trois la palme du martyre, proclamant jusque dans leur mort leur fidélité au Christ Rédempteur. Cécile fut ébouillantée, puis reçut les trois coups de glaives légaux, auxquels elle survivra néanmoins trois jours encore, agonisant péniblement dans sa maison qu’elle laissa en héritage au Pape Urbain ; plus tard cette maison fut dédicacée comme église un 22 novembre, et placée sous son patronage. En octobre 1599, lorsque, sous les ordres du cardinal Sfondate, on y ouvrit le sarcophage de la sainte, son corps était encore intact. Le nom de sainte Cécile figure au Canon de la Messe romaine.

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Pour fêter sa sainte patronne, la Schola Sainte Cécile interprètera la Missa ad imitationem moduli « Gaudeamus omnes » de François Cosset (c. 1610 † c. 1664), maître de chapelle de la cathédrale de Reims puis de celle de Paris. Cette messe est réputée avoir été la messe préférée du roi Louis XIV. Dans le Catalogue de sa collection de musique, décrivant les messes de François Cosset imprimées chez Ballard, Sébastien de Brossard (1655 † 1730, maître de chapelle des cathédrales de Strasbourg, puis de Meaux sous Bossuet) donne la précision suivante :

Il y a encor plusieurs autres messes imprimées du même auteur, et toutes fort estimées, entre autres une ad imitationem moduli Gaudeamus, et dont la musique est si excellente qu’on ne se lasse jamais de l’entendre et qu’on n’en chante jamais d’autre à la chapelle du roy. »

Nous vous convions à venir fêter avec nous cette fête de la musique sacrée chrétienne !

A la sainte messe :

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François Cosset – Missa Gaudeamus omnes (1649)

Missa Gaudeamus omnes de François Cosset - Frontispice de l'édition de 1649 par BallardFrançois Cosset (c. 1600 † c. 1664), maître de chapelle des cathédrales de Reims, Paris & Amiens.
Missa Gaudeamus omnes.
Sébastien de Brossard (1655 † 1730), maître de chapelle des cathédrales de Strasbourg, puis de Meaux (sous Bossuet).
Domine, salvum fac Regem ajouté à la Missa Gaudeamus omnes de François Cosset.
5 voix mixtes (SSATB).
28 pages – La mineur.

La biographie de François Cosset (le t final de son nom était vraisemblablement prononcé car on trouve la graphie Cossette ou Cozette) comporte de nombreuses zones d’ombre. En voici cependant les principaux faits connus. Probablement rémois d’orgine, François Cosset prend la direction de la musique de Notre-Dame de Paris à la mort de Jean Veillot en 1643, mais dû démissionner de ce poste prestigieux le 18 juillet 1646, ayant fortement déplu à la reine Anne d’Autriche à la suite d’une exécution malheureuse d’un Te Deum. Il retourne diriger la psallette de la cathédrale de Reims (au moins à partir de 1650), avant de prendre celle de la cathédrale d’Amiens après 1659. En 1664, on le retrouve une dernière fois se consacrant à la composition pour la psallette de Saint-Quentin.

La musique de Cosset, en dépit de sa disgrâce parisienne de 1643, connut néanmoins un succès certain. La première édition de la Missa Gaudeamus omnes est publiée par Robert III Ballard, seul imprimeur du Roi pour la musique, en 1649 (probablement avec les sept autres messes de François Cosset, comme semble l’attester une délibération du chapitre de la collégiale Notre-Dame de Beaune de 1750). Une seconde édition est signalée mais perdue. Une troisième édition est publiée en 1676 par Christophe Ballard et une quatrième en 1725 par Jean-Baptiste Christophe Ballard. Ces éditions successives sur près d’un siècle témoignent du large succès de cette messe.

Ce succès est établi notamment à la cour de France (où elle est réputée être la messe préférée de Louis XIV). Dans le Catalogue de sa collection de musique, décrivant les messes de François Cosset imprimées chez Ballard, Sébastien de Brossard donne l’intéressante précision suivante :

Il y a encor plusieurs autres messes imprimées du même auteur, et toutes fort estimées, entre autres une ad imitationem moduli Gaudeamus, et dont la musique est si excellente qu’on ne se lasse jamais de l’entendre et qu’on n’en chante jamais d’autre à la chapelle du roy. »

Le Roi avait probablement entendu cette messe durant sa minorité. Etait-elle associée à un souvenir heureux de son enfance ? Son style, encore bien contrapunctique, tranche cependant avec le style musical d’un Lully ou d’un Lalande, promu ultérieurement par Louis XIV. Toujours est-il qu’une joie contagieuse transparait tout au long de cette messe.

Le succès des messes de Cosset est aussi attesté par les copies manuscrites contenues dans les partitions de Sébastien de Brossard, reflétant les exécutions qu’il dirigea probablement à Meaux : à ces messes a priori a capella, il ajoute systématiquement une basse continue, souvent des parties instrumentales tissées à partir des parties vocales écrites par Cosset, selon une pratique courante à l’époque. Sébastien de Brossard a également adjoint des Domine salvum fac Regem écrits pour les messes de Cosset.

Pour la Missa Gaudeamus omnes, le maître de chapelle de Meaux a orchestré les parties vocales de Cosset pour un ensemble instrumental à cinq parties à la française (l’usage du basson et du serpent est spécifié pour la basse continue). Outre le Domine salvum fac Regem qu’il a ajouté à la fin de la messe, comme il l’a fait pour les autres messes de Cosset, il compose également un graduel purement instrumental. Nous avons dans notre édition repris le Domine salvum fac Regem, y adjoignant une version adaptée sur le texte Domine salvam fac Galliam. Nous avons également transcrit en baissant la partition, la faisant passer du Fa majeur de l’édition Ballard à Ré majeur (Sébastien de Brossard l’avait de même transposée en Ré majeur).

Les premières mesures de cette partition :

Kyrie de la Missa Gaudeamus omnes de François Cosset

Téléchargez la partition moyennant un « Like » sur l’un des réseaux sociaux ci-dessous. Le lien apparaîtra ensuite.

Programme de la solennité de saint Eugène, premier évêque de Tolède & martyr, patron

Le martyre de saint Eugène - fresque de Francisco Bayeu y Subías (1734 † 1795) - cloître de la cathédrale de TolèdeSaint-Eugène, le dimanche 21 novembre 2021, procession des reliques de saint Eugène & messe solennelle de 11h & Te Deum d’actions de grâces. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Saint Eugène est mis au nombre des disciples ou des compagnons de saint Denys Ier, évêque de Paris, dans plusieurs actes des martyrs. Ce saint évêque l’envoya dans plusieurs lieux pour visiter les Eglises confiées à ses soins. Revenu de ses visites après le martyr de saint Denys, lorsque la persécution était encore des plus vives, il fut pris dans un village qu’on appelle Deuil, qui est à trois lieues de Paris ; et là, après avoir donné des marques éclatantes de sa foi, il fut condamné à avoir la tête tranchée, par la sentence du gouverneur Sisinnius Fescenninus. Son corps fut jeté par les gentils dans un certain lac, dit le lac Marchais. Hercold, homme d’une grande considération, qui avait déjà fait bâtir une église sur le tombeau de saint Denys, le chercha dans ce lac, et l’ayant trouvé, l’ensevelit honorablement, à l’endroit même où il avait souffert le martyre, et il y fit élever un magnifique oratoire. Son corps ayant été transporté, avant le Xe siècle, dans le monastère de saint Denys en France, plusieurs portions de ses reliques furent envoyées dans différentes églises de France et d’Espagne, où elles sont en grande vénération.
Du Propre de Paris, au 15 novembre, IVe leçon du IInd nocturne de l’office de la nuit, en la fête de saint Eugène.

Pour fêter le saint patron de notre paroisse, la Schola Sainte Cécile interprêtera la Missa ad imitationem moduli « Gaudeamus omnes » de François Cosset (c. 1610 † c. 1664), maître de chapelle de la cathédrale de Reims puis de celle de Paris. Cette messe est réputée avoir été la messe préférée du roi Louis XIV. Dans le Catalogue de sa collection de musique, décrivant les messes de François Cosset imprimées chez Ballard, Sébastien de Brossard (1655 † 1730, maître de chapelle des cathédrales de Strasbourg, puis de Meaux sous Bossuet) donne la précision suivante :

Il y a encor plusieurs autres messes imprimées du même auteur, et toutes fort estimées, entre autres une ad imitationem moduli Gaudeamus, et dont la musique est si excellente qu’on ne se lasse jamais de l’entendre et qu’on n’en chante jamais d’autre à la chapelle du roy. »

A la sainte messe :

IIndes vêpres de la solennité de saint Eugène – mémoire des IIndes vêpres du dernier dimanche après la Pentecôte et des vêpres de sainte Cécile. Au salut du Très-Saint Sacrement :

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Télécharger le feuillet de la mémoire des secondes vêpres du XXVIème & dernier dimanche après la Pentecôte & des vêpres de sainte Cécile au format PDF.
Histoire de saint Eugène et de ses reliques

Programme du dimanche de Pâques

Saint-Eugène, le dimanche 20 avril 2014, grand’messe de 11h.

Schola Sainte Cécile & ensemble de cuivres cuivres anciens.

  • Procession d’entrée : Salve festa dies – chant processionnel pascal des Églises des Gaules – Texte et mélodie de Saint Venance Fortunat, évêque de Poitiers (VIème siècle) – adaptation & harmonisation : Henri de Villiers & Touve Ratovondrahety
  • A l’aspersion : reprise de l’antienne Vidi aquam sur un faux-bourdon de Mgr Louis Lazare Perruchot (1852 † 1931), maître de chapelle de Saint-François-Xavier à Paris et de la cathédrale de Monaco
  • Kyriale : Missa Exsultate Deo (1659) de François Cosset (c. 1600 † c. 1664), maître de chapelle de Notre-Dame de Paris puis de la cathédrale de Reims
  • Hæc dies – polyphonie de Ludovico Grossi da Viadana (1564 † 1627), maître de chapelle de la cathédrale de Mantoue
  • Prose Victimæ paschali laudes : harmonisation du rythme traditionnel par Mgr Jehan Revert, maître de chapelle émérite de Notre-Dame de Paris
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Agnus redemit oves – motet de Charles de Courbes (1622) sur l’ancien texte de la prose de Pâques – traduction versifiée sur le même mètre que le texte latin par l’auteur
  • A l’élévation : Benedictus de la Missa Exsultate Deo de François Cosset
  • Pendant la communion : Dextera Domini – offertoire pour le jour de Pâques sur le texte de l’offertoire de l’ancien rit parisien – César Franck (1822 † 1890), organiste & maître de chapelle de la basilique Sainte-Clotilde – Psaume 117, 16-17
  • Ite missa est pascal
  • Au dernier Evangile : Regina cœli – mise en polyphonie d’après Charles de Courbes (1622)
  • Procession de sortie : Cantilène pascale O fílii et filiæ – mélodie du XIIIème siècle, paroles de Jehan Tisserant (XVème siècle), harmonisation : Henri de Villiers
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